Archive pour la catégorie 'Chronique de Lully'

2019-38. « Ainsi la croix qui avait été jusqu’alors pour les hommes un sujet d’opprobre et de mépris, devint un objet de vénération et de gloire ».

3 mai,
Fête de l’Invention de la Sainte Croix ;
Pieuse mémoire des clercs massacrés à Lamastre par les huguenots le 3 mai 1587 (cf. > ici et > ici).

Parce que la fête de l’Invention de la Sainte Croix, célébrée depuis des siècles à la date du 3 mai, était traditionnellement un repère important de l’année liturgique (par exemple, dans le diocèse de Viviers où nous vivons, elle marquait le début des processions dominicales prescrites tous les dimanches avant la Grand’Messe et ce jusqu’au 14 septembre) est malheureusement aujourd’hui bien oubliée et que beaucoup de fidèles (* note) ignorent les circonstances de la découverte (c’est le sens du mot « invention ») du bois sacré de la Croix sur laquelle Notre-Seigneur a accompli notre salut, nous avons décidé de publier ici les textes du bréviaire traditionnel qui résument cette découverte, dans les leçons du deuxième nocturne des matines de cette fête.

Note :
Et d’ailleurs cela n’est pas seulement ignoré de beaucoup de fidèles mais aussi de nombreux prêtres, puisque ces faits ne se trouvent plus relatés que dans les bréviaires antérieurs à la réforme de Jean XXIII : ainsi donc beaucoup de prêtres traditionnels célébrant selon le missel et le bréviaire conformes au calendrier et aux rubriques de 1960 n’en entendent jamais parler !
Quant aux prêtres formés dans les séminaires diocésains ou interdiocésains – qui ne sont bien souvent que des foyers d’impiété – pour la nouvelle liturgie s’ils en entendent parler c’est comme pieuses « légendes » sans consistance historique et prêtant à sourire…

Agnolo Gaddi invention de la Sainte Croix

Agnolo Gaddi (1350 – 1396) : l’histoire de la Sainte Croix
(fresques de la chapelle du chœur de la basilique Sainte-Croix, à Florence, 1385-87)

L’invention de la Sainte Croix de Notre-Seigneur
par
l’impératrice Sainte Hélène

(Leçons du bréviaire au deuxième nocturne des matines de la fête de l’Invention de la Sainte Croix)

Quatrième leçon :
Après l’insigne victoire que remporta sur Maxence l’empereur Constantin, auquel le signe de la Croix du Seigneur avait été manifesté (cf. > ici, > ici et > ici), Hélène, mère de Constantin, avertie en songe, vint à Jérusalem dans le dessein d’y rechercher la Croix.
Sur le Calvaire, elle fit abattre une statue de marbre représentant Vénus ; c’était pour abolir tout souvenir de la Passion de Jésus-Christ, que les Gentils avaient, depuis environ cent quatre-vingts ans, placé cette statue à l’endroit même où la Croix avait été plantée.
Hélène agit de même au lieu où était la crèche du Sauveur, et au lieu où Il était ressuscité, ayant fait enlever du premier le simulacre d’Adonis, et du second, celui de Jupiter. 

Cinquième leçon :
On déblaya l’endroit où devait être la Croix, et, en creusant, l’on découvrit trois croix profondément enfouies, mais le titre de la Croix du Seigneur fut trouvé à part et comme l’on ne voyait pas à laquelle des trois croix il avait été fixé, un miracle mit fin au doute.
Macaire, Évêque de Jérusalem, après avoir fait adresser à Dieu des prières, fit toucher l’une après l’autre les trois croix à une femme qui était gravement malade. L’attouchement des deux premières ne lui fut d’aucun secours, mais lorsqu’on eut approché la troisième de l’infirme, cette personne fut aussitôt guérie. 

Sixième leçon :
Ayant ainsi retrouvé la croix, instrument de notre salut, Hélène éleva au même lieu une église, vraiment magnifique où elle laissa une partie de la Croix, enfermée dans une châsse d’argent ; elle en apporta une autre partie à son fils Constantin, et on la déposa à Rome dans l’église appelée Sainte-Croix-en-Jérusalem, construite sur l’emplacement du palais de Sertorius.
Hélène remit encore à son fils les clous avec lesquels le très saint corps de Jésus-Christ avait été attaché (voir aussi > ici).
C’est alors que Constantin porta une loi, pour défendre qu’on fît désormais subir à quelqu’un le supplice de la croix ; et ainsi la croix qui avait été jusqu’alors pour les hommes un sujet d’opprobre et de mépris, devint un objet de vénération et de gloire. 

