Archive pour la catégorie 'Chronique de Lully'

2009-27. Anniversaires en série et recette d’une excellente tarte aux poires et au chocolat.

Jeudi 9 juillet 2009, fête de Notre-Dame de Paix (cf.> www).

Chers Amis du « Refuge Notre-Dame de Compassion« ,

Ainsi que Chlôris vous l’annonçait dans sa chronique du 30 juin (cf.> www), notre « Mesnil-Marie » vit depuis 10 jours au rythme des anniversaires. Depuis le 1er anniversaire de notre installation ici (le 30 juin) en passant par les anniversaires de naissance de Frère Maximilien-Marie puis de Chlôris (les 3 et 6 juillet), sans oublier de célébrer l’anniversaire du motu proprio « Summorum Pontificum cura » (le 7 juillet) qui a marqué le passage à une ère nouvelle dans l’Eglise *, jusqu’à mon propre anniversaire puisque, en effet, j’aurai 3 ans demain (10 juillet)! C’est beaucoup d’émotions, tout cela, et nous avons bien besoin de récupérer…!!!

Il fait trop chaud pour travailler...!!!

La sieste des chats sur la terrasse du « Mesnil-Marie »

Comme les anniversaires ne vont pas sans pâtisserie, je vous livrerai ci-dessous la recette d’une excellente tarte aux poires et au chocolat dont nous nous sommes régalés. Mais auparavant laissez-moi vous donner deux autres nouvelles… une bonne et une mauvaise.

A – La bonne nouvelle, c’est que – depuis quelques jours – la salle d’eau est opérationnelle et que Frère Maximilien-Marie n’a plus besoin de recourir à « l’hospitalité sanitaire » de notre voisine et amie (pour laquelle nous ne tarissons pas de gratitude). Chlôris et moi ne comprenons pas vraiment pourquoi les hommes ont besoin d’eau pour être propres, puisque nous-mêmes y arrivons très bien sans cela… mais pour marquer l’évènement, Chlôris a voulu sonner la cloche (cliquer sur la vignette pour la voir en taille réelle) :

Chlôris veut sonner les mâtines

B – La mauvaise nouvelle, c’est que – justement alors que les plombiers avaient  achevé les raccords pour la salle d’eau et le lave-linge et qu’ils s’apprêtaient à brancher ce dernier – un épouvantable fracas nous a tirés de notre quiétude et nous a inspiré d’aller nous cacher sous le lit de Frère Maximilien-Marie : tout un pan de mur s’est effondré dans l’ancienne étable, au moment même où les plombiers retiraient le lave-linge qui avait été entreposé provisoirement à cet endroit. Grâces soient rendues à Dieu, il n’y a pas eu de blessures corporelles! Le lave-linge lui-même n’a pas été écrasé mais il a été poussé en avant par les grosses pierres qui dégringolaient et il n’a pas été endommagé… Néanmoins il a fallu étayer de toute urgence la grosse poutre maîtresse qui reposait à cet endroit du mur et n’avait plus d’appui, ainsi que l’embrasure de la porte voisine. Notre entrepreneur a été sollicité pour venir au plut tôt réparer ces dégâts.

Le mur qui s'est effondré le 2 juillet au matin

Mais je ne veux pas terminer sur une notre trop pessimiste, aussi avant de vous retranscrire ma recette – et parce que les anniversaires ne vont pas non plus sans fleurs – je vous propose de visionner un diaporama qui vous permettra de voir quelques belles photos des fleurs qui entourent notre « Mesnil-Marie » ces jours-ci : il vous suffit de cliquer ici > www.

Lully.

* Nous nous réjouissons grandement de la publication, au lendemain du deuxième anniversaire du motu proprio « Summorum Pontificum cura », d’une autre lettre apostolique en forme de motu proprio, signée par notre Saint-Père le Pape Benoît XVI le 2 juillet et rendue publique le 8 et intitulée « Ecclesiae unitatem », qui réorganise la commission pontificale « Ecclesia Dei » et lui permettra ainsi – c’est notre voeu et plus encore notre prière – de mieux travailler à l’authentique promotion de la tradition liturgique, dans la paix retrouvée… (une traduction en français – le site du Saint-Siège  ne donne actuellement que le texte latin officiel et sa version italienne – en est disponible ici > www).

* * * * * * *

Tarte aux poires et au chocolat.

Tarte poire et chocolat.

Ingrédients :

Une pâte sablée; 80 grammes de chocolat noir; 2 cuillers à soupe de lait; 3 oeufs; 6 cuillers à soupe de crème fraîche; 70 grammes de sucre; une boite de demi-poires au sirop; 100 grammes d’amandes effilées.

