Archive pour la catégorie 'Chronique de Lully'

2009-4. Où Lully vous fait visiter la crèche du « Mesnil-Marie » (version 2008) et rend compte du temps de Noël qui vient de s’achever.

Jeudi 15 janvier 2008.

Chers Amis du « Refuge Notre-Dame de Compassion« ,

Après la solennité de l’Epiphanie et la commémoraison du Baptême de Notre-Seigneur, les fêtes du cycle de Noël se sont achevées. Néanmoins, et jusqu’à la fête de la Chandeleur, nous restons spirituellement près de la crèche et nous approfondissons encore et toujours cet esprit de simplicité et d’humilité dont Notre-Seigneur nous a donné l’exemple en se faisant petit enfant.

Dans les nouvelles que je vous donnais le 23 décembre (cf.> www), je vous avais montré quelques photos des préparatifs de notre crèche… et comme je n’ai pas rédigé d’autre chronique depuis cette date, il est tout de même grand temps que je vous fasse voir d’autres clichés qui vous permettront de la visualiser dans son achèvement (comme d’habitude, il vous faut cliquer sur les vignettes pour voir les photos en grand). Voici tout d’abord la représentation d’une place de Bethléem avec l’auberge, devant laquelle un soldat romain proclame l’édit de l’empereur Auguste ordonnant le recensement ; puis la scène de l’apparition de l’Ange aux bergers : « Je vous annonce une grande joie! » Ensuite vous pourrez vous approcher de la pauvre étable dans laquelle la Sainte Famille reçoit les hommages des bergers et des humbles : vous remarquerez aussi que la gent féline est dûment représentée auprès de l’Enfant Jésus!

L'auberge de Bethléem        L'apparition aux bergers        L'étable et la Sainte Famille

Sur la photo qui suit vous aurez une vue générale de notre crèche. Plusieurs personnes sont venues la visiter, et je crois qu’elles l’ont bien appréciée. Et pour clore ce sujet, il nous faut tous adresser des félicitations à Chlôris : elle a fait preuve d’une sagesse exemplaire puisqu’elle n’est pas (ou presque pas!) allée se promener au milieu des santons…

Vue générale de la crèche du Mesnil-Marie 2008

La fête de Noël s’est passée pour nous dans un très grand recueillement et silence : Frère Maximilien-Marie était même le seul être humain au hameau les 24 et 25 décembre! Tout fut paisible et très intériorisé et nous avons trouvé que c’était une excellente façon de vivre la fête de la Nativité du Sauveur, loin de toute agitation… Mais spirituellement nous n’étions pas seuls : beaucoup de messages, de cartes et même des cadeaux nous ont été adressés (oui, oui, je dis « nous » parce qu’il y en avait même pour nous, les chats!). Tous ces témoignages d’amitié, toutes ces marques de sollicitude nous ont beaucoup touchés et, au nom de tous les habitants du « Mesnil-Marie« , je veux en remercier chat-leureusement tous nos amis.

Depuis le début de cette semaine, la nature a semblé se mettre au diapason de la liturgie, qui a laissé les ornements blancs pour reprendre la couleur verte : en effet, après ce mois de décembre marqué par d’abondantes chutes de neige (cf.> www), suivies d’une période où, comme dans toute la France, nous avons connu des températures très basses, la neige et la glace fondent. Chlôris et moi apprécions grandement de revoir réapparaître l’herbe  autour du « Mesnil-Marie » et d’y gambader. Je dois vous avouer que  pendant quinze jours nous n’avions guère envie de mettre le nez dehors : il ne dégelait pas de la journée,  et les températures sont descendues jusqu’aux environs de moins 15 certains matins. La « béalière« * qui coule sous nos fenêtres était presque entièrement gelée, tandis que la végétation au bord du ruisseau était prise dans d’impressionnantes gangues de glace, comme vous pouvez vous en rendre compte sur ce cliché.

