Archive pour la catégorie 'Chronique de Lully'

2018-89. Le rêve de l’Enfant Jésus.

Mercredi 3 octobre 2018,
Fête de Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus de la Sainte Face.

Le rêve de l'Enfant Jésus

Le rêve de l’Enfant Jésus
huile sur toile de Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus de la Sainte Face (janvier 1894)

Chers Amis du Refuge Notre-Dame de Compassion,

Je veux saisir l’occasion de cette fête de Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus de la Sainte Face pour vous présenter – si vous ne le connaissez pas déjà – un tableau réalisé par la jeune carmélite de Lisieux en janvier 1894 et intitulé « Le Rêve de l’Enfant Jésus ».

Historique du tableau :

Ce tableau a été peint par Sœur Thérèse en janvier 1894 pour être offert à sa supérieure, Mère Agnès de Jésus, à l’occasion de sa fête : le 21 janvier.
Dans les Carmels, la fête patronale de la Prieure est alors l’occasion d’une fête communautaire. En outre, vous le savez, Mère Agnès de Jésus n’est autre que la sœur aînée de Sœur Thérèse : Pauline, qui lui a servi de seconde mère après la mort prématurée de Madame Martin et a joué un rôle très important dans l’éducation spirituelle de Thérèse. Les deux religieuses sont unies par les liens d’une très grande intimité spirituelle et l’élection de Mère Agnès au priorat a été une très grande joie pour Sœur Thérèse. Ce 21 janvier 1894 est donc la première fête de Mère Agnès ès qualité de prieure.
C’est aussi en ce début d’année 1894 que Sœur Thérèse manifeste les premiers symptômes (maux de gorge et douleurs de poitrine) de la tuberculose qui l’emportera dans un peu plus de trois ans.

Mère Agnès de Jésus ne va garder le tableau pour elle-même mais, au mois d’avril 1894, elle l’offre au monastère de la Visitation du Mans.
Vous vous souvenez peut-être qu’il existe des liens très forts entre la famille Martin et les Visitandines du Mans : la sœur de Madame Martin y était religieuse sous le nom de Sœur Marie-Dosithée ; les deux sœurs aînées de Thérèse, Pauline et Marie, y furent pensionnaires et y furent profondément imprégnées par l’esprit de Saint François de Sales et Sainte Jeanne-Françoise de Chantal ; Pauline avait tout naturellement pensé entrer à la Visitation du Mans, mais finalement une inspiration reçue devant la statue de la Madone du Carmel dans l’église Saint-Jacques de Lisieux lui avait fait comprendre que Notre-Seigneur la voulait carmélite.
De fait, on comprend qu’il existe une correspondance suivie entre le Carmel de Lisieux et la Visitation du Mans, et Mère Agnès concrétise les liens de religieuse amitié qui unissent les deux monastères par l’envoi de ce tableau dont le symbolisme est tout un programme de vie religieuse, à son ancienne maîtresse visitandine, Mère Marie-Aloysia Vallée.

La Visitation du Mans ayant fermé, les religieuses qui restaient intégrèrent le monastère de Chartres, où elles apportèrent leurs archives et leur patrimoine : c’est ainsi que, en janvier 1995, lorsque Frère Maximilien-Marie fut affilié au monastère de la Visitation de Chartres, cette cérémonie d’affiliation fut célébrée en présence du tableau de Sainte Thérèse (cf. > ici).
Malheureusement le monastère de Chartres a fermé lui aussi, et désormais « Le Rêve de l’Enfant Jésus » se trouve à la Visitation de Moulins, où notre Frère a pu le vénérer – puisqu’il s’agit d’une relique – et le prendre en photo au parloir le 3 octobre 2013 à l’occasion d’une visite au monastère. 

Sainte Thérèse de l'Enfant Jésus de la Sainte Face

Sur ce cliché, Sainte Thérèse a voulu poser en montrant ostensiblement les deux pôles
spirituels qui symbolisent toute sa vie religieuse : l’Enfant Jésus et la Sainte Face.

Explication du tableau :

Sainte Thérèse a voulu exprimer dans ce tableau des choses qui sont essentielles à sa vie religieuse et, alors qu’elle s’achemine vers la plénitude de sa « voie » de sainteté, elle a ici représenté de manière symbolique ce qui en est l’essentiel.
Elle a donné elle-même l’explication de ce tableau dans un texte qui l’accompagne et dont le langage fleuri et presque enfantin voile des réalités spirituelles d’une intense gravité…

Rêve de l'Enfant Jésus - détail

« En jouant avec les fleurs que son épouse chérie lui a apportées dans sa crèche, Jésus pense à ce qu’Il fera pour la remercier… La-haut dans les jardins célestes, les anges serviteurs de l’Enfant Divin, tressent déjà les couronnes que son Cœur a réservées pour sa bien-aimée.
Cependant la nuit est venue. La lune envoie son rayonnement argenté et le doux Enfant Jésus s’endort… Sa petite main ne quitte pas les fleurs qui l’ont réjoui pendant la journée et son Cœur continue de rêver au bonheur de son épouse chérie.

Rêve de l'Enfant Jésus - détail

Bientôt il entrevoit dans le lointain des objets étranges qui n’ont aucune ressemblance avec les fleurs printannières. Une croix !… Une lance !… Une couronne d’épines !… et cependant le Divin Enfant ne tremble pas. Voilà ce qu’il choisit pour montrer à son épouse combien il l’aime !… Mais ce n’est pas encore assez, son visage enfantin et si beau, il le voit défiguré, sanglant !… méconnaissable !… Jésus sait bien que son épouse le reconnaîtra toujours, qu’elle sera à ses côtés, alors que tous l’abandonneront, aussi l’Enfant Divin sourit à cette image sanglante. Il sourit encore au calice rempli du vin qui fait germer les vierges.

Rêve de l'Enfant Jésus - détail

Il sait que dans son Eucharistie les ingrats le délaisseront, mais Jésus pense à l’amour de son épouse, à ses délicatesses. Il voit les fleurs de ses vertus embaumant le sanctuaire et Jésus Enfant continue de sommeiller doucement… Il attend que les ombres déclinent… que la nuit de la vie soit remplacée par le jour radieux de l’éternité !…
C’est alors que Jésus rendra à son épouse bien-aimée les fleurs qu’elle lui a données en le consolant sur la terre… C’est alors qu’il inclinera vers elle sa Face Divine toute rayonnante de gloire et qu’il fera goûter éternellement à son épouse la douceur ineffable de son divin baiser !… ». 

Autographe de Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus de la Sainte Face
donné à la Visitation du Mans en même temps que le tableau par la Révérende Mère Agnès de Jésus
et aujourd’hui conservé à la Visitation de Moulins.

Rêve de l'Enfant Jésus - détail

Tous les habitués des écrits de Sainte Thérèse et de sa spiritualité retrouvent dans ces lignes un résumé remarquable de tous les thèmes thérésiens : le sommeil de l’Enfant Jésus, la nuit, l’enfance spirituelle, les fleurs, consoler Jésus, faire plaisir à Jésus, la réparation, la fécondité du sacrifice, les noces mystiques, la Passion, la Sainte Face douloureuse qui se révèlera un jour glorieuse, les récompenses de la vie future, l’éternité ardemment désirée… Oui, tout ce que l’on retrouve développé dans les manuscrits autobiographiques et les lettres de la Saine se trouve ici résumé.

A cette note explicative, Sœur Thérèse a joint encore une lettre à l’adresse de Mère Agnès :

« Ma Mère chérie,
Vous venez de lire le rêve que votre enfant voulait reproduire pour votre fête. Mais hélas ! c’est votre pinceau d’artiste qui seul aurait pu peindre un aussi doux mystère !… J’espère que vous ne regarderez que la bonne volonté de celle qui serait si heureuse de vous faire plaisir.
C’est vous, ma Mère, ce sont vos vertus que j’ai voulu représenter par les petites fleurs que Jésus presse sur son Cœur. Les fleurs sont bien pour Jésus seul ! oui, les vertus de ma Mère chérie resteront toujours cachées avec le petit Enfant de la crèche, cependant malgré l’humilité qui voudrait les voiler, le parfum mystérieux qui s’échappe de ces fleurs me fait déjà pressentir les merveilles que je verrai un jour dans l’éternelle Patrie, quand il me sera permis de contempler les trésors de tendresse que vous prodiguez maintenant à Jésus.
O ma Mère ! vous le savez, jamais je ne pourrai vous dire toute ma reconnaissance pour m’avoir guidée comme un ange des Cieux au-milieu des sentiers de la vie. C’est vous qu’il m’avez appris à connaître Jésus, à l’aimer. Maintenant que vous êtes doublement ma Mère, ah ! conduisez-moi toujours vers le Bien-Aimé ; apprenez-moi à pratiquer la vertu, afin qu’au Ciel je ne sois pas placée trop loin de vous et que vous puissiez me reconnaître pour votre enfant et votre petite sœur,

Thérèse de l’Enfant Jésus de la Sainte Face
rel. carm. in. »

Cette lettre autographe de Sœur Thérèse à Mère Agnès a également été donnée par elle à la Visitation du Mans
et, ayant suivi le tableau, se trouve elle aussi désormais à la Visitation de Moulins.

ancienne image de dévotion représentant le tableau

Ancienne image de dévotion représentant le tableau
diffusée après la canonisation de Sainte Thérèse

Voir aussi :
Lettre apostolique de Pie XII établissant Sainte Thérèse patronne de la France en second > ici

2018-88. De la nouvelle présentation du corps de Sainte Thérèse Couderc dans la basilique de La Louvesc.

