Archive pour la catégorie 'Chronique de Lully'

2007-15. Du 16 octobre.

16 octobre 2007.

Ce matin, Frère Maximilien-Marie m’a lu – et je l’ai écouté avec la plus grande attention – la dernière lettre écrite par la Reine Marie-Antoinette, adressée à sa belle-soeur, Madame Elisabeth, et qui est improprement appelée « testament de la Reine » (cf. > www). Il m’a aussi montré un fac-similé des dernières lignes qu’elle a tracées, sur la page de garde de son « livre d’heures », ce 16 octobre 1793 vers 4h et demi du matin et j’en publie une reproduction ici pour vous:

Dernières lignes de la Reine

Frère Maximilien-Marie m’a expliqué que l’infortunée souveraine, exécutée le 16 octobre 1793, n’avait certes pas toujours été exemplaire dans sa vie, mais que cela ne justifie en aucune manière toutes les calomnies qui ont été colportées sur son compte.

Ensuite, et cela m’a beaucoup intéressé, il m’a raconté que la Bienheureuse Anne-Catherine Emmerich, qui avait tout juste dix-neuf ans à ce moment-là et qui vivait en Westphalie dans la ferme de ses parents (elle n’était pas encore religieuse, n’avait pas encore reçu les sacrés stigmates, mais avait déjà une vie mystique intense), était sollicitée par Dieu pour prier de manière très spéciale pour la Reine de France emprisonnée, et qu’elle l’avait même « visitée » à plusieurs reprises dans son cachot, la nuit, pour la consoler, l’encourager, la préparer à affronter le procès et la mort. L’ange gardien de la Bienheureuse la transportait en un instant dans la cellule de la Reine ; Marie-Antoinette ne la voyait pas, mais elle sentait sa présence invisible, percevait ses paroles dans l’intime de l’âme et en recevait une force spirituelle proprement surnaturelle.

La Reine Marie-Antoinette a fait l’objet de tant de livres et de films, et elle se trouve au centre d’un drame humain et politique tellement complexe et tellement passionné, qu’il est presque impossible aux hommes de notre temps de dégager sa véritable figure de toutes les représentations quasi mythiques ou idéologiques qu’on a substituées à sa véritable personnalité.

Elle n’est ni une image de vitrail auréolée de romantisme mièvre, ni une froide et cruelle Messaline mais, entre ces deux représentations caricaturales, Dieu seul finalement peut dire qui fut Marie-Antoinette : la réalité historique est tout en détails et en nuances, et elle doit tenir compte de mille choses qui nous échappent encore… Ce sont comme les mille et une pièces d’un puzzle qui doit intégrer les facteurs de la psychologie, de l’éducation, des intrigues de cour, des évènements connus et de ceux qui ne le sont pas ou ne le sont que de manière partielle et imparfaite… etc. Si des historiens sérieux et patients ont pu, à rebours de la légende parfois, nous restituer certaines pièces perdues de ce puzzle, il nous en manque encore beaucoup!

Ce qui demeure, c’est la dignité et la souffrance de cette femme, de cette mère qui en a appelé à toutes les mères devant le tribunal révolutionnaire, et qui a été sacrifiée sur l’autel diabolique d’une révolution qui n’a fait que prétexter des imperfections de la vieille monarchie capétienne pour détruire ce qu’il y avait de meilleur en elle, parce que c’était précisément cela qui était en réalité l’objet propre de cette haine inspirée par l’enfer.

Lully.

Publié dans:Chronique de Lully, Vexilla Regis |on 16 octobre, 2007 |2 Commentaires »

2007-13. L’ A-Dieu à un grand combattant.

Jeudi 12 octobre 2007.

Ce que j’ai à vous écrire ce soir, chers Amis du « Mesnil-Marie », est empreint de gravité et de tristesse, parce que Frère Maximilien-Marie, aujourd’hui, s’est rendu à Paris pour assister à la Messe de funérailles de Monsieur Serge de Beketch, qui avait lieu dans l’église Sainte-Odile.

Frère Maximilien-Marie l’avait rencontré à plusieurs reprises, et même il avait été invité dans son émission sur Radio-Courtoisie pour parler du projet de la fondation, il y a déjà plusieurs années de cela.

Pour moi, j’avais seulement entendu sa voix à travers la radio… quand Frère Maximilien-Marie avait le temps de se connecter sur Radio-Courtoisie et d’écouter son libre journal, le mercredi soir ou le jeudi matin.

