Archive pour la catégorie 'Chronique de Lully'

2007-5. Ce que représente chez nous le 24 septembre.

Chers Amis du Refuge Notre-Dame de Compassion,

La fête de Notre-Dame de la Merci, qui est célébrée le 24 septembre, n’est pas vraiment une fête populaire en France : ce vocable de la Vierge paraît même un peu étrange à beaucoup de fidèles… Mais notre Frère Maximilien-Marie l’aime particulièrement, et il y a deux raisons à cela :

1) Quand il avait quatre ans et quelques semaines, le samedi 24 septembre 1966 (donc jour dont on pourrait écrire qu’il était doublement placé sous la protection de Notre-Dame), il fut protégé d’une manière singulière : percuté par une automobile qui lui fit faire un vol plané avant de lui passer sur le corps, il sortit absolument indemne de cet accident, et – dès ce moment-là – il affirma que c’était la Sainte Vierge qui l’avait sauvé. Il demanda à ses parents un pèlerinage d’action de grâces à la basilique de Notre-Dame de Bon Secours, sanctuaire marial du Bas Vivarais, et à cette occasion il se donna sans retour à cette Mère de Miséricorde.

Voici la statue du XVIIème siècle, sculptée en bois de noyer par un imagier local, aux pieds de laquelle il fit cette offrande de lui-même dans laquelle il reconnaît l’origine de sa vocation :

la statue de la Vierge telle qu'elle était présentée avant les saccages modernistes

Lablachère (Vivarais) : statue de Notre-Dame de Bon Secours  dans la basilique du même nom
telle qu’elle était présentée  avant le vandalisme postconcilaire.

2) C’est encore un 24 septembre – en 1989 – qu’il prononça ses voeux perpétuels. Frère Maximilien-Marie en célèbre l’anniversaire avec une grande ferveur intérieure chaque année.

Contrairement à ce que certains se sont plu à raconter, il n’a jamais été relevé de ses voeux mais, lorsque sa communauté d’origine changea de statuts et modifia ses constitutions, s’engageant dans des orientations qui ne correspondaient plus exactement aux textes sur lesquels il avait prononcé ses voeux ni aux aspirations qui l’avaient amené à entrer dans cette communauté, l’Eglise – par l’intervention de l’Evêque du lieu – prit la chose en considération et octroya à Frère Maximilien-Marie un « indult d’exclaustration » tout à fait régulier.
Ainsi il lui était permis en conservant ses voeux et le droit de porter l’habit religieux, de vivre en dehors de son institut de profession. C’est un devoir de vérité de le rappeler parce que, bien évidemment, on a fait circuler des versions bien différentes de ces événements.

Je vous souhaite à tous une bonne journée sous la protection de Notre-Dame de la Merci, la Vierge compatissante qui brise les chaînes des esclavages, qu’ils soient physiques ou spirituels, psychologiques ou affectifs…

Lully.

Voir aussi :
- Origines du Refuge ND de Compassion > ici
- Comment le Refuge ND de Compassion est arrivé en Vivarais > ici
- Jubilé des 25 ans de profession perpétuelle > ici

Publié dans:Chronique de Lully, De Maria numquam satis |on 24 septembre, 2007 |11 Commentaires »

2007-3. Je tourne en rond…

Félix

Grrrrrr….Ssscccrrrgggnnn……

Miiiiiiiaaaaaoooouuuuu !!!

Mercredi des Quatre-Temps, 19 septembre 2007.

Je tourne désespérément en rond à l’intérieur du Mesnil-Marie, sans arriver à me faire ouvrir une porte ou une fenêtre! Cependant, ce n’est pas parce que je ne me fais pas comprendre : je vois très bien qu’on comprend ce que je veux mais… on ne m’obéit pas!

Je miaule, en prenant ma voix la plus plaintive possible, je reste assis en face de la porte en regardant de mon air le plus suppliant… Je miaule, je miaule, je miaule, mais rien à faire!… Je viens me mettre aux pieds de Frère Maximilien-Marie et là je me dresse en m’allongeant le plus que je peux le long de ses jambes… Il n’obtempère pas davantage! Il me répond avec gentillesse : « Non, Lully! Ce n’est pas possible… Tu sais bien que le Docteur a dit qu’il valait mieux que tu restes dedans pendant quelques jours… »

Je le sais bien que la Doctoresse des chats – nous sommes allés la voir hier en fin d’après-midi – a expliqué à Frère Maximilien-Marie qu’il valait mieux me garder à l’intérieur pendant quelques jours, mais je n’aime pas cela et je le fais comprendre…

Miaaaaaaaaaaaooooouuuuuuu!

