Archive pour la catégorie 'Bandes dessinées'

2011-5. Fin du cycle liturgique de Noël et continuité des vertus que le Christ a voulu illustrer à la crèche.

Vendredi 14 janvier 2011.

Chers Amis du Refuge Notre-Dame de Compassion,

Hier, 13 janvier, par la commémoraison du Baptême de Notre-Seigneur Jésus-Christ (fête pour laquelle – au bréviaire traditionnel – on reprend l’office du 6 janvier hormis l’oraison), s’est achevé le cycle liturgique de Noël ; voilà pourquoi, ce matin, avec Frère Maximilien-Marie, nous avons retiré les décorations extérieures qui donnaient au Mesnil-Marie un air de fête. Nous avons seulement laissé la crèche lumineuse extérieure (dont je vous avais parlé ici > www) : elle demeurera jusqu’au jour de la Chandeleur, qui clôturera le temps des 40 jours après la Nativité, jour où Joseph et Marie quittèrent Bethléem pour aller, selon les prescriptions de la loi mosaïque, présenter au Temple le Saint Enfant Jésus. C’est alors que nous aussi, selon l’usage ancien, nous déferons notre crèche et la rangerons pour onze mois…

En attendant le 2 février, les visiteurs – souvent par petits groupes – continuent à venir voir la crèche du Mesnil-Marie : sur le modeste « livre d’or » que j’aime à feuilleter, je peux lire des témoignages aussi amicaux qu’encourageants.

Si, peu à peu, nous nous acheminons sur la fin de ce temps de la crèche, nous n’en finissons cependant pas et nous n’en finirons jamais d’approfondir les leçons spirituelles que le Sauveur nous donne en naissant dans cette pauvre étable. Ce matin, j’ai médité sur ces lignes extraites d’une homélie du Pape Saint Léon le Grand qui fait ressortir combien le Christ en voulant se faire petit enfant a voulu nous enseigner l’humilité :

« Lorsque les trois mages eurent été conduits par l’éclat d’une nouvelle étoile pour venir adorer Jésus, ils ne le virent pas en train de commander aux démons, de ressusciter des morts de rendre la vue aux aveugles, ou la marche aux boiteux, ou la paroles aux muets, ni d’accomplir quelque acte relevant de la puissance divine ; non, ils virent un enfant gardant le silence, tranquille, confié aux soins de sa mère ; en lui n’apparaissait aucun signe de son pouvoir, mais il offrait à la vue un grand prodige, son humilité. Aussi le spectacle même de ce saint enfant auquel Dieu, Fils de Dieu, s’était uni, présentait aux regards un enseignement qui devait plus tard être proclamé aux oreilles, et ce que ne proférait pas encore le son de sa voix, le simple fait de le voir faisait déjà qu’il l’enseignait. Toute la victoire du Sauveur, en effet, victoire qui a subjugué le diable et le monde, a commencé par l’humilité et a été consommée par l’humilité. Il a inauguré dans la persécution ses jours prédestinés, et les a terminés dans la persécution ; à l’enfant n’a pas manqué la souffrance, et à celui qui était appelé à souffrir n’a pas manqué la douceur de l’enfance ; car le fils unique de Dieu a accepté par un unique abaissement de sa majesté, et de naître volontairement homme et de pouvoir être tué par les hommes.

(…) Aussi toute la pratique de la sagesse chrétienne, mes bien-aimés, ne consiste ni dans l’abondance des paroles, ni dans l’habileté à disputer, ni dans l’appétit de louanges et de gloire, mais dans la sincère et volontaire humilité que le Seigneur Jésus-Christ a choisie et enseignée en guise de toute force, depuis le sein de sa Mère jusqu’au supplice de la Croix. Car un jour que ses disciples recherchaient entre eux, comme le raconte l’Evangéliste, « qui parmi eux, était le plus grand dans le Royaume des Cieux, Il appela un petit enfant, le plaça au milieu d’eux et dit : En vérité, je vous le dis, si vous ne vous convertissez pas et ne devenez pas comme de petits enfants, vous n’entrerez pas dans le Royaume des Cieux. Qui donc se fera petit comme cet enfant-là, voilà qui sera le plus grand dans le Royaume des Cieux. »

Le Christ aime l’enfance qu’il a d’abord vécue dans son âme et dans son corps. Le Christ aime l’enfance, maîtresse d’humilité, règle d’innocence, modèle de douceur. Le Christ aime l’enfance, vers elle il oriente la manière d’agir des aînés, vers elle il ramène les vieillards ; il attire à son propre exemple ceux qu’il élève au Royaume éternel. » (Saint Léon le Grand,  in 7ème sermon pour l’Epiphanie).

