Archive pour la catégorie 'Chronique de Lully'

2008-31. Où l’on vérifie la vérité de la devise des Chartreux : « La Croix demeure tandis que le monde tourne ».

Samedi soir 21 juin 2008.

Croix de chataîgnier

Oui, je le sais, la photo que je mets en ligne sur ce blogue ce soir n’est pas fameuse, mais il m’a été difficile de faire mieux : je ne disposais que d’un téléphone cellulaire pour prendre cette Croix en photo, et la lumière d’un soleil éclatant (pourtant grandement apprécié) « aplatissait » toutes les couleurs… Mais si je tiens à vous la montrer, c’est parce que ce crucifix a une grande importance aux yeux de Frère Maximilien-Marie et qu’il tenait vraiment à ce que ce soit la première croix accrochée aux murs de notre nouvelle maison : ce qui fut fait hier, vendredi 20 juin.

Pourquoi cette croix? Parce qu’elle a toute une histoire… une histoire qui touche profondément Frère Maximilien-Marie et que je vais vous raconter à mon tour : cela ne me sera pas difficile parce que cette histoire se trouve consignée sur un billet rédigé avec une écriture appliquée qui accompagne cette croix.

Les arrières-grands-parents paternels de Frère Maximilien-Marie s’étaient vu remettre un crucifix par les RR.PP. Assomptionistes, au moment des lois anti-catholiques de la fin du XIXème siècle et du début du XXème siècle, quand ils furent expulsés du séminaire qu’ils tenaient à Grâne (Drôme). Ce crucifix échut ensuite au grand’père paternel de Frère Maximilien-Marie.

Le 10 avril 1979, la maison où les grands parents de Frère Maximilien-Marie s’étaient retirés, dans cette région du Vivarais qu’on nomme les Boutières, fut ravagée par un incendie. Dans les décombres, on retrouva le Christ – tout rouillé mais entier – et le grand’père de Frère Maximilien-Marie retailla pour lui une croix dans une poutre de châtaignier aux trois quarts brûlée provenant de l’ancienne charpente de sa maison, puis en 1981 il l’offrit à son petit-fils à l’occasion de son entrée au noviciat en disant : « Elle avait été donnée par un ordre religieux et elle retourne dans un autre ordre religieux après avoir accompagné notre famille dans tous ses déménagements pendant 78 ans« 

Lorsque Frère Maximilien-Marie bénéficia d’un indult d’exclaustration (c’est-à-dire la permission de quitter sa communauté de profession sans être relevé de ses voeux) en raison des graves problèmes survenus dans cette communauté, il emporta bien évidemment cette croix qui l’a suivie depuis lors dans ses déplacements et qu’il a souvent regardée dans les moments difficiles qu’il dut affronter avant de pouvoir commencer le « Refuge Notre-Dame de Compassion« . Frère Maximilien-Marie a attendu ce vendredi 20 juin pour l’accrocher au mur de la salle commune, parce que – depuis hier où l’acte de vente a été signé – la nouvelle maison est désormais tout à fait régulièrement et officiellement la propriété de l’association « Refuge Notre-Dame de Compassion » qu’il a fondée.

« Stat Crux, dum volvitur orbis » dit la devise des Chartreux. Cela peut se traduire ainsi : « La Croix demeure tandis que le monde tourne ». Cette histoire n’en est-elle pas une humble mais bien émouvante illustration? 

Lully.

Publié dans:Chronique de Lully |on 21 juin, 2008 |1 Commentaire »

2008-30. Où il est affirmé que le temps ne saurait altérer les amitiés véritables.

Jeudi soir 19 juin 2008.

Chers Amis du Mesnil-Marie,

Ho la la! en ce moment le temps passe à une allure effrayante pour notre Frère Maximilien-Marie… Il y a huit jours, je vous parlais de l’avancement des travaux dans notre future maison : installation du gros poêle à bois et travaux d’électricité (cf. www) . En fin de semaine dernière, il a fallu que le Frère reprenne la  route du Vexin où il devait, en moins de 3 jours, achever de mettre toute la vaisselle, tout le linge, tous les objets de notre ancien Mesnil-Marie dans des cartons, puis procéder au démontage des meubles (pour ceux qui peuvent se démonter bien évidemment!) et à tous les ultimes préparatifs du déménagement. Il est revenu en Vivarais ce mardi, pour se replonger dans les plus urgents des travaux préparatoires à l’arrivée du gros véhicule utilitaire de déménagement qui a été retenu pour le début de la semaine prochaine.

