Archive pour la catégorie 'Chronique de Lully'

2022-65. La réalité des temps que nous vivons pourrait être profondément modifiée et changer de cap, si nous étions des âmes de contemplation et d’émerveillement…

L'Ascension et le zodiaque - cathédrale de Chartres portail royal côté gauche

L’Ascension de Notre-Seigneur entourée des signes du zodiaque :
Cathédrale Notre-Dame de Chartres, portail royal (XIIe siècle), porche gauche.

frise fleurs de lys

Lettre aux membres et sympathisants
de la Confrérie Royale

- 25 mai 2022 -

Riga quod est aridum…
Flecte quod est rigidum…
Fove quod est frigidum…
Sana quod est saucium…

(séquence de Pentecôte)

Chers Membres et sympathisants de la Confrérie Royale,

   Les rencontres providentielles du calendrier font que ce « 25 du mois », en ce mois de mai 2022, coïncide avec la Vigile de l’Ascension de Notre-Seigneur Jésus-Christ : demain, la Sainte Eglise notre Mère, dans sa liturgie, nous invitera à exulter et à exhaler des cantiques de fervente allégresse pour célébrer l’entrée triomphale de notre divin Rédempteur dans le Royaume céleste, Royaume qu’Il n’a jamais quitté certes en Sa qualité de Verbe éternel, mais où Son humanité -  Son Corps et Son Ame – entre pour la première fois, à la tête du cortège triomphal de tous les Justes de l’Ancien Testament (et du début du Nouveau, tels Saint Joseph et Saint Jean-Baptiste) qui attendaient ce jour dans les Limbes bienheureuses (« le sein d’Abraham » comme les appelle Notre-Seigneur Lui-même dans l’histoire – qui n’est pas une parabole – du pauvre Lazare et du mauvais riche).

   En ce saint jour de l’Ascension donc Notre-Seigneur, vrai Dieu et vrai Homme, donne à cette humanité qu’Il tient d’Adam, donne à Son Corps qui a souffert pour nos péchés, donne à Sa chair ressuscitée, d’entrer dans la plénitude de Son Règne victorieux et éternel, en tête du cortège des âmes sauvées, encore séparées de leurs corps qu’elles ne retrouveront qu’au jour de la résurrection générale.

   C’est un mystère profond dont les subtils arcanes échappent à notre intelligence limitée : la Deuxième Personne de la Très Sainte Trinité qui, sans quitter le Ciel, en est « descendue » pour S’incarner, revient aujourd’hui en ce Ciel qu’Elle n’a jamais quitté en Sa qualité de Dieu en y introduisant ce que Dieu par nature ne pouvait avoir : une chair et une âme humaines ! Et les humains rachetés et sanctifiés qui L’accompagnent en un triomphal cortège sont, eux, encore dépouillés d’une partie de leur être : leurs corps en attente de résurrection !

   Voilà des certitudes de foi, voilà des éléments épars – comme les quelques pièces déjà assemblées d’un puzzle qui nous permettent de deviner confusément ce que sera le tableau achevé -, mais voilà encore tant de « trous noirs » dans le firmament de notre compréhension du Mystère !

   Nous scrutons donc ce Ciel, et notre Roi d’Amour qui y monte, davantage avec les regards d’une contemplation qui adore et s’émerveille de la Toute Puissance divine qu’avec les questions d’une volonté de compréhension absolue de type mathématique… La complexité du Mystère et toutes les zones d’ombre qui subsistent ici-bas et ne nous apparaîtront dans leur pleine lumière que lorsque nous entrerons nous-mêmes dans la vision divine, nous donnent l’occasion de nous élever dans une sublime réjouissance sans cesser de nous humilier devant le Dieu que nulle raison et nulle intelligence humaines ne peuvent prétendre saisir et enfermer dans leurs petites capacités !

   Pourquoi vous écris-je ces choses, qui peuvent paraître bien absconses et bien peu accordées à la réalité des temps que nous vivons ?

Parce que je crois que la réalité des temps que nous vivons pourrait être profondément modifiée et changer de cap, si nous étions des âmes de contemplation et d’émerveillement, d’adoration et de louange, comme le furent les grands chercheurs de Dieu, comme le furent un Saint Augustin – toujours à se poser des questions peu communes et à pousser ses auditeurs ou ses lecteurs à s’en poser -, ou une Sainte Angèle de Foligno.

   Le grand – le très grand – drame de bien des catholiques de notre triste époque est qu’ils ne savent pas s’émerveiller et s’émouvoir des mystères sacrés de leur sainte religion, qu’ils ne savent pas en contempler amoureusement les données révélées, en évitant les écueils des faux mysticismes d’une part, ou des sécheresses rationalistes d’autre part. Pour ceux-ci ce seront des questions finalement purement « techniques » et totalement arides d’un point de vue spirituel, pour ceux-là les nébuleuses brouillonnes alimentées aux sources troubles de pseudo « âmes privilégiées » dont les voies n’ont pas été authentifiées par la Sainte Eglise (voire condamnées) qui les égare dans un piétisme imprégné d’une sentimentalité sans fruits de véritables vertus évangéliques vécues de manière héroïque. 

   Je pose quelques questions :

-         La récitation ou le chant du « Credo » sont-ils pour vous l’énumération d’une liste de dogmes plus ou moins subis, à la manière dont un élève de primaire appliqué réciterait la liste des présidents de la troisième république ?

-         Ou bien cette récitation procède-t-elle d’une adhésion vivante et amoureuse à la Révélation divine ?

-         La récitation ou le chant du « Credo » vous font-ils tressailler d’allégresse et exulter intérieurement dans une action de grâces personnelle qui jaillit de la joie d’avoir reçu, à la mesure pourtant bien limitée encore de nos capacités présentes, d’avoir part à la révélation des Mystères divins ?

-         En un mot, votre chant ou votre récitation du « Symbole » sont-ils routiniers ou imprégnés de vie, de votre vie intérieure ?

   Permettez-moi un exemple tiré de mon histoire personnelle.
Jeune religieux, j’ai eu la grâce de connaître un conseiller spirituel qui ne manquait pas d’originalité et qui avait un don particulier pour briser ces paisibles routines d’une vie de piété bien « dans les clous ». Un jour, il me suggéra pour mon action de grâces après la Sainte Communion, de « chanter » intérieurement (pas à haute voix afin de ne pas déranger les autres religieux, et aussi pour ne pas paraître complètement « fada ») le Symbole de Nicée-Constantinople, comme on le chante pendant la Messe aux jours de fête et les dimanches, en m’efforçant de bien penser, avec le maximum d’application, à chacun des mots de cette solennelle affirmation de la foi de l’Eglise.
Le chant intérieur, mais très joyeux et très contemplatif, de cette profession de foi m’est devenu familier depuis tant d’années : et le Bon Dieu m’a donné d’expérimenter en retour combien est vrai le titre d’un très ancien (et remarquable) ouvrage que l’on trouvait jadis dans les séminaires et maisons de formation : « Les dogmes, générateurs de la piété ».

