Archive pour la catégorie 'Chronique de Lully'

2019-47. Université d’été légitimiste Saint-Louis.

Le Refuge Notre-Dame de Compassion ne peut qu’encourager tous ceux qui ont le désir d’une véritable formation politique solide et saine à participer à l’université d’été Saint-Louis, organisée par l’Union des Cercles Légitimistes de France (UCLF). 

Cette université d’été n’est pas réservée à une tranche d’âge spécifique : elle est ouverte à tous. 
Elle fournit des outils intellectuels et pratiques fondés sur l’ordre naturel et sur l’ordre chrétien surnaturel (qui ne s’opposent évidemment pas) pour approfondir sa connaissance de la Légitimité et former des militants « efficaces ».

Université d'été Saint-Louis 2019

Publié dans:Annonces & Nouvelles, Vexilla Regis |on 12 juin, 2019 |2 Commentaires »

2019-46. Compte-rendu du quatrième pèlerinage de la Confrérie Royale au Puy-en-Velay.

Mardi de Pentecôte, 11 juin 2019.

Dix jours après le quatrième pèlerinage annuel de la Confrérie Royale au Puy-en-Velay, qui s’est déroulé du 30 mai au 1er juin, j’en ai publié hier, lundi de Pentecôte 10 juin, un compte-rendu sur « L’Ami de la Religion et du Roi », qui est le blogue officiel de la Confrérie Royale dont j’ai le redoutable honneur d’avoir été désigné Prieur par le conseil des fondateurs le 21 novembre 2017 (cf. > ici). Il m’a semblé important de reproduire aussi ce texte dans les pages du blogue de Lully, puisque cette responsabilité et les engagements qui en découlent sont, bien évidemment, très présents dans la vie de notre Mesnil-Marie.       

La Croix et lys - le Puy 2019

La Croix et les Lys (salle de conférence – pèlerinage au Puy mai 2019)

Bien chers Membres et sympathisants de notre chère Confrérie Royale,

Il m’incombe de vous donner un compte-rendu de notre quatrième pèlerinage annuel dans la ville sainte du Puy, les 30-31 mai et 1er juin derniers.              

Avant toutes choses, nous devons rendre à Dieu de très vives et ferventes actions de grâces pour le bon déroulement de ce pèlerinage, pour la ferveur des pèlerins présents, pour les délicates attentions de la divine Providence dont nous avons été entourés, pour la bienveillance avec laquelle nous avons été reçus par les autorités ecclésiastiques, pour la force et la beauté des enseignements reçus à travers nos conférenciers, et pour les bénédictions spirituelles que chaque participant a reçues, et dont la joie spirituelle qui rayonnait sur le visage de chacun à l’issue de ces trois jours de grâce était un éloquent témoignage.
Merci à tous ceux qui ont contribué au bon déroulement de ce pèlerinage : les bénévoles qui ont aidé pour le secrétariat et les inscriptions, ceux qui ont été présents pour l’accueil et ceux qui ont offert leurs bras pour transporter du matériel, porter bannières et étendards, et – à la fin – contribuer aux rangements et au ménage ! 
Merci à nos prêtres pour leur présence rayonnante et pour les magnifiques cérémonies ; merci aux jeunes gens qui se sont montrés d’une édifiante application et compétence dans le service de l’autel ; merci au maître de chœur et aux chanteurs qui ont soutenu de leurs voix nos belles célébrations.
Merci à tous les bienfaiteurs dont la générosité à permis aux ecclésiastiques et à quelques pèlerins aux moyens plus limités à être pris en charge totalement ou partiellement.
Merci à Son Excellence Monseigneur Luc Crépy, évêque du Puy, à Monsieur le Recteur de l’insigne basilique-cathédrale, à Monsieur le Recteur de la Confrérie des Pénitents Blancs et à leur aumônier, pour leur accueil si sympathique.                                

Le Puy-en-Velay

La toujours impressionante silhouette de la ville haute du Puy avec l’ensemble cathédral
et la statue de Notre-Dame de France au sommet du rocher Corneille

La majorité des pèlerins (nous étions une « bonne cinquantaine ») est arrivée au Puy dans l’après-midi du jeudi de l’Ascension. 
Certains venaient de fort loin : Lorraine, Catalogne, Ile-de-France, Champagne, bas Languedoc, Provence… et d’autres de provinces plus proches : Bourbonnais, Auvergne, Vivarais, Dauphiné, Lyonnais… etc. Certains autres étaient du Velay même. 
Mais nous avons été particulièrement touchés par la présence d’un pèlerin de nationalité américaine venu spécialement de Riga (Lettonie) où il réside habituellement.

L’une des nouveautés de cette année résidait dans le lieu d’hébergement et d’accueil.
En effet, le « grand séminaire – accueil Saint-Georges » ne pouvait nous recevoir, et nous avons été très heureux d’être reçus dans les locaux neufs du Lycée Saint Jacques de Compostelle, sis au pied de l’ensemble cathédral : nous y avons disposé de prestations très satisfaisantes, tant pour ce qui concerne la restauration que pour ce qui concerne le couchage et la salle de conférence, particulièrement agréable.
  

Après les installations, les pèlerins qui avaient voyagé une grande partie de ce jour et n’avaient pu assister à la Sainte Messe, ont pu participer à celle qui fut célébrée dans la très belle chapelle dite « des reliques », à la cathédrale.
Dans cette chapelle se trouve une statue de facture relativement récente qui restitue la célèbre Vierge Noire rapportée d’Egypte par Saint Louis, selon les descriptions et croquis détaillés qu’en avait fait, au XVIIIe siècle, Faujas de Saint-Fons qui avait pu l’examiner en détail sans ses robes d’apparat.                  

Messe de l'Ascension - chapelle des reliques

Messe vespérale de l’Ascension dans la « chapelle des reliques »
en la basilique-cathédrale Notre-Dame du Puy

Après le dîner, il revint au Prieur de la Confrérie Royale, de donner lecture d’un message du Président de l’Union des Cercles Légitimistes de France (UCLF) qui, ne pouvant être des nôtres cette année, nous assurait de sa communion d’esprit et de prière, et nous adressait ses encouragements chaleureux. 
Dans la causerie introductive que je fis ensuite, je pus présenter dans une vue d’ensemble l’historique du Vœu national au Sacré-Cœur et de l’édification de la basilique de Montmartre, puisque cette année 2019 marque le centenaire de sa dédicace, et puisque de ce fait le thème choisi pour notre pèlerinage allait nous permettre d’approfondir trois éléments fondamentaux, résumés par la mosaïque du sanctuaire de cette basilique et essentiels à l’esprit de notre Confrérie : la pénitence, le vœu, et l’action de grâces - « Gallia pœnitens, et devota, et grata ».

Cette conférence fut suivie du chant des Complies.     

