Archive pour la catégorie 'Chronique de Lully'

2017-48. Où le Chat chouan vous livre quelques unes de ses réflexions et quelques citations au sujet des élections républicaines.

« Loi du nombre, suffrage universel. – Etre « élu aux voix »… Mais parmi ces voix, combien ne sont que des échos ? »

Gustave Thibon,
in « Parodie et mirages ou la décadence d’un monde chrétien »
Ed. du Rocher – 2011, p. 126

Lully chat chouan

Elections = aliénation.

Je trouve absolument incroyable qu’il y ait encore tant de gens qui s’imaginent que c’est en votant qu’ils exercent leur liberté. C’est justement tout le contraire ! En allant urner, ils aliènent totalement leur liberté.
En « donnant leur voix » – peu importe à qui, en l’occurrence – ils se plient à la règle du « jeu démocratique » (sic), c’est-à-dire qu’ils acceptent à l’avance le « verdict des urnes », et qu’en conséquence ils remettent de fait leur liberté entre les mains de celui qui sortira vainqueur du suffrage, qu’il ait été leur « candidat » ou pas.

Quel que soit le candidat d’ailleurs, on se rend compte que – sauf pour une toute petite minorité de « militants » dont le dévouement inconditionnel confine à l’hystérie – les électeurs qui votent pour lui ne lui accordent jamais une pleine confiance. Si vous n’en êtes pas convaincus, allez écouter les conversations du tout-venant : vous verrez bien qu’à l’évidence les électeurs sont généralement assez désabusés et votent rarement parce qu’ils sont convaincus qu’un candidat est le « meilleur », mais seulement parce qu’ils pensent qu’il est le « moins mauvais ». La nuance est d’importance.
Le « moins mauvais » : c’est celui dont ils s’imaginent, ou dont ils font semblant de croire, ou encore dont ils espèrent (sans trop d’illusions souvent), qu’il les trompera un peu moins que les autres, qu’il abusera un peu moins que les autres du crédit qu’ils lui accordent au travers de leur suffrage, qu’il lèsera leurs intérêts un peu moins que les autres… peut-être (car on n’en est jamais complètement sûr).
C’est dire que par ce système électoral tel qu’il est aujourd’hui pratiqué, l’immense majorité des citoyens a conscience de se remettre pieds et poings liés aux décisions d’élus sur lesquels ils ne pourront plus exercer aucun contrôle, qui ne leur rendront aucun compte, et contre lesquels le seul et unique recours sera de ne plus voter pour eux à l’élection suivante, après les avoir subis pendant un certain nombre d’années (ce qui leur permet de jouir jusqu’à leur mort de retraites et de prébendes en comparaison desquelles les privilèges de l’Ancien Régime sont peu de choses)… Et avec en arrière-plan la quasi certitude que celui pour lequel ils voteront alors ne vaudra sans doute pas mieux !

Néanmoins ils continuent de prétendre que voter leur permet d’exercer leur liberté ! Ils continuent de donner à cela le nom quasi magique de démocratie !

Je me demande s’il s’agit d’un aveuglement volontaire ou bien d’un manque de réflexion qui, à un tel niveau, doit être appelé ilotisme absolu, aliénation mentale, esclavage consenti, bêtise, stupidité, crétinerie et abrutissement.

Objection :
« Mais ceux qui s’abstiennent de voter subissent la même chose que ceux qui sont allés voter : l’abstention ne leur épargne pas de subir  les mêmes inconvénients. Ils ne sont pas en dehors de la société ! »
Réponse :
« Certes ! Etant dans la société, ils subissent comme leurs concitoyens les résultats des élections, mais du moins n’ont-ils pas contribué en « idiots utiles » à l’esclavage que leur impose la république et n’ont-ils pas prostitué leur honneur et leur conscience, ce qui fait qu’ils demeurent malgré tout intérieurement libres et forts ! »

Voter - conjugaison

De Jacques Brel :

« Mettez onze imbéciles d’un côté, dix philosophes de l’autre ; les imbéciles l’emporteront. C’est ça, la démocratie ! »

soir d'élections

Chèque en blanc.

Vous arrive-t-il souvent de signer des chèques en blanc ?
Moi je connais beaucoup de personnes qui ne le font jamais, même pour des très proches, même pour ceux avec lesquels elles partagent leur existence et dans lesquels elles disent cependant avoir confiance : ce n’est pas une confiance illimitée ; et il est tout simplement « raisonnable » et « prudent » qu’il en soit ainsi.

Alors, ce que vous ne faites pas pour ce qui concerne votre compte en banque, pourquoi le faites-vous pour la gestion de l’Etat, pour l’administration de votre pays, pour votre avenir et celui de vos enfants ?
D’autant plus que, ce chèque en blanc, vous le remettez à des personnes dans lesquelles vous n’avez pas totalement confiance, dont vous ne savez finalement pas grand-chose, envers lesquelles vous savez que vous devez garder une méfiance certaine (méfiance que les faits justifient par trop souvent)…
Alors, un « chèque électoral en blanc », est-ce bien raisonnable ? Est-ce bien prudent ?