   La piété n’est pas faite de « petites pratiques de dévotion » mises bout à bout et entassées les unes sur les autres, en multipliant les formules récitées de façon machinale.
La piété est vie, et comme le Saint-Esprit Lui-même dont elle est un don précieux, elle doit souffler comme un vent impétueux en notre âme pour en pulvériser les étroitesses et y faire brûler ces flammes ardentes, qui éclairent et qui réchauffent, qui sont apparues au-dessus des apôtres et des disciples au saint jour de la Pentecôte.

   Je vous invite et exhorte très ardemment, après avoir contemplé avec ferveur le mystère de l’Ascension de Notre-Seigneur Jésus-Christ, à entrer avec une ardeur enthousiaste dans la préparation de la si grande et si sublime fête de la Pentecôte, particulièrement par la neuvaine très officiellement encouragée par l’Eglise, qui nous fait appeler de tout notre cœur, de toute notre âme, de toute notre volonté, de tout notre amour, un renouvellement des dons reçus au saint baptême et à la confirmation, pour gagner en esprit contemplatif et élever le monde en nous élevant dans la contemplation des Mystères divins.

Frère Maximilien-Marie du Sacré-Cœur

frise fleurs de lys

 Prière pour demander les sept dons du Saint-Esprit :

Ô Jésus, qui, avant de monter au ciel, avez promis à vos Apôtres de leur envoyer le Saint-Esprit pour les instruire, les consoler et les fortifier, daignez faire descendre en nous aussi ce divin Paraclet.

- Venez en nous, Esprit de la Crainte du Seigneur, faites que nous redoutions par-dessus tout de contrister notre Père Céleste et que nous fuyions les séductions du malin.

- Venez en nous, Esprit de Piété, remplissez nos cœurs de la tendresse la plus filiale pour Dieu et de la mansuétude la plus parfaite à l’égard de nos frères.

- Venez en nous, Esprit de Science, éclairez-nous sur la vanité des choses de ce monde, faites que, voyant en elles des images des perfections divines, nous nous en servions pour élever nos cœurs vers Celui qui les a créés pour notre service.

- Venez en nous, Esprit de Force, donnez-nous le courage de supporter avec patience les souffrances et les épreuves de la vie, et faites-nous surmonter généreusement tous les obstacles qui s’opposeraient à l’accomplissement de nos devoirs.

- Venez en nous, Esprit de Conseil, accordez-nous la grâce de discerner, dans les occasions difficiles, ce que nous devons faire pour accomplir la volonté de Dieu, et ce que nous devons dire pour diriger ceux dont nous sommes les guides.

- Venez en nous, Esprit d’ Intelligence, que votre divine lumière nous fasse pénétrer les vérités, et les mystères de la religion, et qu’elle rende notre foi si vive, qu’elle soit l’inspiratrice de tous nos sentiments et de tous nos actes.

- Venez en nous. Esprit de Sagesse, faites que nous goûtions la suavité des choses divines à tel point que notre cœur les aime uniquement et qu’il puise dans cet amour une paix inaltérable.

Gloire au Père qui nous a créés, au Fils qui nous a rachetés, au Saint-Esprit qui nous a sanctifiés.

Mosaïque de la Pentecôte - basilique du Rosaire Lourdes - Copie

Mosaïque de la Pentecôte
Basilique du Saint Rosaire, à Lourdes.

2022-64. Vingt clichés pour résumer la première semaine du Prince Tolbiac en son Mesnil-Marie.

Lundi soir 23 mai 2022,
Lundi des Rogations (férie majeure).

Chers Amis du Refuge Notre-Dame de Compassion,

   En cette fin d’après-midi, cela a fait exactement une semaine que Son Altesse Sérénissime le Prince Tolbiac est arrivé au Mesnil-Marie, ainsi que je vous l’ai raconté (cf. > ici). Pour ceux de nos amis qui ne peuvent nous suivre sur un célèbre réseau social qui, comme la langue d’Esope, peut être la meilleure ou la pire des choses, en fonction des intentions de ceux qui en usent, voici une vingtaine de photographies (souvent prises sur le vif ce qui peut expliquer leur imperfection) qui résumeront de quelle manière le chaton s’habitue à la vie de mon ermitage, s’y comporte et prend possession des lieux… tout en me faisant éclater de rire en de nombreuses occurrences.

1) Ma corbeille à papier… Euh non, pardon ! Mon ex-corbeille à papier.

1 conquête de la corbeille

- Hé ! Regarde ! J’ai découvert un endroit parfait parce qu’il est juste à ma taille, à côté de toi quand tu travailles…
- Tolbiac, c’est ma corbeille à papier : ce n’est pas un endroit propre ; c’est là que je jette des choses sales et inutiles, avant de les emmener dans la poubelle ou de les mettre dans le poêle.
- Ce n’est pas grave : tu iras directement à la poubelle ou au poêle !

2 exclusivité de la corbeille

- Cela m’a fait très plaisir que tu vides cette corbeille, que tu en laves la toile et que tu la désaffectes d’un usage qui, de toute évidence, ne lui convenait pas.

   Pratiques du jour : 
Ne plus tailler son crayon au-dessus de la corbeille à papier, ne plus jeter de papier ou de cartouches d’encre vides ou quoi que ce soit d’autre dans la corbeille à papier mais aller à chaque fois à la poubelle de la cuisine ou au poêle… D’ailleurs il n’y a plus de corbeille à papier dans le bureau, juste une corbeille à chaton.

2) Tornade tigrée :

3 bureau

- Coucou ! Tu as vu cette jolie petite alcove ? Et puis, regarde, je t’ai aidé à ranger ton bureau en éparpillant tous les petits papiers que tu y avais entassés… J’ai d’ailleurs trouvé cela très amusant ! Mais pourquoi fais-tu cette tête ? Tu pourrais me dire merci au lieu de me lancer ce regard noir… Ah la la ! Je ne m’attendais pas à tant d’ingratitude…

3) Usque non ascendam ?

4 poutre de châtaignier

   Se rendant compte qu’il m’arrivait assez souvent de me rendre à l’évier et d’y faire des choses qu’il ne pouvait voir, le chaton a décidé que cela ne pouvait durer et qu’il était absolument indispensable qu’il lui fût désormais possible de surveiller les mystérieuses opérations auxquelles je m’adonne. Un peu d’élan, beaucoup de ténacité, et la vieille poutre plus que trois fois centenaire d’un mètre et vingt-cinq centimètres de hauteur est vaincue par le petit félin de quinze centimètres de hauteur.
Le sommet est même devenu l’un des postes d’observation favoris de Son Altesse qui, de là, peut jeter un œil dehors sur la terrasse Saint-Constantin par la vitre de la porte, et dominer toutes les manœuvres de la cuisine à l’intérieur :
- Mais qu’est-ce que tu me racontes avec tes torchons et serviettes qui étaient soi-disant bien rangés ? Tu ne vois pas que je les ai bien mieux rangés que tu ne l’avais fait ?

5 poutre de châtaignier

4) Son Altesse est servie !

- Eh bien, puisque tu aimes escalader, je t’informe que désormais tes écuelles de croquettes et d’eau ne seront plus au sol, mais qu’elles auront une place privilégiée dans cet antique évier de granit récupéré dans les vestiges du moulin, aujourd’hui malheureusement détruit, qui existait au XVème siècle, et dont j’ai fait remonter ici les éléments. 

