Archive pour la catégorie 'Chronique de Lully'

2019-20. « C’est une grande grâce que, dans la vie de l’Eglise, le Seigneur ait suscité une personnalité aussi exubérante, riche et complexe que celle de saint Pierre Damien ».

23 février,
Fête de Saint Pierre Damien, ermite, cardinal et docteur de l’Eglise ;
Vigile de Saint Mathias, apôtre.

Saint Pierre Damien (1007-1072) n’est pas à proprement parler un saint populaire ; il est même relativement peu connu, et pourtant ce chercheur de Dieu, ce lettré, ce savant, cet ermite, cet évêque, ce cardinal, cet homme de Dieu engagé dans la réforme des mœurs d’un siècle qui, à bien des égards, ressemble beaucoup au nôtre, est finalement un saint très actuel.
Nous, qui vivons mille ans après lui, pouvons tirer un grand profit de ses exemples et de ses enseignements.
Voici la présentation qu’en avait faite Sa Sainteté le Pape Benoît XVI lors d’une audience générale, il y a dix ans.

Saint Pierre Damien

Saint Pierre Damien, revêtu de l’habit des ermites camaldules
offrant ses œuvres à la Madone

« C’est une grande grâce que, dans la vie de l’Eglise, le Seigneur ait suscité une personnalité aussi exubérante, riche et complexe que celle de saint Pierre Damien ».

Enseignement donné par Sa Sainteté le Pape Benoît XVI
lors de l’audience générale
du mercredi 9 septembre 2009

Chers frères et sœurs,

Au cours des catéchèses de ces mercredis, je traite certaines grandes figures de la vie de l’Eglise depuis ses origines. Je voudrais m’arrêter aujourd’hui sur l’une des personnalités les plus significatives du XIe siècle, saint Pierre Damien, moine, amant de la solitude et dans le même temps, intrépide homme d’Eglise, engagé personnellement dans l’œuvre de réforme commencée par les Papes de l’époque. Il est né à Ravenne en 1007 dans une famille noble, mais pauvre. Devenu orphelin de ses deux parents, il vécut une enfance marquée par les privations et les souffrances, même si sa sœur Roselinda s’engagea à lui servir de mère et son grand frère Damien l’adopta comme son enfant. C’est précisément pour cela qu’il sera appelé par la suite Pierre de Damien, Pierre Damien. Il suivit une formation d’abord à Faenza, puis à Parme où, à l’âge de 25 ans déjà, nous le trouvons engagé dans l’enseignement. A côté d’une bonne compétence dans le domaine du droit, il acquit une grande habileté et un raffinement dans l’art de composer – l’ars scribendi - et, grâce à sa connaissance des grands classiques latins, il devint l’« un des meilleurs latinistes de son époque, l’un des plus grands écrivains du Moyen Age latin » (J. Leclercq, Pierre Damien, ermite et homme d’Eglise, Rome, 1960, p. 172).

Il se distingua dans les genres littéraires les plus divers :  des lettres aux sermons, des hagiographies aux prières, des poèmes aux épigrammes. Sa sensibilité pour la beauté le conduisait à la contemplation poétique du monde. Pierre Damien concevait l’univers comme une « parabole » inépuisable et une étendue de symboles, à partir de laquelle il interprétait la vie intérieure et la réalité divine et surnaturelle. Dans cette perspective, aux alentours de l’an 1034, la contemplation de l’absolu de Dieu le poussa à se détacher progressivement du monde et de ses réalités éphémères, pour se retirer dans le monastère de Fonte Avellana, fondé quelques décennies plus tôt seulement, mais déjà célèbre en raison de son austérité. Pour édifier les moines, il écrivit la Vie du fondateur, saint Romuald de Ravenne, et s’engagea dans le même temps à en approfondir la spiritualité, en exposant son idéal de monachisme érémitique.

Il faut immédiatement souligner un détail:  l’ermitage de Fonte Avellana était consacré à la Sainte Croix, et la Croix sera le mystère chrétien qui, plus que tout autre, fascinera Pierre Damien. « Celui qui n’aime pas la croix du Christ n’aime pas le Christ », affirme-t-il (Sermo, XVIII 11, p. 117) et il se qualifie comme:  « Petrus crucis Christi servorum famulus - Pierre serviteur des serviteurs de la croix du Christ » (Ep. 9, 1). Pierre Damien adresse à la croix de très belles prières, dans lesquelles il révèle une vision de ce mystère aux dimensions cosmiques, car il embrasse toute l’histoire du salut:  « O bienheureuse Croix – s’exclame-t-il – la foi des patriarches, les prophéties des prophètes, le sénat des apôtres chargé de juger, l’armée victorieuse des martyrs et les foules de tous les saints te vénèrent, te prêchent et t’honorent » (Sermo, XVIII 14, p. 304). Chers frères et sœurs, que l’exemple de saint Pierre Damien nous pousse nous aussi à regarder toujours la Croix comme l’acte suprême d’amour de Dieu à l’égard de l’homme, qui nous a donné le salut.

Pour le déroulement de la vie érémitique, ce grand moine rédige une Règle, dans laquelle il souligne profondément la « rigueur de l’ermitage » :  dans le silence du cloître, le moine est appelé à passer une longue vie de prière, diurne et nocturne, avec des jeûnes prolongés et austères ; il doit s’exercer à une généreuse charité fraternelle et à une obéissance au prieur toujours prête et disponible. Dans l’étude et la méditation quotidienne, Pierre Damien découvre les significations mystiques de la Parole de Dieu, trouvant dans celle-ci une nourriture pour sa vie spirituelle. C’est dans ce sens qu’il qualifie la cellule de l’ermitage de « parloir où Dieu converse avec les hommes ». La vie érémitique est pour lui le sommet de la vie chrétienne, elle se trouve « au sommet des états de vie », car le moine, désormais libre des liens du monde et de son propre moi, reçoit « les arrhes de l’Esprit Saint et son âme s’unit heureuse à l’Epoux céleste » (Ep. 18, 17 ; cf. Ep. 28, 43sq). Cela apparaît important également pour nous aujourd’hui, même si nous ne sommes pas des moines :  savoir faire le silence en nous pour écouter la voix de Dieu, chercher, pour ainsi dire un « parloir » où Dieu parle avec nous :  apprendre la Parole de Dieu dans la prière et dans la méditation est le chemin de la vie.

Saint Pierre Damien, qui fut substantiellement un homme de prière, de méditation, de contemplation, fut également un fin théologien :  sa réflexion sur différents thèmes doctrinaux le conduit à des conclusions importantes pour la vie. Ainsi, par exemple, il expose avec clarté et vivacité la doctrine trinitaire en utilisant déjà, dans le sillage des textes bibliques et patristiques, les trois termes fondamentaux, qui sont ensuite devenus déterminants également pour la philosophie de l’Occident, processio, relatio et persona (cf. Opusc. XXXVIII:  PL CXLV, 633-642; et Opusc. II et III:  ibid., 41sq et 58sq). Toutefois, étant donné que l’analyse théologique du mystère le conduit à contempler la vie intime de Dieu et le dialogue d’amour ineffable entre les trois Personnes divines, il en tire des conclusions ascétiques pour la vie en communauté et pour les relations entre chrétiens latins et grecs, divisés sur ce thème. La méditation sur la figure du Christ a elle aussi des conséquences pratiques significatives, toute l’Ecriture étant axée sur Lui. Le « peuple des juifs – note saint Pierre Damien -, à travers les pages de l’Ecriture Sainte, a comme porté le Christ sur ses épaules » (Sermo XLVI, 15). Le Christ, ajoute-t-il, doit donc se trouver au centre de la vie du moine :  « Que le Christ soit entendu dans notre langue, que le Christ soit vu dans notre vie, qu’il soit perçu dans notre cœur » (Sermo VIII, 5). L’union intime avec le Christ engage non seulement les moines, mais tous les baptisés. Nous trouvons ici un rappel puissant, également pour nous, à ne pas nous laisser totalement prendre par les activités, par les problèmes et par les préoccupations de chaque jour, en oubliant que Jésus doit vraiment être au centre de notre vie.

