Archive pour la catégorie 'Chronique de Lully'

2008-59. Saint Raphaël, l’archange des guérisons divines.

1. Saint Raphaël dans la Sainte Ecriture
et dans la tradition biblique :

       Le nom porté par cet Archange signifie « Dieu guérit« : on sait que dans la tradition biblique, le nom exprime et représente la personnalité – l’être profond – de celui, qui le porte. C’est essentiellement par le livre de Tobie que nous connaissons cet ange qui se présentera lui-même comme « l’un des sept qui se tiennent devant le Seigneur« (1).

   Tobie est le nom d’un pieux israélite captif à Ninive.  Le livre de la Sainte Ecriture qui porte son nom nous raconte une histoire touchante, pleine de délicatesse et d’enseignements spirituels : dans sa première partie (chapitres I à III), il nous présente deux personnes justes et bonnes, Tobie et Sara, éprouvées par la souffrance ; une deuxième partie (IV à XII) nous montre comment Dieu, par le moyen de l’ange Raphaël, va leur venir en aide : Tobie sera guéri de sa cécité et Sara libérée du pouvoir d’un démon ; enfin la troisième partie (XIII & XIV) conclut l’ouvrage par le cantique d’action de grâces de Tobie et les perspectives de relèvement d’Israël.

   L’archange Saint Raphaël est un personnage clef dans cet ouvrage : ayant pris une apparence humaine et sous le nom d’emprunt d’Azarias, il se présente au jeune Tobie (en effet deux hommes portent le nom de Tobie : le père et le fils ont le même prénom ; pour des raisons de commodité nous en parlerons donc en précisant « Tobie l’ancien » pour l’un et « le jeune Tobie » pour l’autre) ; il lui propose de le conduire en Mêdie, où son père l’envoie pour recouvrer une dette.
Après avoir inspiré confiance à Tobie l’ancien, il guidera donc le jeune Tobie et lui prodiguera de judicieux conseils ; il l’invite à s’arrêter à Ecbatane, chez Raguël – un de ses parents – et à demander la main de Sara, fille de son hôte. Pour déjouer les maléfices du démon Asmodée, qui a déjà tué, avant même que le mariage soit consommé, les sept précédents maris de Sara, Raphaël enseigne à Tobie un moyen infaillible : il faut brûler le coeur et le foie d’un certain poisson que Tobie a capturé grâce à lui, et la fumée écartera tout esprit mauvais.
Après le mariage de Tobie, Raphaël continuera seul le voyage jusqu’en Mêdie et reviendra avec l’argent dû à Tobie l’ancien.
A leur retour à Ninive, toujours sur les instructions de l’ange, Tobie le jeune oint les yeux de son père avec le fiel du même poisson, ce qui lui rend la vue. Le miracle illumine le coeur du pieux vieillard qui chante alors les louanges de Dieu et la splendeur de la Jérusalem à venir. Puis Raphaël « retourne vers Celui qui l’a envoyé« 
(2).

   Le nom de cet ange n’apparaît pas ailleurs dans la Bible, mais on le trouve dans le Livre d’Hénoch (un apocryphe qui avait une grande audience chez les Juifs et – semble-t-il aussi – chez les premiers chrétiens puisque Saint Jude y fait allusion dans son épître au verset 14).

   Au temps de Notre-Seigneur, l’ange de la piscine probatique venait agiter l’eau à certains jours et le premier malade qui descendait dans la piscine après cette agitation mystérieuse était toujours guéri (3). Cet Ange, croit-on, était Saint Raphaël et c’est la raison pour laquelle l’Eglise a choisi ce récit évangélique pour la Messe propre de la fête de l’archange, le 24 octobre.

(1) Tobie XII,15.
(2) Tobie XII,20.
(3) Jean, V,4.

2. L’Archange Saint Raphaël dans la tradition chrétienne :

       L’archange Saint Raphaël est souvent considéré comme appartenant à l’ordre des séraphins. Il est aussi considéré par un certain nombres d’auteurs spirituels comme le chef des anges gardiens, et aussi comme l’ange de la Providence qui veille sur toute l’humanité.

   On le représente habituellement avec un bâton, des sandales, une gourde et une besace retenue par une bandoulière autour de son épaule : il marche en compagnie d’un jeune homme, le jeune Tobie, et de son chien ; c’est tout naturellement qu’on l’invoque comme le céleste protecteur des voyageurs et des pèlerins : et pas seulement ceux qui sont en déplacement physique mais  aussi de ceux dont la démarche intérieure est en quête de Dieu.

Saint Raphaël peint par Verrocchio

   On le prie bien évidemment pour la guérison des malades, pour être délivré des vexations diaboliques et pour être préservé de la cécité, aussi bien physique que spirituelle.

   Le culte de saint Raphaël Archange existe dans l’Eglise depuis les premiers siècles et il s’intensifia à la suite d’interventions jugées miraculeuses. En voici un exemple : Saint Magnus, évêque d’Héraclée, fuyant les barbares  à travers les lagunes, eut une apparition de Saint Raphaël qui lui promit sa protection mais lui demanda « en échange » d’ériger une église dans un lieu qui devint plus tard un quartier de Venise nommé Dorso duro, et le saint Archange fut depuis lors invoqué comme l’un des protecteurs particuliers de Venise.

3. Prières à l’Archange Saint Raphaël :

3a – Pour demander une grâce particulière :

   Glorieux Archange Saint Raphaël,
Prince de la cour céleste, très illustre par les dons de Conseil et de Sagesse, Guide des voyageurs, Consolation de ceux qui souffrent ou que la maladie tourmente, je vous supplie de m’assister dans toutes mes nécessités et dans les peines de cette vie, de la même manière que vous avez jadis secouru la famille de Tobie dans ses tribulations.
Puisque – selon votre nom – vous êtes « Remède de Dieu », je vous supplie humblement de guérir mon âme de ses nombreuses infirmités, et mon corps des maux qui l’affligent. Je vous demande en particulier……
(nommer ici la grâce particulière que l’on confie à l’intercession de l’Archange).
Soutenez-moi dans le périlleux voyage de cette vie, préservez-moi des attaques démoniaques et du découragement, en sorte que je parvienne sous votre conduite jusqu’à la céleste patrie où je pourrai avec vous et tous les Choeurs des Anges chanter éternellement les miséricordes du Seigneur.

Ainsi soit-il.

3b – Pour être préservé de la cécité physique et spirituelle
(d’après un manuscrit du XIème siècle) :

   Venez à mon secours, je vous en supplie, glorieux Prince Saint Raphaël, médecin des âmes et des corps ! O vous qui avez guéri les yeux du vieux Tobie, donnez à mes yeux la lumière physique et à mon âme la lumière spirituelle ; et par vos célestes supplications, éloignez de moi toutes ténèbres.

Ainsi soit-il.

* * * * * * *

Texte publié par  Lully en 2007 au sujet de la fête du 24 octobre et de Saint Raphaël > ici.

2008-58. Le 23 octobre, nous fêtons les Bienheureuses Ursulines martyres de Valenciennes :

23 octobre,
Fête de la Bienheureuse Marie-Clotilde de Saint-François-Borgia
et ses dix compagnes, ursulines de Valenciennes, vierges et martyres.

