Archive pour la catégorie 'Chronique de Lully'

2008-48. In memoriam : Victimes et martyrs des massacres de septembre 1792.

2 septembre,
Fête des Bienheureux Martyrs de Septembre 1792.

Du 2 au 7 septembre 1792, à Paris, mais aussi dans d’autres villes (Versailles, Orléans, Meaux, Reims…) on assista à un déferlement de violences à peine imaginables , qui sont restées dans l’histoire sous le nom de « Massacres de Septembre ».
On peut voir dans cet épisode – pieusement minoré par les chantres de la grande, belle et généreuse révolution – le préambule de la grande terreur.

Le 2 septembre 2007 coïncidait avec un dimanche et Frère Maximilien-Marie, puisque le Mesnil-Marie était encore établi tout proche de Paris, avait pu contribuer à l’organisation d’une célébration en l’honneur non seulement des martyrs mais aussi des autres victimes (non béatifiées) – trop souvent tombées dans l’oubli – de ces massacres.

Cet fut une Sainte Messe latine traditionnelle, célébrée par Monsieur l’Abbé M******, dans la chapelle Saint-Louis de la Pitié-Salpêtrière.
Pourquoi en ce lieu?
Parce que justement l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière fut l’un de ces lieux où quelques centaines de malheureuses victimes périrent de manière horrible.
Les chants de cette très belle célébration avaient été assurés par la Schola Sainte Cécile et vous pourrez aussi vous reporter à ce qui fut p
ublié sur le site de cette excellente formation en cliquant > ici .

Chaque année, au retour de cette date du 2 septembre, il est de notre devoir – par la pensée et la prière – de rejoindre ces glorieux témoins de la Foi et de la fidélité héroïque à la Sainte Eglise Romaine.

Pour moi, je suis allé rechercher dans les archives de Frère Maximilien-Marie le texte par lequel il avait introduit la célébration de ce 2 septembre 2007 car, indépendamment des points de circonstance, il s’y trouve des éléments importants dont il convient de garder le souvenir et d’alimenter notre réflexion…

Lully.

Scène de massacre à la Salpêtrière - septembre 1792

Scène de massacre dans la cour de l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière en septembre 1792

Introduction à la Sainte Messe du dimanche 2 septembre 2007
en la chapelle Saint-Louis de la Pitié-Salpêtrière.

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« Le lundi saint dernier, à l’issue d’une conférence que je venais de donner, un ami (qui n’est pas né en France et dont l’humilité souffrirait que je dévoile ici son nom) me faisait part de son étonnement en constatant que la commémoration des martyrs de septembre et des victimes de la révolution, en dehors des offices célébrés autour du 21 janvier, du 8 juin ou du 16 octobre passait inaperçue, même dans beaucoup de milieux dits « tradis » ; et il me demandait ce qui empêcherait d’organiser une célébration de plus grande envergure que les messes « ordinaires » célébrées sans grande solennité ni – qu’on me pardonne ce mot – publicité.
Après avoir réfléchi et prié, j’ai pris la décision de relever le défi et de tenter d’organiser « quelque chose ».
Or justement, en cette année 2007, le 2 septembre correspond avec un dimanche, jour où – par principe – davantage de personnes sont disponibles pour participer à un rassemblement… surtout religieux.
Le 2 septembre est en effet le jour de la fête liturgique des Bienheureux Martyrs de Septembre 1792, même si la célébration du dimanche ne permet pas de célébrer la messe propre de la fête. C’est en effet du 2 au 7 septembre 1792, que plusieurs milliers de victimes furent atrocement massacrées dans les prisons de Paris : au Châtelet,  à la Conciergerie, à la Force, dans les maisons religieuses transformées en lieu de détention : l’Abbaye, Saint-Firmin, les Carmes, dans les hôpitaux comme Bicètre, ou ici même, à la Pitié Salpêtrière.

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En tout premier lieu, nous devons donc adresser de chaleureux remerciements à Monseigneur Gilles Annequin, responsable de l’aumônerie de l’hôpital de la Pitié Salpêtrière et Vicaire Épiscopal chargé de la Pastorale de la Santé, ainsi qu’à ses collaborateurs : ce sont eux qui nous accueillent ici, dans cette chapelle fondée par Louis XIV.
Au cours de cette Messe nous n’omettrons pas de prier à l’intention de ceux qui aujourd’hui sont aux prises avec la souffrance, du corps ou de l’âme, et nous demanderons à Dieu et à ses saints martyrs, de leur donner des grâce de force, de consolation, et – s’il est possible – de guérison…
Nous aurons également à cœur de prier pour que la mission pastorale de Monsieur l’Aumônier et de son équipe porte des fruits de grâce.
Mes remerciements vont bien sûr à tous ceux qui, d’une manière ou d’une autre vont permettre le bon déroulement de la liturgie : choristes, organiste, servants d’autel… et tout particulièrement aussi à notre célébrant, Monsieur l’abbé M******, auxiliaire de l’institut de droit pontifical du Bon Pasteur, au Centre Saint-Paul.
Des remerciements aussi à tous les journalistes, de la presse écrite ou de la radio, remerciements à tous les responsables d’associations, de mouvements ou de sites internet et remerciements à tous les « blogueurs » qui ont relayé l’information…
Et des remerciements enfin à vous tous pour votre présence…