Salle de Conférence

Salle de conférence du lycée qui nous hébergeait,
dans laquelle furent dispensés les enseignements de ce pèlerinage

La matinée du vendredi 31 mai fut un moment d’intense approfondissement spirituel au moyen des deux conférences développant les thèmes de la pénitence et du vœu. Conférences entrecoupées de temps d’échanges… et, pour nos choristes, de répétitions des parties propres des messes                        

Après le déjeuner, se placèrent les visites, à la fois culturelles et spirituelles : 
- un premier groupe put découvrir ou approfondir la connaissance de la cathédrale Notre-Dame de l’Annonciation ;
- un second se rendit à l’église communément dite « du Collège » (parce qu’elle fut l’église du collège des Jésuites aux XVIIe et XVIIIe siècles), et devenue aujourd’hui sanctuaire de vénération de Saint Jean-François Régis dans la ville du Puy, car c’est ici que, entre ses tournées missionnaires dans les campagnes du Velay et du Vivarais, le saint jésuite célébrait habituellement sa messe, confessait et enseignait… etc. Cette église est la première de « style jésuite » construite en France et on y retrouve toutes les caractéristiques du premier baroque romain.
- D’autres pèlerins choisirent librement de visiter d’autres sanctuaires de la cité.                                      

A 15 h 30, nous nous retrouvions tous au pied des marches de la cathédrale dans laquelle nous eûmes la joie de célébrer la Messe solennelle de la fête de Marie Reine, au maître-autel de la Vierge Noire.

Messe solennelle au maître-autel - Cathédrale du Puy

Messe solennelle au maître-Autel de la basilique-cathédrale Notre-Dame de l’Annonciation du Puy
aux pieds de la célèbre Vierge Noire

A l’offertoire de cette Sainte Messe, notre Confrérie a eu la joie de recevoir les engagements de douze nouveaux membres
Nous sommes particulièrement heureux du fait que, pour la première fois, deux époux ont fait – lors de la même cérémonie – leur vœu de consécration à la Couronne de France.

Elévation du Sacré Corps du Christ

L’élévation du Corps Sacré de Notre-Seigneur à la sainte messe solennelle de la fête de Marie Reine

En fin d’après-midi, avant le dîner, la troisième conférence de cette journée permit d’approfondir le sens et les motifs de la gratitude, de l’action de grâces que nous devons à Dieu notre Seigneur.

Cette action de grâces, nous avons un motif très articulier de la faire monter vers le Ciel à la suite de ce pèlerinage, en raison d’une grâce qui fut reçue ce 31 mai par l’une des pèlerines qui nous en a mis le témoignage par écrit ; je vous le livre ici, sans qu’il soit besoin de longues gloses, tel que je l’ai reçu :

« Bonsoir mon Frère,
Voici mon témoignage.
Depuis plus d’une année je souffrais du genou droit. Un menisque fissuré me gênait puis, au fur et à mesure du temps, toute l’articulation est devenue vraiment très douloureuse. J’avais des difficultés à marcher, et monter les escaliers était vraiment très difficile.
Vendredi après la messe solennelle de Marie Reine, je suis allée sur la pierre des fièvres demander à Notre-Dame de bien vouloir me soulager. Et, la Très Sainte Vierge m’a exaucée.
La douleur a maintenant disparu. Je ne ressens que la gêne du menisque fêlé et, 3h après ma demande, je ressentais un soulagement inimaginable. Plus de douleur persistante et de longs, très longs moments, sans avoir mal alors que la douleur était présente tout le temps et me réveillait la nuit. J’ai pu monter à Notre Dame de France presque sans y penser.
Deo Gratias à Notre Dame.
Je ferai dire une messe d’action de grâce.
Voilà ma Joie. Je vous dit à très bientôt. »

Pierre des fièvres - Cathédrale du Puy

La « pierre des fièvres » dans la cathédrale Notre-Dame du Puy

Dans la soirée de ce vendredi 31 mai, nous avons rejoint la procession aux flambeaux qui, partant de la cathédrale, est montée jusqu’aux pieds de Notre-Dame de France
Cette procession est organisée par le clergé de la cathédrale et la Confrérie des Pénitents Blancs, chaque année pour conclure le mois de Marie.

procession aux flambeaux du 31 mai

La procession sort de la cathédrale pour faire l’ascension du rocher Corneille
au sommet duquel est érigée la statue de Notre-Dame de France

procession aux flambeaux vers Notre-Dame de France

… un moment d’une grande ferveur…

Pénitents blancs du Puy

Quelques uns des Pénitents Blancs

Cette année, au cours de cette procession, Monseigneur l’Evêque du Puy a procédé à la bénédiction des croix rénovées du chemin de Croix qui a été érigé en 1944 tout le long de la montée : les croix d’origine étaient celles qui avaient été portées deux ans plus tôt, lors du grand pèlerinage de pénitence et d’espérance de la jeunesse de France, le 14 août 1942. 
Mais ces croix d’origine, jamais restaurées, étaient désormais très abîmées et la Confrérie des Pénitents Blancs du Puy s’est employée à les refaire à l’identique, à les remettre en place, ainsi qu’à restaurer la plaque commémorative.

Plaque commémorative du chemin de croix montant à Notre-Dame de France   

Bénédiction du chemin de croix restauré par Monseigneur Crépy

Bénédiction des Croix restaurées,
par Son Excellence Monseigneur l’Evêque du Puy

A l’issue de cette procession, nous avons assisté avec plaisir à la projection qui est faite sur la façade de la cathédrale et qui évoque l’histoire du pèlerinage et du sanctuaire, depuis la neige miraculeuse du 11 juillet de l’an 45 et l’intervention du cerf délimitant l’endroit qui devait être consacré au culte de la Sainte Mère de Dieu, jusqu’à nos jours, en passant par les diverses phases d’agrandissement du sanctuaire, du développement du pèlerinage, l’évocation des chemins de Saint Jacques de Compostelle, des fêtes médiévales, de l’art de la dentelle… etc.
Puis, nous tournant encore vers Notre-Dame de France, nous lui redîmes la consécration prescrite pour ce jour par le vénérable Pie XII, et lui adressâmes un dernier « Salve Regina » avant de nous retirer pour un repos bien mérité.

Statue de Notre-Dame de France

Le samedi matin 1er juin, Marie-Magdeleine, baptisée il y a 17 ans, alors qu’elle était née dans une famille mahométane pratiquante, et Marie, baptisée lors de la dernière nuit pascale, née dans une famille de culture musulmane mais passée elle-même par le communisme, ont donné le témoignage de leur découverte de Notre-Seigneur et de leur conversion à la vraie foi révélée : ce fut un moment particulièrement intense et générateur de beaucoup d’espérance surnaturelle.

Porte de la chapelle des pénitents blancs

Chapelle des Pénitents Blancs – détail de la porte d’entrée

Nous nous rendîmes ensuite à la chapelle des Pénitents Blancs, voisine de la cathédrale. 
Monsieur le Recteur de cette Confrérie, fondée en 1584, nous y attendait pour nous présenter brièvement sa Confrérie et cette chapelle, dont la beauté a enthousiasmé tous nos pèlerins…

Chapelle des pénitents blancs du Puy - intérieur

Chapelle des Pénitents Blancs – l’intérieur

Nous avons été particulièrement sensibles à son somptueux plafond à caissons, où les lys de France, le monogramme de Louis XIII et de nombreux angelots, entourent une représentation de l’Assomption de Notre-Dame.

chapelle des pénitents blancs - plafond

Chapelle des Pénitents Blancs – le splendide plafond à caissons

C’est dans cette chapelle que fut célébrée la dernière Sainte Messe de notre pèlerinage de cette année. C’était la messe de la fête (reportée en raison de la fête de l’Ascension) de Sainte Jeanne d’Arc, céleste protectrice de la France en second après Notre-Dame de l’Assomption.