 Préparation :

Dans une casserole, à feu doux, faire fondre le chocolat avec le lait. Quand il est fondu,  retirer du feu et ajouter 3 cuillers (généreuses) de crème fraîche; bien mélanger puis verser sur la pâte déjà disposée dans le moule. Déposer alors les demi-poires sur ce nappage. Dans une jatte, mélanger les oeufs, le sucre et les 3 cuillers de crème fraîche restantes. Verser ensuite sur les poires et recouvrir le tout avec les amandes effilées. Mettre au four pendant 30 minutes environ à 180° (thermostat 6).

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2009-26. Des études que font les chats, de Saint Martial, d’un mouton égaré et des réflexions que cela inspire à Chlôris…

Mardi soir 30 juin 2009, fête de Saint-Martial.

Chers Amis du « Refuge Notre-Dame de Compassion« ,

Chlôris le 16 juin 2009

Aujourd’hui, ce n’est pas Lully qui vient vous donner les nouvelles du « Mesnil-Marie« : il m’a cédé sa place de chroniqueur (vous comprendrez pourquoi un peu plus loin). J’espère que je saurais me montrer à la hauteur et que vous ne m’en tiendrez pas rigueur si je n’écris pas avec autant de brio que lui.  En effet mes ennuis de santé, depuis le mois de mars, m’ont mise en retard dans ma formation ; mais maintenant que je vais mieux, je me suis remise à l’étude avec ardeur et application, et Frère Maximilien-Marie pense que je puis aussi apporter quelque contribution à ce blogue.

Peut-être êtes vous étonnés en lisant que j’étudie. La plupart du temps les hommes ne le soupçonnent pas, mais tous les chats s’adonnent aux études. Les chats monastiques ont  toutefois un cursus plus soigné que celui de la plupart de nos congénères : à la lecture, à l’écriture, au calcul et aux sciences communes (tout spécialement la géographie, la physique, la météorologie et la biologie qui sont les complément indispensables de la cynégétique féline), nous devons ajouter des notions de latin, de liturgie, d’exégèse, de théologie, de spiritualité et d’histoire de l’Eglise.

Chat studieux

Peut-être avez-vous remarqué (je l’ai spécifié en notant la date) que c’est aujourd’hui la fête de Saint Martial : c’est important pour nous, puisque il est le céleste protecteur de notre village, et je puis vous en parler un peu parce que la leçon d’aujourd’hui portait sur sa vie. D’après la tradition, Martial était l’enfant d’une famille judéenne attachée à Jésus. Ce serait lui que Notre-Seigneur aurait donné en exemple aux disciples quand il a dit : « Si vous ne devenez semblables à ce petit enfant, vous n’entrerez pas dans le royaume des cieux » (Matthieu XVIII,3), lui aussi qui aurait présenté les cinq pains et les deux poissons que Jésus multiplia pour la foule dans le désert. Après l’Ascension, il accompagna Saint Pierre pendant quelques années et ce fut le Prince des Apôtres qui l’envoya évangéliser dans les Gaules : Martial fut le premier apôtre du Limousin et de l’Aquitaine, il visita aussi certaines contrées du Poitou et de l’Auvergne. Il mourut à Limoges et son tombeau devint le centre d’un pèlerinage célèbre.

Statue ancienne de Saint Martial

C’est justement le jour de la fête de Saint Martial, le 30 juin 2008 – il y a donc un an aujourd’hui -, que le « Mesnil-Marie » a été installé ici. Nous sommes d’ailleurs entrés dans une période riche en anniversaires puisque dans quelques jours nous allons fêter celui de Frère Maximilien-Marie, puis le mien et enfin celui de Lully. Mais il y a encore quelque chose que je dois vous dire et qui n’est pas sans relation avec la fête de Saint Martial.

Vous savez qu’on a l’habitude de comparer les évêques et les prêtres à des bergers et que les fidèles dont ils ont la charge sont comparés à leur troupeau. Jusqu’ici cette comparaison était pour moi un peu abstraite parce que je n’avais jamais vu de mouton en vrai : je n’avais vu que des représentations un peu idéalisées sur lesquelles des agneaux sages comme des images entourent des bergers qui semblent sortis d’une pastorale du Petit Trianon… Hé bien, maintenant je puis vous dire que j’ai vu un vrai gros mouton de très près dans une situation que je n’eusse jamais imaginée : nous en rions maintenant mais, sur le coup, je vous assure que personne ici n’était très rassuré!

