Archive pour la catégorie 'Chronique de Lully'

2007-16. Saint Michel au péril de la mer.

16 octobre,
En France : fête de l’apparition de Saint Michel au Mont Tombe ;
Anniversaire de l’assassinat de S.M. la Reine Marie-Antoinette Habsbourg de Lorraine (cf. > ici, > ici, > ici, et > ici) ;
Anniversaire de la fondation de la Milice de l’Immaculée par Saint Maximilien-Marie Kolbe (cf. > ici).

St  Michel au péril de la mer

   Le 16 octobre de l’an de grâce 708 (ou peut-être 709), l’évêque d’Avranches Saint Aubert, à la suite de l’apparition de l’archange Saint Michel, consacra sur le Mont Tombe, rocher de la côte normande, un premier sanctuaire en l’honneur du Prince de la Milice céleste.

   Le Mont Tombe dominait alors de sa masse rocheuse une forêt et des landes qui furent peu après englouties par un raz de marée. Le Mont devint une île et fut dès lors souvent appelé « Saint-Michel-au-péril-de-la-mer« .

   Abbaye puissante et lieu de pèlerinage jadis renommé dans toute la Chrétienté, le Mont-Saint-Michel – bien qu’aujourd’hui dépouillé de ses moines, partiellement détruit, irrémédiablement affligé par les pillages de la révolution, souillé par de multiples profanations et livré à des hordes touristiques rarement intelligentes – ne cesse cependant pas de répéter à ceux qui sont capables d’ouvrir les oreilles de leur âme les leçons de son majestueux silence :

   « Lorsque les flots menaçants montent inexorablement, lorsque la terre sous vos pas perd toute consistance, lorsque les éléments contraires vous encerclent, lorsque vos mains tremblantes ne trouvent plus rien de solide pour s’y cramponner… ne perdez cependant pas courage.
Levez les yeux et appelez à votre aide l’Archange victorieux ! Invoquez le Prince des armées célestes ! Confiez-vous en sa sainte garde, et laissez-vous saisir par sa force invincible : la foi en Celui qui est le seul Fort, le seul Puissant, le seul Roi pour l’éternité ; Celui qui n’a point d’égal – « Quis ut Deus ? » – et qui est le Sauveur aimant de ceux qui se confient en Lui. »

   Nous sommes en effet tous menacés par des flots en furie, nous sommes tous exposés « au péril de la mer », une mer d’iniquité qui voudrait submerger le monde et engloutir les âmes dans d’effrayants abîmes.

Cartulaire du Mont Saint-Michel: la vision de Saint Aubert.

Apparition de Saint Michel à Saint Aubert

Collecte de la Messe propre de
l’apparition de Saint-Michel au Mont Tombe
:

   « Dieu éternel et tout puissant qui, par un privilège sans pareil, avez daigné nous réconforter par la glorieuse apparition du Bienheureux Archange Michel, accordez-nous sur la terre le constant appui de son actuelle protection, et dans le Ciel la joie éternelle à ses côtés. Nous vous le demandons par Notre-Seigneur Jésus-Christ, votre Fils, qui vit et règne avec Vous dans l’unité du Saint-Esprit pour les siècles des siècles. Ainsi soit-il. »

Voir aussi les prières en l’honneur de Saint Michel publiées > ici.

2007-15. Du 16 octobre.

16 octobre,
Fête de l’apparition de Saint Michel au Mont Tombe (cf. > ici) ;
Anniversaire de l’assassinat de SM la Reine Marie-Antoinette de Lorraine-Habsbourg.

   Ce matin, Frère Maximilien-Marie m’a lu – et je l’ai écouté avec la plus grande attention – la dernière lettre écrite par la Reine Marie-Antoinette, adressée à sa belle-soeur, Madame Elisabeth, et qui est improprement appelée « testament de la Reine » (cf. > ici).
Il m’a aussi montré un fac-similé des dernières lignes qu’elle a tracées, sur la page de garde de son « livre d’heures », ce 16 octobre 1793 vers 4h et demi du matin et j’en publie une reproduction ici pour vous :

Dernières lignes de la Reine

   Frère Maximilien-Marie m’a expliqué que l’infortunée souveraine, exécutée le 16 octobre 1793, n’avait certes pas toujours été exemplaire dans sa vie (comme la plupart d’entre nous n’est-ce pas ?), mais que cela ne justifie en aucune manière toutes les calomnies qui ont été colportées sur son compte, calomnies qui ont rendu sa figure odieuse à beaucoup, alors qu’elle a toujours été une femme digne : et malgré toute ces calomnies, elle demeure toujours, plus de deux-cents ans après son assassinat, l’une des plus grandes figures de notre beau Royaume de France, et l’une des plus attachantes parmi toutes nos Reines.