Les bords du ruisseau pris par la glace

Dans notre « Mesnil-Marie » (dont l’isolation de la toiture n’a pas pu être réalisée), Frère Maximilien-Marie a réussi à maintenir à peu près 18° dans le bureau et la salle de séjour pendant la journée, mais cela descendait à 14° pendant la nuit. Il dormait enfoui sous trois couettes, dans les plis desquelles Chlôris et moi allions aussi nous lover. Dans le reste de la maison (l’ancienne étable et le grenier) le thermomètre indiquait 2,5° et nous n’avions aucune envie d’y faire nos habituelles parties de cache-cache! La réapparition du soleil  et le redoux de ces derniers jours sont donc très bons pour notre moral, même s’il gèle encore un peu le matin. D’ailleurs la gelée d’aujourd’hui, fête de Saint Maur, nous a réjouis  puisqu’un dicton assure : « S’il gèle pour la Saint-Maur, la moitié de l’hiver est dehors« ; et nous rêvons déjà à nos chasses printannières!

Depuis le mois de décembre, les travaux du « Mesnil-Marie » ont connu – tant en raison du froid qu’en raison des fêtes – une période d’arrêt.  Juste à l’avant-veille de Noël, nous avons eu la joie de voir achevés tout en même temps notre aire de stationnement  (ce sont les photos ci-dessous), le drain de l’ancienne étable et le seuil de la grande porte vitrée  de l’ancienne grange (cf.> www) ; ces derniers aménagements ont demandé plusieurs heures de travail au marteau-piqueur (dont le bruit nous a terrorisés, Chlôris et moi), mais désormais nous devrions être préservés des infiltrations et ne plus connaître d’inondations comme celle du mois de novembre dernier (cf.> www).

L'achèvement du parking        Notre aire de stationnement est achevée.

Pour terminer ma chronique de ce jour, je vous demanderai de continuer à prier (car je sais que vous le faites déjà) pour la santé de Frère Maximilien-Marie : déjà affaiblie à l’automne, elle a subi un nouvel assaut dès les premiers jours de cette année 2009. Néanmoins, soyez sans inquiétude, je m’occupe de lui très attentivement et je veille à ce qu’il suive très exactement les traitements qui lui sont prescrits.

Lully.

* En Vivarais, une « béalière » est un petit canal qui prend l’eau en amont pour alimenter les hameaux et les jardins à flanc de montagne.

Publié dans:Chronique de Lully |on 15 janvier, 2009 |4 Commentaires »

2009-1. Voeux pour l’année 2009.

Vitrail de la Vierge à l'Enfant

Chers, bien chers Amis,

« Saluons l’année nouvelle avec joie et confiance, elle est un présent de la bonté de Dieu »… En ce dernier jour de l’année 2008, je n’hésite pas à faire miennes ces paroles de Saint François de Sales et à vous les adresser.

Malgré toutes les inquiétudes dont l’ombre pèse  – parfois si lourdement – sur nos familles et sur nos pays, malgré la crise grave qui secoue notre monde, malgré la tristesse des maladies et des deuils qui ont éprouvé un si grand nombre d’entre vous, je viens vers vous à travers ces quelques modestes lignes afin de vous souhaiter une bonne et heureuse année 2009… Oh, oui! je vous la souhaite la meilleure possible, même si nous avons  conscience que le bonheur parfait ne sera jamais atteint ici-bas, et même si nous pressentons que les semaines et les mois à venir – comme ceux de l’année qui s’achève – ne seront pas exempts de peines et de souffrances.

Cependant – malgré et au-delà de toutes les difficultés de cette condition terrestre -, ayant bien présent à l’esprit et au coeur  chacun de vos visages, chacune de vos intentions,  de vos joies et de vos peines, de vos espérances et de vos attentes, je vous présente ces voeux fervents, profondément enracinés dans l’amitié. Ce ne sont pas de simples « voeux pieux », énoncés de façon formelle : c’est par-dessus tout une prière que je dépose dans le Coeur de Jésus et de Marie.

De toute la ferveur de mon âme, je vous recommande - vous-mêmes et tous les vôtres, tous ceux qui vous sont chers, tous ceux que vous portez dans vos coeurs – au divin Roi d’Amour et à sa très Sainte Mère, je vous confie à leur bénédiction aimante : qu’ils vous accordent chaque jour la force,  physique et morale, pour avancer et persévérer dans la voie montante et difficile du quotidien ; qu’ils vous donnent le courage et la consolation intérieure, nécessaires pour ne pas céder aux tentations du découragement ; qu’ils emplissent vos coeurs de paix et de lumière; qu’ils vous conduisent dans la voie de la plénitude intérieure dans l’amour, qui seul est grand, qui seul est fécond, qui est la source de toute vraie richesse et de tout vrai bonheur!

