Archive pour la catégorie 'Memento'

2020-7. La chapelle Sainte-Philomène de la Vénérable Pauline-Marie Jaricot.

Vendredi 10 janvier 2020 ;
Cinquième jour dans l’octave de l’Epiphanie de NSJC ;
Anniversaire de la naissance de Sainte Philomène.

Chers Amis du Refuge Notre-Dame de Compassion,

L’évocation de l’anniversaire de la mort de la Vénérable Pauline-Marie Jaricot, le 9 janvier 1862, et la « visite » de sa chambre mortuaire, à laquelle je vous ai conviés hier (cf. > ici), m’amène tout naturellement à vous « emmener » aujourd’hui en pèlerinage dans la chapelle Sainte-Philomène que Pauline Jaricot fit édifier à côté de la « Maison de Lorette » évoquée hier.
Tout naturellement, disais-je : en effet, selon les révélations particulières (publiées en leur temps avec l’imprimatur du Saint-Office) accordées à la Sœur Marie-Louise de Jésus, religieuse napolitaine, le 10 janvier serait le jour anniversaire de la naissance de Sainte Philomène.

Vous avez déjà pu lire (par exemple > ici et > ici) de quelle façon Sainte Philomène est devenue la grande amie spirituelle de la Vénérable Pauline, et comment la vierge martyre s’est servie d’elle – par l’éclatante guérison qu’elle lui a accordée en août 1835 – pour faire autoriser son culte dans toute l’Eglise universelle par Sa Sainteté le pape Grégoire XVI (13 février 1837).

Chapelle et châsse de Sainte Philomène dans l'église d'Ars

L’autel et la châsse de Sainte Philomène dans l’église d’Ars
avant que n’en fût retiré le gisant de la sainte offert au Saint Curé par la Vénérable Pauline-Marie Jaricot :
c’est la première chapelle dédiée à Sainte Philomène sur le sol de France

Aussitôt après cette « canonisation équipolente », le Saint Curé d’Ars, dédia l’une des chapelles latérales de sa petite église à Sainte Philomène : ce fut, je crois, la première chapelle en l’honneur de la jeune vierge martyre sur le sol de France ; mais il ne s’agissait alors que d’un autel secondaire dans la chapelle latérale de son église paroissiale dédiée à Saint Sixte (photo ci-dessus).
A partir de 1862, Monsieur Vianney fera édifier un prolongement à cette église d’Ars par l’architecte Pierre Bossan, et voudra que cette partie – que l’on appelle la basilique et dans laquelle se trouve maintenant exposé son corps incorrompu – fût consacrée à Sainte Philomène.

De son côté, Pauline Jaricot, fit édifier, à côté de sa « Maison de Lorette« , sise dans la montée Saint-Barthélémy à Lyon, une chapelle nouvelle dédiée à Sainte Philomène. Elle s’adressa pour cela à l’architecte lyonnais Antoine-Marie Chenavard (1787-1883), qui jouissait d’une certaine réputation, était sollicité pour la construction ou la restauration de plusieurs édifices religieux, et venait d’achever l’opéra de Lyon (1826-1832).

Cette chapelle Sainte-Philomène de la montée Saint-Barthélémy est, à ma connaissance, la première chapelle construite spécifiquement pour être placée sous le vocable de la jeune martyre.
La chapelle fut achevée au dernier trimestre de l’année 1939. Son Excellence Révérendissime Monseigneur Jean-Paul Gaston de Pins (1766-1850), archevêque in partibus d’Amasie, administrateur de l’archidiocèse de Lyon (1823-1850), fit procéder à la visite canonique de la chapelle et, la trouvant tout-à-fait convenable, autorisa le 3 novembre 1839 qu’elle fût placée sous le vocable de Sainte Philomène et que l’on procédât à sa bénédiction.

Cette chapelle a été restaurée et ré-ouverte aux fidèles le 8 décembre 1998.

Maison Lorette et chapelle Sainte-Philomène- Lyon

Lyon, montée Saint-Barthélémy : la Maison de Lorette et la chapelle Sainte-Philomène
(dont l’entrée est indiquée par la flèche rouge sur le cliché ci-dessus
et se voit plus en détail sur celui ci-dessous) :
la Vénérable Pauline-Marie Jaricot fit édifier cette chapelle en 1839.

Entrée chapelle Sainte-Philomène

Plaque sur le mur de la chapelle Sainte-Philomène

Lorsque l’on gravit le perron qui se trouve dans la montée Saint-Barthélémy, on se trouve alors sous la voûte d’une espèce de passage couvert : à main gauche se trouve l’un des accès secondaires à la « Maison de Lorette », tandis que sur la droite se trouve la porte d’entrée de la chapelle Sainte-Philomène :

Porte de la chapelle en haut du perron

Cette chapelle de style néo-roman n’est pas très grande, plutôt étroite, et relativement sobre.
La voici, telle que j’ai pu la photographier le dimanche 23 juin 2019.

Intérieur de la chapelle Sainte Philomène

Mais cette sobriété est le fait des dépouillements iconoclastes consécutifs au concile vaticandeux.
J’ai pu retrouver une carte postale de la première moitié du XXe siècle montrant le sanctuaire, où l’on devine – bien plus qu’on ne la voit – en retrait au-dessus de l’autel, la châsse contenant un gisant de Sainte Philomène, jumeau de celui qui se trouvait dans l’église d’Ars et de celui que nous avons la grâce et le bonheur de conserver au Mesnil-Marie.

On remarque aussi que les murs étaient couverts d’ex-voto en remerciement des grâces obtenues de Sainte Philomène dans cette chapelle. 

Chapelle Ste Philomène état antérieur

Aujourd’hui, le gisant de Sainte Philomène (qualifié de « poupée » par une notice !!!), gisant dans lequel était placée une relique, a tout simplement disparu.

J’ai demandé moi-même où il se trouve, et d’autres personnes animées d’une grande dévotion envers Sainte Philomène l’ont également fait à plusieurs reprises. La seule réponse que nous avons obtenue est : « Nous ne savons pas ce qu’il est devenu » !

Chapelle Sainte-Philomène - le sanctuaire

La niche dans laquelle il était encastré en retrait du tabernacle est fermée et un tableau – au demeurant plutôt de belle facture – a été suspendue à la place, pour satisfaire aux nombreuses demandes des fidèles qui, malgré les efforts entrepris depuis soixante ans pour éradiquer le culte de Sainte Philomène, revenaient la prier dans cette chapelle qui lui est dédiée.