En effet, samedi sur la fin de l’après-midi, nous avons vu arriver sur la terrasse du « Mesnil-Marie » un gros mouton qui n’avait pas du tout l’air aimable. Non content d’arriver devant notre maison, voyant les portes ouvertes, il s’est précipité à l’intérieur sans avoir été invité et il a foncé jusque dans le bureau, où il a laissé des traces… malodorantes! Frère Maximilien-Marie lui-même ne savait trop comment le faire sortir, craignant qu’il ne renverse et casse tout. Lully s’est enfui à la vitesse d’une fusée (c’est la raison pour laquelle il ne peut vous raconter ce qui s’est passé): il était tellement hérissé qu’il semblait avoir triplé de volume! Pour moi, je ne vous dirai pas que je n’ai pas eu peur, mais je suis restée sur place en me tenant à distance respectueuse et en observant ce qui allait se passer.

Après un moment d’hésitation (je n’ose pas dire de réflexion car ce genre d’animal ne semble pas briller par son intelligence), le mouton est ressorti du bureau sans qu’on ait trop à le forcer et il s’est précipité dans la cave dans laquelle Frère Maximilien-Marie l’enferma en dressant des palettes devant la porte. Mais pendant que le Frère s’évertuait à retrouver le propriétaire, le mouton parvint à sauter par dessus les palettes et à s’enfuir. Il revint tourner autour de la maison un peu plus tard mais nous avions fermé les portes… Pendant qu’il était dans la cave, nous avons cependant eu le temps de le prendre en photo:

Le mouton fugitif dans notre cave!!!

Maintenant je comprends beaucoup mieux pourquoi on prie Dieu en lui demandant d’envoyer à Son Eglise des pasteurs selon Son Coeur : quand les moutons n’ont pas de berger ou quand ils sont mal gardés, ils font vraiment n’importe quoi et ils vont là où ils ne devraient pas aller, avec le risque de causer des dégâts ou de provoquer des accidents… Cet évènement, d’apparence anodine, m’a fait davantage prendre conscience des enjeux de l’année sacerdotale décrétée par le Souverain Pontife.

Je termine ma première chronique en vous remerciant de tous les témoignages de sollicitude et d’affection dont vous m’avez entourée lorsque j’étais malade et je vous recommande expressément, de la part de Frère Maximilien-Marie, de ne pas oublier que le mois de juillet est consacré à honorer le Précieux Sang de Notre-Seigneur (cf. > www).

Chlôris.

Publié dans:Chronique de Lully |on 30 juin, 2009 |3 Commentaires »

2009-25. De la Saint-Régis à la Saint-Jean : avec les Saints, le « Mesnil-Marie » va de fête en fête…

Vendredi soir 26 juin 2009.

Chers Amis du « Refuge Notre-Dame de Compassion« ,

J’ai beaucoup de choses à vous raconter ce soir : que d’évènements en effet depuis ma chronique du 11 juin (cf. > www)! Afin de ne rien oublier je vais prendre les faits dans leur chronologie.

a) Le 16  juin est – dans notre diocèse – la fête de Saint Jean-François Régis. Missionnaire jésuite du début du XVIIème siècle, après toutes les erreurs et les horreurs des guerres religieuses du XVIème siècle, il a donné un nouvel élan au catholicisme dans le Vivarais et le Velay. Il mourut d’épuisement le 31 décembre 1640, âgé de 43 ans, au cours d’une mission qu’il prêchait dans le tout petit village de La Louvesc. Son tombeau y est devenu un lieu de pèlerinage et Frère Maximilien-Marie s’y est rendu à l’occasion de sa fête. La Louvesc est à une bonne heure de route de notre « Mesnil-Marie« , mais le village est situé sur un col à 1082 mètres d’altitude : pour s’y rendre Frère Maximilien-Marie a roulé dans un brouillard qui était fort épais parfois et qui évoquait un peu (neige et gel en moins) les circonstances dans lesquelles Saint Jean-François Régis arriva à La Louvesc. Frère Maximilien-Marie ne s’est néanmoins pas égaré et Chlôris et moi avons été heureux de le voir revenir!!!

Saint Régis perdu dans la tourmente en se rendant à La Louvesc   La route de La Louvesc le 16 juin 2009   Vitrail de la mort de Saint Jean-François Régis

Vitraux de la basilique: a) St Régis perdu dans la nuit et la tempête; b) mort de St Régis.

(cliquer sur les images pour les voir en grand)

b) Trois jours plus tard, c’était la fête du Sacré-Coeur. Vous savez combien le culte du divin Coeur de Jésus est fondamental pour l’oeuvre du « Refuge Notre-Dame de Compassion« .  Or le calendrier faisait que cette année nous fêtions le même jour – 19 juin – le 1er anniversaire de la signature de l’acte de vente de cette ancienne ferme qui est désormais notre « Mesnil-Marie » et qui doit devenir un foyer de spiritualité et de ferveur.

Année sacerdotale 2009-2010

Notre Saint-Père le Pape Benoît XVI a aussi voulu que cette fête du Sacré-Coeur soit le début de « l’année sacerdotale » qu’il a décrétée pour toute l’Eglise à l’occasion du 150ème anniversaire de la mort de Saint Jean-Marie Vianney, le « saint curé d’Ars ».