Le système électoral actuel est l’exacte antithèse de la démocratie : il ne consiste en rien d’autre qu’en la remise sans aucun contrôle d’un chèque en blanc à des inconnus qui prétendent être vos amis… le temps d’une campagne électorale.
Et pas seulement à eux.
Car derrière eux, en réalité, il y a des inconnus – partis, lobbies, groupes d’intérêts, sociétés secrètes, trusts, groupes de pressions, systèmes politico-financiers complexes, officines occultes… etc. – , il y a toute la partie immergée d’un iceberg dont vous ne savez rien ou presque rien ; et c’est là que se trouvent les véritables décideurs, les véritables acteurs de la vie politique aujourd’hui. Les candidats et les élus ne sont que leurs pantins articulés dont ils tirent les ficelles dans l’ombre.

Le chèque en blanc que vous signez inconditionnellement lorsque vous glissez votre bulletin dans l’urne ne va pas simplement au candidat, au mouvement ou au parti auxquels vous donnez votre voix : il tombe en réalité dans la poche de ces décideurs occultes qui se chargeront, eux, d’y écrire un chiffre et beaucoup de zéros derrière…

A de très rares exceptions près (et uniquement à l’échelon local), quelle que soit la marionnette « élue démocratiquement », l’actuel système prétendûment représentatif vous livre pieds et poings liés à la maçonnerie dont la république est l’émanation, vous livre pieds et poings liés aux grands groupes financiers internationaux, vous livre pieds et poings liés aux décideurs de l’ombre qui méprisent au plus haut point et ce que vous pensez et ce que vous êtes.

Votez Ali Baba

Du « contrat social »…

La prétendue démocratie, telle qu’elle est conçue aujourd’hui, repose sur une fiction : celle du « contrat social » théorisé par Rousseau (que sa mémoire soit en malédiction !).
Mais le « contrat social » - auquel même certains mitrés croient bon devoir se référer quand ils veulent parler de politique – n’a historiquement jamais existé. Jamais !

L’idée de « contrat social » est une fiction philosophique qui se fonde sur une fausse notion de la nature humaine : la notion rousseauiste de la bonté naturelle de l’homme.
Mais la nature humaine n’est pas une nature bonne que corromprait la société, c’est une nature créée bonne, certes, mais qui est déchue – pas en totalité cependant – et qui, laissée à elle-même, incline vers le mal ; une nature déchue qui toutefois porte aussi en elle la capacité d’être relevée, d’être réparée, d’être – par la grâce de Dieu, par les grâces de la rédemption accomplie par le Christ Sauveur – élevée à l’ordre surnaturel (pour lequel elle a été créée).

Il n’existe pas de « contrat social » : l’homme est par nature un « animal social » (« Zoon politikon » selon la définition aristotélicienne) ; l’homme est par nature un être vivant fait pour vivre en société, un être vivant qui ne peut vraiment devenir un homme que s’il grandit dans la société de ses semblables (sans société, l’homme n’est qu’un enfant-loup).
L’individu en tant qu’individu n’existe que parce qu’il vit en société (famille, village, paroisse, corps de métier, corporations, associations diverses…), c’est la société qui lui permet de devenir pleinement un individu unique. Tandis que le menteur Rousseau a échafaudé son système (système idéologique directement inspirateur de la révolution et de la république française) en faisant abstraction des faits réels et en imaginant que l’individu préexiste de manière parfaite avant la société.

élections truc cochon

2017-47. L’université d’été Saint-Louis 2017.

Camp chouan de formation légitimiste

Pour tous :
jeunes et adultes, cadres et membres des cercles,
sympathisants et personnes en quête de réponses solides…

Logo UCLF chouans

Du lundi 17 juillet (16h), au vendredi 21 (14h)Rendez-vous au château de Couloutre (Nivernais 58220)

Les objectifs :

Pour acquérir une vraie formation politique et devenir des combattants efficaces il s’agit de bien identifier :

  • ce pour quoi on se bat (connaissance de soi), la monarchie traditionnelle de droit divin,
  • ce contre quoi on se bat (connaissance de l’adversaire), les idéologies (libéralisme, nationalisme, socialisme), toutes filles de la Révolution et de sa religion la gnose.

Le programme :

Dans l’esprit de camaraderie qui a fait son renom, retrouvez Lulo, Faoudel, Gédéon, Savéan, Surville et bien d’autres au cours

  • de conférences,
  • d’exposés,
  • d’ateliers.

Renseignements et inscriptions :

  • Renseignements et demande d’inscription : saintlouis.univ@gmail.com
  • Pour télécharger le tract de l’Université Saint-Louis 2017, voir > ici

Université d'été Légitimiste - affiche

Publié dans:Annonces & Nouvelles, Vexilla Regis |on 27 avril, 2017 |2 Commentaires »

2017-46. Monseigneur le Prince Louis de Bourbon et la Princesse Marie-Marguerite à Moscou ce 25 avril 2017.

Mercredi 26 avril 2017,
fête de Notre-Dame du Bon Conseil (cf. > ici),
mémoire des Saints Clet et Marcellin, papes et martyrs.