Les Ursulines martyres de Valenciennes - Diogène maillard

Diogène Maillart (1840-1926) : le martyre des Ursulines de Valenciennes

frise avec lys naturel

       En 1790, trente-deux religieuses habitaient le couvent des Ursulines de Valenciennes : conformément à leur vocation, elles se consacraient à l’éducation des jeunes filles.
Quand, le 18 août 1792, les congrégations religieuses enseignantes furent contraintes de se disperser, les Ursulines durent abandonner leur maison et s’exilèrent en Belgique, à Mons (deux religieuses Brigittines, chassées de leur couvent, s’intégrèrent alors à la communauté).

   Au printemps 1793, les troupes autrichiennes occupèrent Valenciennes.
Les religieuses revinrent alors dans leur couvent, rouvrirent leurs classes et reprirent leur apostolat auprès de la jeunesse de la ville.
Cette situation dura plus d’un an.

   Mais, en août 1794, l’armée autrichienne dut abandonner la ville qui fut investie par les troupes révolutionnaires.
Les « patriotes » valenciennois s’empressèrent d’incarcérer plus d’un millier de personnes, considérées comme ennemies de la république et accusées – selon la terminologie en vogue – d’être des « aristocrates » et des « fanatiques ». Parmi elles, dix religieuses Ursulines (dont les deux anciennes Brigittines) et une ancienne Clarisse qui avait rejoint la communauté des Ursulines, où sa soeur de sang était religieuse, parce que son monastère était supprimé : arrêtées le 3 septembre 1794, elles furent emprisonnées… dans leur propre couvent !
Notons au passage que la tête de Robespierre était tombée depuis déjà plusieurs semaines et que les livres d’histoire nous enseignent que, depuis lors, la « Terreur » était terminée…

   Néanmoins, quelques jours après, les habitants de la place d’armes virent se dresser une guillotine à l’endroit traditionnel des exécutions capitales, soit, à quelques mètres près, entre l’entrée de la rue de Paris et celle de la ruelle Burianne.
Les Ursulines furent tenues au courant ; Soeur Anne-Marie Erraux avoua avoir une grande frayeur à se présenter devant le bourreau si cela devait se produire. La Mère Supérieure lui rétorqua : « Je passerai devant vous pour vous montrer l’exemple ».

   Le 13 octobre, sept personnes (dont trois prêtres) furent condamnées à mort.
Le 15 octobre, sept autres prêtres furent guillotinés.
Enfin, le 17 octobre, cinq Ursulines et trois prêtres comparurent devant le tribunal.

   Mère Marie-Clotilde avait donné ordre à ses Sœurs de déclarer qu’elles n’avaient pas émigré, puisqu’elles étaient allées à Mons avec un laisser-passer en règle et qu’elles n’étaient rentrées que pour rendre service aux habitants qui leur avaient demandé de reprendre l’instruction de leurs enfants.
Elles s’en tinrent à cette défense face au président qui les interrogeait. Puisqu’elles étaient sorties du territoire avec des papiers en règle, que pouvait-on encore leur reprocher ? Rien … et le tribunal ne pourrait que les relâcher.
Mais la « justice » révolutionnaire ne voyait pas les choses de la même façon et, surtout, elle ne pouvait admettre que les Ursulines eussent repris leur vie communautaire et réorganisé l’enseignement catholique dans une ville occupée par les Autrichiens.

   Le Tribunal voulait donc leur mort ; aussi rédigea-t-il une sentence où l’injuste se mêlait à l’infâme : « Les susnommées se sont rendues coupables du crime d’émigration en abandonnant, de leur propre et entière volonté, le territoire de la République. Au mépris des lois elles y sont revenues exercer, sous la protection de l’ennemi, des fonctions qui leur avaient été interdites. Nous avons jugé à l’unanimité qu’elles ont encouru la peine de mort prononcée par les décrets des 23 et 25 octobre 1792 ».

On peut imaginer l’émotion qui étreignit les cinq Ursulines en retrouvant leurs sœurs dans la prison et en leur apprenant la condamnation dont elles venaient d’être frappées.
L’éxécution eut lieu le même jour…

guillotine

   Simplement vêtues d’un jupon et d’une chemise, les cheveux coupés courts pour faciliter le travail du couperet, elles s’avancèrent vers la guillotine en priant à haute voix avec une dignité et un calme qui impressionnèrent tous les spectateurs. A leur vue, la foule ne proféra ni cris de mort ni insultes. Des témoins déclarèrent ensuite avoir vu des gens pleurer, d’autres dirent avoir entendu ces paroles d’une religieuse à ses compagnes : « Courage, mes Sœurs, nous allons au ciel ! »

   Les cinq autres Ursulines et la Clarisse ne doutaient point du sort qui les attendait.
Mère Marie-Clotilde put faire passer à l’une de ses nièces une lettre, conservée depuis lors avec piété par sa famille, dans laquelle elle exprimait les sentiments qui l’animaient à l’approche de la mort. Elle y disait notamment que le moment lui tardait de verser son sang pour sa Foi et ajoutait : « Prenez part à mon bonheur ! »

   Le 23 octobre, elles furent convoquées devant la commission militaire.
Même interrogatoire, mêmes réponses, même sentence.
La supérieure eut beau vouloir tout prendre sur elle, les juges demeurèrent implacables.

  Elles aussi furent exécutées le jour même.
Mère Marie-Clotilde déclara aux soldats de l’escorte : « Citoyens, nous vous sommes fort obligées, ce jour est le plus beau de notre vie ! »
Elle monta la première sur l’échafaud, en chantant le Magnificat, et montra, en ce suprême instant, toute la force d’âme dont elle avait donné tant de preuves durant sa vie.

   Les corps des victimes furent transportés au cimetière Saint-Roch, récemment créé, mais on n’a jamais pu retrouver le lieu exact de leur inhumation.

   Ces onze religieuses martyrisées furent béatifiées le 13 juin 1920 par le pape Benoît XV.
Voici les noms de ces femmes héroïques :

1 – Mère Marie-Clotilde de Saint-François-Borgia (née Clotilde-Angèle Paillot),  guillotinée à l’âge de 55 ans ;
2 – Sœur Marie-Ursule de Saint-Bernardin (née Hyacinthe-Augustine Bourla), 48 ans ;
3 – Sœur Marie-Cordule de Saint-Dominique (née Jeanne-Louise Barré), 44 ans ;
4 – Sœur Marie-Augustine du Sacré-Coeur (née Marie-Madeleine Déjardins), 34 ans ;
5 – Sœur Marie-Louise de Saint-François-d’Assise (née Marie-Geneviève Ducrez), 38 ans ;
6 – Sœur Anne-Marie (née Augustine Erraux), ancienne Brigittine, 32 ans ;
7 – Sœur Marie-Françoise (née Liévine Lacroix), ancienne Brigittine, 41 ans ;
8 – Sœur Marie-Scholastique de saint-Jacques (née Marie-Marguerite Leroux), 43 ans ;
9 – Sœur Marie-Laurentine de Saint-Stanislas (née Marie-Reine Prin), 47 ans ;
10 – Sœur Marie-Nathalie de Saint-Louis (née Marie-Louise Vanot), 66 ans,
11 – Sœur Joséphine (née Anne-Joseph Leroux), Clarisse, âgée de 47 ans.

Oraison : 

       Seigneur notre Dieu, Vous avez été glorifié par le martyre la Bienheureuse Marie-Clotilde et de ses compagnes ; faites, nous Vous en prions, que suivant l’exemple de leur foi et de leur charité apostolique, nous soyons affermis dans Votre amour de sorte que rien ne puisse nous séparer de Vous. Nous Vous le demandons par Jésus, Christ, Notre-Seigneur.
Ainsi soit-il.