J’ai justement retrouvé une petite « bande dessinée » qu’avait réalisée jadis Frère Maximilien-Marie en rapport avec ce thème, aussi je me permets de vous en faire une copie, pour conclure le temps de Noël de manière spirituelle … dans les deux sens de cet adjectif.

Lully.

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La Préférée de Dieu.
(Faire un « clic » droit de la souris puis ouvrir l’image dans un nouvel onglet si voulez voir les dessins en plus grand format)

La préférée de Dieu (1ère partie)

La préférée de Dieu (2nde partie)

2010-48. Où Lully reparle de ses précédentes publications relatives à la franc-maçonnerie et aborde la question de son infiltration dans l’Eglise.

Vendredi 19 novembre 2010.

Chers Amis du Refuge Notre-Dame de Compassion,

En complément aux textes que j’ai publiés ces derniers jours (c’est-à-dire la note du Cardinal Ratzinger consécutive à la parution du Code de Droit Canonique en 1983 > ici, et le texte que j’ai dû diviser en deux parties > ici & ici pour expliciter les raisons de l’impossible conciliation entre le catholicisme et la maçonnerie), mais aujourd’hui sur un mode un peu plus ironique, je voudrais vous montrer une petite bande dessinée sans prétention que Frère Maximilien-Marie avait réalisée il y a presque dix ans et que j’ai trouvée en fouillant dans ses affaires…

2010-48. Où Lully reparle de ses précédentes publications relatives à la franc-maçonnerie et aborde la question de son infiltration dans l'Eglise. dans Bandes dessinées cabochat.vignette

Avant cela, je dois néanmoins préciser que, au Mesnil-Marie, nous ne sommes pas dans l’excès de ceux qui voient des francs-maçons prêts à « bouffer du curé » à tous les coins de rue ou derrière chaque arbre, même si nous savons qu’ils sont très influents – jusqu’à constituer une sorte d’ « Etat dans l’Etat » – et que leurs effectifs ont considérablement augmenté pendant toute la seconde moitié du XXème siècle (on peut estimer qu’il y a environ 140 000 adhérents à la maçonnerie actuellement en France, toutes obédiences confondues).

Nous sommes seulement réalistes, sachant qu’ils s’efforcent de tenir des postes clefs ou d’avoir une influence prépondérante dans tous les domaines d’activité les plus importants : tous les partis politiques, les syndicats, la magistrature, l’armée, l’administration, le ministère de l’ « éducation nationale », les médias, les milieux financiers, les O.N.G. … etc.

Nous avons aussi conscience que tous les francs-maçons ne sont pas personnellement pénétrés d’intentions malveillantes contre l’Eglise et contre la Foi : il y a parmi eux des personnes qui sont sincèrement animées de sentiments philanthropiques et qui sont même dans une authentique quête spirituelle ; il y en a beaucoup (surtout dans les grades inférieurs) qui ne voient pas autre chose que la recherche d’un progrès de l’humanité et qui, très certainement, à la lecture du résumé systématique que j’ai publié, pourraient se montrer surpris ou choqués qu’on attribue de telles convictions de fond à la maçonnerie… Mais, redisons-le, sincérité n’est pas vérité!

Ce qui rend la question de la maçonnerie si complexe, c’est bien justement qu’il n’y a pas de profession de foi maçonnique universelle et clairement publiée : dans un cadre général qui demeure particulièrement opaque, malgré tout ce qu’on peut tenter pour le clarifier, il y a une multitude de « nuances » et d’ « options », d’attitudes et de déclarations, dans lesquelles, selon l’expression familière, « on trouve à boire et à manger »! Cependant, ce qui demeure fondamental dans la franc-maçonnerie, c’est son anti-dogmatisme absolu et sa croyance en une « vérité » fluctuante et évolutive qui est le fait du choix de l’homme et non la référence à un ordre révélé immuable. De là découlent tous les points d’opposition avec la Foi chrétienne et avec l’Eglise catholique que j’ai précédemment explicités.

Ce n’est pas pour rien que l’un des synonymes de franc-maçon est « libre-penseur ». Ce que la maçonnerie revendique, en définitive, c’est une absolue indépendance de l’homme, dont la réflexion et la pensée n’acceptent pas d’être soumises à un ordre extérieur à lui-même, fut-il révélé par Dieu.