   Ensuite, et cela m’a beaucoup intéressé, il m’a raconté que la Bienheureuse Anne-Catherine Emmerich, qui avait tout juste dix-neuf ans à ce moment-là et qui vivait en Westphalie dans la ferme de ses parents (elle n’était pas encore religieuse, n’avait pas encore reçu les sacrés stigmates, mais avait déjà une vie mystique intense), était sollicitée par Dieu pour prier de manière très spéciale pour la Reine de France emprisonnée, et qu’elle l’avait même « visitée » à plusieurs reprises dans son cachot, la nuit, pour la consoler, l’encourager, la préparer à affronter le procès et la mort.
L’ange gardien de la Bienheureuse la transportait en un instant dans la cellule de la Reine ; cette dernière ne la voyait pas, mais elle sentait sa présence invisible, percevait ses paroles dans l’intime de l’âme et en recevait une force spirituelle proprement surnaturelle.

   La Reine Marie-Antoinette a fait l’objet de tant de livres et de films, et elle se trouve au centre d’un drame humain et politique tellement complexe et tellement passionné, qu’il est presque impossible aux hommes de notre temps de dégager sa véritable figure de toutes les représentations quasi mythiques ou idéologiques qu’on a substituées à sa véritable personnalité.
Finalement, Dieu seul peut dire – et nous le révèlera en Son Paradis – qui fut Sa Majesté la Reine Marie-Antoinette.
Les études historiques les plus sérieuses et les plus minutieuses ne nous en donnent qu’une esquisse : la réalité, tout en détails et en nuances, doit tenir compte de mille choses qui nous échappent encore.
Nous sommes devant les mille et une pièces d’un puzzle, encore éparpillées : celles qui nous décrivent la psychologie, l’éducation, les intrigues de cour, les événements connus, et ceux qui ne le sont pas, ou ne le sont que de manière partielle et imparfaite… etc. peuvent nous restituer certaines choses, mais il est encore nombre de pièces de ce puzzle qui ont été perdues ou sont encore cachées. Il nous en manque beaucoup !

   Ce qui est certain, ce qui est indubitable, ce qui est flagrant, ce sont la dignité et la souffrance de cette femme, de cette mère qui en a appelé à toutes les mères devant le tribunal révolutionnaire, de cette Souveraine qui a été sacrifiée sur l’autel diabolique d’une révolution qui n’a fait que prétexter des imperfections de la vieille monarchie capétienne pour détruire ce qu’il y avait de meilleur en elle, parce que c’était précisément cela qui était en réalité l’objet propre de cette haine inspirée par l’enfer.

Lully.     

Vitrail de l'exécution de S.M. la Reine Marie-Antoinette - église de la Boissière-de-Montaigu

 O Dieu, Seigneur des miséricordes, accordez à l’âme de Votre servante
la Reine Marie-Antoinette,

dont nous commémorons le jour anniversaire de la déposition,
le lieu du rafraîchissement, la béatitude du repos et la splendeur de la lumière.

Deus, indulgentiárum Dómine : da ánimæ fámulæ Tuæ
Mariæ-Antoniæ Reginæ,

cuius anniversárium depositiónis diem commemorámus,
refrigérii sedem, quiétis beatitúdinem et lúminis claritátem.

frise lys

2007-14. « Dies mali sunt ».

20ème dimanche après la Pentecôte.

nuages noirs

   « Les jours sont mauvais : Dies mali sunt » (Eph.V,16).
Trois petits mots qui m’ont frappé en écoutant la lecture de l’épître de la Sainte Messe de ce vingtième dimanche après la Pentecôte.
Pourquoi l’Apôtre fait-il cette remarque ?

   Parce qu’il invite avec insistance ses lecteurs à faire preuve d’une très grande circonspection et à ne pas agir en insensés : « non quasi insipientes, sed ut sapientes » : « Ayez soin, mes frères de vous conduire avec une grande prudence, non comme des imprudents mais comme des sages » (Eph.V,15-16). Ajoutant aussitôt : « Redimentes tempus quoniam dies mali sunt. Rachetant le temps parce les jours sont mauvais ».

   Les auditeurs de la Parole inspirée, en raison même de la malice inhérente au monde dans lequel ils vivent (1), sont exposés à de redoutables dangers. Des dangers plus redoutables que les malheurs et les souffrances physiques : le péril dans lequel les place la tentation ; le péril de la séparation d’avec Dieu pour toujours, c’est-à-dire de la damnation éternelle !

   Cette exposition continue aux attaques des « esprits de malice répandus dans les airs » (Eph.VI,12) constitue une véritable pollution spirituelle de l’environnement humain : de la même manière qu’un air infesté peut contaminer ceux qui le respirent, la malice des jours qui sont les nôtres peut nous affaiblir, miner la santé de nos âmes, ruiner la vigueur de nos esprits, frapper nos cœurs de mortelle langueur.