Cette année 2019, ne l’oublions pas, est celle du 590ème anniversaire du commencement de la mission publique de la Pucelle, et donc, alors qu’elle-même se rendait à Chinon auprès du Roi, celle aussi du 590ème anniversaire de la venue au Puy de sa mère et de ses frères, envoyés par Jeanne au jubilé du Vendredi Saint 25 mars 1429.                            

Après le déjeuner, nous nous sommes rassemblés une dernière fois dans la salle de conférence pour quelques derniers avis, pour chanter un vibrant « Magnificat », et pour recevoir la bénédiction de nos prêtres.
Ce furent ensuite les au-revoir pleins d’émotion, nous donnant déjà rendez-vous pour le 5ème pèlerinage de prière pour la France et le Roi organisé par la Confrérie Royale au Puy-en-Velay, les 21, 22 et 23 mai 2020 (dates à réserver impérativement dans vos agendas dès à présent !).

Frère Maximilien-Marie du Sacré-Cœur,
Prieur.

chapelle des pénitents blancs - fin de la Messe

Chant final de la Messe du 1er juin 2019 dans la chapelle des Pénitents Blancs

lys.gif

2019-45. Neuvième anniversaire de Monseigneur le Dauphin Louis et de son frère jumeau Monseigneur le duc de Berry.

Ce mardi 28 mai 2019, en fin de matinée, Monseigneur le Prince Louis de Bourbon, duc d’Anjou, de jure Sa Majesté le Roi Louis XX, a publié sur les réseaux sociaux un message à l’occasion du neuvième anniversaire de la naissance de ses fils, NN.SS. les Princes Louis et Alphonse de France, respectivement d’une part duc de Bourgogne et Dauphin de France, et d’autre part duc de Berry (cf. > ici).

« Chers Louis et Alphonse,
Vous voir grandir dans la santé et la joie est, depuis votre naissance, ma priorité.
Vous êtes des enfants responsables, appliqués, affectueux, généreux, bien élevés, c’est pourquoi je suis très fier de vous.
Bon anniversaire et continuez à être ainsi.
Votre père qui vous aime. »     

Baptême des Princes Louis et Alphonse de France

Sous le texte de ce message, le Prieur de la Confrérie Royale a envoyé ce commentaire :

« Les membres de la Confrérie Royale prient avec une ferveur particulière en ce jour pour Monseigneur le Dauphin Louis et pour Monseigneur le duc de Berry. 
Longue et heureuse vie à nos chers petits Princes ! »

Trois lys blancs

2019-44. Parce que les combats qu’a soutenus le Maître-Chat et son esprit continuent, son blogue aussi va continuer !

Mardi 28 mai 2019,
Mardi des Rogations ;
Fête de Saint Bernard de Menthon, abbé et confesseur ;
Commémoraison de Saint Augustin de Cantorbury ;
225ème anniversaire du massacre de Bédoin (28 mai 1794 – cf. > ici) ;
9ème anniversaire de la naissance de NN.SS. le Dauphin Louis et le Prince Alphonse de France (28 mai 2010 – cf. > ici).

Lully chat chouan

Le Maître-Chat Lully fut un véritable chouan et son combat continue !

Chers Amis du Refuge Notre-Dame de Compassion,

En tout premier lieu, je dois remercier très chaleureusement tous ceux qui, sur les réseaux sociaux, dans ce blogue même ou par le moyen de messages personnels, depuis le trépas de Monseigneur le Maître-Chat m’ont exprimé leur sympathie et leurs condoléances : il s’agit bien d’un véritable deuil qu’il me faut accomplir, pour ce qui me concerne… comme aussi pour certains d’entre vous qui connaissaient personnellement le Maître-Chat Lully et avaient les honneurs de sa confiance et de son amitié.

Je ne vous cache pas que, les liens qui nous unissaient étant extrêmement fusionnels et continus, son absence, en ce Mesnil-Marie, se fait cruellement ressentir.
Toute cette maison, qu’il remplissait d’une présence aussi forte que discrète, parle sans bruit à tout moment de sa prégnante et riche personnalité : il n’en est pas un lieu – pas le plus petit recoin – qui ne la rappelle, qui ne suscite des souvenirs, n’éveille des réflexions se rapportant à lui.
Et je sais qu’il en sera ainsi très longtemps.

En effet, un chat qui vous a adopté et éduqué n’est pas un simple « animal de compagnie » ; il est – bien davantage que certains êtres humains que vous côtoyez pourtant régulièrement – un véritable compagnon avec lequel se font des échanges profonds et d’authentiques partages d’âme
Je ne déraisonne pas ; je n’affabule pas ; je ne suis pas en train de « pêter les plombs » : tous ceux qui ont en vérité partagé la vie d’un chat pourront en attester eux aussi.

Ne vous inquiétez pas pour moi, j’accomplis le « travail du deuil », à mon rythme, sereinement, sans romantisme ni sensiblerie (ceux qui me connaissent savent combien j’ai horreur de cela).

Chat botté

Mais il y a une autre chose qui me semble importante dont je vous dois informer, car la question m’a été posée : « Le Maître-Chat étant trépassé, son blogue va-t-il cesser ? »

Sur ce point, une chose est certaine, même si, n’étant que son humble secrétaire, je n’ai pas le même talent que lui, je vais continuer l’œuvre du Maître-Chat.
Pendant les douze ans et huit mois où j’ai été son disciple, je crois que j’ai réussi à me bien imprégner de son esprit, de sa manière de regarder les réalités du monde, de la société, de la France et de l’Eglise, et que je connais donc assez bien ce qu’étaient ses façons de réagir et d’analyser, ses centres d’intérêt et ses approfondissements, les motifs de ses ronronnements et de ses coups de griffe… etc.

Parce que les combats qu’a soutenus le Maître-Chat et son esprit continuent, son blogue aussi va continuer, autant que Dieu Notre-Seigneur m’en donnera les capacités et la force, quand bien même cela agacera et fera grincer des dents les républicains, les démocrates, les adorateurs de la révolution, les jacobins et les sans-culottes, les traîtres à la royauté légitime, les hérétiques et les apostats, les modernistes et complices de l’affadissement de la doctrine catholique, les ennemis de la liturgie traditionnelle et toutes autres catégories de scélérats qui ont abandonné et combattent la Tradition catholique et politique qu’a fidèlement et félinement servie le Maître-Chat Lully.

Sans prétendre l’égaler (vous serez indulgents envers moi, n’est-ce pas ?), je m’efforcerai de mon mieux de conserver son esprit, maintenir l’impertinente pertinence de ses réflexions, poursuivre ses combats, et perpétuer ses engagements au service de Dieu et du Roi, avec la ferme confiance et espérance que depuis son au-delà il m’inspirera et m’enverra ses bonnes idées…

Frère Maximilien-Marie du Sacré-Coeur.

ange chat

2019-43. « Dominus dedit, Dominus abstulit… Sit Nomen Domini benedictum. »

Le Seigneur me l’avait donné, le Seigneur me l’a repris…
Que le Nom du Seigneur soit béni !
(cf. Job I, 21 b)

Lully chat augustinien

Le Maître-Chat Lully aux pieds de notre Bienheureux Père Saint Augustin

Vendredi 24 mai 2019,
Fête de Marie Auxiliatrice (explication de cette fête > ici) ;
Anniversaire du début du massacre des ecclésiastiques otages de la Commune (cf. > ici).