Je voudrais ensuite ajouter deux avis pratiques :
a) Le premier, au sujet de… la quête !
Elle servira à régler les honoraires du célébrant, le cachet de l’organiste et à laisser une offrande, que je souhaiterais la plus généreuse possible, pour cette chapelle dont l’entretien et la restauration de certains éléments du mobiliers s’avère nécessaire : et j’en profite pour saluer le combat (le mot n’est pas trop fort) que mène Monseigneur Annequin pour conserver à cette chapelle son caractère de lieu de culte, consacré à Dieu, alors que certains voudraient l’utiliser à d’autres fins.
b) Le second pour vous signaler qu’à l’issue de la célébration, vous pourrez si vous le désirer emporter un feuillet récapitulatif des événements de septembre 1792, mais aussi acheter un livret…

Si d’aventure les exemplaires ici disponibles se révélaient insuffisants, vous pourriez nous laisser vos coordonnées et nous procéderions à un nouveau tirage.

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Quel sens faut-il donner au rassemblement de ce jour ?
Notre réunion en ce lieu, pour honorer le souvenir des martyrs et des victimes de la grande révolution, n’est pas une manifestation « politique » (du moins au sens courant de ce mot) et elle n’est pas non plus « partisane ».
A une époque où on nous rebat les oreilles avec le « devoir de mémoire », mais où justement la « mémoire officielle » se fait singulièrement sélective – partielle et partiale – notre identité catholique nous oblige à dire et à répéter, à la suite d’un grand nombre de pontifes et de saints, que l’idéologie des prétendues « lumières » et la révolution de 1789, sous le couvert de fallacieux slogans humanitaires, sont une impasse qui entraînent l’humanité vers une effrayante déshumanisation, ramènent l’homme à un état de brute pire que l’animal, et conduisent le monde à la ruine.

Nous le savons bien, l’essence de la révolution tient dans la révolte contre un ordre temporel qui, parce qu’il est humain, ne peut certes jamais être parfait, mais dont les références étaient prioritairement le Christ et Sa Loi.

Derrière les atrocités de la révolution, notre regard – exercé par la contemplation des réalités surnaturelles – nous montre indubitablement l’action de l’ennemi du plan de Dieu, l’ennemi du salut des hommes, l’ennemi du bonheur de l’homme, lui qui est « menteur et homicide dès le commencement », lui qui, aux origines du monde, a crié « non serviam : je ne servirai pas ! » , lui qui, par le biais de mille séductions, porte l’homme à crier à son tour : nous ne voulons pas que le Christ règne sur nous !
Voilà pourquoi les conséquences de l’idéologie des prétendues « lumières » et de la révolution de 1789 se retrouvent dans tous les systèmes totalitaires qui, depuis près de deux siècles, ont voulu re-former l’homme et la société en dehors de sa nature et en dehors de sa vocation surnaturelle.

Réunis dans le souvenir de ces milliers de nos frères, immolés dans une fureur sanguinaire difficilement concevable, notre présence ici, aujourd’hui, dans ce lieu, est une forme de protestation contre les attentats sacrilèges, répétés et toujours amplifiés, qui portent atteinte aux droits et la royauté de Dieu, et par conséquence logique aussi qui portent atteinte à la dignité de l’homme, créé à l’image et à la ressemblance de Dieu, et appelé au partage de la béatitude divine.

Nous ne sommes pas venus pour assister à un « meeting » politique, mais pour participer de toute la ferveur de notre âme à la Sainte Messe catholique,  c’est à dire au renouvellement mystique de l’acte sublime du Calvaire, par lequel le Christ notre Roi opère le salut de l’humanité et nous obtient toutes les grâces nécessaires pour parvenir à notre fin surnaturelle et éternelle.
Nous assisterons à la Sainte Messe dans le souvenir de ces martyrs glorieux, que l’Eglise a élevés aux honneurs des autels, et dont le sang, généreusement versé à la suite du Christ immolé, a permis un vrai renouvellement de l’Eglise de France : le sang des martyrs est toujours semence de chrétienté !
Mais nous nous souviendrons aussi de ces victimes, connues ou inconnues, qui furent sauvagement assassinées à seule fin d’instaurer une politique de terreur : prisonniers politiques, gardes suisses, prisonniers de droit commun, malades, aliénés, orphelins, handicapés… sacrifiés par l’idéologie révolutionnaire en invoquant une liberté, une l’égalité et une fraternité dont on peut – selon la recommandation du Saint Evangile – juger de la vérité par les fruits.

Lorsqu’ils refusent l’ordre voulu par Dieu, les plus nobles idéaux se pervertissent ; quand il refuse le Sang versé par son Rédempteur, l’homme s’enfonce dans les plus sanguinaires folies ; quand elles refusent la royauté du Sacré-Cœur de Jésus, les sociétés accumulent les ruines !