La communion avec le Christ crée l’unité d’amour entre les chrétiens. Dans la lettre 28, qui est un traité d’ecclésiologie de génie, Pierre Damien développe une profonde théologie de l’Eglise comme communion. « L’Eglise du Christ – écrit-il – est unie dans le lien de la charité au point que, de même qu’elle est une en plusieurs membres, elle est tout entière mystiquement dans chacun des membres ; si bien que toute l’Eglise universelle se dénomme à juste titre unique Epouse du Christ au singulier, et chaque âme élue, par le mystère sacramentel, est considérée comme pleinement Eglise ». Cela est important:  non seulement l’Eglise universelle tout entière est unie, mais en chacun de nous devrait être présente l’Eglise dans sa totalité. Ainsi le service de l’individu devient « expression de l’universalité » (Ep. 28, 9-23). Toutefois, l’image idéale de la « sainte Eglise » illustrée par Pierre Damien ne correspond pas – il le savait bien – à la réalité de son temps. C’est pourquoi il ne craint pas de dénoncer l’état de corruption existant dans les monastères et parmi le clergé, en raison, avant tout, de la pratique de laisser les autorités laïques remettre l’investiture des charges ecclésiastiques :  plusieurs évêques et abbés se comportaient en gouverneurs de leurs propres sujets plus qu’en pasteurs des âmes. Souvent, leur vie morale laissait beaucoup à désirer. C’est pourquoi, avec une grande douleur et tristesse, en 1057, Pierre Damien quitte le monastère et accepte, bien qu’avec difficulté, la nomination comme cardinal évêque d’Ostie, entrant ainsi pleinement en collaboration avec les Papes dans l’entreprise difficile de la réforme de l’Eglise. Il a vu que la contemplation n’était pas suffisante et il a dû renoncer à la beauté de la contemplation pour apporter son aide à l’œuvre de renouveau de l’Eglise. Il a ainsi renoncé à la beauté de l’ermitage et avec courage il a entrepris de nombreux voyages et missions.

Pour son amour de la vie monastique, dix ans plus tard, en 1067, il obtient la permission de retourner à Fonte Avellana, en renonçant au diocèse d’Ostie. Mais la tranquillité à laquelle il aspirait dure peu de temps :  à peine deux ans plus tard, il est envoyé à Francfort dans le tentative d’empêcher le divorce d’Henri IV de sa femme Berthe ; et de nouveau deux ans plus tard, en 1071, il se rend au Mont Cassin pour la consécration de l’église abbatiale, et au début de 1072 il va à Ravenne pour rétablir la paix avec l’archevêque local, qui avait soutenu l’antipape en frappant la ville d’interdiction. Pendant le voyage de retour à son ermitage, une maladie subite le contraint à s’arrêter à Faenza dans le monastère bénédictin de « Santa Maria Vecchia fuori porta », et il y meurt dans la nuit du 22 au 23 février 1072.

Chers frères et sœurs, c’est une grande grâce que, dans la vie de l’Eglise, le Seigneur ait suscité une personnalité aussi exubérante, riche et complexe que celle de saint Pierre Damien et il n’est pas commun de trouver des œuvres de théologie et de spiritualité aussi pointues et vives que celles de l’ermite de Fonte Avellana. Il fut moine jusqu’au bout, avec des formes d’austérité qui aujourd’hui, pourraient presque nous sembler excessives. Mais de cette manière, il a fait de la vie monastique un témoignage éloquent du primat de Dieu et un rappel pour tous à cheminer vers la sainteté, libres de tout compromis avec le mal. Il se consuma, avec une cohérence lucide et une grande sévérité, pour la réforme de l’Eglise de son temps. Il consacra toutes ses énergies spirituelles et physiques au Christ et à l’Eglise, en restant toujours, comme il aimait se définir, Petrus ultimus monachorum servus, Pierre, le dernier serviteur des moines.

Cathédrale de Faenza - châsse de Saint Pierre Damien

Châsse renfermant les restes mortels de Saint Pierre Damien dans la cathédrale de Faenza

Nota bene :
Saint Pierre Damien, pour combattre l’immoralité de son époque et en particulier les mœurs contre-nature qui s’étaient largement répandues dans le clergé lui-même, a écrit « Le livre de Gomorrhe » dont on peut trouver le texte en ligne > ici.

2019-19. Réflexions spécialement dédiées à nos amis prêtres, à l’occasion du 225ème anniversaire du martyre du Bienheureux Noël Pinot.

Jeudi 21 février 2019,
Fête du Bienheureux Noël Pinot (cf. > ici et > ici) ;
Mémoire de Saint Pépin de Landen, duc de Brabant, maire du palais et conseiller des Rois francs ;
Anniversaire de l’allocution consistoriale « Gravissimum » de Saint Pie X (cf. > ici).

Martyre du Bx Noël Pinot

21 février 1794 : le Bienheureux Noël Pinot,
que dans une intention sacrilège ses bourreaux ont revêtu d’une chasuble pour le guillotiner,
monte à l’échafaud comme il montait à l’autel en récitant : « Introibo ad altare Dei… »

1794 – 21 février – 2019

Chers Amis du Refuge Notre-Dame de Compassion,
et d’une manière très particulière pour vous, nos chers Amis Prêtres,

A l’occasion de ce deux-cent-vingt-cinquième anniversaire du martyre du Bienheureux Noël Pinot, je souhaite vous faire part de quelques réflexions tout à fait personnelles.

1) Chaque fois qu’il y a eu des crises dans la société et – par contre-coup – dans la Sainte Eglise, le sacerdoce catholique a été attaqué.
Ces attaques peuvent être rangées dans deux grandes catégories : 1) des attaques contre la doctrine du sacerdoce, qui vont souvent de pair avec les attaques contre la Messe, contre la doctrine eucharistique, contre la foi dans le renouvellement sacramentel du Saint Sacrifice du Calvaire, puisque le sacerdoce et la Messe sont indissociablement liés ; et 2) des attaques contre la discipline que l’Eglise impose à ses prêtres, c’est-à-dire le plus souvent en rapport avec les mœurs et la vertu.

Cela s’est particulièrement vérifié avec les hérésies protestantes.
Cela s’est également vérifié lors de la révolution française, au cours de laquelle, en même temps qu’il y eut une quantité innombrable de profanations des lieux consacrés et de tout le mobilier liturgique – ordonnés à la digne célébration des Saints Mystères -, une quantité innombrable de sacrilèges perpétrés contre la Sainte Eucharistie, une quantité innombrable de célébrations impies de la Sainte Messe (citons pour exemple l’abominable messe de la « fête de la fédération » célébrée par l’évêque mécréant et libertin Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord, ou bien toutes les messes célébrées par des prêtres « jureurs » pour des « patriotes » infidèles et blasphémateurs…), une quantité innombrable de prêtres qui renièrent leur sacerdoce et rompirent les engagements sacrés qu’ils avaient solennellement jurés devant les saints autels.
Cela c’est vérifié une fois de plus avec la crise d’inspiration moderniste qui a éclaté au grand jour à l’occasion du second concile du Vatican et qui se continue encore en nos tristes temps.