Jeudi 27 septembre 2018,
Fête des Saints Côme et Damien, martyrs ;
Commémoraison de Saint Elzéar et Sainte Delphine de Sabran ;
Anniversaire de la naissance de SMTC le Roi Louis XIII.

translation de Sainte Thérèse Couderc 22 septembre 2018

Translation du corps de Sainte Thérèse Couderc
depuis la chapelle du Cénacle
jusqu’à la basilique de Saint Jean-François Régis
La Louvesc, le 22 septembre 2018
(photo prise par une amie présente à la cérémonie)

Chers Amis du  Refuge Notre-Dame de Compassion,

Monseigneur le Maître-Chat a déjà évoqué, samedi dernier (cf. > ici), la translation du corps de Sainte Thérèse Couderc.
Un empêchement de dernière minute indépendant de ma volonté m’avait privé d’assister à cette cérémonie, aussi ai-je profité du jour même de la fête liturgique de cette sainte très aimée, hier mercredi 26 septembre, pour me rendre à La Louvesc : ceux qui me connaissent et sont venus au Mesnil-Marie savent à quel point ce lieu est cher à ma dévotion.
Je ne m’y étais pas rendu depuis le mois d’avril. C’est à cette occasion que j’avais appris la date de la translation de Sainte Thérèse et que j’avais pu apercevoir les travaux en cours dans la basilique pour la réception de sa châsse.
Puisque Maître-Chat Lully me laisse aujourd’hui la plume, je vais moi-même vous parler de mon petit pèlerinage et vous montrer quelques clichés que j’ai réalisés à cette occasion, afin que vous puisiez vous rendre compte par vous-mêmes de la nouvelle disposition des lieux.

Basilique de La Louvesc

Basilique de La Louvesc – façade

Ayant quitté le Mesnil-Marie vers 11 h 30, j’arrivais à La Louvesc au moment où sonnait la demi de midi au clocher de la basilique : horaire très intentionnellement choisi parce qu’alors, et pour une bonne heure environ, la basilique est déserte et silencieuse.

La journée était radieuse, chaude (même à 1.100 m d’altitude) ; le ciel sans nuage. Une lumière magnifique entrait à flots dans la basilique.

Basilique de La Louvesc intérieur

Basilique de La Louvesc – intérieur, vue générale

Je compte vous parler un jour plus en détail de cette basilique, œuvre de l’architecte lyonnais Pierre Bossan (auquel nous devons aussi entre autres la basilique de Fourvière, le prolongement de l’église d’Ars et l’église Notre-Dame de Valence), et des misères qu’elle avait déjà subies lors de la réforme liturgique postérieure au concile vaticandeux. Aujourd’hui, je me contenterai de vous parler des dispositions prises pour la réception de la châsse de Sainte Thérèse Couderc.

Après avoir salué le Très Saint Sacrement et m’être agenouillé devant le reliquaire dans lequel sont renfermés les ossements de Saint Jean-François Régis, je me dirigeais donc vers la chapelle du transept sud qui était encore il y a peu dédiée à Sainte Agathe (en souvenir du fait que l’église originelle de La Louvesc, à laquelle a succédé cette basilique, était placée sous le vocable de l’illustre vierge martyre de Catane).

Voici à quoi ressemblait l’autel – aujourd’hui détruit – de la chapelle de Sainte Agathe.

Autel de Sainte Agathe dans la basilique de La Louvesc

(photo prise en 2010)

Il ne subsiste plus aujourd’hui que le panneau sculpté qui constituait le devant de la table d’autel, et se trouve désormais exposé sous le porche de la basilique.

Devant de l'ancien autel de Sainte Agathe

On peut avoir une idée de l’aspect général de cette chapelle de Sainte Agathe en regardant, du côté droit, celle qui lui est symétrique : la chapelle du Sacré-Coeur.

Basilique de La Louvesc - chapelle du Sacré-Cœur

Foin désormais de ce que vous avez vu ci-dessus, l’ancienne chapelle de Sainte Agathe, devenue la chapelle où repose le corps incorrompu de Sainte Thérèse Couderc, a été transformée comme ceci, sans chercher en aucune manière à conserver le style de la basilique :

Ancienne chapelle Sainte Agathe désormais chapelle de Sainte Thérèse Couderc

Certes, l’essentiel, après deux années de « sevrage », c’est que l’on puisse à nouveau y vénérer le précieux corps de Sainte Thérèse Couderc. Le lieu est propre (parce que c’est neuf : dans le reste de la basilique on est attristé de voir beaucoup de poussière et de toiles d’araignées), mais c’est tout-à-fait minimaliste ; tout-à-fait conforme à la manière dont on a dépouillé les sanctuaires catholiques dans les années 60-70 du précédent siècle pour leur donner la nudité des temples huguenots…

On est frappé par le fait que le seul élément qui a été conservé de l’autel sous lequel était exposé le corps de notre chère sainte dans l’ancienne chapelle du Cénacle soit la grande plaque de marbre sombre, gravée d’une inscription latine rappelant les grandes lignes de la vie de Sainte Thérèse Couderc, sa béatification et sa canonisation (voir la photographie de cette plaque > ici), mais rendue illisible par l’espèce de barbouillage pseudo symbolique dont elle a été recouverte. Il paraît que c’est une œuvre d’art, mais je ne connais personne ayant un minimum de bon goût qui mettrait « ça » dans son salon, et je doute fortement que ce soit un jour placé dans un musée des beaux-arts.

Présentation de la nouvelle châsse de Sainte Thérèse Couderc

Mais approchons-nous !
Dès l’abord, la forme choisie pour la nouvelle châsse de Sainte Thérèse surprend. Cette forme ogivale laisse un peu perplexe : elle ne donne pas une impression d’harmonie. Je ne pense pas que le nombre d’or ait été utilisé pour en calculer les proportions.
Le socle de pierre sur lequel elle est posée, pas davantage d’ailleurs. 

Châsse de Sainte Thérèse Couderc

La manière dont les « rayons » (je ne sais pas si c’est le terme approprié), dorés et argentés, sont peints (car je ne pense pas qu’il s’agisse d’or et d’argent véritables) – sans finesse – sur cette châsse fait spontanément et irrépressiblement penser à la forme d’un canoë amérindien (mais, à ce que je sache, Sainte Thérèse n’est pas allée instruire dans la vraie foi les indiens du Canada !!!).

Châsse de Sainte Thérèse Couderc

L’inscription (qui ne saute pas aux yeux) donne l’impression d’avoir été tracée sur le sable du bout de l’index.

Inscription de la châsse

Mais il y a quelque chose de plus embêtant pour les dévôts de Sainte Thérèse dans la manière dont elle est ici présentée.

Dans l’ancienne chapelle du Cénacle, le corps était exposé couché légèrement sur le côté, de sorte que les fidèles qui venaient s’agenouiller devant lui puissent en voir le visage. En effet, même s’il est protégé par un masque de cire, le visage de cette octogénaire qui a « si bien trouvé Dieu » est extraordinaire par son rayonnement de sérénité.

Ici, le corps est posé totalement à plat, ce qui fait que lorsqu’on se met à genoux (sur l’agenouilloir disposé devant la châsse) il est désormais impossible de voir autre chose que la coiffe tuyautée sur laquelle est épinglé son voile et, pour ceux qui sont plus haut de taille, le nez qui en dépasse.
Il en est aussi ainsi si l’on est assis sur l’un des sièges de la chapelle disposé devant la châsse.
Et quand bien même l’on est debout, il n’est pas non plus très aisé – sinon en se contortionnant un peu – de bien contempler le visage de Sainte Thérèse.
Il est donc devenu extrêmement compliqué d’aviser convenablement Sainte Thérèse Couderc pendant un long moment de prière silencieuse, face à face « comme un ami qui parle à son ami », selon la belle expression de la Sainte Ecriture.

Tout porte à penser que le corps incorrompu de la sainte a été exposé là plutôt comme un « objet de curiosité » que comme le précieux sujet d’une réelle dévotion, même s’il y a un agenouilloir et des brûleurs pour y déposer des veilleuses votives (mais cela, c’est une source de revenus pour les églises, alors même les « curés » qui n’ont pas de dévotion le maintiennent !).

Détail de la présentation du corps de Sainte Thérèse Couderc

Ce n’est qu’en se mettant debout sur la pointe des pieds, en même temps qu’il faut se pencher en avant, que l’on arrive à obtenir la vue suivante :

Corps de Sainte Thérèse Couderc

Enfin, comme on peut s’en rendre un peu compte sur ce dernier cliché, la forme même de cette châsse et l’éclairage qui a été mis en place (en particulier les cordons de LED qui soulignent les nervures de la croisée d’ogives au-dessus de la châsse) occasionnent de constants reflets – avec parfois en sus ceux des vitraux – qui sont des plus pénibles.
Ajoutez-y enfin les traces de doigts qu’y laisse une certaine forme de dévotion très tactile, et vous comprendrez que la prise de bonnes photographies est une véritable gageure.

En conclusion, je vous  dirai donc que si je suis infiniment heureux 1) que le corps de Sainte Thérèse Couderc soit demeuré à La Louvesc, 2) et qu’il soit à nouveau possible de le vénérer et de prier devant, néanmoins mon tempérament de perfectionniste est chagriné par les défauts patents de la présentation qui en a été faite.
Cela ne nous empêchera certainement pas de nous rendre toujours très régulièrement à La Louvesc, mais nous y éprouverons un pincement au cœur en pensant à ce qui eût pu être réalisé en conformité avec le style donné par Bossan à la basilique, et en donnant à l’exposition du corps de Sainte Thérèse une présentation portant les caractères d’une véritable piété…

Frère Maximilien-Marie du Sacré-Cœur.