Bonne, très bonne et surtout sainte année 2009!

Frère Maximilien-Marie du Sacré-Coeur.

Publié dans:Annonces & Nouvelles, Textes spirituels |on 31 décembre, 2008 |19 Commentaires »

Recette du Mesnil-Marie : tarte facile au chocolat et aux poires.

Guirlande de houx

Temps de préparation : 15 minutes + cuisson : 30 minutes.

Ingrédients (pour 6 personnes) :

- 1 pâte sablée.
- 80 grammes de chocolat noir.
- 2 cuillères à soupe de lait.
- 3 oeufs.
- 6 cuillères à soupe de crème fraîche.
- 70 grammes de sucre.
- 1 grosse boîte de demi-poires au sirop.
Préparation :

Faire fondre le chocolat avec le lait, dans une casserole. Ajouter 3 bonnes cuillères de crème fraîche, mélanger, et verser sur la pâte. Déposer ensuite les demi-poires sur le nappage. Mélanger les oeufs, le sucre et les 3 cuillères à soupe de crème fraîche restantes, puis le déposer sur le tout.

Mettre au four pendant 30 minutes (environ, il faut surveiller) à thermostat 6 (180°C).

Tarte facile poires et chocolat.

Publié dans:Chronique de Lully |on 26 décembre, 2008 |Pas de commentaires »

2008-69. Où Lully vous adresse ses voeux pour Noël 2008 et vous parle des préparatifs de la crèche.

Mardi 23 décembre 2008.

Chers Amis du Refuge Notre-Dame de Compassion,

Demain soir, mercredi 24 décembre, tout l’univers catholique entrera dans la célébration des fêtes de la Nativité de Notre-Seigneur Jésus-Christ : aussi, au nom de la petite Chlôris (car nous aussi, les chats, nous prendrons part à cette allégresse : n’oubliez pas que les animaux ont été très présents – et même plus présents que certaines catégories d’hommes! – dans le mystère de la Nativité) et au nom de Frère Maximilien-Marie, je viens vous souhaiter à tous un Noël de paix et de lumière, de joie intérieure et de vivante intériorité.

La fête de Noël a été malheureusement récupérée et dénaturée par le monde – et j’emploie ce mot dans le sens même où Notre-Seigneur l’a employé dans le Saint Evangile* – qui en a fait le prétexte à une débauche de consommation et de superficialité. C’est pourquoi j’insiste sur ces dons de paix, de lumière spirituelle, de joie et d’intériorité que je vous souhaite, et c’est aussi la raison pour laquelle je vous renvoie à ce magnifique texte sur le « Mystère de Noël » écrit par Sainte Thérèse-Bénédicte de la Croix**. Frère Maximilien-Marie en a déjà publié un large extrait > ici, mais il n’est jamais inutile d’y revenir, de le relire, de le méditer et de l’approfondir.

Je pense que vous avez été heureux de préparer chez vous une crèche : signe visible dans vos maisons de la place que vous voulez donner dans vos coeurs à Celui « qui est venu chez les siens et que les siens n’ont pas reçu » (cf. Joan. I, 11). Dans notre « Mesnil-Marie » aussi, bien sûr, Chlôris et moi, nous avons aidé Frère Maximilien-Marie à préparer la crèche : je ne vous la montrerai pas achevée pour le moment, parce qu’elle ne le sera vraiment que lorsque l’Enfant Jésus y aura été déposé… Et il ne le sera qu’au cours de la Nuit sainte! Mais en attendant, je puis vous montrer quelques photos de la préparation.

1) Ici, vous voyez le lieu choisi pour la placer ainsi qu’une étape de la construction des « maisons de Bethléem » : Frère Maximilien-Marie avait pensé pouvoir en faire plusieurs mais finalement il n’a pu en réaliser qu’une (cliquer sur les vignettes pour voir les photos en grand).

L'emplacement de la crèche Fabrication des maisons

2) Vous pourrez ensuite remarquer combien Chlôris s’est affairée pour cet arrangement du décor de la crèche ; elle en a été tellement fatiguée qu’elle a fini par s’installer dans l’étable destinée à la Sainte Famille : se prendrai-elle pour l’Enfant Jésus?