Même si je ne suis qu’un tout petit chat, je comprenais cependant que Monsieur de Beketch était un lutteur qui, avec truculence parfois, avec humour aussi, avec un vrai talent surtout, soutenait des combats difficiles, pour l’honneur de Dieu, pour la défense des valeurs qui ont fait la Chrétienté, pour soutenir le combat des faibles et de ceux auxquels on ne donne pas la parole… Je pouvais sans peine imaginer que son engagement pour soutenir les droits de la Vérité dans la société de notre temps, lui valaient bien des attaques et des souffrances aussi. J’avais aussi compris que c’était un homme qui avait au coeur une immense capacité de tendresse et de compassion, parce qu’il était profondément sensible et généreux.

C’était important pour notre Frère d’être présent, ce matin, à la Messe célébrée avec beaucoup d’émotion par le Révérend Père Argouarc’h (encore quelqu’un pour lequel Frère Maximilien-Marie a beaucoup d’affection et d’admiration) : au milieu d’une foule immense qui débordait de l’église, il ne s’agissait pour lui de rien d’autre que d’apporter sa prière et son soutien de sympathie à une famille éprouvée par la séparation de la mort. Sa famille selon la chair d’abord bien sûr, et sa famille selon l’esprit : la famille de ceux qui l’écoutaient, qui attendaient ses émissions, et qui trouvaient en elles une force pour soutenir leurs propres combats quotidiens dans un monde qui génère tant de détresses et de désespoirs.

Alors je sais que notre cher Frère a prié de tout son coeur pour que Dieu reçoive Serge de Beketch dans son beau Ciel où il n’y a plus de larmes ni de deuil et où il espère le retrouver un jour…

Lully.

Publié dans:Chronique de Lully |on 12 octobre, 2007 |Pas de commentaires »

2007-12. Joseph et Chico.

Ce 10 octobre 2007.

Après vous avoir parlé du pèlerinage de notre Frère à Rome, je dois maintenant vous entretenir d’un évènement littéraire qui est directement en rapport avec notre Saint-Père le Pape Benoît XVI et qui a beaucoup d’importance à mes yeux :

En effet ces jours-ci, en Italie, les éditions du « Messager de Saint Antoine » publient une biographie du Souverain Pontife, abondamment illustrée.

Jusqu’ici rien d’extraordinaire, me direz-vous.
Mais ce qui est justement un évènement, c’est que le narrateur de cette histoire est l’un de mes congénères : Chico, le chat de la ferme de Pentling.

Chico est un gros matou au pelage roux, âgé de neuf ans, qui vit dans la ferme voisine de la maison que le cardinal Joseph Ratzinger avait achetée pour y finir paisiblement ses jours…
Quand il y venait en vacances, Chico désertait la ferme pour s’installer chez lui, jour et nuit. Je ne crois pas trahir un secret en vous confiant qu’il a même griffé le cardinal un jour de Noël! C’est vous dire qu’il connaît bien celui qui est maintenant le Pape, et qu’il peut en parler avec autant de justesse que de précision.
N’oubliez pas que nous, les chats, nous sommes des observateurs de première classe, en même temps que nous sommes des confidents appréciés!

Chico avait tout de suite vu que ce cardinal, occupant un poste important à la Curie romaine, était un ami des chats. Savez-vous comment?
Tout simplement parce qu’il avait fait installer dans son jardin… une statue de chat! Vous pensez bien que s’il se fut agi d’une statue de chien, Chico ne se serait pas aventuré du côté de cette maison!

Peu après le cardinal lui a d’ailleurs confié qu’il avait à Rome deux chats magnifiques.

Je sais que la presse « pipeul », au moment de son élection, s’est interrogée pour savoir si le nouveau Pontife pourrait emmener ses chats dans le Palais Apostolique du Vatican, allant ressortir de vieilles légendes superstitieuses selon lesquelles nous serions des symboles de la présence du démon… Ce qui est insensé et outrageant!

Mais Benoît XVI fait fi de ce genre de ragots et les deux chats, désormais parés du titre de « pontificaux » l’ont bel et bien accompagné, et ils sont même les seuls à avoir le droit de le déranger quand il travaille ou quand il joue du piano…
Il y a des « monsignori » qui en étouffent de jalousie!