Sainte Thérèse Couderc

2018-87. Le blogue de l’école Saint-Martial.

Mardi soir 25 septembre 2018.

Saint-Martial se reflétant dans les eaux de son lac

Notre village de Saint-Martial se reflétant dans les eaux de son lac 

Chers Amis du Refuge Notre-Dame de Compassion,

Je veux ce soir vous entretenir de l’école de notre village : l’Ecole Saint-Martial.

Des cinq écoles que l’on pouvait jadis compter sur le territoire de la commune, seule celle qui était originellement l’école de filles tenue par les religieuses de Saint-Joseph demeure. C’est une école privée qui dépend de la direction diocésaine de l’enseignement catholique (diocèse de Viviers).

Dans cette école à classe unique, les enfants sont reçus dès l’âge de deux ans jusqu’à leur entrée en sixième. Comme c’est le seul établissement scolaire de la commune, elle a droit à des subventions de la municipalité. Cette dernière tient évidemment beaucoup à cette école : son existence est un facteur important pour le maintien et l’installation de familles dans notre village.
En outre, l’école joue un rôle important dans la vie du village, non seulement dans son rôle d’éducation et d’instruction, mais parce que la maîtresse, Laëtitia, a instauré des liens forts entre l’école et les associations telles que le club des aînés ou l’amicale de loisirs créatifs…

Depuis qu’il est correspondant local de presse pour « Terre Vivaroise – l’Hebdo de l’Ardèche », Frère Maximilien-Marie a pu apprécier le dynamisme de la maîtresse et le beau travail qu’elle accomplit avec ses élèves : en témoignent les articles qu’il a rédigés, presque chaque semaine depuis un an et demi, sur les activités de cette école où les enfants sont vraiment épanouis et reçoivent une formation scolaire classique associée à une pédagogie vivante qui leur permet de découvrir avec émerveillement les richesses qu’offre le cadre naturel extraordinaire de leur village.

Mais l’Ecole Saint-Martial est menacée !
Pourquoi ?
Pas en raison d’un manque d’effectifs, comme cela peut arriver dans certains villages voisins. Il y avait 16 élèves pour l’année scolaire 2017-2018, il y en a 17 pour cette année scolaire 2018-2019.
Cela est essentiellement la conséquence de la suppression des emplois-aidés décidée par le gouvernement à la fin de l’été 2017.
Je vous l’ai dit, notre école est constituée d’une classe unique où les enfants sont reçus dès l’âge de 2 ans. Sans la présence d’une assistante maternelle, il serait absolument impossible à l’unique enseignante d’assurer un travail convenable, dans des conditions de surveillance et de sécurité nécessaires.
Or le poste de l’assistante maternelle faisait partie de ses emplois-aidés que le gouvernement supprimait d’un trait de plume. Plus d’assistante maternelle = plus de possibilité de maintenir l’école !

Tous sont montés au créneau pour obtenir le maintien du poste : l’association des parents d’élèves avec la maîtresse et la direction diocésaine de l’enseignement, ainsi que Madame le Maire qui a cherché les appuis d’autres élus départementaux ou régionaux… etc.
L’emploi a été sauvé, mais toutefois avec une prise en charge moindre du salaire de l’assistante maternelle dont le solde s’est donc retrouvé à charge de l’association. Les parents d’élèves se sont donc mobilisés pour organiser des manifestations, des ventes, afin de récolter de l’argent. La municipalité a promis une aide supplémentaire… etc. Cela n’est cependant pas suffisant.
C’est quelque 6.000 euros qu’il faut encore trouver pour pouvoir maintenir notre école.

Panneau de l'Ecole Saint-Martial

Le 30 juin 2017, Monseigneur l’Evêque de Viviers est venu pour la première fois à Saint-Martial
pour y bénir l’école et lui donner officiellement son nom, choisi par les élèves,
qui avaient fait tout un travail pour connaître le saint protecteur du village :
le panneau reproduit ci-dessus a été réalisé par les enfants pour cette occasion.

Frère Maximilien-Marie, conscient que les manifestations ou activités organisées par l’association des parents d’élèves restent cantonnées à l’échelon local, a alors suggéré à la maîtresse et à l’association de parents d’élèves de créer un blogue pour l’école.

L’objectif est de faire connaître la vie de nos petits Saint-Martialous bien au-delà des limites de la commune, bien au-delà des limites de nos Boutières, bien au-delà des limites du diocèse.
En faisant connaître la vie de l’Ecole Saint-Martial, on pourra aussi sensibiliser à ses besoins et on s’efforcera de susciter des générosités selon le principe « les petits ruisseaux font les grandes rivières ».
Trouver 6.000 euros, cela peut sembler énorme lorsqu’on regarde cette somme dans sa globalité.
« Mais, dit Frère Maximilien-Marie, 6.000 euros ce ne sont finalement que 600 personnes qui donnent chacune 10 euros ! Efforçons-nous donc de toucher plusieurs centaines de personnes et n’hésitons pas à leur tendre la main pour quelques euros chacune. Puisque Internet nous permet d’avoir une vitrine sur la toile, lançons-nous ! »
La proposition de Frère Maximilien-Marie a été encouragée par le directeur de l’enseignement diocésain et approuvée par la maîtresse et les parents d’élèves.
Les élèves – les plus grands du moins – sont partie prenante et participeront au blogue…  dont la partie technique, la mise en page et l’édition sont prises en charge par notre Frère qui a déclaré : « Je ne dispose pas de moyens financiers puisque je vis moi-même de la charité, mais ce dont je suis capable – en l’occurrence écrire, prendre des photographies et m’occuper d’un blogue -, c’est cela que je donne, avec une partie de mon temps, afin de susciter des dons et pour que notre village garde son école ».

« Terre Vivaroise – L’Hebdo de l’Ardèche » s’est fait l’écho de cette initiative dans son numéro du jeudi 20 septembre 2018, lui consacrant une demi-page complète, ce qui est un rare privilège, dans les pages du début du journal plutôt que dans les pages locales.
Vous pouvez retrouver la version numérique de cet article > ici.

A mon tour, j’ai voulu en avertir tous les amis du Refuge Notre-Dame de Compassion et les sensibiliser à ce nouvel engagement pris par notre Frère Maximilien-Marie dans un « combat » qui a des conséquences pour la survie de tout un village, un village merveilleux qui ne peut se résoudre à voir s’accélérer encore sa dépopulation et la désertification !

Concrètement, vous, nos amis, que pouvez-vous faire ?

1) d’abord vous abonner au blogue de l’Ecole Saint-Martial !
Vous allez > ici et dans la colonne de droite vous inscrivez votre adresse électronique (sans erreur) dans le cartouche prévu à cet effet sous l’inscription « suivez nos mises à jour par email » puis vous cliquez sur le bouton « submit ». Ainsi vous accompagnerez nos petits Saint-Martialous dans leur vie quotidienne. Ce sera pour un véritable encouragement amical.
2) ensuite, si vous en avez la possibilité et le désir, vous pouvez faire un don, même de quelques euros seulement : pour cela – toujours dans cette colonne de droite – vous avez « Faire un don » : vous cliquez… c’est tout-à-fait sécurisé et vous ne risquez pas d’arnaque ! Vous décidez de la somme à verser : 2 €, 5 €, 10 € …ou davantage si vous le souhaitez et pouvez.
3) je vous demande aussi de faire suivre mon message et appel à tous ceux de vos parents, amis et contacts qui pourraient être sensibilisés au sort de notre belle petite école et pourraient aussi avoir du plaisir simplement à « côtoyer » nos petits Saint-Martialous dans leur vie d’apprentissage…

… et bien sûr, je vous demande aussi – j’eusse même dû commencer par cela ! – de prier pour que cette aventure soit couronnée de succès et que nous parvenions à maintenir notre école et assurer son avenir.

Soyez en très vivement remerciés !

Lully.

Maîtresse et élèves devant le blogue de l'Ecole

Laëtitia, la maîtresse, et quelques élèves, en train de lire la première publication du blogue de l’Ecole Saint-Martial.

2018-86. Où, à l’occasion de la translation du corps de Sainte Thérèse Couderc, le Maître-Chat Lully publie quelques photographies qui sont plus éloquentes que de longs discours…

Samedi 22 septembre 2018 ;
Octave de Notre-Dame des Sept-Douleurs ;
Commémoraison du samedi des Quatre-Temps d’automne ;
Commémoraison de Saint Maurice et de ses compagnons, martyrs ;
Commémoraison de Saint Thomas de Villeneuve, évêque et confesseur.

A La Louvesc, jour de la translation du corps de Sainte Thérèse Couderc.

Sainte Thérèse Couderc

Corps incorrompu de Sainte Thérèse Couderc à La Louvesc.

frise

Chers Amis du Refuge Notre-Dame de Compassion,

J’ai déjà eu l’occasion de vous parler de la vie (cf. > ici) d’une très grande sainte native du diocèse de Viviers pour laquelle nous avons une très grande vénération : Sainte Thérèse Couderc, fondatrice de la congrégation des sœurs de Notre-Dame de la retraite au Cénacle (que l’on appelle couramment « sœurs du Cénacle »), dont la fête liturgique est célébrée au jour anniversaire de sa naissance au Ciel, le 26 septembre.