Hélas ! Je crains fort que le gisant n’ait été détruit dans la folie des « années soixante » du précédent siècle…

Le tableau de l'autel

La travée qui précède le sanctuaire est surmontée d’une coupole dodécagonale.

coupole de la chapelle

Dans la première travée de la nef, du côté de l’Evangile, se trouve une chapelle latérale :

chapelle latérale

Une châsse et trois reliquaires de type monstrance y étaient exposés ce dimanche 23 juin 2019 : les monstrances contiennent de petites reliques de plusieurs saints, mais en particulier de Saint Jean-Marie Vianney ; dans la châsse, don des Missions Etrangères de Paris, se trouvent le chef et plusieurs os importants de Saint Pierre Tuy (1773-1833), prêtre tonkinois martyr.

Ex voto et reliquaires de la chapelle latérale

Des nombreux ex-voto qui tapissaient jadis les murs de la chapelle seuls trois ont échappé à la fureur iconoclaste et sont exposés dans cette chapelle latérale.

Le premier, à droite, est une action de grâce pour la guérison miraculeuse de Pauline Jaricot elle-même, en août 1835 à Mugnano del Cardinale : il représente donc Pauline en prière devant la châsse de Sainte Philomène, et la sainte semble apparaître pour signifier que la grâce demandée est accordée. 

ex-voto de la guérison de Pauline

Le deuxième, placé au centre, rappelle la grande et constante dévotion du Saint Curé d’Ars à Sainte Philomène : sur ce tableau, le geste de l’abbé Vianney semble inviter les fidèles à recourir avec confiance à sa « chère petite sainte », ainsi qu’il l’appelait.
Vous savez probablement que, en 1843, Saint Jean-Marie Vianney, malade au point qu’on le pensait à l’article de la mort et qu’on lui avait donné les derniers sacrements, fut miraculeusement guéri par une apparition de Sainte Philomène

Saint Jean-Marie Vianney et Sainte Philomène

Le troisième a été offert en action de grâces pour la guérison miraculeuse d’un jeune homme – qui n’est désigné que par ses initiales – : « blessé mortellement le 10 novembre 1849, guéri miraculeusement par la protection de la Sainte Vierge à l’intercession de Sainte Philomène invoquée par sa mère ».

ex-voto d'une guérison miraculeuse

Enfin, avant de quitter cette chapelle, arrêtons-nous devant le portrait de la Vénérable Pauline-Marie Jaricot qui y est exposé, et demandons à Dieu Notre-Seigneur de la voir bientôt élevée sur les autels.

Frère Maximilien-Marie du Sacré-Cœur.

Portrait de Pauline jeune fille

Publié dans:Memento, Nos amis les Saints |on 10 janvier, 2020 |3 Commentaires »

2020-6. Pèlerinage dans la chambre mortuaire de la Vénérable Pauline-Marie Jaricot.

Jeudi soir 9 janvier 2020 ;
Quatrième jour dans l’octave de l’Epiphanie de NSJC ;
« Dies natalis » de la Vénérable Pauline-Marie Jaricot.

Lyon - Colline de Fourvière et Maison de Lorette

Lyon : au premier plan, la place Bellecour avec la statue de Louis XIV
au deuxième plan les tours de la Primatiale Saint-Jean.
au troisième plan la colline de Fourvière, couronnée par la basilique de Notre-Dame
et à mi-côteau la Maison de Lorette (signalée par une flèche rouge)

frise

Chers Amis du Refuge Notre-Dame de Compassion,

Au Mesnil-Marie, tous les 9 janvier, nous commémorons la pieuse mémoire de la Vénérable Pauline-Marie Jaricot, rappelée à Dieu le 9 janvier 1862 dans sa soixante-troisième année.

Née à Lyon le 22 juillet 1799, dans une famille de soyeux fervents catholiques, Pauline est la dernière enfant d’une fratrie de sept.
Jeune fille, à la suite d’une chute, elle contracte une maladie qui fait craindre pour sa vie : sa mère fait un vœu à la Très Sainte Vierge et offre sa propre vie pour sauver celle de sa fille. Vœu exaucé car Madame Jaricot trépasse alors que Pauline retrouve une pleine santé ! Cette perte douloureuse amène Pauline à rentrer en elle-même : elle abandonne toilettes et parures, fait vœu de virginité (tout en comprenant très bien qu’elle n’a pas la vocation religieuse) et s’engage dans une vie de ferveur et de charité.
Une illumination intérieure reçue le dimanche des Rameaux de l’année 1817, la pousse à fonder une association informelle de pieuses laïques : les « Réparatrices du Cœur de Jésus méconnu et méprisé ». Elle a à peine dix-huit ans !
Apprenant les difficultés financières des Missions Etrangères de Paris, Pauline et ses « Réparatrices » vont structurer un mouvement de collecte de fonds pour le soutien des missions catholiques : c’est ainsi que va prendre naissance l’Oeuvre de la Propagation de la Foi (1822). Quatre ans plus tard, Pauline fondera le Rosaire vivant (1826), puis d’autres œuvres alliant piété et protection sociale.

Maison de Lorette - Lyon

La maison de « Lorette », dans la montée Saint-Barthélémy, au flanc de la colline de Fourvière, à Lyon.

En 1832, Pauline achète une grande maison ancienne située dans la montée Saint-Barthélémy pour en faire le siège des œuvres qu’elle a fondées : elle donne à cette maison, en contrebas de la chapelle de la Vierge Noire de Fourvière (la basilique n’est pas encore édifiée) le nom de « Lorette », la plaçant ainsi sous le vocable de la sainte maison de Nazareth miraculeusement transportée par les anges dans la marche d’Ancône en décembre 1294 (cf. > ici).

Mais à partir de 1834, Pauline est atteinte par une grave maladie du cœur.
Alitée, parmi les livres de piété qu’on lui apporte, elle en découvre un, traduit de l’italien, qui raconte la vie et les miracles de Sainte Philomène, dont les reliques, découvertes en 1802 dans les catacombes de Priscille, ont été déposées en 1805 dans l’église de Mugnano del Cardinale, au Royaume de Naples.

Au travers de cette lecture, une grande amitié spirituelle naît et Pauline, malgré l’opposition de la faculté, part en pèlerinage auprès des reliques de Sainte Philomène.
A Rome, Pauline est si mal qu’on craint qu’elle ne meure très rapidement. Au pape Grégoire XVI, venu lui apporter ce qu’on pense être une dernière bénédiction, elle assure qu’elle pourra continuer son pèlerinage et elle demande, au cas où elle reviendrait guérie, que le Saint-Siège autorise le culte de Sainte Philomène pour toute l’Eglise. Le Pontife répond que oui, persuadé qu’il est en présence d’une mourante à laquelle il ne faut pas refuser cette consolation, ainsi qu’il le déclare en italien à des religieuses présentes.
Au terme d’un voyage épuisant, Pauline guérit en effet près des reliques de 
Sainte Philomène et, de retour à Rome, elle se présente à Grégoire XVI, lui rappelant sa promesse !
Elle est examinée par les médecins, qui constatent que la guérison est entière et définitive ; le Souverain Pontife fait alors examiner les récits des nombreuses grâces obtenues à Mugnano del Cardinale et, après toutes les enquêtes et vérifications d’usage, en 1837, le culte de Sainte Philomène est autorisé dans toute l’Eglise.

