Archive pour la catégorie 'Bandes dessinées'

2011-87. Les autruches.

Mardi 22 novembre 2011,
fête de Sainte Cécile.

Ce n’est pas de Sainte Cécile que je veux vous parler aujourd’hui, même si c’est une sainte que nous aimons beaucoup au Mesnil-Marie.
En effet, nous sommes aussi dans la dernière semaine de l’année liturgique : après le « dimanche de la fin des temps » que nous venons de célébrer, cette semaine est traditionnellement consacrée à méditer d’une manière plus particulière sur les fins dernières.
Voici pourquoi, pour répondre à la demande de l’une de mes lectrices qui m’a écrit pour me demander si je n’avais pas encore quelqu’une des petites bandes dessinées de Frère Maximilien-Marie à publier, parce que je ne l’ai pas fait depuis plusieurs mois, je suis allé « furler » (
verbe spécifiquement ardéchois qui signifie : fureter, rechercher avec insistance – cf. Claudine Fréchet : Dictionnaire du parler de l’Ardèche) dans ses affaires et j’en ai trouvé une tout à fait en rapport avec cette dernière semaine du temps liturgique.
Ainsi que nous l’enseigne le Saint-Esprit, dans le livre de l’Ecclésiastique : « Dans toutes tes oeuvres, rappelle-toi tes fins dernières, et jamais tu ne pécheras – In omnibus operibus tuis memorare novissima tua et in aeternum non peccabis! » (
Eccli. VII, 40).

 Lully.          

* * * * * * *

2011-87. Les autruches. dans Bandes dessinées lesautruches1

lesautruches2 autruches dans De liturgia

* * * * * * *

Autres bandes dessinées publiées sur ce blogue :
- Grindsel le séraphin se pose quelques bonnes questions > www.
- Pas meilleurs que les autres > www.
- Le Rosaire redoutable aux démons > www.
- Concurrence > www.
- La préférée de Dieu > www.
- Une lettre pour toi > www.
- Comment se forment les perles > www.
- Saint Joseph et le placage > www.
- Au jour le jour > www.
- A l’école de Saint Louis de Gonzague > www.
- Vacances? > www.

2011-52. Les vraies vacances du chrétien.

C'est quand les vacances?

Mardi 5 juillet 2011.

Chers Amis du « Refuge Notre-Dame de Compassion« ,

Alors que, ces jours-ci, les bulletins d’information quotidiens (le matin j’écoute un peu la radio avec Frère Maximilien-Marie pour me tenir au courant de l’actualité) font revenir le mot « vacances » comme un refrain, en l’associant à un tas d’activités toutes plus superficielles et étourdissantes les unes que les autres, je suis allé rechercher des paroles prononcées par notre Saint-Père le Pape Benoît XVI relatives à cette période estivale.
J’ai pensé que ce que j’ai trouvé pourrait peut-être vous intéresser vous aussi et je l’ai donc recopié à votre intention :

« Dans le monde où nous vivons, cela devient presque une nécessité de pouvoir se régénérer dans le corps et dans l’esprit, en particulier pour ceux qui habitent en ville, où les conditions de vie, souvent frénétiques, laissent peu de place au silence, à la réflexion et au contact reposant avec la nature.
Les vacances sont, en outre, des jours pendant lesquels on peut se consacrer plus longuement à la prière, à la lecture et à la méditation sur les significations profondes de la vie, dans le cadre serein de sa famille et de ses proches.
Le temps des vacances offre des opportunités uniques de s’arrêter devant les spectacles suggestifs de la nature, merveilleux « livre » à la portée de tous, grands et petits.
Au contact de la nature, la personne retrouve sa juste dimension, elle redécouvre qu’elle est une créature, petite mais dans le même temps unique, en mesure « d’accueillir Dieu » car intérieurement ouverte à l’infini. Poussée par la demande de sens, qui est pressante dans son coeur, celle-ci perçoit dans le monde environnant l’empreinte de la bonté, de la beauté et de la Providence divine et elle s’ouvre presque naturellement à la louange et à la prière.
« 
(paroles de Benoît XVI avant l’Angélus du dimanche 17 juillet 2005).

C’est moi qui ai tenu à mettre certains passages en caractères gras. Intérieurement, je me disais que, dans notre « Mesnil-Marie« , niché dans un écrin de splendeurs naturelles hautement suggestives de la beauté, de la grandeur et de la bonté de Dieu, nous n’avions pas besoin de nous précipiter ailleurs pour trouver le calme et le recueillement qui nous ouvrent intérieurement à l’Infini…

Chers Amis, je ne sais si vous faites partie des privilégiés qui pourront, au cours de l’été, partir de chez vous et rompre avec les conditions de la vie ordinaire, pour profiter d’un temps de repos et de vraie détente.
Si c’est le cas, je m’en réjouis pour vous… Mais de toute façon, je souhaite à tous et à chacun – chez soi ou en villégiature – de savoir prendre les indispensables moments de régénération spirituelle au contact de Dieu, principalement par la prière.