Chers Amis du Refuge Notre-Dame de Compassion,

J’ai évoqué hier (cf. > ici) le quarante-troisième anniversaire de Monseigneur le Prince Louis de Bourbon, de jure Sa Majesté le Roi Louis XX.
Nous avons appris dans la journée de ce même 25 avril, par un communiqué laconique du Secrétariat de Monseigneur le duc d’Anjou, qu’en ce jour anniversaire de la naissance de son saint aïeul et jour de son propre anniversaire, Monseigneur se trouvait à Moscou où, à l’invitation du Ministère russe de la Culture, l’aîné des Capétiens, accompagné de son épouse, la Princesse Marie-Marguerite, honorait de sa présence l’exposition intitulée « Saint Louis et les reliques de la Sainte Chapelle » que nous vous avions présentée il y a quelques semaines (cf. > ici).

Moscou 25 avril 2017 : Prince Louis de Bourbon & Princesse Marie-Marguerite

Monseigneur le Prince Louis de Bourbon et son épouse la Princesse Marie-Marguerite
ce 25 avril 2017 à Moscou pour l’exposition « Saint Louis et les reliques de la Sainte Chapelle »

Voici le texte du communiqué tel qu’il a été adressé au Président de l’UCLF par le Secrétariat de Monseigneur le duc d’Anjou :

« Le Prince Louis de Bourbon, duc d’Anjou et Chef de la Maison de Bourbon, accompagné de la Princesse Marie-Marguerite de Bourbon, duchesse d’Anjou, son épouse, est à Moscou où Il visite aujourd’hui, 25 avril, jour anniversaire de la naissance du Roi Saint Louis son aïeul (1214) et jour anniversaire de sa propre naissance (1974), l’exposition Saint Louis et la Sainte-Chapelle au Kremlin sous la conduite du Ministère russe de la Culture. »

Moscou 25 avril 2017 : Prince Louis de Bourbon & Princesse Marie-Marguerite

Monseigneur le Prince Louis de Bourbon et son épouse la Princesse Marie-Marguerite
à Moscou ce 25 avril 2017 visitant le Kremlin

Comme l’organe officiellement chargé de la communication du Prince en France n’a été ni plus disert ni plus explicite, nous ignorons – pour le moment du moins – si cette visite a été pour notre Souverain de droit l’occasion d’une prise de parole.

Lully.

couronne reliquaire de St Louis

La couronne reliquaire de Saint Louis
exposée en ce moment à Moscou.

Publié dans:Annonces & Nouvelles, Vexilla Regis |on 26 avril, 2017 |2 Commentaires »

2017-45. De quelques très incorrects addenda aux Litanies des Saints.

Mardi 25 avril 2017,
Fête de Saint Marc, évangéliste et martyr ;
Litanies mineures (en France) ;
43ème anniversaire de Monseigneur le Duc d’Anjou.

Prince Louis de Bourbon

« Ad multos annos ! »
Longue vie à notre Roi !
Que Dieu bénisse, protège et garde notre Roi !

Fleur de Lys

Chers Amis du Refuge Notre-Dame de Compassion,

En ce 25 avril, en sus des célébrations liturgiques propres à ce jour, nous célébrons dans une grande ferveur le 43ème anniversaire de la naissance de Monseigneur le Prince Louis de Bourbon, duc d’Anjou, aîné des Capétiens, de jure Sa Majesté Très Chrétienne le Roi Louis XX.

Frère Maximilien-Marie, auquel incombait en cette occurrence la charge de rédiger la lettre mensuelle aux membres et sympathisants de la Confrérie Royale (lettre que l’on peut retrouver > ici), après que nous avons lu ensemble quelque texte émanant de la nébuleuse ecclésiastique française m’a montré en plusieurs endroits du journal du Comte de Chambord les commentaires qu’il y a fait, dans les années 1856-1857, au sujet de la flagornerie empressée des évêques et des curés à l’égard de Napoléon III : il s’indigne de leur servile platitude et n’hésite pas à qualifier certains discours épiscopaux de « dégoûtants »
C’est exactement le même qualificatif qui me venait à l’esprit en lisant certain communiqué publié ce 23 avril dans la perspective du second tour de l’élection pestilentielle : cette phraséologie dégoulinante de « bons sentiments » qui dénature le Saint Evangile et invite les fidèles (s’il y en a encore qui lisent ces textes !) à se comporter en béni-oui-oui émasculés reprenant en choeur tous les poncifs serinés par les loges… 

Notre Frère et moi en avons eu la nausée ! Plusieurs de nos amis auxquels nous avons exprimé notre dégoût et notre indignation, nous ont dit partager nos sentiments et n’avoir pu aller au bout d’un tel texte. L’une d’entre eux nous a même écrit que se livrer à une telle lecture jusqu’au bout n’était plus de l’ordre du sacrifice mais confinait au masochisme.
Cela m’a rappelé une bande dessinée de Frère Maximilien-Marie, déjà publiée ici au sujet des inflitrations maçonniques dans l’Eglise (voir > ici), et en conséquence cela m’a inspiré pour rédiger quelques addenda aux Litanies des Saints que l’on récite justement en ce jour, afin de supplier Dieu d’éloigner de nous les fléaux et les calamités.