Saint Jean-Marie Vianney avait dit un jour :  « Le sacerdoce, c’est l’amour du Coeur de Jésus ».  Cette phrase a été citée par le Souverain Pontife dès les premières lignes de la lettre d’indiction de cette année spéciale d’approfondissement et de revalorisation du sacerdoce, qui – en raison de la sécularisation, de la perte de la foi mais aussi des scandales causés – a été tellement malmené et a fait l’objet de multiples remises en question au cours des dernières décennies.  Cette magnifique lettre du Pape Benoît XVI ne se résume pas et il importe que tout véritable fidèle de l’Eglise la lise avec attention, la médite et en tire profit (on en trouvera le texte ici > www). Il est vraiment heureux que les exemples du saint curé d’Ars soient ainsi remis à l’honneur dans l’Eglise pour contrer les fausses théories qui sèment la désolation, tout particulièrement en France : le prêtre  n’est pas un administrateur, un animateur ou un président, mais il est avant tout le  ministre des sacrements, tout spécialement à l’autel et au confessional. C’est par ces sacrements que la vie de la grâce est communiquée aux âmes ; c’est le zèle pour le salut et l’épanouissement des âmes qui doit faire du prêtre un « bon pasteur » dont le coeur cherche à imiter au maximum le Coeur du véritable Bon Pasteur – Jésus – doux et humble, plein de patience et de sollicitude, de miséricorde et de compassion, de générosité et d’authentique charité.

c) Et puis il y a eu la fête de la Nativité de Saint Jean-Baptiste : la « Noël d’été » comme on l’appelle parfois et qui, il n’y a pas très longtemps encore, donnait lieu à de grandes réjouissances populaires. Pour en maintenir la tradition, il y a eu au soir du 24 juin un repas qui a réuni les habitants de notre hameau – chacun ayant apporté quelque chose à partager (c’est là qu’a été éprouvée et approuvée la tarte aux abricots dont je vous ai donné la recette ici > www) – et qui s’est achevé par le feu de la Saint-Jean. Certes ce n’était pas un énorme brasier, mais il était suffisant pour permettre à la joie de s’exprimer et presque tout le monde (oui, même Frère Maximilien-Marie!) a sauté au-dessus de ses flammes.

Notre feu de la Saint-Jean

d) Et puisque toutes ces réjouissances sont liées aux fêtes des Saints, il faut aussi que je vous informe de l’arrivée chez nous de… Saint Antoine de Padoue – ou, plus exactement, de sa statue. Pour elle, Frère Maximilien-Marie envisage de construire un niche : comme c’est un saint très populaire et un très puissant intercesseur (il n’y a qu’à voir tous les commentaires que suscite ici la prière que j’ai publiée l’année dernière > www), il sera ainsi loisible à tout un chacun de venir lui présenter ses requêtes. Mais Chlôris n’a pas attendu pour lui présenter ses hommages : à peine la statue était-elle sortie de son emballage et posée sur la table de la terrasse, qu’elle a sauté pour le voir de tout près…

Chlôris découvre Saint Antoine de Padoue 1        Chlôris découvre Saint Antoine de Padoue 2

Nous ne savons pas ce qu’elle lui a demandé, mais ce que nous constatons depuis plusieurs jours c’est que notre féline archiduchesse semble vraiment retrouver la santé. Avant-hier elle est retournée chez le vétérinaire pour qu’on lui enlève le pansement et les points de son opération de la vésicule ; le docteur nous a rassurés parce que les analyses montrent qu’il n’y a pas d’affection tumorale ni d’inflammation grave. Néanmoins notre petite archiduchesse restera sans doute assez fragile et nécessitera une attention particulière pour le restant de ses jours… Moi aussi j’ai dû aller chez le vétérinaire en raison d’une toux persistante : sur les conseils de notre excellente doctoresse, Frère Maximilien-Marie me faisait pourtant déjà prendre du « sirop pour matou » mais c’était insuffisant. J’avais une grosse inflammation des voies respiratoires supérieures, d’origine allergique, et je dois donc subir un traitement de fond…

e) Pour terminer ma chronique, je puis vous annoncer que les travaux de notre toit sont maintenant achevés : les abergements de la cheminée et les chéneaux sont tous en place. Je vous propose donc, ainsi que je vous l’avais promis, de visionner un « reportage » complet sur la réfection de notre toiture en cliquant ici > www. En outre, tous ces jours-ci, Frère Maximilien-Marie a bénéficié de l’aide précieuse d’un ami, venu passer la semaine avec nous : ils ont pu faire un très gros travail de débroussaillage et de nettoyage des environs de la maison. Le résultat est vraiment remarquable et beau!