C’est ce que notre Frère Maximilien-Marie avait déjà exprimé à travers l’une de ses petites bandes dessinées (celle-ci réalisée il y a déjà une vingtaine d’années), et c’est en la publiant ci-dessous que je vous souhaite de bonnes vraies vacances chrétiennes

pattes de chat Lully. 

Gif soleil

(cliquer sur les images pour les voir en plus grand format)

2011-52. Les vraies vacances du chrétien. dans Bandes dessinées bdvacances1copie

bdvacances2copie dans Chronique de Lully

Gif soleil

Autres bandes dessinées de Frère Maximilien-Marie publiées dans ce blogue : « Saint Joseph et le placage » (> www); “Une lettre pour toi” (> www); “La préférée de Dieu” (> www); “Concurrence” (> www); “J’enrage!” (> www); “Pas meilleur que les autres” (> www); “Grindsel le séraphin se pose quelques bonnes questions” (> www); “Comment se forment les perles” ( > www),  « Au jour le jour » (> www), et « A l’école de Saint Louis de Gonzague : la Garde des sens » (> www).

2011-49. De Saint Louis de Gonzague et de la garde des sens.

2011-49. De Saint Louis de Gonzague et de la garde des sens. dans Bandes dessinées stanze59copie

St Louis de Gonzague
retable de l’autel dans la chambre qu’il occupa au « Collège Romain »

Le 21 juin, l’Eglise célèbre la fête de Saint Louis de Gonzague, céleste protecteur de la jeunesse chrétienne.

Je n’ai pas pour dessein aujourd’hui de vous raconter ici la vie de cet admirable modèle de ferveur, de vertu, d’amour de Dieu et du prochain, mais je voudrais seulement et brièvement vous soumettre quelques réflexions que je me suis faites alors que je méditais, couché à l’ombre d’un arbuste, tandis que le soleil dardait d’implacables rayons.

Frère Maximilien-Marie m’a raconté que lorsqu’il était au collège et au lycée, il avait entendu certains de ses professeurs, qui étaient des religieux, et aussi des prêtres, se moquer de la manière dont Saint Louis de Gonzague s’était appliqué à préserver la pureté de son âme en s’appliquant au contrôle de ses sens : c’était l’ « après soixante-huit », et les « chers frères » s’imaginaient peut-être que toute l’ascèse enseignée par les Saintes Ecritures elles-mêmes et par vingt siècles de tradition spirituelle n’avait plus lieu d’être… Tout était permis!

Je ne m’étendrai pas sur tous les naufrages spirituels, sur tous les échecs, sur toutes les expériences douloureuses dont les adolescents de ce temps ont été les victimes, parce que les prétendus « éducateurs chrétiens » de ces années folles avaient trahi les grands principes de la prudence et de la sagesse, hérités de la pédagogie des saints des âges précédents.

L’expression « garde des sens » – qui désigne l’exercice ascétique par lequel une personne contrôle ses sens afin de ne pas être à leur remorque, afin de ne pas laisser son esprit devenir l’esclave des sensations, des sentiments et des impressions – semble avoir disparu du langage chrétien. Si vous tapez dans un moteur de recherche sur internet les expressions « garde des sens » ou « contrôle de ses sens », les résultats que vous obtiendrez sont éloquents : on a l’impression qu’il n’y a plus que les « pratiques spirituelles » de l’Extrême-Orient qui en parlent! Peut-être est-ce là une des raisons qui font que beaucoup d’occidentaux en quête de renouveau spirituel et de purification vont les chercher dans le bouddhisme tibétain, dans l’hindouisme ou dans certaines sectes qui promettent un affranchissement de la tyrannie des passions?

Je n’en dirai pas davantage : je vous laisse réfléchir à cela par le moyen d’une petite bande dessinée de notre Frère Maximilien-Marie dont j’ai fait ci-dessous la copie à votre intention.

Lully.

lys.giflys.giflys.gif

alcoledestlouisdegonzague1 dans Commentaires d'actualité & humeurs

alcoledestlouisdegonzague2 dans De liturgia

lys.giflys.giflys.gif

Prière pour se confier à la protection particulière de Saint Louis de Gonzague :

O très glorieux et très aimable Saint Louis de Gonzague, je m’adresse à vous avec grande confiance et je vous choisis pour mon modèle et spécial protecteur!

Tournez vers moi vos regards pleins de bonté et, par vos prières, obtenez-moi, s’il vous plait, les bonnes inspirations pour me conduire en cette vie : éclairez mon cœur et rendez-le fort contre toutes les tentations de l’orgueil, de l’égoïsme et de la sensualité ; enseignez-moi à déjouer les pièges de l’ennemi et à marcher dans les voies de la fidélité ; intercédez sans cesse en ma faveur auprès de Jésus et de Marie, afin qu’après avoir imité vos vertus sur cette terre, je parvienne avec vous dans le Royaume céleste.