Nous ne sommes pas ici parce que nous serions des « passéistes », congelés dans un sempiternel regret d’époques révolues ; nous ne sommes pas des « rétrogrades », dont la seule ambition tendrait à une forme de revanche aigrie sur l’histoire… Nous sommes des catholiques qui, avec les critères de l’Evangile diagnostiquons le mal qui ronge et détruit le monde dans lequel la Providence nous a placés, et qui voulons – avec l’humilité des serviteurs de la Vérité – qu’il revienne à la santé et à la vie.
Qui oserait traiter le médecin qui travaille à rendre la santé à son patient de « rétrograde » ?
Quel homme de bon sens pourrait prétendre que lorsqu’un malade recouvre la santé il retourne en arrière et fait du passéisme ?
Notre monde est malade, notre société est malade, la France est malade… et nous en souhaitons la guérison, le retour à la vie. Voilà pourquoi nous nous tournons vers Celui qui affirme « Je suis la Voie, la Vérité et la Vie », et qui dit encore « Je suis venu pour les malades et les pécheurs ».
Nous nous tournons vers Lui en Le suppliant pour qu’Il guérisse les plaies, cicatrise les blessures, et ressuscite ce qui a été touché par la mort spirituelle : Que le Christ soit victorieux de toutes les forces de mort et de corruption, que le Cœur du Christ touche et guérisse le cœur de notre pauvre humanité, que l’Amour du Cœur du Christ règne dès à présent et pour toujours, voilà notre souhait, notre prière, et l’objet de notre combat.

« Christus vincit !  Christus regnat !  Christus imperat ! »

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On trouvera le décret du Saint-Siège relatif au martyre des victimes de septembre 1792 > ici 

2008-47. Appel à l’aide…

Vendredi 29 Août 2008, fête du martyre de Saint Jean-Baptiste.

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Chers Amis du « Refuge Notre-Dame de Compassion« ,

Depuis notre arrivée dans notre nouveau « Mesnil-Marie », le 30 juin, vous avez pu lire au fur et à mesure de mes chroniques comment Frère Maximilien a réussi à faire avancer bien des choses : dès avant notre installation, la mise en place des portes (cf > www), puis le sablage de l’ancienne cheminée et l’installation du chauffage (cf > www) et depuis notre déménagement, tout au long du mois de juillet, les travaux extérieurs pour l’arrivée de l’eau et l’assainissement (cf > www), les défrichements et aménagements extérieurs (cf > www), la mise en service des premiers points d’eau dans la maison et le début de la réfection du plancher (cf > www)…

Au cours du mois d’août, du fait des congés de la plupart des artisans, il n’y a pas eu d’avancée « spectaculaire », sinon l’abattage et le débitage d’un énorme frêne (vous en apercevrez le tronc sur la photo que vous verrez ci-dessous), dont Frère Maximilien-Marie s’emploie peu à peu à fendre les billots avant de les ranger pour qu’ils sèchent : ils ne pourront servir au chauffage que dans une grosse année, pour l’hiver 2009-2010. Très prochainement, on doit nous livrer la provision de bois pour la saison froide ; celle-ci commencera tôt car, depuis le 15 août, nous constatons une baisse sensible des températures et nous devons – certains soirs – faire une flambée pour réchauffer l’atmosphère. Avant que l’automne ne s’installe il faut absolument que 1) la révision et l’isolation de la toiture, 2) la mise en place des gouttières, 3) l’installation des fenêtres et portes qui manquent soient réalisées . Dès la deuxième quinzaine d’octobre nous pourrons très vraisemblablement  avoir les premières gelées… Il nous faut également, pour les aménagements intérieurs, continuer l’installation des sanitaires (actuellement Frère Maximilien-Marie continue à aller prendre sa douche chez notre si bienveillante voisine).

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Je lance pour Frère Maximilien-Marie un appel à tous ceux qui auraient la possibilité de nous soutenir et nous aider : il a besoin d’aide, il a besoin de bras!!! Concrètement, si vous connaissez des troupes scoutes (ou des groupes de jeunes) qui cherchent des lieux où ils pourraient accomplir leurs B.A., ou encore des personnes qui ont tout à la fois des disponibilités et des compétences  pour effectuer de petits travaux de maçonnerie, d’électricité …etc., parlez-leur de nous : répercutez mon appel. Certes nous sommes un peu « loin de tout » ;  venir nous aider nécessite des déplacements – parfois longs – et sans doute de rester quelques jours sur place, mais « à coeurs vaillants, rien d’impossible« !

Merci d’avance pour tout ce que vous pourrez faire.

Bien sûr, et plus que jamais, nous recommandons l’aventure de cette fondation à vos bonnes prières, vous pouvez être assurés de celles  de Frère Maximilien-Marie à toutes vos intentions auprès de Notre-Dame de Compassion.

Lully.

Publié dans:Annonces & Nouvelles |on 29 août, 2008 |1 Commentaire »

Recette du « Mesnil-Marie » : Fondant au chocolat.

La recette qui suit nous a été communiquée par la maman d’un ami prêtre : ce ne peut donc qu’être une « sainte recette »!!! Nous l’avons testée pour vous et nous sommes bien convaincus que – comme nous – ce « fondant au chocolat » vous fera… fondre!

Chocolat-chat!!!

- Ingrédients:
125 grammes de chocolat ; 125 grammes de beurre ; 100 grammes de sucre ; 3 oeufs.

- Préparation:
Avant de commencer la préparation, faites préchauffer votre four à 180°. Faites fondre le chocolat dans une casserole, avec un peu d’eau. Ajoutez le beurre, le sucre et les oeufs et mélangez bien. Mettez dans un moule (ou dans des petits moules individuels si vous préférez) et enfournez. Laissez cuire 17 minutes et dégustez encore tiède… avec modération toutefois si vous ne voulez pas avoir de crise de foie!