En vous quittant, je vous dédie ce soir le premier lys (lilium orientalis) qui a fleuri devant notre « Mesnil-Marie« .

Lully.

Le premier lys du Mesnil-Marie

Publié dans:Chronique de Lully |on 26 juin, 2009 |4 Commentaires »

Recette du Mesnil-Marie : une succulente tarte aux abricots.

Nous sommes en pleine saison des fruits et la région où nous sommes nous permet de déguster de délicieux abricots, aussi je vous propose aujourd’hui la recette d’une tarte aux abricots… que nous avons testée pour vous, et qui a reçu l’approbation unanime des gourmets auxquels nous l’avons proposée :

Abricots

Ingrédients:

500 grammes d’abricots dénoyautés et coupés en petits morceaux; une pâte feuilletée; 100 grammes d’amandes effilées; 100 grammes de beurre; 100 grammes de sucre; 1 oeuf.

Préparation:

Garnir un moule à tarte avec la pâte feuilletée, y disposer les abricots coupés en morceaux et les recouvrir avec les amandes effilées. Dans une jatte, faire fondre le beurre, y ajouter le sucre et l’oeuf : bien mélanger pour en faire une espèce de crème homogène et la verser sur les abricots. Mettre au four à 200° pendant 25 minutes environ… et régalez-vous!

Papillons et chatons

Publié dans:Recettes du Mesnil-Marie |on 26 juin, 2009 |1 Commentaire »

Recette du Mesnil-Marie : Clafoutis aux cerises.

C’est « le temps des cerises » (mais, rassurez-vous, je ne vais pas chanter la célèbre chanson révolutionnaire!!!) : le cerisier que nous avons planté l’an dernier est encore un peu jeune pour qu’on songe à  y remplir nos paniers, mais la divine Providence a fait qu’on nous en a apporté plusieurs kilos à domicile! Outre la dégustation directe, Frère Maximilien-Marie s’est employé à faire des confitures et s’est essayé à la réalisation d’un clafoutis, dont je vais retranscrire la recette pour vous ci-dessous (il en existe plusieurs variantes, mais je puis vous assurer que celle-ci nous a  vraiment régalés).

Une délicieuse part de clafoutis avec de la crème fouettée.

Ingrédients (pour 6 à 8 personnes):

600 grammes de cerises dénoyautées ; 3 oeufs ; 120 grammes de sucre en poudre ; 120 grammes de farine ; 30 centilitres de lait ; une pincée de sel.

Préparation :

Laver les cerises à l’eau froide, enlever les queues et les noyaux (c’est le plus long!). Disposer les fruits dans un grand plat rectangulaire préalablement beurré, puis les saupoudrer avec 60 grammes de sucre. Dans une jatte mélanger les 120 grammes de farine, les 60 grammes de sucre restant, le sel et ajouter les oeufs : fouetter ce mélange et ensuite ajouter le lait pour obtenir une pâte fluide. Verser sur les cerises et faites cuire pendant 35 minutes au four à 200°C (thermostat 6-7).

Je vous recommande de le déguster tiède avec de la crème fouettée (comme sur la photo que j’ai prise pour vous)… Slurp!

Publié dans:Recettes du Mesnil-Marie |on 12 juin, 2009 |1 Commentaire »

2009-24. Chronique rédigée au soir de la fête du Très Saint-Sacrement.

Au soir de la fête du Très Saint-Sacrement, jeudi 11 juin 2009.

Chers Amis du « Refuge Notre-Dame de Compassion« ,

Mes deux dernières chroniques datent des 6 et 18 mai, il est donc bien temps que je revienne vers vous afin de vous donner quelques nouvelles de notre « Mesnil-Marie« …

Les travaux de la toiture ne sont pas totalement achevés… Le gros du travail a été terminé par les couvreurs et les maçons à la veille de la fête de l’Ascension et, depuis, les choses sont restées en l’état : nous attendons que le plombier vienne achever la pose des zincs qui assureront la parfaite étanchéité à la jonction des tuiles avec les murs, autour de la cheminée et  autour du socle du petit campanile…

Lully adopte un nouveau toit

J’eusse aimé vous annoncer un complet achèvement – et c’est l’une des raisons qui m’a fait différer de vous écrire – mais nous devrons patienter encore quelques jours. En attendant, il est néanmoins loisible de dire que la maison est totalement transformée : plus saine, plus lumineuse, plus agréable à vivre… Et moi, j’ai trouvé un nouveau poste d’observation, comme vous pouvez vous en rendre compte sur la photo ci-dessus : Frère Maximilien-Marie a en effet demandé aux artisans de rajouter un petit toit au-dessus de la porte de la cave, juste au dessous de la fenêtre du bureau. Cela me plaît tellement que je vous avoue qu’il m’arrive de venir me faire ouvrir cette fenêtre pour entrer dans la maison, lors même que je sais pertinemment que la porte d’entrée est grande ouverte!!!