6 salle à manger

Le Prince Tolbiac apprend très vite, et éprouve visiblement un très grand plaisir à ce que son repas soit annoncé par le tintement d’une clochette… qu’il essaie parfois de faire tinter lui-même.

5) Repose-pieds ? ou repose-chaton ?

7 repose pieds

8 h 15 ce matin-là :
« Tu sais j’aime beaucoup ce petit tabouret, en plus je trouve que la tapisserie s’accorde bien avec mon pelage…
Quoi ? c’est « TON » repose-pieds ?!
Alors là ! Franchement, je trouve que tu ne manques pas d’air : t’approprier de la sorte ce qui – de toute évidence – a été voulu et disposé pour moi de toute éternité par le Divin Créateur… Non mais, il faudra que tu fasses un sérieux examen de conscience sur le rapport que tu as aux biens d’ici-bas, mon garçon…!!!
Heureusement que Dieu nous a créés, nous les chats, pour vous mettre en face de la vérité, pauvres bipèdes ! »
8 h 25 : On a trouvé un compromis…
« Bon, arrête de bouger s’il te plaît : c’est vraiment très pénible d’avoir un oreiller qui ne sait pas rester en place ! »

8 repose pieds

6) Explorations extérieures :

   Tolbiac a grand plaisir à s’aventurer à l’extérieur… à la condition expresse que j’y sois moi aussi, car dès qu’il ne me voit plus il pousse de petits cris aigus (ce ne sont pas encore des miaulements) et, s’ils sont sans réponse, il se précipite à l’intérieur.
Ces derniers jours, il y avait beaucoup à faire en extérieur : arrachage d’orties, coupe d’herbe et nettoyages divers… alors quelle aubaine pour le chaton qui épie les fourmis, saute pour atteindre les papillons, prend des poses de grand félin des savanes à l’affut…

9 extérieur

… fait des roulades… 

11 extérieur

… s’essaie à imiter la démarche chaloupée des tigres…

12 extérieur

… et transporte parfois dans sa bouche de petits cailloux qu’il a fait rouler.

10 extérieur

7) Cligne-musette :

14 cligne-musette

- Je me suis caché sous le plaid du canapé ! Je suis sûr qu’il ne me trouvera jamais !
- Coucou, Tolbiac ! Je sais où tu es !

15 cligne-musette

« Alors ça, c’est trop fort ! Comment as-tu donc fait pour me trouver ? »

8) Le gros dragon bruyant.

16 aspirateur

- Talaaaaaaannn !!! Je suis un intrépide chevalier qui combat sans peur un horrible dragon qui produit d’horribles rugissements et avale les moutons sans même les mâcher…
- Intrépide, intrépide… Faut le dire vite ! Dès que j’appuie sur le bouton qui réveille le dragon Aspirator, tu t’enfuis à toutes jambes sous un meuble !
- Non mais tu vois comme tu es ?!?! Tu me prends pour un lâche alors que je me suis précipité pour protéger de mon propre corps les derniers moutons qu’il voulait engloutir !

9) Saut en longueur :

   Tolbiac escalade à la force du poignet la poutre de châtaignier d’un mètre vingt-cinq proche de l’évier et saute en hauteur, à soixante-cinq centimètres, pour atteindre le lieu où sont disposées ses écuelles. Il ne manquait au champion que le saut en longueur, qu’il a réussi de lui-même et du premier coup samedi soir.
En fait, Son Altesse ne pouvait qu’observer de loin, depuis le dossier d’une chaise, ce que je préparais sur le plan de travail…

17 dossier

… Alors, toutes choses étant bien considérées, le chaton qui mesure trente centimètres de longueur (sans la queue) a franchi d’un bond les presque soixante centimètres qui le séparaient de l’espèce de « comptoir » qui délimite la partie cuisine de la partie salle à manger : l’expérience ayant été une réussite, c’est devenu pour lui un véritable jeu que d’accéder au plan de travail de cette manière.

18 premier saut

10) Pas besoin d’aller à Cannes pour avoir un festival de cinéma !

   Sans tapis rouge et sans starlettes aux tenues excentriques, un chaton est à lui tout seul un festival de gags, de mimiques, de jeu d’acteur au naturel inimitable et d’aventures rocambolesques à faire pâlir de jalousie le grand Indiana Jones lui-même !
Parmi les dernières aventures du Prince Tolbiac se trouve la victoire sur un poulpe géant qu’il m’a apporté triomphalement en le portant fièrement entre ses quenottes acérées : c’était un gant de ménage qu’il était allé terrasser dans l’égouttoir de l’évier… Mais j’avoue que ce n’est pas bien de vous révéler les astuces des accessoiristes sur le tournage, cela brise complètement la magie du film !

19 gant vaiselle

Allez ! à bientôt pour de nouvelles aventures…

20 le roi du Mesnil-Marie

Chat gif en marche

Publié dans:Chronique de Lully |on 24 mai, 2022 |7 Commentaires »

2022-63. L’arrivée du Prince Tolbiac au Mesnil-Marie.

Mercredi 18 mai 2022,
Fête de Saint Venant, martyr ;
Mémoire de Saint Félix de Cantalice, confesseur de l’Ordre séraphique ;
Mémoire de la Bienheureuse Blandine Merten, vierge ;
Anniversaire de la mort de Louis Edouard cardinal Pie, évêque de Poitiers (+ 18 mai 1880).

Papillons et chatons

Chers Amis du Refuge Notre-Dame de Compassion,

   Certains d’entre vous le savent déjà, notre Mesnil-Marie vient d’accueillir ce lundi 16 mai (jour où dans l’Ordre de Saint Augustin on célèbre la fête de Saint Possidius de Calame : disciple de notre Bienheureux Père Saint Augustin, membre de sa première communauté à Hippone, il fut évêque de Calame, en Numidie, et assista le grand Docteur de la Grâce dans ses derniers instants : il en fut aussi le premier biographe) un chaton, élu pour succéder à feu Monseigneur le Maître-Chat Lully dont nous approchons du troisième anniversaire du trépas (23 mai 2019cf. > ici).
J’ai mis plus de deux ans à faire mon deuil du Maître-Chat, n’arrivant d’ailleurs pas à achever le vitrail que j’ai commencé à sa mémoire. A l’automne dernier, j’ai commencé à comprendre que j’étais prêt à adopter un nouveau félin domestique. Peut-être d’ailleurs serait-il plus exact d’écrire : à me laisser adopter par un nouveau félin domestique. Au côté affectif et psychologique s’ajoutant la grande nécessité d’avoir dans nos murs un impitoyable chasseur de muridés, ces fléaux des bibliothèques, des sacristies et des celliers monastiques !