Je vous livre ces invocations, telles qu’elles ont spontanément jaillies sous mes pattes plus que jamais aristocratiques, plus que jamais royalistes, plus que jamais légitimistes…

Patte de chatLully.

Fleur de Lys

Addenda aux Litanies des Saints
(que l’on peut insérer entre les invocations :
« De la peste, de la famine et de la guerre, délivrez-nous Seigneur ! »
et « De la mort éternelle, délivrez-nous Seigneur ! »)

De la peste libérale, délivrez-nous Seigneur !
Des poisons révolutionnaires, délivrez-nous Seigneur !
De la « déclaration des droits de l’homme et du citoyen », délivrez-nous Seigneur !
Des « immortels principes de 89 », délivrez-nous Seigneur !
De la souveraineté du peuple, délivrez-nous Seigneur !
Des « valeurs de la république », délivrez-nous Seigneur !
De tous les partis politiques, délivrez-nous Seigneur !
Des « fronts républicains », délivrez-nous Seigneur !
De la fièvre électorale, délivrez-nous Seigneur !
De la contagion du prurit prétendûment démocratique, délivrez-nous Seigneur !
De toutes les formes de rousseauisme, délivrez-nous Seigneur !
De l’hérésie du « contrat social », délivrez-nous Seigneur !
Des infiltrations de l’esprit de la révolution dans l’Eglise, délivrez-nous Seigneur ! 
Des applatissements épiscopaux devant la république, délivrez-nous Seigneur !
Des encensements cléricaux adressés à la démocratie, délivrez-nous Seigneur !
Des caricatures de la charité surnaturelle que l’on nomme indûment solidarité et accueil, délivrez-nous Seigneur !
Des rengaines bêtifiantes sur le « vivre ensemble », délivrez-nous Seigneur !
Des slogans sentimentalo-baveux au sujet des « migrants », délivrez-nous Seigneur !
Des aveuglements ecclésiastiques sur la réalité de la situation en France, délivrez-nous Seigneur !
De l’immonde république, délivrez-nous Seigneur !
De la dictature du Grand Orient, délivrez-nous Seigneur !
De toutes les sectes maçonniques, délivrez-nous Seigneur !
De l’empire de Satan, délivrez-nous Seigneur !

Concurrence BD détail)

Extrait de la BD « Concurrence » publiée > ici

2017-44. Quelques anecdotes désopilantes de la vie au Mesnil-Marie dans les alentours de cette fête de Pâques.

Mercredi de Pâques 19 avril 2017.

Philippe de Champaigne - les disciples d'Emmaüs

Philippe de Champaigne : les disciples d’Emmaüs
(huile sur toile de 1664, 217 × 226 cm, acquise en 1995 par le Musée des Beaux-Arts de Gand)

Chers Amis du Refuge Notre-Dame de Compassion,

Ceux qui nous connaissent dans le concret et qui ont approché de près mon « papa-moine » savent que la vie en notre Mesnil-Marie n’est pas triste du tout, bien au contraire, et qu’elle fourmille de petits événements drôles, d’anecdotes cocasses, de faits au départ très ordinaires qui se terminent de manière totalement désopilante, de rebondissements ou de saillies non réfléchis qui se concluent par de grands éclats de rire…
Une de nos amies, hilare, a même déclaré à Frère Maximilien-Marie, le jour où, devant la basilique Notre-Dame des Victoires (c’était l’époque où il vivait à Paris), il a été littéralement soulevé de terre par un égouttier qui poussait, par en dessous, la plaque de fonte sur laquelle notre Frère se tenait debout – et à laquelle il n’avait d’ailleurs même pas pris garde – : « Il y a vraiment des choses absolument impropables qui n’arrivent qu’à vous, qui sont des gags dignes de films de Jacques Tati, et qui paraîtraient totalement incroyables si toutefois nous n’en étions pas les témoins ! »
Voici donc, « cum grano salis », quelques uns de ces faits très récents dont je suis le témoin privilégié et qui se sont terminés par de grands fous rires.

pattes de chatLully.

Lièvre et poule de Pâques

Quelques jours avant Pâques, alors que Frère Maximilien-Marie est en train d’écrire dans son bureau, le téléphone sonne.

Frère Maximilien-Marie : « Allo ! »
Une voix de dame, sans dire bonjour et sans la moindre forme de présentation, pose une question à notre frère.
Frère Maximilien-Marie : « Bonjour Madame. A qui ai-je l’honneur ? »
Voix de dame : « Je préfère ne pas vous le dire ! »
Frère Maximilien-Marie, du tac au tac, sans réfléchir : « Et moi, ma maman m’a toujours bien recommandé de ne pas parler aux inconnus. Au revoir, Madame. »

frise de Pâques

Saint Jour de Pâques. Retour de la Grand’ Messe.