Autel des reliques de Sainte Philomène à Mugnano del Cardinale

L’autel ou sont vénérées les reliques de Sainte Philomène
dans l’église de Mugnano del Cardinale

Ainsi que cela a déjà été raconté dans les pages de ce blogue (cf. > ici), c’est Pauline qui fit connaître Sainte Philomène à Monsieur Vianney, curé d’Ars, ainsi qu’à un saint prêtre du diocèse de Viviers avec lequel elle était dans une grande amitié spirituelle.
Lorsque Grégoire XVI, en 1837, approuva son culte pour toute l’Eglise, Pauline offrit à chacun de ses deux amis prêtres, devenus comme elle de grands zélateurs du culte de la jeune martyre, un gisant représentant Sainte Philomène… Et vous savez que nous possédons désormais, dans l’oratoire du Mesnil-Marie, le gisant offert par Pauline au saint prêtre vivarois.

Accablée d’épreuves, gages de la prédilection divine, Pauline-Marie Jaricot rendit sa belle âme à Dieu le 9 janvier 1862 dans sa chambre de la maison de « Lorette ».

chambre mortuaire de Pauline Jaricot 1

Chambre mortuaire de la Vénérable Pauline-Marie Jaricot

chambre mortuaire de Pauline Jaricot 2

Pour la première fois de ma vie (alors que lorsque j’étais étudiant à Lyon j’étais passé très souvent devant elle sans savoir ce qu’était cette maison), le dimanche 23 juin 2019, j’ai eu la grande grâce de pouvoir visiter cette maison de « Lorette » (restaurée et réaménagée il y a quelques années) et de m’aller recueillir dans la chambre mortuaire de la Vénérable Pauline-Marie Jaricot.

Crucifix, livres & portraits des parents de Pauline

Chambre mortuaire de la Vénérable Pauline-Marie Jaricot :
Crucifix et livres de piété, portraits de ses parents

En ce 9 janvier, jour anniversaire de sa mort – ou plus exactement de sa naissance à la vie éternelle -, je ne peux faire mieux que de vous offrir à vous aussi, chers Amis, quelques souvenirs de cette visite qui m’a profondément touché.

Chapelet et couteau de poche de Pauline Jaricot

Restes d’un chapelet utilisé par Pauline Jaricot
& Canif de Pauline

Ecritoire de Pauline Jaricot

Cet écritoire a été utilisé par la Vénérable Pauline-Marie depuis sa jeunesse jusque sur son lit de mort.
Elle-même y a gravé les lettres AMDG (Ad Majorem Dei Gloriam : pour la plus grande gloire de Dieu).

Bien sûr, j’ai été enchanté par la plaque de la cheminée !!!

Cheminée

Plaque de la cheminée

Sur un guéridon à l’entrée de la chambre mortuaire se trouve une corbeille contenant de petits billets pliés. Les pèlerins sont invités à « tirer » un de ces billets sur lesquels ont été imprimés des phrases édifiantes extraites des écrits de la Vénérable Pauline.

Je me suis très volontiers plié à cet exercice après avoir demandé à la Vénérable Pauline-Marie de guider ma main pour « tirer » une sentence qui soit particulièrement adaptée aux besoins de mon âme.
Voici la sentence qui se trouve sur le billet que j’ai reçu…

Sentence de la Vénérable Pauline-Marie

J’ai été frappé par le fait que cette phrase parle de la France – notre France tellement aimée ! – et de la ferme espérance qu’il nous faut avoir de son retour à Dieu avec son renouveau spirituel et politique, grâce à l’intercession de Notre-Dame auprès du divin Cœur de Jésus : quand on s’appelle Frère Maximilien-Marie du Sacré-Cœur et que l’on est Prieur d’une confrérie vouée à la prière pour la France et le Roi, c’est, on peut bien le dire, un « sacré clin-Dieu » !

Je confesse que cela m’a tellement impressionné que le saint Thomas qui sommeille en moi s’en est ému et m’a soufflé à l’oreille : « Peut-être que, en réalité, tous les billets portent cette même sentence… »

J’ai voulu en avoir le cœur net et j’ai vérifié : j’ai donc ouvert tous les billets que contenait la corbeille…
Eh bien, non ! Il n’y en avait qu’un seul et unique qui portât cette citation de la Vénérable Pauline-Marie, celui que j’avais tiré au premier coup ; et de toutes les citations qui étaient inscrites sur les billets de cette corbeille, c’était la seule à évoquer la France et le divin Cœur de Jésus !!!

Je vous avoue en avoir alors versé des larmes d’émotion et de reconnaissance.

Pauline-Marie Jaricot

Merci, chère, très chère Pauline-Marie Jaricot !

Frère Maximilien-Marie du Sacré-Cœur

A suivre :
Pèlerinage dans la chapelle Sainte-Philomène édifiée à côté de la Maison Lorette par la Vénérable Pauline-Marie Jaricot > ici.

Plaque de la cheminée - détail

En guise de prologue à ce blogue…

Le Maître-Chat Lully

Son Altesse Sérénissime Monseigneur le Maître-Chat Lully (10 juillet 2006 – 23 mai 2019)

fleur de lys gif2

« Mon blogue – ce blogue – est né le 10 septembre 2007…
Né d’une boutade de mon « papa-moine », ainsi que j’ai eu l’occasion de l’expliquer en détail > ici lorsque j’en ai donné l’historique alors qu’il allait approcher de son septième anniversaire, ce qui n’était au départ qu’un modeste moyen de garder contact avec un petit groupe d’amis proches du Refuge Notre-Dame de Compassion, a, tout au long des années, largement dépassé ce cadre restreint pour atteindre de très nombreuses personnes bien au-delà de nos simples relations habituelles, et bien au-delà des frontières de notre beau Royaume de France.

Bien sûr, il y a eu très souvent des personnes très « raisonnables » et très « sérieuses » qui se sont scandalisées qu’un chat écrivît sur des sujets religieux, rédigeât des chroniques et publiât des réflexions sur la société, ses maux et les remèdes que l’authentique tradition politique de notre monarchie légitime leur pourrait apporter…
Il y a bien encore quelques uns de ces petits esprits étriqués et chagrins pour répandre le venin et le fiel de leurs critiques, mais je n’en ai jamais eu cure : si pour eux il est inconcevable qu’un texte puisse prétendre au moindre sérieux du seul fait qu’il est l’œuvre d’un chat – fut-il chat monastique -, il est  par ailleurs irréfragable que le phénomène, en définitive peu courant, d’un Maître-Chat s’exprimant sur le « ouèbe » sans égard pour la langue de bois ou de buis, mais avec tout la divine liberté donnée par le Créateur aux félins, a valu à ce blogue de fidèles et solides amitiés, qui pèsent bien davantage que toute les aigreurs d’estomac de tous les « coincés », de tous les « cinglés », de tous les « modernichons », et de tous les « tordus » politiques et religieux réunis !