Sainte Eucharistie

2) Ce modernisme a dévasté les communautés religieuses, vidé les séminaires, vu des milliers de prêtres défroquer, et d’autres milliers qui, s’ils n’ont pas défroqué, ont remis en question ou ouvertement combattu des pans entiers de la doctrine catholique, entraînant la perte ou l’affaiblessement de la foi pour des centaines de milliers de fidèles.
Ce modernisme – rejeton des idées du protestantisme et de l’idéologie révolutionnaire -, a été, comme le protestantisme et comme la révolution, la cause d’innombrables destructions, d’innombrables célébrations impies, la cause d’innombrables profanations ou sacrilèges, la cause d’innombrables parjures, reniements et apostasies.
En bien des lieux, la crise de l’Eglise qui couvait de manière larvée depuis le début du XXe siècle et a explosé à l’occasion du second concile du Vatican, a semblé donner à la Chrétienté déjà ébranlée par le protestantisme et la révolution, un ultime et définitif coup mortel.

3) Il n’est pas exagéré d’établir une analogie entre les héroïques réfractaires du temps de la grande révolution avec les non moins héroïques réfractaires aux réformes postconciliaires.
Il n’est pas non plus exagéré de comparer nombre de prêtres, religieux, évêques et hauts prélats qui se sont rués comme de beaux diables dans la course aux réformes les plus folles, avec les « jureurs » du temps de la grande révolution : on y retrouve des Siéyès, des Talleyrand, des Loménie de Brienne, des Grégoire, des Gobel, des Savine, des Fouché, des Le Bon… etc.
De la même manière que nombre de prêtres jureurs, puis apostats, ont été des régicides, des dénonciateurs de leurs confrères réfractaires, des persécuteurs voire des bourreaux de prêtres, religieux, religieuses et vrais fidèles restés inébranlables dans leur foi et leurs engagements, nombre de prêtres ou évêques « post-conciliaires » se sont montrés les zélés et impitoyables persécuteurs des prêtres, religieux et fidèles qui entendaient garder la liturgie traditionnelle et demeurer inébranlables dans la foi catholique authentique.
Cela n’est d’ailleurs malheureusement pas terminé au moment où j’écris…
Ces fervents disciples de la modernité doctrinale, liturgique et disciplinaire – ces modernes « jureurs » -, s’ils n’envoient pas les modernes réfractaires à la lanterne, à la guillotine ou à la noyade de manière physique, savent cependant faire à peu près la même chose dans l’ordre psychologique et moral, et ils ne se font bien souvent pas scrupule d’utiliser le mensonge et la calomnie afin de tuer de réputation ceux qui entendent rester fidèles envers et contre tout.
Je pourrais ici donner des exemples en grande quantité, mais je suis bien certain que vous aussi, mes chers Amis, vous avez – hélas ! – un certain nombre de ces exemples présents à l’esprit en me lisant.

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4) En regardant aujourd’hui la figure magnifique d’héroïsme et de sainteté du Bienheureux Noël Pinot, je veux aussi regarder et saluer ces prêtres d’aujourd’hui qui résistent à l’esprit de la révolution doctrinale, spirituelle et liturgique qui désole et désertifie la Sainte Eglise de Dieu.
En rendant grâces aujourd’hui pour la figure magnifique d’héroïsme et de sainteté du Bienheureux Noël Pinot, je veux aussi rendre grâces à Dieu pour ces prêtres d’aujourd’hui qui demeurent fidèles à la foi reçue des saints Apôtres, et qui, malgré les critiques, mauvais procédés, mauvais exemples et parfois les véritables persécutions que déploient contre eux les modernes « jureurs », continuent à leurs ouailles l’inestimable bienfait de leur ministère authentiquement catholique, l’incommensurable fécondité de la liturgie catholique traditionnelle, l’authentique secours divin d’un enseignement en tous points catholique, la précieuse charité d’une fidélité à leurs engagements solennels à la discipline traditionnelle du clergé catholique, lors même que la chasteté est méprisée et décriée dans toute la société et que les scandales de l’inconduite de tant de clercs, jusqu’aux plus hauts degrés de la hiérarchie, navrent la Sainte Eglise de Dieu !

5) « Introibo ad altare Dei, ad Deum qui laetificat juventutem meam ! »
Chers Messieurs les Chanoines, chers Messieurs les Abbés, chers Révérends Pères que nous connaissons, côtoyons avec bonheur et estimons ; vous qui continuez en ces jours les combats héroïques des réfractaires de la grande révolution, des réfractaires de l’immédiat « après-concile » – ces prêtres courageux auxquels nous devons tant et qui pour la plupart sont aujourd’hui partis recevoir la récompense des combats de leur fidélité -, en face d’une société décadente et au sein d’une Eglise dévastée, soyez très chaleureusement remerciés pour votre présence, votre persévérance et votre solide constance, quand par ailleurs trop de prêtres et de dignitaires ecclésiastiques, selon les propres paroles de la Sainte Mère de Dieu à La Salette « (…) par leur mauvaise vie, par leurs irrévérences et leur impiété à célébrer les Saints Mystères, par l’amour de l’argent, l’amour de l’honneur et des plaisirs, (…) sont devenus des cloaques d’impureté » (cf. > ici) !
Même si cela échappe à la compréhension du plus grand nombre, sachez qu’il en est malgré tout quelques uns qui savent ce que représente pour vous le fait de monter à l’autel où – per Ipsum et cum Ipso et in Ipso – vous vous offrez, sacrifiez et immolez avec l’unique divin Rédempteur.

Sainte Eucharistie

6) Et parce que l’incompréhension de beaucoup, les hostilités plus ou moins affichées de tant de ceux qui vous devraient soutenir, les apparentes infécondités de vos efforts et de votre fidélité, peuvent se révéler parfois si éprouvantes, permettez-moi, en vous plaçant aux côtés du Bienheureux Noël Pinot gravissant les marches de l’échafaud, de vous dédier aujourd’hui ces lignes qu’écrivait à l’un de ses « frères prêtres » Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus de la Sainte Face :
« Notre-Seigneur ne nous demande jamais de sacrifice audessus de nos forces. Parfois, il est vrai, ce divin Sauveur nous fait sentir toute l’amertume du calice qu’il présente à notre âme. Lorsqu’il demande le sacrifice de tout ce qui est le plus cher au monde, il est impossible, à moins d’une grâce toute particulière, de ne pas s’écrier comme lui au jardin de l’Agonie : « Mon Père, que ce calice s’éloigne de moi… » Mais empressons-nous d’ajouter aussi : « Que votre volonté soit faite et non la mienne » (Matth. XXVI, 39). Il est bien consolant de penser que Jésus, le divin Fort, a connu toutes nos faiblesses, qu’il a tremblé à la vue du calice amer, ce calice qu’il avait autrefois si ardemment désiré.
Monsieur l’Abbé, votre part est vraiment belle, puisque Notre-Seigneur vous l’a choisie et que, le premier, il a trempé ses lèvres à la coupe qu’il vous présente. Un saint l’a dit « Le plus grand honneur que Dieu puisse faire à une âme, ce n’est pas de lui donner beaucoup, c’est de lui demander beaucoup ». Jésus vous traite en privilégié ; il veut que, déjà, vous commenciez votre mission et que, par la souffrance, vous sauviez des âmes. N’est-ce pas en souffrant, en mourant, que lui-même a racheté le monde ? Je sais que vous aspirez au bonheur de sacrifier votre vie pour lui ; mais le martyre du coeur n’est pas moins fécond que l’effusion du sang ; et, dès maintenant, ce martyre est le vôtre. J’ai donc bien raison de dire que votre part est belle, qu’elle est digne d’un apôtre du Christ » (Sainte Thérèse de Lisieux, lettre 213 du 26 décembre 1895).