Chers Amis du Refuge Notre-Dame de Compassion,

Les lecteurs de ma page Facebook l’ont déjà appris en milieu de journée, hier, jeudi 23 mai, et je dois bien me résoudre à vous en faire part dans les pages de ce blogue – son blogue – alors que les heures de la nuit avancent, impitoyablement, sans me permettre de trouver le sommeil : Monseigneur le Maître-Chat Lully a rendu à son divin Créateur sa belle âme de petit félin
Je n’ai aucune honte à écrire ici que mon âme et mon cœur sont dans une incommensurable tristesse, quand bien même pourraient s’en scandaliser ceux qui penseraient que ce n’était « qu’un animal » et qu’il y a ici-bas tant d’autres motifs d’affliction bien « plus sérieux et plus graves »… 

Je n’ai pas le cœur ni la force à écrire beaucoup de choses en ce milieu de nuit, même si les pensées et les souvenirs se bousculent en moi : sans m’égarer en aucune manière dans quelque forme d’antropomorphisme, je me contenterai de dire que Lully, affectueusement surnommé « le Maître-Chat » (en référence à la nouvelle de Charles Perrault intitulée « Le Maître-Chat ou le conte du Chat botté » cf. > ici), était pour moi un compagnon tout-à-fait exceptionnel avec lequel, dès son plus jeune âge, s’était établi une relation très particulière dont bien peu de personnes peuvent soupçonner toute la profondeur et la richesse.
Je pourrais écrire de très nombreuses choses : récits, anecdotes, facéties, leçons de sagesse et de vies apprises à son école. Il était véritablement un don de Dieu à mes côtés, et je ne peux que redire avec le saint homme Job : « Le Seigneur me l’avait donné, le Seigneur me l’a repris : comme il a plu au Seigneur ainsi a-t-il été fait : que le Nom du Seigneur soit béni ! » (cf. Job I, 21 b).

En ce jeudi 23 mai où la « Principauté » du Mesnil-Marie était inondée de lumière radieuse, vers la neuvième heure – selon l’usage antique de marquer les moments du jour -, alors que le soleil entamait son lent déclin qui nous conduirait jusqu’à la nuit, dans un endroit où, vivant, Son Altesse Sérénissime Monseigneur le Maître-Chat aimait s’allonger pour contempler et méditer tout en s’offrant voluptueusement aux rayons bienfaisants du soleil, j’ai déposé en terre ce qui n’était déjà plus qu’une enveloppe vide, saisie par la rigor mortis…

Depuis que j’ai commencé à en publier l’annonce sur Facebook, j’ai déjà reçu des dizaines et des dizaines de messages d’amitié, de soutien, de condoléances, de compassion, et de témoignages qui me touchent au plus haut point : je les reçois avec une émotion profonde, avec gratitude, avec action de grâces…
En raison de ce modeste blogue, le Maître-Chat Lully comptait beaucoup dans le cœur de très nombreux amis, jamais rencontrés physiquement, mais avec lesquels ce sont tissés les liens d’une grande et pure authenticité.

A moi-même, nul doute qu’il me faudra du temps, beaucoup de temps, pour réaliser qu’il ne surgira pas à tout moment, silencieux et si affectueusement despotique, pour me rappeler à ma condition d’humble serviteur, pour se pelotonner en ronronnant sur mes genoux pendant mon oraison ou ma lectio divina, pour venir joyeux à ma rencontre lorsque je rentrerai au Mesnil-Marie, pour me piquer ma chaise lorsque je me lèverai et pour me rappeler à l’observance de tous les innombrables rituels qu’il avait instaurés dans notre vie de « vieux couple » heureux !
Aussi, bien que je m’y fusse peu à peu préparé dans les derniers jours de sa maladie et surtout dans les longues heures de cette dernière nuit avant son trépas où, blottis l’un contre l’autre et les yeux dans les yeux nous nous sommes dit tant de choses en silence, accordez-moi, je vous prie, le temps nécessaire des larmes et de l’émotion…

Chers Amis du Maître-Chat Lully, je vous en remercie.

Frère Maximilien-Marie du Sacré-Cœur.

Jean-Féry Rebel : « Tombeau pour Monsieur de Lully »
(faire un clic droit sur l’image ci-dessous, puis « ouvrir dans un nouvel onglet »)

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2019-42. Vincent Lambert : le soutien de Monseigneur le Prince Louis de Bourbon et l’engagement de l’Union des Cercles Légitimistes de France.

Ce lundi 20 mai dans l’après-midi, Monseigneur le Prince Louis de Bourbon, de jure Sa Majesté Très Chrétienne le Roi Louis XX, a publié sur les réseaux sociaux et sur son blogue le communiqué suivant :

Communiqué de Monseigneur le Prince Louis de Bourbon
en soutien à Vincent Lambert :

« Je tiens à exprimer mon soutien le plus ferme aux parents de Vincent Lambert qui se battent pour le maintien en vie de leur fils hospitalisé au CHU de Reims.
Il n’est pas imaginable dans une société civilisée que soit mis un terme à l’hydratation et l’alimentation, c’est à dire tout simplement à la vie d’un être humain qui, quoique fragile et actuellement diminué, n’est cependant aucunement en fin de vie. 
Ceci reviendrait en effet à froidement le condamner à mort. Je souhaite donc vivement que son cas soit traité avec toute l’humanité, la compassion et la sagesse possible. 
S’agissant d’un innocent handicapé, incapable de se défendre, le choix de la vie doit toujours l’emporter sur celui de la mort. 
Ce choix est celui de l’humanité et de l’Espérance. »

Vincent Lambert

Le soutien sans réserve de
l’Union des Cercles Légitimistes de France
à Vincent Lambert et à ses parents

« J’avais soif et vous m’avez donné à boire. »

 Le CHU de Reims l’a annoncé : son personnel « soignant » arrêtera dans la semaine du 20 mai l’hydratation et l’alimentation de Vincent Lambert.

Depuis plusieurs années, les parents de Vincent Lambert et plusieurs membres de sa famille luttent pour que ne soit pas mis fin à la vie de leur fils, de leur frère. Cette affaire revêt aujourd’hui une importance particulière. Elle se place au cœur de la défense pour la vie. Si Vincent est mis à mort, l’un des derniers garde-fous de notre civilisation tombera, parce que ceux qui veulent le tuer entendent par là-même ouvrir la voie à la légalisation et à l’institutionnalisation du meurtre par euthanasie.

L’UCLF invite à prendre part à la bataille qui se déroule à Reims aujourd’hui. Elle invite ses membres à prier et à jeûner pour Vincent et sa famille, pour la France.

Elle invite surtout les légitimistes à continuer sans cesse leur combat pour le retour de l’union du trône et de l’autel, seul véritable remède à cette peste révolutionnaire qui ne cesse depuis plus de deux cents ans de nuire toujours plus à l’homme et d’offenser son Créateur.