Je vous ai également raconté (cf. > ici) de quelle manière, le mardi 12 juillet 2016, nous avions appris avec une douloureuse stupéfaction la fermeture et la vente programmée de la maison-mère historique des religieuses du Cénacle à La Louvesc.
La publication que j’avais alors faite pour annoncer cette triste nouvelle avait suscité de nombreuses réactions : réactions navrées ou indignées de beaucoup de fidèles, et même – je le dis avec désolation mais Dieu m’est témoin que c’est la stricte vérité – démentis mensongers donnés à cette nouvelle par certaines religieuses essayant de calmer l’émotion suscitée par mon article. Sans doute avaient-elles oublié le contenu et le sens du huitième commandement de Dieu, puisque la décision de fermer et de vendre ce couvent qui est le lieu de leur fondation était déjà fermement prise…

Autel avec la châsse de Sainte Thérèse Couderc - carte postale postérieure à la canonisation

Carte postale réalisée après la canonisation de Sainte Thérèse Couderc (1970)
et montrant l’autel érigé au-dessus de la châsse contenant le corps incorrompu de la sainte
dans la chapelle des religieuses du Cénacle à La Louvesc.

Il y eut des mois d’incertitude.
Les villageois de La Louvesc eux-mêmes ignoraient ce qu’allait devenir le corps d’une sainte à laquelle ils sont très attachés. Certains nous écrivaient pour nous demander si nous avions des informations à ce sujet, car du côté des religieuses ou du clergé local ce fut longtemps « silence radio ».
Des bruits contradictoires couraient, dont nous ne pouvions savoir s’ils étaient rumeurs et bobards, ou bien s’ils avaient quelque fondement de vérité.
Enfin, nous apprîmes de manière certaine, au cours de l’hiver dernier, que le corps de Sainte Thérèse Couderc serait transféré dans la basilique de Saint Jean-François Régis, à quelques centaines de mètres du couvent déserté.
Ce nous fut un véritable soulagement de savoir que « notre » chère Sainte reterait à La Louvesc et que nous pourrions continuer à nous recueillir devant sa châsse vénérée.

Le transfert des reliques d’un saint, surtout lorsqu’il s’agit d’un corps entier, porte le nom de translation.
La translation solennelle d’un corps saint, usage qui remonte à la plus haute antiquité, et qui parfois donne l’occasion à l’institutution d’une fête liturgique supplémentaire en l’honneur de ce saint, obéit normalement à certaines règles canoniques et liturgiques précises. Cela fait partie des cérémonies traditionnellement les plus importantes – qui exige la présence d’au moins un évêque – ; c’est aussi l’une des moins fréquentes de nos jours .

Or c’est aujourd’hui, samedi 22 septembre 2018, en début d’après-midi, que va avoir lieu la translation du corps de Sainte Thérèse Couderc depuis la chapelle du Cénacle, jusqu’à la basilique de La Louvesc.
Frère Maximilien-Marie avait prévu de s’y rendre mais il en a été empêché, alors j’ai demandé à des amis qui s’y trouvent de prendre de nombreuses photographies pour me les communiquer ensuite.

Cour intérieure de la maison de fondation du Cénacle avec façade de la chapelle

Cour intérieure de la maison-mère historique des sœurs du Cénacle à La Louvesc et façade de la chapelle :
sur le linteau de la porte d’entrée de la maison est gravée la date de 1837
c’est-à-dire 10 ans après le commencement de la congrégation.

A l’heure actuelle, j’ignore si le couvent est déjà vendu et j’ignore donc aussi ce que deviendront ces grands bâtiments, le parc, et surtout la chapelle, dont il y a tout lieu de craindre qu’elle sera désacralisée, hélas !

Avant même la cérémonie de translation, j’ai résolu de vous montrer, à l’aide de clichés anciens que j’ai collectionnés (et tels qu’il y en a déjà deux ci-dessus), l’évolution de cette chapelle : une évolution tout-à-fait révélatrice.

Voici tout d’abord un ancien cliché montrant les grands bâtiments du Cénacle, avec la chapelle (signalée par une flèche rouge) et le parc, sur la droite du couvent.

Bâtiments du Cénacle et chapelle extérieurs

Et maintenant une vue de l’intérieur de la chapelle telle qu’elle se présentait dans la première moitié du XXème siècle.
Tout est en place. Tout y est catholique : le maître-autel, la table de communion, la grille du chœur des religieuses (du côté de l’Evangile), les lustres, les statues, les stations du chemin de Croix.
Il y a même un drapeau tricolore (peut-être marqué du Sacré-Coeur !).
Remarquez, en avant du sanctuaire, de chaque côté de la nef, deux grandes fenêtres en plein cintre…

Chapelle du Cénacle dans la première moitié du XXe siècle

Et ci-dessous une photographie prise dans cette même chapelle au soir du 4 novembre 1951, jour où fut célébrée à Rome la béatification de Mère Thérèse Couderc par Sa Sainteté le pape Pie XII.

On voit la profusion de décoration et de luminaires avec laquelle les religieuses d’alors ont orné le sanctuaire pour cette circonstance.
Cela permet aussi de distinguer certains détails du maître-autel.

Chapelle du Cénacle soir de la béatification de Mère Thérèse Couderc 1951

Après cette béatification, des travaux furent réalisés dans la chapelle.
Le corps incorrompu de la Bienheureuse Thérèse Couderc fut exposé à la vénération des fidèles dans une châsse placée sous un autel de marbre sombre qui fut édifié dans un renfoncement pratiqué sur le côté droit de la nef, là où se trouvait auparavant une grande fenêtre (je vous la signalais ci-dessus) qui fut transformée en oculus.
C’est ce que montre la photographie suivante :

chapelle du cénacle après béatification 1951

Au dessus de cet autel, fut apposée une grande plaque de marbre dont l’inscription latine rappelle les grandes dates de la vie de la nouvelle bienheureuse et mentionne sa béatification :

Plaque de marbre au-dessus de l'autel après béatification

Sainte Thérèse Couderc fut canonisée le 10 mai 1970.
C’était après le second concile du Vatican, et la nouvelle messe était entrée en vigueur depuis moins de six mois. Toutefois les chambardements liturgiques avaient commencé à se faire jour depuis 1965.

Dans le diocèse de Viviers, Son Excellence Monseigneur Alfred Couderc (né en 1882, évêque de Viviers en 1937 et décédé le 25 février 1968), qui était relativement conservateur, avait autorisé que l’on remplaçât les anciens maîtres-autels à la condition que les autels qu’on édifierait à leur place afin qu’on puisse y célébrer la messe « face au peuple », soient néanmoins conçus pour qu’on continue à y célébrer de manière traditionnelle. C’est ce qui explique que, sur la photo suivante, si l’ancien maître-autel a disparu l’autel qui l’a remplacé – et qui est encore un autel en pierre – garde le tabernacle en son centre (sur ce cliché pris lors d’une exposition du Très Saint-Sacrement l’ostensoir est posé sur le tabernacle).

On remarque par ailleurs que des statues, les stations du chemin de Croix et la table de communion ont disparu.
L’autel sous lequel se trouve la châsse de Sainte Thérèse Couderc conserve sa nappe, sa croix et ses chandeliers.

Chapelle du Cénacle après la canonisation 1970

La chapelle va ensuite, au cours des quatre décennies et demi qui ont suivi, être « relouquée » de diverses manières.

L’autel que l’on aperçoit ci-dessus va être d’abord remplacé par un cube, toujours en pierre, tandis que le tabernacle sera relégué sur le côté.
Puis, à cet autel cubique va succéder… une ancienne table ronde de salle à manger aux pieds tournés (!!!), qui a elle-même cédé la place à une espèce de « meuble » circulaire, en bois, qui fera des allées et venues : tantôt dans le sanctuaire et tantôt dans la nef (avec les chaises des fidèles en rond tout autour) au gré de l’inventivité des bricoleurs de la liturgie…

chapelle du cénacle années 2000

Quand à l’autel de Sainte Thérèse Couderc il sera dépouillé de sa nappe, de ses chandeliers et de sa croix.

autel de Sainte Thérèse Couderc dépouillé

Puis la grande plaque de marbre gravée (sur laquelle avait été rajoutée la mention de la canonisation en 1970) a été recouverte de ce que je peux difficilement qualifier d’un autre mot que « barbouillage ».
Sans doute son inscription en langue latine semblait-elle totalement anachronique à ceux qui se sont rendus coupables de cette œuvre d’ « art conceptuel » sur laquelle on peut toutefois lire le mot « Bonté », en référence à l’une des expériences mystiques de Sainte Thérèse.
Je n’hésite pas à le dire : pour ce qui me concerne, j’ai bien du mal à retrouver l’expérience mystique et les leçons spirituelles de Sainte Thérèse Couderc dans cette figuration absconse…

Au Cénacle, la chapelle Thérèse Couderc

Voilà donc, en attendant que je puisse vous montrer le lieu de la basilique où a été transféré le corps de Sainte Thérèse Couderc, ce que je vous pouvais montrer de l’évolution symptomatique de la chapelle où ce corps incorrompu a reposé jusqu’à ce jour, chapelle de ce qui fut la maison-mère de la congrégation qu’elle fonda en 1827 ; congrégation – est-il besoin de le préciser ? – qui est aujourd’hui en pleine régression et décadence, en attendant son extinction qui semble inéluctable, puisque totalement ravagée par le modernisme, lequel est inexorablement stérile.

pattes de chatLully.

Voir le splendide texte de Sainte Thérèse Couderc intitulé « Se livrer » > ici
Et sa prière à la Très Sainte Trinité > ici

2018-85. Entretiens spirituels donnés lors de la fête de Notre-Dame de Compassion au Mesnil-Marie.