Chat pianiste

Bref, Chico le chat bavarois est un véritable ami du Pape.
Aidé de la journaliste Jeanne Perego et de la dessinatrice Donata del Molin Casagrande, il fait en 44 pages un récit passionnant et teinté d’humour de la vie du Pape, depuis cette nuit très froide du 16 avril 1927 où naquit le petit Joseph Aloïs Ratzinger, en passant par les années d’études, celles de la guerre et de la captivité, l’ordination sacerdotale et la période professorale, jusqu’à l’élection au Souverain Pontificat…

Ici, il faut que je vous révèle une chose qui a mis un peu de tristesse au coeur de Chico : il n’a pas revu son grand ami depuis cette élection.
Il y a quelques mois, en septembre 2006, le Souverain Pontife est bien revenu à Pentling, lors de son voyage apostolique en Bavière, mais Chico a été tellement effrayé par le cortège pontifical et le remue ménage des journalistes qu’il s’est enfui à toutes jambes et qu’il s’est caché.
Il aurait pourtant tellement aimé recevoir encore les caresses de son grand ami Joseph!

Le livre de Chico est préfacé par le secrétaire particulier du Saint Père, Monseigneur Georg Gänswein, c’est vous dire si on peut lui faire confiance pour mieux connaître ce Pape véritablement exceptionnel, puisqu’il est un grand ami des minous!

Lully.

2007-12. Joseph et Chico. dans Annonces & Nouvelles 031007gato

2007-11. Retour de Rome.

Lundi soir 9 octobre 2007.

Chers Amis du « Mesnil-Marie« ,

Comme vous vous y attendiez sans doute, notre Frère étant revenu de Rome, je peux vous faire une rapide compte-rendu de son pèlerinage, puisque j’ai eu une bonne partie de la journée de ce lundi pour l’interroger…

Parti de l’aéroport de Beauvais avec cinq autres personnes le lundi matin 1er octobre de très bonne heure, les pèlerins ont atterri à l’aéroport de Ciampino alors qu’il était exactement 11h, donc avec un peu d’avance sur l’horaire prévu.

Un taxi, commandé spécialement pour eux, les a rapidement conduits jusque chez les Religieuses de Saint Thomas de Villeneuve où ils étaient attendus et se sont installés avant même de déjeuner. La « Casa San Tommaso » est située au nord de la « villa Borghese »: c’est une très grande maison qui fut construite en 1903  par les religieuses françaises au moment où les congrégations ont été chassées de France. Le lieu où les soeurs firent construire se trouvait alors en pleine campagne tandis que maintenant c’est un quartier plutôt résidentiel (de standing!) où l’on trouve plusieurs ambassades, et qui n’est pas du tout bruyant la nuit.

Après le déjeuner, le groupe s’est dirigé à pied à travers les jardins de la « villa Borghese » jusqu’au Pincio d’où l’on peut avoir une très belle vue sur la Ville: le temps était non seulement ensoleillé, mais véritablement chaud, ce qui faisait un contraste certain avec la météo de la France les jours précédents… Ce beau temps a duré toute la semaine – hormis le samedi où il a un peu plu – et la chaleur justifiait amplement que l’on recoure aux savoureuses glaces romaines!

Les visites ont commencé par la Piazza del Popolo (Place du Peuple), qui était le principal point d’arrivée des pèlerins de l’Europe lorqu’ils venaient à pied dans la Ville Eternelle. Sur cette place se trouve l’Eglise Santa Maria del Popolo, riche de nombreuses oeuvres d’art  mais très spécialement de deux toiles du Caravage : la conversion de Saint Paul et le martyre de Saint Pierre. Leur contemplation était une bonne introduction à leur itinéraire sur les pas des Saints Apôtres Pierre et Paul et des nombreux martyrs des premiers siècles.

Les pèlerins ont ensuite flâné avec bonheur dans les rues animées, s’immergeant dans un dépaysement total.

La journée du mardi les conduisit aux catacombes et à la basilique de Sainte Agnès hors les murs, puis au lieu du martyre de Saint Paul, aux Trois Fontaines, et à la basilique de Saint Paul hors les murs. Le mercredi fut consacré à Saint Pierre : Saint Pierre « continué » en la personne et dans le ministère de Benoît XVI d’abord, puisque la matinée fut occupée par l’audience générale pour laquelle le groupe était fort bien placé (Frère Maximilien-Marie avait obtenu des places dans le « riparto speciale », situé à droite du lieu où se tient le Souverain Pontife sur le parvis même de la basilique vaticane, comme en témoigne la photo suivante)…

Audience du 3 0ctobre 2007

Puis il y eut la visite approfondie des fouilles sous la basilique, qui ont permis de retrouver la tombe et les ossements du Prince des Apôtres, puis les dévotions dans la basilique elle-même.