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Publié dans:Recettes du Mesnil-Marie |on 15 août, 2008 |Pas de commentaires »

2008-46. Notre Saint-Père le Pape Benoît XVI met en évidence deux saints : Thérèse-Bénédicte de la Croix et Maximilien-Marie Kolbe :

   En ce mercredi 13 août 2008, notre Saint-Père le Pape Benoît XVI – rentré à Castel Gandolfo après quelques jours de repos dans la province du Sud Tyrol – , s’est montré au balcon de la Cour intérieure du Palais Apostolique pour rencontrer les fidèles rassemblés pour l’Audience générale du mercredi. Dans le discours en langue italienne, le Pape s’est arrêté sur les figures de deux Saints fêtés ces jours-ci : Sainte Thérèse-Bénédicte de la Croix (dans le monde Edith Stein) et Saint Maximilien-Marie Kolbe. Après le Pater Noster et la Bénédiction Apostolique, le Saint Père a adressé des salutations en diverses langues aux groupes de fidèles présents.

Catéchèse du Saint-Père en langue italienne :
l’exemple de deux saints martyrs d’Auschwitz,
Saint Maximilien-Marie Kolbe
et
Sainte Thérèse-Bénédicte de la Croix

   Chers frères et sœurs !

   Rentré de Bressanone, où j’ai pu passer une période de repos, je suis content de vous rencontrer et de vous saluer, chers habitants de Castel Gandolfo, et vous, chers pèlerins, qui êtes venus aujourd’hui me rendre visite. Je voudrais encore une fois remercier ceux qui m’ont accueilli et ont veillé sur mon séjour en montagne. Ces journées ont été des journées de détente sereine, où je n’ai pas cessé de rappeler au Seigneur tous ceux qui se confient à mes prières. Et ceux qui m’écrivent en me demandant de prier pour eux, sont vraiment très nombreux. Ils me manifestent leurs joies, mais aussi leurs préoccupations, leurs projets de vie, mais aussi les problèmes familiaux et de travail, les attentes et les espoirs qu’ils portent dans leur cœur, à côté des inquiétudes liées aux incertitudes que l’humanité vit en ce moment. Je peux assurer à tous et à chacun mon souvenir, tout particulièrement dans la célébration quotidienne de la Sainte Messe et dans la récitation du Saint Rosaire. Je sais bien que le premier service que je peux rendre à l’Église et à l’humanité est vraiment celui de la prière, parce qu’en priant je mets avec confiance dans les mains du Seigneur, le ministère que Lui-même m’a confié, avec le destin de la communauté ecclésiale et civile tout entière.

   Celui qui prie ne perd jamais l’espérance, même lorsqu’il lui arrive de se trouver dans des situations difficiles et même humainement désespérées. C’est ce que nous enseignent les Saintes Écritures et ce dont l’histoire de l’Église témoigne. Combien d’exemples, en effet, nous pourrions évoquer de situations dans lesquelles la prière a vraiment été un soutien sur le chemin des saints et du peuple chrétien! Parmi les témoignages de notre époque, je voudrais citer celui de deux saints dont nous célébrons la mémoire ces jours-ci : Thérèse-Bénédicte de la Croix, Edith Stein, dont nous avons célébré la fête le 9 août, et Maximilien-Marie Kolbe que nous célèbrerons demain, 14 août, veille de la solennité de l’Assomption de la Vierge Marie. Tous les deux ont terminé par le martyre leur expérience terrestre dans le camp d’Auschwitz. Apparemment, leurs existences pourraient être retenues comme une défaite, mais c’est précisément dans leur martyre que se reflète l’éclat de l’amour qui vainc les ténèbres de l’égoïsme et de la haine. On a attribué à Saint Maximilien Kolbe les paroles suivantes qu’il aurait prononcées dans la pleine fureur de la persécution nazie : « La haine n’est pas une force créatrice : c’est seulement l’amour ». Et la preuve héroïque de l’amour fut le don généreux qu’il fit de sa personne en échange de son compagnon de captivité, don qui a culminé quand il est mort de faim dans le bunker, le 14 août 1941.

   Edith Stein, le 6 août de l’année suivante, à trois jours de sa fin dramatique, en approchant quelques sœurs du monastère d’Echt, en Hollande, leur a dit : « Je suis prête à tout. Jésus est même ici parmi nous. Jusqu’à présent, j’ai pu très bien prier et j’ai dit avec tout mon cœur : ‘Ave, Crux, spes unica’ ». Des témoins qui réussirent à fuir l’horrible massacre, racontèrent que Thérèse-Bénédicte de la Croix, alors qu’elle était vêtue du vêtement carmélitain et avançait consciente vers la mort, se distinguait par son comportement empli de paix et par son attitude sereine, par son comportement calme, et attentive aux nécessités de tous. La prière fut le secret de cette Sainte copatronne de l’Europe, qui « après être parvenue à la vérité dans la paix de la vie contemplative, elle dût vivre jusqu’au bout le mystère de la Croix » (Lettre Apostolique « Spes aedificandi » : Enseignements de Jean Paul II, XX, 2, 1999 pag.511).