Ste Hélène - église Saint Honoré d'Eylau -  nef gauche

L’impératrice Sainte Hélène
et son fils l’empereur Saint Constantin 1er le Grand
(vitrail de l’église neuve Saint-Honoré d’Eylau, à Paris)

2019-37. Quarante-cinquième anniversaire de Sa Majesté.

Jeudi de Pâques 25 avril 2019.

Voici le message et la photographie que Monseigneur le Prince Louis de Bourbon, de jure Sa Majesté Très Chrétienne le Roi Louis XX, a publiés sur ses comptes des réseaux sociaux à l’occasion de ce 25 avril 2019, quarante-cinquième anniversaire de sa naissance :

Je rends grâce à Dieu de pouvoir célébrer mon 45e anniversaire, en bonne santé,
entouré de ma famille et de mes amis.

Je garde toujours une pensée pour ceux qui ne sont plus là à mes côtés.

photo 45 ans Louis XX

A cette publication, Frère Maximilien-Marie a apporté le commentaire suivant :

Au nom de toute la Confrérie Royale, je présente à Votre Majesté l’assurance de prières spéciales en ce jour pour Sa Personne et Sa famille : Domine, salvum fac Regem nostrum Ludovicum !

(cliquer sur l’image ci-dessous, puis « ouvrir dans un nouvel onglet »)

Image de prévisualisation YouTube

Vive la race de nos Rois,
C’est la source de notre gloire. 
Puissent leurs règnes et leurs lois,
Durer autant que leur mémoire.
Que leur nom soit à jamais
Le signal de la victoire,
Que leur nom soit à jamais
Le présage de la paix.

lys 2

2019-36. « Que ce brutal événement nous soit une incitation à convertir nos cœurs, à les dépouiller du superficiel, à les ramener à l’essentiel ».

Alors que de trop nombreux responsables de l’Eglise n’émettent bien souvent, en guise de vœux ou de messages pastoraux à l’occasion de la fête de Pâques, que d’affligeantissimes banalités ou les poncifs éculés d’une platitude dont on se demande si elle a encore un lien, même ténu, avec la foi catholique authentique, notre Souverain légitime, Monseigneur le Prince Louis de Bourbon, duc d’Anjou, de jure Sa Majesté le Roi Louis XX, a fait paraître, dans la Sainte Nuit de Pâques, le message suivant, message admirable par sa profondeur spirituelle autant que par la lucidité des vues et la sagesse des analyses dont il témoigne.
Rendons grâces à Dieu pour la sollicitude de notre Roi et pour le discernement qu’Il lui accorde en ces temps de troubles et de pertes des repères fondamentaux !

Vive le Roi !

Notre-Dame de Paris après incendie

Mes chers compatriotes,

En ce jour où toute la Chrétienté célèbre dans la joie et l’Espérance la Résurrection de Notre Seigneur Jésus-Christ, comment ne pas vous souhaiter une joyeuse et belle fête de Pâques !
La Semaine Sainte a pourtant commencé de manière terrible par le tragique incendie de Notre-Dame de Paris qui nous a tous profondément bouleversés. 

Dieu merci, la cathédrale a survécu à ce déluge de feu et d’eau. 
Et ses principaux trésors ont été miraculeusement épargnés, en particulier la couronne d’épines, la tunique de Saint Louis, le maître-autel de Louis XIV, les rosaces… et bien d’autres encore.
Et si la charpente et la flèche se sont effondrées sous l’assaut violent des flammes, les murs, eux, ont tenu.

Au-delà des signes et des symboles que nous pouvons y voir, c’est vraiment toute la France qui a tremblé saisie d’émotion pour ce joyau qui fait partie de notre Histoire, de notre patrimoine.

Souhaitons que cette unité d’une nuit, restaurée quelques instantsautour de ce qui constitue le départ de toutes les routes de France, de ce qui en est le cœur spirituel et culturel, puisse régner durablement, plus forte que les divisions qui nous minent trop souvent.

Témoignons notre reconnaissance aux héroïques Sapeurs-Pompiers de Paris, et pensons tout particulièrement à leur frère d’armes blessé dans cette bataille contre le feu. Prions pour son rétablissement complet et rapide.