Ce bref retour dans le Vexin lui a réservé un moment plein d’émotion. En effet six familles de nos tous proches voisins pendant les deux années où le Refuge Notre-Dame de Compassion est resté à L******  , avaient préparé une belle surprise : un repas amical soigneusement préparé en secret et au cours duquel il a reçu de beaux témoignages de reconnaissance et d’affection… Même Locky, mon inséparable compagnon de chasse et de jeu (cf. www) a signé sur la belle carte qui garde le souvenir de ce moment qui fut humainement riche et beau. Nos voisins avaient préparé de splendides cadeaux pour notre nouveau Mesnil-Marie et ils les ont offerts à Frère Maximilien-Marie à cette occasion : un barbecue pour nous permettre de faire des grillades d’été (miam, miam!) , et un grand cadran solaire…  Peu de jours auparavant dans une discussion avec Frère Maximilien-Marie j’avais justement émis l’idée qu’il faudrait en placer un, plus tard, sur notre nouvelle maison, et voilà que nous avons été exaucés magnifiquement. Je vous montre sa photographie:

2008-30. Où il est affirmé que le temps ne saurait altérer les amitiés véritables. dans Chronique de Lully dsc000284

Vous aurez tout de suite remarqué l’aphorisme latin qui surmonte le cadran proprement dit et qui , selon un usage hérité de l’antiquité, nous rappelle l’inexorable fuite du temps… Mais Frère Maximilien-Marie lorsqu’il m’a fait le récit de cette petite fête a ajouté ces paroles : « Certes le temps fuit, mais malgré l’éloignement géographique et malgré les  centaines de kilomètres qui nous séparerons désormais de nos amis, ce cadran solaire que nous serons heureux d’installer dans notre nouveau Mesnil-Marie nous rappellera fortement que c’est toujours l’heure de l’amitié et que la Charité, elle, ne passera jamais…« 

Par la suite, dans les réflexions que je nourrissais en m’étalant voluptueusement au soleil, j’ai bien médité sur ces paroles et j’ai clairement  vu en effet que les amitiés, quand elles sont profondes  et véritables, ne peuvent être altérées par les épreuves humaines (car la séparation est une épreuve pour les coeurs qui aiment)  ; et j’ai justement compris que ces  circonstances apparemment contradictoires peuvent en définitive renforcer et  fortifier  l’amitié. Le fait même de l’éloignement peut en effet permettre à l’amitié d’atteindre à une plus grande profondeur tandis que la proximité et la routine, qui l’accompagne souvent , ne le permettent pas toujours et tendent même à une usure plus destructrice…

J’achève ces lignes en enfermant dans le divin Coeur de Jésus et Marie toutes les nobles affections humaines que la Providence a tissées autour du Refuge Notre-Dame de Compassion et je vous adresse à tous mes ronronnements les plus amicaux.

Lully.

Publié dans:Chronique de Lully |on 19 juin, 2008 |2 Commentaires »

2008-29. Où il est principalement question de la cheminée du « Mesnil-Marie ».

Mercredi soir 11 juin 2008.

Chers Amis du « Mesnil-Marie« ,

Surtout ne pensez pas que je vous oublie, mais ici les journées passent à une très grande vitesse en nous laissant l’impression qu’elles ne contiennent pas assez d’heures pour nous permettre de faire tout le travail que nous aimerions réaliser avant notre aménagement dans notre nouveau « Mesnil-Marie« … Je dis nous, mais je suis bien forcé de reconnaître que c’est Frère Maximilien-Marie qui fait la plus grande part du travail et que mon rôle de chat, même avec les meilleures intentions du monde, se borne à lui démontrer mon affection et mes encouragements par mes ronronnements affectueux et par ma présence attentive. Certains diront peut-être que c’est peu, mais je connais bien des humains qui ne se donnent même pas la peine d’en faire autant!

Que s’est-il passé depuis les dernières nouvelles que je vous donnais ici (cf. www) ?

Je ne peux pas vous faire une description très détaillée de tous les travaux de notre nouveau « Mesnil-Marie« , mais je peux néanmoins vous résumer les faits marquants de ces dix derniers jours : outre le fait que notre cher Frère s’est véritablement démené pour trouver du matériel pour les travaux et l’installation des sanitaires aux prix les plus compétitifs, et qu’il lui a fallu encore rencontrer des artisans, discuter des devis, essayer de hâter la réalisation de certains travaux… etc. , la semaine dernière a été marquée par l’opération de  sablage des pierres de la vaste cheminée vivaroise traditionnelle que Frère Maximilien-Marie avait entièrement dégagée un peu auparavant.

