Archive pour la catégorie 'Chronique de Lully'

2008-43. Suite du feuilleton de l’eau et réfection de plancher.

Samedi soir 2 août 2008.

Avec la fin de la semaine il est bien temps, chers Amis du Refuge Notre-Dame de Compassion, que je vous donne quelques nouvelles de nos travaux.

Et en tout premier lieu, après vous avoir montré dans une précédente chronique tous les travaux réalisés à l’extérieur pour que l’eau puisse arriver jusqu’à l’intérieur de notre « Mesnil-Marie » (cf. > www), je puis enfin vous annoncer que, depuis quelques jours, nous avons dans la maison un point d’eau et – le détail peut paraître trivial mais il n’est pas sans importance dans les humbles réalités de la vie quotidienne! – un wc. Cela change considérablement la vie de Frère Maximilien-Marie qui n’est désormais plus obligé de se rendre chez notre voisine que pour prendre sa douche. L’installation intérieure reste encore sommaire, mais après toutes ces semaines où il fallait transporter l’eau dans des récipients, ce progrès a des allures de véritable luxe!

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Sur la photographie qui est ici dessus, vous pouvez « admirer » deux étapes de l’installation intérieure qui permet à l’eau d’arriver jusqu’au robinet au dessus de l’évier. Sur le cliché du haut, le « gros machin » rouge que vous voyez seul est un surpresseur : c’est lui qui prend le relai de la pompe et permet d’avoir une pression suffisante. Sur le cliché du bas, vous vous rendez compte qu’un grand « ballon d’eau chaude » a été rajouté aux côtés du surpresseur. Je vous invite à ce sujet à rendre de très vives actions de grâces à la divine Providence, car ce chauffe-eau de 300 litres – et pratiquement neuf – a été donné à la communauté par un bienfaiteur (il se reconnaîtra en lisant ces lignes et il faut qu’il sache que nous n’omettons pas de demander à Dieu de lui rendre en bénédictions et en grâces sa générosité à notre endroit). Cela a été une véritable expédition d’aller récupérer ce chauffe-eau : en effet le donateur – qui habite assez loin d’ici – pouvait en assurer le transport pour une partie du trajet, à l’occasion d’un déménagement familial, et Frère Maximilien-Marie a donc dû aller à sa rencontre pour le charger alors dans notre propre véhicule et l’apporter ici. De fait, un point de rencontre à quelque 80 kilomètres d’ici avait été choisi, de manière à ne pas occasionner un détour à notre bienfaiteur. Le pittoresque de l’histoire, c’est que finalement cette rencontre s’est faite à une heure avancée de la nuit et que le Frère est revenu avec le précieux chargement à une heure du matin, en me disant qu’il était heureux qu’il n’y ait point eu de patrouille de gendarmerie sur ces hauts plateaux à 23 h 30 : la maréchaussée n’aurait-elle pas pu suspecter que ce chauffe-eau qui changeait de véhicule en bord de route en pleine campagne à la faveur des ténèbres dissimulait en réalité quelque trafic de substance illicite???… Je m’imaginais déjà en tremblant qu’il m’aurait peut-être fallu me déplacer à la gendarmerie pour faire sortir Frère Maximilien-Marie d’une cellule de garde-à-vue…