Ainsi soit-il.

(prière composée par Frère Maximilien-Marie)

Voir aussi la prière de consécration à la Sainte Vierge « O Domina mea »,
attribuée à Saint Louis de Gonzague, ici > www.

lys.giflys.giflys.gif

Autres bandes dessinées de Frère Maximilien-Marie publiées dans ce blogue : « Saint Joseph et le placage » (> www); “Une lettre pour toi” (> www); “La préférée de Dieu” (> www); “Concurrence” (> www); “J’enrage!” (> www); “Pas meilleur que les autres” (> www); “Grindsel le séraphin se pose quelques bonnes questions” (> www); “Comment se forment les perles” ( > www), et « Au jour le jour » (> www).

2011-43. Vivre l’instant présent…

Mercredi 18 mai 2011.

Vous connaissez très certainement, chers Amis du « Refuge Notre-Dame de Compassion« , le poème de Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus intitulé « Mon chant d’aujourd’hui ». En voici quatre strophes que j’ai sélectionnées :

Ma vie n’est qu’un instant, une heure passagère 
Ma vie n’est qu’un seul jour qui m’échappe et qui fuit :
Tu le sais, ô mon Dieu ! pour T’aimer sur la terre 
Je n’ai rien qu’aujourd’hui !…

(… ) Que m’importe, Seigneur, si l’avenir est sombre ? 
Te prier pour demain, oh non, je ne le puis !… 
Conserve mon coeur pur, couvre-moi de Ton ombre,
Rien que pour aujourd’hui.

Si je songe à demain, je crains mon inconstance,
Je sens naître en mon coeur la tristesse et l’ennui. 
Mais je veux bien, mon Dieu, l’épreuve, la souffrance 
Rien que pour aujourd’hui.

 

(…) Près de Ton Coeur divin, j’oublie tout ce qui passe 
Je ne redoute plus les craintes de la nuit 
Ah ! donne-moi, Jésus, dans ce Coeur une place 
Rien que pour aujourd’hui.

Si je pensais à ces vers de Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus aujourd’hui, c’est parce qu’en continuant mes explorations des classeurs contenant les dessins de Frère Maximilien-Marie, j’ai trouvé l’une de ses petites « bandes dessinées » qui s’intitule « Au jour le jour » : elle aussi reprend ce thème si important pour l’équilibre de la vie spirituelle : vivre l’instant présent.

 

C’est aussi ce qu’exprime la sublime prière d’abandon confiant écrite par Madame Elisabeth (ici > www). La pression continue à laquelle le monde d’aujourd’hui et le contexte général de la société soumettent les âmes demandent toutefois qu’on en fasse souvent le rappel…

Quelles que soient les épreuves de cette vie, gardez, chers Amis, gardez confiance et reprenez courage en regardant vers le Coeur de Jésus et Marie et en recevant de Lui la grâce, la force et la consolation « rien que pour aujourd’hui »!

Lully.

Chat studieux

2011-43. Vivre l'instant présent... dans Bandes dessinées aujourlejourbdcopie

Chat studieux

Autres bandes dessinées précédemment publiées sur ce blogue : « Saint Joseph et le placage » (> www); “Une lettre pour toi” (> www); “La préférée de Dieu” (> www); “Concurrence” (> www); “J’enrage!” (> www); “Pas meilleur que les autres” (> www); “Grindsel le séraphin se pose quelques bonnes questions” (> www); “Comment se forment les perles” ( > www).

2011-31. De Saint Joseph et du Carême.


Chers Amis du Refuge Notre-Dame de Compassion,

Nous sommes en Carême : j’espère que vous êtes tous animés d’une grande ferveur et remplis d’une mâle détermination pour ce grand temps du combat spirituel aux côtés de Notre-Seigneur (cf. Evangile du premier dimanche de Carême) !

Nous avons accompli la neuvaine préparatoire à la fête de Saint Joseph (cf. > www), et, au jour de sa fête, dans l’oratoire de notre Mesnil-Marie, une veilleuse brûle en permanence devant la statue de ce très puissant intercesseur auquel, avec Frère Maximilien-Marie, nous recommandons toutes les intentions qui nous sont confiées : malades et agonisants, recherches de logement ou de travail, soucis familiaux, sans oublier toutes les inquiétudes liées à l’état de la France et du monde, ainsi que toutes les intentions de la Saint Eglise et la personne même de notre Saint-Père le Pape Benoît XVI qui, au saint baptême, a reçu le patronage céleste de Saint Joseph…

Dans les petites bandes dessinées de Frère Maximilien-Marie, j’en ai trouvé une qui associe justement la dévotion à Saint Joseph et le temps du Carême, aussi ai-je pensé qu’elle pourrait tout à la fois vous plaire et vous être de quelque utilité spirituelle. Elle ne nécessite pas de plus ample commentaire de ma part, et je vous laisse donc la découvrir et en méditer les leçons.