Ursulines martyres de Valenciennes

2008-57. Les promesses du Sacré-Cœur en faveur de ceux qui pratiqueront cette dévotion.

   A l’occasion de la fête de Sainte Marguerite-Marie (17 octobre – voir aussi l’article publié l’an dernier à cette même date, en cliquant > ici), nous tenons à publier ici le texte des promesses que Notre-Seigneur Jésus-Christ a faites en faveur des personnes qui pratiqueraient la dévotion envers son Sacré-Cœur.
Ces douze promesses constituent un résumé des paroles que Notre-Seigneur a adressées à Sainte Marguerite-Marie en diverses circonstances et en plusieurs occasions. Elles ont été (bien évidemment !) contestées, mais il est facile à une personne familière des écrits de Sainte Marguerite-Marie de démontrer qu’elles sont authentiques même si, pour des raisons pratiques, elles ont été rédigées de manière plus simple.

Jésus manifestant son Coeur à Ste Marguerite-Marie

1. Je leur donnerai toutes les grâces nécessaires à leur état.

2. Je mettrai la paix dans leur famille.

3. Je les consolerai dans toutes leurs peines.

4. Je serai leur refuge assuré pendant la vie et surtout à l’heure de la mort.

5. Je répandrai d’abondantes bénédictions sur toutes leurs entreprises.

6. Les pécheurs trouveront dans mon Cœur la source et l’océan infini de la miséricorde.

7. Les âmes tièdes deviendront ferventes.

8. Les âmes ferventes s’élèveront à une grande perfection.

9. Je bénirai moi-même les maisons où l’image de mon Sacré-Cœur sera exposée et honorée.

10. Je donnerai aux prêtres le talent de toucher les cœurs les plus endurcis.

11. Les personnes qui propageront cette dévotion auront leur nom écrit dans mon Cœur, et il n’en sera jamais effacé.

12. Je te promets, dans l’excès de la miséricorde de mon Cœur, que son amour tout-puissant accordera à tous ceux qui communieront les premiers vendredis du mois, neuf fois de suite, la grâce de la pénitence finale, qu’ils ne mourront point dans ma disgrâce, ni sans recevoir leurs Sacrements, et que mon divin Cœur se rendra leur asile assuré à cette dernière heure.

Voir aussi les prières en l’honneur du Sacré Cœur de Jésus que nous avons déjà publiées :
- la neuvaine de confiance > ici ;
- la prière composée par Sainte Madeleine-Sophie Barat > ici ;
- le « Souvenez-Vous » au Sacré-Coeur > ici ;
- l’acte d’offrande de Saint Claude de la Colombière > ici.

Recette du Mesnil-Marie : un gâteau aux mûres.

animauxchats00330.gif   » Je vous l’écrivais la semaine dernière (cf.> www) : l’automne est bien installé… L’an dernier, dans cette même saison, je vous avais donné une recette de gâteau d’automne avec des noix et des pommes (cf. > www), qui est particulièrement délicieux et qui est toujours très apprécié  de nos convives. Aujourd’hui, je vais vous livrer les secrets d’un  autre délicieux dessert : il s’agit d’un gâteau aux mûres que nous avons savouré à l’occasion de la fête de Saint François d’Assise. En effet, Frère Maximilien-Marie a cherché longtemps avant de trouver une recette – autre que la tarte et qui soit facile à réaliser – avec ces petits fruits sauvages. Comme je vous l’ai déjà expliqué (cf.> www), il a cueilli de délicieuses mûres sur les ronces qui ont envahi nos « chambas » restés à l’abandon pendant des années. Depuis la mi-septembre, il a pu en récolter à plusieurs reprises, et il y en a encore quelques unes qui parviennent à maturité ces jours-ci. Si donc vous aussi vous en trouvez encore près de chez vous, n’hésitez pas à vous lancer dans leur cueillette et dans la réalisation de cette recette : vous ne le regretterez pas, même si vous vous êtes un peu piqué les doigts en les récoltant…

Je vous souhaite à tous une bonne semaine. »

Lully.

les mûres de Condas

Ingrédients:

125 grammes de beurre ; 125 grammes de sucre en poudre ; 1 verre de lait ; 1 cuiller à café d’extrait liquide de vanille ; 3 oeufs ; 200 grammes de farine ; 1 sachet de levure chimique ; et bien sûr… des mûres (autant que vous voudrez!).

Préparation:

Mélangez tous les ingrédients sus-cités dans l’ordre donné.Versez la pâte obtenue dans un moule à manqué, préalablement beurré et fariné, et  incorporez y alors les mûres. Mettez au four (thermostat 4 pendant environ 30 minutes)… Surveillez la cuisson!

Ce gâteau prendra toute sa saveur si vous le dégustez accompagné d’un flan aux oeufs, d’une crème à la vanille ou même d’un fromage blanc battu.

Publié dans:Recettes du Mesnil-Marie |on 12 octobre, 2008 |Pas de commentaires »

2008-55. Où Lully vous parle de l’arrivée de l’automne, puis relate un pèlerinage à Saint Michel.

Mercredi soir 8 octobre 2008.

Chers Amis du Refuge Notre-Dame de Compassion,

   Voici presque trois semaines que je ne vous ai pas écrit pour vous donner les nouvelles du Mesnil-Marie (cf. > ici). Ne pensez surtout pas que je vous oublie : mais il y a  d’une part notre Frère Maximilien-Marie sur lequel je dois veiller attentivement et dont il me faut superviser les travaux, et d’autre part la petite Chlôris, à l’éducation de laquelle je préside. Avec cela, je puis vous assurer que j’ai des journées bien chargées *.
Aujourd’hui il pleut, il pleut, il pleut sans interruption depuis quatre heures du matin (je vous raconterai un peu plus loin les événements de la nuit) : nous sommes confinés à l’intérieur, et j’en profite pour jouer avec la souris de l’ordinateur, faute de pouvoir chasser celles qui courent encore à travers champs…

   L’automne est bien installé : si nous avons eu la plupart du temps de très belles journées ensoleillées, nous avons eu en même temps des températures matinales avoisinant le zéro ou même en dessous pendant une bonne dizaine de jours.

   Frère Maximilien-Marie s’extasie sur les couleurs que prennent les arbres, vraiment splendides – c’est un lieu commun de le dire ! – et qui vont du jaune éclatant des érables champêtres au rouge vif des cerisiers sauvages en passant par mille et une nuances d’orange et de brun.
Notre Frère ramasse les noix qui tombent, quand les écureuils ne sont pas plus rapides que lui pour les emporter !

   La petite Chlôris s’est-elle elle-même prise pour un écureuil ? Elle nous en a donné l’impression, il y a quelques jours, quand elle est montée sans la moindre hésitation jusqu’aux plus hautes branches d’un noyer : j’en étais tout ébaubi car je ne suis pas moi-même un grand adepte de l’escalade des arbres… Bref ! la minette en haut du noyer s’est tout de même trouvée un peu confuse et un peu moins adroite quand il s’est agi de redescendre : les lois de l’attraction terrestre l’ont finalement bien aidée car, avant que Frère Maximilien-Marie n’ait eu le temps de faire quoi que ce soit pour la tirer de ce mauvais pas, nous la vîmes dégringoler d’environ 3 mètres et rebondir comme une balle en caoutchouc sur l’herbe qui est heureusement fort épaisse à cet endroit-là. L’audacieuse n’a même pas semblé avoir eu peur !