Vous le savez, mon divin Créateur a rappelé à Lui mon âme le 23 mai de cette année 2019 qui s’achève aujourd’hui (cf. > ici).
Je sais que mon départ de cette terre a laissé un grand vide dans le cœur de nombre de mes lecteurs, tout comme dans celui de mon « papa-moine ». Cependant, ainsi qu’il vous l’a écrit (cf. > ici), mon blogue continue et continuera : invisible, mais toujours présent, j’inspire et j’inspirerai encore mon moine de compagnie, car je lui ai laissé quelque chose de mon esprit comme le fit jadis le saint prophète Elie pour son disciple Elisée, lorsqu’il fut enlevé sous ses yeux par un char de feu.

Le prologue d’origine de ce blogue (cf. > ici) n’était toutefois plus exactement adapté désormais, et c’est la raison pour laquelle je suis aujourd’hui « revenu » vers vous pour inspirer ces lignes à mon fidèle secrétaire et vous assurer, mes bien chers et fidèles amis, que je suis toujours là, veillant à ce que ce blogue continue l’œuvre amorcée dès sa première chronique (cf. > Genèse) – semper fidelis – toujours fidèle à l’esprit que Dieu a voulu pour le Refuge Notre-Dame de Compassion : fidélité intégrale au dépôt de la foi reçue des Apôtres, et fidélité intégrale au dessein de Dieu scellé dans les fonts baptismaux de Reims où s’unirent la foi catholique et la royauté franque pour faire naître la France, avec en corollaire la défense sans concession de tout ce que cela représente et contient !

Vive Dieu ! Vive le Roi !

pattes de chatLully.

Mardi 31 décembre 2019,
Fête de Saint Sylvestre 1er, pape et confesseur, baptiste de l’empereur Saint Constantin 1er le Grand ;
Septième jour dans l’octave de la Nativité de Notre-Seigneur Jésus-Christ.

Lully le chroniqueur

2019-81. Où l’on reparle de Monsieur l’Abbé Jean Carmignac, de l’association qui porte son nom, et de sa prochaine assemblée générale.

Jeudi 5 septembre 2019,
Fête de Saint Laurent Justinien ;
381ème anniversaire de la naissance de Louis XIV (cf. > ici et > ici) ;
226ème anniversaire du martyre de l’abbé Claude Allier (cf. > ici).

Monsieur l'Abbé Jean Carmignac

Monsieur l’Abbé Jean Carmignac (1914-1986)

Chers Amis du Refuge Notre-Dame de Compassion,

Il y a déjà huit ans de cela, à l’occasion du vingt-cinquième anniversaire de son rappel à Dieu (+ 2 octobre 1986) je vous ai parlé de Monsieur l’Abbé Jean Carmignac, prêtre d’une très grande intégrité morale, d’une très haute spiritualité, connu pour avoir été l’un des meilleurs hébraïsants de sa génération, spécialiste des textes de Qumrân, dont les travaux exégétiques d’une rigueur absolue faisaient et font encore autorité. Je vous renvoie donc aux publications de l’automne 2011 dans lesquelles vous retrouverez 1) une courte biographie > ici, 2) le témoignage que lui a rendu l’écrivain et journaliste italien Vittorio Messori > ici, et enfin 3) un texte dans lequel je résumais quelques conversations que j’avais eu le bonheur d’avoir avec lui > ici, répondant de manière fort peu consensuelle aux questions que je lui posais sur quelques points en rapport avec les études bibliques que je menais alors.

Sur la fin du premier des textes cités ci-dessus (cf. > ici), j’évoquais succinctement de quelle façon, après sa mort prématurée, et conformément aux désirs de l’abbé, une trentaine de cartons de déménagements remplis de notes, d’études, de préparation de publications… etc. avaient été déposés à l’Institut catholique de Paris afin d’y créer un fonds d’études.

L’Abbé Jean Carmignac avait eu la « candeur » de croire que des prêtres catholiques, universitaires ou proches de la curie diocésaine de l’époque, ne mentiraient pas, ne pratiqueraient pas la dissimulation ou le séquestre, bref se montreraient tout simplement honnêtes.
En effet, pendant plusieurs décennies, l’accès au Fonds Carmignac fut quasi impossible, sauf pour quelques rares privilégiés qui avaient donné au « pouvoir » et aux idéologies exégétiques en vigueur les gages de leur total asservissement et d’un silence de « kagébistes ».
Au début des années 2000, lors d’une promenade vespérale dans le parc d’amis communs qui nous recevaient, un prêtre enseignant l’exégèse, qui n’avait pas connu l’Abbé Carmignac et n’était pas entièrement en accord avec les thèses que ce dernier avait défendues concernant la composition des Saints Evangiles et leur caractère historique (« Si je reprends les thèses de l’Abbé Carmignac ma carrière est f…ue », me déclara-t-il alors ; et je ne suis pas le seul auxquel il tint semblables propos), m’affirma avoir eu accès au Fonds Carmignac à l’Institut catholique de Paris. Il ajouta qu’il avait alors acquis la certitude que « l’archevêché » (sic) en avait fait retirer un certain nombre de documents afin de ne pas envenimer certaines querelles exégétiques et pour préserver la réputation et les « travaux » de certains exégètes modernistes bien en place…
L’accès à ce Fonds Carmignac est aujourd’hui possible à certaines conditions.

Dirigée de l’Abbé Carmignac, ancienne archiviste au Quai d’Orsay, qui avait procédé à l’inventaire et à la mise en cartons des documents de Monsieur l’Abbé Jean Carmignac pour leur transfert à l’Institut catholique de Paris, voyant que contrairement à ses dispositions testamentaires, tous ces documents étaient alors tenus sous séquestre, Mademoiselle Françoise Demanche, avec d’autres personnes qui avaient connu l’abbé, fonda l’ « association des Amis de l’Abbé Carmignac » dans le but de défendre sa mémoire, ses travaux et de promouvoir ce qu’il avait initié.

Las ! Moins de dix ans plus tard, une espèce de putsch eut lieu, qui entraîna l’expulsion pure et simple de la fondatrice et des membres les plus attachés à l’esprit de l’abbé.
Ayant soutenu Mademoiselle Demanche, j’eus l’honneur de faire partie de la « charette des condamnés ».

Abbé Jean Carmignac - citation

A la suite de cette exclusion, Mademoiselle Françoise Demanche et le noyau fidèle, que rejoignirent bientôt quelques autres personnes qui avaient compris l’importance et l’enjeu des travaux de Monsieur l’Abbé Carmignac, créérent, en décembre 1998, une nouvelle association : l’Association Jean Carmignac, qui fut dûment déclarée en préfecture et reçut donc une existence légale, mais contre laquelle les enragés de la première association se déchaînèrent, lui contestant jusqu’au droit d’avoir le nom de l’abbé dans son intitulé.