Que Saint Joseph vous soit en aide pour correspondre toujours plus et mieux à l’amour du divin Coeur de Jésus!

pattes de chat  Lully.                     

Pour voir ces dessins dans un format plus grand faire dessus un clic droit
puis  : « ouvrir l »image dans un nouvel onglet »

Saint Joseph et le placage 1

Saint Joseph et le placage 2

rabot gif

Rappels :

- Message de notre Saint-Père le Pape Benoît XVI pour le Carême de l’an de grâce 2011 > www.
- Petit catéchisme sur le Carême et la pénitence > www.
- Sermon de Saint Augustin sur le devoir que nous avons de faire pénitence > www.

Autres bandes dessinées précédemment publiées sur ce blogue :
- « Une lettre pour toi » (> www) ; – « La préférée de Dieu » (> www) ; – « Concurrence » (> www) ; – « J’enrage! » (> www) ; – « Pas meilleur que les autres » (> www) ; – « Grindsel le séraphin se pose quelques bonnes questions » (> www) ; – « Comment se forment les perles » ( > www).

Et aussi :
- Prières à Saint Joseph pour le mois de mars > www
- Prière de Léon XIII à Saint Joseph « Nous recourrons à vous dans notre tribulation » > www
- Salutations de Saint Jean Eudes à Saint Joseph > www
et bande dessinée « Allez à Joseph » > www.

2011-26. Des mille et une petites contrariétés quotidiennes.

Vendredi 25 février 2011, fête de la Bienheureuse Isabelle de France.

Bien chers Amis du « Refuge Notre-Dame de Compassion« ,

Jour maussade, jour de bruine…

Après avoir demandé à Frère Maximilien-Marie d’ouvrir l’une après l’autre toutes les portes de la maison, afin de m’assurer que la pluie était bien de tous les côtés et qu’il m’était également impossible de sortir à l’Ouest comme à l’Est, j’ai eu – je le confesse – un mouvement d’humeur et une très forte envie de râler.

Mon papa-moine m’a alors pris dans ses bras et, tout en me caressant, il m’a expliqué que ma mauvaise humeur et ma bouderie ne feraient pas changer la météo mais pourraient contribuer à rendre l’atmosphère intérieure de notre « Mesnil-Marie » aussi grise que le ciel extérieur.

« Tu sais, a-t-il ajouté, toutes nos journées – et il en sera ainsi tout au long de notre vie – sont parsemées de moments moins agréables, de contradictions et de contrariétés : si tu en fait de continuels motifs d’irritation et de râlerie, tu seras dans une perpétuelle amertume intérieure. Non seulement tu seras toi-même malheureux, mais en plus tu rendras la vie impossible aux autres… En revanche, si tu t’efforces (car c’est un effort soutenu qu’il faut produire et on n’y arrive pas du premier coup ni tout le temps) de transformer ces petites ou grandes épreuves quotidiennes en autant d’occasions de rebondissements surnaturels, ta vie sera transfigurée ainsi que celle de ceux qui t’entourent. Il ne s’agit pas de faire de la « méthode Coué » et de se dire que « tout va bien » en niant la réalité ; il s’agit au contraire de regarder celle-ci bien en face et de l’assumer totalement dans un esprit d’offrande, dans un esprit généreux de sacrifice, dans un esprit d’union aux dispositions du Coeur de Jésus et Marie, conformément à l’exhortation de Saint Paul : ‘Je vous conjure, mes frères, par la miséricorde de Dieu, d’offrir vos corps en hostie vivante, sainte, agréable à Dieu : c’est là le culte spirituel que vous Lui devez. Et ne vous conformez pas sur le monde présent, mais réformez-vous par le renouvellement de votre esprit afin que vous éprouviez combien la Volonté de Dieu est bonne, agréable et parfaite!’ (Rom. XII, 1-2). »

J’avais eu mon petit sermon pour la journée et je suis allé méditer du côté de la bibliothèque, où j’ai feuilleté le petit recueil de bandes dessinées réalisées par Frère Maximilien-Marie. C’est ainsi que j’en ai extrait celle-ci  dans laquelle Grindsel le séraphin complète de manière très vivante la leçon que j’ai reçue ce matin… Aussi n’hésité-je pas à vous en faire profiter vous-aussi. Que votre journée soit bonne et belle, malgré tous les grains de sable qui tentent de s’introduire dans vos chaussures pour gêner votre marche!

Lully.

Chat gif en marche

Pour  voir  la BD en plus grand format
1) faire un clic droit sur la souris,
2) puis sélectionner « ouvrir l’image dans un nouvel onglet ».