Jeudi 20 septembre 2018,
Fête de Saint Eustache et de ses compagnons, martyrs ;
Vigile de Saint Matthieu, apôtre ;
Mémoire du 6ème jour dans l’octave de Notre-Dame des Douleurs.

Pieta - oratoire du Mesnil-Marie

Piéta dans l’oratoire du Mesnil-Marie
(Note : cette statue est en bois polychrome : elle a fait l’objet d’un très mauvais travail de peinture en 1911,
mais cette peinture écaillée en plusieurs endroits semble révéler une polychromie beaucoup plus ancienne
et nous sommes portés à la dater de la fin du XVIIIème siècle ou du premier quart du XIXème)

frise avec lys naturel

Chers Amis du Refuge Notre-Dame de Compassion,

Lorsque nous annonçâmes la journée de récollection du samedi 15 septembre dernier, en notre Mesnil-Marie, à l’occasion de la fête patronale du Refuge Notre-Dame de Compassion (cf. > ici), quelques uns d’entre vous nous ont exprimé leur regret de ne pouvoir y participer, soit en raison d’obligations diverses déjà contractées, soit en raison de soucis de santé, soit encore tout simplement en raison de l’éloignement géographique.
Une dizaine de personnes avaient pu nous rejoindre, et l’une de nos fidèles amies a enregistré les deux communications que Frère Maximilien-Marie a données ce jour-là, si bien que, disposant désormais de ces enregistrements nous sommes en mesure de les adresser à ceux qui souhaiteraient les écouter.

La première intervention, celle du matin, intitulée « Importance et actualité du culte des Douleurs de la Mère de Dieu », dure presque 1 h et 10 mn. Partant du Saint Evangile – en redressant au passage quelques erreurs modernes – Frère Maximilien-Marie peint à grands traits une fresque du développement continu du culte de la Mère des Douleurs, demandé à plusieurs reprises par la Très Sainte Vierge Marie en plusieurs apparitions authentifiées par l’Eglise, et évoque les principales pratiques de cette dévotion.
La seconde communication, celle de l’après-midi, intitulée « Vie chrétienne et souffrance », dure un peu plus de 50 mn, et notre Frère y rappelle avec la grande Tradition spirituelle combien il ne peut pas y avoir de vie chrétienne authentique sans  l’union à la Croix de Notre-Seigneur, source de grandes souffrances certes mais plus encore source de joie surnaturelle et de fécondité spirituelle.
Dans l’une et l’autre, Frère Maximilien-Marie s’adresse à son auditoire avec beaucoup de simplicité, comme dans des entretiens familiers.

Si vous souhaitez donc avoir accès à ces enregistrements, il suffit de nous écrire > ici, et de nous les demander : nous vous ferons alors parvenir par courriel * (wetransfer) un lien de téléchargement valable quelques jours. Vous pourrez alors télécharger un fichier « zippé », dont il vous faudra ensuite extraire les deux fichiers audio contenant ces deux communications que vous pourrez alors écouter à votre guise…

* Nota bene :
Lorsque vous écrivez votre adresse électronique dans le formulaire de contact, assurez vous de le faire sans faute. Il nous arrive fréquemment de ne pouvoir répondre à des messages qui nous sont adressés parce que des erreurs ont été commises dans la retranscription.

Coeur de Marie aux sept glaives

2018-84. Louis XX, ferme défenseur de la famille traditionnelle.

Discours
de

Monseigneur le Prince Louis de Bourbon,
duc d’Anjou,
de jure SMTC le Roi Louis XX,
prononcé le vendredi 14 septembre 2018
à Chisinau (Moldavie)
à l’occasion du
12ème congrès mondial de la famille

Famille royale

Belle scène de vie de famille prise sur le vif :
Monseigneur le Prince Louis et la Princesse Marie-Marguerite
tiennent beaucoup à vivre avec leurs enfants une authentique vie de famille simple
imprégnée des valeurs traditionnelles

Du 14 au 16 septembre, à Chisinau, en Moldavie, s’est déroulé le 12ème congrès mondial de la famille, en présence de nombreuses personnalités tant de la société civile que du monde ecclésiastique.
SAR Monseigneur le Prince Louis de Bourbon, duc d’Anjou, de jure SMTC le Roi Louis XX, y était invité à prendre la parole. 

Grâce au site de l’UCLF, nous avons eu connaissance de la traduction de ce discours que notre Souverain légitime a prononcé en anglais (pour ceux qui entendent cette langue, le site de l’UCLF permet aussi d’accéder à la vidéo de ce discours > ici, ainsi qu’à la vidéo de la rencontre de Monseigneur avec le Président de la république Moldave > ici).

Déjà, après l’annonce de la grossesse de la Princesse Marie-Marguerite (cf. > ici) puis après la précision donnée par le Secrétariat de Monseigneur le duc d’Anjou en France que l’enfant attendu est un troisième garçon, le site « Boulevard Voltaire » (quel nom abominable !) avait présenté la Famille Royale comme un modèle (voir > ici).
Le discours du Prince, dont nous reproduisons ci-dessous la traduction, est donc manifestement une preuve supplémentaire de son investissement ferme et courageux dans la défense de la famille traditionnelle.
C’est en même temps un démenti cinglant aux affirmations perfides d’un certain journaliste et écrivain – lequel, du haut d’une apparence noble usurpée, se donnerait volontiers comme l’interprète autorisé de la pensée du Prince -, qui affirmait il y a quelques mois que la prise de position de Monseigneur le duc d’Anjou contre le « mariage pour tous », lui avait été en quelque sorte imposée par une faction de type intégriste mais ne correspondait pas à sa pensée véritable !

Armes de France

Monsieur le Président,
Votre Sainteté, Eminence,
Mesdames et Messieurs,
Chers Amis,

Tout d’abord soyez remerciés de me donner l’occasion d’intervenir sur le sujet de la famille, à l’ouverture de ce colloque international. Ce sujet m’est cher ainsi qu’à mon épouse. Nous vivons, en effet, dans nos sociétés occidentales, un moment crucial quant au rôle et à la place accordés à l’institution familiale, confrontée à de nombreux assauts. En dressant un état des lieux et en appelant au renouveau qui s’impose, ce congrès international, placé sous la présidence du Président de Moldavie et sous le patronage du Patriarche Kyril, et du Cardinal Parolin marquera donc une étape.

Il faut connaître les manières de résister face aux attaques auxquelles la famille traditionnelle est confrontée. Elles sont multiples : accueil d’une famille nombreuse, prière, action politique, sociale ou juridique, et toujours attention et vigilance permanentes. Il n’est pas exagéré de dire que les familles, dans bien des pays, doivent s’affirmer en résistant aux nombreuses mesures insidieuses qui cherchent à les affaiblir. Des congrès comme celui-ci contribuent à cet esprit de résistance, en facilitant les échanges et les partages de connaissances. Ensemble, il est plus facile de discerner les enjeux et les risques et de réfléchir aux moyens de remédier à cette situation qui, si elle devait continuer, n’amènerait qu’à la ruine de la société, voire à celle de la Civilisation.

La question de la défense de la famille est d’une extrême gravité tant elle touche à l’essentiel. La famille par la transmission naturelle de génération en génération, est intrinsèquement liée à la vie, et l’attaquer mène à des attitudes mortifères. L’une ne peut aller sans l’autre, même si, de nos jours, certains voudraient nous égarer dans d’autres voies telles que la théorie du genre ou les méthodes contre-nature comme la gestation pour autrui, que l’on réduit souvent à ses initiales, GPA, cherchant à cacher l’horreur de la pratique que les mots évoquent. L’avenir ne se trouve pas là. Bien au contraire ! Nier la famille naturelle, c’est nier la vie. Les orateurs vont nous le rappeler.

Parlant en ouverture de ce congrès il m’appartient de poser les problèmes tels que je les vois, et cela sous trois aspects : comme chef de la Maison de Bourbon et successeur des rois de France ; comme chef de famille, comme personne engagée dans la vie sociale.

Tout d’abord en tant que Chef de la Maison de Bourbon, je me trouve héritier d’une famille qui a régné durant plus de 800 ans en France et qui, surtout, comme tous les historiens le reconnaissent, a fait d’un petit domaine un état puissant et rayonnant en Europe et au-delà.

Cette œuvre a été possible parce qu’elle fut celle d’une famille, la famille royale, Ainsi, les lois fondamentales du royaume, la Constitution de l’époque, qui ont permis son développement, étaient à l’origine une loi de famille. Pour le plus grand bien collectif, ces lois organisaient la transmission du pouvoir royal de mâle en mâle par ordre de primogéniture. Elles garantissaient ainsi la stabilité du pouvoir et assuraient une dynastie nationale. Tel est le « miracle capétien ». Loi de famille mais tout autant loi sociale puisqu’elle était basée sur un ordre et qu’il en résultait des hiérarchies naturelles entre les personnes. Si toutes n’avaient pas les mêmes devoirs, toutes devaient concourir au Bien commun. L’aîné des mâles avait le devoir d’assurer la permanence de l’Etat, rôle principal de la fonction royale, mais les autres membres de la famille y concouraient que ce soit en étant héritier de droit, fonction du Dauphin ; en assumant la régence en cas de minorité du titulaire légitime, rôle souvent des mères ou des oncles ; ou en acceptant différentes fonctions pour les princes et princesses pourvus de charges de pouvoir… Cette manière de concevoir le pouvoir des dynasties n’est pas révolue. Dans les familles royales qui subsistent en Europe, dès leur plus jeune âge, les enfants et petits-enfants, les frères et sœurs participent à la fonction royale. Comment ne pas exprimer mieux, par cette pratique, combien le roi et sa famille sont au service de la société.