L'aide précieuse de Chlôris 2008-69. Où Lully vous adresse ses voeux pour Noël 2008 et vous parle des préparatifs de la crèche. dans Chronique de Lully chlrisseprendpourlepetitjsus.vignette

3) Puis il y a eu le déballage des santons, attendu avec impatience : c’est chaque année un émerveillement que de redécouvrir la physionomie de ces petits personnages expressifs qui nous aident à nous représenter les scènes de l’Evangile de la Nativité :

déballage des santons

A tous donc, nos voeux de saint et joyeux Noël, en union de prières très amicale.

Lully.

PS.: Je vous recommande ces prières simples et profondes à réciter devant la crèche > www.

Couronne de Noël au chat

* cf. Matth. XVIII, 7: « Malheur au monde à cause des scandales »; Joan. XII, 31: « C’est maintenant le jugement du monde, maintenant le prince de ce monde va être jeté dehors »; Joan. XV, 18: « Si le monde vous hait, sachez qu’il m’a haï avant vous »; Joan. XVI, 33: « Ayez confiance, j’ai vaincu le monde »; Joan. XIV, 27: « Je vous laisse ma paix, je vous donne ma paix : ce n’est pas à la manière du monde que je vous la donne ».

** Voir la catéchèse dans laquelle notre Saint-Père le Pape Benoît XVI a évoqué la figure de cette grande Sainte, le 13 août 2008, ici > www.

Publié dans:Chronique de Lully |on 23 décembre, 2008 |1 Commentaire »

2008-68. Où Lully narre comment les chutes de neige ont isolé le « Mesnil-Marie » et rend compte des travaux de la deuxième semaine de décembre.

Mercredi des Quatre Temps d’hiver, 17 décembre 2008.

Chers Amis du « Refuge Notre-Dame de Compassion« ,

J’avais prévu de vous écrire ce dernier dimanche, après les vêpres, pour vous donner – comme je le fais régulièrement – les nouvelles de notre « Mesnil-Marie« , mais les circonstances météorologiques ne me l’ont pas permis.

En effet, depuis le samedi 14,  pendant toute la nuit et tout le dimanche matin, il était tombé de véritables trombes d’eau qui avaient à nouveau fait déborder le ruisseau qui passe à côté de notre maison,  mais à partir du début de l’après-midi, la pluie s’est transformée en neige, une neige très lourde…  Très rapidement, elle a tout enseveli sous une couche qui a fini par atteindre ici environ 25 cm d’épaisseur, tandis que sur les hauteurs des environs elle atteignit jusqu’à 80 cm, voire un mètre ou plus localement! La conséquence immédiate fut que nous fûmes privés d’électricité aux environs de 17 h, puis de téléphone et – bien évidemment  – de connexion internet.

Pas d’électricité, cela signifie aussi que les pompes pour l’alimentation en eau, le chauffe-eau, le réfrigérateur et le congélateur… etc. ne fonctionnent plus. Cela a duré jusqu’au lundi soir en début de nuit pour l’alimentation électrique, et jusqu’à mardi soir pour la ligne téléphonique. Maintenant, tout est rentré dans l’ordre pour nous et j’espère qu’il en est de même pour tous ceux qui, comme nous, ont subi ces avanies. Fort heureusement, le chauffage de notre « Mesnil-Marie » ne dépend pas de l’électricité et nous n’avons pas souffert du froid. Chlôris et moi, nous trouvions très drôle de voir Frère Maximilien-Marie se promener dans la maison avec une lampe  frontale! Nous avons aussi constaté que ce genre de circonstances permettait des choses inhabituelles qui ne manquent ni de charme ni de pittoresque : ainsi, le dimanche soir, nos voisins sont-ils venus passer un moment de veillée joyeuse près du poêle, et les rires – n’était-ce pas le dimanche de « Gaudete« ? – fusaient dans la maison tandis que de grandes ombres s’étiraient et dansaient sur les murs au gré des ondulations des flammes des bougies. Puis le lendemain, Pascale a fait mijoter, à partir de la neige qu’elle a fait fondre, un délicieux bouillon de légumes pour tout le hameau!

Au nom de tous les habitants de notre « Mesnil-Marie » (chats + Frère) je remercie ceux qui, en entendant les nouvelles du Massif-Central, se sont inquiétés à notre sujet et nous ont manifesté de diverses manières leur amicale sollicitude.