1ère photo de Tolbiac 24 avril 2022 - blogue

La première photo de Tolbiac, le dimanche de Quasimodo 24 avril 2022

   J’avais des idées très tranchées au sujet du profil et des caractéristiques du petit félin qui viendrait prendre la succession du Maître-Chat au Mesnil-Marie : je désirais que ce fût un mâle, tout jeune, dont la date de naissance fût connue, et si possible angora… Sans hâte, mais de manière régulière, je consultais les sites de petites annonces.
Le samedi in albis 23 avril (et fête de Saint Georges de Lydda, céleste protecteur de la Cavalerie et des Chevaliers), une petite annonce qui venait juste d’être mise en ligne retint mon attention : elle proposait à l’adoption trois chatons mâles (un tigré roux, un gris uni et un tigré gris), nés le 10 mars au Puy-en-Velay. La dame qui avait publié l’annonce fut très rapidement submergée de messages et d’appels, mais, entre toutes, ma candidature fut retenue pour le chaton gris tigré, auquel je pus rendre visite dès le lendemain avant de me rendre à la Sainte Messe. La dame, qui nourrit une grande dévotion envers la Très Sainte Vierge Marie, était heureusement surprise de faire la connaissance d’un moine et que l’un de ses chatons fût destiné à « entrer dans les ordres » !
Bien sûr, à un mois et demi, les petites boules de poil n’étaient pas sevrées et, dans les semaines qui suivirent, je téléphonai à plusieurs reprises pour prendre des nouvelles et m’enquérir du développement du chaton. Ses deux frères furent emmenés par leurs familles d’accueil le 9 avril : la dame nous avait prévenus que leur mère cherchait désormais à les emmener loin de la maison où ils sont nés.
En ce qui me concerne, j’avais à effectuer un déplacement en Provence : c’est la raison pour laquelle je ne suis allé le chercher qu’une semaine après le départ de ses frères.

Tolbiac dans son panier de voyage 16 mai 2022 - blogue

Tolbiac dans son panier de voyage, ce lundi 16 mai 2022

   Tout avait été bien préparé pour que ce premier voyage en automobile ne fut pas trop pénible pour le jeune félin : un sac de voyage spacieux et bien conditionné avait été acquis grâce à un don. Ce fut toutefois un peu stressant pour lui : il faut presque une heure de route entre la belle cité mariale et le Mesnil-Marie, et pendant ce trajet Tolbiac fit entendre ses plaintes et exprima de manière non équivoque son grand mécontentement de se retrouver derrière des grilles !
A l’arrivée, quand son sac de voyage fut ouvert, le petit Prince sortit de manière prudentissime et commença à explorer la pièce inconnue dans laquelle il se trouvait…

arrivée au Mesnil-Marie - blogue

   Après un premier tour de pièce, en rasant les murs et reniflant tout, estimant que l’endroit semblait plutôt sûr, le chaton ne dédaigna pas de grignoter quelques croquettes et de laper quelques gorgées d’eau fraîche qui lui étaient offertes en guise de buffet de joyeuse entrée.

première collation - blogue

   Il repéra aussi très vite son lieu d’aisance dans lequel il se rendit avec satisfaction, puis accepta de se laisser conduire en sa couche princière, héritée de feu le Maître-Chat, qu’il trouva fort à sa guise : douce et moelleuse, située un peu en hauteur, elle lui offrait un point d’observation complet sur la pièce – qu’il considéra longuement – avant de s’y pelotonner, ne s’endormant toutefois que d’un œil, attentif au moindre bruit, au moindre mouvement…

Tolbiac en son couffin royal - blogue

 Très rapidement, Tolbiac s’est laissé prendre dans les bras, caresser et papouiller avec un plaisir évident, émettant même des débuts de ronronnements encore timides ; lorsque j’apportai une petite balle de mousse pour jouer avec lui, la glace fut définitivement rompue et j’ai compris que j’étais adopté, puisque, lorsque je disparaissais de sa vue, il émettait de petits miaulements aigus pour m’appeler !
Si bien que lorsque vint le soir et que je gravis les échelons de la mezzanine où se trouve la planche qui me tient lieu de lit, Tolbiac n’envisagea pas un seul instant qu’il dût dormir ailleurs qu’avec moi !
Certes, l’endormissement fut précédé d’une épique « partie de chasse »… aux pieds : le chaton à l’affut du moindre mouvement de mes pieds sous la couette, du moindre frémissement du tissu, déploya tout son art cybernétique et me prouva qu’il serait sans aucune pitié pour les souris, mulots et autres musaraignes qui se hasarderont désormais à l’intérieur du Mesnil-Marie ! Vaincu par la fatigue d’une journée si forte en émotions il finit par sombrer dans un sommeil réparateur, pelotonné dans un repli de la couette, et se tint tranquille jusqu’aux premières lueurs du jour, où il vint frotter son museau contre mon visage en ronronnant.

à l'aube du premier jour - blogue

« A l’aube du premier jour » : le mardi 17 mai au matin…

   Ces deux journées des 17 et 18 mai ont été consacrées à de multiples explorations : Tolbiac a trouvé ses repères dans les deux pièces qui lui sont actuellement accessibles, c’est-à-dire la salle principale et mon bureau… Là, quel bonheur ! Entre les fils électriques qui pendouillent et grouillent derrière toute installation bureautique digne de ce nom, les piles de courrier que l’on peut très facilement renverser, la corbeille à papier en osier que l’on peut escalader pour s’y nicher afin d’y procéder à sa toilette, la fenêtre depuis laquelle on a une vue imprenable sur le poulailler, les gommes et crayons que l’on peut faire rouler d’un agile coup de patte, et les rayonnages de livres derrière lesquels on peut se cacher, il ne sait plus où donner de la tête et des pattes !!!

Explorations 1 - blogue

   Tolbiac s’initie également aux règles de la vie monastique : la clochette (ornée d’une médaille de Notre-Dame de Lourdes) qui annonce que les croquettes sont versées dans son écuelle, et qui n’avait pas fait entendre son tintement depuis le trépas du Maître-Chat Lully, a retrouvé du service, et il doit apprendre qu’on ne doit pas mordiller les statuettes et images saintes qui sont répandues dans toute la maison !
Il semble que faire la sieste sous la protection des Saints Abdon et Sennen lui convient spécialement : il est vrai que c’étaient des Princes Persans et qu’ils devaient donc avoir de l’affection pour les chats.

Dévotion aux Sts Abdon et Sennen - blogue

   Par petites étapes, Tolbiac découvre aussi la terrasse et, au-delà, de vastes horizons vers lesquels il ne se hasarde pas. Il reste toujours à quelques mètres de moi, ne s’occupant que des insectes qu’il voit courir au sol et de l’ondulation des herbes que le vent balance, sur lesquelles il saute comme s’il s’agissait d’horribles monstres à terrasser !

Exploration terrasse - blogue

   Comme vous vous en doutez bien, et ainsi qu’en témoigne la photo ci-dessous, la vie de ce chaton au Mesnil-Marie promet d’être terriblement triste et épouvantablement malheureuse : s’il existait aujourd’hui un Emile Zola ou un Jules Vallès parmi les chats lettrés, il vous décrirait sans nul doute de la plus noire manière l’oppression de l’éducation cléricale et légitimiste que l’on inflige encore à de pauvres petits chats soustraits à la liberté républicaine et aux lumières égalitaires de la fraternité universelle, après lui avoir donné un nom qui renvoie aux siècles d’obscurantisme dominés par l’Eglise catholique qui n’avait d’autre ambition que d’endoctriner des Rois pour les utiliser ensuite afin d’établir sa domination fanatique ! 

opération séduction - blogue

   Car – est-il vraiment besoin de le dire ? -, parce qu’en cette année 2022, il est préconisé de donner aux chiens et aux chats des noms commençant par la lettre « t », le prénom Tolbiac renvoie à cette victoire de Clovis qui décida de sa reddition à la grâce et de sa conversion, et inaugura cette « gesta Dei per Francos » dont nous voulons raviver le souvenir et célébrer la mémoire, afin qu’en revenant aux sources vives de la fontaine baptismale de Reims et renouant son « alliance avec la Sagesse éternelle », la France abjure ses erreurs, se convertisse et revive !