Selon l’enseignement philosophique le plus rigoureux, dire : « Dieu existe », ce n’est pas faire un acte de foi, c’est seulement faire un acte naturel d’intelligence, car l’existence d’un Etre supérieur, spirituel, créateur du monde, est accessible au seul raisonnement dans une recherche intellectuelle strictement logique (c’est pour cela que l’athéisme, sur le simple plan naturel déjà, est une monstruosité). La Foi, est autre chose : la Foi, c’est l’adhésion à Dieu qui se révèle. La démarche spécifique de la Foi, c’est l’acceptation par l’homme d’une réalité qui est au-delà de ce que son intelligence naturelle peut lui faire connaître, et qui lui est communiquée par Dieu Lui-même.

L’Eglise donc a été voulue et instituée par Notre-Seigneur pour que, à la suite des Saints Apôtres, elle transmette cette Révélation définitive que Dieu a faite de Lui-même ; l’Eglise a été créée pour que – par l’évangélisation et les sacrements – elle amène les hommes à l’obéissance de la Foi (cf. Actes VI,7) et pour que, par la Foi, elle leur ouvre l’accès à la Vie éternelle. On peut donc dire que la démarche chrétienne est essentiellement une réponse d’acceptation de l’homme à l’initiative de Dieu : un Dieu qui est venu à sa rencontre en Se révélant Lui-même et qui a comblé, par cette Révélation, l’abîme sinon infranchissable que son  incapacité naturelle et son péché laissaient entre lui et Dieu.

Au contraire, l’attitude qui m’apparaît finalement fondamentale dans la maçonnerie, c’est un refus plus ou moins explicite de la révélation chrétienne, un refus plus ou moins explicite de cette obéissance de la Foi, au profit d’une attitude où c’est l’intelligence de l’homme en recherche qui a la seule initiative, qui exerce elle seule le contrôle.

9782706705175 évêques dans Chronique de Lully

Quant aux « infiltrations maçonniques dans l’Eglise », je ne veux ni les minimiser ni les majorer. Comme je le faisais remarquer dans la note conclusive de mon étude (cf. > ici), c’est une évidence qui n’a pas besoin d’être démontrée que beaucoup de catholiques – comme la plupart de nos contemporains – ont aujourd’hui admis les thèses relativistes, pour le dogme comme pour la morale, qui découlent des convictions maçonniques.  C’est justement l’une des grandes victoires de la franc-maçonnerie, à la suite d’un important travail de sape de l’influence catholique et par une mainmise de plus en plus forte sur tout ce qui peut influencer le jugement des hommes, d’avoir réussi que ses idées soient devenues quasi générales dans la société occidentale, sans que les citoyens « de base » en aient conscience.

L’Eglise n’a pas échappé à cette influence. La crise spirituelle, dogmatique et institutionnelle, qui affecte et fragilise l’Eglise catholique depuis plusieurs décennies a évidemment contribué à cette pénétration des idées maçonniques dans les consciences des fidèles. Que des prêtres, insuffisamment formés ou profondément déformés par les « recyclages » post-conciliaires, professent des idées relativistes ou modernistes très proches de celles de la maçonnerie, ce n’est pas à démontrer. Cela signifie-t-il nécessairement qu’ils sont membres de la maçonnerie? Non pas. Que de ces prêtres pervertis par les idées modernistes, certains soient devenus évêques, c’est certain. Cela signifie-t-il que tous ces évêques fréquentent les loges? Rien de moins certain.

Un jour, au terme de l’une de ses conférences, Frère Maximilien-Marie s’est fermement opposé à l’intervention d’une de ses auditrices qui affirmait avec véhémence : « Tous les évêques français sont francs-maçons! ». Qu’il y en ait quelques uns, on ne peut le nier : il y a bien eu un Judas dans le collège apostolique, il serait téméraire de prétendre qu’il n’a pas eu une sorte de « descendance spirituelle » aujourd’hui, comme il y en a eu à toutes les époques, hélas!… Mais, encore une fois, c’est une bien plus grande victoire de la maçonnerie d’avoir réussi à dominer toutes les sociétés contemporaines – et l’Eglise en est une – par une espèce d’imprégnation diffuse d’un grand nombre de ses idées, que si elle était arrivée à faire entrer consciemment tous nos contemporains dans ses loges.