Frère Maximilien-Marie m’explique mi-confus mi-amusé qu’il a connu « l’un des plus grands moments de solitude de toute sa vie, devant toute la communauté paroissiale à la Messe de ce Saint Jour » (sic)…

En effet, comme il y avait deux servants de Messe (abondance rarissime), notre Frère pouvait chanter l’introït (ce qui n’est habituellement pas possible puisque, comme il est ordinairement tout seul et pour le service d’autel et pour le chant, il lui faut répondre au prêtre pendant les prières au bas de l’autel).
Cet introït de Pâques, « Resurrexi et adhuc tecum sum… », je puis vous assurer qu’il l’avait répété encore et encore dans les jours précédents et que, en outre, il avait emporté avec lui un enregistrement du propre de la Messe de Pâques qu’il a écouté en boucle dans l’auto pendant toute la durée du trajet…
Hé bien ! Lorsque Frère Maximilien-Marie l’a chanté au début de la Grand’ Messe, arrivé au double alléluia, après « scientia tua », ses côtes cassées (cf. > ici) se sont rappelées à son bon souvenir (merci, les filles !), et là, il s’est complètement planté.
Personne pour le « repêcher ». Impossible de retrouver le ton. Impression de perdre pied (frère Maximilien-Marie ne sait pas vraiment nager). Trou noir.
Il m’a expliqué : « Je me suis senti dans une hébétude complète, et n’avais même pas l’inspiration pour me lancer dans une improvisation baroque : je n’arrivais même plus à retouver le ton du verset ! Et pourtant, il fallait bien faire quelque chose ; il fallait bien arriver au bout ! A chaque note que j’émettais, je me disais intérieurement  : et pour la suivante, qu’est-ce que je vais faire ? Comment cela va-t-il se terminer ? Et il me semblait que cela durait des siècles… Et quand, justement, je suis arrivé à la fin du « saecula saeculorum. Amen », je n’avais plus un poil de sec et il me semblait que j’étais proche de la pâmoison. J’ai renoncé à la reprise du « Resurrexi » ; j’ai pris une grande respiration ; et j’ai embrayé sur le chant du Kyrie Lux et origo !!! »
Quand, à la fin de la Messe, tout vergogneux, il a demandé pardon de cet immense gâchis à quelques uns des fidèles présents, certains lui ont répondu qu’ils ne s’étaient rendus compte de rien et qu’ils avaient trouvé qu’il avait « très bien chanté » (sic)…
Y aurait-il eu des « grâces de surdité sélective » ?

Friandises et cloche de Pâques 2017

Les cloches et le lièvre de Pâques sont bien arrivés au Mesnil-Marie !

Saint Jour de Pâques.

J’ai trois bonnes nouvelles aujourd’hui :
1) Jésus est ressuscité !
2) J’ai réussi à saisir en plein vol une cloche qui revenait de Rome (et pour ceux qui ne croient pas que les cloches s’envolent le Jeudi Saint, se rendent à Rome, puis en reviennent le jour de Pâques chargées d’oeufs en chocolat, voici ci-dessus la preuve irréfragable de la vérité de ces faits : ceci est un authentique cliché non trafiqué montrant la cloche ailée que j’ai attrapée).
Ladite cloche ne s’est pas fait prier pour me donner des oeufs en chocolat à l’intention de mon papa-moine (et qui plus est dans un ramequin fleurdelysé !).
3) Et le lièvre de Pâques s’est aussi arrêté au Mesnil-Marie à seule fin de réjouir les papilles de mon moine qui, depuis plus de sept semaines, n’a pas mangé de viande, de poisson, d’oeufs, de fromages et de laitages, ni de tout autre met d’origine animale…

Frère Maximilien-Marie, jamais à court d’imagination, chante à tue-tête :

♫ ♪  Croquons un oeuf, croquons en deux,
♪ ♫  A la santé du moine heureux !
♫ ♪  A la santé du Roi de France !
♪ ♫  Et m…. aux révolutionnaires
♫ ♪  Qui nous ont déclaré la guerre !!!

Lièvre de Pâques

Lundi de Pâques.

1) Frère Maximilien-Marie, qui va mettre en route le lave-vaisselle, passe devant le ramequin où se trouvent les oeufs en chocolat.
2) Il en prend un au passage.
3) Arrivé au lave-vaisselle, il se saisit d’une « tablette lavante » (garantie haute performance et écologique !). 
4) Il la « dépiaute » (Grrrrr ! ces emballages sur lesquels est écrit « ouverture facile » et dont on met trois heures à venir à bout !!!).
5) Il jette l’emballage dans la poubelle.
6) Il porte ladite tablette à sa bouche…
7) … et réalise au moment du contact avec ses lèvres que ce ne doit pas être du chocolat !
8) Il cherche son oeuf en chocolat.
9) Il finit par le retrouver dans le compartiment du lave-vaisselle où il convient de placer les tablettes de lavage…

Chocolats de Pâques animés

Lundi de Pâques au soir.