Frère Maximilien-Marie du Sacré-Cœur

Papillons et chatons

2022-62. Il y aura toujours un avenir pour la monarchie, car le monde a faim et soif de vraie justice, de vraie morale !

Vendredi 13 mai 2022,
Fête de Saint Robert Bellarmin, évêque, confesseur et docteur de l’Eglise (cf. > ici).

Trois lys blancs

Ce vendredi, dans les premières heures de la matinée, Monseigneur le Prince Louis de Bourbon, duc d’Anjou, de jure Sa Majesté Très Chrétienne le Roi Louis XX, a publié sur les réseaux sociaux le texte suivant qui, au-delà de l’aspect très circonstanciel des paroles qu’il retransmet, délivre une fois encore une grande leçon de Légitimité et manifeste tout-à-la-fois Ses droits pérennes à la Couronne de France et l’actualité de l’institution monarchique [nota : Nous nous permettons de retranscrire en caractères gras les passages les plus importants de cette prise de parole] :

J’étais présent jeudi dernier à New-York à la soirée de soutien de la Versailles Foundation, dirigée par notre chère Barbara de Portago.
Voici un extrait de mon discours :

« Je suis le Chef de la Maison de Bourbon, mais je n’habite pas un palais et je ne porte pas de couronne.
De par ma naissance, je suis l’héritier de la tradition monarchique française, fondée sur les Lois Fondamentales du Royaume.
Ces lois de succession des Rois de France désignent, génération après génération, l’héritier de la couronne : premier-né, mâle et de confession catholique.

Selon ces Lois, la monarchie est indisponible, et ni le Roi, ni aucun conseil ne peut abdiquer, ni nommer son successeur.
Ainsi, une continuité est donnée à la monarchie, résumée par l’expression française : « Le Roi est mort, Vive Le Roi ».

La monarchie française est l’oeuvre de mes ancêtres, elle a été façonnée par tous les Rois qui se sont succédé depuis Hugues Capet au Xème siècle, jusqu’à Charles X au XIXème siècle, sans interruption en passant par Saint Louis, Henri IV, Louis XIV et Louis XVI (qui a tant contribué à l’indépendance des États-Unis d’Amérique en 1787).

Bel héritage, aujourd’hui plus moral que matériel, qui me confère, des devoirs de tradition et de charité :
- Je participe à de nombreuses manifestations commémoratives en France et à l’étranger, liées à la mémoire de l’œuvre des Rois de France, mes ancêtres.
- Je témoigne des valeurs qui ont fait la France antique, telles que : la justice à l’image de Saint Louis, la paix sociale et la richesse du peuple avec Henri IV, la beauté et la culture magnifiées par Louis XIV.

Je ne peux pas conclure sans aborder la question qui préoccupe tout le monde. Y a-t-il un avenir pour la monarchie ? Il y en aura toujours, car le monde a faim et soif de vraie justice, de vraie morale. Nous avons tous besoin de références claires.
Un tel patrimoine commun, partagé par toute la société civile, qui m’amène aujourd’hui à vous encourager, à faire vivre Versailles, et surtout à vous remercier de votre générosité, qui contribue à la splendeur d’un des plus beaux lieux du monde. »

Le Roi et la Reine à la soirée de la Versailles Foundation New-York 12 mai 2022

Leurs Majestés à la soirée de la Versailles Foundation à New-York

Trois lys blancs

2022-61. « Robert Bellarmin enseigne qu’il ne peut pas y avoir de véritable réforme de l’Eglise si auparavant il n’y a pas notre réforme personnelle et la conversion de notre cœur ».

13 mai,
Fête de Saint Robert Bellarmin, évêque, confesseur et docteur de l’Eglise ;
Dans le diocèse de Viviers, fête de Saint Andéol, sous-diacre et martyr, premier évangélisateur du diocèse.

Saint Robert Bellarmin gravure du XVIIe siècle

Saint Robert Bellarmin

Catéchèse de Sa Sainteté le Pape Benoît XVI
dispensée lors de l’audience pontificale générale
du mercredi 23 février 2011

Chers frères et sœurs,

   Saint Robert Bellarmin, dont je désire vous parler aujourd’hui, nous ramène en esprit à l’époque de la douloureuse scission de la chrétienté occidentale, lorsqu’une grave crise politique et religieuse provoqua l’éloignement de nations entières du Siège Apostolique.

   Né le 4 octobre 1542 à Montepulciano, près de Sienne, il est le neveu, du côté de sa mère, du Pape Marcel II.
Il reçut une excellente formation humaniste avant d’entrer dans la Compagnie de Jésus le 20 septembre 1560. Les études de philosophie et de théologie, qu’il accomplit au Collège Romain, à Padoue et à Louvain, centrées sur Saint Thomas et les Pères de l’Eglise, furent décisives pour son orientation théologique. Ordonné prêtre le 25 mars 1570, il fut pendant quelques années professeur de théologie à Louvain. Appelé par la suite à Rome comme professeur au Collège Romain, il lui fut confiée la chaire d’«Apologétique »; au cours de la décennie où il occupa cette fonction (1576-1586), il prépara une série de leçons qui aboutirent ensuite aux « Controverses », œuvre devenue immédiatement célèbre en raison de la clarté et de la richesse de son contenu et de son ton essentiellement historique.
Le Concile de Trente s’était conclu depuis peu et, pour l’Eglise catholique, il était nécessaire de renforcer et de confirmer son identité notamment face à la réforme protestante. L’action de Robert Bellarmin s’inscrit dans ce contexte. De 1588 à 1594, il fut d’abord père spirituel des étudiants jésuites du Collège Romain, parmi lesquels il rencontra et dirigea Saint Louis Gonzague, puis supérieur religieux. Le Pape Clément VIII le nomma théologien pontifical, consulteur du Saint-Office et recteur du Collège des pénitenciers de la Basilique Saint-Pierre. C’est à la période 1597-1598 que remonte son catéchisme, Doctrine chrétienne abrégée, qui fut son œuvre la plus populaire.

Le 3 mars 1599, il fut créé cardinal par le Pape Clément VIII et, le 18 mars 1602, il fut nommé archevêque de Capoue. Il reçut l’ordination épiscopale le 21 avril de la même année. Au cours des trois années où il fut évêque diocésain, il se distingua par son zèle de prédicateur dans sa cathédrale, par la visite qu’il accomplissait chaque semaine dans les paroisses, par les trois synodes diocésains et le concile provincial auquel il donna vie.
Après avoir participé aux conclaves qui élurent les Papes Léon XI et Paul V, il fut rappelé à Rome, où il devint membre des Congrégations du Saint-Office, de l’Index, des Rites, des évêques et de la Propagation de la foi. Il reçut également des charges diplomatiques, auprès de la République de Venise et de l’Angleterre, pour défendre les droits du Siège Apostolique.
Dans ses dernières années, il rédigea divers livres de spiritualité, dans lesquels il résuma le fruit de ses exercices spirituels annuels. Le peuple chrétien tire aujourd’hui encore une profonde édification de leur lecture.
Il mourut à Rome le 17 septembre 1621.
Le Pape Pie XI le béatifia en 1923, le canonisa en 1930 et le proclama docteur de l’Eglise en 1931.