* * * * * * *

Toute la semaine qui avait précédé, les maçons étaient venus chez nous, en particulier pour achever les travaux pour l’écoulement des eaux usées et commencer à résoudre le problème du drainage des eaux de pluie (vous vous souvenez sans doute qu’au moment de la Toussaint nous avions été copieusement inondés > www). C’est ainsi qu’au niveau de la porte de l’ancienne grange à foin (celle dont vous aviez pu voir la photo ici> www) – la fénière – les maçons  ont dégagé (et même, à certains endroits, taillé) le rocher sur lequel la maison est construite, pour canaliser et détourner les eaux de ruissellement, de manière à prévenir tout risque d’inondation de ce côté. Puis dans l’ancienne étable, ils ont laborieusement creusé une  petite tranchée, devant laquelle ils ont ensuite élevé un mur de pierre. Bien que ce drain ne soit pas totalement achevé, nous avons pu – samedi et dimanche derniers – en vérifier l’efficacité, puisque nous n’avons pas été inondés, malgré les très fortes pluies qui ont précédé l’arrivée de la neige. Enfin, cerise sur le gâteau, un bel évier en pierre a été installé dans la cuisine : les pierres taillées qui le soutiennent ont été trouvées sur notre terrain quand il a fallu creuser pour l’installation de la fosse et de la citerne (cf. > www), tandis que la pierre d’évier ancienne (la « pile« ), parfaitement adaptée à l’endroit où Frère Maximilien-Marie l’avait prévue, avait été découverte par notre entrepreneur, sur un chantier il y a quelques années, enfouie sous quelques deux mètres de terre et de ruines! Je vous laisse admirer tout ce beau travail (comme d’habitude, il vous suffit de cliquer sur les photos pour les voir en taille normale).

Mur pour le drain dans l'ancienne étable      Pierres pour l'évier avant assemblage     Evier construit

1) le mur du drain – 2) les pierres de l’évier avant assemblage – 3) l’évier en place.

Pour ajouter une note amusante, je veux vous montrer une dernière photo. Le jour de la Saint-Nicolas, Pascale a offert pour notre « Mesnil-Marie » un paillasson que Chlôris et moi-même avons tout de suite apprécié et adopté : n’est-il est idéal pour faire nos griffes?…

Chat ch'est un beau paillachon!

Enfin, je n’oublie pas la recommandation de Frère Maximilien-Marie de vous encourager à faire avec ferveur la neuvaine préparatoire à la fête de Noël (ici > www), et je vous salue avec toute la distinction propre à la gent féline.

Lully.

Publié dans:Chronique de Lully |on 17 décembre, 2008 |2 Commentaires »

Recette du Mesnil-Marie : Riz au lait avec des pommes.

L’hiver est maintenant bien installé! Chlôris et moi n’avons pas tellement envie de sortir : la neige est partout, humide et froide, tandis qu’un vent glacial nous transperce la fourrure… Mais vous savez que les chats ne manquent pas d’astuces : pour occuper Chlôris – qui trouve parfois le temps un peu long – aussi bien que pour lui donner une bonne et solide formation ménagère, je lui apprends quelques recettes,  en commençant par les plus simples. Aujourd’hui le traditionnel riz au lait de nos grands mamans, mais agrémenté avec des pommes… Vous m’en donnerez des nouvelles!

Lully.

Ingrédients :

  • 1 litre de lait entier
  • 200 g de riz rond 
  • 75 g de sucre en poudre
  • 3 pommes
  • 1 sachet de sucre vanillé
  • 1 noix de beurre

Préparer un riz au lait :

- Verser le riz dans une passoire et le rincer sous l’eau froide.
- Faire bouillir 1 litre d’eau dans une casserole et y verser le riz dès l’ébullition.
- Faire cuire 3 minutes en maintenant une petite ébullition puis égoutter.
- Pendant ce temps, dans une grande casserole, faire bouillir le lait et le sucre.
- Dès que le riz est égoutté, le verser dans le lait bouillant.
-  Faire cuire 35 minutes à petit feu, surveiller et remuer régulièrement pour éviter qu’une peau ne se forme et que le contenu de la casserole ne déborde.
- Goûter en fin de cuisson pour vérifier la cuisson du riz et, si nécessaire prolonger un peu la cuisson : le riz doit avoir absorbé le lait mais l’ensemble doit rester « souple ».

Pour les pommes :

- Pendant que le riz cuit, éplucher les 3 pommes et les couper en tranches pas trop fines.
- Faire cuire les tranches de pommes 8 minutes environ dans une poêle avec le beurre.