L’autre partie des travaux de la semaine qui vient de s’achever a consisté dans le démontage partiel d’un plancher qu’il faut intégralement remplacer. Le sol de l’ancienne grande grange à foin, qui constitue l’étage supérieur de notre « Mesnil-Marie« , est en effet fabriqué avec des plaques d’aggloméré : deux épaisseurs séparées par des chevrons, et cet espace – entre les deux plaques d’aggloméré – est devenu avec les années une véritable H.L.M. pour les souris, les rats et les loirs… Pour moi, c’est une véritable aubaine, mais Frère Maximilien-Marie n’a guère envie de continuer à loger rongeurs et muscidés et il doit remplacer ce plancher, qui en outre a été sérieusement endommagé en plusieurs endroits par des gouttières et des inondations… Il a donc commencé par retirer, sur un quart de sa surface totale, ces plaques fatiguées afin que, jeudi et vendredi derniers, les menuisiers puissent poser à la place un véritable et solide plancher. Vous pouvez avoir ci-dessous un aperçu de ces travaux. Sur la première photo, vous me verrez en train d’inspecter l’intérieur du plancher après que Frère Maximilien-Marie a retiré la première épaisseur d’aggloméré : c’était très intéressant parce qu’il y avait plein de nids de souris.. mais je n’ai trouvé aucune de celles-ci parce que le bruit et le mouvement des travaux avaient dû les faire fuir. Sur la seconde photographie, vous me verrez faire mon petit numéro d’équilibriste sur les poutres une fois que les deux épaisseurs ont été enlevées… et vous pourrez même apercevoir le crâne (un peu dégarni!) de Frère Maximilien-Marie, qui était debout sur un escabeau, à l’étage inférieur et dont la tête dépassait juste : je trouvais cela très amusant! (Comme toujours, il vous faut cliquer sur les vignettes pour les voir en grand)

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Je terminerai ma chronique de ce soir en souhaitant de bonnes vacances à ceux qui ont le bonheur d’en avoir, et un bon courage à ceux qui sont au travail, et en vous assurant tous de ma très féline considération.

Lully.

Publié dans:Chronique de Lully |on 2 août, 2008 |3 Commentaires »

Recette du Mesnil-Marie : Soupe de courgette et pommes de terre.

Les courgettes sont un légume de saison. Ce soir, Frère Maximilien-Marie prépare une soupe à base de courgette qui m’a tout l’air d’être délicieuse, alors – pendant qu’il s’affaire avec ses marmites – je m’empare du clavier de l’ordinateur pour vous en communiquer la recette. Si certains pensent que la soupe ne convient pas aux soirs d’été, j’espère que cette recette les fera changer d’avis…

Lully.                         

Soupière fumante... hummm!

Préparation : 10 mn .
Cuisson : 25 mn

Ingrédients (pour 6 personnes) :

- 1 petite courgette
– 3 pommes de terre moyennes
– 100 grammes de crème fraîche (facultatif)
– herbes de Provence, basilic, menthe, persil…
– gros sel

Préparation :

Eplucher la courgette et les pommes de terre. Les couper en petits dés.
Mettre les dés dans une casserole et couvrir avec de l’eau. Ajouter une poignée de gros sel. Cuire à feu fort environ 25 minutes.
Une fois la cuisson arrêtée, mixer les légumes dans l’eau.
Ajouter la crème et les herbes de Provence finement coupées.

Servir immédiatement.

Publié dans:Recettes du Mesnil-Marie |on 29 juillet, 2008 |3 Commentaires »

2008-42. A propos d’un pèlerinage à La Louvesc, au tombeau de Saint Jean-François Régis.

Lundi matin 28 juillet 2008.

Hier, 11ème dimanche après la Pentecôte, notre Frère est parti de très bonne heure du Mesnil-Marie, pour se rendre à La Louvesc.
Cette petite paroisse, située à presque 1100 m d’altitude, est un lieu de pèlerinage assez fréquenté depuis que Saint Jean-François Régis, jésuite affecté aux missions à l’intérieur du Royaume après les ravages des guerres religieuses, y mourut d’épuisement – le 31 décembre 1640 – et y fut enterré.
Au XIXème siècle, Sainte Thérèse Couderc, fonda dans ce même village les Soeurs de Notre-Dame du Cénacle. D’humble extraction, Mère Thérèse fut mise à l’écart et reléguée à un rang subalterne dans le sein même de sa propre congrégation lorsque celle-ci se développa, et elle arriva par cette voie d’humilité (et d’humiliations) à un très haut degré de sainteté…* Son corps – conservé intact – a été ramené dans la chapelle de la maison de fondation.
Ce sont donc deux saints canonisés que l’on peut aller vénérer et prier dans ce village de montagne. La Louvesc est à moins de soixante kilomètres du Mesnil-Marie mais, avec les routes de ces régions, il faut compter un peu plus d’une heure pour s’y rendre.