   Celui qui sait qu’une épidémie d’influenza ou de choléra sévit dans la région où il se trouve prend tout naturellement des mesures de protection et d’hygiène pour échapper à la contagion. Il serait pour le moins insensé d’agir de façon contraire !

   Et celui qui sait que l’air qu’il est exposé à respirer peut être saturé de microbes pernicieux, n’hésite pas à utiliser des moyens sanitaires pour purifier et assainir l’air des pièces où il vit.

   Saint Paul nous rappelle aujourd’hui avec beaucoup d’à-propos qu’il en est de même pour ce qui concerne la santé de l’âme.

   Ainsi donc, puisque les jours de notre existence terrestre nous exposent au danger de la contagion du mal, nous devons « racheter le temps » c’est-à-dire appliquer au cadre spatio-temporel de notre existence les grâces de la rédemption que Notre-Seigneur Jésus-Christ nous a obtenues par Sa douloureuse Passion.

   Dans sa sagesse inspirée, nourrie par des siècles d’expérience, la Sainte Eglise notre Mère a institué des sacramentaux qui sont une aide et une protection efficaces dans le combat que nous menons.
Les sacramentaux sont des secours spirituels, dont un très grand nombre sont liés aux inspirations ou à l’expérience des Saints. Dans ces sacramentaux, la puissance de la prière et des bénédictions de la Sainte Eglise attache à certains gestes et à certains objets matériels eux-mêmes une efficacité de grâce et de bienfaits surnaturels.
Il ne s’agit nullement de magie ou de superstition. L’efficacité des sacramentaux est conditionnée à l’exercice d’une authentique foi théologale dans un but de sanctification.

   Le rituel traditionnel de la Sainte Eglise Romaine a réuni une somme extraordinaire de bénédictions : bénédictions d’objets (de piété certes, mais pas uniquement), bénédiction pour l’eau (qui devient eau bénite) bien évidemment.
Mais trop de fidèles ignorent, et beaucoup de prêtres eux-mêmes semblent ignorer – ou du moins donnent l’impression d’ignorer (parce qu’ils n’y recourent pas ou pas assez) -, qu’il y a des bénédictions particulières liées à certaines fêtes liturgiques, ou bien à certaines circonstances de la vie « ordinaire » (comme peuvent l’être par exemple des menaces d’ordre météorologique, comme la grêle ou les tempêtes), qui concernent les lieux (maisons, étables, jardins, champs, pièces ou locaux affectés à une activité particulière), mais aussi encore les aliments, les vêtements, les instruments de travail, les remèdes et médicaments, les moyens de locomotion …etc.

   Pourquoi le rituel est-il donc si peu exploité, si peu mis à profit ?
Pourquoi ce moyen si simple de « racheter le temps » et de contrer la malice des jours dans lesquels nous vivons est-il si méconnu et par suite si limité dans son usage habituel ?
Sans vouloir porter de jugement, il semble cependant qu’on puisse répondre sans hésitation que c’est parce que l’esprit surnaturel, l’esprit de foi, est aujourd’hui profondément affaibli.

   Le modernisme sourit avec commisération des sacramentaux ; le progressisme les tourne en dérision, les supprime ou les dénature.
Combien de prêtres « conciliaires » qui, dans les paroisses, ne bénissent pas d’eau : pour eux l’eau qu’ils utilisent par exemple pour ce qui a remplacé l’absoute aux cérémonies de funérailles n’est plus qu’un symbole, n’a qu’une valeur symbolique : c’est la simple eau du robinet sur laquelle ils n’ont prononcé aucune formule de bénédiction qui se trouve dans les bénitiers et dont les fidèles aspergent le cercueil du défunt !
J’aurais des centaines de cas précis à l’appui de ce que j’affirme, mais je ne veux pas me lancer ici dans une énumération d’exemples car il y en a malheureusement beaucoup trop à déplorer et cela ne ferait que nourrir de l’amertume ou de la colère.

   Je me contenterai de relever que le « Livre des bénédictions » publié dans le contexte des réformes liturgiques consécutives au second concile du Vatican marque une régression théologique considérable, avec un alignement sur des conceptions directement inspirées par le protestantisme libéral, en contradiction avec des siècles de théologie et de pratique catholiques, en contradiction en particulier avec l’enseignement du concile de Trente. En effet ce pseudo-rituel dans une majorité de « prières de bénédiction » qu’il propose, ne bénit pas ni ne sanctifie pas les objets qui sont présentés, mais se contente d’appeler de ses vœux la faveur divine sur les personnes qui en feront usage. Arguant du fait que, étymologiquement, « benedicere » signifie « dire du bien », un très grand nombre de ces pseudo-bénédictions disent du bien de la pratique à laquelle, par exemple, tel ou tel objet servira sans que l’objet lui-même soit désormais sanctifié de manière pérenne, et sans lui attacher une grâce particulière.