Au-delà, le roi, Chef de famille, symbolisait aussi l’unité de la société en étant le modèle de toutes les familles. Le lien qui unissait les Français entre eux était, avant tout, un lien de famille allant du plus humble jusqu’au roi. Ainsi loin d’être un objet de droit, chaque français était avant tout un sujet, c’est à dire une personne aux droits inaliénables. Ce lien entre le corps social et la tête manque actuellement. Ce lien organique est peut-être l’élément le plus important que la dynastie, la famille royale, a pu apporter. Ces principes furent compris, vécus et admis dès le grand Louis IX dont l’Eglise a fait un saint à la fin du XIIIe siècle. Ils n’ont pas varié durant des siècles car ils donnaient du sens à la vie en société, cette dernière étant bien plus qu’un ensemble d’individus tenus par des lois et de règlements mais une réelle communauté engagée par un même destin collectif. Voilà pourquoi la France ne fut pas seulement une réussite politique interne, mais avant tout un modèle de civilisation à partager. Et je le dis même pour aujourd’hui alors que notre pays semble parfois oublieux de ses grands principes, au point d’en renier certains, mais, voyez-vous, la force des principes est qu’ils demeurent contre vents et marées. Alors je préfère dire qu’ils sont en sommeil ! Comme l’exprimait déjà le Comte de Chambord, la France, peut renouer, du jour au lendemain avec ce qui demeure la force de la civilisation dont elle est porteuse qui repose sur le bien commun. Fruit du double héritage gréco-romain et chrétien, il passe par le statut donné à l’être humain qui trouve d’abord à s’épanouir au sein de la famille.

Mais je voudrais venir aussi à un second point, si le Chef de la Maison de Bourbon incarne, la famille royale et ses valeurs, il est aussi un chef de famille comme vous tous. Cette famille je la ressens dans mon être, au plus profond de moi. Cette famille ce sont ceux qui m’ont précédé et à qui je dois d’être ce que je suis. Voyez-vous, il n’y a pas un jour où je ne pense à mes aïeux qui m’ont légué une histoire qui parfois me dépasse ; où je ne pense à mon frère trop tôt perdu, à mon Père, mort alors que j’étais trop jeune, à mes grands-parents, à ma chère Grand-Mère décédée il y a quelques mois. D’eux tous, je suis redevable de ce que je suis, petit maillon d’une chaîne immense. Il est absurde de vouloir croire que l’on serait des individus orphelins qui auraient tout à redécouvrir ou à attendre de l’Etat. Bien évidemment si cela s’applique à ceux qui nous ont précédés, cela est encore plus vrai pour ceux qui sont actuellement à mes côtés, chaque jour, chaque instant. Que serais-je sans ma femme, sans mes chers enfants et parmi eux j’inclue le quatrième qui est annoncé pour dans quelques mois, mais qui est déjà une personne au sein de notre famille. Cet aspect spirituel, est au cœur de la famille et fait partie de son mystère. La famille est une entité en elle-même, exactement comme le couple est plus que le mari et la femme. Ainsi s’attaquer à la famille, c’est ruiner l’équilibre naturel, c’est rompre la chaîne des générations qui va des origines du monde à ce qui sera sa fin. Cette dimension de la famille est essentielle et la remettre en cause revient à attaquer les plus grands fondements de la société humaine. Il nous appartient de la défendre, à nous parents.

Nous sommes responsables de cette cellule sociale, lieu de la vraie solidarité et rempart contre la précarité et l’isolement. Cette défense de la famille passe par celle de la vie, de sa conception à la mort naturelle et, au-delà, par le respect dû aux morts qui ne doivent pas devenir des enjeux de pouvoir; elle passe par la transmission des valeurs et notamment par l’éducation qui ne peut se limiter à l’instruction.

Voilà ce qu’il convient d’affirmer et surtout d’assumer malgré les embûches de législations souvent hostiles. Ceux qui attaquent la famille naturelle savent ce qu’ils font. Par la famille ils cherchent à atteindre la société toute entière et ses fondements. C’est ainsi que naissent les totalitarismes. Ce danger est actuel. Malheureusement !

Voyez-vous, et ce sera mon troisième point qui porte sur le rôle social de chacun d’entre nous. Il repose sur l’expérience de l’histoire et sur l’actualité récente. Lorsque certains cherchent à rompre le pacte social, s’ils combattent dans un premier temps ceux qui s’y opposent par les idées ou par les armes, très vite et toujours ils cherchent à briser les familles. Pensons à la Vendée où femmes et enfants étaient tués encore plus que les combattants eux-mêmes et de façons atroces ; souvenons-nous des Arméniens et des politiques génocidaires qui ont suivi et qui, sur bien des points du globe continuent; comme nous l’avons vu il y a encore peu, pour les chrétiens d’Orient. Chaque fois, sous le règne des totalitarismes rouge, brun et maintenant vert, les familles sont inquiétées pour ce qu’elles représentent, chaque fois il y a des séparations forcées, l’emprise sur les enfants pour en faire des enfant-soldats, et des mises en esclavages pour les filles et les femmes. Sur ce point les familles royales ont payé leur écot. Rappelons Louis XVI assassinés avec femme, fils et sœur ; Nicolas II avec femme et enfants.

Cela montre combien la famille malgré toute sa fragilité demeure pour certains l’ennemi principal. Il est donc du devoir de tous et notamment de ceux qui aspirent à des fonctions religieuses, sociales, politiques mais aussi culturelles, de défendre la famille, c’est-à-dire la vie.

Ainsi, pour terminer, après avoir rappelé le lien entre famille royale, famille naturelle et famille sociale, je ferai une proposition : pourquoi ne pas proposer à l’Unesco d’inscrire au patrimoine mondial, le modèle de la famille naturelle traditionnelle, un père, une mère, des enfants, modèle ayant fait largement ses preuves. Voilà qui insufflerait une réelle dynamique à l’institution familiale en en faisant un modèle aux valeurs irremplaçables pour demain ?

Merci de m’avoir écouté et que saint Louis, mon aïeul, le roi aux onze enfants, protège nos familles.

Prince Louis de Bourbon, Duc d’Anjou
Chisinau (Moldavie)
Vendredi 14 septembre 2018

Trois lys blancs

2018-83. Où le Maître-Chat vous invite à une petite visite dans la « Principauté monastique du Mesnil-Marie ».

Jeudi 13 septembre 2018,
Vigile de l’Exaltation de la Sainte Croix et de Notre-Dame des Sept-Douleurs.

Lully - 12 septembre 2018

« Suivez-moi ! Je vais vous servir de guide… »

Chers Amis du Refuge Notre-Dame de Compassion,

Hier, à l’occasion de la fête du Saint Nom de Marie (cf. > ici et > ici), j’ai demandé à Frère Maximilien-Marie de profiter de ce que la journée était radieuse pour réaliser une vidéo avec laquelle je pourrai permettre à tous mes amis lecteurs qui ne sont pas encore venus nous rendre visite au Mesnil-Marie, de visualiser, encore mieux que par des photographies, dans quel cadre merveilleux nous vivons et de mieux comprendre la disposition des lieux de ce que, entre nous, nous nous plaisons à appeler la « Principauté monastique du Mesnil-Marie ».
En effet, toutes proportions gardées bien sûr, il nous plaît d’établir quelque analogie entre notre manière de vivre et celle des moines de la Sainte Montagne : le Mont Athos.

Ainsi, sur la mini-vidéo que vous allez trouver ci-dessous, en partant des bords de l’Eysse – la rivière qui borde nos terres -, en remontant vers le hameau à travers notre prairie – portés par la musique de Mozart – et en saluant au passage nos sœurs les poules, vous aurez une vue de la façade sud de notre Mesnil-Marie, construit à même le rocher en surplomb de la route.
Vous apercevrez, à main gauche de cette façade, la terrasse Saint-Constantin, ainsi dénommée en l’honneur du premier empereur romain chrétien, sur laquelle a été érigée et bénite il y a cinq ans (le 14 septembre 2013) la grande Croix jubilaire marquant le dix-septième centenaire de l’Edit de Milan (cf. > ici).
Ensuite, vous gravirez avec nous le chemin escarpé qui passe sous les noyers, pour atteindre la passerelle (Frère Maximilien-Marie eût préféré que ce fût un pont-levis !) qui enjambe le ruisseau et permet de prendre pied sur la terrasse Saint-Charlemagne.
Vous vous avancerez jusqu’aux pieds de la statue de la Vierge à l’Enfant (arrivée le 8 décembre 2009 cf. > ici) après laquelle un petit dénivelé donne accès à la terrasse Saint-Louis, juste devant l’entrée principale de la maison. C’est sous l’auvent de cette terrasse que, ces jours-ci, Frère Maximilien-Marie range, avec uné méticulosité de joueur de Tétris, des stères de bûches qui alimenteront le poêle pendant la saison froide. Ce que vous apercevez ici correspond à environ la moitié de ce qui nous est nécessaire pour « passer l’hiver », puisque ici il nous faut chauffer les maisons pendant au moins sept mois…

Pour visionner ce petit film, faites un clic droit sur l’image ci-dessous puis « ouvrir le lien dans un nouvel onglet » (je vous recommande en outre de la regarder en mode plein écran).