Cette cheminée monumentale (près de 3m de longueur et 1,40m de profondeur) avait été en grand partie obstruée à l’intérieur par un plancher horizontal qu’il fallait obligatoirement remplacer afin d’installer le poêle très performant choisi pour le chauffage du « Mesnil-Marie« .  A sa grande surprise, ce plancher cachait une belle voute rustique en pierre, d’une grande élévation (près de 4,50m au-dessus du sol à l’endroit où commence le conduit). Cette « découverte », qui l’a remplit d’une joyeuse admiration, entrainait quelques modifications techniques pour l’installation du poêle et demandait surtout que l’on débarrassât ces pierres d’une suie plus de deux fois séculaire qui formait une véritable croute d’environ 1cm d’épaisseur. Après avoir demandé conseil, il a donc décidé de faire sabler cet intérieur de cheminée, opération qui devait être faite avant le déménagement et l’installation : ce travail provoque en effet une abondante et pénétrante poussière qui, malgré toutes les protections et les couvertures qu’on lui oppose, s’insinue partout. Voilà pourquoi il est préférable de procéder au sablage avant que les meubles, le linge et la vaisselle ne soient apportés!

Ce ne sont pas le Frère lui-même qui a manié la sableuse, mais il a tout de même avalé beaucoup de poussière. L’opération s’est étalée sur deux jours et le résultat en est véritablement magnifique : voici, pour vous en donner un aperçu, deux clichés (cliquer dessus pour les agrandir) représentant la cheminée nettoyée et sa voute intérieure, dans laquelle vous pourrez remarquer l’ouverture prévue pour suspendre saucisses, lard et jambons que l’on faisait fumer… (rien qu’en écrivant ces lignes j’en ai l’eau à la bouche!).

Cheminée après sablage   Voute de la chaminée avec son ouverture pour fumer la charcuterie

Aujourd’hui même, le poêle a pu être installé et aussitôt une petite flambée a réjoui l’atmosphère et les coeurs, alors même qu’un méchant orage se déchaînait à ce moment précis. Voyez maintenant ces photos de cette première flambée et du filet de fumée blanche qui sort de la cheminée… Ne sont-ce point là des promesses de bons moments douillets, pelotonné sur mon coussin, pendant les longues soirées d’hiver?

Notre poêle est installé   Un filet de fumée blanche s'élève de la cheminée du Mesnil-Marie

Depuis le début de cette semaine-ci, sous la conduite d’un ami expérimenté et compétent, Frère Maximilien-Marie travaille à l’aménagement électrique le plus urgent du « Mesnil-Marie » ; c’est un travail long et minutieux qui requiert d’avoir soigneusement pensé la disposition de toutes choses de manière à ce que les prises et les interrupteurs soient correctement placés. C’est aussi un travail qui réserve bien des surprises car l’installation électrique existante avait été effectuée en dépit du bon sens et en dehors des règles  de sécurité les plus élémentaires qui régissent cette discipline, ce qui pourrait être lourd de conséquences!…

Voilà donc les nouvelles de ces derniers jours, et je suis sûr qu’elles vous réjouiront tout comme moi : ce feu qui brûlera dans la cheminée restaurée du « Mesnil-Marie » n’est-il pas le symbole de la ferveur qui doit habiter ce lieu, comme aussi l’image de cette flamme qui brûle dans le Coeur de Jésus et dont Il souhaite que le monde entier soit embrasé?

Lully.

Publié dans:Chronique de Lully |on 12 juin, 2008 |5 Commentaires »

2008-28. Après quelques jours de silence…

Lundi 2 juin 2008.

Fête de Saint Pothin et de ses compagnons, martyrs en 177, à Lyon.