- Quand le riz au lait et les pommes sont cuits, verser la moitié du riz dans une terrine. Verser les tranches de pommes sur le riz, puis ajouter l’autre moitié du riz au lait.

- Saupoudrer de sucre vanillé et mettre 10 minutes à four moyen (165°). On peut aussi ajouter par dessus des amandes effilées.

- Servir dès la sortie du four.

Chatons  & pommes

Un conseil du Maître Chat :  Les tranches de pommes fraîches sont préférables, mais l’on peut également remplacer les pommes par de la compote.

Publié dans:Recettes du Mesnil-Marie |on 11 décembre, 2008 |4 Commentaires »

2008-65. Première offensive hivernale.

Mardi 25 novembre 2008 au soir.

Chers Amis du « Refuge Notre-Dame de Compassion« ,

C’est aujourd’hui la fête de Sainte Catherine d’Alexandrie, et le dicton populaire des campagnes de France nous dit que « A la Sainte Catherine, tout bois prend racine » ; c’est en effet le jour qui est considéré comme la date limite des plantations  d’automne pour les fleurs et les arbres.

Fort heureusement, notre Frère n’avait pas attendu ce jour pour mettre en terre les bulbes de jonquilles, de tulipes et de jacinthes, les rhizomes de pivoine et d’iris, les plants d’altéas et d’oeillets de poète. Le dernier mis en terre fut un « cercis siliquastrum » (admirez combien je suis savant!), apporté vendredi dernier par Christian – l’ami botaniste – qui aida à le mettre en terre le jour-même (la lune était favorable) dans un endroit qui lui convienne. Comme c’était en outre le jour de la fête de la Présentation de Notre-Dame au Temple, cela paraissait vraiment de bon augure pour cet arbre, familièrement connu sous le nom d’arbre de Judée! Nous espérons maintenant que son enracinement et sa croissance seront bons et qu’à l’avenir nous pourrons nous émerveiller de ses fleurs à chaque mois d’avril.

Fleurs de l'arbre de Judée

(Arbre de Judée en fleurs – cliquer pour agrandir)

J’avais donc commencé par vous écrire qu’il était heureux que Frère Maximilien-Marie n’eût pas attendu ce 25 novembre pour les plantations : en effet, la neige (que nous avions déjà aperçue le 30 octobre cf.> www) a recommencé à paraître à la fin de l’après-midi de cette fête de la Présentation.

Notre Frère – qui avait pressenti son arrivée – avait rentré autant de bois qu’il était possible et en avait monté une réserve à proximité de la porte d’entrée (vous vous souvenez que le camion qui l’a apporté ne pouvait monter jusqu’à la maison et qu’il a dû déverser son chargement dans le chemin : la photo est ici > www) : il fait ce travail peu à peu son état de santé ne lui permet pas d’y travailler d’arrache-pied. Dans la soirée du vendredi 21 et la journée du samedi 22, le temps est resté assez couvert et le froid donnait l’impression de s’installer vraiment : à plusieurs reprises nous avons vu des flocons voltiger devant nos fenêtres, mais jusqu’à dimanche soir on ne pouvait pas vraiment parler d’enneigement… dans notre vallée tout au moins. Car, samedi après-midi, en allant faire les courses dans une petite ville située à quelque 1100 m d’altitude, Frère Maximilien-Marie s’est trouvé dans un paysage qu’il ne s’attendait pas à voir à un mois de la date officielle d’entrée dans l’hiver! La photo qui suit a été prise à ce moment-là, et vous serez sans  aucun doute sensibles à la beauté de dentelle de ces branchages enneigés (en cliquant sur la photo vous obtiendrez un plus grand format), mais vous conviendrez aussi sans peine qu’il a eu raison de ne pas s’attarder loin du « Mesnil-Marie » quand il s’est rendu compte que la neige commençait à tenir sur la route…

Arbres enneigés

Et puis, ce que le Frère nous avait raconté samedi, à son retour, nous avons commencé à le voir chez nous dimanche soir à la tombée de la nuit.  L’épisode neigeux de la fin du mois d’octobre n’était rien en comparaison : de gros flocons tombaient en silence et eurent tôt fait d’ensevelir tout le hameau sous  environ 3 centimètres d’une trompeuse couverture… La neige donne en effet une impression de douceur ouatée – presque de chaleur – quand on la voit de loin, mais il faudrait être fou pour aller se coucher dedans en espérant être bien au sec et bien au chaud!!!