Si Frère Maximilien-Marie y est allé précisément ce dimanche 27 juillet, c’est parce qu’un jeune prêtre ordonné en septembre dernier par Son Eminence Monsieur le Cardinal Castrillon Hoyos, s’y rendait lui aussi en pèlerinage avec quelques membres de sa famille.
Faut-il préciser que ce prêtre célèbre la Sainte Messe latine traditionnelle, en conformité avec les dispositions édictées par notre Saint-Père le Pape Benoît XVI dans son motu proprio « Summorum Pontificum cura » du 7 juillet 2007 ?

Monsieur l’Abbé avait bien pris soin de contacter le curé de la basilique quelques jours plus tôt pour signaler son passage et retenir un autel pour la célébration de la Messe…
Or, malgré les directives du Souverain Pontife et nonobstant l’esprit de charité et d’authentique catholicité que ce motu proprio souhaite instaurer partout, je suis bien au regret de vous dire que l’accueil n’a pas vraiment été très chaleureux, et que le « Père curé » s’est même permis quelques réflexions qui ne donnaient pas l’impression de jaillir d’un coeur magnanime…
Bref, nos pèlerins (auxquels on avait déjà imposé une heure matinale de célébration) furent relégués dans un oratoire où il n’y avait « aucun risque » que d’autres fidèles puissent les rejoindre, et dont « l’autel » était une espèce de cube de contreplaqué peint.
Monsieur l’Abbé avait bien sûr dû apporter tout le matériel liturgique pour assurer une célébration digne et fervente du Saint Sacrifice
(cliquer sur les vignettes pour voir les photos en grand).

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Lorsque, à son retour, Frère Maximilien-Marie me fait le compte rendu de tels évènements, je dois bien vous avouer que je suis pour le moins scandalisé.

Certains, dans l’Eglise même, ont en effet pris l’habitude de qualifier – ou plus exactement de disqualifier – les fidèles qui sont attachés à la Messe latine traditionnelle en leur collant l’étiquette « intégriste » ; ce sont aussi souvent ces mêmes personnes qui se font gloire d’être des gens « ouverts » et qui se gargarisent de slogans contre l’exclusion et pour l’accueil de toutes les différences… Mais leur attitude par rapport à ce que notre Saint-Père le Pape a appelé « la forme extraordinaire du rite romain » révèle dans les faits un odieux cléricalisme, manifeste des « crispations » idéologiques que l’on peut maintenant regarder comme totalement dépassées, et m’incite à penser qu’ils sont eux-mêmes les « intégristes » d’une mode ecclésiastique qui avait cours il y a trois ou quatre pontificats mais n’est plus du tout en phase avec la réalité de l’Eglise et du monde!

Il est d’ailleurs symptomatique de constater que Frère Maximilien-Marie reçoit souvent (et ce fut le cas à plusieurs reprises en ce dimanche) des témoignages de sympathie vraiment touchants, simplement motivés par le fait qu’il porte un habit religieux.
Les prêtres ou les religieux « sécularisés » se rendent-ils compte de ce qu’ils ont perdu? Si – selon un proverbe bien connu – « l’habit ne fait pas le moine », il est néanmoins certain qu’il contribue à faire de celui qui le porte le témoin d’une réalité qui ne se limite pas aux horizons terrestres. L’Eglise considère que la vie religieuse est un signe donné aux hommes. Or, pour qu’un signe soit véritablement un signe, il convient qu’il soit… visible!