   Nous sommes donc attentifs à conserver l’antique rituel pour l’administration non seulement des sacrements, mais aussi pour tous les sacramentaux, en pleine continuité avec l’usage multiséculaire. Ce rituel est tout entier marqué par l’empreinte d’une authentique théologie catholique, et il garde en sa faveur la prudence surnaturelle et la sage expérience des saints, de manière à ce que, suivant leurs pas, nous agissions « ut sapientes, non quasi insipientes : non comme des imprudents mais comme des sages » (Eph.V,15-16) !

 frise

(1) « Parce que la création a été assujettie à la vanité, non parce qu’elle l’a voulue mais à cause de celui qui l’y a soumise… » (Rom. VIII,20) et aussi : « Mundus totus in maligno positus est : le monde tout entier est sous l’empire du Malin » (1 Joan.V,19).

rituel

2007-13. L’ A-Dieu à un grand combattant.

Jeudi 12 octobre 2007.

Ce que j’ai à vous écrire ce soir, chers Amis du « Mesnil-Marie », est empreint de gravité et de tristesse, parce que Frère Maximilien-Marie, aujourd’hui, s’est rendu à Paris pour assister à la Messe de funérailles de Monsieur Serge de Beketch, qui avait lieu dans l’église Sainte-Odile.

Frère Maximilien-Marie l’avait rencontré à plusieurs reprises, et même il avait été invité dans son émission sur Radio-Courtoisie pour parler du projet de la fondation, il y a déjà plusieurs années de cela.

Pour moi, j’avais seulement entendu sa voix à travers la radio… quand Frère Maximilien-Marie avait le temps de se connecter sur Radio-Courtoisie et d’écouter son libre journal, le mercredi soir ou le jeudi matin.

Même si je ne suis qu’un tout petit chat, je comprenais cependant que Monsieur de Beketch était un lutteur qui, avec truculence parfois, avec humour aussi, avec un vrai talent surtout, soutenait des combats difficiles, pour l’honneur de Dieu, pour la défense des valeurs qui ont fait la Chrétienté, pour soutenir le combat des faibles et de ceux auxquels on ne donne pas la parole… Je pouvais sans peine imaginer que son engagement pour soutenir les droits de la Vérité dans la société de notre temps, lui valaient bien des attaques et des souffrances aussi. J’avais aussi compris que c’était un homme qui avait au coeur une immense capacité de tendresse et de compassion, parce qu’il était profondément sensible et généreux.

C’était important pour notre Frère d’être présent, ce matin, à la Messe célébrée avec beaucoup d’émotion par le Révérend Père Argouarc’h (encore quelqu’un pour lequel Frère Maximilien-Marie a beaucoup d’affection et d’admiration) : au milieu d’une foule immense qui débordait de l’église, il ne s’agissait pour lui de rien d’autre que d’apporter sa prière et son soutien de sympathie à une famille éprouvée par la séparation de la mort. Sa famille selon la chair d’abord bien sûr, et sa famille selon l’esprit : la famille de ceux qui l’écoutaient, qui attendaient ses émissions, et qui trouvaient en elles une force pour soutenir leurs propres combats quotidiens dans un monde qui génère tant de détresses et de désespoirs.

Alors je sais que notre cher Frère a prié de tout son coeur pour que Dieu reçoive Serge de Beketch dans son beau Ciel où il n’y a plus de larmes ni de deuil et où il espère le retrouver un jour…

Lully.

Publié dans:Chronique de Lully |on 12 octobre, 2007 |Pas de commentaires »

2007-12. Joseph et Chico.

Ce 10 octobre 2007.

       Après vous avoir parlé du pèlerinage de notre Frère à Rome, je dois maintenant vous entretenir d’un évènement littéraire qui est directement en rapport avec notre Saint-Père le Pape Benoît XVI et qui a beaucoup d’importance à mes yeux :

   En effet ces jours-ci, en Italie, les éditions du « Messager de Saint Antoine » publient une biographie du Souverain Pontife, abondamment illustrée.
Jusqu’ici rien d’extraordinaire, me direz-vous.
Mais ce qui est justement un évènement, c’est que le narrateur de cette histoire est l’un de mes congénères : Chico, le chat de la ferme de Pentling.

   Chico est un gros matou au pelage roux, âgé de neuf ans, qui vit dans la ferme voisine de la maison que le cardinal Joseph Ratzinger avait achetée pour y finir paisiblement ses jours…
Quand il y venait en vacances, Chico désertait la ferme pour s’installer chez lui, jour et nuit. Je ne crois pas trahir un secret en vous confiant qu’il a même griffé le cardinal un jour de Noël! C’est vous dire qu’il connaît bien celui qui est maintenant le Pape, et qu’il peut en parler avec autant de justesse que de précision.
N’oubliez pas que nous, les chats, nous sommes des observateurs de première classe, en même temps que nous sommes des confidents appréciés!