Que le peuple de France, conduit par les architectes des Bâtiments de France et des Monuments historiques, s’appuyant sur le professionnalisme exceptionnel de nos corps de métiers restaure à présent patiemment Notre Dame, en prenant le temps comme meilleur allié, pour lui rendre sa splendeur, dans l’esprit de Foi et de sacrifice qui était celui de ses bâtisseurs, nos ancêtres. 

Et que ce brutal événement nous soit une incitation à convertir nos cœurs, à les dépouiller du superficiel, à les ramener à l’essentiel.

Que le Christ règne sur nos cœurs apaisés et que Notre-Dame qui est la Reine de France, protège le peuple de France qu’Elle affectionne tant !

Le Christ est ressuscité !
Joyeuse fête de Pâques à vous tous!

Louis
Duc d’Anjou

grandes armes de France

2019-35. Après l’incendie de Notre-Dame de Paris…

Mardi Saint 16 avril 2019.

Incendie Notre-Dame de Paris 15 avril 2019

Un brasier en forme de croix au cœur de la France, au cœur de tous les fidèles….

Très chers Amis,

En ces premières heures du jour du mardi saint, il est évidemment bien tôt – bien trop tôt – pour se livrer à des considérations présentant tout le recul indispensable, échappant à l’émotion de l’instant : comme des millions de personnes à travers la France et à travers le monde, je pense que vous avez été douloureusement saisis par les images diffusées à la télévision, sur Internet et sur les réseaux sociaux hier soir à partir de 19 heures.
En notre vallée retirée et loin de tout, c’est environ une demi-heure après le déclenchement de l’incendie que nous avons été prévenus par une amie, et tout au long de la soirée nous sommes restés, jusqu’à une heure avancée de la nuit, à prier et à espérer pour ce bâtiment prestigieux qui était la proie des flammes et qui, selon l’expression d’un auteur dont j’ai oublié le nom, a toujours été et demeure en quelque manière la « paroisse de l’histoire de France ».

L’enquête sur les causes de l’incendie ne fait évidemment que commencer et, peut-être, faudra-t-il du temps pour qu’elle établisse la vérité des faits : contrairement aux affirmations rapides sur l’origine du sinistre, et au risque de passer pour « parano », il me semble non seulement prématuré, mais aussi téméraire, d’exclure a priori la cause criminelle pour des motifs idéologiques ou fanatiques…

Mais là n’est pas l’essentiel de mon propos.
Bien sûr nous sommes consolés par le fait qu’un grand nombre d’œuvres d’art se trouvant dans la cathédrale aient pu être sauvées ou protégées au maximum. 
Nous nous réjouissons surtout, au plus haut point du fait que le Très Saint-Sacrement et les précieuses reliques de la cathédrale aient pu être soustraits aux flammes.

Au-delà de l’émotionnel et des réactions, naturelles certes, je vous invite à réfléchir, prier et méditer sur les leçons providentielles que nous pouvons tirer de cet horrible événement : un bâtiment quelque prestigieux et sacré qu’il soit, reste un bâtiment. Nous avons d’ores et déjà l’assurance que la basilique-cathédrale Notre-Dame de Paris sera restaurée, reconstruite. Mais au-delà de la reconstruction matérielle, il nous faut réfléchir à la restauration spirituelle.
Le feu d’un incendie physique n’est RIEN en comparaison du feu de l’enfer qui menace les âmes par millions en raison de la perte de la foi et du refus de l’obéissance à Dieu.
Le feu de cet incendie n’est RIEN en comparaison de la dévastation spirituelle qui navre gravement la Sainte Eglise à cause du modernisme qui la ravage, à cause des mauvais exemples et de la tiédeur des catholiques , et tout particulièrement à cause des scandales de ceux qui devraient, au plus haut point, avoir des comportements exemplaires et donner le témoignage de la sainteté : je parle des clercs et des religieux qui ont trahi leurs engagements sacrés pour ce qui concerne la foi et les mœurs !

Je vais être absent du Mesnil-Marie à partir de ce matin-même, et ne reviendrai vers vous que pendant l’octave de la Résurrection de Notre-Seigneur.
Il n’y a maintenant plus qu’une seule chose à dire : prions avec davantage de ferveur, faisons pénitence avec générosité, tenons compagnie au divin Cœur de Jésus dans Son agonie, cramponons-nous à la main maternelle de Notre-Dame de Compassion, confions-nous en l’intercession des Saints de France, et, au-delà de tous les motifs de découragement, ne cessons jamais de croire en la sainte et glorieuse Résurrection, car notre Dieu est le Tout-Puissant et le « Maître de l’impossible ».