Frère Maximilien-Marie est bien sûr allé se recueillir dans la chapelle édifiée au lieu même où Saint Régis mourant eut la vision de Notre-Seigneur et de Notre-Dame qui venaient le chercher pour l’introduire dans la gloire du Paradis.
Il a particulièrement confié à l’intercession de Saint Régis tous les malades qu’on lui a recommandés (et il y en a beaucoup, hélas!).

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Recueillement dans la chapelle mortuaire de Saint Jean-François Régis.

Je terminerai ce soir par une anecdote.
Près de la basilique de Saint Régis, Frère Maximilien-Marie est entré dans une boutique où était exposée la production de plusieurs artisans de la région : maroquinerie, travail du bois, poterie, peinture sur verre, broderie…etc. Justement un tourneur sur bois faisait une démonstration et un vrai courant de sympathie est passé entre lui et notre Frère. Du coup, en plus des coquetiers et autres vases et coffrets qu’il fabrique avec habileté, il a tenu à réaliser sous ses yeux, pour la lui offrir, une statuette représentant de manière stylisée Saint Jean-François Régis revêtu de la grande cape et du chapeau à larges bords qu’il portait dans l’hiver pour parcourir les montagnes du Vivarais et du Velay. Avec cette statuette, je pense que c’est aussi la bénédiction de Saint Jean-François Régis sur notre maison qui est venue jusqu’à notre Mesnil-Marie
Mais j’ai assez parlé pour aujourd’hui et je vous laisse regarder quelques photos du travail de cet artisan (
comme plus haut il vous suffit de cliquer sur chaque vignette pour que vous puissiez voir le cliché en grand format).

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Tournage, présentation de la statuette de St Régis et dédicace.

Je vous souhaite une bonne semaine et vous dis à très bientôt pour une nouvelle chronique…

2008-42. A propos d'un pèlerinage à La Louvesc, au tombeau de Saint Jean-François Régis. dans Chronique de Lully patteschatsLully.

* Voir aussi la Prière à la Sainte Trinité, composée par Sainte Thérèse Couderc que nous publions plus loin > www, et le texte « Se livrer » > www.

2008-41. Où l’on parle de ruisseau, de plantation d’arbre… et de chèvres!

Jeudi 24 juillet 2008.

Chers Amis du « Refuge Notre-Dame de Compassion« ,

Voici douze jours que je ne vous ai pas donné des nouvelles des travaux dans notre « Mesnil-Marie« , et vous vous doutez bien que les choses ne sont pas restées dans l’état que je vous décrivais le 12 juillet au soir (cf.> www).

Il faut être sur tous les fronts, en intérieur et en extérieur, et il arrive que la journée de travail de Frère Maximilien-Marie ne se termine pas avant 21h30. Je vous ferai un « reportage » à part pour tout ce qui concerne la suite du feuilleton de l’arrivée de l’eau dans notre maison (ce n’est pas encore terminé), je vous parlerai aussi plus tard des commencements d’aménagement du grenier et du dégagement des murs contre lesquels des éboulements de terrain ont accumulé de la terre et des pierres… Mais pour aujourd’hui, dans la continuité du « jeu de l’avant & après » que je vous ai proposé il y a quelques semaines (cf.>www), je vais vous montrer et commenter quelques clichés (cliquer dessus pour les voir dans une taille convenable).

Sur le premier vous pourrez vérifier le travail de Frère Maximilien-Marie qui, les 14 et 18 juillet, a débroussaillé le ruisseau dans lequel vient se déverser la béalière. Il était complètement envahi par les ronces, les orties, les fougères, le lierre, les jeunes pousses de frêne (encore eux!) ainsi que par divers détritus. Tous ceci empêchait presque complètement de voir un mur de 2 à 3 mètres de haut qui soutient notre terrain en surplomb de ce ruisseau…

Ruisseau, avant & après 

Ci dessous vous pourrez voir le premier arbre planté sur le terrain du « Mesnil-Marie » : c’est un cerisier qui nous a été offert à l’occasion de l’anniversaire de Frère Maximilien-Marie. Maître Christian, suréminent botaniste, avait – hier matin – assuré que l’actuelle période de lune décroissante serait favorable à l’enracinement de l’arbuste et donné quelques recommandations pour son implantation ; aussi dans la soirée, quand la fraîcheur est de retour, a-t-il été planté sur l’une des terrasses qui domine la maison et j’étais là pour surveiller que tout soit fait correctement!