Le jeudi matin fut consacré à la visite des principales églises du Transtévère : Sainte-Marie, Saint Chrisogone et Sainte Cécile… et l’église Saint François où l’on conserve la cellule où le saint Patron de l’Italie, dont c’était justement la fête ce jour-là, a logé lors de ses séjours à Rome. L’après-midi les a ramené à Sainte Marie-Majeure, à Sainte Marie des Anges et des Martyrs (dans les anciens thermes de Dioclétien) et à Sainte Marie de la Victoire (où se trouve le célèbre groupe de « l’extase de Sainte Thérèse » sculpté par Le Bernin).

Le vendredi, ils visitèrent Saint Laurent hors les murs avant d’aller vénérer les reliques de la Passion à Sainte Croix en Jérusalem et de gravir la « Scala Santa »; puis ce fut la visite du Baptistère et de l’archibasilique du Latran, avant d’aller aux Quatre Saints Couronnés, à Saint Clément, à Saint Sébastien sur le Palatin (lieu où il fut percé de flèches), à la prison Mamertime et à la basilique des Saints Côme et Damien au forum.

Le samedi fut une journée « libre » où les pèlerins ont pu retourner dans certaines basiliques de leur choix, faire des emplettes, acquérir de précieuses reliques, ou tout simplement flâner dans les quartiers historiques…

Dimanche matin, après la Grand’Messe, la plupart ont pu se rendre encore Place Saint-Pierre pour la récitation de l’Angélus avec le Saint Père. Puis il leur a fallu reprendre le chemin de l’aéroport de Ciampino et laisser le beau ciel de l’Italie pour rentrer en France!

Moi j’étais tout content de voir revenir Frère Maximilien-Marie et je lui ai fait plein de câlins à son arrivée et pendant toute cette journée de lundi, car vraiment je n’aime pas être séparé de lui pendant si longtemps…

Lully.

Publié dans:Chronique de Lully |on 8 octobre, 2007 |5 Commentaires »

2007-9. Solennité de Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus.

Décidément, cette période est riche en fêtes!

Aujourd’hui la liturgie de ce dimanche 30 septembre 2007, normalement 18ème dimanche après la Pentecôte, cédait le pas à la solennité de Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus, parce qu’elle est protectrice de la France en second avec Sainte Jehanne d’Arc, après Notre-Dame de l’Assomption.
Monsieur l’Abbé Paul Aulagnier nous a fait l’immense grâce de venir célébrer la Sainte Messe au Mesnil-Marie, et je sais qu’il a offert le Saint-Sacrifice à l’intention de tous les bienfaiteurs de notre fondation, vivants et défunts.

Après son départ, notre Frère s’est activé à ses derniers préparatifs de départ : je me mettais un peu dans ses pattes parce que je croyais qu’il s’agissait d’un nouveau jeu, mais j’ai bien vite vu qu’il y avait des valises qu’on remplissait, et cela m’a rendu un peu triste parce que je n’aime pas le voir partir… Frère Maximilien-Marie m’a pris dans ses bras et il m’a bien expliqué que j’allais rester au Mesnil-Marie et que la maman de mon ami Locky (une dame très gentille qui m’aime bien) s’occuperait de moi, et que je pourrais même aller dormir chez Locky si j’en avais envie, que j’avais une mission très importante – la garde du Mesnil-Marie - et que c’était bien de rester ici plutôt que d’aller en pension ailleurs, dans une maison qui ne serait pas la mienne avec des gens que je ne connais pas bien… Je comprends très bien ces choses, néanmoins c’est toujours un peu triste de devoir quitter son papa-moine pour une période un peu longue…

Mais au fait, je ne vous ai pas dit où le Frère part…
Vous le savez déjà, vous ? Vous l’avez deviné ? Non ?
Il va à Rome.

Rome, la capitale du monde catholique, la « Ville Eternelle », la cité des Saints Apôtres Pierre et Paul, la ville dont le sol a été fécondé par le sang de milliers de martyrs, la ville dont les rues ont été arpentées par des centaines de saints tout au long des siècles, la ville qui renferme des trésors d’histoire et d’art !
Il part en avion demain matin, et il ne rentrera que dimanche 7 octobre au soir.