Vôtre in Corde Iesu & Mariae.

Frère Maximilien-Marie du Sacré-Cœur. 

P1080750 France, Paris, «le voeu de Louis XIII» dans le fond du choeur de la cathédrale Notre-Dame; Louis XIII et Louis XIV entourent la Vierge de pitié «Pieta»

Publié dans:Chronique de Lully, Commentaires d'actualité & humeurs |on 16 avril, 2019 |Commentaires fermés

2019-34. Message de Sa Majesté le Roi sur les réseaux sociaux ce lundi saint vers 20 h alors que la basilique-cathédrale Notre-Dame de Paris est la proie des flammes.

Message du Roi au moment de l'incendie de Notre-Dame de Paris

lys.gif

2019-33. Présentation de Monseigneur le duc de Touraine.

Ce samedi 13 avril 2019, soit presque un mois et demi après sa naissance (cf. > ici), Monseigneur le Prince Louis de Bourbon, duc d’Anjou, de jure Sa Majesté le Roi Louis XX, a Lui-même, par le moyen de Ses propres réseaux sociaux, fait la présentation de Son troisième fils, Monseigneur le Prince Henri de Jésus, duc de Touraine, avec le message et les photographies suivants :
« Je suis très heureux, avec la Princesse Marie-Marguerite, de vous présenter Henri de Jésus, Duc de Touraine entouré de sa soeur Eugénie et de ses deux frères, Louis et Alphonse. »

Présentation du Prince Henri de Jésus

Comme au jour de l’annonce de cette naissance (cf. > ici), nous nous réjouissons grandement du bonheur et de la prospérité de notre Famille Royale, pour laquelle nous prions avec ferveur chaque jour, demandant pour elle à Dieu, à Notre-Dame, Reine de France, aux Saints Anges et à tous les célestes protecteurs de la France et de la race royale, d’incessantes bénédictions et protections.

Trois lys blancs

2019-31. Pour aller à la Sainte Messe au Puy ce dimanche de la Passion 7 avril 2019.

Dimanche de la Passion 7 avril 2019.

Lully 7 avril 2019

Le Maître-Chat Lully ce 7 avril 2019

Chers Amis du Refuge Notre-Dame de Compassion,

Dans ma chronique d’hier soir (cf. > ici), je vous parlais en commençant de ce petit « retour d’hiver » dont nous avons subi l’assaut.
Ce matin, au moment où Frère Maximilien-Marie s’apprêtait à prendre la route pour se rendre à la Sainte Messe au Puy, je lui ai glissé : « Tu devrais prendre ton appareil photo : peut-être, en effet, auras-tu quelques belles occasions de clichés intéressants… »
Je ne doute pas maintenant d’avoir été particulièrement inspiré en cela puisque, ayant suivi mon conseil, mon papa-moine m’a effectivement rapporté plus de deux douzaines de photos. Notre Frère ma raconté qu’étant passé au-dessus des nuages qui emprisonnaient les fonds de vallée, il a assisté à des jeux de lumière étonnants, tandis que s’élevaient les brumes et que le soleil faisait des efforts – pas toujours couronnés de succès – pour percer les nuées de ses rayons.
J’ai opéré une sélection dans ces photos, pensant qu’elles pourraient faire plaisir à certains d’entre vous et je vous les livre ci-dessous.
Ces clichés parlent d’eux-mêmes, et il n’est guère besoin de leur ajouter de commentaire : il faut juste se poser devant eux et les laisser entrer en vos âmes…

Patte de chatLully.

A la sortie du village de Borée, cette espèce de pain de sucre formé d’orgues basaltiques qu’on nomme « le Gouleyou » et derrière lui le suc de Touron :

Route du Puy - 7 avril 2019 - 1

Le suc de Sara, l’un des points culminants de la commune de Saint-Martial, atteint 1529 mètres d’altitude :

Route du Puy - 7 avril 2019 - 2

Des vallées encaissées des hautes Boutières, remontent les brumes qui s’enroulent et se tordent sur elles-mêmes :

Route du Puy - 7 avril 2019 - 3

Derrière les crêtes, on aperçoit le Mont Gerbier de Jonc, lui aussi sur la commune de Saint-Martial, qui culmine à 1551 mètres :

Route du Puy - 7 avril 2019 - 4

La route qui serpente le long du Cirque des Boutières :