Plantation de cerisier 1 Plantation de cerisier 2

Et pour terminer de manière anecdotique, je vous dirai que dimanche dernier, après la Sainte Messe, avec des amis Frère Maximilien-Marie a rejoint le village de Saint-Front où se tenait la 10ème « Fête de la Chèvre« . Organisée par l’Association pour le Renouveau de la Chèvre du Massif Central (ARCMC), qui a réussi à « sauver » cette race caprine particulière, menacée d’être complètement supplantée par les races alpines, cette sympathique manifestation avait attiré notre Frère parce qu’il songe parfois à acquérir une chèvre qui lui serait un précieux auxiliaire pour débroussailler et entretenir les terrasses. Sa présence en habit monastique au milieu de la fête n’est pas passée inaperçue et a suscité plus d’un témoignage de sympathie… Moi, je suis un peu inquiet à la perspective de voir arriver une bestiole à cornes dans notre « Mesnil-Marie » et je crains qu’elle ne vienne un jour grignoter mes croquettes!!! Mais Frère Maximilien-Marie m’a totalement rassuré en me disant que cela ne sera pas réalisable avant longtemps…

Chèvres de pays

Je vous adresse mes ronronnements les plus distingués.

Lully.

Publié dans:Chronique de Lully |on 24 juillet, 2008 |4 Commentaires »

2008-37. « C’est quand le puits est sec que l’eau devient richesse ».

Lully prend un bain

Samedi soir 12 juillet 2008.

Chers Amis du Refuge Notre-Dame de Compassion,

Cet ancien proverbe m’a paru très approprié comme titre pour ma chronique de ce soir. Vous le savez, en effet, notre nouveau « Mesnil-Marie » n’est jusqu’à ce jour pas encore alimenté en eau courante. Cette carence permet une excellente prise de conscience du bien précieux qu’est l’eau dans une maison.

Les générations du passé n’avaient souvent pas les moyens techniques pour installer l’eau courante dans les habitations, mais elles avaient multiplié les systèmes – de manière parfois très ingénieuse – pour bénéficier de ses bienfaits et pour l’avoir à proximité car, ainsi que l’affirme une expression familière, « l’eau, c’est la vie!« .

Ici, il y avait autrefois une rigole qui acheminait l’eau d’une source jusqu’à un bassin tout près de l’entrée de la maison, mais la petite canalisation n’a pas été entretenue : elle se trouve actuellement ensablée, recouverte de végétation et les partages de terrain au moment des successions ont entraîné la disparition du droit de passage de cette eau ; la source elle-même est littéralement parasitée par les frênes, qui se sont développés de manière anarchique, et elle tarit en période estivale.

Travaux de préparation des canalisations dans la maison

A l’intérieur du Mesnil-Marie, il a fallu faire de gros travaux – casser du rocher! – pour faire passer les conduites d’eau et prévoir les évacuations…

En sus de cette eau de source, je vous avais expliqué que, au pied de notre « Mesnil-Marie« , passe un petit canal – une « béalière » (ou encore « bièlière« , selon les déformations locales) – qui amène une eau abondante et pure captée en amont : c’est elle qui, grâce à des pompes ou par infiltration, alimente les maisons ou les puits de tout le hameau, parce qu’il n’y a ici aucun réseau de distribution d’eau.

Travaux de restauration de la béalière

Travaux de restauration de la béalière et de captage de l’eau pour notre Mesnil-Marie.