Avec une profonde et surnaturelle gratitude,
dans l’espérance.

Frère Maximilien-Marie du Sacré-Cœur

palmes

2019-18. Pèlerinage légitimiste annuel au Puy-en-Velay avec la Confrérie Royale.

Affiche pele ascension 2019 - allégée

Parmi les anniversaires et diverses commémorations de cette année 2019, figure le centenaire de la consécration de la basilique du Sacré-Cœur érigée au sommet de la colline de Montmartre, à Paris, aussi appelée basilique du Vœu national.
Initialement prévue pour le 17 octobre 1914, cette cérémonie fut ajournée en raison du déclenchement de la guerre, et finalement célébrée le 16 octobre 1919.

Le Vœu national, prononcé en pleine débandade militaire lors de l’effondrement du second empire, peu après que les « Volontaires de l’Ouest » (anciens Zouaves Pontificaux) eussent hissé la bannière du Sacré-Cœur sur le champ de bataille de Loigny (2 décembre 1870), a profondément marqué les catholiques français de cette fin du XIXe siècle. Ses promoteurs firent le voyage à Frosdhorf afin d’y rencontrer Henri V – le comte de Chambord – en exil, et l’édification de la basilique de Montmartre, votée par l’assemblée nationale et soutenue par l’épiscopat français, voulait réaliser l’une des demandes que Sainte Marguerite-Marie Alacoque avait été chargée par Notre-Seigneur de transmettre au Grand Roi, le « Fils aîné de (Son) Sacré-Cœur ».

Les fondateurs de la Confrérie Royale ont donc choisi, pour ce quatrième pèlerinage annuel au Puy-en-Velay, de rappeler ce centenaire, non pour une évocation historique des événements qui ont suscité le Vœu national et des péripéties qui tissent l’histoire de la basilique de Montmartre, mais en reprenant et approfondissant le message essentiel que cet édifice qui domine Paris proclame à la face de la France, du monde tout entier et de la Sainte Eglise, résumé par ces mots latins que l’on peut lire sur la mosaïque du sanctuaire : « Gallia pœnitens et devota et grata » : la France, pénitente, consacrée et reconnaissante.

Pénitence, consécration et action de grâces : la Confrérie Royale reprend à son compte les grandes leçons spirituelles de l’histoire du Royaume de France et les fait siennes aujourd’hui, parce que ce sont des leçons permanentes dont il faut bien se pénétrer et dont il faut vivre en profondeur pour ne pas désespérer et pour œuvrer efficacement au service de la France et de son Souverain légitime.

Nous vous donnons donc rendez-vous au Puy les 30, 31 mai et 1er juin prochains pour ce quatrième pèlerinage annuel en ce sanctuaire du Puy demandé au 1er siècle de notre ère par la Sainte Mère de Dieu elle-même, en ce sanctuaire où une vingtaine de nos Rois est venue implorer la protection et le secours de Notre-Dame, en ce sanctuaire lié d’une manière suréminente au salut du Royaume ainsi que l’ont tout particulièrement illustré Saint Louis et Sainte Jeanne d’Arc.

Précisons enfin qu’il n’est pas requis d’être membre de la Confrérie Royale pour participer à ce pèlerinage : il est ouvert à toute âme de bonne volonté désireuse de prier pour la France et pour son Souverain légitime.

Pèlerinage légitimiste au Puy - message du Prince 4 juin 2016

Pour consulter les informations pratiques, le programme général et imprimer le bulletin d’inscription de ce pèlerinage, cliquez > fichier pdf Présentation du pèlerinage – informations – bulletin inscription

armoiries confrérie royale

2019-17. Des actes extrêmement graves qui nient les fondements de notre société et de son héritage chrétien.

Samedi 16 février 2019,
Samedi précédant l’entrée dans la Septuagésime (cf. > ici).

Hier, vendredi 15 février 2019, dans la soirée, Monseigneur le Prince Louis de Bourbon, duc d’Anjou, de jure Sa Majesté Très Chrétienne le Roi Louis XX, en digne « Fils de Saint Louis », a publié un communiqué officiel de protestation relatif aux profanations d’églises et sacrilèges qui se sont multipliés depuis quelques semaines.

Puisse sa voix être entendue !
Puissent aussi les catholiques de France, en dignes « fils des croisés », se montrer de dignes défenseurs de l’honneur de Dieu, de Sa Très Sainte Mère et de Ses saints, de zélés gardiens de leurs lieux de culte en face d’une impiété grandissant, et de fervents réparateurs des blasphèmes et sacrilèges perpétrés.

Protestation duc d'Anjou 15 février 2019

Extrait du communiqué de Monseigneur le duc d’Anjou tel qu’il a été publié sur son compte Twitter

Communiqué de Monseigneur le duc d’Anjou
à l’occasion des
nombreuses profanations d’églises en France :

J’ai appris avec une très grande tristesse comme Français et une profonde indignation comme catholique, les profanations d’églises qui se multiplient sur l’ensemble du territoire. Elles font suite aux dégradations de lieux de culte ou de cimetières. 
Je ne peux que condamner ces actes extrêmement graves qui nient les fondements de notre société et notamment de son héritage chrétien.

Je me joins à l’inquiétude et aux protestations des autorités religieuses et civiles qui condamnent publiquement ces actes blasphématoires et je demande aux autorités que des mesures fortes soient prises.

Que Saint Louis protège la France !

Louis,
Duc d’Anjou

Grandes armes de France

2019-16. Chronique du Mesnil-Marie depuis la fête de la Conception de Notre-Dame 2018 jusqu’à la veille de la Septuagésime 2019.

Vendredi 15 février 2019,
Fête de Saint Claude de la Colombière (cf. > ici) .

Bain de soleil de Lully

Maître-Chat prenant son bain de soleil, ce vendredi 15 février 2019

Chers Amis du Refuge Notre-Dame de Compassion,

Je ne vous ai pas donné de nouvelles de notre Mesnil-Marie depuis la fête de la Conception immaculée de Notre-Dame (cf. > ici) et les nouvelles de la Légitimité que j’avais publiées quelques jours plus tard (cf. > ici).

Nous sommes à la veille d’entrer dans le si beau temps de la Septuagésime (voir > ici, > ici, et aussi > ici ou encore > ici), que Frère Maximilien-Marie affectionne d’une manière très spéciale.
Faisons donc, si vous le voulez bien, une rapide rétrospective des temps de Noël et de l’Epiphanie en notre Mesnil-Marie.

La semaine précédant Noël a été en grande partie consacrée aux préparatifs de la Crèche. Voici, grâce aux offrandes relevées dans le tronc de la Crèche pendant le temps de Noël 2017-2018, les trois nouveaux personnages et le groupe de brebis que nous avons pu acquérir ; il faut aussi y ajouter – grâces aux libéralités de quelques bienfaiteurs qui se sont manifestés en novembre lorsque nous avons appris l’existence d’une promotion le concernant -, le four, avec à l’intérieur une ampoule au clignotement irrégulier imitant les flammes.
Merci à nos généreux bienfaiteurs !

Nouveautés de la Crèche

Un berger à la lanterne, un paysan avec ses légumes,
un jeune joueur de musette, un groupe de brebis et le four :

ce sont les nouveautés que nous avons pu ajouter à la Crèche à l’occasion de ce Noël 2018

Jean-Baptiste, le filleul de Frère Maximilien-Marie qui l’a aidé pour les ultimes fignolages, a donc pu compter que nous avions cette année dans la Crèche 64 représentations humaines ou angéliques et 154 représentations animales !