L’Evangile de la Sainte Messe de ce jour (dans le missel traditionnel bien sûr), nous rapporte l’épisode de l’apparition de Notre-Seigneur aux disciples d’Emmaüs.
Philippe de Champaigne, l’un de mes peintres de prédilection, a représenté au moins deux fois le souper d’Emmaüs : l’une de ces toiles se trouve au Musée des Beaux-Arts d’Angers, l’autre au Musée des Beaux-Arts de Gand qui l’a acquise en 1995 et dont on trouve la reproduction dans plusieurs ouvrages : c’est celle que je préfère ; c’est celle que j’ai placée en-tête de ma publication de ce jour.
Allez-y ! Retournez tout en haut de cette page. Examinez bien cette toile. Regardez sous la table, aux pieds de Notre-Seigneur, et vous comprendrez sans peine pour quelle raison je l’aime beaucoup…

Eh bien ! Je dois vous dire que je l’aime encore davantage depuis que l’un de nos amis, très au fait des actualités les plus pointues du monde artistique, m’a révélé qu’à la suite d’une toute récente restauration de ce tableau – restauration qui n’est encore signalée dans aucune publication spécialisée, et dont je vous livre ici aujourd’hui le « scoupe » -, on s’est rendu compte que le chat tigré gris d’Emmaüs n’est en réalité que le résultat d’une retouche maladroite du XIXe siècle, et qu’on a réussi à retrouver par dessous l’original – d’un sublime inégalé – de la vraie main de Philippe de Champaigne.
Voici donc, pour vous mes chers Amis, en exclusivité absolue, le dévoilement de l’oeuvre authentique restaurée…

Philippe de Champaigne disciples d'Emmaüs après restauration

Publié dans:Chronique de Lully |on 19 avril, 2017 |8 Commentaires »

2017-42. Voeux de Pâques 2017.

Sainte Nuit de Pâques,
Samedi 15 – Dimanche 16 avril 2017.

Chers Amis du Refuge Notre-Dame de Compassion,

Pour vous souhaiter Joyeuses Pâques,
Pour vous chanter l’Alléluia,
J’ai choisi pour vous quelques cartes
Dans les « trésors » de mon papa.

Voici pour vous des couleurs tendres,
Voici pour vous des angelots :
Dans l’air des cloches font entendre
Des tintements aux sons nouveaux.

Voici des oeufs qui symbolisent
La vie et la Résurrection,
Et quelques vers où s’harmonisent
Nos plus joyeuses traditions…

Patte de chatLully.

Cloche gif

Blogue Pâques 2017 - 1

« Mon âme est pleine de cloches, 
« Mon âme est pleine d’oiseaux ! (…) »

[Stuart Fitzrandolph Merill (1863-1915), in "Chanson de Pâques"]

Blogue Pâques 2017 - 2

« Mon âme est pleine d’églises, 
« Mon âme est pleine de fleurs ! (…) »

[Stuart Fitzrandolph Merill (1863-1915), in "Chanson de Pâques"]

Blogue Pâques 2017 - 3

« Voici venir Pâques fleuries,
« Et devant les confiseries
« Les petits vagabonds s’arrêtent, envieux.
« Ils lèchent leurs lèvres de rose
« Tout en contemplant quelque chose
« Qui met de la flamme à leurs yeux (…). »

 [Marcel Pagnol (1895-1974), in "Oeufs de Pâques"]

Blogue Pâques 2017 - 4

« (…) Alléluia ! Jésus, mon espérance,
« Jésus, mon Maître, est vivant à jamais !
« Alléluia ! Jésus, ma délivrance,
« Marche devant nous désormais. Alléluia !

« Alléluia ! Suivons-Le dans la peine
« Dans les sueurs et l’épreuve aujourd’hui
« Entrons sans peur dans la mort incertaine :
« Nous en sortirons avec Lui. Alléluia !

« Alléluia ! D’une âme fraternelle,
« Suivons-Le tous dans la paix et l’amour,
« Il nous conduit à la joie éternelle
« Où nous Lui chanterons un jour : Alléluia ! »

[Marie Noël (1883-1967), in "Cantique de Pâques" - 1918]

Blogue Pâques 2017 - 5

Bonnes, belles, ferventes et saintes fêtes de Pâques !

Joyeuses Pâques

Prière de Sa Sainteté le Pape Pie XII à Jésus ressuscité > ici

Publié dans:Chronique de Lully, De liturgia |on 15 avril, 2017 |Pas de commentaires »

2017-41. Marqués et imbibés par le Sang du Christ Sauveur, nous sommes arrachés à la puissance de l’ange de mort pour être réunis aux élus du Ciel.

Samedi-Saint.

Le Samedi Saint, avec la Très Sainte Vierge Marie, nous veillons dans l’attente de la Résurrection de Notre-Seigneur.
Nous pouvons, bien sûr, relire et méditer la très ancienne et très célèbre homélie pour le Samedi Saint que nous avons déjà publiée (cf. > ici), en laquelle l’auteur décrit la descente de Notre-Seigneur aux enfers ; et nous pouvons également relire et approfondir les explications et commentaires de Saint Thomas d’Aquin sur ce point de notre foi si méconnu aujourd’hui (cf. > ici).