Image de prévisualisation YouTube

J’achève ces lignes en vous signalant que ce samedi 8 septembre Frère Maximilien-Marie a célébré le 38ème anniversaire de son entrée dans la vie religieuse ; le 4 septembre, c’était le 35ème anniversaire de ses premiers vœux ; et le 24 septembre prochain ce sera le 29ème anniversaire de sa profession perpétuelle.
Vous le voyez, ce mois de septembre au Mesnil-Marie est rythmé par de très riches moments de ferveur spirituelle et de grâces.
Merci de vous unir à nous par l’amitié et la prière.

Lully.

Blason du Refuge Notre-Dame de Compassion

Publié dans:Chronique de Lully |on 13 septembre, 2018 |7 Commentaires »

2018-82. Messe vénitienne pour la naissance du Dauphin de France Louis-Dieudonné.

1638 – 5 septembre – 2018

Contribution
au
380ème anniversaire de la naissance

de
Sa Majesté Très Chrétienne le Roi Louis XIV

Armes de France & Navarre

« J’ai été appelé par Monseigneur de La Houssaye, ambassadeur de Votre Majesté, pour l’assister dans la célébration de la naissance du Grand Dauphin, célébrée en la basilique San Giorgio. Ce service, pour lequel j’ai été honoré d’être publiquement recommandé par ce gentilhomme, m’enhardit de Vous dédicacer ces œuvres musicales sacrées afin que je puisse immortaliser mon obligeance et me faire connaître en ce Royaume de France comme l’un des serviteurs de Votre Majesté ».
Ainsi s’exprime Giovanni Rovetta à l’adresse de SMTC le Roi Louis XIII dans l’épître dédicatoire qui préface cette messe composée pour les festivités vénitiennes commandées par l’ambassadeur de France auprès de la Sérénissime, en novembre 1638, afin de célébrer la naissance du Dauphin tant attendu : Louis-Dieudonné.
Les célébrations religieuses eurent lieu à la basilique San Giorgio, ainsi que le précise Rovetta lui-même ci-dessus : il y eut une somptueuse procession de gondoles, une grand’messe et des vêpres solennelles – c’est la partie religieuse -, mais également un banquet et des combats de taureaux organisés sur la place Saint-Marc… etc.
Le compositeur Giovanni Rovetta (né probablement en 1596) est un prêtre dont toute la carrière se fit à la basilique Saint-Marc, en tant que choriste, instrumentiste, basse, vice-maître de Monteverdi, puis successeur de ce dernier au prestigieux poste de maestro di capella depuis 1644 jusqu’à sa mort (survenue le 23 octobre 1668). Il exerça aussi conjointement en tant que maestro di musica dans diverses institutions vénitiennes et comme organiste. Lorsque l’ambassadeur de France à Venise le choisit pour composer la messe et les vêpres des festivités organisées à Venise en l’honneur de la naissance du Dauphin Louis-Dieudonné, Rovetta était donc alors assistant de Monteverdi.
Les chroniques de l’époque nous rapportent qu’il lui fut ordonné d’engager le plus de chanteurs et d’instrumentistes possible afin de donner le maximum de majesté et de solennité à ces compositions de circonstance.

Canaletto - Venise basilique San Giorgio

Venise : l’île et la basilique san Giorgo, par Canaletto.

On peut trouver aujourd’hui les enregistrements des Vêpres solennelles vénitiennes pour la naissance de Louis XIV (chez Harmonia Mundi Classique – 2001) interprétées par le Cantus Cölln sous la direction de Konrad Junghänel ; ainsi que la Messe pour la naissance de Louis XIV, interprétée par le Galilei Consort sous la direction de Benjamin Chénier (chez Alpha – 2016). Ce dernier enregistrement fut réalisé dans la chapelle royale de Versailles.
En réalité, la partition intégrale de la messe de Rovetta ne nous est pas parvenue, il ne nous en reste que le Kyrie, le Gloria et le Credo.
Les autres pièces que l’on trouve sur cet enregistrement, afin de donner le programme d’une célébration solennelle complète avec toutes ses parties, instrumentales et vocales, sont extraits des œuvres d’autres compositeurs vénitiens contemporains, comme par exemple cette toccata qui me conduit aux portes de l’extase (faire un clic droit sur l’image ci-dessous puis « ouvrir le lien dans un nouvel onglet ») :

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Après cette somptueuse introduction, je vous laisse découvrir par vous-même les trois pièces qui nous sont parvenues de la Messe pour la naissance de Louis XIV de Giovanni Rovetta.

1) Le Kyrie (faire un clic droit sur l’image, puis « ouvrir le lien dans un nouvel onglet ») :

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2) Le Gloria (faire un clic droit sur l’image, puis « ouvrir le lien dans un nouvel onglet ») :

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3) Le Credo (faire un clic droit sur l’image, puis « ouvrir le lien dans un nouvel onglet ») :

Image de prévisualisation YouTube

Vous le voyez, ce n’est pas parce que je me prénomme Lully que je ne goûte que la musique versaillaise !
J’espère qu’en cet anniversaire de la naissance de celui qui, plus que tout autre, mérite d’être nommé « le Grand Roi », vous apprécierez aussi ces pièces magnifiques et qu’elles vous serviront pour élever vos âmes à Dieu, afin de Lui rendre grâce d’avoir donné à la France un tel Souverain.

Lully.

Voir aussi :
De l’anniversaire de la naissance de Louis XIV et de son prétendu refus d’obtempérer aux demandes du Sacré-Coeur > ici

Louis XIV enfant

Publié dans:Chronique de Lully, Memento, Vexilla Regis |on 4 septembre, 2018 |1 Commentaire »

2018-81. De la Révérende Mère Anne-Marie de Jésus-Crucifié, qui joua un rôle fondamental dans la consécration du Royaume de France à Notre-Dame.

1653 – 4 septembre – 2018

365ème anniversaire du rappel à Dieu
de la
Réverende Mère Anne-Marie de Jésus-Crucifié
née Anne de Goulaine

frise avec lys naturel

De la même manière que l’événement fondateur qu’est le Baptême de Clovis – en lequel se fait la naissance du Royaume de France – est entouré d’une pléiade de très grands saints, ainsi aussi cet autre événement majeur de notre histoire qu’est la consécration du Royaume à Notre-Dame par SMTC le Roi Louis XIII (cf. > ici) est lui aussi entouré d’une constellation de très grandes âmes, dont la plupart ne sont malheureusement pas assez connues aujourd’hui. 
Nous aurons l’occasion de parler prochainement plus en détail du Révérend Père Joseph de Paris, capucin, né François Le Clerc du Tremblay, un personnage-clef pour le règne de Louis XIII, mais en ce 4 septembre 2018, à l’occasion de l’exact 365ème anniversaire de son rappel à Dieu, le 4 septembre 1653, il faut prioritairement évoquer la figure de l’une de ses filles spirituelles, la Révérende Mère Anne-Marie de Jésus-Crucifié, née Anne de Goulaine. Elle est en effet une mystique de tout premier ordre et son influence fut déterminante dans la maturation du Vœu de Louis XIII.

Rde Mère Anne-Marie de Jésus-Crucifié - Anne de Goulaine

La Révérende Mère Anne-Marie de Jésus-Crucifié avec son ange gardien

Anne de Goulaine naquit le 20 septembre 1599, au château de Poulmic, édifié sur la presqu’île de Crozon (il n’en reste rien aujourd’hui).
Elle était la troisième fille de Messire Jean de Goulaine, seigneur et baron du Faoüet, cadet du marquis de Goulaine, et de Madame Anne de Ploeuc, sœur du marquis de Tymeur.
Dès son plus jeune âge, Anne fut favorisée de grâces extraordinaires, en particulier la compagnie visible de son saint ange gardien, mais également préscience et lecture dans les âmes…
A plusieurs reprises, elle fut miraculeusement soulagée dans ses maladies et consolée par la visite des saints. En contre partie de ces faveurs célestes, elle subit aussi de manière extraordinaire des vexations et attaques diaboliques.

Ses deux sœurs ainées étant entrées dans la congrégation des Bénédictines de Notre-Dame du Calvaire que venaient de fonder le Révérend Père Joseph de Paris (du Tremblay) et la Révérende Mère Antoinette de Sainte-Scholastique (née Antoinette d’Orléans-Longueville), ses parents résolurent de la marier. Mais Anne aspirait elle aussi depuis sa plus tendre enfance à la consécration totale et sa détermination inflexible, opposée au dessein de ses parents, fut à l’origine de longues années d’affrontements et de souffrances, chacun campant fermement sur ses positions.

A la mort de son père, qui rend son âme à Dieu revenu à des dispositions plus conformes aux desseins du Ciel sur sa fille, Anne ne peut toutefois pas encore réaliser sa vocation. Si sa mère a renoncé à la marier et lui laisse donner libre cours à sa dévotion, elle est cependant malade et c’est à Anne qu’incombent les responsabilités de gestion et d’administration des domaines familiaux et les devoirs mondains y afférant.
Elle passe alors la plus grande partie de ses nuits en oraison et emploie tout le temps libre que lui laisse sa charge à visiter et soigner les pauvres et les malades du voisinage.
Les vexations et sévices diaboliques s’intensifient, mais les grâces divines augmentent elles aussi : à plusieurs reprises elle est favorisée de visions de Notre-Seigneur ou de Notre-Dame.