Je tiens cependant tout de suite à vous rassurer sur un point : même si jusqu’à présent nous n’avons pas d’eau dans la maison, notre voisine et désormais amie, Pascale, offre « l’hospitalité sanitaire« (toilettes, douche, vaisselle…) à notre Frère qui, selon  son expression, n’a nullement vocation à devenir « un moine puant« !!!
Que Pascale soit donc ici chaleureusement et solennellement remerciée ; vous le savez, nous autres, les chats, nous aimons la propreté et je ne pourrais pas vivre en compagnie d’un Frère sale et malodorant…

La semaine qui s’achève a été marquée par de grosses avancées pour les travaux d’assainissement et d’alimentation en eau de notre « Mesnil-Marie » : 1) la « béalière« , dont il avait fallu pendant tout un temps interrompre le fonctionnement, a été réparée, parce qu’elle fuyait de toutes parts sous nos murs ; 2) à l’occasion de ces travaux de restauration, ont commencé d’être mises en place les structures (puisard, canalisations, citerne… etc.) qui permettront de faire arriver l’eau « au robinet » dans la maison ; 3) ces travaux permettront aussi à trois autres maisons du hameau de voir arriver l’eau chez elles…

Travaux pour faire monter l'eau au Mesnil-Marie

Travaux préparant la « montée » de l’eau au Mesnil-Marie.

Cela étant fait, la remise en eau de notre « béalière » a été faite ce jeudi 10 juillet au soir, et le chant de l’eau qui coule se fait à nouveau entendre dans notre hameau…

 

Je vous souhaite un beau et fervent dimanche et vous adresse mes ronronnements les plus distingués.

Lully.

Publié dans:Chronique de Lully |on 12 juillet, 2008 |2 Commentaires »

Recette du Mesnil-Marie: Gâteau aux amandes extra-simple et… extra-bon!

Mon ami Grisou, de Chartres, dans le message qu’il m’a envoyé à l’occasion de mon anniversaire – et dont je le remercie du fond du coeur – (cf. www le 3ème commentaire), me demandait une recette typiquement vivaroise… Je n’en connais pas encore, mais par contre je peux vous communiquer à tous ici la recette du gâteau très simple mais cependant délicieux que nous avons dégusté le soir où nous avons fêté l’anniversaire de Frère Maximilien-Marie:

Gâteau aux amandes

La préparation ne demande que 5 minutes. En revanche, pour la cuisson, il faudra prévoir 45 minutes. Les ingrédients sont les suivants (pour 6 personnes) : – 250 g d’amandes en poudre – 200 g de sucre – 6 oeufs.

Préchauffez votre four pendant la préparation.

Mélangez les trois ingrédients dans un récipient, beurrez votre moule (ou mettez-y du papier sulfurisé), versez votre préparation dans le moule et enfournez…

Laissez cuire environ 45 minutes à 150°C (thermostat 5) et surveillez la cuisson.

Vous le dégusterez de préférence froid… Nous l’avons servi accompagné d’une confiture de bananes réalisée par Frère François-Marie et dont je vous donnerai peut-être la recette un autre jour. Ce gâteau peut aussi accompagner de la glace, ou une crème.

Bon appétit !!!

Recette du Mesnil-Marie: Gâteau aux amandes extra-simple et... extra-bon! dans Chronique de Lully 90chatgourmandtn

10 juillet 2008 : Lully a deux ans!

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Oui, cher Lully, en ce 10 juillet, Frère Maximilien-Marie et les Amis du Refuge Notre-Dame de Compassion s’associent à ces trois charmants minous pour te présenter des voeux fervents et affectueux et pour te souhaiter une longue et heureuse vie dans ton nouveau « Mesnil-Marie« !

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Publié dans:Annonces & Nouvelles |on 9 juillet, 2008 |4 Commentaires »

2008-36. Notre déménagement…

Mardi soir 8 juillet 2008.