Saint Robert Bellarmin joua un rôle important dans l’Eglise des dernières décennies du XVIème siècle et des premières du siècle suivant. Ses Controversiae constituèrent un point de référence, encore valable, pour l’ecclésiologie catholique sur les questions concernant la Révélation, la nature de l’Eglise, les Sacrements et l’anthropologie théologique. Dans celles-ci, l’aspect institutionnel de l’Eglise se trouve accentué, en raison des erreurs qui circulaient à l’époque sur ces questions. Toutefois, Bellarmin clarifia également les aspects invisibles de l’Eglise comme Corps mystique et les illustra à travers l’analogie du corps et de l’âme, afin de décrire le rapport entre les richesses intérieures de l’Eglise et les aspects extérieurs qui la rendent perceptible. Dans cette œuvre monumentale, qui tente de systématiser les diverses controverses théologiques de l’époque, il évite toute approche polémique et agressive à l’égard des idées de la réforme, mais en utilisant les arguments de la raison et de la Tradition de l’Eglise, il illustre de manière claire et efficace la doctrine catholique.

Toutefois, son héritage tient à la manière dont il conçut son travail.
Les tâches prenantes du gouvernement ne lui empêchèrent pas, en effet, de tendre quotidiennement vers la sainteté en fidélité aux exigences de son statut de religieux, de prêtre et d’évêque. C’est de cette fidélité que découle son engagement dans la prédication. Etant, en tant que prêtre et évêque, avant tout un pasteur d’âmes, il ressentit le devoir de prêcher assidûment. Il prononça des centaines de sermones — les homélies — dans les Flandres, à Rome, à Naples et à Capoue à l’occasion des célébrations liturgiques. Tout aussi nombreuses, ses expositiones et les explanationes destinées aux curés, aux religieuses, aux étudiants du Collège Romain, ont souvent pour objet les Saintes Ecritures, en particulier les Lettres de Saint Paul. Sa prédication et ses catéchèses présentent ce même caractère d’essentialité qu’il avait appris au cours de son éducation ignacienne, visant tout entière à concentrer les forces de l’âme sur le Seigneur Jésus intensément connu, aimé et imité.

Dans les écrits de cet homme de gouvernement on perçoit de manière très claire, malgré la réserve derrière laquelle il cache ses sentiments, le primat qu’il accorde aux enseignements du Christ. Saint Bellarmin offre ainsi un modèle de prière, âme de toute activité : une prière qui écoute la Parole du Seigneur, qui se satisfait d’en contempler la grandeur, qui ne se replie pas sur elle-même, mais est heureuse de s’abandonner à Dieu.
Un signe distinctif de la spiritualité de Robert Bellarmin est la perception vivante et personnelle de l’immense bonté de Dieu, grâce à laquelle notre saint se sentait vraiment le fils bien-aimé de Dieu, et c’était une source de grande joie que de se recueillir, avec sérénité et simplicité, en prière, en contemplation de Dieu. Dans son livre De ascensione mentis in Deum — Elévation de l’esprit à Dieu — composé sur le schéma de l’Itinerarium de Saint Bonaventure, il s’exclame : «O mon âme, ton exemple est Dieu, beauté infinie, lumière sans ombres, splendeur qui dépasse celle de la lune et du soleil. Lève les yeux vers Dieu dans lequel se trouvent les archétypes de toutes les choses, et dont, comme d’une source d’une infinie fécondité, dérive cette variété presque infinie des choses. C’est pourquoi tu dois conclure : celui qui trouve Dieu trouve toute chose, qui perd Dieu perd toute chose».

Dans ce texte, on entend l’écho de la célèbre contemplatio ad amorem obtinendum — contemplation pour obtenir l’amour — des Exercices spirituels de saint Ignace de Loyola. Robert Bellarmin, qui vit dans la société fastueuse et souvent malsaine de la fin du XVIème siècle et du début du XVIIème siècle, tire de cette contemplation des aspects pratiques et y projette la situation de l’Eglise de son temps avec un vif souffle pastoral.
Dans l’ouvrage De arte bene moriendi — l’art de bien mourir — il indique, par exemple, comme règle sûre d’une bonne vie, et également d’une bonne mort, de méditer souvent et sérieusement le fait que l’on devra rendre compte à Dieu de ses propres actions et de sa propre façon de vivre, et de chercher à ne pas accumuler de richesses sur cette terre, mais à vivre simplement et avec charité de manière à accumuler des biens au Ciel.
Dans l’ouvrage De gemitu colombae — le gémissement de la colombe, où la colombe représente l’Eglise — il rappelle avec force tout le clergé et les fidèles à une réforme personnelle et concrète de leur propre vie, en suivant ce qu’enseignent les Saintes Ecritures et les saints, parmi lesquels il cite en particulier Saint Grégoire de Nazianze, Saint Jean Chrysostome, Saint Jérôme et Saint Augustin, en plus des grands fondateurs des Ordres religieux, tels que Saint Benoît, Saint Dominique et Saint François.
Robert Bellarmin enseigne avec une grande clarté et à travers l’exemple de sa propre vie qu’il ne peut pas y avoir de véritable réforme de l’Eglise si auparavant il n’y a pas notre réforme personnelle et la conversion de notre cœur.

Robert Bellarmin puisait aux Exercices spirituels de Saint Ignace des conseils pour communiquer de manière profonde, également aux plus simples, les beautés des mystères de la foi. Il écrit : «Si tu es sage, tu comprends que tu es créé pour la gloire de Dieu et pour ton salut éternel. Cela est ton but, le centre de ton âme, le trésor de ton cœur. Estime donc comme un vrai bien pour toi ce qui te conduit à ton objectif, un vrai mal ce qui te le fais manquer. Les événements bénéfiques ou l’adversité, la richesse et la pauvreté, la santé et la maladie, les honneurs et les outrages, la vie et la mort, le sage ne doit ni les chercher, ni les fuir pour lui-même. Ils ne sont bons et désirables que s’ils contribuent à la gloire de Dieu et à ton bonheur éternel, ils sont mauvais et à fuir s’ils lui font obstacle» (De ascensione mentis in Deum, grad. 1).

Ces paroles ne sont assurément pas passées de mode, ce sont des paroles que nous devons méditer longuement aujourd’hui pour orienter notre chemin sur cette terre. Elles nous rappellent que le but de notre vie est le Seigneur, le Dieu qui s’est révélé en Jésus-Christ, en qui Il continue à nous appeler et à nous promettre la communion avec Lui. Elles nous rappellent l’importance de s’en remettre au Seigneur, de nous prodiguer dans une vie fidèle à l’Evangile, d’accepter et d’illuminer par la foi et par la prière toute circonstance et toute action de notre vie, toujours tendus vers l’union avec Lui. 

ihs couleur

2022-60. Qui sont les Saints de glace ?

11 mai,
Fête de Saint Mamert, archevêque de Vienne en Dauphiné, confesseur ;
Anniversaire de la translation des reliques de Saint Antoine le Grand (cf. > ici) ;
Anniversaire de la victoire de Fontenoy (cf. > ici).