   « Ave Maria ! » : ce fut la dernière invocation sur les lèvres saint Maximilien-Marie Kolbe alors qu’il tendait le bras à celui qui le tuait par une injection d’acide phénique. Il est émouvant de constater que le recours humble et confiant à la Vierge Marie est toujours source de courage et de sérénité.
Alors que nous nous préparons à célébrer la solennité de l’Assomption, qui est une des célébrations mariales les plus chères à la tradition chrétienne, renouvelons notre confiance à Celle qui, du Ciel, veille avec un amour maternel sur nous à tout moment. C’est en effet ce que nous disons dans la prière familière de l’Ave Maria Lui demandant de prier pour nous « maintenant et à l’heure de notre mort ».

Saint Maximilien-Marie Kolbe

2008-45. Un élément féminin au « Mesnil-Marie »!

Lundi soir 11 août 2008.

Chers Amis du Refuge Notre-Dame de Compassion,

Dans ma chronique du 8 août, je vous annonçais l’arrivée d’un bébé dans notre « Mesnil-Marie » (cf. > www), et je vous disais qu’il nous semblait que ce chaton était un mâle…

Hé bien figurez-vous que ce matin, nous avons eu droit à un petit coup de théâtre : après un examen attentif, le vétérinaire a annoncé qu’il y aurait désormais un élément féminin dans la communauté!!!

Il y a eu une très sérieuse et extraordinaire réunion du Chapître : toutes choses étant bien et mûrement pesées, la minette a été baptisée dans la foulée. Et savez-vous quel nom lui a été donné? Comme l’écrivait la Marquise de Sévigné (dont je suis un lecteur assidu) : « Je vous le donne en cent, je vous le donne en mille… » C’est le nom d’une nymphe, et non l’une des moindres : Chlôris! Originaire des « Îles Fortunées » (les actuelles « Canaries« ), Zéphyr s’éprit d’elle, l’enleva et l’épousa. Leurs épousailles furent célébrées au mois de mai, raison pour laquelle tous deux sont traditionnellement associés au cortège du printemps. Zéphyr fit à son épouse le don de la jeunesse perpétuelle et lui donna l’empire des fleurs (ce pourquoi elle a été équiparée à la Flore des Romains). Botticelli les a peints ensemble dans « la naissance de Vénus » et dans « le Printemps« .

Notre Chlôris est une grande séductrice : tous ceux qui la voient tombent sous son charme et en deviennent littéralement « gagas« … Et je puis vous dire qu’en ce qui me concerne mes préventions initiales sont désormais tombées, même si je ne suis pas spécialement content quand elle veut jouer avec ma noble queue.

Le vétérinaire a confirmé qu’elle avait dû naître autour du 6 juillet. En l’absence d’autres certitudes, c’est cette date qui a été retenue pour fêter son anniversaire. Chlôris se porte très bien : comme tous les chatons, elle dort beaucoup et joue énormément. Elle a très bon appétit et n’a plus besoin de biberon. Ce soir, à la pesée, elle avait atteint 473 grammes…

Et comme la plupart d’entre vous n’a pas le bonheur de voir la petite espiègle en direct, je vous envoie de nouvelles photographies…

Lully.

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Publié dans:Chronique de Lully |on 11 août, 2008 |Pas de commentaires »

2008-44. Un bébé au « Mesnil-Marie »!

Vendredi 8 août 2008.

Vraiment, je ne m’attendais pas à cela… Et d’ailleurs, sur le coup, j’en ai été très contrarié, je vous le confesse. J’ai même pensé que je n’étais plus aimé, que j’allais être remplacé – dans le coeur de Frère Maximilien-Marie et dans la maison – et j’ai manifesté colère et bouderie. Mais, je le vois bien, Frère Maximilien-Marie me témoigne au moins autant d’affection qu’auparavant : je remarque qu’on prend toujours un très grand soin de moi, je constate qu’on me parle avec autant de déférence et de tendresse qu’auparavant, je vois que mes rations de croquettes et de pâtés ne diminuent pas…

Pour le principe, je continue à faire encore un peu la tête, mais je vous avoue que mon coeur commence à fondre lui aussi. Je me rends compte que la jalousie est un sentiment qui pourrit la vie et ratatine le coeur, que l’égocentrisme est une prison qui enferme un être sur lui-même et lui bouche les plus beaux horizons, tandis que – tout au contraire – la générosité et l’amour dilatent l’âme et remplissent de joie.

« Mais enfin, de quoi s’agit-il donc?« , allez-vous me demander.

Tout simplement du fait qu’au soir de la fête de la Transfiguration, ce dernier mercredi,  Frère Maximilien-Marie (qui, cette semaine, a profité des vacances des artisans pour souffler un peu eux lui aussi et faire de belles découvertes dans nes alentours) est rentré avec un bébé dans les bras!

« Un bébé?!?!… »

Oui, un bébé, un vrai bébé! Un bébé auquel il faut donner le biberon et dont il faut sans cesse s’occuper, un être minuscule dont la taille est sans proportion avec le temps qu’il vous pompe…

« Comment cela peut-il se faire?« , allez-vous encore interroger. Il faut donc que je vous raconte toute l’histoire depuis le début en remontant une semaine en arrière.