Très chers Amis,

Oui, je le sais, certains d’entre vous ont été surpris de ne pas recevoir de nouvelles, ni de messages depuis plusieurs jours : aussi, ce matin, je voudrais sans tarder vous rassurer et vous dire que ces quelques jours de silence étaient dûs à des causes purement techniques et que ni Frère Maximilien-Marie ni moi-même n’avions disparus sans laisser de traces…

Comme je vous l’ai écrit précédemment (cf. www), je suis resté toute la semaine écoulée chez ma « Mamie » tandis que notre Frère retournait dans le Vexin pour continuer les préparatifs de notre déménagement. Depuis plusieurs semaines, leur connexion téléphonique par internet était plus que problématique – cela aussi je vous l’avais écrit - et finalement un malentendu avec le fournisseur d’accès a entraîné, sans crier gare, la résiliation pure et simple de la ligne plus tôt que prévu. De ce fait, je ne pouvais plus communiquer avec mon Papa que par le moyen du téléphone cellulaire qui ne capte pas toujours très bien. Enfin, hier soir, j’ai eu le bonheur de retrouver Frère Maximilien-Marie et je lui ai manifesté ma joie avec de gros ronronnements, en me roulant par terre avec volupté et en griffant les moquettes avec délectation!

A son arrivée, j’ai vu tout de suite que le Frère est assez fatigué et j’ai vraiment hâte que tous ces allers et retours soient terminés : avoir un pied dans le Vexin et un autre dans le sud-est de la France, c’est vraiment faire le grand écart. Tous ces longs voyages avec un véhicule qui est à chaque fois bien chargé, sous une météo souvent lourde et orageuse, avec de la tension et des soucis accumulés… etc. finissent par être épuisants, d’autant que de chaque côté il y a une quantité de choses à faire! En plus, et justement en raison du temps bizarre que nous subissons en ce moment, Frère Maximilien-Marie est touché par une forte sinusite, qui a évolué en pharyngite… Comme  vous le dites, vous autres les humains, quand il parle on a l’impression qu’il a un « chat dans la gorge« !!!

On déménage!!!

Dans les jours qui viennent, notre Frère Maximilien-Marie a encore beaucoup de choses à prévoir et à entreprendre pour rendre notre nouvelle maison au moins sommairement habitable, alors je vous demande de ne pas l’oublier dans vos prières, et de demander instamment pour lui à Notre-Seigneur et à Notre-Dame les grâces de force - physiques et spirituelles – dont il a besoin pour faire face à tout. Et pour terminer, je ne veux pas omettre de remercier tous ceux qui n’ont pas oublié de présenter leurs voeux à Frère Maximilien-Marie à l’occasion de la très belle fête du Sacré-Coeur, puisque vous savez que c’est sous le vocable de ce mystère divin que sa vie religieuse est placée, en plus du patronage de Saint Maximilien-Marie Kolbe.

Je vous souhaite d’ailleurs à tous un fervent et saint mois du Sacré-Coeur de Jésus.

Lully.

Publié dans:Chronique de Lully |on 2 juin, 2008 |Pas de commentaires »

2008-27. Quelques nouvelles des préparatifs au déménagement.

Lundi 26 mai 2008,

fête de Saint Philippe Néri, ami des chats.

Chers Amis du Mesnil-Marie,

Voilà quelques jours que je ne vous donne pas de nouvelles… Il y a une double raison à cela : d’abord ces semaines sont surchargées de travail et ensuite le Mesnil-Marie connaît des problèmes de connexion (tant pour le téléphone que pour Internet), et cela ne me facilite pas les choses. Cela risque d’être ainsi pendant quelques jours et, de ce fait, je vous conseille – plutôt que de vous énerver sur une ligne téléphonique qui sonne désespérément occupée – de contacter Frère Maximilien-Marie sur son numéro de portable quand il est nécessaire de le joindre.

C’est ce que je fais moi-même car – cela peut paraître difficile à imaginer – en ce moment je ne suis pas avec mon papa : il m’a laissé en pension chez ma « Mamie », dans le sud de la France, parce qu’il sait bien que, pour nous les chats, tous ces voyages, tous ces préparatifs de déménagement, les cartons et emballages divers… dérangent par trop notre univers familier et nous perturbent. Ici, tout en faisant attention à ne pas rencontrer le vilain matou à cause duquel j’ai été blessé au mois de février (cf.www), j’ai pris mes repères et j’ai découvert quelques activité très amusantes : en effet j’accompagne ma « Mamie » dans ses divers travaux, et spécialement ces jours-ci pour cueillir les cerises qui commencent à mûrir.