Pierre Bodin,
président de l’Union des cercles légitimistes de France

 * * * * * * *

« Les contre-vérités au sujet de Vincent Lambert. Dans cette affaire, répétons-le : AUCUN acharnement thérapeutique ; AUCUNE machine ne retient Vincent en vie de manière artificielle ; nourrir, donner à boire à un homme malade, à un enfant, à un bébé qui ne peut le faire seul n’a jamais été considéré comme un acte d’acharnement thérapeutique… Donner à manger et à boire à un malade est au contraire un soin élémentaire et a toujours été considéré comme tel…

 Comment peut-on ne serait-ce qu’envisager d’arrêter d’hydrater et d’alimenter un malade ? Vincent est gravement handicapé depuis dix ans… Il n’est pas en fin de vie.

Sa présence depuis DIX ANS dans une unité de SOINS PALLIATIFS (dix ans en soins palliatifs !?!)… Encore plus une aberration qu’un paradoxe !

VINCENT EST EN VIE. Ils disent vouloir le « laisser mourir », mais il existe une grande différence entre « laisser mourir » et « tuer ». L’affaire Lambert, c’est l’enjeu d’une vie, c’est aussi un enjeu de civilisation. »

* * * * * * *

On pourra aussi relire le communiqué publié conjointement le 17 avril 2018 par l’Union des Cercles Légitimistes de France et la Confrérie Royale > ici

2019-41. Du sermon de Saint Antoine de Padoue aux poissons.

Après avoir évoqué il y a quelques jours Saint Antoine le Grand, appelé aussi Saint Antoine du désert ou Saint Antoine d’Egypte (cf. > ici), je veux aujourd’hui évoquer un autre très grand saint qui porte lui aussi ce prénom d’Antoine et qui figure au nombre des saints les plus populaires et les plus vénérés dans toute la Chrétienté : Saint Antoine de Padoue.
J’ai déjà eu l’occasion de vous parler de la grande dévotion qui est la nôtre envers cet extraordinaire thaumaturge (par exemple > ici). Vous trouverez aussi dans les pages de ce blogue la belle catéchèse du 10 février 2010 dans laquelle le pape Benoît XVI a présenté sa vie et son œuvre (cf. > ici), ainsi que la prière que j’ai composée et qui, selon les témoignages reçus, semble avoir quelque « efficacité » (cf. > ici).
Mais en ce jour, je veux tout simplement retranscrire ici le chapitre XL des « Fioretti » de Saint François d’Assise qui raconte l’un des miracles de Saint Antoine de Padoue : le sermon aux poissons.
Dieu, qui n’a de mépris pour aucune de Ses créatures, se sert parfois de ces animaux que certains « spirituels » considèrent comme négligeables, au prétexte qu’ils ne sont pas dotés, comme l’homme, d’un esprit créé à l’image et à la ressemblance de Dieu et appelé à recevoir la vie divine, pour donner de grandes leçons et confondre ceux qui se prétendent « spirituels » et en raison de cela n’ont point d’égard pour les animaux…

Frère Maximilien-Marie du Sacré-Cœur

Saint Antoine de Padoue prêchant aux poissons - vitrail de l'église Saint-Ferdinant à Arcachon

Saint Antoine de Padoue prêchant aux poissons
(vitrail de l’église Saint-Ferdinand à Arcachon)

Gif animé poisson d'avril 3

Du miracle que Dieu fit lorsque Saint Antoine, étant à Rimini, prêcha aux poissons de la mer

Le Christ béni voulant montrer la grande sainteté de son très fidèle serviteur Saint Antoine, et combien dévotement il fallait entendre sa prédication et sa sainte doctrine, se servit une fois entre autres des animaux sans raison, c’est-à-dire des poissons, pour reprendre la sottise des infidèles hérétiques (note : il s’agissait de personnes séduites par les erreurs des cathares), à la manière dont il avait jadis, dans le Vieux Testament repris par la bouche de l’ânesse, l’ignorance de Balaam.

Saint Antoine était donc une fois à Rimini où il y avait une grande multitudes d’hérétiques, et il voulait les ramener à la lumière de la vraie Foi et dans le chemin de la Vérité : pendant plusieurs jours il leur prêcha et disputa avec eux de la Foi du Christ et de la Sainte Ecriture ; mais non seulement ils ne se rendaient point à ses saints discours, mais même, comme endurcis et obstinés, ils ne voulaient pas l’écouter ; aussi, un jour, par divine inspiration, Saint Antoine s’en alla à l’embouchure du fleuve au bord de la mer ; et se tenant sur la rive entre la mer et le fleuve, il commença, comme s’il prêchait, par dire aux poissons de la part de Dieu :
« Ecoutez la parole de Dieu, vous poissons de la mer et du fleuve, puisque les infidèles hérétiques refusent de l’entendre. »

A peine eut-il ainsi parlé qu’il vint aussitôt vers lui, à la rive, une telle multitude de poissons, grands, petits et moyens, que jamais dans cette mer et dans ce fleuve on en avait vu une si grande quantité ; et tous se tenaient la tête hors de l’eau et demeuraient attentifs tournés vers le visage de Saint Antoine, tous en très grande paix, en très grand calme, en très grand ordre ; car au premier rang et le plus près de la rive se tenaient les plus petits poissons, et derrière eux les poissons moyens, et en arrière encore, où l’eau était plus profonde, les plus grands poissons.

Les poissons étant donc ainsi rangés en tel ordre et disposition, Saint Antoine commença à leur prêcher solennellement ; il parla ainsi :
« Mes frères les poissons, vous êtes fort obligés, selon votre pouvoir, de rendre grâce à votre Créateur, qui vous a donné un si noble élément pour votre habitation, en sorte qu’à votre choix vous avez des eaux douces et des eaux salées ; Il vous a donné beaucoup de refuges pour éviter les tempêtes ; Il vous a donné encore un élément clair et transparent et la nourriture qui vous permette de vivre. Dieu votre Créateur courtois et plein de bonté, quand Il vous créa, vous donna l’ordre de croître et de vous multiplier, et vous donna Sa Bénédiction. Puis, au déluge universel, alors que mouraient tous les autres animaux, Dieu vous conserva seuls sans dommage. Ensuite, Il vous a donné des nageoires pour pouvoir aller çà et là partout où il vous plaît. A vous il fut accordé, par le commandement de Dieu, de garder le Prophète Jonas et après trois jours de le rejeter à terre sain et sauf. Vous avez offert le cens à Notre-Seigneur Jésus-Christ qui, comme un petit pauvre, n’avait pas de quoi payer. Par un mystère singulier, vous avez été la nourriture de l’éternel Roi Jésus-Christ avant et après Sa Résurrection. Pour tout cela, vous êtes extrêmement obligés de louer et de bénir Dieu, qui vous a donné tant de bienfaits de plus qu’aux autres créatures. »

A ces paroles et enseignements, et autres semblables de Saint Antoine, les poissons commencèrent à ouvrir la bouche et à incliner la tête, et par ces signes de respect et d’autres encore, ils louaient Dieu comme il leur était possible.
Alors Saint Antoine, voyant un tel repsect des poissons envers leur Créateur, se réjouit en esprit et dit à haute voix : « Béni soit le Dieu éternel, parce que les poissons des eaux L’honorent plus que ne le font les hommes hérétiques, et que les animaux sans raison écoutent mieux Sa Parole que les hommes infidèles ».
Et plus Saint Antoine prêchait, plus croissait la multitude des poissons, et pas un ne quittait la place qu’il avait prise.