La Crèche a été bénite à l’occasion du passage d’amis prêtres au Mesnil-Marie le 26 décembre.
Ensuite, elle a fait l’objet de nombreuses visites pendant les jours de la Nativité et tout le mois de janvier.

Bénédiction de la Crèche 26 décembre 2018

Bénédiction de la Crèche, le 26 décembre 2018

Les routes du massif du Mézenc étant tout-à-fait praticables, Frère Maximilien-Marie a pu se rendre à la chapelle du Puy pour les offices de la Sainte Nuit de la Nativité et le Saint Jour de Noël.

Je précise tout de suite qu’il n’en a pas été ainsi ensuite une grande partie des dimanches du mois de janvier et du début février.
Vous le savez bien, désormais, dans ces cas-là notre Frère se rend à l’église Notre-Dame, à Valence, desservie par Monsieur l’Abbé Sébastien Dufour, de la Fraternité Saint-Pierre qui nous honore de son amitié.

Voici, juste pour le plaisir des yeux, l’un des paysages du massif du Mézenc pendant la période hivernale : admirez la route verglacée et les deux magnifiques cascades complètement gelées !

Route et rochers glacés cirque de Boutières janvier 2019

Route du cirque des Boutières, au pied du Mont Mézenc, en conditions hivernales.

Sitôt l’Epiphanie passée, pendant tout le mois de janvier, c’est la période des cérémonies de vœux et des galettes des rois de toutes les associations dans lesquelles Frère Maximilien-Marie est impliqué ou avec lesquelles il a des liens d’amitié, ou encore pour lesquelles – à titre de correspondant local de presse – il doit envoyer des comptes-rendus à « L’Hebdo de l’Ardèche ».
Je ferai une mention spéciale pour la Fête des Rois, commune aux deux Cercles Légitimistes du Dauphiné et du Vivarais, qui s’est déroulée le jour même de l’Epiphanie, dimanche 6 janvier, à Valence.

Epiphanie - la galette des chats

Je ne dois pas négliger de mentionner les trois « Veillées Culture & Patrimoine » – les mardis 11 décembre, 15 janvier et 12 février – organisées conjointement par l’association Refuge Notre-Dame de Compassion et l’Amicale Art-Création-Loisirs de Saint-Martial.
Elles ont réuni des publics variés selon les circonstances et l’intérêt portés aux thèmes abordés : en décembre, les dames de l’Amicale qui étaient allées en Alsace pour l’ouverture des marchés de Noël ont raconté leur périple et montré les photos prises à cette occasion ; en janvier, la veillée – qui a laissé un souvenir impérissable – était une évocation de la vie d’autrefois à travers des objets, outils, instruments, éléments de costume, vaisselle ou bibelots, apportés et expliqués par chacun des participants ; en février, ce fut la projection d’un film racontant la traversée de toute l’Amérique du Sud en vélo par une jeune fille dont la famille est originaire de Saint-Martial, et qui est engagée dans l’association « Pompiers sans frontière ».

Ces veillées, sont devenues des moments importants de la vie villageoise : les liens amicaux s’y renforcent ; les échanges qui y ont lieu sont un enrichissement pour tous ; l’aspect de découverte et d’approfondissement culturel, dans une ambiance simple et joyeuse plaisent beaucoup…

Requiem pour Louis XVI à Notre-Dame de la Rose

Requiem à la pieuse mémoire de Sa Majesté le Roi Louis XVI

Comme l’année dernière, les deux Cercles Légitimistes du Dauphiné et du Vivarais se sont également retrouvés le samedi 19 janvier en fin d’après-midi à la chapelle Notre-Dame de la Rose, à Montélimar, pour la célébration d’une sainte messe de requiem à la pieuse mémoire de Sa Majesté le Roi Louis XVI.
Cette commémoraison annuelle, à laquelle Frère Maximilien-Marie s’efforce de donner le plus d’importance possible, malgré les effectifs réduits des fidèles soucieux de maintenir la flamme en nos contrées sinistrées par l’immonde et répugnante idéologie républicaine, est un sommet spirituel de la deuxième partie du mois de janvier.
Monsieur l’Abbé y apporte lui aussi beaucoup de ferveur et sa prédication, en tous points remarquable, fut bien propre à nourrir l’intelligence et à stimuler le zèle de ses auditeurs ! 

Deux jours avant cette fervente cérémonie, ainsi que je vous l’avais rapporté (cf. > ici), Frère Maximilien-Marie avait accompli son pèlerinage auprès des reliques de Saint Antoine le Grand, au jour de sa fête. Je n’oublie pas que je vous ai promis de nouveaux clichés de ce lieu que nous aimons tant. Un peu de patience, cela viendra !

Chandeleur 2019 - Le Mesnil-Marie

Notre Mesnil-Marie le 2 février en fin d’après-midi

L’épisode neigeux le plus important de cet hiver, s’est produit le jour de la Chandeleur, samedi 2 février.

Ici même, à 700 mètres d’altitude, la couche était d’environ 20 cm, mais au village de Saint-Martial (875 m d’altitude) la couche atteignait 50 centimètres, tandis que sur les sommets et hauts plateaux qui nous environnent, sous l’effet de la burle – ce vent hivernal comparable au blizzard du grand nord canadien – les congères ont atteint des proportions très impressionnantes.
L’épreuve spéciale du rallye Monte-Carlo historique qui devait passer par Saint-Martial le dimanche 3 février a dû être annulée.

Quant à notre beau lac, si prisé des baigneurs en été, il a été entièrement pris par la glace, ainsi qu’on peut le constater sur le cliché suivant !

Saint-Martial et son lac gelé 3 février 2019

Le village de Saint-Martial
avec son lac dont la surface tout entière a été prise par la glace en ce début février 2019

Je vous avais annoncé le pèlerinage pour la France, auprès de Notre-Dame de Grâces, à Cotignac, organisé le samedi 9 février par le jeune Ordre de Saint Remi (cf. > ici), en cette année du cinquième centenaire de l’apparition de la Sainte Mère de Dieu en ce lieu.
J’ai résolu de réserver une publication spéciale à cet événement, afin de vous en montrer les plus belles photos. Je vous précise simplement ici toutefois qu’à cette occasion, notre Frère Maximilien-Marie a été reçu comme membre d’honneur du Chapitre de Saint-Remi et qu’il en a reçu les insignes en ce lieu si symbolique où le Grand Roi en personne est venu en pèlerinage le 21 février 1660.

Réception du camail de l'Ordre de Saint-Remi

Frère Maximilien-Marie recevant le camail de l’Ordre de Saint Remi
à Cotignac le samedi 9 février 2019

Croix de l'Ordre de Saint-Remi

Croix de l’Ordre de Saint Remi reçue par Frère Maximilien-Marie à Cotignac ce 9 février 2019

Voilà donc les événements les plus marquants de ces dernières semaines, mes bien chers Amis.
Il me reste à vous souhaiter une sainte et fervente entrée dans le beau temps de la Septuagésime (relisez donc le « Reportage infernal » relatif à cette période 1> ici, 2> ici, 3> ici, et enfin 4> ici), en attendant de revenir vers vous au travers de nouvelles publications. 

pattes de chatLully.

Et pour aider à la vie, aux travaux et activités du Refuge Notre-Dame de Compassion > ici

frise avec lys naturel

Publié dans:Chronique de Lully |on 15 février, 2019 |Pas de commentaires »

2019-15. « L’héritier du droit éventuel de porter la couronne de France est actuellement, suivant la tradition monarchique, le duc d’Anjou ».