Je sais bien que le Mesnil-Marie sans moi n’est plus le Mesnil-Marie, et je regrette bien de ne pas pouvoir jouer avec mon ami Locky mais il faut bien se faire une raison!…

Frère Maximilien-Marie est donc rentrés dans le Vexin pour quelques jours mais je sais qu’il va bientôt revenir me voir. Son voyage de retour – samedi dernier – s’est effectué dans des conditions climatiques assez pénibles : brouillard des hauts plateaux en matinée, temps très lourd au milieu de la journée, averses dans toute la région parisienne avec une densité de circulation très pénible… Mais il est bien rentré et c’est là l’essentiel.

Durant toute la quinzaine écoulée il a bien fait avancer les préparatifs d’emménagement. Notre nouvelle maison est désormais dotée de belles portes, qui font la fierté légitime du menuisier auquel elles ont été commandées et l’admiration de tous ceux qui les découvrent. Je vous livre la photographie de la nouvelle porte d’entrée (celle qui était précédemment à cet endroit était « incomplète » et ne fermait pas!) :

Porte du nouveau Mesnil-Marie

Frère Maximilien-Marie m’a demandé d’ailleurs de témoigner ici de la très vive reconnaissance de l’association aux amis et bienfaiteurs grâce aux libéralités desquels cette commande a pu être passée et réalisée! Cette porte ne donne-t-elle pas une bonne impression de solidité et de sécurité? Derrière elle je serai bien à l’abri des méchants et cela m’a conduit à méditer sur le symbolisme spirituel de la porte… Puisse donc la Reine céleste des Anges et des Saints, Notre-Dame de Compassion, être la gardienne et protectrice de ces lieux et de tous ceux qui viendront y trouver refuge auprès de son Coeur…

Je vous adresse mes plus dignes et très félines salutations.

Lully.

Publié dans:Chronique de Lully |on 26 mai, 2008 |1 Commentaire »

2008-26. « Summorum Pontificum cura » : nouvelles déclarations du Cardinal Castrillon Hoyos.

On serait tenté d’écrire : « Le Cardinal Castrillon Hoyos a encore frappé…« 

En effet, le Président de la Commission Pontificale « Ecclesia Dei », après les déclarations faites dans l’ Osservatore Romano du 28 mars dernier que nous avions relayées ici www, a récemment récidivé.

Dans un entretien mis en ligne par Vittoria Prisciandaro (www.sanpaolo.org), puis traduit et diffusé en France par le site « Eucharistie Sacrement de la Miséricorde » (et dont nous donnerons le lien à la fin de ce texte), le Cardinal Castrillon Hoyos laisse entendre un tout autre son de cloche que la plupart de Nos Seigneurs les Evêques de France, dont les manoeuvres pour entraver la mise en application du motu proprio « Summorum Pontificum cura » sont manifestement bien connues, et dont les pseudos arguments sont ici balayés de façon magistrale.

Outre qu’on peut remarquer l’insistance de Son Eminence pour affirmer que le mouvement lefebvriste n’est pas un schisme - ce qui nous stimule à prier et à oeuvrer pour que l’Eglise catholique retrouve une totale unité dans la vérité et la charité -, nous sommes encouragés à rendre à Dieu de très ferventes actions de grâces pour la sollicitude et l’action de notre Saint-Père le Pape Benoît XVI et nous sommes également invités à supplier ardemment le Ciel de nous conserver un tel Pontife. Prions aussi pour que les Evêques, en France particulièrement, cessent de renacler et soient de bons collaborateurs du Saint-Père en se libérant des entraves idéologiques surannées qui les empêchent d’avancer.

Pour lire les déclarations du Cardinal Castrillon Hoyos, cliquer sur ce lien:

http://eucharistiemisericor.free.fr/index.php?page=1305081_mgr_hoyos

2008-25. Petit compte rendu de la dernière journée de prière et d’amitié au Mesnil-Marie dans le Vexin.

Lundi de Pentecôte 12 mai 2008.

Chers Amis du Mesnil-Marie,

J’aurais bien aimé vous écrire plus tôt, mais il se trouve que nous avons eu de très gros problèmes de connexion téléphonique et internet depuis plusieurs jours et qu’à cause de cela il m’était pratiquement impossible de tenir mon blogue à jour…

En ce moment, au « Mesnil-Marie« , nous sommes en train de tourner une page. Vous avez suivi nos tribulations, nos inquiétudes et nos recherches, et vous vous êtes réjouis avec nous des résultats de notre prospection (cf.www), mais maintenant il s’agit de préparer avec une certaine intensité notre déménagement. Cela signifie qu’il faut d’un côté – dans le Vexin – faire des cartons, des cartons, des cartons… et de l’autre côté – dans le sud où nous allons emménager – préparer la maison pour notre arrivée.