Comment se forment les perles BD

ange1000.gif

Autres bandes dessinées précédemment publiées sur ce blogue : « Une lettre pour toi » (> www); « La préférée de Dieu » (> www); « Concurrence » (> www); « J’enrage! » (> www); « Pas meilleur que les autres » (> www); « Grindsel le séraphin se pose quelques bonnes questions » (> www); « Saint Joseph et le placage » ( > www).

2011-15. Verbum Domini.

Mercredi soir 9 février 2011.

Chers Amis du « Refuge Notre-Dame de Compassion« ,

Il faut que je vous l’avoue : j’ai pris du retard dans le programme de lectures et d’études que Frère Maximilien-Marie m’a prescrit. Ainsi, c’est uniquement aujourd’hui que j’ai commencé à étudier l’exhortation apostolique post-synodale intitulée « Verbum Domini » (deux mots latins qui signifient : la Parole du Seigneur) que notre Saint-Père le Pape Benoît XVI a signée – de manière très significative – le jour de la fête de Saint Jérôme, 30 septembre 2010.

2011-15. Verbum Domini. dans Bandes dessinées 9788820984793

C’est un texte qui est certes un peu long, mais il se lit sans difficultés. Aussi j’aimerais que tous mes lecteurs se convainquent que si un tout petit chat peut se plonger sans peine et avec un réel profit spirituel dans la lecture de cette exhortation apostolique, il est évident qu’il leur sera facile de l’étudier à leur tour (s’ils ne l’ont pas déjà fait), et qu’ils y puiseront eux aussi de très grandes richesses pour leur avancement spirituel et pour une meilleure compréhension de ce que sont les Saintes Ecritures.

J’ai même envie d’écrire que tous les fidèles de l’Eglise qui prennent au sérieux leur foi et leur engagement chrétien ont l’impérieux devoir de lire ce texte avec la plus grande attention.

Point n’est besoin d’aller se perdre dans des commentaires, des introductions ou des présentations multiples! Je vous l’ai déjà dit : ce texte se lit sans difficultés. Et il se suffit à lui-même. Je fais cette dernière remarque parce que l’une des tendances d’un certain clergé français consiste à noyer les fidèles sous un tas de commentaires des textes pontificaux plutôt que de mettre directement ceux-ci dans leurs mains ; comme s’ils voulaient que la pensée pontificale soit rectifiée par le prisme de leur propre interprétation avant d’atteindre l’intelligence et le coeur des catholiques…

Cette exhortation apostolique, on ne la résume pas, parce qu’elle est déjà elle-même un excellent exposé qui présente de manière synthétique, complète et équilibrée, le mystère de la révélation biblique, son importance et son rôle dans tous les domaines de la vie de l’Eglise et de chaque chrétien.

Les paragraphes ne sont pas très longs et il est facile d’en faire la lecture à divers moments de la journée. Ainsi donc, même si – tout comme en notre « Mesnil-Marie » – vous avez de multiples occupations, même si les belles journées presque printanières dont nous bénéficions en ce moment vous incitent à travailler dehors, il n’y a aucune opposition ni contre-indication à garder le petit volume de cette exhortation apostolique à portée de main et à en lire un paragraphe lorsque vous faites une petite pause…

Frère Maximilien-Marie, comme tous les moines, est attentif à la « lectio divina ». En outre, depuis les premières années de sa vie religieuse, il s’est plongé d’une manière très spéciale dans l’étude des Saintes Ecritures puisqu’il a même dispensé un cours de formation biblique pendant des années. Il avait eu la très grande grâce de rencontrer et de bénéficier occasionnellement des conseils de l’un des plus éminents biblistes du XXème siècle, dont il me parle très souvent : Monsieur l’abbé Jean Carmignac. Il faudra d’ailleurs que je vous en parle moi aussi de manière plus particulière parce que cette année 2011 marque le vingt-cinquième anniversaire du rappel à Dieu de ce prêtre qui fut tout à la fois un très grand savant et un spirituel de tout premier ordre.

Bref… Je vais arrêter là mes recommandations de ce soir ; toutefois, avant de vous quitter  – et parce que certains d’entre vous m’ont écrit pour me le demander -, je veux vous livrer ci-dessous une de ces petites bandes dessinées sans prétention que notre Frère avait jadis réalisées : celle-ci est l’adaptation d’un texte de « notre glorieux Père Saint Augustin » qui comparait les textes de la Sainte Ecriture à des lettres pleines de sollicitude et d’amour envoyées par Dieu aux hommes. Je vous en prie donc : ne négligez point la lecture de lettres si aimantes… 

 Lully.

animauxchats00130.gif

(vous pouvez cliquer sur les dessins pour les voir en plus grand)

une lettre pour toi 1a pars

une lettre pour toi 2a pars

« La Parole de Dieu est à la base de toute spiritualité chrétienne authentique. »

Benoît XVI (exhortation apostolique post-synodale « Verbum Domini » §86)

60pxemblemofthepapacysesvg.png

2011-5. Fin du cycle liturgique de Noël et continuité des vertus que le Christ a voulu illustrer à la crèche.