A ce miracle, les gens de la ville commencèrent d’accourir et, parmi eux, y vinrent même les susdits hérétiques, qui, voyant le miracle si merveilleux et manifeste, le coeur touché de componction, se jetèrent tous aux pieds de Saint Antoine pour entendre sa prédication.
Alors Saint Antoine commenca de prêcher sur la Foi Catholique et prêcha si noblement sur ce sujet qu’il convertit tous ces hérétiques et les fit retourner à la vraie Foi du Christ ; tous les fidèles en demeurèrent en grande allégresse, réconfortés et fortifiés dans la Foi.
Cela fait, Saint Antoine congédia les poissons avec la bénédiction de Dieu, et tous s’en allèrent donnant de merveilleux signes d’allégresse ; et le peuple fit de même.
Puis Saint Antoine resta à Rimini pendant nombre de jours, prêchant et produisant beaucoup de fruits spirituels dans les âmes.

A la louange du Christ. Amen.

Fioretti de saint François d’Assise, chapître XL.

Gif animé poisson

2019-40. De la très admirable abbatiale de Saint-Antoine en Dauphiné.

Samedi 11 mai 2019,
Fête transférée de Marie-Médiatrice de toutes grâces (habituellement célébrée le 8) ;
Commémoraison de Saint Mamert, évêque et confesseur (le 1er des saints de glace) ;
Anniversaire de la translation des reliques de Saint Antoine le Grand en Dauphiné (11 mai 1070).

Saint-Antoine l'Abbaye - gravure

Chers Amis du Refuge Notre-Dame de Compassion,

Dans sa chronique du 18 janvier dernier (cf. > ici), le Maître-Chat Lully, évoquant le pèlerinage que j’avais accompli la veille auprès des reliques de Saint Antoine le Grand (appelé aussi Saint Antoine d’Egypte ou Saint Antoine du désert), vous promettait la publication d’une série de photographies de cette admirable église abbatiale prises ce 17 janvier.
Les jours, les semaines et les mois ont passé… La promesse tient toujours !
Tout vient à point pour qui sait attendre : comme c’est aujourd’hui, 11 mai, l’anniversaire de la translation des reliques du « Père de tous les moines d’Orient et d’Occident », la date me paraît particulièrement indiquée pour tenir la promesse que le Maître-Chat vous avait alors faite.

Le village de Saint-Antoine l’abbaye se trouve à proximité de Saint-Marcellin, dans l’actuel département de l’Isère. Il s’appelait autrefois Saint-Antoine en Dauphiné, nom qui avait supplanté, à partir de l’arrivée des reliques de Saint Antoine déposées dans l’église du prieuré bénédictin qui était établi ici, celui de La Motte aux bois qu’il portait originellement.
Voici aujourd’hui la vue de l’ensemble du bourg, couronné par les bâtiments de l’abbaye, qui se découvre à vos yeux, émergeant des brumes matinales, lorsque vous arrivez par le sud au matin de la fête liturgique de Saint Antoine.

Saint-Antoine l'Abbaye, vue générale

Après avoir gravi les ruelles pentues du bourg, vous avez aujourd’hui deux possibilités pour accéder à l’église abbatiale.
La première est cette entrée monumentale de l’ancienne abbaye : elle donne accès à la grande cour en bordure de laquelle sont bâtis les communs, ainsi qu’une partie des bâtiments claustraux.
C’est aujourd’hui l’entrée la plus usitée.

Porte d'entrée de l'abbaye

Voici cette grande cour telle qu’elle apparaît lorsqu’on passe le porche.
Comme elle est plantée d’arbres : il est plus facile d’en apprécier les dimensions et la perspective en hiver, lorsque les branches sont dépouillées de leurs feuilles.

La grande cour de l'abbaye

C’est ainsi en particulier que l’on peut admirer dans son ensemble la façade du pavillon abbatial qui domine cette grande cour…

Pavillon abbatial

… et avoir un recul suffisant pour admirer le clocher, avec sa toiture caractéristique de tuiles vernissées.

clocher de l'abbatiale

A la base de ce clocher se trouve l’entrée latérale de l’église abbatiale, qui donne dans le transept sud.

entrée latérale de l'abbatiale

C’est également depuis cette grande cour que l’on peut admirer l’ensemble du côté sud de l’église, avec les grandes baies gothiques des chapelles latérales édifiées entre les contreforts du bas-côté : chacune de ces baies gothique présente des caractéristiques originales, différentes de celles de sa voisine.

côté sud de l'abbatiale

Le second accès à l’église abbatiale, qui était jadis le principal pour les pèlerins, est constitué par un escalier qui amène à une porte donnant directement sur le parvis de l’église.

Degré de la porte du parvis de l'abbatiale

Porte du parvis

Parvis aperçu par la porte du dégré

Cette vue aérienne ancienne permet de bien voir la disposition de l’église abbatiale, et l’ensemble des bâtiments claustraux, ainsi que les deux portes d’accès : tout à gauche, en avant de l’église, la porte accédant sur le parvis, et tout à droite la porte monumentale de l’abbaye.

vue aérienne de l'ensemble abbatial

En arrivant sur le parvis, on est saisi par la beauté de la façade occidentale (malgré les dommages que lui firent subir les huguenots).

façade principale de l'abbatiale Saint-Antoine

L’étroitesse du parvis ne permettant pas d’avoir un recul suffisant pour la photographier dans son intégralité, j’ai là encore dû recourir à une ancienne carte postale offrant une vue aérienne.

Façade occidentale de l'abbatiale

Entrons maintenant dans l’abbatiale : on est impressionné par l’harmonie des proportions et la luminosité de l’édifice.

Nef principale vue générale

Levons les yeux pour admirer la succession des croisées d’ogives des voûtes de la grand’nef…

voûtes de la grand nef

… ainsi que l’élégance des voûtes de l’abside.

voûtes de l'abside

Le maître-autel, réalisé en 1667, est édifié légèrement en avant du transept.
Son architecture est tout-à-fait originale.

Maître-autel

Ce maître-autel renferme la châsse dans laquelle sont conservées les reliques de Saint Antoine le Grand.
Sur la face antérieure, on remarque une ouverture ovale très ouvragée, fermée par un volet de bois intérieur qui, lorsqu’on l’ouvre, permet d’apercevoir la châssse.

maître-autel : face antérieure

Une autre curiosité consiste dans le fait que les degrés de l’autel sont en nombre pair et non impair.

Maître-autel

Il ne comporte pas de tabernacle, mais il est surmonté d’une espèce d’oculus à l’intérieur duquel est suspendu la colombe symbolisant le Saint-Esprit.
Au sommet, deux anges debout élèvent une couronne fermée au-dessus du « Tau » qui est l’un des insignes de Saint Antoine le Grand et de l’Ordre des Antonins.