L’objet de l’association est ainsi défini par les statuts légaux : « Regrouper les personnes qui désirent perpétuer et honorer la mémoire de l’Abbé Carmignac, comme prêtre et comme savant ; faire connaître son oeuvre spirituelle et son oeuvre d’exégète, par tous moyens ; encourager et soutenir les chercheurs dont les travaux, en particulier ceux touchant l’historicité des évangiles, prolongent cette oeuvre ».
Et – malgré les attaques, menaces, intimidations, calomnies et autres procédés bien peu catholiques qui lui furent opposés -, depuis maintenant plus de vingt ans, l’Association Jean Carmignac, continue son petit bonhomme de chemin, se développe et rayonne internationalement.

Nous ne sommes – hélas ! – plus très nombreux désormais à avoir personnellement connu Monsieur l’Abbé Carmignac, toutefois (même si mon témoignage peut sembler partial à certains) je puis assurer qu’elle demeure fidèle, et je ne saurais assez encourager toutes les personnes qui s’intéressent aux questions bibliques, à la défense de la Vérité révélée, et en particulier à la défense du caractère historique des Saints Evangiles, à rejoindre l’association et à s’abonner à son bulletin trimestriel, qui contient toujours de passionnantes études et informations que l’on trouve rarement ailleurs.

Il ne faut pas se faire d’illusion : en défendant la Vérité révélée, et en faisant connaître les découvertes scientifiques et historiques qui corroborent l’authenticité des textes sacrés, on accomplit une véritable œuvre contre-révolutionnaire.
C’est en effet par la destruction des Saintes Ecritures que les rationalistes, protestants libéraux, modernistes qui ravagent l’Eglise catholique, et autres ennemis de la Révélation, travaillent aussi à la destruction de la Chrétienté.

Un « petit tour » (néanmoins une visite longue et approfondie est davantage souhaitable) par le site de l’Association Jean Carmignac, et la lecture de ses articles ou anciens bulletins qui y sont en ligne, ne pourra que vous convaincre de la vérité de mes propos. C’est > ici.

Paris église Saint-Sulpice

Comme d’habitude, l’assemblée générale de l’Association Jean Carmignac se tiendra le samedi le plus proche du 2 octobre, jour anniversaire du rappel à Dieu de Monsieur l’Abbé Carmignac. Pour cette année 2019 donc, ce sera le samedi 5 octobre.
L’assemblée générale à proprement parler sera précédée d’une Sainte Messe (rite latin traditionnel) célébrée à 9 h 30 dans la chapelle de l’Assomption (accès par une porte située à droite de la chapelle de la Vierge) de l’église Saint-Sulpice, à Paris, où Monsieur l’Abbé Carmignac fut vicaire un temps.
L’an dernier, au retour de notre assemblée générale, j’avais présenté dans ce blogue cette chapelle aux caractéristiques très intéressantes (cf. > ici).

Après les divers rapports d’usage pour une assemblée générale, dans un local proche de l’église Saint-Sulpice, et le pique-nique pris sur place, nous aurons la joie d’entendre une conférence de Madame Marie-José Tanturri sur le Saint Linceul de Turin, soutien de la foi et appel à la conversion, ainsi que sur les défis qu’il oppose à la science.

Notre assemblée générale n’est pas « fermée » : toutes les personnes de bonne volonté qui souhaitent mieux connaître notre association, qui voudraient en rencontrer les membres et bénéficier de cette conférence sont les bienvenues ! Contact : associationjeancarmignac@hotmail.com

Sainte Face du Linceul de Turin

2019-78. « Il ne faut pas laisser les idéologies pernicieuses comme celles de 1789 remplacer les principes hérités du décalogue chrétien qui avaient fait la gloire de la monarchie et de la France.»

Message de Monseigneur le Prince Louis de Bourbon,
de jure Sa Majesté le Roi Louis XX
à l’occasion du
220ème anniversaire de la répression sanglante de

l’insurrection catholique et royale d’août 1799
dans le Midi toulousain

On n’en finit pas de découvrir les abominables et innombrables méfaits de la grande révolution et d’approfondir à quel point elle constitue, sur l’ensemble du territoire du Royaume de France, un maillage sanglant de répressions, de destructions, de massacres et d’acharnement meurtrier systématique et planifié contre les populations restées profondément fidèles à leur foi et à leur Roi.

A l’été 1799, le Midi toulousain se souleva massivement contre le Directoire, contre la persécution religieuse (qui ne s’était pas arrêtée à la chute de Robespierre, loin s’en faut), contre le mépris de la véritable démocratie et des aspirations des Français lassés de dix années de désordres et d’exactions, de guerres et de décadence.
Ce soulèvement fut réprimé de manière impitoyable et se solda par des milliers de victimes, dont la république voulut effacer jusqu’au souvenir.

Un « Comité du Souvenir des Victimes de la révolution en Midi toulousain » s’est constitué à l’occasion du 220ème anniversaire de ces massacres et a organisé, le samedi 17 août dernier, un rassemblement au cours duquel fut célébrée une Sainte Messe (dans le rite latin traditionnel), après laquelle furent prononcées diverses allocutions et enfin lu un message de Monseigneur le Prince Louis de Bourbon, de jure Sa Majesté le Roi Louis XX, qui avait honoré cette manifestation de son haut patronage.

Ce rassemblement s’est tenu à Montréjeau, petite ville du Comminges, où eut lieu un grand massacre le 19 août 1799. Selon les témoignages que nous avons reçus, une centaine de personnes se sont retrouvées sur place pour prier, maintenir le souvenir et envisager l’érection d’un monument commémoratif de ces événements.
Je renvoie tous ceux qui voudraient approfondir ces faits à l’annonce qui en avait été faite (cf. > ici), et je vous laisse maintenant prendre connaissance du message que notre Souverain légitime a adressé aux participants, mais également, au-delà de ceux qui étaient présents, à tous ses fidèles sujets.

clocher de Montréjeau - vue ancienne

Vue ancienne du clocher de Montréjeau
ville où eut lieu un important massacre contre les populations catholiques et royalistes le 19 août 1799
et où s’est tenue un rassemblement commémoratif le samedi 17 août 2019

Chers Amis,

En cette journée de commémoration des évènements douloureux de l’été 1799, je me joins à vous par la pensée et l’émotion.

Le massacre de Montréjeau fut le dernier et non des moindres, de la terrible décennie commencée avec les évènements de l’été 1789.   Ces derniers, animés par leur foi ardente et leur attachement au roi le protecteur naturel de leurs libertés, furent en effet nombreux dans toutes les provinces à résister au prix souvent de leur vie. La Vendée paya un terrible tribut, et le Midi toulousain n’est pas en reste.