Route du Puy - 7 avril 2019 - 5

Le Mont Mézenc (altitude 1753 m), jusque là voilé à nos regards par les nuages, se montre enfin à nous :

Route du Puy - 7 avril 2019 - 6

La route à l’intérieur du Cirque des Boutières :

Route du Puy - 7 avril 2019 - 7

Surplombant le Cirque des Boutières, les roches des Cuzets :

Route du Puy - 7 avril 2019 - 8

La neige met en valeur quelques formations géologiques particulières :

Route du Puy - 7 avril 2019 - 9

La conjugaison des brumes et des efforts du soleil qui en veut émerger donne soudain un éclairage particulier au Mont Mézenc :

Route du Puy - 7 avril 2019 - 10

Arrivée au Col de la Croix de Boutières (1505 m d’altitude) :

Route du Puy - 7 avril 2019 - 11

Depuis le Col de la Croix de Boutières, on assiste à un surprenant ballet de nuages remontant des vallées des hautes Boutières :

Route du Puy - 7 avril 2019 - 12

Et l’on amorce la descente vers Les Estables, qui appartient au Velay, et au-delà vers le bassin du Puy

Route du Puy - 7 avril 2019 - 13

♫ Louez le Seigneur, habitants de la terre ;
vous, dragons, et vous, abîmes !
Feu, grêle, neige, glace, vents de tempête,
qui accomplissez Sa parole :
montagnes et vous toutes, collines,
arbres fruitiers et vous tous, cèdres (…).
Sa louange est au-dessus du ciel et de la terre ! ♫

(Psaume CXLVIII, 7-9. 14a)

Publié dans:Chronique de Lully |on 7 avril, 2019 |8 Commentaires »

2019-30. Chronique du Mesnil-Marie depuis le 1er dimanche du Carême 10 mars jusqu’à la veille du premier dimanche de la Passion 6 avril 2019.

Samedi soir 6 avril 2019,
Samedi de la quatrième semaine de Carême.

Capture d’écran webcam Chaudeyrolles 6 avril 2019 18 h

Ce que montre la webcam du village de Chaudeyrolles ce samedi 6 avril à 18 h !!!

Chers Amis du Refuge Notre-Dame de Compassion,

En cette fin d’après-midi, le massif des Monts Mézenc et Gerbier de Jonc va s’endormir sous la neige : nous pourrions nous croire revenus au mois de décembre !
Dans notre hameau lui-même elle n’a pas tenu au sol, mais nous avons eu des averses tantôt de pluie, tantôt de neige pendant une grande partie de cette journée et, tandis que le jour baisse, depuis nos fenêtres nous voyons les sommets qui nous entourent qui, à partir d’environ 900 m d’altitude, sont encapuchonés de blanc.
Le cliché que je vous ai placé en tête de cette chronique est une saisie d’écran réalisée à partir de ce que diffuse la webcam placée dans le village de Chaudeyrolles (1280 m d’altitude), à quelques lieues d’ici.

Vous imaginez bien que, dans ces conditions, je n’ai nulle envie de mettre le tiers d’un huitième de mes moustaches dehors : je suis resté voluptueusement allongé sur le tapis devant le poêle une grande partie de ce jour, tandis que mon papa-moine vaquait à ses occupations ordinaires, écrivait, répondait à des messages ou à des appels téléphoniques… etc.
Mais il est maintenant temps que je vous fasse un petit compte-rendu des principaux événements de notre Mesnil-Marie au cours du mois qui s’est écoulé, puisque ma dernière chronique date du 10 mars (cf. > ici).

Premières violettes au Mesnil-Marie le 15 mars 2019

Au Mesnil-Marie, les premières violettes ont fleuri le 15 mars

Je vous rassure pourtant, ainsi qu’en témoigne aussi la photo ci-dessus, le printemps est pourtant bien parvenu jusqu’en notre vallée de moyenne montagne : les hirondelles sont arrivées avant même la fin du mois de février, les premières violettes ont fleuri le 15 mars, sur la terrasse Saint-Charlemagne une première jonquille – bientôt suivie par d’autres – a montré sa corolle jaune le 30 mars ; nos tulipes et nos iris sont sorties de terre, mais n’ont pas encore formé leurs boutons ; partout les bourgeons se forment, et Frère Maximilien-Marie a repiqué de jolies pensées ; depuis quelques jours on entend le chant du coucou dans les bois voisins…
Bien sûr, nous pouvons observer que nous avons un bon mois de décalage avec d’autres endroits du Vivarais, plus au sud, voire avec d’autres provinces du Royaume, mais cela ne nous chagrine pas : nous savons que nous aurons encore de petits retours de froidure, et cela fait partie des caractères de ce pays, absolument splendide précisément parce qu’il est rude !