Lundi 24 au matin, conformément à mon habitude, j’ai voulu sortir à cette heure où ce n’est plus vraiment la nuit et où l’on ne peut pas encore dire que le jour est là… Mais je vous assure que je ne me suis pas attardé dehors : ce qui était tombé la veille formait une croute craquante et glacée. Je suis vite revenu miauler plaintivement à la vitre pour demander à Frère Maximilien-Marie s’il ne pouvait pas enlever cette vilaine chose. Il m’a répondu qu’il n’y pouvait rien, lui-même a toutefois chaussé de grosses chaussures fourrées et enfilé un manteaux pour aller faire des photos.

2008-65. Première offensive hivernale. dans Chronique de Lully 24novembre08019.vignette       Chlôris regarde tomber les flocons

(Le « Mesnil-Marie » enneigé & Chlôris à la fenêtre – cliquer pour agrandir)

Chlôris et moi, nous l’avons observé par la fenêtre puis, alors que le soleil surgissait au-dessus des crêtes et faisait tout étinceler, nous avons voulu aller jouer dehors ; mais nous en avons eu rapidement assez!

Néanmoins si, vous, vous aimez la neige ou si tout simplement vous voulez  voir un  petit reportage  photographique sur cette première offensive de l’hiver, vous pourrez cliquer ici > www.

Moi, je retourne ronronner dans la douce chaleur du poêle, en vous adressant mes plus amicales et félines salutations.

Lully.

Publié dans:Chronique de Lully |on 25 novembre, 2008 |2 Commentaires »

2008-64. Où Lully vous parle des portes et des fenêtres du Mesnil-Marie.

Mercredi soir 19 novembre 2008.

Chers Amis du « Refuge Notre-Dame de Compassion« ,

Dans ma chronique du 13 novembre (ici > www), je vous annonçais que je reviendrai pour vous parler de nos fenêtres. En effet, vous vous souvenez peut-être du diaporama avec lequel nous vous présentions notre nouveau « Mesnil-Marie » (si vous désirez le revoir,  il vous suffit de cliquer ici > www).

Lorsque le Frère a visité la maison pour la première fois, il n’y avait aucune porte valable : à certains endroits, il s’agissait même seulement de lambeaux de portes! Sur le diaporama précédemment évoqué, ainsi que dans ma chronique du 26 mai dernier (ici > www), vous aviez pu admirer les premières portes mises en place (quatre sur cinq). Elles font  très justement l’admiration de tous ceux qui viennent nous voir et la fierté de notre menuisier (il envoie parfois chez nous les personnes qui lui demandent des huisseries pour les bâtisses anciennes qu’ils restaurent, afin qu’elles se rendent compte de ce qu’il peut réaliser). En bois du pays – le châtaignier – elles ont été conçues pour conserver les caractéristiques des portes anciennes, sans toutefois être des pastiches, et pour s’adapter au style de notre maison, tout en répondant aux exigences de sécurité, d’isolation ou de clarté souhaitées par les Frères.

Quant aux fenêtres, il y en avait trois récentes (avec vitrage isolant) aux ouvertures de la façade sud, mais pour onze autres ouvertures il y avait soit de vieilles fenêtres en mauvais état, soit de simples plaques de verre ou de plexiglas posées sans cadre, soit… rien du tout! Les menuisiers ont donc été appelés à la rescousse et, depuis deux semaines environ, ils ont mis en place les fenêtres, avec leur vitrage isolant, partout où elles manquaient (ou plus exactement presque partout, car il en manque encore deux). Point n’est besoin d’être grand clerc pour se rendre compte de la différence!

Avant et après!