Après le départ des artisans, les abords de la maison faisaient presque penser à une décharge tant il y avait de gravats et de bois en vrac : toutes les parties de la charpente qui avaient été remplacées nous seront en effet bien utiles l’hiver prochain pour alimenter le poêle… mais il faut le débiter et le ranger! Fort heureusement, un ami est venu et pendant plusieurs après-midi il a bien avancé ce travail : nous avons déjà moins l’impression d’être dans la « zone ». Voici deux photos de notre « Mesnil-Marie » prises ce matin même à votre intention (cliquer sur les clichés pour les agrandir et n’hésitez pas à retourner ici > www, pour comparer):

2009-24. Chronique rédigée au soir de la fête du Très Saint-Sacrement. dans Chronique de Lully dsc04026.vignette       dsc04024.vignette dans Chronique de Lully       Iris d'eau

Autour de la maison, après les tulipes et les jonquilles du tout début du printemps, nous voyons maintenant croître et fleurir les lupins et les iris, et très bientôt ce seront les lys et les hémérocalles qui enchanteront notre regard. Avec Chlôris nous aimons beaucoup accompagner Frère Maximilien-Marie quand il jardine ou arrache les orties et les ronces (qui sont d’une surprenante vitalité) : nous jouons à cache-cache dans les hautes herbes, nous courons après les papillons et les grillons, et nous nous roulons avec délice dans la terre fraîchement remuée…

Toutefois je dois vous dire que la santé de Chlôris nous donne de nouvelles inquiétudes : Depuis l’Ascension, Frère Maximilien-Marie a dû la conduite à plusieurs reprises chez le vétérinaire, et même une fois en pleine nuit chez un docteur de garde parce qu’elle s’étouffait… Les dernières analyses de sang ont révélé un problème hépatique sérieux et il a fallu procéder à des examens plus approfondis au terme desquels, lundi dernier, elle a subi l’ablation de la vésicule biliaire. Nous attendons les résultats de nouvelles analyses, avec un peu d’inquiétude je ne vous le cache pas…

Chlôris

Frère Maximilien-Marie lui aussi passe par des moments de grande fatigue et a dû également subir des examens assez poussés et des analyses. Nous sommes désormais certains – et nous en sommes bien soulagés – que notre Papa n’a pas de « maladie grave » : la fatigue et les malaises qu’il éprouve sont cependant réels et sont causés par un dérèglement du fonctionnement du foie et du système digestif… Nous l’entourons donc d’attentions et lui prodiguons mille câlins félins afin de lui témoigner notre affection!

Je vous promets de ne pas vous faire attendre aussi longtemps de prochaines nouvelles et, en vous encourageant à bien honorer Notre-Seigneur dans le Très Saint-Sacrement, dimanche prochain, pour la solennité de la « Fête-Dieu », je vous assure de l’amitié de tous les habitants du « Mesnil-Marie« .

Lully.

Publié dans:Chronique de Lully |on 12 juin, 2009 |4 Commentaires »

Recette du Mesnil-Marie : Tarte au flan « façon grand’mère ».

Vigile de Pentecôte, 30 mai 2009.

Chers Amis du « Mesnil-Marie« ,

Il y a très longtemps que je ne vous ai pas suggéré quelque bonne recette! Il est vrai qu’il y a eu le carême… et, depuis Pâques, Frère Maximilien-Marie – qui était assez fatigué mais aussi très occupé avec les sollicitations continuelles que lui valaient la présence des ouvriers pour la réfection de notre toit – n’avait guère le coeur à faire de la cuisine. Je ne sais pas si c’est déjà une grâce du Saint-Esprit, en cette vigile de Pentecôte, mais tout à l’heure il s’est saisi d’une jatte, a empoigné le fouet et a sorti divers ingrédients pour réaliser une tarte au flan « façon grand’mère ». Elle vient de sortir du four et un fumet prometteur emplit la maison. L’archiduchesse Chlôris a surveillé de près les opérations et le cliché ci-dessous est très révélateur des dispositions qui l’animaient tandis qu’elle observait la manière dont Frère Maximilien-Marie procédait… Peut-être ferez-vous comme elle? Alors, bonne dégustation!

Lully.

Chlôris la gourmande!

L’archiduchesse Chlôris se délecte par avance en regardant la préparation du flan.

Ingrédients :

- Pour la pâte brisée : 100 grammes de beurre fondu; 1 verre de lait; 1 cuiller à soupe de sucre; 200 grammes de farine.

- Pour le flan : 3/4 de litre de lait; 3 cuillers à soupe de farine; 9 cuillers à soupe de sucre en poudre; 3 oeufs battus en omelette. Parfum : 3 cuillers à soupe de fleur d’oranger, ou bien 3 cuillers à soupe de vanille liquide, ou encore le zeste d’un citron finement râpé.