Au cours de ces dernières semaines donc, notre Frère, avec l’association qui promeut la randonnée dont il est le président, a commencé les réunions et préparations relatives à l’organisation de « La Ronde des Sucs au printemps », dans le cadre d’une grande opération fédérative qui a lieu sur tout le territoire des Boutières et intitulée « Le printemps de la randonnée ».
Il s’est également rendu à l’assemblée générale du C.I.C.P. (Centre international Construction et Patrimoine) à Viviers, association dont il est membre parce qu’il en apprécie beaucoup le sérieux et le travail.

Et puis, il y a eu la dernière Veillée Culture & Patrimoine de la saison. En effet, pendant toute la période hivernale, une fois par mois, au village, en collaboration avec l’Amicale Art-Création-Loisirs (une association locale avec laquelle nous sommes en excellents termes) le Refuge Notre-Dame de Compassion a proposé ces veillées aux thèmes variés.
Cette dernière veillée a eu lieu le 19 mars au soir ; elle était consacrée au Moyen-Age, et je vous invite à lire le compte-rendu qui en a été fait dans la presse locale : 

Article de « l’Hebdo de l’Ardèche » consacré à la Veillée Culture & Patrimoine du 19 mars
(faire un clic gauche sur l’image ci-dessous pour pouvoir lire l’article)

19 mars - Veillée C & P

Et puis il y a eu deux conférences qu’il est important de mentionner ici :

- La première était donnée par notre ami Emmanuel, dans l’église des Vans (à l’extrême sud de notre Vivarais) le dimanche 17 mars et s’intitule « Le Signe de Jonas » : à travers une approche rigoureuse et authentiquement scientifique du livre de Jonas, notre ami Emmanuel arrive à montrer d’une façon brillante combien les ricanements des rationalistes sont sans consistance.
Cette conférence est enregistrée et disponible sur You Tube. Je vous invite à l’écouter > ici.
Mais nous aurons aussi l’occasion d’en reparler, je pense.

- La seconde conférence était organisée par le Cercle légitimiste du Dauphiné Crillon le Brave, dont nous sommes très proches, et elle fut donnée par l’un des membres de ce cercle, titulaire d’un doctorat, et dressait un panorama complet de l’économie au Moyen-Age. Ce fut le samedi 23 mars à Valence.
Ce travail de synthèse (forcément, car le Moyen-Age dure mille ans) pose les bases d’approfondissements ultérieurs et de réflexions sur les fondements d’une économie conforme aux exigences morales du Saint Evangile.

L'oratoire du Mesnil-Marie pour la fête de Saint Joseph - 19 mars 2019

L’oratoire du Mesnil-Marie apprêté pour la célébration de la Sainte Messe
le mardi 19 mars 2019 pour la fête de Saint Joseph

Le mardi 19 mars, pour la fête de Saint Joseph – dont Louis XIV avait voulu qu’elle fut une fête chômée dans tout le Royaume -, nous avons eu la grande joie d’avoir un ami prêtre qui a célébré la Sainte Messe dans notre oratoire. De ce fait, un groupe d’amis fervents est aussi venu en notre Mesnil-Marie, et ce fut une belle journée d’amitié et d’échanges.

Puis il y eût la très grande et très belle fête de l’Annonciation de Notre-Dame, le lundi 25 mars, jour qui lui aussi, dans une société authentiquement chrétienne, doit être chômé (cf. > ici).
Frère Maximilien-Marie s’est rendu au Puy pour la Sainte Messe chantée, tout comme un dimanche, dans « notre » chapelle de l’ancien monastère Sainte-Claire, chapelle qu’à sa fondation Sainte Colette de Corbie a placée sous le vocable de l’Annonciation. Son nom traditionnel est en raison de cela : « chapelle de l’Ave Maria ».
Ainsi, cette fête de l’Annonciation est-elle tout à la fois la fête patronale de la chapelle de notre quasi paroisse, la fête patronale de la cathédrale, et la fête patronale du diocèse du Puy.
Frère Maximilien-Marie n’a bien sûr pas manqué de prendre un long temps de prière aux pieds de la célèbre Vierge Noire.