La cinquième porte a été également mise en place. C’est celle qui est venu remplacer le grand portail de l’ancienne « fénière » (c’est-à-dire le grenier à foin, dans le patois local). Vous vous en souvenez peut-être, cette porte est située sur la façade arrière de la maison, du côté de la montagne, et – quoique très large – elle n’est pas visible : Frère Maximilien-Marie a donc voulu qu’elle soit vitrée au maximum de manière à faire largement entrer la lumière dans la grande pièce de travail que ce grenier est appelé à devenir. Toutes nos huisseries ont été enduites d’huile de lin : là encore il a été préféré recourir aux anciennes méthodes. L’huile de lin est un produit biologique très sain qui a des propriétés imperméabilisantes et protectrices pour le bois, qu’elle pénètre en profondeur au lieu de faire une couche en surface. Son application est facile et lorsqu’on doit en repasser sur les boiseries il n’est pas nécessaire – comme avec les vernis ou lazures – de poncer pour enlever la couche précédente, ce qui représente un gain de temps considérable! Ci dessous vous pouvez admirer comment Chlôris et moi-même sommes allés encourager Frère Maximilien-Marie quand il a commencé à enduire la nouvelle porte du grenier (et vous pouvez apercevoir les anciennes portes, déposées sur les côtés).

Lully et Chlôris inspectent les travaux

Les mulots et les loirs qui profitaient naguère du mauvais état de ces battants, rongés par l’humidité, pour entrer chez nous peuvent maintenant aller chercher leurs gites  d’hiver ailleurs. Cela réjouira sans doute une certaine Sophie qui me fait toujours des reproches sur mes instincts de chasseur (c’est pourtant le Bon Dieu qui m’a créé pour limiter la surpopulation souricière) et qui verse des larmes chaque fois qu’on lui parle des belles prises que Chlôris et moi-même réalisons : ne pouvant plus entrer frauduleusement dans notre « Mesnil-Marie » la race des rongeurs ne sera pas non plus exposée à nous servir d’apéritif…

Je vous adresse à tous mes très félines et distinguées salutations.

Lully.

Publié dans:Chronique de Lully |on 19 novembre, 2008 |5 Commentaires »

Recette du Mesnil-Marie : une quiche aux navets et aux champignons.

Samedi soir 15 novembre 2008.

On nous avait donné des navets, de cette espèce qu’on nomme aussi « rave d’Auvergne à collet rouge », et Frère Maximilien-Marie les a apprêtés d’une manière délicieuse qui nous a tous enchantés (je dis bien nous, parce que moi aussi j’ai voulu en goûter et j’ai vraiment énormément aimé). J’ai donc résolu de vous en livrer les secrets pour que vous vous régaliez aussi… et pour qu’on ne puisse pas dire que je ne  vous donne que des recettes de gâteaux! Servie chaude avec des crudités de saison, cette quiche aux navets et aux champignons, facile à réaliser,  sera une entrée originale et délicieuse dont vous me direz des nouvelles!…

Lully.

Recette du Mesnil-Marie : une quiche aux navets et aux champignons. dans Chronique de Lully navets

Ingrédients :

Une pâte brisée ; deux navets raves de taille moyenne ; des champignons (si on a la chance d’en avoir des frais, c’est merveilleux, sinon on peut toujours utiliser une boite de  400 gr. de champignons de Paris en lamelles) ; 25 cl de crème fraîche épaisse ; 3 oeufs ; sel ; poivre ; muscade et fromage râpé (Emmental par exemple).

Préparation :

Epluchez les navets, découpez-les en tranches de 3 à 4 mm d’épaisseur, divisées ensuite en quarts ; faites-les cuire à la vapeur (ils doivent être tendres mais ne doivent pas s’écraser).  Pendant que les navets cuisent, faites cuire les champignons dans une poêle, avec un peu de sel et  un soupçon de poivre : arrêtez la cuisson au moment où ils commencent à être légèrement grillés en surface. Préchauffez votre four (180°)  et disposez la pâte brisée dans un moule à tarte (n’oubliez de la piquer avec une fourchette) : on recommande de la faire pré-cuire « à vide », mais ce n’est pas indispensable. Garnissez le fond de la pâte avec les navets et les champignons (sur plusieurs épaisseurs). Dans un jatte battez les oeufs avec la crème fraîche, salez, poivrez et ajoutez une pointe de muscade rapée : versez sur les navets et les champignons en veillant bien à ce que le liquide pénêtre bien dans les interstices, recouvrez de fromage râpé et enfournez (environ 45 minutes). Servez de préférence chaud.

Quiche aux navets

(Là c’est une photo prise par notre amie Clara qui vit au Québec et qui l’a testée aujourd’hui même).

1...118119120121122...131

A tempo di Blog |
Cehl Meeah |
le monde selon Darwicha |
Unblog.fr | Annuaire | Signaler un abus | mythologie
| jamaa
| iletaitunefoi