   Chico avait tout de suite vu que ce cardinal, occupant un poste important à la Curie romaine, était un ami des chats. Savez-vous comment?
Tout simplement parce qu’il avait fait installer dans son jardin… une statue de chat! Vous pensez bien que s’il se fut agi d’une statue de chien, Chico ne se serait pas aventuré du côté de cette maison!

   Peu après le cardinal lui a d’ailleurs confié qu’il avait à Rome deux chats magnifiques.
Je sais que la presse « pipeul », au moment de son élection, s’est interrogée pour savoir si le nouveau Pontife pourrait emmener ses chats dans le Palais Apostolique du Vatican, allant ressortir de vieilles légendes superstitieuses selon lesquelles nous serions des symboles de la présence du démon… Ce qui est insensé et outrageant!

  Mais Benoît XVI fait fi de ce genre de ragots et les deux chats, désormais parés du titre de « pontificaux » l’ont bel et bien accompagné, et ils sont même les seuls à avoir le droit de le déranger quand il travaille ou quand il joue du piano…
Il y a des « monsignori » qui en étouffent de jalousie!

Chat pianiste

   Bref, Chico le chat bavarois est un véritable ami du Pape.
Aidé de la journaliste Jeanne Perego et de la dessinatrice Donata del Molin Casagrande, il fait en 44 pages un récit passionnant et teinté d’humour de la vie du Pape, depuis cette nuit très froide du 16 avril 1927 où naquit le petit Joseph Aloïs Ratzinger, en passant par les années d’études, celles de la guerre et de la captivité, l’ordination sacerdotale et la période professorale, jusqu’à l’élection au Souverain Pontificat…

   Ici, il faut que je vous révèle une chose qui a mis un peu de tristesse au coeur de Chico : il n’a pas revu son grand ami depuis cette élection.
Il y a quelques mois, en septembre 2006, le Souverain Pontife est bien revenu à Pentling, lors de son voyage apostolique en Bavière, mais Chico a été tellement effrayé par le cortège pontifical et le remue ménage des journalistes qu’il s’est enfui à toutes jambes et qu’il s’est caché.
Il aurait pourtant tellement aimé recevoir encore les caresses de son grand ami Joseph !

   Le livre de Chico est préfacé par le secrétaire particulier du Saint Père, Monseigneur Georg Gänswein, c’est vous dire si on peut lui faire confiance pour mieux connaître ce Pape véritablement exceptionnel, puisqu’il est un grand ami des minous !

Lully.

2007-12. Joseph et Chico. dans Annonces & Nouvelles 031007gato

2007-11. Retour de Rome.

Lundi soir 9 octobre 2007.

Chers Amis du « Mesnil-Marie« ,

Comme vous vous y attendiez sans doute, notre Frère étant revenu de Rome, je peux vous faire une rapide compte-rendu de son pèlerinage, puisque j’ai eu une bonne partie de la journée de ce lundi pour l’interroger…

Parti de l’aéroport de Beauvais avec cinq autres personnes le lundi matin 1er octobre de très bonne heure, les pèlerins ont atterri à l’aéroport de Ciampino alors qu’il était exactement 11h, donc avec un peu d’avance sur l’horaire prévu.

Un taxi, commandé spécialement pour eux, les a rapidement conduits jusque chez les Religieuses de Saint Thomas de Villeneuve où ils étaient attendus et se sont installés avant même de déjeuner. La « Casa San Tommaso » est située au nord de la « villa Borghese »: c’est une très grande maison qui fut construite en 1903  par les religieuses françaises au moment où les congrégations ont été chassées de France. Le lieu où les soeurs firent construire se trouvait alors en pleine campagne tandis que maintenant c’est un quartier plutôt résidentiel (de standing!) où l’on trouve plusieurs ambassades, et qui n’est pas du tout bruyant la nuit.

Après le déjeuner, le groupe s’est dirigé à pied à travers les jardins de la « villa Borghese » jusqu’au Pincio d’où l’on peut avoir une très belle vue sur la Ville: le temps était non seulement ensoleillé, mais véritablement chaud, ce qui faisait un contraste certain avec la météo de la France les jours précédents… Ce beau temps a duré toute la semaine – hormis le samedi où il a un peu plu – et la chaleur justifiait amplement que l’on recoure aux savoureuses glaces romaines!

Les visites ont commencé par la Piazza del Popolo (Place du Peuple), qui était le principal point d’arrivée des pèlerins de l’Europe lorqu’ils venaient à pied dans la Ville Eternelle. Sur cette place se trouve l’Eglise Santa Maria del Popolo, riche de nombreuses oeuvres d’art  mais très spécialement de deux toiles du Caravage : la conversion de Saint Paul et le martyre de Saint Pierre. Leur contemplation était une bonne introduction à leur itinéraire sur les pas des Saints Apôtres Pierre et Paul et des nombreux martyrs des premiers siècles.