Mais à l’horreur des massacres, les responsables ont ajouté le déni. Le forfait exécuté, il fallait l’oublier. Ainsi les morts n’eurent ni actes de décès ni sépultures. Il fallait supprimer les traces du crime afin qu’il soit oublié et que les familles et les enfants ne puissent pas se recueillir sur la tombe des martyrs.

Mais le sang ne s’efface pas. Deux siècles après, les descendants ont souhaité qu’enfin la lumière soit faite sur ces évènements. Comme cela commence en Vendée, les archéologues se mettent à étudier les charniers où furent déposées les victimes. La science vient au secours de l’histoire. Au secours de la Vérité.

Merci donc à tous ceux qui sont présents aujourd’hui. 
Merci aux organisateurs de l’évènement.
Merci aux membres du Comité du souvenir des victimes de la Révolution en Midi toulousain qui œuvrent pour qu’un monument commémoratif soit érigé. Il permettra de garder la trace de ce massacre afin de rendre un hommage aux victimes. Mais au-delà il permettra de se rappeler qu’il ne faut pas laisser les idéologies pernicieuses comme celles de 1789 remplacer les principes hérités du décalogue chrétien qui avaient fait la gloire de la monarchie et de la France. 

Que tous les saints de France veillent sur les morts de Montréjeau et continuent à inspirer les Français et les rendent fidèles à leur histoire millénaire.

Louis de Bourbon, duc d’Anjou.

Armes de France & Navarre

2019-75. La fondation de la monarchie capétienne fut l’œuvre de Dieu.

17 août,
Dans l’Ordre de Saint-Augustin, fête de Sainte Claire de Montefalco ;
Commémoraison de Saint Carloman ;
Commémoraison de Saint Hyacinthe ;
Commémoraison de Sainte Jeanne Delanoüe ;
Commémoraison du 3ème jour dans l’octave de l’Assomption ;
Anniversaire du rappel à Dieu de M. l’Abbé Christian-Philippe Chanut (cf. > ici).

Sacre de Hugues Capet

Sacre de Hugues 1er dit Capet

A l’occasion de l’anniversaire du rappel à Dieu de Monsieur l’Abbé Christian-Philippe Chanut (+ 17 août 2013), voici un extrait de notes préparatoires à une conférence qu’il donna à l’occasion du « millénaire capétien » (1987) : il y va à l’essentiel pour exprimer avec une grande justesse ce qu’est la réalité de la royauté capétienne traditionnelle, monarchie de droit divin, véritablement instituée par Dieu.

Signature Hugues Capet

« Le Roy est le lieutenant de Dieu désigné par la loi (…).
La fondation de la monarchie capétienne n’appartient pas à Hugues Capet mais à Dieu qui, pour continuer dans le monde l’œuvre entreprise au baptême de Clovis a, par l’entremise de l’Eglise, élu la famille capétienne comme Il avait jadis élu la maison de David par la médiation de Samuel. Si la royauté de David est la même que celle de Saul, la monarchie des Capétiens est la même que celle des précédentes dynasties puisque toutes procèdent de Dieu et non des hommes ; les différences ne sont que des perfectionnements dans la mesure où, par la monarchie, Dieu poursuit Son œuvre dans le monde et achève toute sanctification. Remarquons que si cette monarchie est reçue comme un don de Dieu pour aider au Salut, le Roi lui-même n’est pas désigné par Dieu mais par les Lois fondamentales du Royaume.

En conséquence, la célébration de la monarchie est moins la célébration d’un événement historique que l’union continuelle à son Fondateur, Dieu (Trinité) : la monarchie ne se commémore pas, elle se vit comme un effet de la grâce de Dieu qui, par le sacre, est partiellement déposée dans la personne du Roy.
Mort à lui-même, le Roy est « l’homme nouveau » rappelé à la vie pour continuer la « gesta Dei per Francos » commencée à la chrismation du baptême de Clovis et, selon Saint Thomas d’Aquin, il est dans son Royaume comme l’âme dans le corps et comme Dieu dans le monde qui l’a établi pour exercer dans son Royaume l’office de juge à la place de Dieu.
Après les serments, il reçoit l’épée de Charlemagne pour défendre le Royaume « par la force du Saint-Esprit », puis il est marqué des neuf onctions par lesquelles Dieu prend possession de son être alors, configuré au Christ, il est revêtu des ornements du grand-prêtre pour recevoir les attributs du pouvoir.
Le sacre a longtemps été la seule grande célébration de la monarchie et, pour le reste, il suffisait de s’attacher au mystère du Christ dans le cycle liturgique pour honorer la monarchie absolue de droit divin dont les Papes disaient qu’elle était « le miroir de la chrétienté » (…). »

Abbé Christian-Philippe Chanut,
notes de préparation pour une conférence, citées pp. 357-358
in « Anthologie in memoriam – abbé Christian-Philippe Chanut » Jean de Waifhari, ed. Exaltare Saint-Louis
(au sujet de cet ouvrage voir > ici).

Heures de Bedford-détail 2

Dieu donnant pour emblème à la royauté franque les trois lys d’or sur fond d’azur
(miniature des « Heures de Bedford »)

2019-64. Message de la Princesse Marie-Marguerite, duchesse d’Anjou, marraine du 19e Régiment du Génie, après la mort de trois de ses militaires en opération.

Message de la Princesse Marie-Marguerite, duchesse d’Anjou, de jure Sa Majesté la Reine Marie-Marguerite,
marraine du 19ème Régiment du Génie,
adressé au Colonel Fabien Delacotte, commandant le 19ème Régiment du Génie,
représenté par son commandant en second le Lieutenant-colonel Ronan Cottin, chef de corps par suppléance :

armoiries de la Reine Marie-Marguerite

Cher Colonel,
 
C’est avec une très grande tristesse et une profonde émotion que j’apprends aujourd’hui le décès accidentel en opération en Guyane de trois de vos hommes.

Cinq autres sont hospitalisés dont un dans un état grave, m’apprend-t-on également.

Dans ces circonstances si douloureuses pour l’ensemble de la famille du 19ème Génie, je vous demande de transmettre à tous, officiers, sous-officiers et sapeurs du Régiment, l’assurance de ma profonde compassion et de mes prières, avec une pensée fervente pour ces Soldats tombés en pleine jeunesse dans l’exercice de leurs fonctions au service de la France, et bien sûr aussi pour leurs familles très éprouvées.

Transmettez, je vous prie aux blessés, à leurs familles et à celles des disparus l’expression de ma solidarité dans cette épreuve et de mon affection.

Que le 19ème Régiment du Génie sache en ces moments très durs combien sa marraine est proche de lui par la pensée et la prière.

Croyez, cher Colonel, à mon fidèle attachement,

Marie-Marguerite,
Duchesse d’Anjou.