Ah! vous voudriez savoir pourquoi on m’a emmené voir la Doctoresse des chats?

Ben, euh… Je dois avouer que je me suis battu, hier! J’étais allé à la chasse aux mulots avec mon ami Locky, et nous nous sommes faits disputer par un matou solitaire et méchant qui est plus grand que nous… Mais je ne suis pas un couard, j’ai voulu défendre notre terrain de chasse! Je me suis bien battu, toutefois il est plus fort que moi et ce vilain m’a planté ses crocs dans le popotin : cela m’a fait très mal, et même de plus en plus mal… Un abcès a commencé à se former et je sentais l’infection qui gagnait du terrain en moi!

Locky, qui ne s’est pas battu, m’a raccompagné jusqu’au Mesnil-Marie où le frère a vu très rapidement que je n’allais pas bien et il a téléphoné chez le vétérinaire, qui lui a dit de m’amener à son cabinet à 17h15.

Le vétérinaire est une dame qui se prénomme Brigitte, c’est elle que j’appelle la Doctoresse des chats (même si elle soigne aussi d’autres animaux, mais cela n’a pas d’importance). Elle me connaît depuis que je suis tout petit et elle a un ton de voix très doux, des gestes très gentils… Toutefois je n’aime pas trop aller chez elle. D’abord parce qu’il faut que je rentre dans un panier tout fermé, avec une grille, dans lequel on me transporte comme si j’étais une vulgaire marchandise, ensuite parce que je n’ai qu’un amour très modéré des voyages en automobile, enfin parce que cela me stresse d’arriver dans cette salle d’attente où il y a des odeurs inconnues…

Bref, Brigitte la Doctoresse a trouvé tout de suite l’endroit où j’avais été mordu et sans attendre elle m’a fait une piqûre entre les omoplates. J’ai montré que je n’étais pas un bébé en restant ferme, sans aucune plainte, quand elle m’a fait la piqûre… Ensuite elle a rédigé une ordonnance, remis une plaquette de petits comprimés que je dois prendre pendant six jours matin et soir, et elle a donné quelques conseils à mon papa pour les jours à venir, et on m’a remis dans mon panier de voyage pour rentrer au Mesnil-Marie. La piqûre a été efficace parce que très rapidement je n’ai plus eu mal et j’ai passé une bonne nuit.

Ce matin mon papa m’a donné mon cachet. Il sait que je n’aime pas trop avaler les comprimés (je ne comprends pas pourquoi les fabricants de médicaments ne se débrouillent pas pour leur donner un bon goût de souris!), alors – comme il est très malin et qu’il connaît bien ce que j’aime – il les enrobe de « Nutella « , comme cela je ne me rends même pas compte que je les avale!

Par contre, j’ai bien compris qu’il ne voulait pas me laisser aller dehors. Miiiiiiiaaaaaaoooooouuuuu! Je vois que je ne le ferai pas céder, je vais donc me pelotonner dans le fauteuil du prêtre à l’oratoire (je l’aime bien celui-là parce qu’il a des coussins en velours rouge…) et ce sera ma pénitence en ce mercredi des Quatre-Temps!

2007-3. Je tourne en rond... dans Chronique de Lully patteschatsLully.

Publié dans:Chronique de Lully |on 19 septembre, 2007 |2 Commentaires »

2007-2. « Et Nomen Virginis Maria ».

«  Et le Nom de la Vierge était Marie. » (Luc I, 27).

2007-2.

Comme j’aime bien me pelotonner sur les genoux de Frère Maximilien-Marie quand il est à l’oratoire, le matin au moment de l’oraison : tout en faisant mine de rien, je profite de ses réflexions et j’en alimente les miennes. Vous le savez bien, nous, les chats, nous sommes très intuitifs et nous n’avons pas besoin des paroles pour pénétrer la pensée de quelqu’un!