Saints de glace

   Ah ! Les fameux « Saints de glace » !!!
Même ceux qui ne croient plus trop aux saints et à leur pouvoir d’intercession, s’ils vivent en dehors des grands centres urbains (déconnectés des cycles de la nature) et s’intéressent un peu au jardinage, y prêtent attention chaque année, car les bulletins météorologiques de la radio ou de la télévision y font allusion, voire les citent.

   Il y a toutefois un problème : les saints en question ont figuré dans les calendriers liturgiques pendant plus de mille ans, et au XIXe siècle et dans la première moitié du XXe, leurs noms étaient écrits dans tous les almanachs populaires, dont l’incontournable « Almanach des P.T.T. » que l’on trouvait accroché en bonne place dans quasi toutes les cuisines de nos campagnes…
Mais il y eut le concile vaticandeux, avec ses prémisses – dès 1950 – et ses conséquences, qui ont bouleversé bien des habitudes… et le calendrier lui-même : des saints, jadis très populaires, se sont trouvés relégués au second rang ou changés de place, quand ils n’ont pas été purement et simplement éliminés, tandis que les « curés modernes » n’en parlaient plus ou traitaient de superstitions les dictons populaires attachés à leurs fêtes.
S’adaptant aux « mentalités modernes », le calendrier des Postes a modifié les noms des saints de chaque jour, au grand dam des jardiniers;

Mais bref ! Revenons à nos Saints de glace si redoutés : qui sont-ils ? et pourquoi sont-ils craints ?

   En fait, l’expression « les Saints de glace » désigne en premier lieu une période climatologique observée depuis le haut Moyen-Age d’une manière assez générale en Europe occidentale vers la mi-mai : période au cours de laquelle les dernières gelées sont encore possibles en plaine (puisque, évidemment, en zone montagneuse elles peuvent arriver plus tard).
Ces gelées tardives peuvent avoir des effets désastreux dans les jardins où les jeunes pousses, encore très fragiles donc, peuvent être irrémédiablement endommagées ; de même dans les vergers où, après la floraison, les fruits commencent à se former.

   Dans une civilisation profondément chrétienne, où les dates des fêtes des Saints – surtout si ces derniers sont très populaires – constituent des repères pour toute la société, il était naturel que les Saints fêtés en ces jours redoutés des jardiniers donnassent lieu à des dictons très mnémotechniques, avec des variantes selon les provinces, rappelant aux cultivateurs trop pressés combien il importe qu’ils restent très prudents tant que ces jours des dernières gelées ne sont pas passés.

   Dans la plupart des provinces, ce sont donc les 11, 12 et 13 mai, qui sont appelés jours des « Saints de glace », mais en certains lieux on ne parle pas du 11 et l’on mentionne le 14.
Trois jours qui se suivent donc… Mais on oublie fréquemment le quatrième et dernier jour redouté des jardiniers : le 25 mai, fête de Saint Urbain 1er, pape et martyr.
- Le 11 mai est la fête de Saint Mamert, archevêque de Vienne (en Dauphiné), mort le 11 mai, probablement en 475, il est demeuré célèbre pour avoir institué les prières des Rogations, qui se célèbrent les lundi, mardi et mercredi qui précèdent la fête de l’Ascension.
- Le 12 mai, est fêté un jeune saint de 14 ans originaire de Phrygie, martyrisé en 304, pendant la persécution de Dioclétien : Saint Pancrace. On fête en même temps que lui les Saints Nérée et Achillée, martyrs eux aussi, et Sainte Domitille, vierge et martyre, qui, elle, vécut à la fin du premier siècle et appartenait à la famille impériale.
- Le 13 mai, le martyrologe des Eglises des Gaules mentionne Saint Servais de Tongres, premier évêque de cette cité, objet d’une grande vénération populaire, qui rendit son âme à Dieu le 13 mai 384. Son nom n’étant toutefois plus très répandu, il est parfois confondu avec Saint Gervais, frère de Saint Protais, dont la fête est célébrée le 19 juin.
- Avec le pape et martyr Saint Urbain 1er, déjà mentionné, voilà donc le groupe traditionnellement nommé « Saints de glace », illustrés par ce dicton très facile à mémoriser : « Mamert, Pancrace et Servais sont les trois saints de Glace, mais Saint Urbain les tient tous dans sa main ».

   Est-il nécessaire de préciser que ces bons Saints ne sont pas les responsables (ni les coupables) des gelées tardives qui peuvent se produire en cette période critique de la mi-mai ? Quelques mécréants, toujours prompts à accuser l’Eglise et les dévots, le croient peut-être, tandis que les personnes pieuses, elles, profitent de l’occurrence de la fête de ces Saints avec les jours des dernières gelées possibles pour demander leur protection et leur intercession…
Qu’ils veillent donc sur vos jardins et vos vergers, sur vos semis et vos jeunes pousses, et puissiez-vous éprouver en ces petites choses de chaque jour combien nous avons de nombreux et puissants amis dans le Ciel !

Frère Maximilien-Marie du Sacré-Cœur.

chatons jardiniers

2022-59. Message de Sa Majesté le Roi à l’occasion de la solennité et fête nationale de Sainte Jeanne d’Arc.

Dimanche 8 mai 2022, 2ème dimanche de mai :
Solennité liturgique et fête nationale de Sainte Jeanne d’Arc ;
Commémoraison de l’apparition de Saint Michel au Mont Gargan ;
Commémoraison de Marie, Médiatrice de toutes grâces ;
Commémoraison du 3ème dimanche après Pâques.

Armes de France & Navarre

   Quelques minutes après 7 h du matin (heure officielle), en ce deuxième dimanche de mai, Monseigneur le Prince Louis de Bourbon, duc d’Anjou, de jure Sa Majesté Très Chrétienne le Roi Louis XX, a publié sur les réseaux sociaux le message suivant, qui a été très rapidement relayé des centaines de fois et chaleureusement commenté par les fidèles sujets de Sa Majesté.
Encore une fois, en quelques mots, notre Souverain légitime nous renvoie à l’essentiel et nous oriente vers les points de réflexion et d’action vers laquelle Il souhaite voir les Français accentuer leurs efforts :

    »En ce jour de la fête de Jeanne d’Arc et du patriotisme, pensons à la Sainte et à la France. Après le terrible premier conflit mondial, Jeanne a été reconnue comme le symbole de l’amour et du dévouement que les Français peuvent et doivent porter à leur Patrie.
Les siècles et les années passent, Sainte Jeanne d’Arc demeure le modèle de la lutte sans cesse recommencée, pour la souveraineté et l’identité si nécessaires pour l’unité d’un Etat.

   Que Sainte Jeanne d’Arc continue à protéger la France ».

Statue Sainte Jeanne d'Arc Reims

2022-58. Importance de Sainte Monique et de Saint Augustin pour les temps actuels.

4 et 5 mai,
Fêtes de Sainte Monique
et de la Conversion de notre Bienheureux Père Saint Augustin.