StPierre Vatican

Frère Maximilien-Marie connaît assez bien Rome et il organise autant que possible chaque année un séjour pour un petit groupe de pèlerins. Bien que le Dieu des chats soit le même que celui des hommes, je ne peux pas les accompagner là-bas.

Pourtant j’aurais bien aimé aller voir les lieux où a vécu Saint Philippe Néri, un saint très sympathique dont mon papa m’a parlé. Saint Philippe aimait beaucoup les chats, et il en avait un très beau qui avait le droit de rentrer dans son oratoire privé et qui se plaçait – tout tranquille – sur les gradins de l’autel lorsque le bon « Padre Neri » célébrait la Sainte Messe. Il y a bien eu alors quelques esprits chagrins pour s’en scandaliser, mais Saint Philippe leur a fait comprendre qu’un beau chat, qui est une créature de Dieu pleine de grâce et de distinction, par le fait même qu’il est dans l’ordre des choses voulu par le Créateur, rend gloire à Dieu tout autant qu’un beau bouquet de fleurs ; or il n’est personne, que je sache, qui se scandalise de voir des fleurs par brassées placées sur les autels!…

Quoi qu’il en soit, ce n’est pas encore aujourd’hui que je prendrai l’avion pour aller vénérer à Rome le saint ami des chats. Donc je continuerai à glorifier Dieu en étant ici même un bon chat accomplissant ce pour quoi Dieu l’a créé : dormir, jouer, chasser les souris et les dévorer consciencieusement…

Pour vous faire patienter, puisqu’en l’absence de Frère Maximilien-Marie je ne pourrai pas me servir de l’ordinateur, je vous recopie ( ici > www) le sermon que Monsieur l’Abbé Aulagnier a prononcé ce soir en l’honneur de Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus.

A la semaine prochaine…

pattes de chatLully.

Publié dans:Chronique de Lully, Nos amis les Saints |on 30 septembre, 2007 |Pas de commentaires »

2007-7. Où l’on se rend compte que les jours ordinaires on peut faire des choses très importantes.

Que vous écrirai-je ce soir du 27 septembre 2007?

Les jours « ordinaires » qui font le tissu de nos existences sont ceux pour lesquels il n’y a pas vraiment beaucoup de choses à dire, même s’ils sont remplis d’une quantité impressionnante de petites choses sans intérêt.

Aujourd’hui notre Frère, comme les autres jours, a vaqué à ses occupations : prière, lecture, courrier, cuisine, bois à couper, fruits à cueillir et à préparer, courses, répétition de chant, préparatifs de son prochain pèlerinage à Rome (la semaine prochaine), interrompus parfois par quelque appel téléphonique…

Moi aussi, j’ai vaqué à mes occupations ordinaires, c’est-à-dire que j’ai regardé le Frère travailler, j’ai demandé des câlins, et je suis sorti pour jouer et chasser en compagnie de mon ami Locky ; ce soir, j’ose dire que je ne suis pas mécontent de mes prises d’aujourd’hui.

A ce sujet, l’autre jour, pendant le cours de maths que me donne mon papa, nous nous sommes livrés à un petit calcul. Sachant qu’il y a à proximité immédiate du « Mesnil-Marie » quatre autres chats, tous très bons chasseurs, et que nous attrapons chacun une à cinq souris par jour (nous ne comptons pas les oiseaux parce que je me fais gronder lorsque j’en ramène dans ma gueule!) nous avons essayé d’établir un calcul moyen du tableau des chasses des trois mois d’été.

C’est finalement très simple, j’ai vite compris et ensuite j’ai même fais refaire le calcul à Locky : nous avons compté une moyenne de 3 souris (ou mulots, campagnols, rats des moissons… etc.) par chat ; puis nous avons multiplié par le nombre de chats :

3 x 5 = 15 , que nous pouvons considérer comme la moyenne quotidienne des rongeurs pris dans les environs immédiats.

Nous avons ensuite multiplié cette moyenne par le nombre de jours d’été, qui est – du 21 juin au 21 septembre – de 92. Donc :

15 x 92 = 1380 !

Vous rendez-vous compte?
Rien que pour cinq maisons voisines, ici dans notre rue, nous pouvons affirmer qu’en trois mois, à nous cinq, nous vous avons épargné les méfaits de 1380 rongeurs!

Avez-vous imaginé ces 1380 petits prédateurs, experts en dévastation de provisions et en larcins domestiques, oeuvrant en toute impunité autour de chez vous? Vous représentez-vous ce que formerait exactement un tas de 1380 rongeurs sur la pelouse de votre jardin?