Soldats du 19e RG morts en Guyane

Edgar Roellinger, 27 ans, chef de groupe du génie combat,
Cédric Guyot, 31 ans, caporal-chef,
& Mickaël Vandeville, 30 ans.

2019-63. Deux ouvrages de Marie-Joëlle Guillaume qui ont retenu notre attention.

Vendredi 19 juillet 2019,
Fête de Saint Vincent de Paul, confesseur (cf. > ici, > ici, et > ici).

Chers Amis du Refuge Notre-Dame de Compassion,

Je profite de cette fête de Saint Vincent de Paul pour vous parler de deux ouvrages dus à la plume du même auteur : Madame Marie-Joëlle Guillaume.

Née en 1949, agrégée de lettres classiques, Madame Guillaume a été éditorialiste à l’hebdomadaire « Famille Chrétienne », membre – entre autres – de l’Académie d’Éducation et d’Études sociales, et auteur de très nombreux articles et conférences.
Elle s’intéresse depuis fort longtemps à l’histoire de l’Eglise, en particulier au XVIIe siècle, ainsi qu’aux rapports entre la culture, la politique et la spiritualité.

Elle avait publié deux ouvrages d’entretiens avec Son Eminence Révérendissime le Cardinal Paul Poupard, en 2001 chez Plon puis en 2003 chez Perrin. En 2007, aux éditions de La Table ronde, elle publie « Un printemps de gloire : souvenirs de Catherine, marquise de Rambouillet » ; puis en 2010, toujours chez Perrin, un ouvrage consacré à « Rémy Montagne : un démocrate chrétien dans le siècle »

Mis à part l’essai fort réussi de reconstitution des souvenirs de la Marquise de Rambouillet qui avait retenu mon attention, in illo tempore, il n’y avait pas jusqu’alors dans la bibliographie de Marie-Joëlle Guillaume d’autres éléments qui m’attirassent particulièrement, jusqu’à ce qu’en avril 2015 elle fit paraître une biographie de Saint Vincent de Paul qui m’a beaucoup intéressé.

Marie-Joëlle Guillaume Vincent de Paul un saint au grand siècle

A – « Vincent de Paul, un saint au Grand Siècle » (Perrin – avril 2016) :

- Quatrième de couverture :
« Petit paysan des Landes devenu prêtre, nommé précepteur dans l’illustre famille de Gondi après diverses aventures, Vincent de Paul, né en 1581, découvre à trente-six ans la vocation de sa vie : servir les pauvres. Aumônier général des galères du roi à partir de 1618, il fonde en 1625 la congrégation de la Mission, afin d’évangéliser et soigner le peuple des campagnes, et former des prêtres pour cette tâche. En 1632, il se voit offrir avec sa communauté le prieuré de Saint-Lazare à Paris. Les lazaristes étaient nés. Leur ordre allait devenir un refuge pour des milliers de démunis et un centre de rayonnement spirituel considérable. 
Peu à peu, Vincent de Paul s’affirme comme la conscience de son temps. Avec Louise de Marillac, supérieure des Filles de la Charité, il suscite l’engagement et la générosité des femmes de la haute société, lutte sur le terrain contre les horreurs de la guerre de Trente Ans, institue à Paris l’œuvre des Enfants trouvés. Par sa présence, de 1643 à 1652, au Conseil de conscience de la reine Anne d’Autriche, celui qui fait jeu égal avec les grandes figures de la Contre-Réforme catholique, François de Sales, Bérulle, Olier, influera aussi sur les affaires de l’Etat et s’engagera contre le jansénisme. Les années 1650 le voient jouer un rôle décisif dans le développement des missions étrangères. Il meurt en 1660 et sera canonisé moins d’un siècle plus tard. 
Homme de prière, homme d’action, meneur d’hommes, témoin auprès des grands des exigences de la conscience, l’humble paysan gascon est devenu une grande figure de notre histoire. »

- Mon avis :
J’ai découvert cet ouvrage au début de l’été 2017 et je m’en suis servi de lecture de préparation à la fête de Saint Vincent de Paul cette année-là. C’est une excellente biographie dont on peut dire qu’elle s’impose par ses qualités d’écriture, par son sérieux et par sa profondeur spirituelle. Je n’hésiterai pas à parler d’une véritable « biographie de référence ».
Un bémol toutefois : Madame Guillaume est une catholique marquée par l’esprit de la « démocratie chrétienne » et par le pseudo œcuménisme post-vaticandeux et c’est ainsi que, en quelques petites touches qui pour être discrètes n’en sont pas moins réelles et récurrentes, elle semble avoir du mal à comprendre la gravité de l’hérésie protestante et de ses conséquences ecclésiologiques, spirituelles et politiques. Ainsi, conformément à la tendance dominant de nos jours dans l’ « Eglise officielle », elle s’emploie à mettre des guillemets relativisants aux termes d’hérésie et d’hérétiques chaque fois qu’elle ne peut faire autrement que de les utiliser, en conformité pourtant avec l’authentique théologie catholique et aux affirmations de Saint Vincent de Paul qui, pour être parfaitement claires n’en sont pas moins justement pleinement charitables puisque habitées par la vérité. C’est en effet une fausse charité, ou du moins une charité bien imparfaite, qu’une charité qui néglige de donner le nom d’erreurs aux fourvoiements de ceux que l’on prétend aimer.

Vitrail Lys - oratoire du Mesnil-Marie

Marie-Joëlle Guillaume Pour Dieu et pour le Roi

B – « Pour Dieu et pour le Roi » (Perrin – avril 2019) :

- Quatrième de couverture :
« La nature et l’évolution des relations entre le Trône et l’Autel, l’Église et l’État sous l’Ancien Régime sont difficiles à comprendre pour nos contemporains. De même que les conflits religieux qui l’émaillent – guerres de Religion, jansénisme, quiétisme… – et qui ont de multiples implications au plus haut sommet de l’État. Marie-Joëlle Guillaume en livre les arcanes par le biais des portraits de douze grands prélats français, du règne d’Henri III à celui de Louis XVI. 
Pierre de Gondi, François de La Rochefoucauld, Pierre de Bérulle, Richelieu, Bossuet, Fénelon, Valentin-Esprit Fléchier, Louis-Antoine de Noailles, Jean-Baptiste Massillon, André-Hercule de Fleury, Christophe de Beaumont et François-Joachim de Bernis : hommes d’État, hommes d’action, noms illustres des Lettres françaises ou prédicateurs en vue, tous sont de grandes âmes aux prises avec de grands débats. La présentation fouillée de leurs fortes personnalités, l’explication de leurs œuvres et de leurs actions conduisent à une plongée passionnante dans les XVIIe et XVIIIe siècles. Alliant la rigueur de l’historien à la limpidité du style, Marie-Joëlle Guillaume éclaire un pan encore largement méconnu de l’histoire politique et religieuse de la France moderne. »