Mercredi 6 février 2019,
Fête de Saint Vaast, catéchiste du Roi Clovis puis évêque d’Arras et de Cambrai, confesseur ;
Mémoire de Saint Tite, évêque et confesseur ;
Mémoire de Sainte Dorothée, vierge et martyre ;
Anniversaire de l’approbation du culte liturgique du Sacré-Cœur par le Saint-Siège (cf. > ici).

Succession légitime au trône de FranceSuccession légitime au trône de France
(tableau récapitulatif créé par le Cercle Saint Louis Roi de France de la vicomté de Nîmes)

lys.gif

Le site « Légitimité » a porté à la connaissance du public un important communiqué du « Groupement universitaire pour l’étude des institutions publiques de la Monarchie française » dans lequel se trouvent quelques mises au point juridiques des plus précieuses, qu’il nous a paru bon de répercuter dans les pages de ce blogue. 

Le « Groupement universitaire pour l’étude des institutions publiques de la Monarchie française » est une association apolitique qui regroupe, autour de l’objet défini par son intitulé, et dans une perspective scientifique, des universitaires, Professeurs et Maîtres de Conférences des Facultés de Droit, ainsi que des juristes et étudiants en Droit et des personnes intéressées par l’histoire des Institutions.

 Communiqué
du
Groupement universitaire
pour
l’étude des institutions publique de la Monarchie française

Le Groupement a appris le décès du chef de la branche d’Orléans, Henri, « comte de Paris », selon la titulature orléaniste-fusionniste, survenue le 21 janvier dernier.

L’on se bornera, à propos de la biographie de ce prince controversé, à rappeler l’essentiel. Fils aîné d’Henri, précédent « comte de Paris » au temps de la guerre 39-45 et du général De Gaulle, ce prince, devenu le chef de sa branche en 1999, a attiré l’attention à plusieurs reprises. Fidèle à la tradition de son ancêtre Philippe Egalité, il avait adhéré à la franc-maçonnerie. Par ailleurs il avait défrayé la chronique mondaine en divorçant de son épouse, la très digne princesse Marie- Thérèse de Wurtemberg, dont il avait eu cinq enfants, pour contracter une nouvelle union. Cet épisode avait d’ailleurs entraîné des dissensions à l’intérieur de la famille d’Orléans, et aussi chez nombre de ses partisans.

Enfin le comte de Paris récemment décédé avait fort imprudemment tenté un procès à l’encontre de l’aîné des Bourbons, le prince Alphonse, puis, après son décès, à l’encontre de son fils et héritier, le jeune prince Louis, afin de leur contester le droit de porter le titre de duc d’Anjou et les pleines armes de France. Le Tribunal de Grande instance (jugement du 21 décembre 1988) puis la Cour d’appel de Paris (arrêt du 22 novembre 1989) ont rejeté ces prétentions abusives avec dépens. Ce prince cadet n’a pas eu plus de succès dans ses tentatives pour se voir reconnaître le nom de Bourbon (jugement du tribunal de grande instance de Paris du 29 mars 2000 ; arrêt de la cour d’appel de Paris du 1er février 2001, et rejet de pourvoi en cassation du 30 septembre 2003).

Cette phase contentieuse est peut-être terminée. L’on croit savoir, en effet, que les rapports personnels entre Louis, duc d’Anjou, et Jean d’Orléans, fils aîné du défunt, sont beaucoup plus corrects et apaisés. Cela ne signifie pourtant pas pour autant que les prétentions contraires des chefs des deux branches subsistantes de la maison capétienne aient été conciliées ou aient disparu.

Certains orléanistes-fusionnistes, sans doute heureux de pouvoir soutenir un prince dont la personnalité apparaît, a priori, moins discutable que celle de son père d’un point de vue royaliste, ont, dès le décès du comte de Paris, considéré que l’aîné de ses fils survivants, le Prince Jean d’Orléans, était le nouveau chef de la maison de France. Cette idée est relayée par des journaux à paillettes. Le prince Duarte, chef de la maison de Portugal a même affirmé que toutes les familles royales européennes reconnaissaient Jean d’Orléans comme le chef de la maison de France ! L’on peut s’interroger sur la portée de cette affirmation venant de la part d’un prince qui n’est lui-même qu’un prétendant. Et quand bien même, ce ne serait pas à l’étranger qu’il appartiendrait de dire aux Français qui peut ou ne pas être leur roi. C’était déjà la prétention de certains au temps des traités fâcheux de Troyes ou d’Utrecht. 

La doctrine des facultés de droit est sur la question tout à fait nette pour rejeter de telles affirmations. En réalité, la succession à la couronne de France est régie par des lois fondamentales qui remontent à l’Ancien Régime. La couronne est dévolue automatiquement de mâle en mâle par ordre de primogéniture. Le roi de France est fait par la nature : il est le fils, le descendant ou  le plus proche collatéral du précédent Roi. Aucune abdication ou renonciation ne saurait donc modifier cet ordre. En conséquence, l’héritier du droit éventuel de porter la couronne de France est actuellement, suivant la tradition monarchique, le duc d’Anjou : cela résulte tout simplement de sa situation généalogique d’aîné. Que d’autres souhaitent mettre sur le trône un Orléans ou un Bonaparte, c’est, si l’on ose dire, leur droit en République… Néanmoins ils doivent assumer le caractère anti-traditionnel de tels choix qui ne sauraient s’autoriser de la tradition monarchique. À la différence des autres monarchies européennes, qui admettaient les abdications ou le choix des souverains par le peuple ou ses représentants supposés, la dignité royale française était attribuée en raison de la filiation, sans qu’aucune modification de l’ordre familial dicté par la nature ne puisse avoir lieu. Cette règle avait l’avantage d’écarter toute discussion sur la personne du Roi et d’empêcher les rivalités dynastiques qui ont eu de funestes effets ailleurs. Admettre la validité des renonciations de Philippe V reviendrait à changer la nature de la monarchie, comme cela a d’ailleurs été affirmé dès leur époque, au XVIIIe siècle. La royauté française s’alignerait sur celle des autres pays où les rois peuvent renoncer. Il est permis de souhaiter ce changement constitutionnel, mais il est contraire aux faits de prétendre que l’on se situe ce faisant dans la continuité de l’ancienne monarchie. 

À l’occasion de cette mise au point, le Groupement mentionnera également une intervention du Prince Jean d’Orléans, publiée l’an dernier le 9 octobre 2018 sur Figarovox Tribune, qui témoigne de préoccupations constitutionnelles très orléanistes. Le prince y marque son intérêt pour la constitution de 1958 « dans la perspective tracée par De Gaulle. » Il présente assez favorablement le régime parlementaire, qu’il fait remonter à la Restauration (ce qui n’est pas tout à fait exact) et qui s’est épanoui sous la Monarchie de Juillet et sous les Troisième et Quatrième Républiques, tout en déplorant la faiblesse de l’exécutif à laquelle la constitution de la Ve République aurait, dans son premier état, porté remède. Il essaie probablement ainsi de se placer dans le sillage des prétendus projets de restauration que l’on prêtait au général De Gaulle. 