Maître-autel, face arrière et voûtes

La face arrière du maître-autel est élevée en bordure du transept.
Ce transept a en effet été conçu pour être un lieu de passage pour les pèlerins : passage qui sépare le sanctuaire et le chœur des religieux.
C’est à cet endroit précis que l’on peut être au plus près de la châsse de Saint Antoine : en effet une ouverture semblable à cette qui se trouve sur la face antérieure est pratiquée dans cette face arrière.
Au dessus de cette ouverture on peut lire : « Faciam te in toto orbe nominari » que l’on peut traduire par : « Je ferai connaître ton nom à tout l’univers », phrase qui fut dite par le Seigneur à Saint Antoine à l’issue de l’un de ses héroïques combats contre le démon.

Maître autel face arrière

C’est donc ici que l’on peut apercevoir la grande châsse d’argent dans laquelle se trouvent les reliques de Saint Antoine.

Aperçu de la châsse de Saint Antoine

En nous retournant vers l’est, ayant donc la face arrière du maître-autel dans notre dos, nous nous trouvons devant le chœur des religieux, autrefois fermé par une grille (fondue à la révolution) et pourvu de 97 belles stalles du XVIIe siècle.
Les trois fenêtres ogivales de l’abside sont illustrées par trois grands vitraux figuratifs du XIXe siècle.

Verrières du chœur

Celui du centre représente bien évidemment Saint Antoine le Grand auquel cette abbatiale est dédiée.

Vitrail de Saint Antoine

Le vitrail de droite représente le baron Josselin de Châteauneuf de l’Albe, qui rapporta les reliques de Saint Antoine de Constantinople, et les plaça ici le 11 mai 1070, fondant de ce fait le pèlerinage…

Josselin de Châteauneuf

… ce que rappelle aussi une inscription peinte à l’entrée du chœur :

inscription rappelant la translation des reliques

Et le vitrail de gauche représente le pape Calixte II (1050 – 1124), né Gui de Bourgogne, archevêque de Vienne en Dauphiné, élu au Souverain Pontificat à Cluny le 2 février 1119, qui procéda en personne à la dédicace de cette abbatiale le 20 mars 1119, onze jours après son couronnement dans la primatiale de Vienne.

Calixte II

Cela est également rappelé par une inscription peinte à l’entrée du chœur :

Inscription souvenir de la dédicace

Dans le transept sud se trouve une chapelle où se trouve un splendide retable du XVIIe siècle, dont le tableau représente la rencontre de Saint Antoine le Grand avec Saint Paul, premier ermite.

autel de la rencontre de Saint Paul et Saint Antoine

tableau de la rencontre de Saint Paul et Saint Antoine

Sur le côté de cette chapelle se trouve aussi une statue de Saint Antoine que j’aime très particulièrement :

Statue de Saint Antoine

C’est souvent devant elle que je place le cierge que je ne manque jamais d’allumer en l’honneur de ce très grand saint.
J’en aime l’expression naïve, presque rustique, mais rayonnante de bonhomie…

statue de saint Antoine détail

… et j’ai beaucoup d’affection pour le petit cochon qui, à ses pieds, semble émerger de sa grande cape d’ermite !

statue de saint Antoine détail

Avant de quitter l’abbatiale, admirons le splendide grand orgue des XVIIe et XVIIIe siècles !

Grand orgue

L’abbatiale de Saint Antoine renferme encore de très nombreuses merveilles d’art sacré en sus des reliques du « Père de tous les moines », je vous en montrerai peut-être un autre jour d’autres exemples.
C’est l’un de mes lieux de pèlerinage favori auquel j’aime à me rendre au moins une fois par an, pour demander à Saint Antoine le Grand les grâces et bénédictions dont j’ai besoin dans ma vie monastique.

Le Maître-Chat Lully lui-même y a été emmené et placé sous la protection de ce très grand saint à l’automne 2016 (cf. > ici), puisque il ne faut pas oublier que Saint Antoine du désert est l’un des saints protecteurs des animaux (cf. > ici).

En cet anniversaire de l’arrivée de ses précieuses reliques en ce lieu béni, que Saint Antoine nous bénisse, nous, et tous nos charmants compagnons à quatre pattes !

Frère Maximilien-Marie du Sacré-Cœur

Clocher de l'abbatiale Saint-Antoine

2019-39. Inquiétudes pour la santé du Maître-Chat Lully.

Jeudi 9 mai 2019,
Fête de Saint Grégoire de Nazianze, évêque et docteur de l’Eglise ;
Commémoraison de Saint Pacôme le Grand, abbé et confesseur ;
170e anniversaire du rappel à Dieu de la Très Révérende Mère Thérèse-Camille de l’Enfant Jésus,
née Camille de Soyecourt, restauratrice du Carmel en France après la révolution (+ 9 mai 1849).

Lully lundi 6 mai

Le Maître-Chat Lully, malade, prenant le soleil ce lundi 6 mai

Chers Amis du Refuge Notre-Dame de Compassion,

Comme tous ceux qui nous sont proches, vous n’êtes pas indifférents à ce qui touche au Maître-Chat Lully, aussi tiens-je à vous faire part aujourd’hui de quelques inquiétudes que me cause la santé de ce petit félin qui partage ma vie monastique depuis le 29 aôut 2006 (cf. > ici), qui est tellement lié à l’existence du Mesnil-Marieet qui participe si activement et si magnifiquement aux engagements qui sont les miens, aux réflexions et approfondissements que je nourris et aux combats auxquels je suis donné corps et âme…
Je peux renvoyer ici à ce que j’ai déjà écrit au Maître-Chat à l’occasion de certains de ses anniversaires (cf. > ici et > ici).

Je dois donc vous informer que Monseigneur le Maître-Chat se trouve en clinique vétérinaire depuis ce mardi 7 mai en fin d’après-midi.

Je me suis rendu compte dans la soirée du lundi 29 avril qu’il avait un problème parce qu’il se léchait l’abdomen de façon quasi continue, et qu’il y avait un suintement de sang sur le bas du ventre. Dès le lendemain, mardi 30 avril, je l’ai bien évidemment emmené en consultation vétérinaire et le docteur a constaté un œdème sous-cutané, très dur, et il a fallu commencer un traitement.
Rien ne permettait de connaître les origines de cet œdème : je pouvais simplement affirmer de manière catégorique que Lully ne s’était pas battu.

Le mercredi 1er mai s’est passé à peu près normalement, mais Lully continuait à vouloir se lécher et, de ce fait, la plaie ne cicatrisait pas.
Nouvelle consultation vétérinaire le jeudi 2 mai après avoir constaté que l’écoulement de sang se faisait plus abondant.
Pour l’empêcher de se lécher, une collerette fut imposée au Maître-Chat qui, bien qu’elle ne lui fît pas vraiment plaisir, l’accepta néanmoins avec une certaine résignation…
Par ailleurs, l’œdème abdominal semblait manifester une évolution plutôt positive. Le traitement fut intensifié, et Lully dut se soumettre à des prises de comprimés, que je lui administrais avec un peu d’eau de la Sainte Tombe d’Arles-sur-Tech pour faciliter leur absorption.