- Mon avis :
Comme sa biographie de Saint Vincent de Paul, cet ouvrage de Madame Guillaume est largement positif. Ce qui ne signifie pas qu’il faille tout en recevoir comme si cela était « parole d’Evangile » !!!
Les douze prélats qu’elle a choisis pour illustrer le rôle unique de l’Eglise au service de la royauté très chrétienne dans ces deux magnifiques XVIIe et XVIIIe siècles sont véritablement emblématiques, et Madame Guillaume a su en dresser des portraits intelligents et plutôt sympathiques.
Avec un réel talent, elle fait ressortir les mérites et rend très attachantes d’admirables figures un peu laissées dans l’ombre aujourd’hui, comme le sont les cardinaux de Gondi, de La Rochefoucauld ou de Fleury ; elle fait sortir de la légende noire et lave des calomnies qui les ont injustement salis les cardinaux de Richelieu et de Bernis ; elle démontre (bien que je ne sois pas certain que ce soit son intention initiale) combien de très intelligents prélats, véritables hommes de Dieu, ont su établir un équilibre politique très judicieux, profondément réaliste et rigoureusement fidèle à la doctrine évangélique, en se tenant éloignés des excès des dévots lorsqu’ils prétendaient se constituer en parti ; elle écrit finalement une belle apologie de cette religion royale dont on a trop souvent perdu la compréhension profonde aujourd’hui, ou que l’on a fort injustement décriée et calomniée en la faisant passer pour du « gallicanisme » frisant l’hérésie…
Mais Madame Guillaume persiste dans son entêtement à vouloir relativiser les gravissimes erreurs du protestantisme, et s’obstine donc à entourer de guillemets édulcorants les termes d’hérésie ou d’hérétique qui lui conviennent pourtant en toute vérité. Ses sympathies envers la démocratie-chrétienne la portent aussi, par exemple, à minimiser les errements politiques de Fénelon ou à interpréter certains passages de Massillon dans un sens favorable à une évolution (sans doute nécessaire pour elle) de la monarchie absolue vers des formes prétendûment plus démocratiques…
Il n’en demeure pas moins que, pour un esprit averti et formé qui a compris quels handicaps intellectuels dus à la modernité postconciliaire dans laquelle elle évolue, grèvent un peu la pensée de Madame Guillaume, cet ouvrage présente un réel intérêt et peut servir de base de départ pour des études plus approfondies dont elle inspire finalement le goût.

Vitrail Lys - oratoire du Mesnil-Marie

2019-62. Où, en l’honneur de l’anniversaire du sacre de Sa Majesté le Roi Charles VII, le 17 juillet 1429, vous est présentée une remarquable maquette…

Jeudi 18 juillet 2019,
Fête de Saint Arnould de Metz, évêque et confesseur, aïeul de Saint Charlemagne ;
Mémoire de Saint Camille de Lellis, confesseur ;

A Paris, la fête de Notre-Dame de Bonne Délivrance (cf. > ici) ;
110ème anniversaire du rappel à Dieu de Sa Majesté le Roi Charles XI de France (+ 18 juillet 1909).

Chers Amis du Refuge Notre-Dame de Compassion,

Certains d’entre vous savent déjà que j’ai eu le bonheur, au début de ce mois, à l’occasion du dixième anniversaire d’ordination d’un excellent ami prêtre, de me rendre à Reims, ville si importante au cœur des Français puisque c’est dans les fonts baptismaux de sa cathédrale que naquit notre France catholique et royale.

Entre autres pieuses visites et pèlerinages, nous y avons eu la joie de bénéficier d’une visite de la cathédrale des plus intéressantes, puisqu’elle nous a permis d’accéder à certains lieux qui ne font ordinairement pas partie des visites proposées.
C’est ainsi que, dans l’une des sacristies, l’excellent et bienveillant chanoine qui nous servait de guide, nous a permis de découvrir et d’admirer, dans deux longues et étroites vitrines (chacune avoisine les 2 m de longueur), la représentation très réaliste de deux moments importants des cérémonies du Sacre de Sa Majesté le Roi Charles VII : 1) l’arrivée du cortège royal, au-devant duquel carracolait Sainte Jeanne d’Arc ; et 2) la procession de la Sainte Ampoule (voir > ici).

Ce 17 juillet 2019 a marqué l’exact 590ème anniversaire du Sacre de Sa Majesté le Roi Charles VII, célébré le dimanche 17 juillet 1429.

C’est en l’honneur de cet anniversaire que je veux vous présenter ci-dessous les clichés que j’ai réalisés des deux maquettes mentionnées ci-dessus.
Leur longueur et la disposition des lieux ne permettaient pas de réaliser une vue d’ensemble satisfaisante, j’ai donc pris des photographies séquentielles de ces deux reconstitutions, afin de vous en pouvoir proposer une suite permettant d’apprécier les détails de cette admirable réalisation, œuvre d’un seul homme (nota bene : la taille des personnages est d’environ 10 cm de hauteur).

Il n’est nullement besoin de commenter chacune de ces photographies, et les détails de la représentation suffisent à nous établir non seulement dans l’admiration, mais également dans une prière de louange pour ce que Dieu a accompli à travers l’épopée de Sainte Jeanne d’Arc.

Frère Maximilien-Marie du Sacré-Cœur

lys.gif

A – L’arrivée de Charles VII à Reims le samedi 16 juillet 1429 :

arrivée du Roi 1

arrivée du Roi 2

arrivée du Roi 3

arrivée du Roi 4

arrivée du Roi 5

arrivée du Roi 6

arrivée du Roi 7

arrivée du Roi 8

arrivée du Roi 9

arrivée du Roi 10

arrivée du Roi 11

arrivée du Roi 12

lys.gif

B – La procession de la Sainte Ampoule, le 17 juillet 1429 :

cortège Ste Ampoule 1

cortège Ste Ampoule 2

cortège Ste Ampoule 3

cortège Ste Ampoule 4

cortège Ste Ampoule 5

cortège Ste Ampoule 6

Prions :

O Dieu, qui avez miraculeusement suscité Sainte Jeanne d’Arc pour la défense de la foi et de la patrie, accordez à Votre Eglise, par son intercession, de triompher des attaques de ses ennemis, pour jouir d’une paix perpétuelle.
Nous Vous le demandons par Jésus-Christ, Votre Fils, Notre-Seigneur, qui vit et règne avec Vous dans l’unité du Saint-Esprit pour les siècles des siècles.
Ainsi soit-il.

Jeanne au Sacre 17 juillet 1429

Cathédrale Notre-Dame de Reims :
statue de Sainte Jeanne d’Arc au Sacre de Charles VII
œuvre de Prosper d’Epinay (1900) :
Armure en bronze argenté, visage en ivoire,
huque (tunique) en marbre jaune de Sienne, semée de fleurs de lys incrustées en lapis-lazuli.

lys.gif

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