Vendredi 1er août, nous avons reçu la visite de la maman, du frère, de la belle-soeur et d’un neveu – prénommé Hugo – de Frère Maximilien-Marie. Dans le cours de la conversation, il a été signalé qu’une chatte avait mis bas dans une vieille cabane de planches qui jouxte la propriété de la maman de Frère Maximilien-Marie, sur un terrain où des moutons sont mis à la pâture de temps en temps : la vieille cabane sert alors d’abri aux moutons. Je la connais bien cette vieille cabane puisque pendant tout le temps où je suis resté chez ma « Mamie », j’ai eu le loisir d’aller m’y mettre à l’affût. Bref, ce qui inquiétait nos visiteurs c’était le fait qu’on ne voyait jamais la chatte venir s’occuper des chatons…

Le lendemain matin (samedi), la maman de Frère Maximilien-Marie téléphonait pour dire que Hugo avait ramené chez elle un chaton noir, terriblement affamé, qu’il avait trouvé errant seul dans les buissons. Mais quelques jours plus tard, alors même que Frère Maximilien-Marie était en visite chez sa maman, il y découvrait trois autres chatons affamés qui venaient d’être recueillis… Les neveux de Frère Maximilien-Marie les avaient trouvés miaulant lamentablement, réduits à boire une eau croupissante, sentant mauvais, les poils collés et remplis de petits chardons, et risquant d’être piétinés par les moutons qui venaient d’être ramenés dans cette parcelle…

Et c’est ainsi que Frère Maximilien-Marie a décidé d’adopter l’un de ces petits orphelins… Comme vous l’avez compris, j’étais assez mécontent de voir arriver cet intrus dans mon « Mesnil-Marie » : j’ai mis mes oreilles en arrière, j’ai grogné et soufflé méchamment… mais peu à peu mes réticences fondent et je me laisse toucher par la grâce. Frère Maximilien-Marie m’a bien expliqué que c’était très certainement un petit orphelin (en effet, une chatte n’abandonne jamais ses petits, et s’ils étaient seuls et affamés depuis plusieurs jours c’est parce qu’il a dû arriver malheur à leur maman), et que j’aurais moi aussi une responsabilité dans son éducation.

Notre petit chat, parce qu’il semble bien que ce soit un mâle, est probablement âgé de 4 à 5 semaines (ce qui reporte sa naissance au début du mois de juillet, sans que nous puissions en dire davantage pour le moment), et il pesait exactement 333 grammes le soir de son arrivée. Je termine en vous livrant en avant première un cliché du nouvel habitant du « Mesnil-Marie » et je vous adresse à tous mes salutations les plus félinement distinguées.

Lully.

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Publié dans:Chronique de Lully |on 8 août, 2008 |2 Commentaires »

2008-43. Suite du feuilleton de l’eau et réfection de plancher.

Samedi soir 2 août 2008.

Avec la fin de la semaine il est bien temps, chers Amis du Refuge Notre-Dame de Compassion, que je vous donne quelques nouvelles de nos travaux.

Et en tout premier lieu, après vous avoir montré dans une précédente chronique tous les travaux réalisés à l’extérieur pour que l’eau puisse arriver jusqu’à l’intérieur de notre « Mesnil-Marie » (cf. > www), je puis enfin vous annoncer que, depuis quelques jours, nous avons dans la maison un point d’eau et – le détail peut paraître trivial mais il n’est pas sans importance dans les humbles réalités de la vie quotidienne! – un wc. Cela change considérablement la vie de Frère Maximilien-Marie qui n’est désormais plus obligé de se rendre chez notre voisine que pour prendre sa douche. L’installation intérieure reste encore sommaire, mais après toutes ces semaines où il fallait transporter l’eau dans des récipients, ce progrès a des allures de véritable luxe!

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Sur la photographie qui est ici dessus, vous pouvez « admirer » deux étapes de l’installation intérieure qui permet à l’eau d’arriver jusqu’au robinet au dessus de l’évier. Sur le cliché du haut, le « gros machin » rouge que vous voyez seul est un surpresseur : c’est lui qui prend le relai de la pompe et permet d’avoir une pression suffisante. Sur le cliché du bas, vous vous rendez compte qu’un grand « ballon d’eau chaude » a été rajouté aux côtés du surpresseur. Je vous invite à ce sujet à rendre de très vives actions de grâces à la divine Providence, car ce chauffe-eau de 300 litres – et pratiquement neuf – a été donné à la communauté par un bienfaiteur (il se reconnaîtra en lisant ces lignes et il faut qu’il sache que nous n’omettons pas de demander à Dieu de lui rendre en bénédictions et en grâces sa générosité à notre endroit). Cela a été une véritable expédition d’aller récupérer ce chauffe-eau : en effet le donateur – qui habite assez loin d’ici – pouvait en assurer le transport pour une partie du trajet, à l’occasion d’un déménagement familial, et Frère Maximilien-Marie a donc dû aller à sa rencontre pour le charger alors dans notre propre véhicule et l’apporter ici. De fait, un point de rencontre à quelque 80 kilomètres d’ici avait été choisi, de manière à ne pas occasionner un détour à notre bienfaiteur. Le pittoresque de l’histoire, c’est que finalement cette rencontre s’est faite à une heure avancée de la nuit et que le Frère est revenu avec le précieux chargement à une heure du matin, en me disant qu’il était heureux qu’il n’y ait point eu de patrouille de gendarmerie sur ces hauts plateaux à 23 h 30 : la maréchaussée n’aurait-elle pas pu suspecter que ce chauffe-eau qui changeait de véhicule en bord de route en pleine campagne à la faveur des ténèbres dissimulait en réalité quelque trafic de substance illicite???… Je m’imaginais déjà en tremblant qu’il m’aurait peut-être fallu me déplacer à la gendarmerie pour faire sortir Frère Maximilien-Marie d’une cellule de garde-à-vue…