   Mercredi dernier, nous avons été emmenés chez le vétérinaire :  il s’agissait de me faire un rappel de vaccination, tandis que pour Chlôris c’était sa première piqûre. Pendant une bonne partie du trajet en voiture, tous les deux, nous faisions connaître notre réprobation en alternant des miaulements plaintifs, si bien que Frère Maximilien-Marie a fini par nous demander si nous nous entraînions pour chanter le célèbre « Duetto dei gatti » de Rossini (cf. > ici) !!!

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   Je vous disais plus haut que la pluie aujourd’hui avait commencé à tomber de manière très violente vers 4h du matin : il y a eu des éclairs et du tonnerre. Frère Maximilien-Marie s’est levé et a allumé un cierge bénit (parce que souvent tout disjoncte chez nous au moment des orages, donc,, en sus de la protection du sacramental, le cierge présente l’avantage d’assurer un peu de clarté quand tout est soudain plongé dans l’obscurité) ; puis il s’est mis en devoir de disposer des cuvettes et de grandes poubelles à certains endroits stratégiques pour éviter autant que possible – où du moins pour limiter – les inondations. Mais l’orage était si violent que ce ne fut pas suffisant et qu’il lui fallut très vite recourir aux serpillières pour tenter d’opposer des barrages absorbants aux infiltrations qui se faisaient par dessous les portes. Il dût même se mettre à quatre pattes pour écoper et remplir des seaux en se servant d’une pelle à balayures.

   Chlôris et moi trouvions cela vraiment très amusant d’autant plus que, lorsqu’il a déplacé une malle, Frère Maximilien-Marie nous a retrouvé une balle de ping-pong que nous cherchions depuis plusieurs jours. Aussitôt Chlôris a sauté dessus, l’a faite rebondir et, en voulant la rattraper au vol, s’est retrouvée au beau milieu de la cuvette que Frère Maximilien-Marie était en train de remplir. La minette s’est enfuie sans demander son reste et sans plus se préoccuper de sa balle !
Elle est terriblement espiègle, mais on ne peut lui en tenir rigueur : ce n’est qu’une enfant ! Et lorsqu’elle nous regarde avec ses grands yeux dorés, elle nous fait tous fondre d’attendrissement…

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   En ce qui concerne les travaux de notre Mesnil-Marie, le Frère a reçu la visite du menuisier-couvreur et de l’entrepreneur de maçonnerie : les travaux de révision et d’isolation de la toiture devraient normalement commencer vers le 25 octobre. En prévision de cela, on nous a livré ce matin même 110 paquets de plaques de chanvre isolant. Le camion ne pouvait monter jusqu’à la maison ; il a donc fallu tout décharger – sous une pluie battante – sur un petit terrain en bord de route, puis recouvrir cet énorme tas d’une bâche protectrice en attendant que Frère Maximilien-Marie puisse monter ces gros paquets un à un jusque chez nous (chaque paquet contient 4 plaques de 1,20m x 0,60 : ce n’est pas très lourd mais c’est très encombrant).

   Nous avons aussi reçu il y a quelques jours une livraison de bois de chauffage, et le lendemain des matériaux de construction (sacs de ciment, briques, sable…).
A chaque fois c’est la même chose : les camions ne peuvent arriver jusqu’à la maison et il faut achever le transport à la brouette ou à la seule force des bras.
Avec ces matériaux, certaines transformations ont été réalisées dans l’ancienne étable : un mur de pierre d’un mètre de haut a été édifié, pour délimiter le lieu de passage et l’endroit où seront les sanitaires ; il sera complété plus tard par une cloison plus légère au-dessus. Ensuite les menuisiers sont intervenus et ont mis en place une splendide ancienne poutre de châtaignier, récupérée sur un chantier de démolition : cette poutre, vous le verrez sur la photo ci-dessous, complète le mur de pierre dont je vous parlais et assure le renforcement nécessaire de la poutre maîtresse de l’ancienne étable.

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   En outre les menuisiers ont pu achever la réfection de la première moitié du plancher (entre l’étable et le grenier) commencée à la fin du mois de juillet (cf. > ici).
Enfin, pour clore le chapitre des travaux en cours, Frère Maximilien-Marie a commencé le décapage de vieilles portes, récupérées sur un chantier**, et aussi à faire, sur le terrain qui entoure immédiatement la maison, un traitement contre les mauvaises herbes : bientôt il lui faudra se lancer dans le bêchage et les plantations de bulbes et d’arbustes.

   Je terminerai ma chronique de ce soir en vous disant que, à l’occasion de la fête de l’Archange Saint Michel, Frère Maximilien s’est rendu en pèlerinage au sanctuaire de Saint Michel d’Aiguilhe, au Puy-en-Velay.  Il s’est confié lui-même à la protection du Prince des armées célestes et il lui a également recommandé toutes les intentions qui lui sont confiées. Ce petit sanctuaire, juché sur son rocher volcanique, est accessible par 268 marches – pour la plupart taillées dans le roc – ce qui représente un effort certain : mais en haut c’est l’éblouissement d’une architecture étonnante et le saisissement par une atmosphère de recueillement et de paix. Le temps de prière qu’il a passé là l’a profondément marqué : il nous en a fait un récit enthousiaste si bien que même nous, les chats nous en avons été enchantés et fortifiés. Il en a ramené ce cliché qui vous donnera peut-être le désir d’y faire un pèlerinage un jour à votre tour !

Lully.

Saint Michel d'Aiguilhe 19

Prière à Saint Michel,
écrite en 1962 par Monseigneur Jean Dozolme, évêque du Puy,
à l’occasion du millénaire de la chapelle de Saint-Michel d’Aiguilhe (962) :

   « Saint Michel qui, avec tous les Anges, habitez l’inaccessible lumière de la gloire divine, depuis un millénaire vous nous donnez, dans le sanctuaire aérien du rocher d’Aiguilhe, le gage d’une présence d’aide et d’amour.
Vous prenez ainsi place auprès de l’Eglise angélique de Notre-Dame du Puy, la Reine céleste que les Anges ont saluée dans son Annonciation et élevée au Ciel dans son Assomption.
Défenseur de l’Eglise, soyez son soutien contre toutes les forces du mal.
Protecteur de la France, à qui vous avez envoyé Sainte Jeanne d’Arc pour la rétablir dans sa liberté, l’unir aux autres nations chrétiennes et la faire mieux servir avec elles au rayonnement de l’Evangile, guidez-la dans son rôle de Fille Aînée de l’Eglise.
Gardien des âmes dans leur labeur terrestre, leur résistance au démon et leur sortie de ce monde, assistez-nous.
Rendez-nous fidèles à la vérité, ennemis du péché, confiants en la Vierge Marie et attachés au Christ qui nous conduit au Père.
Ainsi soit-il.
« 

* * * * * * *

* N’oubliez surtout pas que la journée d’un chat se compose obligatoirement de 15 à 18 h de sommeil.

** Ce sont les portes d’un ancien presbytère, vide de présence sacerdotale depuis des années, et que la municipalité a récupéré pour en faire un centre de remise en forme avec salle de musculation, hammam et sauna!…

2008-53 a. Le Père Ange de Joyeuse et la statue de Notre-Dame de Paix (1ère partie).