Chers Amis du Refuge Notre-Dame de Compassion,

Ce soir, je me mets (« Enfin! » me direz-vous) en devoir de vous narrer par le menu notre déménagement. Je devrais d’ailleurs plutôt employer un pluriel car il s’est agi en réalité d’un certain nombre de « chargements » qui, tout au long de ces derniers mois, se sont dirigés depuis le Vexin jusqu’en notre Vivarais, car à chaque fois que Frère Maximilien-Marie faisait la route pour préparer la maison et commencer les travaux, il remplissait (bien au-delà de ce que vous pouvez imaginer) notre BX de cartons – grands et petits – et de sacs. Et je ne vous ai aussi déjà parlé du camion de 16m3 qui a déjà été rempli au mois d’avril (cf. > www)…

Néanmoins, le gros du déménagement a été accompli au cours de la dernière semaine du mois de juin. Le lundi 23 au matin, notre Frère est parti de l’Ardèche au volant d’un camion de location de 3,5 tonnes (capacité de 20m3). Le soir, à peine était-il arrivé à la porte de notre ancien « Mesnil-Marie« , que les voisins accouraient pour l’aider à charger meubles et cartons… Ce fut un véritable jeu de puzzle en trois dimensions : tout était calculé soigneusement et minutieusement mesuré pour qu’il n’y ait pas la moindre perte de place et que le maximum de choses tienne dans le minimum d’espace!!!

Le mardi 24 au matin, Frère Maximilien-Marie put repartir : le voyage fut long et pénible car la chaleur était lourde et le camion peinait parfois à avancer en raison de la charge. Mais ce sont les 15 derniers kilomètres qui furent la partie la plus périlleuse du voyage : en effet, il faut alors descendre une route étroite et en lacets, avec des virages en épingle à cheveux, pour lesquels Frère Maximilien-Marie dut même rétrograder jusqu’en première. Mais tout s’est bien achevé… et à minuit moins le quart, le camion s’arrêtait en dessous de notre nouveau « Mesnil-Marie« . Notre charmante voisine, Pascale, qui recevait des amis ces jours-là, l’attendait avec eux pour lui offrir une infusion réconfortante qui fut avalée avec grand plaisir.

Frère Maximilien-Marie a donc dormi pour la première fois dans notre nouvelle maison au soir de cette fête de Saint Jean-Baptiste, la Noël de l’été. Le lendemain, mercredi 25, il fallut décharger le camion et acheminer tout son contenu jusque dans la maison… Fort heureusement, une famille d’amis ardéchois vint à sa rescousse. Il faut en effet vous représenter que le camion – comme d’ailleurs les automobiles (hormis les véhicules tout-terrain) – ne peuvent pas arriver jusqu’à la maison mais doivent rester en stationnement au bord de la route : il fallait donc gravir le chemin – caillouteux par endroit, herbeux à d’autres, escarpé et glissant presque partout! – les bras chargés de paquets, de cartons ou de meubles sur une cinquantaine de mètres… Le soleil fut de plomb une grande partie de la journée, et il était indispensable de faire des pauses pour souffler et se désaltérer!

A la fin de l’après-midi, au moment où ils rentraient de leur excursion en moto, les hôtes de Pascale apportèrent une aide précieuse pour le transport des grosses armoires et du congélateur. A peine ce dernier était-il rentré dans la maison qu’un orage violent éclata et que des trombes d’eau se déversèrent sur le hameau : seuls quelques cartons et petits meubles restaient encore à monter… et c’était une chance! En effet, la pluie rend cette « grimpette » terriblement glissante et il eût été impossible, si l’orage avait éclaté un peu plus tôt, d’y acheminer les objets les plus lourds et les plus volumineux.