Mais nous vous proposons aussi de découvrir un sermon de notre glorieux Père Saint Augustin prononcé à l’occasion d’une Vigile de Pâques, sermon dans lequel il développe les motifs de notre joie et établit le parallèle entre le sang protecteur de l’agneau sacrifié par les Hébreux la nuit de leur passage de l’esclavage de l’Egypte vers la liberté, et le Précieux Sang de l’Agneau véritable qui a mis fin à la Pâque ancienne par l’offrande de l’unique Sacrifice rédempteur.

Agnus Dei

Marqués et imbibés par le Sang du Christ Sauveur,
nous sommes arrachés à la puissance de l’ange de mort
pour être réunis aux élus du Ciel.

Sermon de
notre glorieux Père Saint Augustin
pour la
Vigile de Pâques

§ 1 – Qu’il faut célébrer solennellement la Vigile de Pâques.

Avec l’aide miséricordieuse de notre Seigneur et Sauveur Jésus-Christ, nous devons, frères bien-aimés, célébrer religieusement ce jour qui Lui est solennellement consacré : qu’en cette fête, Sa bonté ineffable à notre égard soit, pour nous, un sujet d’admiration !
En effet, Il ne S’est point contenté de subir toutes sortes d’infirmités pour opérer l’oeuvre de notre rédemption, Il a voulu encore partager le culte que nous rendons à Dieu en différentes solennités, et faire de chacune d’elles une occasion précieuse de mériter l’éternel bonheur ; car, alors, notre sainte religion nous invite, par ses attraits, à sortir du long sommeil de notre inertie ; aussi, pour nous préparer à la célébration de ces grands jours, nous éveillons-nous, non point malgré nous, mais avec empressement et de bon coeur.
Puisque nous avons entendu volontiers Son appel, sortons donc de notre léthargie, passons, dans les élans de la joie, cette sainte nuit de Pâques, et célébrons cette grande solennité avec toute la dévotion dont notre âme est capable. Elevons-nous au-dessus de ce monde, pour échapper à la mort qui doit le ravager : par nos désirs, faisons descendre du ciel les rayons brillants de Sa divinité, célébrons la Pâque, « non avec le vieux levain, ni avec le levain de la malice et de l’iniquité, mais avec les, azymes de la sincérité et de la vérité » (1 Cor. V, 8), c’est-à-dire, non dans l’amertume de la malice humaine, car tout ce qui ne vient que de l’homme n’est pas sincère, mais dans la sincérité de la sainteté qui vient de Dieu. La sainteté qui vient de Dieu consiste dans la chasteté, l’humilité, la bonté, la miséricorde, l’humanité, la justice, la douceur, la patience, la vérité, la paix, la bénignité : tel est l’ensemble de la sainteté chrétienne, que corrompt le levain de la malice humaine ; or, ce levain n’est autre que l’impudicité, l’orgueil, l’envie, l’iniquité, l’avarice, l’intempérance, le mensonge, la discorde, la haine, la vaine gloire, toutes choses auxquelles l’apôtre Saint Paul veut que nous restions étrangers ; car il nous dit : « Non avec le vieux levain de la malice ».

§ 2 - Pourquoi cette Vigile doit être pour nous un jour d’allégresse.

Que la Pâque du Christ devienne le sujet de notre joie !
C’est pour nous, en effet, qu’Il naît, qu’Il meurt dans les souffrances et qu’Il ressuscite ; c’est afin que, par Lui, nous renaissions à la vie au milieu des tribulations, et qu’avec Lui nous ressuscitions dans la pratique de la vertu.
N’a-t-il pas, dans cette nuit, opéré la restauration de toutes choses ?
Il y est ressuscité en qualité de prémices, afin que nous ressuscitions tous après Lui : Il y brise les chaînes de notre esclavage, Il nous rend la vie que nous avons perdue en Adam. Celui qui nous a formés à l’origine des temps, revient, après Son voyage sur cette terre, à Sa patrie, au Paradis, de la porte duquel Il a écarté le chérubin. A partir de cette nuit où s’est opérée la résurrection du Seigneur, le paradis est ouvert. Il n’est fermé que pour ceux qui se le ferment, mais il n’est ouvert que par la puissance du Christ. Qu’Il revienne donc au ciel, et nous devons Le croire ; qu’Il revienne au ciel Celui qui ne l’a jamais quitté ! Qu’il monte à côté du Père, Celui qui y est toujours resté.
De fait, ne croyons-nous pas que la vie est morte pour nous ? Et comment la vie est-elle morte ? Nous croyons que le Christ, qui est mort, qui a été enseveli, qui est ressuscité et monté au ciel, n’a jamais, pour cela, quitté le Père et le Saint-Esprit.

§ 3 – Accomplissons notre passage avec le Christ (car « Pâque » signifie passage), afin d’être sauvés.