   Voici un court texte d’évocation des Saints Monique et Augustin que nous devons à ce fervent disciple du grand Docteur d’Hippone qu’est le Pape Benoît XVI : en quelques phrases, il met en exergue l’actualité de la grande leçon de leurs deux vies et l’importance qu’ils peuvent avoir aujourd’hui pour les fidèles et pour leurs familles.
Ce texte est spécialement adapté aux deux célébrations qui se suivent les 4 et 5 mai : le « dies natalis » de Sainte Monique d’une part, et – au lendemain de sa fête et pour bien montrer l’importance du rôle que cette sainte mère a joué – la fête de la conversion de notre Bienheureux Père, fête propre à l’Ordre de Saint Augustin, d’autre part.

Saint Augustin et Sainte Monique

Courte exhortation de Sa Sainteté le Pape Benoît XVI
à l’occasion de la récitation de l’Angélus
le dimanche 27 août 2006
au balcon de la résidence pontificale d’été à Castel Gandolfo

Chers frères et sœurs,

   Nous rappelons aujourd’hui (…) Sainte Monique et demain, nous rappellerons (…) son fils Saint Augustin.

Leurs témoignages peuvent être d’un grand réconfort et d’une grande aide pour tant de familles à notre époque également. Monique, née à Tagaste, aujourd’hui Souk-Aharàs, en Algérie, au sein d’une famille chrétienne, vécut de façon exemplaire sa mission d’épouse et de mère, aidant son mari Patrice à découvrir la beauté de la foi dans le Christ et la force de l’amour évangélique, capable de vaincre le mal par le bien. Après la mort de celui-ci, survenue de façon prématurée, Monique se consacra avec courage au soin de ses trois enfants, parmi lesquels Augustin, qui au début, la fit souffrir par son tempérament plutôt rebelle. Comme le dira Augustin lui-même par la suite, sa mère l’engendra deux fois ; la seconde exigea un long travail spirituel, fait de prière et de larmes, mais couronné à la fin par la joie de le voir non seulement embrasser la foi et recevoir le Baptême, mais également se consacrer entièrement au service du Christ.
Combien de difficultés existent aujourd’hui également dans les relations familiales et combien de mères sont préoccupées parce que leurs enfants empruntent de mauvais chemins !
Monique, femme sage et solide dans la foi, les invite à ne pas se décourager, mais à persévérer dans leur mission d’épouses et de mères, en conservant fermement la confiance en Dieu et en se raccrochant avec persévérance à la prière.

   Quant à Augustin, toute son existence fut une recherche passionnée de la Vérité.
À la fin, non sans un long tourment intérieur, il découvrit dans le Christ le sens ultime et plénier de sa vie et de toute l’histoire humaine. Au cours de son adolescence, attiré par la beauté terrestre, « il se jeta » sur elle – comme il le confie lui-même (cf. Confessions 10, 27-38) – de façon égoïste et possessive, à travers des comportements qui furent la cause d’une grande douleur pour sa pieuse mère. Mais, à travers un parcours difficile, notamment grâce aux prières de sa mère, Augustin s’ouvrit toujours plus à la plénitude de la vérité et de l’amour, jusqu’à sa conversion, qui eut lieu à Milan sous la direction de l’évêque Saint Ambroise. Il demeurera ainsi le modèle du chemin vers Dieu, Vérité et Bien suprême. « Je vous ai aimée tard – écrit-il dans le célèbre livre des Confessions – beauté si ancienne, beauté si nouvelle, je vous ai aimée tard. Mais quoi ! Vous étiez au dedans, moi au dehors de moi-même ; et c’est au dehors que je vous cherchais [...] Vous étiez avec moi et je n’étais pas avec vous… Vous m’appelez, et voilà que votre cri force la surdité de mon oreille, votre splendeur rayonne, elle chasse mon aveuglement » (ibid.).
Que saint Augustin obtienne le don d’une rencontre sincère et profonde avec le Christ à tous les jeunes qui, assoiffés de bonheur, la recherchent en parcourant les mauvais sentiers et se perdent dans des voies sans issue.

   Sainte Monique et saint Augustin nous invitent à nous adresser avec confiance à Marie, Siège de la Sagesse.
Nous lui confions les parents chrétiens afin que, comme Monique, ils accompagnent par l’exemple et la prière le chemin de leurs enfants.
Nous confions la jeunesse à la Vierge Mère de Dieu, afin que, comme Augustin, elle tende toujours vers la plénitude de la Vérité et de l’Amour, qui est le Christ. Lui seul peut satisfaire les désirs profonds du cœur humain.

Pavie : exposition des reliques de Saint Augustin

Exposition des reliques de Saint Augustin
(basilique basilique San Pietro in Ciel d’Oro, à Pavie)

Prière à Sainte Monique, pour demander la conversion d’un enfant égaré.

L'extase d'Ostie  Sainte Monique et Saint Augustin Ary Scheffer

Sainte Monique et Saint Augustin : l’extase d’Ostie
Ary Scheffer (1795-1858)

     Sainte Monique,
pendant de très longues années, avec une inlassable patience et une admirable persévérance,
vous avez prié et supplié en demandant au Dieu des miséricordes la conversion de votre fils Augustin :
vous avez répandu vos larmes pour celui qui tardait à se repentir ;
vous avez espéré contre toute espérance pour celui qui résistait aux appels de la grâce ;
vous n’avez jamais cédé à la tentation du découragement lors même qu’il semblait si loin de revenir dans les voies du Seigneur.

Quel prodigieux oubli de vous-même, ô mère vraiment exemplaire, dans votre incessante poursuite du salut de votre fils !
Que vous importaient ses succès dans le monde, alors que vous songiez aux périls éternels qu’il encourrait,
et que vous trembliez de le voir éternellement séparé de Dieu !

J’implore votre assistance et votre intercession pour cet enfant, N… , mon enfant, qui comme jadis le vôtre,
vit aujourd’hui éloigné de la foi et de la vie chrétienne.
Du sein de la félicité dont vous jouissez désormais éternellement avec Saint Augustin,
qui, après la vie du corps, doit aussi à vos prières la vie de son âme,

jetez vos regards compatissants sur mon enfant égaré, et joignez vos prières aux miennes pour obtenir de Dieu sa conversion,
son plein retour à Dieu et donnez-lui de revenir à l’observance de Ses commandements.

Cette mission que vous avez accomplie pour votre fils Agustin, je vous supplie de la remplir encore pour mon enfant :
adoptez-le dans votre intercession charitable, afin que se renouvelle en lui le triomphe de la grâce et que soit hâtée sa résurrection spirituelle !

Je vous demande aussi pour moi des grâces d’inlassable patience, de persévérance et de confiante sérénité,
et de m’aider à me cramponner, comme vous l’avez fait vous-même, à la main de Notre-Dame de Consolation,
la toute compatissante Mère de Dieu, modèle et espérance de toutes les mères.

Sainte Monique, priez pour moi !
Sainte Monique, priez pour mon enfant !
Sainte Monique, intercédez pour nous !

Prière composée par Frère Maximilien-Marie du Sacré-Cœur.

Voir aussi :
- Récit de la mort de Sainte Monique par Saint Augustin > ici
- Litanies de Sainte Monique > ici

Autel du corps de Sainte Monique - Rome basilique Saint Augustin au champ de Mars

Autel où se trouve le corps de Sainte Monique
Basilique de Saint Augustin au Champ de Mars, à Rome

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