L’autre partie des travaux de la semaine qui vient de s’achever a consisté dans le démontage partiel d’un plancher qu’il faut intégralement remplacer. Le sol de l’ancienne grande grange à foin, qui constitue l’étage supérieur de notre « Mesnil-Marie« , est en effet fabriqué avec des plaques d’aggloméré : deux épaisseurs séparées par des chevrons, et cet espace – entre les deux plaques d’aggloméré – est devenu avec les années une véritable H.L.M. pour les souris, les rats et les loirs… Pour moi, c’est une véritable aubaine, mais Frère Maximilien-Marie n’a guère envie de continuer à loger rongeurs et muscidés et il doit remplacer ce plancher, qui en outre a été sérieusement endommagé en plusieurs endroits par des gouttières et des inondations… Il a donc commencé par retirer, sur un quart de sa surface totale, ces plaques fatiguées afin que, jeudi et vendredi derniers, les menuisiers puissent poser à la place un véritable et solide plancher. Vous pouvez avoir ci-dessous un aperçu de ces travaux. Sur la première photo, vous me verrez en train d’inspecter l’intérieur du plancher après que Frère Maximilien-Marie a retiré la première épaisseur d’aggloméré : c’était très intéressant parce qu’il y avait plein de nids de souris.. mais je n’ai trouvé aucune de celles-ci parce que le bruit et le mouvement des travaux avaient dû les faire fuir. Sur la seconde photographie, vous me verrez faire mon petit numéro d’équilibriste sur les poutres une fois que les deux épaisseurs ont été enlevées… et vous pourrez même apercevoir le crâne (un peu dégarni!) de Frère Maximilien-Marie, qui était debout sur un escabeau, à l’étage inférieur et dont la tête dépassait juste : je trouvais cela très amusant! (Comme toujours, il vous faut cliquer sur les vignettes pour les voir en grand)

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Je terminerai ma chronique de ce soir en souhaitant de bonnes vacances à ceux qui ont le bonheur d’en avoir, et un bon courage à ceux qui sont au travail, et en vous assurant tous de ma très féline considération.

Lully.

Publié dans:Chronique de Lully |on 2 août, 2008 |3 Commentaires »

Recette du Mesnil-Marie : Soupe de courgette et pommes de terre.

Les courgettes sont un légume de saison. Ce soir, Frère Maximilien-Marie prépare une soupe à base de courgette qui m’a tout l’air d’être délicieuse, alors – pendant qu’il s’affaire avec ses marmites – je m’empare du clavier de l’ordinateur pour vous en communiquer la recette. Si certains pensent que la soupe ne convient pas aux soirs d’été, j’espère que cette recette les fera changer d’avis…

Lully.                         

Soupière fumante... hummm!

Préparation : 10 mn .
Cuisson : 25 mn

Ingrédients (pour 6 personnes) :

- 1 petite courgette
– 3 pommes de terre moyennes
– 100 grammes de crème fraîche (facultatif)
– herbes de Provence, basilic, menthe, persil…
– gros sel

Préparation :

Eplucher la courgette et les pommes de terre. Les couper en petits dés.
Mettre les dés dans une casserole et couvrir avec de l’eau. Ajouter une poignée de gros sel. Cuire à feu fort environ 25 minutes.
Une fois la cuisson arrêtée, mixer les légumes dans l’eau.
Ajouter la crème et les herbes de Provence finement coupées.

Servir immédiatement.

Publié dans:Recettes du Mesnil-Marie |on 29 juillet, 2008 |3 Commentaires »

2008-42. A propos d’un pèlerinage à La Louvesc, au tombeau de Saint Jean-François Régis.

Lundi matin 28 juillet 2008.

Hier, 11ème dimanche après la Pentecôte, notre Frère est parti de très bonne heure du Mesnil-Marie, pour se rendre à La Louvesc.
Cette petite paroisse, située à presque 1100 m d’altitude, est un lieu de pèlerinage assez fréquenté depuis que Saint Jean-François Régis, jésuite affecté aux missions à l’intérieur du Royaume après les ravages des guerres religieuses, y mourut d’épuisement – le 31 décembre 1640 – et y fut enterré.
Au XIXème siècle, Sainte Thérèse Couderc, fonda dans ce même village les Soeurs de Notre-Dame du Cénacle. D’humble extraction, Mère Thérèse fut mise à l’écart et reléguée à un rang subalterne dans le sein même de sa propre congrégation lorsque celle-ci se développa, et elle arriva par cette voie d’humilité (et d’humiliations) à un très haut degré de sainteté…* Son corps – conservé intact – a été ramené dans la chapelle de la maison de fondation.
Ce sont donc deux saints canonisés que l’on peut aller vénérer et prier dans ce village de montagne. La Louvesc est à moins de soixante kilomètres du Mesnil-Marie mais, avec les routes de ces régions, il faut compter un peu plus d’une heure pour s’y rendre.