Maître-autel de la cathédrale du Puy avec la statue de la Vierge Noire - 25 mars 2019

Le maître-autel de la cathédrale Notre-Dame de l’Annonciation, au Puy,
le lundi 25 mars 2019

Cela me donne tout naturellement l’occasion de rappeler qu’il est encore temps de s’inscrire pour le pèlerinage au Puy, organisé par la Confrérie Royale les 30-31 mai et 1er juin prochains. Voir fichier pdf Présentation du pèlerinage – informations – bulletin inscription

Affiche pele ascension 2019 - allégée

Pour le service de la Légitimité, notre Frère a dû faire un rapide aller-retour à Paris, pour une très importante réunion le vendredi 29 mars.
Puis il a repris la route avant l’aurore le dimanche de Laetare, pour se rendre, après avoir entendu la Sainte Messe de ce dimanche rose à l’abbaye Sainte-Madeleine du Barroux, auprès du nouveau Cercle légitimiste fondé en Provence et placé sous le vocable du Frère Fiacre de Sainte-Marguerite, dont il a animé la réunion.
Celle-ci achevée, après le chant des vêpres, il a aussitôt repris la route en direction de Perpignan, où le Cercle légitimiste Hyacinthe Rigaud l’avait invité (cf. > ici). Je reviendrai plus en détail sur les trois jours que Frère Maximilien-Marie a passés en Roussillon, parce qu’ils furent d’une rare intensité et qu’ils lui ont permis de magnifiques découvertes culturelles et artistiques, d’accomplir deux pèlerinages auxquels il tenait beaucoup, et de tisser des liens très forts avec les membres et sympathisants du Cercle Hyacinthe Rigaud.
Je veux ici remercier très chat-leureusement ces derniers pour l’accueil qu’ils ont réservé à mon papa-moine (dont je me suis certes un peu langui pendant son absence, mais nos voisins sont venus quotidiennement me visiter et s’occuper de moi). 

Conférence de Frère Maximilien-Marie le 2 avril 2019

Conférence de Frère Maximilien-Marie le 2 avril 2019
à l’invitation du Cercle légitimiste Hyacinthe Rigaud de Catalogne

Et nous voici entrés dans le Temps de la Passion : ces deux semaines vont nous conduire jusqu’au Triduum Sacré.
Comme vous pouvez le voir sur la photo publiée ci-dessous (quel contranste avec la photo de ce même oratoire en tenue de fête ci-dessus !), dans notre oratoire les croix, les statues, les bannières et les images saintes ont toutes été recouvertes de voiles violets, conformément à l’antique tradition liturgique.

Je termine cette chronique en vous souhaitant de vivre ce temps avec une ferveur et une générosité toujours plus grandes et je vous assure de notre profonde union dans le Cœur de Jésus et Marie.

pattes de chatLully.

Et pour soutenir et aider le Refuge Notre-Dame de Compassion > ici

L'oratoire du Mesnil-Marie samedi 6 avril 2019

L’oratoire du Mesnil-Marie ce samedi 6 avril 2019

nika

2019-29. Louis XX soutien du retour au réel des familles pour le bien commun de toute l’humanité.

Au mois de septembre dernier, Monseigneur le Prince Louis de Bourbon, de jure Sa Majesté le Roi Louis XX, invité à prendre la parole devant le douzième congrès mondial des familles (cf. > ici), s’était montré le ferme défenseur de la famille traditionnelle.
Le samedi 30 mars 2019, lors de l’ouverture de la treizième édition de ce congrés mondial des familles, qui s’est tenu à Vérone, notre Souverain légitime s’est montré encore plus ferme et courageux dans la dénonciation des attaques contre la famille et dans la défense des valeurs pérennes, conformes au droit naturel et à la doctrine chrétienne, qui sont les seules à garantir la dignité de la personne humaine et la stabilité de la société, par l’institution familiale.
C’est une fois encore un discours d’une très grande force qu’il convient de lire attentivement, de méditer et d’approfondir.

Louis XX à Vérone 30 mars 2019

Discours
de
Monseigneur le Prince Louis de Bourbon,
duc d’Anjou,
de jure SMTC le Roi Louis XX,
prononcé le samedi 30 mars 2019
à Vérone (Italie)
à l’occasion du
13ème congrès mondial de la famille

Fleur de lys bleu

Monsieur le Président,
Cher Brian Brown,
Mesdames et Messieurs
Chers Amis,

Merci de me laisser un temps de parole pour exprimer, une nouvelle fois, l’importance que je j’accorde à la Famille et à sa défense. Actuellement un combat se joue entre deux modèles : celui d’un monde déshumanisé et celui d’une société -il faudrait dire d’une civilisation- qui donne à l’homme toute sa place.