Vendredi 14 janvier 2011.

Chers Amis du Refuge Notre-Dame de Compassion,

Hier, 13 janvier, par la commémoraison du Baptême de Notre-Seigneur Jésus-Christ (fête pour laquelle – au bréviaire traditionnel – on reprend l’office du 6 janvier hormis l’oraison), s’est achevé le cycle liturgique de Noël ; voilà pourquoi, ce matin, avec Frère Maximilien-Marie, nous avons retiré les décorations extérieures qui donnaient au Mesnil-Marie un air de fête. Nous avons seulement laissé la crèche lumineuse extérieure (dont je vous avais parlé ici > www) : elle demeurera jusqu’au jour de la Chandeleur, qui clôturera le temps des 40 jours après la Nativité, jour où Joseph et Marie quittèrent Bethléem pour aller, selon les prescriptions de la loi mosaïque, présenter au Temple le Saint Enfant Jésus. C’est alors que nous aussi, selon l’usage ancien, nous déferons notre crèche et la rangerons pour onze mois…

En attendant le 2 février, les visiteurs – souvent par petits groupes – continuent à venir voir la crèche du Mesnil-Marie : sur le modeste « livre d’or » que j’aime à feuilleter, je peux lire des témoignages aussi amicaux qu’encourageants.

Si, peu à peu, nous nous acheminons sur la fin de ce temps de la crèche, nous n’en finissons cependant pas et nous n’en finirons jamais d’approfondir les leçons spirituelles que le Sauveur nous donne en naissant dans cette pauvre étable. Ce matin, j’ai médité sur ces lignes extraites d’une homélie du Pape Saint Léon le Grand qui fait ressortir combien le Christ en voulant se faire petit enfant a voulu nous enseigner l’humilité :

« Lorsque les trois mages eurent été conduits par l’éclat d’une nouvelle étoile pour venir adorer Jésus, ils ne le virent pas en train de commander aux démons, de ressusciter des morts de rendre la vue aux aveugles, ou la marche aux boiteux, ou la paroles aux muets, ni d’accomplir quelque acte relevant de la puissance divine ; non, ils virent un enfant gardant le silence, tranquille, confié aux soins de sa mère ; en lui n’apparaissait aucun signe de son pouvoir, mais il offrait à la vue un grand prodige, son humilité. Aussi le spectacle même de ce saint enfant auquel Dieu, Fils de Dieu, s’était uni, présentait aux regards un enseignement qui devait plus tard être proclamé aux oreilles, et ce que ne proférait pas encore le son de sa voix, le simple fait de le voir faisait déjà qu’il l’enseignait. Toute la victoire du Sauveur, en effet, victoire qui a subjugué le diable et le monde, a commencé par l’humilité et a été consommée par l’humilité. Il a inauguré dans la persécution ses jours prédestinés, et les a terminés dans la persécution ; à l’enfant n’a pas manqué la souffrance, et à celui qui était appelé à souffrir n’a pas manqué la douceur de l’enfance ; car le fils unique de Dieu a accepté par un unique abaissement de sa majesté, et de naître volontairement homme et de pouvoir être tué par les hommes.

(…) Aussi toute la pratique de la sagesse chrétienne, mes bien-aimés, ne consiste ni dans l’abondance des paroles, ni dans l’habileté à disputer, ni dans l’appétit de louanges et de gloire, mais dans la sincère et volontaire humilité que le Seigneur Jésus-Christ a choisie et enseignée en guise de toute force, depuis le sein de sa Mère jusqu’au supplice de la Croix. Car un jour que ses disciples recherchaient entre eux, comme le raconte l’Evangéliste, « qui parmi eux, était le plus grand dans le Royaume des Cieux, Il appela un petit enfant, le plaça au milieu d’eux et dit : En vérité, je vous le dis, si vous ne vous convertissez pas et ne devenez pas comme de petits enfants, vous n’entrerez pas dans le Royaume des Cieux. Qui donc se fera petit comme cet enfant-là, voilà qui sera le plus grand dans le Royaume des Cieux. »

Le Christ aime l’enfance qu’il a d’abord vécue dans son âme et dans son corps. Le Christ aime l’enfance, maîtresse d’humilité, règle d’innocence, modèle de douceur. Le Christ aime l’enfance, vers elle il oriente la manière d’agir des aînés, vers elle il ramène les vieillards ; il attire à son propre exemple ceux qu’il élève au Royaume éternel. » (Saint Léon le Grand,  in 7ème sermon pour l’Epiphanie).