Comme vous l’avez déjà lu (cf.www), les conditions de notre nouvelle maison sont assez sommaires et nécessitent les interventions d’hommes de métiers et d’artisans, en plus de ce que Frère Maximilien-Marie peut réaliser lui-même pour rendre les lieux au moins sommairement habitables. Il a déjà rencontré le menuisier, le plombier, l’électricien, l’entrepreneur… et à chacune de nos « descentes » en Vivarais, il faut reprendre contact avec eux, préciser de nouvelles choses, superviser l’avancement des projets ou discuter des devis. C’est beaucoup de soucis et de travail !

Jeudi dernier, 8 mai, jour où nous honorons Marie Médiatrice de toutes grâces conformément aux possibilités du Missel romain traditionnel, nous avons eu notre dernière journée de prière et d’amitié dans le Vexin et avons été heureux de recevoir un groupe d’amis fidèles.

Il faisait un temps splendide, ensoleillé et même chaud, et la Sainte Messe a été célébrée pour la dernière fois dans notre oratoire en présence d’une assistance fervente : il y a même des personnes qui ont dû rester dehors pour suivre la Messe. Après le pique-nique, Frère Maximilien-Marie a pu expliquer les circonstances providentielles qui ont permis de trouver notre nouvelle maison, parler de tous les travaux et évoquer les perspectives d’avenir. La journée s’est conclue par le chapelet et le Salut du Très Saint-Sacrement.

Frère Maximilien-Marie m’a chargé de bien remercier ici tous les amis, tous les fidèles, et en particulier tous les prêtres qui les ont entourés, soutenus, encouragés pendant ces deux années où le « Refuge Notre-Dame de Compassion » s’est développé dans le Vexin. Même si nous savons que nous allons rester en contact avec nos amis et que beaucoup d’entre eux nous rendrons visite dans notre nouveau « Mesnil-Marie », ces journées qui marquent les au revoirs sont toujours chargées de nostalgie et ne se terminent pas sans quelque pincement au coeur. Pour moi, je suis bien peiné de penser que je vais aussi laisser à L****** mon ami Locky.

Lully mélancolique

Vendredi, Monsieur l’Abbé P….. est venu pour retirer le Saint-Sacrement du tabernacle de l’oratoire qu’il faut maintenant démonter. Frère Maximilien-Marie s’est mis à ce travail dès que Monsieur l’Abbé est reparti. C’est toujours une souffrance pour le coeur d’un religieux de devoir fermer un lieu où Notre-Seigneur et Notre-Dame ont été priés avec ferveur, invoqués et aimés… Avant de vous quitter pour aujourd’hui, je vous offre donc la toute dernière photographie de notre oratoire.

La dernière photo de l'oratoire.

Et je vous demande de prier pour que notre Frère puisse très rapidement avoir un nouveau lieu de recueillement et de prière.

Recevez mes ronronnements les plus amicaux.

Lully.

Publié dans:Chronique de Lully |on 12 mai, 2008 |4 Commentaires »

2008-22. Des pérégrinations de la statue de Notre-Dame de Compassion.

Lundi soir 21 avril 2008.

Chers Amis du Mesnil-Marie,

Je ne vous ai pas beaucoup écrit, ces derniers temps, parce que – vous vous en doutez bien un peu – nous sommes en plein dans les préparatifs de notre prochain déménagement.

Pour le chat que je suis, la perspective du changement a quelque chose de traumatisant, mais Frère Maximilien-Marie m’a expliqué que les perturbations que nous devons endurer en ce moment nous vaudront dans quelques semaines d’être vraiment chez nous dans un endroit magnifique…

Il a déjà rempli quantité de cartons dans lesquels ont été bien rangés du linge, de la vaisselle, et presque toute la bibliothèque (il n’a conservé que quelques livres qu’il est important de garder à portée de main ou d’usage très courant).
Tout au long de la semaine dernière, j’ai assisté (avec une certaine inquiétude malgré tout) à ces préparatifs et même au démontage de certains meubles. Puis, grâce à une aide providentielle, le Frère a déjà pu faire partir un camion de déménagement à la fin de la semaine dernière…
Même la grande statue de
Notre-Dame de Compassion a ainsi pu prendre la route : vous savez, il s’agit de cette statue qui devait trouver sa place dans la chapelle que nous avions prévu d’aménager ici (le permis de construire avait été obtenu) et dont nous n’avons finalement pas pu entreprendre les travaux, puisque c’est à ce moment là que Frère Maximilien-Marie fut informé que nous ne pourrions rester en ces lieux… En attendant de trouver place dans une chapelle digne de ce nom, cette grande Piéta était installée dans un garage sommairement aménagé, et Frère Maximilien-Marie la surnommait « Notre-Dame du Garage« !