Ainsi donc, ce matin, tout naturellement, il a fait porter ses réflexions sur la fête de ce 12 septembre, la fête du Saint Nom de Marie. Quand on vit dans une maison qui a justement pour nom « Le Mesnil-Marie = la maison de Marie », on est particulièrement attentif à marquer les fêtes de Notre-Dame.

Donc « le nom de la Vierge était Marie » : la liturgie insiste et se fait répétitive pour attirer l’attention des fidèles sur les trésors de grâce contenus dans le nom de la Mère du Sauveur à laquelle s’applique de manière suréminente ces vers du poète :

 » Marie, si l’on voulait votre nom retourner
L’on trouverait : aimer!…« 

Charmante anagramme de notre bon vieux Ronsard (oui, oui! j’ai étudié aussi la poésie avec mon papa-moine)!

* * * * * * *

Le « Mesnil-Marie » appartient à Notre-Dame, elle en est la Souveraine, selon l’étymologie que les Pères de l’Eglise attribuent à ce nom (j’ai vérifié, c’est écrit dans le livre que Frère Maximilien-Marie utilisait ce matin pour sa prière).

Voulez-vous la preuve cette oeuvre est bien placée dans l’obédience de la Très Sainte Vierge Marie?
La voici : j’ai retrouvé une photo qui montre mon papa-moine en train de lire l’acte de consécration au Coeur de Jésus et Marie de cette maison  et de l’oeuvre qu’elle abrite ; c’était le 15 août 2006.

11lectureconscration consécration au Coeur de Jésus et Marie dans De liturgia

15 août 2006 : consécration du Mesnil-Marie au Coeur de Jésus et Marie

Mais nous le savons bien aussi, comme « Elle est plus Mère que Reine » (Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus et de la Sainte Face), la maison sur laquelle s’exerce la souveraineté de Notre-Dame est la maison où l’on vit dans l’amour de Marie : on y aime Marie et on y est aimé de Marie.

Par Marie, on est conduit à plus et à mieux aimer Jésus. Par elle, on est introduit dans l’intimité du Coeur de Jésus. Par elle encore, on est porté à « faire tout ce qu’il nous dira » (Joan. II,5), pour que l’eau (inodore, incolore et sans saveur) de notre médiocrité soit transformée en vin savoureux.

Lully.

2007-1. Genèse.

Je suis né le 10 juillet 2006, à quelques dizaines de mètres seulement de la maison qui était en ce temps là le Mesnil-Marie. J’avais cinq frères et soeurs et j’étais le plus chétif de la portée.

Je n’avais pas encore ouvert les yeux lorsque Frère Maximilien-Marie – qui avait depuis de nombreuses années le désir d’avoir un chat – vint nous visiter et me choisit : il fut conquis par la belle allure de mon pelage et parce que, très tôt, je me montrais particulièrement câlin…

* * * * * * *

Frère Maximilien-Marie était arrivé dans ce petit village, aux confins du Vexin français et du Beauvaisis, le 17 juin de cette année 2006. La veille de ce jour, il avait signé une convention de mise à disposition de cette propriété  – aussitôt dénommée le Mesnil-Marie - au profit de l’association Refuge Notre-Dame de Compassion, qu’il a fondée et qu’il dirige.

C’était la propriétaire elle-même qui l’avait contacté quelques mois auparavant, à la suite d’une petite annonce qu’il avait publiée dans un hebdomadaire catholique. En effet l’association Refuge Notre-dame de Compassion, fondée depuis le mois d’avril 2001, n’avait pas jusqu’alors trouvé de lieu pour s’implanter et  pour développer ses activités… De son côté, Madame T******* avait le désir de donner sa maison à une oeuvre catholique qui assurerait une présence religieuse dans ce village où le dernier prêtre résident était décédé depuis plus de quarante années!

A l’invitation de la propriétaire, Frère Maximilien-Marie était donc venu visiter ce qui allait devenir le Mesnil-Marie : c’était le mercredi de la Passion 5 avril 2006. Cette première visite et les contacts qui avaient suivi avaient donc abouti à un accord et à cette signature du 16 juin 2006 : la convention de mise à disposition était accompagnée d’une promesse de donation totale, lorsque auraient été créées une chapelle et l’association cultuelle chargée de son entretien.