Les pèlerins ont ensuite flâné avec bonheur dans les rues animées, s’immergeant dans un dépaysement total.

La journée du mardi les conduisit aux catacombes et à la basilique de Sainte Agnès hors les murs, puis au lieu du martyre de Saint Paul, aux Trois Fontaines, et à la basilique de Saint Paul hors les murs. Le mercredi fut consacré à Saint Pierre : Saint Pierre « continué » en la personne et dans le ministère de Benoît XVI d’abord, puisque la matinée fut occupée par l’audience générale pour laquelle le groupe était fort bien placé (Frère Maximilien-Marie avait obtenu des places dans le « riparto speciale », situé à droite du lieu où se tient le Souverain Pontife sur le parvis même de la basilique vaticane, comme en témoigne la photo suivante)…

Audience du 3 0ctobre 2007

Puis il y eut la visite approfondie des fouilles sous la basilique, qui ont permis de retrouver la tombe et les ossements du Prince des Apôtres, puis les dévotions dans la basilique elle-même.

Le jeudi matin fut consacré à la visite des principales églises du Transtévère : Sainte-Marie, Saint Chrisogone et Sainte Cécile… et l’église Saint François où l’on conserve la cellule où le saint Patron de l’Italie, dont c’était justement la fête ce jour-là, a logé lors de ses séjours à Rome. L’après-midi les a ramené à Sainte Marie-Majeure, à Sainte Marie des Anges et des Martyrs (dans les anciens thermes de Dioclétien) et à Sainte Marie de la Victoire (où se trouve le célèbre groupe de « l’extase de Sainte Thérèse » sculpté par Le Bernin).

Le vendredi, ils visitèrent Saint Laurent hors les murs avant d’aller vénérer les reliques de la Passion à Sainte Croix en Jérusalem et de gravir la « Scala Santa »; puis ce fut la visite du Baptistère et de l’archibasilique du Latran, avant d’aller aux Quatre Saints Couronnés, à Saint Clément, à Saint Sébastien sur le Palatin (lieu où il fut percé de flèches), à la prison Mamertime et à la basilique des Saints Côme et Damien au forum.

Le samedi fut une journée « libre » où les pèlerins ont pu retourner dans certaines basiliques de leur choix, faire des emplettes, acquérir de précieuses reliques, ou tout simplement flâner dans les quartiers historiques…

Dimanche matin, après la Grand’Messe, la plupart ont pu se rendre encore Place Saint-Pierre pour la récitation de l’Angélus avec le Saint Père. Puis il leur a fallu reprendre le chemin de l’aéroport de Ciampino et laisser le beau ciel de l’Italie pour rentrer en France!

Moi j’étais tout content de voir revenir Frère Maximilien-Marie et je lui ai fait plein de câlins à son arrivée et pendant toute cette journée de lundi, car vraiment je n’aime pas être séparé de lui pendant si longtemps…

Lully.

Publié dans:Chronique de Lully |on 8 octobre, 2007 |5 Commentaires »

2007-9. Au soir de la solennité de Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus.

Décidément, cette période est riche en fêtes !

   Aujourd’hui la liturgie de ce dimanche 30 septembre 2007, normalement 18ème dimanche après la Pentecôte, cédait le pas à la solennité de Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus, parce qu’elle est protectrice de la France en second avec Sainte Jehanne d’Arc, après Notre-Dame de l’Assomption.
Monsieur l’Abbé Paul Aulagnier nous a fait l’immense grâce de venir célébrer la Sainte Messe au Mesnil-Marie, et je sais qu’il a offert le Saint-Sacrifice à l’intention de tous les bienfaiteurs de notre fondation, vivants et défunts.

   Après son départ, notre Frère s’est activé à ses derniers préparatifs de départ : je me mettais un peu dans ses pattes parce que je croyais qu’il s’agissait d’un nouveau jeu, mais j’ai bien vite vu qu’il y avait des valises qu’on remplissait, et cela m’a rendu un peu triste parce que je n’aime pas le voir partir…
Frère Maximilien-Marie m’a pris dans ses bras, et il m’a bien expliqué que j’allais rester au Mesnil-Marie, mais que la maman de mon ami Locky (une dame très gentille qui m’aime bien) s’occuperait de moi, et que je pourrai même aller dormir chez Locky si j’en ai envie ; il a ajouté
 que j’ai une mission très importante – la garde du Mesnil-Marie - et que c’est bien de rester ici, dans ma maison, plutôt que d’aller en pension ailleurs, dans une maison qui n’est pas la mienne avec des gens que je ne connais pas bien…
Je comprends très bien ces choses, néanmoins c’est toujours un peu triste de devoir quitter son papa-moine pour une période un peu longue…

Mais au fait, je ne vous ai pas dit où le Frère part ?
Vous le savez déjà, vous ? Vous l’avez deviné ? Non ?
Il va à Rome.