Si Frère Maximilien-Marie y est allé précisément ce dimanche 27 juillet, c’est parce qu’un jeune prêtre ordonné en septembre dernier par Son Eminence Monsieur le Cardinal Castrillon Hoyos, s’y rendait lui aussi en pèlerinage avec quelques membres de sa famille.
Faut-il préciser que ce prêtre célèbre la Sainte Messe latine traditionnelle, en conformité avec les dispositions édictées par notre Saint-Père le Pape Benoît XVI dans son motu proprio « Summorum Pontificum cura » du 7 juillet 2007 ?

Monsieur l’Abbé avait bien pris soin de contacter le curé de la basilique quelques jours plus tôt pour signaler son passage et retenir un autel pour la célébration de la Messe…
Or, malgré les directives du Souverain Pontife et nonobstant l’esprit de charité et d’authentique catholicité que ce motu proprio souhaite instaurer partout, je suis bien au regret de vous dire que l’accueil n’a pas vraiment été très chaleureux, et que le « Père curé » s’est même permis quelques réflexions qui ne donnaient pas l’impression de jaillir d’un coeur magnanime…
Bref, nos pèlerins (auxquels on avait déjà imposé une heure matinale de célébration) furent relégués dans un oratoire où il n’y avait « aucun risque » que d’autres fidèles puissent les rejoindre, et dont « l’autel » était une espèce de cube de contreplaqué peint.
Monsieur l’Abbé avait bien sûr dû apporter tout le matériel liturgique pour assurer une célébration digne et fervente du Saint Sacrifice
(cliquer sur les vignettes pour voir les photos en grand).

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Lorsque, à son retour, Frère Maximilien-Marie me fait le compte rendu de tels évènements, je dois bien vous avouer que je suis pour le moins scandalisé.

Certains, dans l’Eglise même, ont en effet pris l’habitude de qualifier – ou plus exactement de disqualifier – les fidèles qui sont attachés à la Messe latine traditionnelle en leur collant l’étiquette « intégriste » ; ce sont aussi souvent ces mêmes personnes qui se font gloire d’être des gens « ouverts » et qui se gargarisent de slogans contre l’exclusion et pour l’accueil de toutes les différences… Mais leur attitude par rapport à ce que notre Saint-Père le Pape a appelé « la forme extraordinaire du rite romain » révèle dans les faits un odieux cléricalisme, manifeste des « crispations » idéologiques que l’on peut maintenant regarder comme totalement dépassées, et m’incite à penser qu’ils sont eux-mêmes les « intégristes » d’une mode ecclésiastique qui avait cours il y a trois ou quatre pontificats mais n’est plus du tout en phase avec la réalité de l’Eglise et du monde!

Il est d’ailleurs symptomatique de constater que Frère Maximilien-Marie reçoit souvent (et ce fut le cas à plusieurs reprises en ce dimanche) des témoignages de sympathie vraiment touchants, simplement motivés par le fait qu’il porte un habit religieux.
Les prêtres ou les religieux « sécularisés » se rendent-ils compte de ce qu’ils ont perdu? Si – selon un proverbe bien connu – « l’habit ne fait pas le moine », il est néanmoins certain qu’il contribue à faire de celui qui le porte le témoin d’une réalité qui ne se limite pas aux horizons terrestres. L’Eglise considère que la vie religieuse est un signe donné aux hommes. Or, pour qu’un signe soit véritablement un signe, il convient qu’il soit… visible!

Frère Maximilien-Marie est bien sûr allé se recueillir dans la chapelle édifiée au lieu même où Saint Régis mourant eut la vision de Notre-Seigneur et de Notre-Dame qui venaient le chercher pour l’introduire dans la gloire du Paradis.
Il a particulièrement confié à l’intercession de Saint Régis tous les malades qu’on lui a recommandés (et il y en a beaucoup, hélas!).

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Recueillement dans la chapelle mortuaire de Saint Jean-François Régis.

Je terminerai ce soir par une anecdote.
Près de la basilique de Saint Régis, Frère Maximilien-Marie est entré dans une boutique où était exposée la production de plusieurs artisans de la région : maroquinerie, travail du bois, poterie, peinture sur verre, broderie…etc. Justement un tourneur sur bois faisait une démonstration et un vrai courant de sympathie est passé entre lui et notre Frère. Du coup, en plus des coquetiers et autres vases et coffrets qu’il fabrique avec habileté, il a tenu à réaliser sous ses yeux, pour la lui offrir, une statuette représentant de manière stylisée Saint Jean-François Régis revêtu de la grande cape et du chapeau à larges bords qu’il portait dans l’hiver pour parcourir les montagnes du Vivarais et du Velay. Avec cette statuette, je pense que c’est aussi la bénédiction de Saint Jean-François Régis sur notre maison qui est venue jusqu’à notre Mesnil-Marie
Mais j’ai assez parlé pour aujourd’hui et je vous laisse regarder quelques photos du travail de cet artisan (
comme plus haut il vous suffit de cliquer sur chaque vignette pour que vous puissiez voir le cliché en grand format).

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Tournage, présentation de la statuette de St Régis et dédicace.

Je vous souhaite une bonne semaine et vous dis à très bientôt pour une nouvelle chronique…

2008-42. A propos d'un pèlerinage à La Louvesc, au tombeau de Saint Jean-François Régis. dans Chronique de Lully patteschatsLully.

* Voir aussi la Prière à la Sainte Trinité, composée par Sainte Thérèse Couderc que nous publions plus loin > www, et le texte « Se livrer » > www.

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