   Il y a dans l’ordre des Frères Mineurs Capucins – déjà particulièrement riche en personnalités originales – une figure assez extraordinaire, dont ce 28 septembre 2008 nous donne de commémorer le quatrième centenaire de la mort : je veux parler d’Henri de Joyeuse, en religion le Père Ange, frère mineur capucin.
L’évocation de ce personnage nous donnera aussi l’occasion de parler, dans une deuxième partie, de Notre-Dame de Paix, statue aujourd’hui vénérée dans la chapelle des Soeurs de Picpus, à Paris.

Ière Partie : Le Père Ange de Joyeuse.

Henri de Joyeuse comte du Bouchage

Henri de Joyeuse

   Né à Toulouse le 21 septembre 1563, Henri de Joyeuse était le troisième des sept fils du vicomte Guillaume de Joyeuse, lieutenant général du Roi Henri III pour le Languedoc.

   Garçon brillant, et adonné aux études dès son plus jeune âge, il avait éprouvé l’attrait de la vie franciscaine, mais son père – qui avait d’autres ambitions pour ses fils – l’envoya à Paris  avec ses frères François et Scipion suivre les cours du collège de Navarre.
Très rapidement, ces jeunes gens sont introduits à la Cour où ils vont être comblés de faveur : tandis que leur père est fait maréchal de France, l’aîné – Anne – sera nommé Amiral, puis Duc et pair de France, François nommé archevêque de Narbonne puis de Toulouse, et – alors qu’il vient tout juste d’entrer dans sa seizième année – Henri est grand-maître de la garde-robe du Roi dont il est le « mignon » (il reçoit même le surnom d’archi-mignon). Un autre de ses frères est promu grand prieur de l’Ordre de Malte.

   De peur de le voir abandonner la Cour pour le couvent où il aimait à faire retraite, Henri III lui fait épouser, le 28 novembre 1581, Catherine de Nogaret de Lavalette, soeur du duc d’Epernon, favori du Roi : Henri a 18 ans, Catherine en a 15.
Leur mariage fut heureux et les deux époux – qui aimaient à se retirer loin de la Cour et s’approfondissaient en piété – firent, d’un commun accord, le vœu qu’à la mort de l’un, le survivant se ferait religieux.
Une fille leur naquit, le 10 janvier 1585 au Louvre : Henriette-Catherine.

   Henri, âgé de 22 ans, chevalier du Saint-Esprit, et conseiller d’Etat, reçut en cette même année le gouvernement de l’Anjou et du Maine, puis de la Touraine et du Perche.

Courtisans de l'époque d'Hneri III

   Au début du mois d’août 1587, son épouse mourut et Henri de Joyeuse voulut accomplir son vœu : le 4 septembre 1587, il entra nuitamment au couvent des Capucins de la rue Saint-Honoré.
On rapporte qu’en apprenant la chose Henri III se précipita au couvent des Capucins, et  que, découvrant son ancien favori  « la teste rasée et les pieds nuds, peu s’en fallut qu’il ne tomba pasmé à la renverse« .
Henri de Joyeuse reçut en religion le nom de frère Ange.
Il prononça ses vœux solennels l’année suivante et, en raison des troubles politiques et religieux qui agitaient le Royaume, il fut envoyé à Venise pour y faire ses études de théologie jusqu’à sa prêtrise, en 1591.
De retour en France, le Père Ange fut nommé gardien (c’est-à-dire supérieur) du couvent d’Arles.

   On était en pleine « guerre de religion » et son frère François, archevêque de Toulouse et cardinal, l’appela auprès de lui.
En ce temps, la Ligue catholique guerroyait contre l’armée d’Henri de Navarre, héritier du trône selon les Lois fondamentales du Royaume pour ce qui est du sang, mais que son appartenance au protestantisme rendait inapte à ceindre la Couronne.

   Anne de Joyeuse, l’aîné des frères, fut tué à la bataille de Coutras. L’autre frère, Scipion (devenu Duc du fait de la mort d’Anne), gouverneur du Languedoc, assiégeait, avec l’armée de la Ligue, une place forte protestante (Villemur-sur-Tarn). Contraint de battre en retraite, il se noya dans le Tarn, le 19 octobre 1592.
Dès le 21 octobre, sur les pressions conjuguées de son frère, François  cardinal de Joyeuse, du clergé, de la noblesse, du peuple de Toulouse… et de son confesseur, le Père Ange accepta de remplacer son frère décédé. Mais comme ses vœux chez les Capucins ne lui permettaient pas de porter les armes, le Pape Clément VIII – rapidement mis au courant des événements par le Cardinal de Joyeuse – transféra ses vœux dans l’Ordre de Malte, et le Père Ange redevint Henri !
Troisième Duc de Joyeuse et chef de la Ligue en Languedoc avec le titre de gouverneur, il troqua la bure contre la cuirasse par obéissance à ses supérieurs ecclésiastiques.

   Il signa bientôt une trêve d’un an avec le Duc de Montmorency, qui se disait aussi gouverneur du Languedoc – pour l’autre camp -, puis négocia la paix.
En effet, malgré la conversion du Béarnais et le ralliement progressif de la majorité du clergé de France, après son sacre à Chartres (le 27 février 1594), la Ligue ne reconnut vraiment Henri de Navarre comme Roi de France qu’en janvier 1596, après que le Pape l’eût relevé officiellement de son excommunication !
Henri de Joyeuse fut maintenu dans sa position de lieutenant du Roi en Languedoc ; puis Henri IV  – qui l’avait en haute estime – le nomma maréchal de France, gouverneur de Narbonne et de Carcassonne et capitaine du Mont-Saint-Michel.
Aussi proche d’Henri IV qu’il l’avait été d’Henri III, le Maréchal-duc de Joyeuse ne quitta guère la Cour jusqu’à ce que sa fille épousât Henri de Bourbon, Duc de Montpensier (le 15 mai 1597) (1).
Après ce mariage, Henri de Joyeuse retrouva peu à peu ses anciennes habitudes de piété et de solitude ; il renonça à ses charges, mit ses affaires en ordre et, dans la nuit du 8 au 9 mars 1599, reprit la bure capucine au couvent de Paris, redevenant le Père Ange.

Granet, Francois-Marius, 1775-1849; Le marechal de joyeuse au couvent des Capucins

Le maréchal-duc de Joyeuse au couvent des capucins
(tableau de François-Marius Granet) 

   Dès lors il ne se comporta plus qu’en religieux capucin exemplaire, complètement détaché du monde. Il prêcha avec un talent remarquable dans de nombreuses églises, donna des conférences spirituelles aux bénédictines de Montmartre et aux Clarisses, défendit les privilèges des religieux contre le Parlement de Paris, fut élu deux fois Provincial (en 1601 et en 1608), veilla sur la fondation de plusieurs couvents (Beauvais, Le Mans et Alençon).
Sa charité s’exerçait surtout sur le peuple des campagnes et sur les pauvres. Il se dépensa même au service des pestiférés lors de plusieurs épidémies.

   Au chapitre général de Rome auquel il participait en 1608, il fut élu définiteur. Il quitta Rome, chargé par le Pape d’une mission auprès du Duc de Savoie, mais mourut au cours du voyage, à Rivoli, le 28 septembre 1608, quelques jours après son quarante-cinquième anniversaire.
Son corps, ramené à Paris sur les ordres de sa fille, fut inhumé au couvent des Capucins de la rue Saint-Honoré. Il avait atteint un haut niveau de vertu et on regrette que sa cause de béatification n’ait pas été engagée.

   Le perfide Voltaire, travestissant la réalité des faits, s’est moqué de lui dans la « Henriade », mais le Père Ange de Joyeuse demeure l’une des plus attachantes figures religieuses de la fin du XVIème et du début du XVIIème siècles. N’était-il pas juste de le rappeler à l’occasion du quatrième centenaire de sa mort ?