Entre l’homme objet, soumis, esclave d’une globalisation excessive et celui que les institutions aident à s’élever, à se construire, c’est-à-dire sujet de droit, il ne s’agit pas d’un choix à faire entre deux conceptions qui se valent, mais il s’agit d’en rejeter une pour promouvoir l’autre. Tel est le but des  rencontres du Congrès mondial des Familles –WCF), et donc de leur importance. Il faut, en effet, sortir de l’équivoque dans laquelle les sociétés occidentales ont trop longtemps vécu, reposant sur un certain scepticisme et sur le relativisme. Les deux ont conduit à des impasses.
L’enseignement chrétien, socle de nos sociétés, est pourtant là pour nous rappeler qu’il n’y a pas place pour deux vérités.
Mais qu’a-t-on fait de ce message durant les deux derniers siècles ?
 Il a été battu en brèche en permanence, la religion étant présentée souvent comme source d’oppression voire « opium » du peuple. Mais qui sont ceux qui ont proféré ces idées ? Ceux qui ont menée aux Terreurs et aux totalitarismes. Maintenant que les historiens ont retrouvé une certaine liberté de pensée, Marx longtemps exalté, n’est plus que l’homme des cent millions de victimes accumulées dans le monde. Triste bilan. Les idéologies peuvent tuer !

Mais l’histoire nous apprend que l’excès mène toujours à la saine réactionNe la voit-on pas venir actuellement ? Elle passe par les familles qui, partout, commencent à réagir de multiples manières. 

  • Là c’est en reprenant ses droits naturels sur l’éducation et l’instruction ; 
  • là en recréant des structures pour la petite enfance, pour les personnes âgées ou handicapées ;
  • là en s’affirmant, comme en France actuellement, pour retrouver un niveau de vie décent et ne pas être accablées de taxes et règlements multiples n’ayant de sens que pour ceux qui les élaborent. 

Ce retour au réel est mené par les familles. Ce sont elles qu’il faut encourager en leur redonnant un cadre d’action précis. Celui-ci passe par trois points : 

  • la reconnaissance de la famille comme cellule de base de la société, celle dont découleront les autres, la commune, les communautés de travail qu’il soit manuel ou intellectuel et cela jusqu’à l’Etat qui peut ou non encourager les familles ; 
  • ce cadre doit ensuite exalter la vie dans toutes ses expressions c’est-à-dire rejeter ce qui la détruit avant la naissance comme au moment des dernières années. Nous devons donner à nos enfants comme à ceux qui nous ont précédés l’assurance d’une existence la plus paisible
  • Enfin le troisième pilier d’une société équilibrée est celui de la justice qu’il faut entretenir pour garantir à la société un équilibre entre ceux qui la composent

Nous savons qu’il y aura toujours des forts et des faibles, mais le bon gouvernement est celui qui permet au fort d’exercer ses talents et au faible de n’être pas opprimé.
Chacun à sa juste place, tel est le secret d’une société équilibrée
.
La France d’Ancien Régime l’avait compris et 
les Rois, mes ancêtres, génération après génération,  ont toujours eu à cœur de faire respecter cette justice qui était leur premier devoir dont le sacre était le garant.
Rompre cet équilibre en donnant la priorité non plus à la loi éternelle mais à la loi contingente que des majorités de hasard et de circonstance peuvent changer, est ce qui a entraîné nos sociétés dans l’impasse.

Il est temps qu’elles en sortent. Une réunion comme celle-ci y contribuera puisqu’elle permet aux uns et aux autres de mieux se connaître, de s’entraider dans leurs pratiques mutuelles, et surtout de reprendre espoir en demainCette espérance là aussi inscrite dans les gènes de la société chrétienne est ce qui nous aide tous. 

Que Saint Louis, mon aïeul, inspire nos dirigeants et que la Sainte-Famille demeure l’icône qui nous guide. 

Prince Louis de Bourbon,
Duc d’Anjou.

LouisXX à Vérone le 30 mars 2019

1...34567...95

A tempo di Blog |
Cehl Meeah |
le monde selon Darwicha |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | mythologie
| jamaa
| iletaitunefoi