Cette statue a été donnée au Refuge Notre-Dame de Compassion par des religieuses amies, contraintes de fermer la Communauté du lieu où elles avaient été fondées.
Je veux d’ailleurs profiter des circonstances présentes pour mettre noir sur blanc toute la gratitude de notre toute petite fondation envers ces religieuses, et aussi pour m’étendre un peu sur l’histoire de cette statue et de ses pérégrinations…

Statue de Notre-Dame de Compassion au Mesnil-Marie

Les Soeurs de ******* avaient été fondées au moment de la Restauration pour s’occuper des malades mentaux : leur Père Fondateur, qui était un saint prêtre pénétré de la plus délicate compassion pour les souffrances des hommes, s’était en effet rendu compte avec effroi que depuis la grande révolution, par suite de la suppression des ordres religieux hospitaliers, les malades mentaux (les aliénés, comme on disait alors) étaient enfermés dans les prisons, avec les détenus de droit commun et les criminels, dans des conditions épouvantables… Je n’hésite pas à écrire que c’est à cette sorte de « détails » que l’on peut apprécier le véritable humanisme de l’idéologie révolutionnaire!

A ses religieuses, le bon Père donna pour modèle la Compassion de Notre-Dame et cette Piéta trôna dans la chapelle de leur maison de fondation pendant près d’un siècle et demi, jusqu’à ce qu’une autre idéologie, sous prétexte de renouveau conciliaire, culpabilise les religieuses de leur dévotion envers la Mère des Douleurs – dévotion qualifiée de dolorisme suranné – et leur enjoigne de reléguer la grande Piéta, loin des regards, dans une tribune fermée par une grille…
Cela se passe de commentaires, et je retiendrai seulement que des générations de religieuses ont prié devant cette statue : elles ont puisé dans cette dévotion la force quotidienne de leur consécration au service de ceux qui sont atteints dans leur psychisme par des maladies terribles et humiliantes ; elles ont trouvé auprès de la Vierge des Douleurs l’énergie pour vivre le don d’elles-mêmes, dans la patience, la générosité, le partage des épreuves d’autrui, et pour travailler autant que possible au bien et à la consolation des âmes qui leur étaient confiées.

Obligées de partir, les Soeurs craignaient que cette statue ne soit détruite ou vendue à quelque brocanteur, et elles furent véritablement heureuses de l’offrir pour notre fondation.

L’enlèvement de cette Piéta donna bien des soucis à Frère Maximilien-Marie, parce que les portes de la tribune où elle se trouvait avaient été modifiées et ne permettaient plus son passage.
Après avoir bien étudié le problème, la seule solution qui permettait de la sortir était de la faire passer par l’ouverture de la grille de cette tribune, qui – par chance! – correspondait, à quelques centimètres près, aux dimensions imposantes de la statue. Mais cette tribune se trouvait à plus de dix mètres au-dessus du sol de la chapelle, et il fallut se résoudre à faire appel à un déménageur, que l’on fit venir de loin parce que lui seul avait le matériel adapté.
C’est ainsi qu’avec des forts-à-bras, et surtout avec l’aide d’un monte-charge (qu’il fallait entièrement démontable en raison des difficultés d’accès à la chapelle), la statue de Notre-Dame de Compassion fut descendue, soigneusement enveloppée, puis embarquée dans un camion en vue de présider à notre fondation.

La voici aujourd’hui repartie sur les routes… Et, tout comme vous je pense, je souhaite maintenant que le lieu de notre prochaine installation soit celui où le Refuge Notre-Dame de Compassion pourra s’enraciner, se développer et rayonner… Le lieu où ceux qui prieront devant cette Vierge de Pitié et de Consolation recevront d’abondantes grâces et bénédictions du Ciel.

Lully.