Certaines des observations princières paraissent fort sensées, telles que son approbation d’un exécutif renforcé. En revanche son attachement au parlementarisme, qui aurait sans doute horrifié Maurras, est assez typique de l’idéal politique orléaniste. Et surtout, l’on est surpris que ce prince des fleurs de lys, à côté des éloges qu’il décerne aux principes démocratiques, se montre exagérément timide à propos du remède à la crise des institutions. En effet, même si l’on met à l’actif de la Ve République le fait d’avoir rétabli un véritable chef de l’État, il n’en reste pas moins vrai que le mode de désignation de celui-ci le condamne à ne représenter qu’une majorité relative si l’on tient compte de l’élection à deux tours (au second les suffrages sont parfois plus liés à la résignation qu’à l’adhésion), de l’abstention et les votes blancs… Face à ce pis-aller, la vraie solution serait le retour à la monarchie légitime dont le chef incarnerait toute la nation, et non une faction victorieuse, et défendrait les valeurs pérennes. Jean d’Orléans a bien senti que cette institution, à l’ombre de laquelle toutes les autres pourraient s’épanouir, manquait au sommet. Il laisse supposer en disant que la constitution actuelle est à accomplir et non à abolir. Il est regrettable qu’il n’ait pas osé préconiser ouvertement et fortement le remède. 

En affirmant de son côté à plusieurs reprises qu’il était prêt et disponible, si le pays avait besoin de lui, le duc d’Anjou a, beaucoup plus nettement que son cousin, affirmé sa conviction en faveur de l’opportunité de la solution monarchique et sa volonté de l’incarner.

Fait à Paris, le 31 janvier 2019

Franck Bouscau
Professeur des Facultés de Droit
Président du Groupement universitaire 
pour l’étude des institutions publiques de la Monarchie française

Franck Bouscau

Le Professeur Franck Bouscau
juriste et professeur agrégé des facultés de droit

2019-14. Longue vie à Henri de Jésus, duc de Touraine !

Vendredi soir 1er février 2019,
Premier vendredi du mois dédié au Sacré-Cœur ;
Fête du Bx Guillaume Repin et de ses compagnons, martyrs d’Angers et d’Avrillé (cf. > ici, > ici et > ici).

Trois lys blancs

Te Deum laudamus !

Annonce naissance Henri duc de Touraine

Sur son compte Twitter, Monseigneur le Prince Louis de Bourbon, de jure Sa Majesté le Roi Louis XX, a ajouté les précisions suivantes :
« Je suis heureux, avec Marie-Marguerite, de vous annoncer la naissance d’Henri, notre quatrième enfant, aujourd’hui à 13:05 GMT. Il pèse 4,200 kg et mesure 53 cm. La maman et le bébé se portent bien. Nous remercions tous ceux qui s’associent à cette naissance par la prière ».

Nous invitons tous nos amis à se réjouir avec nous de cette naissance et de faire monter vers Dieu de très vives et ferventes actions de grâces, priant le Roi du Ciel de bénir ce nouveau Fils de France, de lui accorder longue vie, et de protéger toute la Famille Royale.

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duc de Touraine

2019-13. Du pléonasme.

Jeudi 31 janvier 2019,
Fête de la Bienheureuse Marie-Christine de Savoie, Reine des Deux-Siciles (cf. > ici) ;
Mémoire de Saint Jean Bosco.

Lully le chroniqueur

Chers Amis du Refuge Notre-Dame de Compassion,

Ainsi que cela se produit de manière régulière en période hivernale, notre Mesnil-Marie est aujourd’hui entièrement assiégé par la neige qui est tombée la nuit dernière.
Si mon papa-moine, pour aller chercher le courrier ou rendre visite à nos sœurs les poules, chaussé de grandes bottes, s’aventure dans cet élément traître qui, sous des dehors ouatés charmants cache une humidité et une froidure fort désagréables à mes nobles coussinets, vous imaginez bien que, pour ce qui me concerne, je préfère le doux rayonnement du poêle et le confort de mon couffin.
N’allez toutefois pas vous imaginer que je sois oisif ! Je médite, je me cultive au milieu des livres, et je prends des notes, sur toutes sortes de sujets…

Comme mes publications de ce mois de janvier ont toutes été extrêmement sérieuses, j’ai résolu, pour ce dernier jour du mois, de vous livrer – de manière un peu plus légère – quelques annotations que j’avais soigneusement mises de côté  il y a près de deux ans, lorsque Frère Maximilien-Marie avait procédé à un petit rappel des bons usages de la langue française : cela concernait le pléonasme

Chat & croissant de lune.gif

Le pléonasme (mot qui vient du grec et signifie originellement « surcharge ») est un figure de style qui consiste à renforcer une idée par l’ajout de mots ou de qualificatifs qui ne sont pas nécessaires au sens de la phrase, mais qui par leur redondance produiront une insistance.
L’un des exemples littéraires le plus fréquemment cité est ce vers fameux tiré du « Tartuffe » : « Je l’ai vu, dis-je, vu, de mes propres yeux vu ». On ne peut voir qu’avec les yeux, et celui qui affirme avoir vu une chose ne peut l’avoir vue qu’avec ses propres yeux, non avec ceux du voisin ! Molière, par ce pléonasme, produit néanmoins une tournure véritablement géniale.

Félix le chat riant

Mais, de fait, pour un cas où il s’agit d’un authentique effet de style, on trouve dans l’usage courant des tas d’exemples qui constituent davantage des maladresses, des lourdeurs inutiles, d’amusantes bourdes ou des expressions fautives. On parlera alors de périssologie, plutôt que de pléonasme.

Voici quelques exemples de tournures à éviter :