« Phase » ou « Pâque » signifie : passage ou traversée. Consacrons-nous nous-mêmes en nous marquant du Sang du Christ ; ainsi passera, sans nous nuire, celui qui ravage le monde ; ainsi la mort, qui doit faire tant de victimes, nous épargnera. Ceux-là sont épargnés par le démon, ceux-là échappent à ses coups, devant lesquels il ne s’arrête pas ; car le Sang du Christ une fois placé sur une âme, les innombrables gouttes de pluie que le diable répand sur le monde ne peuvent ni humecter ni délecter cette âme. Puissions-nous donc nous trouver ainsi imbibés du Sang du Christ, c’est-à-dire marqués du signe de sa mort !
Ce signe reste parfaitement imprimé sur nous, aussi longtemps que nous mourons et que nous vivons pour Celui qui est mort pour nous. Le sang du Christ rejaillit, en quelque sorte, sur nous, quand nous portons Sa mort en nous (2 Cor. IV, 10), de manière à ne jamais le laisser effacer par la pluie des passions humaines ou par l’eau torrentielle des persécutions du siècle. Que ce Sang sèche donc sur nous, qu’il en devienne à jamais inséparable ; qu’il se répande sur nous et nous teigne : que non-seulement il nous teigne, mais nous purifie encore, après qu’il nous aura fait mourir au monde.
Le Dieu qui a imprimé le signe de Sa croix sur tous nos membres, peut les purifier toujours. C’est par là que nous pourrons nous réunir aux élus dans le ciel, moyennant le secours de Celui qui vit et règne, avec le Père et le Saint-Esprit, dans les siècles des siècles. Ainsi soit-il.

Descente aux limbes, Duccio, Maesta, Sienne

Duccio di Buoninsegna : le Christ dans les limbes
(« Maesta » de Sienne 1308-1311)

2017-39. La tour nord et la flèche de la basilique de Saint-Denys seront bien reconstruites.

Lundi saint 1o avril 2017,
101e anniversaire du rappel à Dieu du chanoine Antoine Crozier (cf > ici et > ici)

Basilique Saint-Denys façade photographiée avant le démontage de la tour nord

Basilique-nécropole royale de Saint-Denys
photographie de la façade réalisée avant le démontage de la tour et de la flèche (1846)

Fleur de lys

Chers Amis du Refuge Notre-Dame de Compassion,

En ce commencement de Semaine Sainte, alors que cela fait maintenant un mois que la chose a été tranchée au sommet de l’Etat (ce qui ne veut pas dire que l’on a coupé le cou à celui qui exerce pour quelques semaines encore la présidence de la république !), j’ai une bonne nouvelle à vous communiquer (il n’y en a tout de même pas que des mauvaises en ce bas-monde et en ces tristes temps).
Comme nous vous en avions informés (cf. > ici), la Commission nationale des Monuments Historiques avait émis le 30 janvier dernier un avis (consultatif) défavorable pour le projet de reconstruction de la tour nord et de la flèche de la basilique-nécropole royale de Saint-Denys, mais le gouvernement [d'occupation] a, lui, passé outre l’avis de la sus-dite Commission nationale et a décidé d’autoriser ce chantier et le commencement prochain des travaux.
En foi de quoi, Monsieur François Hollande s’est déplacé à la basilique de Saint-Denys le samedi 11 mars dernier pour y porter la nouvelle de manière très officielle.

Je n’irai pas jusqu’à insérer dans mon blogue la vidéo du discours de celui qui est – pour encore très peu de temps – président de la république, mais si vous voulez la visionner, il vous suffira de cliquer > ici.
Pour le cas où vous le feriez, je vous engage à bien « admirer » la faconde du sinistre (je rappelle que cet adjectif signifie : de gauche) personnage et à remarquer sa goujaterie, puisque en présence de Monseigneur l’Evêque du lieu, il a cité celui-ci en dernier dans les adresses préliminaires à son discours, contrairement à tous les usages et règles de la bienséance…

Je ne vous cache pas qu’en dépit de la profonde aversion – voire répulsion – que j’éprouve et pour la république, et pour le gouvernement actuel (mais bientôt passé), et pour l’actuel chef de l’Etat, cette annonce m’a fait bondir de joie ; si bien que, nonobstant le Carême et la Semaine Sainte, j’ai spontanément éprouvé le besoin de chanter un vibrant Alléluia !!!

Après donc de multiples rebondissements depuis 1846, date à laquelle la tour et la flèche avaient été démontées, comme je le rappelais le 31 janvier dernier (cf. > ici), nous avons donc maintenant bon espoir, si Dieu nous prête encore une dizaine d’années de vie, de voir la façade de cette basilique si chère à nos coeurs à nouveau dans sa splendeur originelle : Ainsi soit-il ! 

pattes de chatLully.

Abbé Suger

Suger, abbé de Saint-Denys (1080-1151)
initiateur des travaux d’agrandissement et d’embellissement de la basilique
qui sont à l’origine de « l’art français », c’est-à-dire le gothique.

2017-38. Pèlerinage de la Confrérie Royale au Puy-en-Velay : inscrivez-vous sans retard !

Inscrivez-vous sans retard
pour le
pèlerinage de la Confrérie Royale
des 26 & 27 mai 2017
au Puy-en-Velay

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Le bulletin d’inscription est à télécharger, pour être imprimé et nous être renvoyé, ici Bulletin d’inscription pèlerinage & repas

Rappel : la présentation et le programme du pèlerinage ont été publiés > ici

Affiche pèlerinage 26-27 mai 2017

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