Préparation :

La pâte : mélanger dans un robot a) le beurre, b) le lait et c) le sucre. Incorporer alors petit à petit la farine jusqu’à l’obtention d’une pâte bien lisse et pas trop sèche. En garnir un moule à tarte (préalablement beurré et fariné).

Le flan : dans une casserole délayer – dans l’ordre – la farine, le sucre et le lait, puis amener à ébullition. Quand cette crème est refroidie, y incorporer les 3 oeufs battus, puis ajouter le parfum.

Verser alors sur la pâte et parsemer de morceaux de beurre. Enfourner pendant 40 minutes à 180° (thermostat 6).

Publié dans:Chronique de Lully |on 30 mai, 2009 |6 Commentaires »

2009-22. La cloche du Mesnil-Marie.

Lundi des Rogations 18 mai 2009.

Chers Amis du « Refuge Notre-Dame de Compassion« ,

Il y a douze jours, je vous parlais du commencement des travaux de réfection de la toiture de notre « Mesnil-Marie » (cf. > www) et nous pouvons espérer qu’ils seront terminés pour la toute proche fête de l’Ascension. Je vous ai promis un reportage photographique complet sur ces travaux et je tiendrai parole, mais il faut pour cela que tout soit bien achevé.

En attendant, je puis tout de même vous donner une nouvelle qui vous réjouira tous (du moins je l’espère) : sur le pignon qui fait face à l’est, depuis vendredi dernier en milieu d’après-midi, est désormais installée… une cloche! Cette cloche nous avait été offerte par  Murielle et Michel, nos anciens voisins, au moment où nous avons quitté le Vexin. Frère Maximilien-Marie a demandé à un ferronnier de réaliser un support qui lui soit adapté – surmonté de la Croix – et voici le résultat :

La cloche et la Croix pour le pignon du Mesnil-Marie

Pour lui servir de socle, les maçons ont monté de grosses pierres taillées sur le pignon (ce qui fut véritablement spectaculaire). Et dans ce socle Frère Maximilien-Marie a fait sceller des médailles bénites de Notre-Dame du Perpétuel Secours (parce que cette icône qui est très à l’honneur chez nous est une illustration de la compassion de Notre-Dame, cf > www), de l’archange Saint Michel, de Sainte Anne – mère de la Très Sainte Vierge – et de Saint Jean, l’apôtre du Sacré-Coeur.

Ainsi il est maintenant plus manifeste que le « Mesnil-Marie » est une maison religieuse, une maison de prière. Et ce modeste campanile n’est pas sans évoquer les traditionnelles maisons des « béates »(*) que l’on trouve, tout près d’ici, dans les hameaux du Velay.

Il y aurait beaucoup de choses à dire sur le symbolisme de la cloche, et je ne peux ici que faire un résumé succinct de ce que Frère Maximilien-Marie nous a expliqué, à Chlôris et à moi-même.

La cloche est le résultat d’une fusion : sous l’action du feu, des métaux différents  (78% de cuivre et 22% d’étain) – tirés de la terre – se liquéfient, deviennent « un » et reçoivent une nouvelle forme dans un moule de terre. Après le refroidissement et le polissage, la cloche est bénite (pour les cloches des églises il y a une cérémonie spéciale qui est appelée « baptême ») puis mise en place, c’est-à-dire suspendue dans les airs. Ainsi  les quatre éléments de la création matérielle – la terre, le feu, l’eau et l’air – sont-ils associés pour donner à la cloche sa plénitude d’existence.

Parce qu’elle est suspendue dans les airs, la cloche symbolise l’union du Ciel et de la terre  : sa voix, qui vient d’en haut et fait vibrer l’air, évoque l’invisible.  Dans toutes les traditions religieuses (pas seulement chrétiennes), le son des cloches est associé à  un pouvoir de purification et de lutte contre les puissances maléfiques ; on sonne la cloche à l’approche du danger (ennemis, bêtes féroces, orages dévastateurs…), pour le conjurer  directement ou pour permettre à ceux qui entendent son avertissement de se prémunir. Une unique cloche, qui ne donne pourtant qu’une unique note, peut exprimer des sentiments très divers, en fonction de la manière et du rythme avec lesquels on va la faire sonner : volées joyeuses des jours de fête, coups brefs et précipités avertissant du danger, coups graves et lents annonçant le deuil… Ponctuant la succession des temps et les diverses circonstances de la vie des hommes, la cloche les invite à tourner vers le Ciel le regard de leur âme et les appelle à l’intériorité, à la prière.