J’ai justement retrouvé une petite « bande dessinée » qu’avait réalisée jadis Frère Maximilien-Marie en rapport avec ce thème, aussi je me permets de vous en faire une copie, pour conclure le temps de Noël de manière spirituelle … dans les deux sens de cet adjectif.

Lully.

gif091.gif

La Préférée de Dieu.
(Faire un « clic » droit de la souris puis ouvrir l’image dans un nouvel onglet si voulez voir les dessins en plus grand format)

La préférée de Dieu (1ère partie)

La préférée de Dieu (2nde partie)

2010-48. Où Lully reparle de ses précédentes publications relatives à la franc-maçonnerie et aborde la question de son infiltration dans l’Eglise.

Vendredi 19 novembre 2010.

Chers Amis du Refuge Notre-Dame de Compassion,

En complément aux textes que j’ai publiés ces derniers jours (c’est-à-dire la note du Cardinal Ratzinger consécutive à la parution du Code de Droit Canonique en 1983 > ici, et le texte que j’ai dû diviser en deux parties > ici & ici pour expliciter les raisons de l’impossible conciliation entre le catholicisme et la maçonnerie), mais aujourd’hui sur un mode un peu plus ironique, je voudrais vous montrer une petite bande dessinée sans prétention que Frère Maximilien-Marie avait réalisée il y a presque dix ans et que j’ai trouvée en fouillant dans ses affaires…

2010-48. Où Lully reparle de ses précédentes publications relatives à la franc-maçonnerie et aborde la question de son infiltration dans l'Eglise. dans Bandes dessinées cabochat.vignette

Avant cela, je dois néanmoins préciser que, au Mesnil-Marie, nous ne sommes pas dans l’excès de ceux qui voient des francs-maçons prêts à « bouffer du curé » à tous les coins de rue ou derrière chaque arbre, même si nous savons qu’ils sont très influents – jusqu’à constituer une sorte d’ « Etat dans l’Etat » – et que leurs effectifs ont considérablement augmenté pendant toute la seconde moitié du XXème siècle (on peut estimer qu’il y a environ 140 000 adhérents à la maçonnerie actuellement en France, toutes obédiences confondues).

Nous sommes seulement réalistes, sachant qu’ils s’efforcent de tenir des postes clefs ou d’avoir une influence prépondérante dans tous les domaines d’activité les plus importants : tous les partis politiques, les syndicats, la magistrature, l’armée, l’administration, le ministère de l’ « éducation nationale », les médias, les milieux financiers, les O.N.G. … etc.

Nous avons aussi conscience que tous les francs-maçons ne sont pas personnellement pénétrés d’intentions malveillantes contre l’Eglise et contre la Foi : il y a parmi eux des personnes qui sont sincèrement animées de sentiments philanthropiques et qui sont même dans une authentique quête spirituelle ; il y en a beaucoup (surtout dans les grades inférieurs) qui ne voient pas autre chose que la recherche d’un progrès de l’humanité et qui, très certainement, à la lecture du résumé systématique que j’ai publié, pourraient se montrer surpris ou choqués qu’on attribue de telles convictions de fond à la maçonnerie… Mais, redisons-le, sincérité n’est pas vérité!

Ce qui rend la question de la maçonnerie si complexe, c’est bien justement qu’il n’y a pas de profession de foi maçonnique universelle et clairement publiée : dans un cadre général qui demeure particulièrement opaque, malgré tout ce qu’on peut tenter pour le clarifier, il y a une multitude de « nuances » et d’ « options », d’attitudes et de déclarations, dans lesquelles, selon l’expression familière, « on trouve à boire et à manger »! Cependant, ce qui demeure fondamental dans la franc-maçonnerie, c’est son anti-dogmatisme absolu et sa croyance en une « vérité » fluctuante et évolutive qui est le fait du choix de l’homme et non la référence à un ordre révélé immuable. De là découlent tous les points d’opposition avec la Foi chrétienne et avec l’Eglise catholique que j’ai précédemment explicités.

Ce n’est pas pour rien que l’un des synonymes de franc-maçon est « libre-penseur ». Ce que la maçonnerie revendique, en définitive, c’est une absolue indépendance de l’homme, dont la réflexion et la pensée n’acceptent pas d’être soumises à un ordre extérieur à lui-même, fut-il révélé par Dieu.

Selon l’enseignement philosophique le plus rigoureux, dire : « Dieu existe », ce n’est pas faire un acte de foi, c’est seulement faire un acte naturel d’intelligence, car l’existence d’un Etre supérieur, spirituel, créateur du monde, est accessible au seul raisonnement dans une recherche intellectuelle strictement logique (c’est pour cela que l’athéisme, sur le simple plan naturel déjà, est une monstruosité). La Foi, est autre chose : la Foi, c’est l’adhésion à Dieu qui se révèle. La démarche spécifique de la Foi, c’est l’acceptation par l’homme d’une réalité qui est au-delà de ce que son intelligence naturelle peut lui faire connaître, et qui lui est communiquée par Dieu Lui-même.