Mon papa m’a dit aussi que plus tard peut-être quand nous étudierons les probabilités, nous ferions un calcul bien plus savant encore : à savoir le nombre de rongeurs que nos chasses salutaires a empêché de naître, et donc aussi de ravager vos greniers, caves et celliers… Mais je encore trop jeune pour maîtriser ce genre de calculs.

Chat & souris

Ce simple exercice mathématique m’a fait réaliser à quel point les jours sans évènements exceptionnels et simplement remplis par de petites choses très habituelles ne sont ordinaires qu’en apparence.

En effet la répétition et l’accumulation des petites choses finit par faire des totaux impressionnants dont on n’a pas toujours conscience, en raison même de la routine. Les hommes disent : « Les petits ruisseaux font les grandes rivières », mais en disant cela ils pensent presque uniquement à leur porte-monnaie… Petites causes, grands effets! Les chats le savent bien, eux, qui disent : « S’il y a parfois des montagnes qui accouchent d’une souris, il y a bien plus souvent de petites souris – si mignonettes, tendrelettes et insignifiantes en apparence – qui produisent des montagnes de dégâts »…

Frère Maximilien-Marie m’a souvent répété: « La perfection est faite de détails, mais la perfection n’est pas un détail! » J’ai bien retenu la leçon, et je l’ai aussi enseignée à mes frères chats du quartier.

Maintenant je suis fermement résolu à ne laisser passer aucune petite chose, souris ou autre, parce que c’est dans les toutes petites choses de chaque jour qu’on en construit de grandes pour l’avenir! Malheureusement, il y a beaucoup d’hommes qui n’ont pas encore saisi cela et qui négligent les petites choses quotidiennes en rêvant de grands exploits… qu’ils n’accompliront jamais quand l’occasion s’en présentera, parce que justement ils n’auront pas la préparation idoine qui se fait dans la banalité de l’ordinaire, dans la persévérance et la patience, inlassablement, comme nous, lorsque nous chassons les souris!

Et vous comprenez aussi maintenant pourquoi nous, les chats, après de tels palmarès, nous sommes obligés de nous reposer longuement! Entre deux affûts, je suis donc revenu faire de petites siestes, tantôt en en rond le ventre en l’air sur le lit de Frère Maximilien-Marie, tantôt en sphinx sur une chaise, tantôt en boule dans mon panier, tantôt étiré de tout mon long sur le tapis de l’oratoire devant la cheminée où les bûches se consument doucement.

Lully.

Publié dans:Chronique de Lully |on 27 septembre, 2007 |Pas de commentaires »

2007-5. Ce que représente chez nous le 24 septembre.

Chers Amis du Refuge Notre-Dame de Compassion,

La fête de Notre-Dame de la Merci, qui est célébrée le 24 septembre, n’est pas vraiment une fête populaire en France : ce vocable de la Vierge paraît même un peu étrange à beaucoup de fidèles… Mais notre Frère Maximilien-Marie l’aime particulièrement, et il y a deux raisons à cela :

1) Quand il avait quatre ans et quelques semaines, le samedi 24 septembre 1966 (donc jour dont on pourrait écrire qu’il était doublement placé sous la protection de Notre-Dame), il fut protégé d’une manière singulière : percuté par une automobile qui lui fit faire un vol plané avant de lui passer sur le corps, il sortit absolument indemne de cet accident, et – dès ce moment-là – il affirma que c’était la Sainte Vierge qui l’avait sauvé. Il demanda à ses parents un pèlerinage d’action de grâces à la basilique de Notre-Dame de Bon Secours, sanctuaire marial du Bas Vivarais, et à cette occasion il se donna sans retour à cette Mère de Miséricorde.

Voici la statue du XVIIème siècle, sculptée en bois de noyer par un imagier local, aux pieds de laquelle il fit cette offrande de lui-même dans laquelle il reconnaît l’origine de sa vocation :

la statue de la Vierge telle qu'elle était présentée avant les saccages modernistes

Lablachère (Vivarais) : statue de Notre-Dame de Bon Secours  dans la basilique du même nom
telle qu’elle était présentée  avant le vandalisme postconcilaire.

2) C’est encore un 24 septembre – en 1989 – qu’il prononça ses voeux perpétuels. Frère Maximilien-Marie en célèbre l’anniversaire avec une grande ferveur intérieure chaque année.