(à suivre : l’histoire de la statue de Notre-Dame de Paix > ici)

(1). Henriette-Catherine fut donc l’aïeule de la « Grande Mademoiselle ».

Le Père Ange de Joyeuse

Recette du Mesnil-Marie : Purée de courgettes et pommes de terre à la menthe.

Samedi 20 septembre 2008.

Chers Amis du « Refuge Notre-Dame de Compassion« ,

lully.gif Quelles nouvelles vous donnerai-je ce soir? Rien de bien sensationnel à la vérité. La vie ici se poursuit tranquillement, même si la petite Chlôris met parfois une animation un peu turbulente dans notre « Mesnil-Marie« !

Frère Maximilien-Marie, à plusieurs reprises, a cueilli des mûres sur les buissons  qui se sont développés depuis des années sur les « chambas » (c’est ainsi qu’on appelle ici les échamps, les champs en terrasse) laissés à l’abandon. Il les transforme ensuite en confitures dont l’odeur alléchante se répand dans la maison, tandis que Chlôris et moi rivalisons de ronronnements avec le gros poêle qu’il faut désormais allumer une partie de la journée. L’automne est là ; c’est demain – 21 septembre – la fête de Saint Matthieu et le dicton populaire ne se trompe pas: « A la Saint Matthieu, l’été il faut dire adieu« . En effet les températures, après le coucher du soleil et surtout le matin, sont maintenant bien fraîches: il a même gelé en milieu de semaine dans les villages voisins!

Frère Maximilien-Marie a presque terminé de débiter et de mettre en un tas  bien ordonné, afin qu’il sèche toute une année, le bois des frênes qui s’étaient développés de manière anarchique devant la façade sud de notre « Mesnil-Marie » et qui ont été coupés au printemps. Il n’a pas besoin d’aller dans un centre de « remise en forme » pour faire de la musculation, et il se demande même si les gens qui payent assez cher des abonnements pour aller soulever des poids dans une salle de gymnastique ne pourraient pas prendre chez nous une carte d’abonnement à un tarif préférentiel pour venir transporter et couper du bois  dans le bon air de nos montagnes… C’est un concept qui pourrait devenir « furieusement tendance » après tout si nous trouvions une star qui accepte d’en faire la promotion à la télévision!!!

Enfin, comme cela fait quelques semaines que je ne vous ai pas suggéré quelque bonne idée gourmande, je vais me rattraper ce soir en vous donnant la recette d’une délicieuse purée de courgettes et pommes de terre à la menthe que Frère Maximilien-Marie a confectionnée cette semaine. C’est très facile, et on peut même – en fonction des légumes dont on dispose – en faire une quantité importante que l’on congèlera pour s’en régaler encore plus tard. Je vous souhaite à tous un excellent « ouiquinde » gourmand!

Lully.

Courgettes Préparation : 20 mn. Cuisson : 20 mn

Ingrédients (pour 6 personnes) :

– 3 courgettes moyennes (ou une très grosse)
– 3-4 pommes de terre (moyennes) en sorte que la proportion de courgettes soit environ le double de la quantité de pommes de terre.

- Au choix et selon les goûts : 2 cuillères à soupe de mascarpone, ou bien simplement 25cl de crème fraîche ou encore un quart de litre de lait et dans ces deux derniers cas je vous recommande d’ajouter une grosse poignée de fromage râpé (Emmental par exemple)…

- sel et poivre – quelques feuilles de menthe (fraîches de préférence et coupées en petits morceaux pour qu’elles libèrent bien tout leur arôme).


Préparation :

Laver et éplucher les courgettes (en laissant une lanière de peau sur deux) et les pommes de terre, les découper en cubes et les faire cuire à la vapeur (séparément). Quand elles sont cuites, les écraser ensemble, ajouter le mascarpone (ou la crème fraîche ou le lait & le fromage râpé), la menthe, le sel et le poivre. Bien mélanger: on peut évidemment tout mixer, mais c’est meilleur à mon avis si les légumes sont seulement bien écrasés à la fourchette et qu’il reste quelques morceaux. On peut servir ainsi pour manger tout de suite ou bien – si on a pris un peu d’avance sur l’heure du repas – mettre dans un plat à gratin et faire réchauffer au four (en ayant encore rajouté un peu de fromage râpé à la surface pour laisser doucement gratiner).

Publié dans:Chronique de Lully, Recettes du Mesnil-Marie |on 20 septembre, 2008 |4 Commentaires »

2008-51. A Lourdes, notre Saint-Père le Pape Benoît XVI nous a parlé de la Compassion aimante et souriante de Notre-Dame:

Nous ne publions pas ici l’intégralité des textes (discours, messages & homélies) que notre Saint-Père le Pape Benoît XVI nous a donnés à l’occasion de son voyage apostolique en France – vous pouvez les retrouver > ici - mais en cette fête de Notre-Dame des Douleurs – fête patronale du Refuge Notre-Dame de Compassion - , au cours de la Sainte Messe qu’il a célébrée sur le parvis de la basilique du Rosaire à l’intention des personnes qui souffrent, il a prononcé une homélie qui nous touche particulièrement puisqu’elle met en valeur la Compassion aimante et souriante de Notre-Dame. Ce pourquoi nous en retranscrivons le texte intégral ci-dessous.

Piéta de Villeneuve les Avignon par Enguerrand Quarton (XVème siècle)

Chers frères dans l’Épiscopat et dans le Sacerdoce,
Chers malades, chers accompagnateurs et hospitaliers,
Chers frères et sœurs !

Nous avons célébré hier la Croix du Christ, l’instrument de notre Salut, qui nous révèle dans toute sa plénitude la miséricorde de notre Dieu. La Croix est en effet le lieu où se manifeste de façon parfaite la compassion de Dieu pour notre monde. Aujourd’hui, en célébrant la mémoire de Notre-Dame des Douleurs, nous contemplons Marie qui partage la compassion de son Fils pour les pécheurs. Comme l’affirme saint Bernard, la Mère du Christ est entrée dans la Passion de son Fils par sa compassion(cf. Homélie pour le dimanche dans l’Octave de l’Assomption). Au pied de la Croix se réalise la prophétie de Syméon : son cœur de mère est transpercé(cf. Lc 2, 35)par le supplice infligé à l’Innocent, né de sa chair. Comme Jésus a pleuré(cf. Jn 11,35), Marie a certainement elle aussi pleuré devant le corps torturé de son enfant. La discrétion de Marie nous empêche de mesurer l’abîme de sa douleur ; la profondeur de cette affliction est seulement suggérée par le symbole traditionnel des sept glaives. Comme pour son Fils Jésus, il est possible de dire que cette souffrance l’a conduite elle aussi à sa perfection (cf. Hb 2, 10), pour la rendre capable d’accueillir la nouvelle mission spirituelle que son Fils lui confie juste avant de « remettre l’esprit » (cf. Jn 19, 30) : devenir la mère du Christ en ses membres. En cette heure, à travers la figure du disciple bien-aimé, Jésus présente chacun de ses disciples à sa Mère en lui disant : « Voici ton Fils » (cf. Jn 19, 26-27).