L’Eglise donc a été voulue et instituée par Notre-Seigneur pour que, à la suite des Saints Apôtres, elle transmette cette Révélation définitive que Dieu a faite de Lui-même ; l’Eglise a été créée pour que – par l’évangélisation et les sacrements – elle amène les hommes à l’obéissance de la Foi (cf. Actes VI,7) et pour que, par la Foi, elle leur ouvre l’accès à la Vie éternelle. On peut donc dire que la démarche chrétienne est essentiellement une réponse d’acceptation de l’homme à l’initiative de Dieu : un Dieu qui est venu à sa rencontre en Se révélant Lui-même et qui a comblé, par cette Révélation, l’abîme sinon infranchissable que son  incapacité naturelle et son péché laissaient entre lui et Dieu.

Au contraire, l’attitude qui m’apparaît finalement fondamentale dans la maçonnerie, c’est un refus plus ou moins explicite de la révélation chrétienne, un refus plus ou moins explicite de cette obéissance de la Foi, au profit d’une attitude où c’est l’intelligence de l’homme en recherche qui a la seule initiative, qui exerce elle seule le contrôle.

9782706705175 évêques dans Chronique de Lully

Quant aux « infiltrations maçonniques dans l’Eglise », je ne veux ni les minimiser ni les majorer. Comme je le faisais remarquer dans la note conclusive de mon étude (cf. > ici), c’est une évidence qui n’a pas besoin d’être démontrée que beaucoup de catholiques – comme la plupart de nos contemporains – ont aujourd’hui admis les thèses relativistes, pour le dogme comme pour la morale, qui découlent des convictions maçonniques.  C’est justement l’une des grandes victoires de la franc-maçonnerie, à la suite d’un important travail de sape de l’influence catholique et par une mainmise de plus en plus forte sur tout ce qui peut influencer le jugement des hommes, d’avoir réussi que ses idées soient devenues quasi générales dans la société occidentale, sans que les citoyens « de base » en aient conscience.

L’Eglise n’a pas échappé à cette influence. La crise spirituelle, dogmatique et institutionnelle, qui affecte et fragilise l’Eglise catholique depuis plusieurs décennies a évidemment contribué à cette pénétration des idées maçonniques dans les consciences des fidèles. Que des prêtres, insuffisamment formés ou profondément déformés par les « recyclages » post-conciliaires, professent des idées relativistes ou modernistes très proches de celles de la maçonnerie, ce n’est pas à démontrer. Cela signifie-t-il nécessairement qu’ils sont membres de la maçonnerie? Non pas. Que de ces prêtres pervertis par les idées modernistes, certains soient devenus évêques, c’est certain. Cela signifie-t-il que tous ces évêques fréquentent les loges? Rien de moins certain.

Un jour, au terme de l’une de ses conférences, Frère Maximilien-Marie s’est fermement opposé à l’intervention d’une de ses auditrices qui affirmait avec véhémence : « Tous les évêques français sont francs-maçons! ». Qu’il y en ait quelques uns, on ne peut le nier : il y a bien eu un Judas dans le collège apostolique, il serait téméraire de prétendre qu’il n’a pas eu une sorte de « descendance spirituelle » aujourd’hui, comme il y en a eu à toutes les époques, hélas!… Mais, encore une fois, c’est une bien plus grande victoire de la maçonnerie d’avoir réussi à dominer toutes les sociétés contemporaines – et l’Eglise en est une – par une espèce d’imprégnation diffuse d’un grand nombre de ses idées, que si elle était arrivée à faire entrer consciemment tous nos contemporains dans ses loges.

C’est ce qu’a voulu exprimer notre Frère dans cette bande dessinée que je vous annonçais au début de cette chronique. Nombre de prêtres – des évêques même – ont été invités à participer à des « tenues blanches », voire à y donner des conférences : nous ne pourrions que nous en réjouir si ces évêques, avec le zèle et la force de conviction des Saints Apôtres, y étaient allés pour évangéliser en vérité et convertir ; malheureusement, dans la plupart des cas, les maçons n’ont entendu de leur bouche que des platitudes consensuelles et des thèses qui s’approchaient des leurs. Les évêques français actuellement en exercice qui ont publiquement et sans ambiguïté rappelé l’enseignement et la discipline de l’Eglise sur la franc-maçonnerie se comptent sur les doigts d’une seule main. Rien d’étonnant dès lors à ce qu’une telle confusion continue de régner dans l’Eglise et dans la société…

Lully.                     

 * * * * *

concurrence1 franc-maçon dans Commentaires d'actualité & humeurs

12345

A tempo di Blog |
Cehl Meeah |
le monde selon Darwicha |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | mythologie
| jamaa
| iletaitunefoi