Contrairement à ce que certains se sont plu à raconter, il n’a jamais été relevé de ses voeux mais, lorsque sa communauté d’origine changea de statuts et modifia ses constitutions, s’engageant dans des orientations qui ne correspondaient plus exactement aux textes sur lesquels il avait prononcé ses voeux ni aux aspirations qui l’avaient amené à entrer dans cette communauté, l’Eglise – par l’intervention de l’Evêque du lieu – prit la chose en considération et octroya à Frère Maximilien-Marie un « indult d’exclaustration » tout à fait régulier.
Ainsi il lui était permis en conservant ses voeux et le droit de porter l’habit religieux, de vivre en dehors de son institut de profession. C’est un devoir de vérité de le rappeler parce que, bien évidemment, on a fait circuler des versions bien différentes de ces événements.

Je vous souhaite à tous une bonne journée sous la protection de Notre-Dame de la Merci, la Vierge compatissante qui brise les chaînes des esclavages, qu’ils soient physiques ou spirituels, psychologiques ou affectifs…

Lully.

Voir aussi :
- Origines du Refuge ND de Compassion > ici
- Comment le Refuge ND de Compassion est arrivé en Vivarais > ici
- Jubilé des 25 ans de profession perpétuelle > ici

Publié dans:Chronique de Lully, De Maria numquam satis |on 24 septembre, 2007 |12 Commentaires »

2007-3. Je tourne en rond…

Félix

Grrrrrr….Ssscccrrrgggnnn……

Miiiiiiiaaaaaoooouuuuu !!!

Mercredi des Quatre-Temps, 19 septembre 2007.

Je tourne désespérément en rond à l’intérieur du Mesnil-Marie, sans arriver à me faire ouvrir une porte ou une fenêtre! Cependant, ce n’est pas parce que je ne me fais pas comprendre : je vois très bien qu’on comprend ce que je veux mais… on ne m’obéit pas!

Je miaule, en prenant ma voix la plus plaintive possible, je reste assis en face de la porte en regardant de mon air le plus suppliant… Je miaule, je miaule, je miaule, mais rien à faire!… Je viens me mettre aux pieds de Frère Maximilien-Marie et là je me dresse en m’allongeant le plus que je peux le long de ses jambes… Il n’obtempère pas davantage! Il me répond avec gentillesse : « Non, Lully! Ce n’est pas possible… Tu sais bien que le Docteur a dit qu’il valait mieux que tu restes dedans pendant quelques jours… »

Je le sais bien que la Doctoresse des chats – nous sommes allés la voir hier en fin d’après-midi – a expliqué à Frère Maximilien-Marie qu’il valait mieux me garder à l’intérieur pendant quelques jours, mais je n’aime pas cela et je le fais comprendre…

Miaaaaaaaaaaaooooouuuuuuu!

Ah! vous voudriez savoir pourquoi on m’a emmené voir la Doctoresse des chats?

Ben, euh… Je dois avouer que je me suis battu, hier! J’étais allé à la chasse aux mulots avec mon ami Locky, et nous nous sommes faits disputer par un matou solitaire et méchant qui est plus grand que nous… Mais je ne suis pas un couard, j’ai voulu défendre notre terrain de chasse! Je me suis bien battu, toutefois il est plus fort que moi et ce vilain m’a planté ses crocs dans le popotin : cela m’a fait très mal, et même de plus en plus mal… Un abcès a commencé à se former et je sentais l’infection qui gagnait du terrain en moi!

Locky, qui ne s’est pas battu, m’a raccompagné jusqu’au Mesnil-Marie où le frère a vu très rapidement que je n’allais pas bien et il a téléphoné chez le vétérinaire, qui lui a dit de m’amener à son cabinet à 17h15.

Le vétérinaire est une dame qui se prénomme Brigitte, c’est elle que j’appelle la Doctoresse des chats (même si elle soigne aussi d’autres animaux, mais cela n’a pas d’importance). Elle me connaît depuis que je suis tout petit et elle a un ton de voix très doux, des gestes très gentils… Toutefois je n’aime pas trop aller chez elle. D’abord parce qu’il faut que je rentre dans un panier tout fermé, avec une grille, dans lequel on me transporte comme si j’étais une vulgaire marchandise, ensuite parce que je n’ai qu’un amour très modéré des voyages en automobile, enfin parce que cela me stresse d’arriver dans cette salle d’attente où il y a des odeurs inconnues…

Bref, Brigitte la Doctoresse a trouvé tout de suite l’endroit où j’avais été mordu et sans attendre elle m’a fait une piqûre entre les omoplates. J’ai montré que je n’étais pas un bébé en restant ferme, sans aucune plainte, quand elle m’a fait la piqûre… Ensuite elle a rédigé une ordonnance, remis une plaquette de petits comprimés que je dois prendre pendant six jours matin et soir, et elle a donné quelques conseils à mon papa pour les jours à venir, et on m’a remis dans mon panier de voyage pour rentrer au Mesnil-Marie. La piqûre a été efficace parce que très rapidement je n’ai plus eu mal et j’ai passé une bonne nuit.