Rome, la capitale du monde catholique, la « Ville Eternelle », la cité des Saints Apôtres Pierre et Paul, la ville dont le sol a été fécondé par le sang de milliers de martyrs, la ville dont les rues ont été arpentées par des centaines de saints tout au long des siècles, la ville qui renferme des trésors d’histoire et d’art !
Il part en avion demain matin, et il ne rentrera que le dimanche 7 octobre au soir.

StPierre Vatican

   Frère Maximilien-Marie connaît assez bien Rome, et il organise, autant que possible, chaque année un séjour pour un petit groupe de pèlerins. Bien que le Dieu des chats soit le même que celui des hommes, je ne peux pas les accompagner là-bas.

   Pourtant j’aurais bien aimé aller voir les lieux où a vécu Saint Philippe Néri, un saint très sympathique dont mon papa m’a parlé : Saint Philippe aimait beaucoup les chats, et il en avait un très beau qui avait le droit de rentrer dans son oratoire privé et qui se plaçait – tout tranquille – sur les gradins de l’autel lorsque le bon « Padre Neri » célébrait la Sainte Messe. Il y a bien eu alors quelques esprits chagrins pour s’en scandaliser, mais Saint Philippe leur a fait comprendre qu’un beau chat, qui est une créature de Dieu pleine de grâce et de distinction, par le fait même qu’il est dans l’ordre des choses voulu par le Créateur, rend gloire à Dieu tout autant qu’un beau bouquet de fleurs ; or il n’est personne, que je sache, qui se scandalise de voir des fleurs par brassées placées sur les autels !

Quoi qu’il en soit, ce n’est pas encore aujourd’hui que je prendrai l’avion pour aller vénérer à Rome le saint ami des chats. Donc je continuerai à glorifier Dieu en étant ici même un bon chat accomplissant ce pour quoi Dieu l’a créé : dormir, jouer, chasser les souris et les dévorer consciencieusement…

Pour vous faire patienter, puisqu’en l’absence de Frère Maximilien-Marie je ne pourrai pas me servir de l’ordinateur, je vous recopie (cf. > ici) le sermon que Monsieur l’Abbé Aulagnier a prononcé ce soir en l’honneur de Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus.

   A la semaine prochaine…

pattes de chatLully.

2007-8. Nous sommes en guerre…

Réflexions au soir de la fête de St Michel.

Saint Michel gif

       Oui, nous sommes en guerre !

   Ce n’est pas moi qui l’affirme, c’est Saint Thomas d’Aquin qui l’écrit : « Jusqu’au jour du jugement, nous sommes en guerre ».
Et il ne fait que résumer ce que les Saintes Ecritures ont dit et répété à l’envie :

- Saint Paul à Timothée : « Nul ne sera couronné s’il n’a légitimement combattu » (2 Tim.II, 5).

- Notre-Seigneur Jésus-Christ : « Le Royaume des cieux souffre violence, et ce sont les violents qui s’en emparent » (Matth. XI,12) ; « Je ne suis pas venu apporter la paix, mais le glaive » (Matth. X,34) ; « Que celui qui n’a point d’épée vende sa tunique pour en acheter une » (Luc. XXII,36)…

– Déjà dans l’Ancien Testament, le Saint homme Job s’était exclamé : « Vraiment, la vie de l’homme sur la terre est un combat » (Job VII,1).

   Bien sûr le glaive, l’épée, la violence, le combat, la lutte sans merci dont il est ici question sont essentiellement d’ordre spirituel. La pugnacité qui nous est recommandée n’a rien à voir avec les conséquences peccamineuses de la colère, de l’orgueil, de la jalousie ou de la cupidité… Et la violence nécessaire à ceux qui veulent faire leur salut est une vertu.

   Ce mot de vertu a, si souvent en français, perdu son sens originel de force, qu’on en oublie l’origine militaire et que, d’une qualité « quasi musculaire » du caractère éprouvé par la violence des contradictions, on en est arrivé à désigner par lui la mièvrerie d’une inconsistante sainteté de vitrail aux tons pastels !

   Mais le christianisme n’est pas une religion à l’eau de rose faite pour des émasculés !
Le Christ, s’Il est le « Prince de la Paix » n’est cependant pas « le doux rêveur de Galilée », préfigurateur des adeptes du « peace and love » : Sa doctrine est forte, virile, militante…
Sa vie terrestre, pourtant remplie de scènes profondément attendrissantes, n’est en rien puérilement fade et affectée, et elle s’achève dans un spectaculaire et sanglant combat. Combat en grec, se dit « agônè ».