Enfin, en 1629, une communauté de Bénédictines du Calvaire s’étant établie à Morlaix – communauté dont l’une de ses sœurs est sous-prieure -, et Madame de Goulaine ayant cédé, Anne peut réaliser sa vocation et entrer au couvent. Cela se fait donc le 4 août 1629 : Anne est âgée de 29 ans et un peu plus de dix mois, âge très avancé pour une entrée en religion à cette époque.
Ayant accompli le postulat canonique, qui est alors de trois mois, elle est admise à la vêture le 4 novembre 1629 et reçoit, en même temps que le saint 
habit, le nom de Sœur Anne-Marie de Jésus Crucifié.

Pendant son noviciat, Sœur Anne-Marie continue à être favorisée de grâces extraordinaires et à être terriblement attaquée par le démon. Ses supérieures la feront passer par de rigoureuses épreuves pour s’assurer que les voies de la jeune religieuse sont bien de Dieu. Mais force est de constater que « ce trait puissant qui la possédait et l’attirait à la conversation céleste, ne l’empêchait pas d’agir extérieurement et de vaquer aux œuvres de charité et d’obéissance et d’assister à toutes les observances ».
Le Vendredi Saint 29 mars 1630, à midi, en présence de toute la communauté assemblée, Sœur Anne-Marie reçoit les sacrés stigmates. Par la suite, tous les vendredis, ces plaies seront revivifiées.

Normalement, elle eût dû prononcer ses vœux solennels un an après sa prise d’habit, donc en novembre 1630 ; mais informés des phénomènes mystiques hors du commun dont était gratifiée la novice, les supérieurs de Paris avaient exprimé le désir d’examiner eux-mêmes la jeune religieuse avant de l’admettre à la profession solennelle. Finalement, le voyage à Paris ne put avoir lieu comme initialement prévu et la supérieure de Morlaix fut autorisée à recevoir les vœux de Sœur Anne-Marie, à condition que, sitôt après, cette dernière partirait pour la capitale.
Cette profession solennelle eut lieu le 27 juin 1631, qui était cette année-là le vendredi après l’octave de la fête du Très Saint-Sacrement, c’est-à-dire le jour que quelques années plus tard  Notre-Seigneur Lui-même désignera pour qu’y soit célébrée la fête de Son Sacré-Coeur.
Lors de cette profession, dont on peut deviner avec quelle ferveur Sœur Anne-Marie s’y prépara et l’accomplit, eut lieu un nouveau prodige : alors qu’elle venait de prononcer ses vœux devant le Saint-Sacrement exposé, un rayon sortit de la Sainte Hostie et vint se poser dans un cœur qu’elle avait dessiné au-dessous de sa signature, sur l’acte manuscrit de sa profession, y laissant une petite goutte de Sang que l’on peut encore voir aujourd’hui, puisque ce document est conservé (archives du ministère des Affaires étrangères).

Conformément aux ordres reçus, Sœur Anne-Marie de Jésus-Crucifié fut alors envoyée à Paris où elle arriva à la fin du mois d’août et où elle restera jusqu’à la fin de sa vie, c’est-à-dire pendant 22 ans.
Le couvent dans lequel elle a vécu, en bordure du Marais, est aujourd’hui détruit, son souvenir ne subsiste que par le nom d’un boulevard et d’une station de métro : « Filles du Calvaire ».
Le Révérend Père Joseph de Paris (du Tremblay) ne la ménagera pas, tout en étant absolument convaincu du caractère surnaturel divin des voies mystiques dans lesquelles elle avance : mais il est de son devoir de la prémunir contre toute espèce d’illusion, manque d’humilité, complaisance en soi-même et contre tout mouvement de vénération indiscrète. Sous sa direction ferme, Mère Anne-Marie continue à croître dans une union à Dieu toujours plus intense, en humilité et en charité, dans une vie immolée et souffrante, jusqu’au moment de sa sainte mort, survenue le lundi 4 septembre 1653, à quelques jours de son 54ème anniversaire.

Vœu de Louis XIII - Simon Vouet

Vœu de Louis XIII
par Simon Vouet (vers 1633)
Mairie de Neuilly-Saint-Front (Picardie)

Mère Anne-Marie de Jésus-Crucifié et le Vœu de Louis XIII :

Le Révérend Père Joseph de Paris fut surnommé, on s’en souvient, l’ « Eminence grise » : « grise » en raison de la couleur de sa bure délavée de capucin ; « Eminence » en raison du rôle très important qu’il joua auprès du Roi Louis XIII aux côtés de Son Eminence Armand du Plessis cardinal de Richelieu, dont il fut le principal et très sage conseiller.
Les Bénédictines du Calvaire, et tout spécialement celles de Paris qui avaient de fréquents contacts avec leur fondateur, le Père Joseph, étaient donc particulièrement sollicitées pour soutenir de leurs prières et de leurs sacrifices la Personne du Roi, lui obtenir toutes les grâces nécessaires dans l’accomplissement de sa charge, et seconder dans l’invisible la politique du Roi Très Chrétien.
Or les années 1635-1636 furent particulièrement critiques pour le Royaume.

Décidés à dégager la France de l’étau dans lequel la tient dangereusement la Maison de Habsbourg, le Roi et le Cardinal lui ont déclaré la guerre. Si les débuts de la campagne ont été ponctués par de brillants succès, les revers se produisent bientôt et les Espagnols envahissent les provinces septentrionales du Royaume, s’approchant dangereusement de Paris.
Déjà, depuis le début la décennie, l’idée d’un vœu du Souverain à la Vierge s’était fait jour et revenait de manière récurrente : malgré la paix d’Alais (1629) – véritable terme des guerres civiles dites « de religion » – on pouvait craindre à tout moment un sursaut de trahison des sectateurs de la religion prétendue réformée, toujours prompts à s’allier avec les ennemis du Royaume. Un Royaume dont l’avenir était incertain du fait de l’absence d’héritier…
Les ferventes supplications de tous les couvents du Royaume sont instamment sollicitées. Le Roi écrit aux évêques pour qu’ils prescrivent et instituent dans tous les diocèses des prières publiques solennelles.

Après la prise de Corbie (15 août 1636), les Espagnols arrivent aux portes de Compiègne : la route de Paris leur est ouverte.
Le Roi qui a imploré d’une manière particulière le secours de la Sainte Mère de Dieu et qui, en gage de ce recours particulier à sa protection, a offert une lampe d’argent à Notre-Dame de Paris, reçoit alors communication des révélations particulières qui ont été accordées par Notre-Seigneur Jésus-Christ à Mère Anne-Marie de Jésus-Crucifié.
La moniale assure que Corbie va être reprise mais surtout elle fait porter à la connaissance du pieux monarque les grands desseins de Notre-Seigneur : « Je l’aime et l’aimerai s’il Me veut donner son cœur. Pour cela il faut qu’il M’aime plus qu’il ne fait… Il n’est pas né pour lui- même, mais pour Moi et son peuple (…). Je veux aussi qu’il fasse honorer Ma Mère en son royaume en la manière que Je lui ferai connaître. Je rendrai son royaume par l’intercession de ma Mère la plus heureuse patrie qui soit sous le ciel ».
Et c’est alors que tout semblait désespéré, alors que le Roi se murait dans sa mélancolie, alors que le Cardinal – devenu l’objet des huées de la foule – semblait perdre confiance en lui-même, alors que des trahisons se tramaient dans l’armée, alors que les Parisiens commençaient à s’enfuir en direction de Chartres ou d’Orléans, qu’un sursaut d’énergie, de patriotisme et de courage se produit : en quelques jours une armée de plus de quarante mille hommes est levée avec laquelle, ayant déjoué de nouveaux complots contre sa personne et évincé les chefs incapables, le Cardinal – présent lui-même à l’armée – reconquiert Corbie le 10 novembre de cette même année 1636, conformément aux prophéties de la religieuse.

L’année 1636 s’achève sur des succès militaires et dans l’action de grâces à Dieu.
Louis XIII et le Cardinal savent désormais que l’offrande d’un luminaire d’argent – fut-il somptueux – à Notre-Dame de Paris n’est point suffisant. Plusieurs témoignages nous assurent que Louis XIII consacre de manière privée sa Personne et son Royaume à Notre-Dame dans les premiers mois de l’année 1637 : mais cela non plus n’est pas suffisant.
On conserve, en date d’octobre 1637, plusieurs brouillons sur lesquels on voit, raturé et corrigé de la main du Cardinal, un projet de prières publiques pour la consécration du Royaume à la Vierge, et des lettres patentes que Sa Majesté présente finalement au Parlement au mois de décembre 1637 : lettres patentes par lesquelles, en vertu de son autorité souveraine, il déclare se mettre personnellement, lui et son royaume, sous la protection de la Très Sainte Vierge Marie.

La suite, on la connaît : le 10 février 1638 le Roi signe et promulgue l’Edit de Saint-Germain et c’est à Abbeville, où il se trouve au milieu de ses armées, que le 15 août 1638 il accomplira lui-même les cérémonies qu’il a prescrites dans tout le Royaume à perpétuité, et que nous nous faisons encore aujourd’hui un honneur et un devoir d’accomplir fidèlement tous les 15 août.

La Révérende Mère Anne-Marie de Jésus-Crucifié va demeurer encore 15 ans sur cette terre après que sa « mission publique » a été conduite à sa réalisation : 15 années vécues encore dans d’extraordinaires voies de souffrance et d’amour ; 15 ans, c’est d’ailleurs aussi le temps que Notre-Dame est restée sur cette terre après l’Ascension de son divin Fils dans l’attente de Le rejoindre.

Frère Maximilien-Marie du Sacré-Cœur.

Abraham Bosse voeu de Louis XIII

Le Vœu de Louis XIII (gravure d’Abraham Bosse) 

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