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Notre premier Mesnil-Marie, dans le Vexin.

Quand il est arrivé dans la maison, qui était inoccupée et fermée depuis longtemps, Frère Maximilien-Marie la trouva peuplée par quelques centaines d’araignées (animaux dont il a horreur)!…

Le samedi 17 juin, il vint accompagné d’amis fidèles qui l’aidèrent à décharger un plein camion de meubles, et la statue de la Vierge de Compassion (voir ici > www), une « Piéta » de grandes dimensions qui lui avait été donnée quelques semaines auparavant.

En quelques jours il s’efforça de rendre la maison propre et habitable, si bien qu’une Assemblée Générale de l’association put s’y dérouler dans une ambiance joyeuse et profondément amicale, le samedi 1er juillet.

L’été se passa en aménagements… Le Frère avait bien compris qu’il lui fallait en mettre en coup pour que la maison fut bien prête et accueillante pour le jour où je pourrai m’y installer! Il s’absenta seulement quelques jours pour un « camp chouan » , puis pour une université d’été pour laquelle il est régulièrement, sollicité et enfin, après le 15 août, pendant la semaine de « vacances catholiques au pays de Saint François de Sales » qu’il avait organisée.

Je ne dois pas non plus omettre de signaler que le 15 août, la première messe avait été célébrée au Mesnil-Marie qui avait été alors dûment béni et consacré au Coeur de Jésus par le Coeur douloureux et immaculé de Marie.

17-bis-1er-sept-06-photo-de-peluches-2-300x200 Chat Lully dans Chronique de Lully

Lully à un mois et demi
(cliquer sur l’image pour la voir en plus grand)

Enfin, le 29 août, Frère Maximilien-Marie vint me chercher : j’avais tout juste sept semaines. J’étais à peine sevré, mais ma maman ne pouvait plus me nourrir. Il me transporta jusqu’au Mesnil-Marie dans son béret, pour me protéger : ce 29 août était en effet un jour gris et froid ; le vent me transperçait et me faisait grelotter.

En m’introduisant au Mesnil-Marie, le Frère me dit : « Tu es ici chez toi! » Et comme je lui fais confiance et ne prends pas ses paroles à la légère, je résolus de m’approprier les lieux et me comportais désormais en maître de la maison !

Le nom qu’il me donna avait été choisi par Frère Maximilien-Marie depuis plusieurs semaines : c’est son amour de la musique baroque et du siècle de Louis XIV qui l’ont déterminé. Il paraît que ce nom me va très bien et que je le porte avec beaucoup de classe!

Lully.  

pattes-de-chat-frise Mesnil-Marie     

Publié dans:Chronique de Lully |on 11 septembre, 2007 |8 Commentaires »

Prologue librement inspiré par celui de l’Evangile selon Saint Luc.

Prologue librement inspiré par celui de l'Evangile selon Saint Luc. dans Annonces & Nouvelles dsc08042copiecopie

Le Maître-Chat Lully

« Puisque beaucoup ont entrepris de composer un récit des événements – parfois totalement insignifiants – qui se produisent en ces temps, j’ai décidé moi aussi (puisque je suis chaque jour le témoin scrupuleusement attentif d’une aventure qui est, elle, véritablement hors du commun), de tenir pour vous, amis du Mesnil-Marie, sous la forme d’un récit assorti de commentaires personnels, une espèce de diaire de la fondation du Refuge Notre-Dame de Compassion.

Ainsi pourrez-vous, en suivant les péripéties de notre vie quotidienne, ou en vous associant aux évènements humains et surtout spirituels qui en jalonnent l’existence, garder un lien plus concret avec cette oeuvre que vous soutenez d’une fidèle et pieuse amitié.

Je réclame, bien évidemment, votre indulgence car je ne suis qu’un tout petit chat, mais vous savez aussi que j’occupe au Mesnil-Marie une place privilégiée (voir ici > www)… Puissent néanmoins ces lignes être utiles à tous pour conserver et resserrer le lien de la charité, dans la paix et la joie du coeur! »

patteschats chronique dans Chronique de LullyLully, l’Observateur.

Publié dans:Annonces & Nouvelles, Chronique de Lully |on 10 septembre, 2007 |Commentaires fermés
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