   L’Eglise, qu’Il a fondée, tant qu’elle est en chemin sur la terre, est militante.
Le sacrement de la Confirmation, qui communique à l’âme la plénitude des dons du Saint-Esprit, fait du chrétien un soldat du Christ. Le Chrême dont le fidèle est marqué rappelle l’huile dont les gladiateurs et les athlètes s’enduisaient pour fortifier leurs muscles et offrir moins de prise à l’adversaire…

   Comment a-t-on pu dénaturer la doctrine chrétienne au point d’en faire une sorte d’humanitarisme gélatineux qui ne peut nullement s’identifier à la vertu de charité ?
Comment est-il possible d’avoir trahi le message évangélique au point de le ravaler à une sorte de fraternité universelle post-romantique qui n’a plus rien de surnaturel ?
La charité chrétienne n’est pas la « solidarité » : elle est plus grande, plus large, plus profonde ; elle est surtout d’une autre nature !
Le respect chrétien n’est pas la « tolérance » : il est bien plus en accord avec la véritable dignité de l’homme créé libre, à l’image et à la ressemblance de Dieu, et il n’est en rien une couverture servant à justifier l’indifférentisme et l’absence de ferveur !

   « La vie de l’homme sur la terre est un combat : militia est vita hominis super terram » (Job VII,1).
Beaucoup de traductions françaises édulcorent cette affirmation du Saint-Esprit.
Militia : le mot latin est difficile à rendre en français, il ne désigne pas seulement l’engagement sanglant du combat, il signifie aussi le « service militaire », l’entrainement et la vie de caserne dans toute la rigueur de la discipline des armées antiques.

   Cette fête du saint Archange Michel est là pour nous le rappeler.
En contemplant la haute et pure figure de l’ange chevalier, nous sommes invités à retremper notre courage et à fortifier notre zèle dans le combat de chaque jour, dans le combat de chaque heure, dans le combat de chaque instant, pour l’établissement du règne de la charité dans nos coeurs, dans nos comportements, dans nos vies, dans nos sociétés… qu’elles soient religieuses ou civiles !
Parce que le règne de la charité n’est pas une chose facile et sans obstacles.

   Celui qui refuse de combattre est vaincu d’avance.
Celui qui pense être dispensé du combat est souvent un lâche qui se berce d’outrecuidantes illusions sur son propre compte.
Car, selon la percutante parole de notre bienheureux Père Saint Augustin : « Ou bien tu mets à mort l’iniquité, ou bien c’est l’iniquité qui te tue ! »

Il n’y a pas de troisième voie.

Angers - Apocalypse - Victoire de Saint Michel

Prières pour demander l’assistance de Saint Michel.

* * * * * * * * *

O Marie, Reine des Anges,
daignez envoyer le Saint Archange Michel
pour me secourir et me défendre dans le cours de cette vie
et pour m’assister à ma dernière heure!

Ainsi soit-il.

Combat de St Michel et des anges.

* * * * * * * * *

Puissante Vierge immaculée, Reine du ciel et de la terre,
nous vous en supplions très humblement,
intercédez en notre faveur :
demandez à Saint Michel et à ses saintes légions
de nous assister et de nous soutenir dans les combats de cette vie!
Qu’ils viennent fortifier nos coeurs et nos corps dans la lutte
pour écarter et pour vaincre tous les obstacles
au règne du divin Coeur de votre Fils,
dans nos âmes et dans la société tout entière!

Ainsi soit-il.

* * * * * * * * *

Saint Michel Archange,
défendez-nous dans le combat ;
soyez notre secours contre la malice et les embûches du démon.
Que Dieu exerce sur lui son empire,
nous vous le demandons en suppliant!
Et vous, Prince de la milice céleste,
repoussez en enfer, par la force divine,
Satan et les autres esprit mauvais
qui rodent dans le monde pour la perte des âmes.

Ainsi soit-il.

 * * * * * * * * *

Prière à Saint Michel composée par Saint Louis de Gonzague :

      « Ô prince invincible, gardien fidèle de l’Église de Dieu et des âmes justes, vous qui, animé d’une si grande charité et d’un si grand zèle, avez livré tant de batailles et accompli d’entreprises, non pour vous acquérir à vous-même renommée et réputation, comme le font les capitaines de ce monde, mais pour accroître et défendre la Gloire et l’Honneur que nous devons tous à notre Dieu, en même temps que pour satisfaire au désir que vous aviez du salut des hommes, venez, je vous en prie, au secours de mon âme qui est attaquée continuellement et mise en danger par ses ennemis : la chair, le monde et le démon. Vous avez conduit jadis le peuple d’Israël dans le désert, veuillez aussi être mon guide et mon compagnon dans le désert de ce monde, jusqu’à ce que vous m’ayez conduit hors de tout danger dans la terre des vivants, dans cette bienheureuse patrie d’où nous sommes tous exilés. »

Voir aussi les prières en l’honneur de Saint Michel publiées > ici.

Publié dans:Chronique de Lully, Prier avec nous |on 29 septembre, 2007 |7 Commentaires »
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