C’est ce qu’a voulu exprimer notre Frère dans cette bande dessinée que je vous annonçais au début de cette chronique. Nombre de prêtres – des évêques même – ont été invités à participer à des « tenues blanches », voire à y donner des conférences : nous ne pourrions que nous en réjouir si ces évêques, avec le zèle et la force de conviction des Saints Apôtres, y étaient allés pour évangéliser en vérité et convertir ; malheureusement, dans la plupart des cas, les maçons n’ont entendu de leur bouche que des platitudes consensuelles et des thèses qui s’approchaient des leurs. Les évêques français actuellement en exercice qui ont publiquement et sans ambiguïté rappelé l’enseignement et la discipline de l’Eglise sur la franc-maçonnerie se comptent sur les doigts d’une seule main. Rien d’étonnant dès lors à ce qu’une telle confusion continue de régner dans l’Eglise et dans la société…

Lully.                     

 * * * * *

concurrence1 franc-maçon dans Commentaires d'actualité & humeurs

2010-40. Du Saint Rosaire redoutable aux démons.

 

Rosaire & Lépante - église ND de la Victoire à Londres

Vitrail de l’église Notre-Dame de la Victoire à Londres

Il y aurait une véritable témérité à tenir pour négligeable l’insistance avec laquelle la Très Sainte Vierge rappelle l’importance de la prière du Rosaire, pour obtenir aussi bien de nombreuses grâces personnelles que des grâces de paix pour le monde tout entier, des grâces de victoire pour la Chrétienté sur les forces du mal qui l’assaillent, des grâces de fécondité spirituelle pour l’Eglise et des grâces de salut pour les âmes.

Les Saints, les Pontifes, les grands auteurs spirituels depuis plus de 500 ans ont eux aussi parlé avec enthousiasme des fruits spirituels et des grâces temporelles qui sont dus à la prière du Rosaire.
Le dimanche 10 octobre 2010, à la suite de très nombreux papes qui l’ont précédé, au moment de la prière de l’Angélus, le Souverain Pontife Benoît XVI déclarait encore :
« 
… Je voudrais rappeler que le Rosaire est une prière biblique, toute remplie de la Sainte Ecriture. Elle est une prière du coeur, dans laquelle la répétition de l’ Ave Maria oriente la pensée et l’affection vers le Christ, et se fait ainsi prière confiante à Sa et notre Mère. C’est une prière qui aide à méditer la Parole de Dieu et à assimiler la Communion Eucharistique, sur le modèle de Marie qui gardait dans son coeur tout ce que Jésus faisait et disait et même Sa Présence… »

Selon la célèbre phrase du saint homme Job : « La vie de l’homme sur la terre est un combat » (Job VII,1).
Qui dit combat, dit aussi armes.
L’expérience de l’Eglise place le Saint Rosaire parmi les armes spirituelles les plus efficaces, parce que c’est une arme particulièrement redoutée des ennemis de la Foi, une arme qui – en raison du recours constant à Marie, « forte comme une armée rangée en bataille » – est terrible aux démons et fait trembler l’enfer tout entier.

En continuant mes investigations dans les albums de ces modestes bandes dessinées que Frère Maximilien-Marie avait jadis réalisées pour illustrer ses enseignements catéchétiques, j’en ai trouvé une qui illustre bien mes propos de ce jour et que je vous reproduis ci-dessous.

Continuons avec ferveur notre parcours spirituel et nos invocations à Notre-Dame en ce mois du Très Saint Rosaire.

Lully.

Chapelet

« Un seul ‘Je vous salue, Marie’ bien dit fait trembler l’enfer tout entier. »
(Saint Curé d’Ars)

2010-40. Du Saint Rosaire redoutable aux démons. dans Bandes dessinées rosaire1rosaire2 dans De liturgia

NB. : On trouvera > ici , des prières qui conviennent particulièrement au Mois du Saint Rosaire pour accompagner la récitation du chapelet.

Chapelet

2010-30. Pas meilleurs que les autres…

Samedi 26 juin 2010.

Chers Amis du « Refuge Notre-Dame de Compassion« ,

Comme la petite « bande dessinée » que j’avais publiée l’autre jour (cf.> www) a semblé plaire à un certain nombre d’entre vous, je me suis à nouveau faufilé dans les classeurs de Frère Maximilien-Marie pour vous en choisir une autre. Finalement mon choix d’aujourd’hui a été motivé par le fait que cette page m’a paru assez bien correspondre aux lectures que nous entendrons demain dans la Messe du cinquième dimanche après la Pentecôte (épître: 1ère épître de St Pierre III, 8-15; Evangile: Matth.V, 20-24), puisqu’elles nous exhortent à ne pas avoir une religion de surface et d’apparences, mais à rechercher  la pratique la plus authentique qui soit des vertus chrétiennes afin de tendre à la sainteté évangélique.