Lully le samedi 4 mai

Lully avec sa collerette le samedi 4 mai

Le dimanche 5 mai en fin d’après-midi, alors que jusqu’à ce moment-là le Maître-Chat, bien qu’il fût gêné par le port de la collerette, avait un comportement quasi normal, la plaie abdominale, malgré les soins que je lui prodiguais, ne cicatrisait pas.
Dans la journée du lundi 6, Lully entra dans un état de prostration profonde, ne bougeant presque pas de ma couette, dans laquelle il s’était lové, sauf en fin d’après-midi où il voulut sortir un peu au soleil (c’est la photo publiée en tête de ce texte), refusant de s’alimenter et de boire…

Je passais la nuit du lundi 6 au mardi 7 dans de grandes angoisses, d’autant qu’il ne réagissait quasi plus aux caresses (alors que tous les jours précédents il réclamait d’être dans mes bras et ronronnait très fort lorsque je le caressais).

Nouvelle visite chez le vétérinaire ce mardi 7 mai : le docteur constate un peu d’anémie, une température inférieure (mais de très peu) à la normale, et l’apparition de signes de nécrose sur la plaie abdominale.
Lully reçoit force piqûres et soins, et il est décidé qu’il va rester en clinique, d’autant que je dois être absent toute la journée du 8 mai, en raison du pèlerinage réunissant les membres de plusieurs Cercles légitimistes du sud-est du Royaume à Cotignac (cf. > ici). Le savoir en clinique, sous surveillance et recevant régulièrement, au cours de cette journée, des visites et des soins me rassurait un peu.

Notre amie docteur-vétérinaire, à plusieurs reprises ce mercredi 8 mai, m’a envoyé des photos et des messages pour me tenir au courant : il lui semblait alors qu’il pouvait y avoir des complications d’origine hépatique…

Lully mercredi 8 mai

Photo reçue par sms ce mercredi 8 mai alors même que j’arrivais au sanctuaire de Saint Joseph à Cotignac :
Lully sur la table d’examen

Néanmoins, lors de ma visite à la clinique vétérinaire en fin de matinée, ce jeudi 9 mai, le docteur m’a fait part des résultats des analyses réalisées ce matin-même : elles ne révèlent pas de grave dysfonctionnement du foie.
En revanche il est maintenant certain que Lully est affecté par un problème métabolique pour ce qui concerne la formation des cellules sanguines et la cicatrisation. Il semble qu’on puisse exclure un cancer, mais le diagnostic peut encore évoluer. D’autres examens ou analyses seront pratiqués.
Sa température est normale (il a été sous lampe infrarouge toute la journée d’hier et une bonne partie de la matinée) : il s’alimente peu (il faut le gaver de croquettes vitaminées et pâtées fortifiantes). Les fonctions rénales ne semblent pas altérées (alors que c’est l’un des points de fragilité des félins)…

Lully est actuellement sous perfusion. La plaie abdominale cicatrisant bien et le matou ne se léchant plus, la collerette lui a été retirée, ainsi que le montre la photo prise ce matin et publiée ci-dessous.

Lorsque je lui ai rendu visite, Sa Grâce féline n’a pas été très chaleureuse envers moi : si Monseigneur  a ronronné très doucement au début lorsque je l’ai caressé et lui ai parlé à l’oreille, il a aussi et surtout ostensiblement boudé, pour me bien montrer qu’il n’est pas très content : il doit sans doute considérer que je l’abandonne !!!

Lully en clinique 9 mai 2019

En clinique sous perfusion ce jeudi 9 mai

Ceux de nos amis qui nous suivent sur Facebook ont pu, tous ces jours précédents, vivre en direct ces alternatives d’inquiétudes et d’espérance qui m’animent, et je remercie avec beaucoup d’émotion et de chaleur ceux qui m’écrivent de touchants messages de sympathie, de soutien, d’amitié et de compassion.
Comment ne pas être bouleversé à la lecture de ces petits mots écrits avec le cœur exprimés par des personnes que nous n’avons jamais rencontrées mais avec lesquelles se sont tissés, au fil des mois et des ans, des liens de véritable amitié : « Lully fait partie de nos vies… », « Il nous est cher… », « Maître Chat Lully est un peu mon chat aussi au travers de tout ce qu’il nous raconte… », « Ce n’est pas « qu’un chat » ! C’est tellement plus, dans notre vie ! »… etc.

Des prières montent vers le Ciel, par l’intercession de Sainte Gertrude de Nivelles, céleste protectrice des chats (cf. > ici), de Saint François d’Assise, de Saint Roch, de Saint Philippe Néri et de Saint Antoine le Grand… etc.

Si certaines personnes ont du mal à concevoir qu’on puisse prier pour la santé d’un animal et s’en offusquent, il en est heureusement bien plus qui comprennent que le Bon Dieu n’a de mépris pour aucune de Ses créatures et qu’Il a pour chacune d’entre elles d’infinis trésors de compassion.
La Sainte Eglise d’ailleurs le sait bien, même si certains de ses ministres manifestent à cet égard un cœur particulièrement insensible et sec, et elle prie pour les animaux souffrants puisque dans son rituel traditionnel elle propose depuis des siècles des formules de bénédiction des animaux malades ou de mets dont, par la puissance de sa bénédiction, elle fait des sacramentaux pour le soulagement et la guérison des animaux, affirmant dans les formules rituelles combien les animaux eux-mêmes ont du prix aux yeux de Dieu et combien il Lui agrée qu’ils soient proches des hommes…
Certains aristotélo-thomistes (selon le langage journalistico-politique du jour, on pourrait dire « ultra-aristotélo-thomistes »), malgré leur prétention de professer une philosophie réaliste, ont des raisonnements et des comportements d’idéalistes au point que l’on peut avec beaucoup d’exactitude leur appliquer ce que Charles Péguy disait des disciples d’Emmanuel Kant : « Le kantisme a les mains pures, mais il n’a pas de mains »
Et je reprends à mon propre compte la suite de cette citation : « Et nous, nos mains calleuses, nos mains noueuses, nos mains pécheresses, nous avons quelquefois les mains pleines »
L’un de nos chers amis prêtres, théologien et spirituel d’une incontestable orthodoxie, m’a écrit ceci :
« 
Mon cher Frère, comptez sur ma prière pour Maître-Chat Lully. Je suis sûr que les animaux ont leur place dans la nouvelle création et au paradis. Fraternellement vôtre in Christo Jesu.« 

Merci ! Merci infiniment, mes très chers amis, pour tous ces témoignages de sympathie qui font si chaud au cœur et pour vos cordiales et chat-leureuses prières !

Vôtre, in Corde Iesu & Mariae.

Frère Maximilien-Marie du Sacré-Cœur.

Bénédiction pour les animaux malades

 Bénédiction à l’intention des animaux gravement malades :

V./ Notre secours est dans le nom du Seigneur.
R./ Qui a fait le ciel et la terre.
V./ Le Seigneur soit avec vous.
R./ Et avec votre esprit.
Prions :
Seigneur, nous implorons votre miséricorde en suppliant, pour que ces animaux (cet animal) qui sont tourmentés (est tourmenté) par une grave maladie, soient guéris (soit guéri), en votre Nom et par la puissance de votre béné + diction. Qu’en eux (lui) soit éteinte toute puissance diabolique, et que par la suite ils ne soient plus malades (il ne soit plus malade), que vous soyez pour eux (lui), Seigneur, la défense de la vie et le remède apportant la santé. Nous vous le demandons par Jésus-Christ votre Fils Notre-Seigneur, qui avec vous vit et règne dans l’unité du Saint-Esprit pour tous les siècles des siècles.
R./ Ainsi soit-il.

nika

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