J’achèverai ma chronique par un cliché qui a été pris ce soir même à la fin d’une grosse averse : au dessus de notre toit (les travaux sur cette partie ne sont pas achevées c’est pour cela qu’elle est recouverte d’une bâche) la croix de notre campanile se détache contre le ciel qu’illumine un double arc-en-ciel…

Lully.

La Croix du Mesnil-Marie se détachant sur le ciel après l'averse.

(*) Pour mieux connaître ce qu’étaient les « béates » on peut se reporter à l’article suivant > www.

Publié dans:Chronique de Lully |on 19 mai, 2009 |4 Commentaires »

2009-21. Début de la réfection du toit.

Mercredi 6 mai 2009.

Lully, Seigneur du Mesnil-Marie

Vous n’imaginez pas, chers Amis du « Refuge Notre-Dame de Compassion« , toute l’animation qui règne autour de notre « Mesnil-Marie » : regardez bien attentivement la photo ci-dessus, parce que notre maison ne sera plus tout à fait la même dans quelques jours !

« Que se passe-t-il donc? » Allez-vous m’interroger.

Un évènement que nous espérions voir se réaliser durant le mois d’octobre, mais que les intempéries de l’automne et les rigueurs hivernales avaient différé : la réfection de notre toiture avec la mise en place de l’isolation!

Dans cette entreprise, il faut que les menuisiers-charpentiers-couvreurs, les maçons et le plombier synchronisent leurs travaux : dès lundi matin, les premiers sont arrivés pour commencer à enlever les anciennes tuiles (des tuiles en ciment de couleur anthracite) sur le versant ouest du toit. Ils ont aussi démoli une cheminée qui n’est plus utilisée, qui était en très mauvais état et menaçait de s’écrouler (à chaque coup de vent un peu violent, Frère Maximilien-Marie craignait qu’elle ne s’effondre sur le toit). Je dois préciser que Frère Maximilien-Marie n’a pas oublié de demander aux Soeurs Clarisses des prières très spéciales à leur Bienheureuse Mère Sainte Claire pour que le temps reste clément pendant la durée des travaux du toit…

Après l’opération de retrait des anciennes tuiles (que nous ne conserverons pas), les ouvriers disposent le pare-vapeur et les chevrons qui assureront le maintien de la matière isolante : de la laine de chanvre. Dans le même temps les maçons procèdent à l’arasage des murs de la maison et Frère Maximilien-Marie enduit d’huile de lin les bandeaux (c’est ainsi qu’on nomme les planches qui borderont la toiture et sur lesquelles seront fixés les chéneaux). Je vous promets un reportage photographique complet qui vous permettra de visualiser tout cela. Mais dès à présent je puis vous montrer les gros engins qui nous ont véritablement effrayés, Chlôris et moi, dès huit heures ce matin : l’arrivée du camion portant les nouvelles tuiles, puis l’arrivée et la mise en place du gros élévateur (son bras a une portée de 17 m) qui permet de descendre les anciens matériaux et de monter les nouvelles tuiles sur le toit…

Arrivée des tuiles        Arrivée de l'élévateur       L'élévateur en action

C’est pour cela que je vous écrivais en commençant que notre « Mesnil-Marie » ne serait bientôt plus tout à fait le même. Les tuiles en ciment qui le couvraient depuis quelque trente années avaient mal vieillies : elles étaient poreuses en plus d’un endroit et surtout  le ciment favorise une condensation, voire du gel, entre la tuile elle-même et la matière isolante… Il n’était donc pas raisonnable de les conserver. Leur couleur anthracite avait sans doute été choisie pour rappeler la couleur des lauzes qui couvraient, jusque à cette époque, la maison ; mais par les documents anciens (en particulier un texte de 1721 qui décrivait le hameau), on sait que les maisons étaient ici originellement couvertes de tuiles ou de chaume (selon le degré d’aisance des familles). On en conclut que, comme cela s’est fait en pas mal d’endroits voisins, c’est au cours du XIXème siècle que notre maison avait reçu une couverture de lauzes, alors que ni la charpente ni la pente du toit n’étaient vraiment prévues pour cela. En rétablissant une toiture de tuiles « romanes », en terre cuite, on peut donc dire que notre « Mesnil-Marie » retrouvera un aspect sans doute plus conforme à celui qu’il avait à l’origine.

Lully surveille le déchargement des tuiles

Pour terminer ma chronique de ce jour, je dois vous dire que les dernières analyses de sang de Chlôris sont absolument excellentes et qu’il n’y a aucune trace d’infection ou de contamination : nous sommes donc pleinement rassurés!

Que ce « mois de Marie » dans lequel nous sommes entrés vous soit à tous un temps de grâce et de croissance spirituelle en tenant la main maternelle de Notre-Dame (cf.> www).

Lully.

Publié dans:Chronique de Lully |on 6 mai, 2009 |5 Commentaires »
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