- A partir de dorénavant : dorénavant suffit, ou bien « à partir de maintenant ».
– Avoir un bel avenir devant soi : d’habitude l’avenir n’est pas derrière !
– Achever complètement : Bon ! si c’est achevé, c’est achevé… Si ça ne l’est pas complètement, c’est donc que ce n’est pas achevé !
– Accumuler (ou empiler) les choses les unes sur les autres : accumuler ou empiler se suffisent.
– Ajouter en plus : je ne sais pas si vous avez déjà réussi à ajouter en moins, mais pour ce qui me concerne je n’y suis jamais arrivé !
– Allumer la lumière : que pourrait-on allumer d’autre ? Ah si, je sais : « ♫ allumez le feu ♫♪ allumez le feu ♪♫ » !
– Apanage exclusif : un apanage est un apanage et ne se partage pas.
– Apparence extérieure : par définition l’apparence est ce qui apparaît, donc ce qui se trouve à l’extérieur.
– Avertir (ou prévoir) à l’avance : certes ! je sais bien qu’il y a des personnes qui avertissent en retard ou carrément après coup… mais alors, en ce qui concerne l’efficacité de l’avertissement, c’est loupé !
– Une bonne aubaine : une aubaine est par définition une bonne affaire ou une heureuse circonstance.
– S’approcher près d’Un Tel : il me semble que s’approcher loin est quelque chose d’extrêmement compliqué à réaliser.
– Applaudir des deux mains : si vous voulez applaudir avec une seule main, cela me paraît fort peu efficace ; et comme par ailleurs vous n’êtes probablement pas un chimpanzé je suppose que, comme tous les humains, vous n’avez que deux mains pour applaudir…
– S’assoir sur son séant : parce que le séant désigne justement cette partie du corps qui permet de s’assoir…
– Un campus universitaire : je ne crois pas qu’il existe de campus non universitaire.
– Un mauvais cauchemar : permettez-moi juste une question : vous est-il déjà arrivé d’en faire des bons ?
– Comparer ensemble : d’habitude je ne crois pas qu’on puisse comparer une chose toute seule. 
– Conclure en terminant (ou pour terminer) : cela vous est-il déjà arriver de conclure en commençant ?
– Consteller d’étoiles : Eh bien, si c’est constellé, c’est forcément d’étoiles. En latin, « stella », qui est le radical de consteller, signifie « étoile ». Néanmoins, je conçois que l’on puisse utiliser ce verbe pour établir une analogie. Alors oui, en ce cas on précise : « une chemise constellée de taches de vomis », par exemple ; toutefois je crois qu’il vaudrait mieux dire « éclaboussée ».
– Se cotiser à plusieurs : si vous vous cotisez tout seul pour offrir un cadeau à un pote, cela revient à tout payer vous-même et ce n’est donc plus une cotisation !
– Construire une maison neuve : si l’on construit, on fait du neuf ; si c’est de l’ancien on reconstruit ou on restaure. Mais, quand bien même l’on utilise des matériaux anciens, s’il s’agit d’une première construction c’est toujours une maison neuve…
– Différer à une date ultérieure : je ne connais pas d’exemple de réunion différée à une date antérieure (sauf bien sûr si vous disposez d’une machine à remonter le temps).
– Une dune de sable : les géographes et les explorateurs n’en ont pas encore trouvé qui soient constituées d’eau, de voitures ou de biscuits apéritifs…
– Emmener avec soi : il me semble que si vous emmenez quelqu’un c’est qu’il vient avec vous. En effet, s’il ne vient pas avec vous, je ne crois pas que vous puissiez dire que vous l’emmenez !
– S’entraider mutuellement : oui, généralement c’est ainsi que l’on s’entraide.
– S’esclaffer de rire : parce que vous connaissez des personnes qui s’esclaffent de pleurs ou de hurlements ?
– Exporter à l’étranger : exporter chez soi est une opération commerciale extrêmement rare et difficile à mettre en oeuvre.
– Des illusions trompeuses : même si l’on voulait y croire une illusion est par définition illusoire, c’est à dire qu’elle induit en erreur.
– Au jour d’aujourd’hui : « aujourd’hui » est plus que suffisant.
– un index alphabétique : je crois savoir qu’ils sont toujours alphabétiques sinon on ne s’y retrouve pas.
– Marcher à pied : bon, je sais bien qu’il y en a qui marchent sur la tête…
– Au grand maximum : parce que vous connaissez des petits maximums vous ?
– Le monopole exclusif : si c’est un monopole…
– Neiger dehors : s’il neige dedans, c’est que vous n’avez plus de toit au-dessus de votre tête et que donc, en fait, cela revient à la même chose qu’être dehors (c’est la même chose pour la pluie, le soleil et le vent).
– Les orteils des pieds : je n’ai pas le souvenir d’en avoir vu ailleurs que sur cet organe. Ce n’est pas votre cas ?
– Une paire de jumelles : parce que je crois avoir compris que le propre des jumelles c’est d’aller par deux !
– Le genou de ma jambe : précision anatomique importante : si vous avez un genou, voire plusieurs, ailleurs qu’à vos jambes, ce n’est peut-être pas un gage de bonne constitution physique ; et au niveau du bras, cela s’appelle un coude.
– La panacée universelle : le mot « panacée » vient du grec et on y trouve le mot « pan » qui signifie « tout ». La panacée est un remède qui guérit tout.
– Des phases successives : les phases simultanées sont très rares !
– Prédire (ou prophétiser) à l’avance : parce que prédire ou prophétiser un événement après qu’il a eu lieu n’est pas exactement une prédiction ni une prophétie.
– Un projet futur, ou d’avenir : simple question : avez-vous déjà rencontré une personne qui a des projets de passé ?
– Reculer en arrière : essayez donc de reculer en avant et vous m’en direz des nouvelles !
– Se réunir ensemble : parce que vous arrivez à vous réunir tout seul, vous ?
– Surprendre à l’improviste : parce que quand c’est prévu et annoncé ce n’est plus vraiment une surprise.
– La topographie des lieux : parce qu’il est difficile d’établir la topographie des images, des sons, des lumières, et des courants d’air…
– L’unanimité totale : si un seul n’est pas d’accord, il n’y a plus d’unanimité.
- Le tri sélectif : chez les gens normalement constitués, trier consiste à faire une sélection…

Bon ! il reste une expression dont certains disent que c’est un pléonasme, mais je les soupçonne d’être machistes, et d’une manière générale les dames protestent énergiquement lorsque l’on pose cette question : « femme de ménage », est-ce oui ou non un pléonasme ?

Lully.

clin d'oeil de chat.gif

2019-12. Trentième anniversaire !

1989 – 30 janvier – 2019

Mercredi 30 janvier 2019,
Fête de Sainte Bathilde, Reine, veuve et moniale (cf. > ici) ;
Mémoire de Sainte Martine, vierge et martyre ;
30ème anniversaire de la mort de SM le Roi Alphonse II (cf. > ici) ;
30ème anniversaire de l’avènement de SM le Roi Louis XX.

Grandes Armes de France

Le Roi est mort ! Vive le Roi !

« En France, le Roi ne meurt pas », dit l’ancien adage qui résume la Loi fondamentale du Royaume (cf. > ici) selon laquelle la succession à la Couronne est immédiate et instantanée : un Roi est Roi dès que son prédécesseur a rendu le dernier soupir, quel que soit son âge, du moment qu’il est le plus proche parent mâle du Roi défunt et qu’il est catholique.
Un autre adage exprime lui encore cette loi  par ces mots d’un éloquent laconisme : « le mort saisit le vif ».

Ce n’est pas le Sacre qui fait le Roi, mais c’est la force de la coutume successorale. Ce pourquoi l’on dit, selon les termes des légistes royaux, que le Sacre est déclaratif et non constitutif de la Royauté (même si dans une conception populaire encore fréquemment répandue au XVème siècle, et aujourd’hui reprise par quelques royalistes ignorants des Lois fondamentales, le Roi ne serait tel qu’après son Sacre).
Le Sacre, par les onctions et les prières de la Sainte Eglise, rend la Personne du Roi sacrée : cela a pour conséquence qu’attenter à Sa personne, à Sa vie et à Ses droits constitue à proprement parler un sacrilège.

Le rappel de ces principes véritablement « constitutionnels » de la monarchie capétienne traditionnelle explique pourquoi l’anniversaire de la mort d’un Souverain est en même temps celui de l’avènement de Son successeur.
En ce 30 janvier 2019, nous commémorons en même temps l’anniversaire de la mort, dite « accidentelle », de Sa Majesté le Roi Alphonse II, appelé de manière usuelle duc d’Anjou et de Cadix, qui nous plongea dans une douloureuse stupeur ; et le joyeux anniversaire de l’avènement de Son fils sous le nom de Louis XX, appelé de manière usuelle duc d’Anjou : « Le Roi est mort ! Vive le Roi ! ».

Sur son compte Twitter, Monseigneur le Prince Louis de Bourbon, de jure donc Sa Majesté le Roi Louis XX, a publié hier soir le message suivant d’une pudique sobriété qui dévoile cependant à Ses fidèles sujets quelque chose de la délicatesse de Ses sentiments et de Sa fidélité à la mémoire et aux exemples de Son regretté père :

tweet royal du 29 janvier au soir

Avec toute la Légitimité, dans la perpétuation de nos traditions royales, par laquelle nous manifestons notre indéfectible et ardente fidélité aux desseins de Dieu sur ce Royaume de France, nous commémorons donc avec ferveur ce trentième anniversaire et, avec l’incomparable Jean-Baptiste Lully, nous prions avec ferveur au moyen de cette prière divinement inspirée au roi-prophète David en conclusion du psaume « Exaudiat », et que nous reprenons avec ardeur et amour plusieurs fois par jour « Domine, salvum fac Regem, et exaudi nos in die qua invocaverimus Te » :

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