Ce fut vraiment une rude journée dont les genoux, les colonnes vertébrales et les muscles endoloris gardèrent le souvenir pendant plusieurs jours! Voici une photo immortalisant l’arrivée de notre congélateur :

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Mais il restait encore quelques affaires dans le Vexin et le Frère dut donc repartir quelques jours plus tard, cette fois uniquement avec la BX. Ce furent les dernières embrassades avec les voisins : moments chargés d’émotion… puis la restitution des clefs de notre ancien et premier « Mesnil-Marie« , et à nouveau quelque 700 km de route.

Notre déménagement aux allures de feuilleton prenait fin : nous étions au 30 juin et la page de notre présence à Labosse fut définitivement tournée. Or, sans qu’aucun calcul humain soit intervenu pour cela, il se trouve que le 30 juin est justement le jour de la fête de Saint-Martial, le céleste protecteur de notre nouvelle paroisse : ne peut-on voir là un nouveau clin d’oeil de la Providence (Frère Maximilien-Marie dirait « un clin-Dieu« )?

En ce qui me concerne, le lendemain mardi 1er juillet, Frère Maximilien-Marie est venu me chercher chez sa Maman, chez laquelle j’étais en pension depuis environ deux mois. Cela fait donc exactement huit jours ce soir que j’ai pris possession de notre nouvelle maison et que notre embryon de communauté est reconstitué : ma joie est indescriptible de me trouver à nouveau avec Frère Maximilien-Marie. En outre, cet endroit me paraît véritablement paradisiaque parce qu’il y a plein de souris et de mulots autour de la maison!!!

Deux jours après mon arrivée, nous avons organisé une petite fête pour l’anniversaire de Frère Maximilien-Marie. Ce n’était pas à proprement parler une pendaison de crémaillère, car les travaux d’aménagement sont loin d’être achevés, mais c’était l’occasion de fêter notre arrivée ici en invitant les plus proches voisins, qui nous aident journellement, les personnes qui ont aidé à trouver cette propriété, ainsi que Monsieur le Maire qui s’est montré très accueillant. Le repas était délicieux et fut vraiment très apprécié par les convives. Ce fut une belle et joyeuse soirée dont voici deux clichés (cliquer dessus pour les agrandir) :

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Mais il se fait tard. Je vais vous quitter pour cette fois, mais pas sans vous adresser mes ronronnements les plus distingués.

Lully.

Publié dans:Chronique de Lully |on 9 juillet, 2008 |Pas de commentaires »

2008-33. Le « jeu de l’avant/après ».

Vendredi soir 4 juillet 2008.

Chers Amis,

Il y a quelques semaines, je vous avais parlé de l’aménagement de notre cheminée et de l’installation de notre gros poêle à bois (pour revoir cet article, cliquer ici > www).

Aujourd’hui (et avant de vous faire un compte rendu détaillé de notre déménagement très prochainement), je vais revenir un peu sur le sujet de notre cheminée en vous proposant un petit « jeu« , c’est le jeu de « l’avant/après ». Il est très simple et je suis sûr que vous y avez déjà joué, tel quel ou bien à l’une de ses variantes intitulée tantôt : « Trouvez les différences« , ou encore « Cherchez les erreurs qui se sont glissées dans la reproduction de… ». Ce jeu est en effet fréquent dans certaines publications, ou aussi comme « activité d’éveil » pour les jeunes enfants auxquels on cherche à développer les facultés d’observation. Mais ici les différences sont tellement évidentes, que je suis persuadé que vous n’aurez aucune difficulté à les repérer!!!…

Voici donc deux ensembles de photographies de notre cheminée, que l’on vient de me faire parvenir. Ce sont les mêmes choses qui sont visualisées à quelques jours d’intervalles : une vue du foyer et une vue de la voûte intérieure. Pour les agrandir, vous cliquerez sur les miniatures que j’insère ci-dessous… et vous comparerez. Ensuite vous pourrez, si vous le souhaitez, me laisser vos commentaires et me dire ce que vous pensez de nos travaux.

A très bientôt…

Lully.

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Publié dans:Chronique de Lully |on 4 juillet, 2008 |2 Commentaires »
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