Nota bene :
depuis cette chronique, rédigée en avril 2008, la grande statue de Notre-Dame de Compassion, est bien arrivée en Vivarais, lieu désormais de l’implantation du Refuge Notre-Dame de Compassion, où nous espérons construire – pour la recevoir –  une chapelle proche du Mesnil-Marie où pourront venir se recueillir et prier tous ceux qui veulent se confier au Coeur douloureux et immaculé de Notre-Dame.

2008-21. « Summorum Pontificum cura » : précision du Cardinal Castrillon Hoyos.

L’entretien avec Son Eminence Monsieur le Cardinal Dario Castrillon Hoyos, président de la Commission Pontificale Ecclesia Dei, que l’Osservatore Romano a publié en date du 28 mars 2008, n’a pas suscité de grands commentaires dans la presse épiscopale française… Faut-il s’en étonner?

Comme nous étions en déplacement et qu’il était tout occupé par les premiers travaux à entreprendre dans notre futur Mesnil-Marie, ce n’est qu’à notre retour que Frère Maximilien-Marie en a pris connaissance et qu’il m’en a ensuite fait part : nous devons au site « Eucharistie miséricordieuse » (cf.www) d’en avoir le texte, et nous remercions chaleureusement ses concepteurs d’avoir révélé la substance de cette entrevue, car jusqu’ici nous n’avons pas pu trouver une traduction française intégrale des paroles du Cardinal.

Son Eminence le Cardinal Dario Castrillon Hoyos

Je ne veux pas plagier ce compte rendu publié par « Eucharistie miséricordieuse« , vous êtes capables de vous y reporter et de le lire vous-mêmes dans son intégralité… Toutefois je veux relever ici une très intéressante remarque du Cardinal, et pour cela je vais me permettre un « copier-coller« : « … certains demandent la permission de célébrer ou d’assister à la messe tridentine, comme s’il s’agissait d’une concession ou d’un cas exceptionnel, alors que le document du pape est clair : il n’y a pas besoin de permission. Car Benoît XVI offre à tous les prêtres la possibilité de célébrer la messe traditionnelle et aux fidèles le droit d’assister à ce rite selon les conditions spécifiées dans le Motu Proprio.« 

Vous avez bien lu : il n’y a pas besoin de permission.

Il n’y a pas besoin de permission! C’est un DROIT du prêtre que de célébrer selon le missel et le rituel des sacrements en usage en 1962, c’est un DROIT des fidèles d’assister à la Sainte Messe latine traditionnelle et de recevoir sacrements et sacramentaux selon les livres liturgiques anté-conciliaires…

Il n’y a pas besoin de permission : il ne faut donc pas aller trouver les curés de paroisse ou les évêques afin de solliciter de leur « bonne volonté » (!!!) et comme si c’était une faveur exceptionnelle la célébration de la Messe ou des sacrements selon les livres liturgiques antérieurs à la réforme de Paul VI, il faut au contraire tout simplement (et respectueusement certes) faire valoir un droit auquel ni les curés ni les évêques ne peuvent s’opposer, parce que ce droit est donné à tous – prêtres et fidèles – par le Souverain Pontife.

Il n’y a pas besoin de permission. Nos Seigneurs les Evêques et Messieurs les Curés ne peuvent en aucune manière limiter ou restreindre le droit qui est affirmé et garanti par la plus haute autorité de l’Eglise, par le Vicaire du Christ! S’ils le font, ils commettent des abus de pouvoir ; s’ils le font, ils vont contre le droit des fidèles et ceux-ci sont donc habilités à recourir à une autorité supérieure et à engager une procédure à leur encontre ; s’ils le font, ils montrent clairement qu’ils ne sont pas unis au Souverain Pontife…

Il n’y a pas besoin de permission. Les fidèles qui demandent la Sainte Messe et les sacrements selon « la forme extraordinaire du rite romain » ne doivent pas – en allant « mendier » une concession – placer leurs curés ou leurs évêques devant la tentation de commettre un abus de pouvoir, contraire aux dispositions de notre Saint-Père le Pape ; ils doivent au contraire – par la fermeté respectueuse et la détermination paisible de leur attitude – leur permettre d’entrer pleinement dans une obéissance joyeuse aux dispositions du Souverain Pontife en vue du bien et de la paix de la Sainte Eglise catholique.

Sachons le dire, sachons nous en faire l’écho, sachons le faire comprendre et assimiler…

Lully.

Publié dans:De liturgia, Lectures & relectures |on 16 avril, 2008 |3 Commentaires »
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