C’est en effet beaucoup plus par l’exemple que par des discours que les chrétiens peuvent et doivent témoigner des transformations que la Foi, l’Espérance et la Charité opèrent dans leur vie. Pour être crédibles il leur faut avoir une vraie cohérence, sinon ceux qui critiquent l’Eglise en faisant ressortir que les chrétiens ne sont pas meilleurs que les autres n’ont pas tort!

En achevant ce court message, je reprends donc pour chacun d’entre vous le souhait que le Prince des Apôtres écrivait aux premiers fidèles et qui conclut l’épître de ce dimanche: « Dominum autem Chritum sanctificate in cordibus vestris : sanctifiez le Christ Seigneur dans vos coeurs! »

Lully.

 (Nota :  pour voir  la B.D. dans un plus grand format, avec le pointeur de la souris faire un clic droit puis « ouvrir dans un nouvel onglet »)

Pas meilleurs que les autres

2010-27. Où Lully profite des jours de mauvais temps pour étudier la liturgie.

Jeudi 10 juin 2010, après les premières vêpres de la Fête du Sacré-Coeur.

Chers Amis du « Refuge Notre-Dame de Compassion« ,

Vraiment, depuis deux jours nous avons un temps épouvantable pour les matous! Hier, déjà dès le matin, le vent du sud soufflait très fort, amenant de brusques averses qui m’obligeaient à courir pour me mettre à l’abri ; dans l’après-midi, croissant en violence, ce vent a véritablement saccagé nos massifs de lupins qui étaient en pleine floraison.

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L’un de nos massifs de lupins et de lys : photo prise il y a deux jours… Malheureusement ce soir tout est saccagé.

Pendant la nuit et tout au long de cette journée de jeudi, il a encore augmenté et nous avons eu des pluies torrentielles cet après-midi… alors je me suis fait une raison et au lieu d’aller à la chasse aux petits rongeurs des champs, j’ai aidé Frère Maximilien-Marie à ranger des livres et à classer des documents. C’est ainsi que je suis tombé sur un recueil de bandes dessinées qu’il avait réalisées il y a plusieurs années de cela. Cette lecture m’a  tout à la fois instruit et distrait.

J’ai pensé que cela pourrait peut-être vous intéresser vous aussi et j’ai décidé de vous en recopier une qui m’a particulièrement fait réfléchir et qui résume bien – me semble-t-il – un des problèmes liturgiques contemporains. Cette petite bande dessinée concerne en effet une mode désastreuse, qui n’a absolument rien à voir avec les prescriptions du second concile du Vatican, bien qu’elle ait été imposée arbitrairement dans les églises en étant présentée comme une conséquence obligée de ce concile. Il s’agit des autels dits « face au peuple », qui ne sont parfois même pas des autels mais de vulgaires tables plus ou moins améliorées.

Le mot même d’autel vient du latin « altare » qui évoque l’idée d’un lieu surélevé (le même radical latin va donner le mot français altitude par exemple) : l’étymologie déjà montre donc qu’il n’est pas conforme aux traditions les plus anciennes que l’autel soit posé sur le sol au même niveau que les fidèles. Ceux qui ont prétendu que cette manière de faire était un retour aux usages de l’Eglise primitive n’ont pas dit la vérité…

Mais je vous laisse découvrir cela en compagnie du jeune Théophile et de Grindsel le séraphin et je vous souhaite à tous une belle et fervente fête du Sacré Coeur de Jésus : c’est en cette fête que  notre Saint-Père le Pape clôture, à Rome, l‘année sacerdotale.

Alors que le sacerdoce a été si violemment attaqué ou remis en cause, à l’intérieur même de l’Eglise du fait des turpitudes de certains ou de la lâcheté de quelques autres, et à l’extérieur – selon l’expression très juste d’un journaliste catholique – « par les hyènes médiatiques », nous ne cesserons pas de continuer à prier pour les prêtres et pour demander à Dieu de vraies, solides, généreuses et ferventes vocations : Mon Dieu, donnez-nous des prêtres! Mon Dieu, donnez-nous de saints prêtres! Mon Dieu, donnez-nous beaucoup de saints prêtres!

Lully.

* * *

Nota bene : vous pouvez cliquer sur chaque image pour la voir en plus grande taille.

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