Marie est aujourd’hui dans la joie et la gloire de la Résurrection. Les larmes qui étaient les siennes au pied de la Croix se sont transformées en un sourire que rien n’effacera tandis que sa compassion maternelle envers nous demeure intacte. L’intervention secourable de la Vierge Marie au cours de l’histoire l’atteste et ne cesse de susciter à son égard, dans le peuple de Dieu, une confiance inébranlable : la prière du « Souvenez-vous » exprime très bien ce sentiment. Marie aime chacun de ses enfants, portant d’une façon particulière son attention sur ceux qui, comme son Fils à l’heure de sa Passion, sont en proie à la souffrance;  elle les aime tout simplement parce qu’ils sont ses fils, selon la volonté du Christ sur la Croix. Le psalmiste, percevant de loin ce lien maternel qui unit la Mère du Christ et le peuple croyant, prophétise au sujet de la Vierge Marie que « les plus riches du peuple … quêteront ton sourire » (Ps 44, 13). Ainsi, à l’instigation de la Parole inspirée de l’Écriture, les chrétiens ont-ils depuis toujours quêté le sourire de Notre Dame, ce sourire que les artistes, au Moyen-âge, ont su si prodigieusement représenter et mettre en valeur. Ce sourire de Marie est pour tous ; il s’adresse cependant tout spécialement à ceux qui souffrent afin qu’ils puissent y trouver le réconfort et l’apaisement. Rechercher le sourire de Marie n’est pas le fait d’un sentimentalisme dévot ou suranné, mais bien plutôt l’expression juste de la relation vivante et profondément humaine qui nous lie à celle que le Christ nous a donnée pour Mère.

Désirer contempler ce sourire de la Vierge, ce n’est pas se laisser mener par une imagination incontrôlée. L’Écriture elle-même nous le dévoile sur les lèvres de Marie lorsqu’elle chante le Magnificat : « Mon âme exalte le Seigneur, mon esprit exulte en Dieu mon Sauveur » (Lc 1, 46-47). Quand la Vierge Marie rend grâce au Seigneur, elle nous prend à témoin. Marie partage, comme par anticipation, avec ses futurs enfants que nous sommes, la joie qui habite son cœur, pour qu’elle devienne la nôtre. Chaque récitation du Magnificat fait de nous des témoins de son sourire. Ici à Lourdes, au cours de l’apparition qui eut lieu le mercredi 3 mars 1858, Bernadette contempla de manière toute particulière ce sourire de Marie. Celui-ci fut la première réponse que la Belle Dame donna à la jeune voyante qui voulait connaître son identité. Avant de se présenter à elle, quelques jours plus tard, comme « l’Immaculée Conception », Marie lui fit d’abord connaître son sourire, comme étant la porte d’entrée la plus appropriée à la révélation de son mystère.

Dans le sourire de la plus éminente de toutes les créatures, tournée vers nous, se reflète notre dignité d’enfants de Dieu, cette dignité qui n’abandonne jamais celui qui est malade. Ce sourire, vrai reflet de la tendresse de Dieu, est la source d’une espérance invincible. Nous le savons malheureusement : la souffrance endurée rompt les équilibres les mieux assurés d’une vie, ébranle les assises les plus fermes de la confiance et en vient parfois même à faire désespérer du sens et de la valeur de la vie. Il est des combats que l’homme ne peut soutenir seul, sans l’aide de la grâce divine. Quand la parole ne sait plus trouver de mots justes, s’affirme le besoin d’une présence aimante : nous recherchons alors la proximité non seulement de ceux qui partagent le même sang ou qui nous sont liés par l’amitié, mais aussi la proximité de ceux qui nous sont intimes par le lien de la foi. Qui pourraient nous être plus intimes que le Christ et sa sainte Mère, l’Immaculée ? Plus que tout autre, ils sont capables de nous comprendre et de saisir la dureté du combat mené contre le mal et la souffrance. La Lettre aux Hébreux dit à propos du Christ, qu’il « n’est pas incapable de partager notre faiblesse ; car en toutes choses, il a connu l’épreuve comme nous » (cf. Hb 4, 15). Je souhaiterais dire, humblement, à ceux qui souffrent et à ceux qui luttent et sont tentés de tourner le dos à la vie : tournez-vous vers Marie ! Dans le sourire de la Vierge se trouve mystérieusement cachée la force de poursuivre le combat contre la maladie et pour la vie. Auprès d’elle se trouve également la grâce d’accepter, sans crainte ni amertume, de quitter ce monde, à l’heure voulue par Dieu.

Comme elle était juste l’intuition de cette belle figure spirituelle française, Dom Jean-Baptiste Chautard, qui, dans L’âme de tout apostolat, proposait au chrétien ardent de fréquentes « rencontres de regard avec la Vierge Marie » ! Oui, quêter le sourire de la Vierge Marie n’est pas un pieux enfantillage, c’est l’aspiration, dit le Psaume 44, de ceux qui sont « les plus riches du peuple » (v. 13). « Les plus riches », c’est-à-dire dans l’ordre de la foi, ceux qui ont la maturité spirituelle la plus élevée et savent précisément reconnaître leur faiblesse et leur pauvreté devant Dieu. En cette manifestation toute simple de tendresse qu’est un sourire, nous saisissons que notre seule richesse est l’amour que Dieu nous porte et qui passe par le cœur de celle qui est devenue notre Mère. Quêter ce sourire, c’est d’abord cueillir la gratuité de l’amour ; c’est aussi savoir provoquer ce sourire par notre effort pour vivre selon la Parole de son Fils Bien-aimé, tout comme un enfant cherche à faire naître le sourire de sa mère en faisant ce qui lui plaît. Et nous savons ce qui plaît à Marie grâce aux paroles qu’elle adressa aux serviteurs à Cana : « Faites tout ce qu’il vous dira »(cf. Jn 2, 5).

Le sourire de Marie est une source d’eau vive. « Celui qui croit en moi, dit Jésus, des fleuves d’eau vive jailliront de son cœur » (Jn 7, 38). Marie est celle qui a cru, et, de son sein, ont jailli des fleuves d’eau vive qui viennent irriguer l’histoire des hommes. La source indiquée, ici, à Lourdes, par Marie à Bernadette est l’humble signe de cette réalité spirituelle. De son cœur de croyante et de mère, jaillit une eau vive qui purifie et qui guérit. En se plongeant dans les piscines de Lourdes, combien n’ont-ils pas découvert et expérimenté la douce maternité de la Vierge Marie, s’attachant à elle pour mieux s’attacher au Seigneur ! Dans la séquence liturgique de cette fête de Notre-Dame des Douleurs, Marie est honorée sous le titre de « Fons amoris », «Source d’amour ». Du cœur de Marie, sourd, en effet, un amour gratuit qui suscite en réponse un amour filial, appelé à s’affiner sans cesse. Comme toute mère et mieux que toute mère, Marie est l’éducatrice de l’amour. C’est pourquoi tant de malades viennent ici, à Lourdes, pour se désaltérer auprès du « Fons amoris » et pour se laisser conduire à l’unique source du salut, son Fils, Jésus le Sauveur.