Ce matin mon papa m’a donné mon cachet. Il sait que je n’aime pas trop avaler les comprimés (je ne comprends pas pourquoi les fabricants de médicaments ne se débrouillent pas pour leur donner un bon goût de souris!), alors – comme il est très malin et qu’il connaît bien ce que j’aime – il les enrobe de « Nutella « , comme cela je ne me rends même pas compte que je les avale!

Par contre, j’ai bien compris qu’il ne voulait pas me laisser aller dehors. Miiiiiiiaaaaaaoooooouuuuu! Je vois que je ne le ferai pas céder, je vais donc me pelotonner dans le fauteuil du prêtre à l’oratoire (je l’aime bien celui-là parce qu’il a des coussins en velours rouge…) et ce sera ma pénitence en ce mercredi des Quatre-Temps!

2007-3. Je tourne en rond... dans Chronique de Lully patteschatsLully.

Publié dans:Chronique de Lully |on 19 septembre, 2007 |2 Commentaires »

2007-2. « Et Nomen Virginis Maria ».

«  Et le Nom de la Vierge était Marie. » (Luc I, 27).

2007-2.

Comme j’aime bien me pelotonner sur les genoux de Frère Maximilien-Marie quand il est à l’oratoire, le matin au moment de l’oraison : tout en faisant mine de rien, je profite de ses réflexions et j’en alimente les miennes. Vous le savez bien, nous, les chats, nous sommes très intuitifs et nous n’avons pas besoin des paroles pour pénétrer la pensée de quelqu’un!

Ainsi donc, ce matin, tout naturellement, il a fait porter ses réflexions sur la fête de ce 12 septembre, la fête du Saint Nom de Marie. Quand on vit dans une maison qui a justement pour nom « Le Mesnil-Marie = la maison de Marie », on est particulièrement attentif à marquer les fêtes de Notre-Dame.

Donc « le nom de la Vierge était Marie » : la liturgie insiste et se fait répétitive pour attirer l’attention des fidèles sur les trésors de grâce contenus dans le nom de la Mère du Sauveur à laquelle s’applique de manière suréminente ces vers du poète :

 » Marie, si l’on voulait votre nom retourner
L’on trouverait : aimer!…« 

Charmante anagramme de notre bon vieux Ronsard (oui, oui! j’ai étudié aussi la poésie avec mon papa-moine)!

* * * * * * *

Le « Mesnil-Marie » appartient à Notre-Dame, elle en est la Souveraine, selon l’étymologie que les Pères de l’Eglise attribuent à ce nom (j’ai vérifié, c’est écrit dans le livre que Frère Maximilien-Marie utilisait ce matin pour sa prière).

Voulez-vous la preuve cette oeuvre est bien placée dans l’obédience de la Très Sainte Vierge Marie?
La voici : j’ai retrouvé une photo qui montre mon papa-moine en train de lire l’acte de consécration au Coeur de Jésus et Marie de cette maison  et de l’oeuvre qu’elle abrite ; c’était le 15 août 2006.

11lectureconscration consécration au Coeur de Jésus et Marie dans De liturgia

15 août 2006 : consécration du Mesnil-Marie au Coeur de Jésus et Marie

Mais nous le savons bien aussi, comme « Elle est plus Mère que Reine » (Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus et de la Sainte Face), la maison sur laquelle s’exerce la souveraineté de Notre-Dame est la maison où l’on vit dans l’amour de Marie : on y aime Marie et on y est aimé de Marie.

Par Marie, on est conduit à plus et à mieux aimer Jésus. Par elle, on est introduit dans l’intimité du Coeur de Jésus. Par elle encore, on est porté à « faire tout ce qu’il nous dira » (Joan. II,5), pour que l’eau (inodore, incolore et sans saveur) de notre médiocrité soit transformée en vin savoureux.

Lully.

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