Le Christ dispense son Salut à travers les Sacrements et, tout spécialement, aux personnes qui souffrent de maladies ou qui sont porteuses d’un handicap, à travers la grâce de l’onction des malades. Pour chacun, la souffrance est toujours une étrangère. Sa présence n’est jamais domesticable. C’est pourquoi il est difficile de la porter, et plus difficile encore – comme l’ont fait certains grands témoins de la sainteté du Christ – de l’accueillir comme une partie prenante de notre vocation, ou d’accepter, comme Bernadette l’a formulé, de « tout souffrir en silence pour plaire à Jésus ». Pour pouvoir dire cela, il faut déjà avoir parcouru un long chemin en union avec Jésus. Dès à présent, il est possible, en revanche, de s’en remettre à la miséricorde de Dieu telle qu’elle se manifeste par la grâce du Sacrement des malades. Bernadette, elle-même, au cours d’une existence souvent marquée par la maladie, a reçu ce Sacrement à quatre reprises. La grâce propre à ce Sacrement consiste à accueillir en soi le Christ médecin. Cependant, le Christ n’est pas médecin à la manière du monde. Pour nous guérir, il ne demeure pas extérieur à la souffrance éprouvée ; il la soulage en venant habiter en celui qui est atteint par la maladie, pour la porter et la vivre avec lui. La présence du Christ vient rompre l’isolement que provoque la douleur. L’homme ne porte plus seul son épreuve, mais il est conformé au Christ qui s’offre au Père, en tant que membre souffrant du Christ, et il participe, en Lui, à l’enfantement de la nouvelle création.

Sans l’aide du Seigneur, le joug de la maladie et de la souffrance est cruellement pesant. En recevant le Sacrement des malades, nous ne désirons porter d’autre joug que celui du Christ, forts de la promesse qu’il nous a faite que son joug sera facile à porter et son fardeau léger (cf. Mt 11, 30). J’invite les personnes qui recevront l’onction des malades au cours de cette messe à entrer dans une telle espérance.

Le Concile Vatican II a présenté Marie comme la figure en laquelle est résumé tout le mystère de l’Église (cf. « Lumen Gentium »  n. 63-65). Son histoire personnelle anticipe le chemin de l’Église, qui est invitée à être tout aussi attentive qu’elle aux personnes qui souffrent. J’adresse un salut affectueux à toutes les personnes, particulièrement le corps médical et soignant, qui, à divers titres dans les hôpitaux ou dans d’autres institutions, contribuent aux soins des malades avec compétence et générosité. Je voudrais également dire à tous les hospitaliers, aux brancardiers et aux accompagnateurs qui, provenant de tous les diocèses de France et de plus loin encore, entourent tout au long de l’année les malades qui viennent en pèlerinage à Lourdes, combien leur service est précieux. Ils sont les bras de l’Église servante. Je souhaite enfin encourager ceux qui, au nom de leur foi, accueillent et visitent les malades, en particulier dans les aumôneries des hôpitaux, dans les paroisses ou, comme ici, dans les sanctuaires. Puissiez-vous, en étant les porteurs de la miséricorde de Dieu (cf. Mt 25, 39-40), toujours ressentir dans cette mission importante et délicate le soutien effectif et fraternel de vos communautés !

Le service de charité que vous rendez est un service marial. Marie vous confie son sourire, pour que vous deveniez vous-mêmes, dans la fidélité à son Fils, source d’eau vive. Ce que vous faites, vous le faites au nom de l’Église, dont Marie est l’image la plus pure. Puissiez-vous porter son sourire à tous !

En conclusion, je souhaite m’unir à la prière des pèlerins et des malades et reprendre avec vous un extrait de la prière à Marie proposée pour la célébration de ce Jubilé : « Parce que tu es le sourire de Dieu, le reflet de la lumière du Christ, la demeure de l’Esprit Saint, parce que tu as choisi Bernadette dans sa misère, que tu es l’étoile du matin, la porte du ciel, et la première créature ressuscitée, Notre-Dame de Lourdes », avec nos frères et sœurs dont le cœur et le corps sont endoloris, nous te prions ! Amen.

2008-49. Le blogue de Lully souffle sa première bougie!

Mercredi 10 septembre 2008.

Chers Amis du « Refuge Notre-Dame de Compassion« ,

Aujourd’hui, ce modeste blogue – par lequel j’avais décidé de vous tenir informés des nouvelles de la fondation et de la vie du « Mesnil-Marie »  – fête son premier anniversaire…

Lully internaute

Quand j’ai commencé cette aventure (cf. www) – un peu par jeu -, je n’imaginais pas quelles proportions seraient les siennes aujourd’hui.  Pour vous permettre de vous en faire une idée, je vais laisser parler les chiffres : dans l’espace exact d’une année, il y a eu un total de 33500 visiteurs et le nombre de pages lues (les « hits ») s’élève à plus de 68300; chaque jour le nombre moyen de visiteurs oscille habituellement entre 100 et 150; il tombe très rarement au dessous de cent visites quotidiennes (même pendant l’été)… Au mois d’août dernier, nous avons enregistré plus de 4500 visiteurs.  Je noterai même qu’il y a eu, cet été, une journée où l’une de mes chroniques a été lue par plus de 400 visiteurs! D’une manière générale, mes pages sont assez vite et bien référencées par Google, ce qui amène sur le blogue un grand nombre de visiteurs qui n’appartiennent pas au cercle habituel des amis du « Refuge Notre-Dame de Compassion ». C’est ainsi que les articles sur « Marie qui défait les noeuds » ou la « neuvaine à Notre-Dame de Lourdes« , certaines prières – au Sacré-Coeur de Jésus, à Saint Antoine de Padoue… -  ou mêmes certaines recettes (bienheureuse gourmandise!!!), nous valent quotidiennement de nombreux passages sur le blogue.

Je profite donc de ce premier anniversaire pour remercier mes lecteurs, qu’ils soient fidèles et réguliers ou seulement occasionnels.

Je remercie également ceux qui ont réagi à l’appel que j’avais lancé il y a quelques jours (cf. www) et qui ont, d’une manière ou d’une autre manifesté leur soutien amical à notre cher Frère. Je tiens même à vous signaler quelques exemples touchants : la semaine dernière un jeune homme est venu passer quelques jours chez nous, acceptant les conditions un peu spartiates de notre hébergement (un matelas au sol dans le grenier), puis ces jours ci c’est un couple qui – ayant décidé de prendre une quinzaine de jours de « vacances » -  a loué un gîte dans la commune même où est installé notre « Mesnil-Marie » ; ces amis généreux de leurs temps et de leurs personnes aident Frère Maximilien-Marie pour quelques travaux (en ce moment transport et découpe de bois de chauffage) et ils en profitent aussi pour découvrir notre merveilleuse région… Nous prions Dieu de leur rendre en grâces, pour eux et pour leur famille, cette amicale sollicitude!

J’imagine enfin que vous serez contents d’avoir quelques nouvelles de Chlôris : la minette croît en taille et en poids (1 kilo et 135 grammes hier soir), mais pas toujours en sagesse! C’est une petite chatte très vive et dynamique, joueuse et espiègle, drôle et avide de découvrir les recoins et alentours de notre « Mesnil-Marie« . Nous faisons ensemble des parties de cache-cache véritablement… endiablées! Et figurez-vous qu’au grand étonnement de tous, alors qu’elle n’avait pas encore deux mois, elle nous a ramené la semaine dernière sa première proie : une toute petite musaraigne! Cet exploit nous a tous remplis d’admiration et lui a valu de chaleureuses félicitations. Je n’ai malheureusement pas de photos de ce premier trophée de chasse à vous présenter ; je termine néanmoins  ma chronique de ce soir par une très belle photo de Chlôris qui vous montrera que le titre d’archiduchesse, que Ioanna lui décernait dans un commentaire à l’une de mes précédentes chroniques, n’est pas du tout usurpé…

Lully.

Chlôris en majesté

 

Publié dans:Chronique de Lully |on 10 septembre, 2008 |4 Commentaires »
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