Archive pour la catégorie 'Chronique de Lully'

2009-32 a. L’automne 2009 au Mesnil-Marie (1ère partie): les splendeurs dont nous sommes entourés…

Samedi 14 novembre 2009.

Chers Amis du « Refuge Notre-Dame de Compassion« ,

Je me rends compte que je n’ai pas rédigé de chronique depuis le 23 septembre, mercredi des Quatre-Temps d’automne (cf.> www), et certains d’entre vous ont écrit à Frère Maximilien-Marie en leur faisant part de leur inquiétude de n’avoir pas reçu de nouvelles depuis bien longtemps. Aussi je dois en tout premier lieu remercier tous ceux qui, malgré mon silence, ont témoigné de leur affectueuse sollicitude envers notre « Mesnil-Marie« . Aujourd’hui, de violentes bourrasques de vent du sud accompagnées d’averses intermittentes me dissuadent de rester trop longtemps dehors, aussi – plutôt que de rester pelotonné auprès du poêle – ai-je décidé de me remettre au clavier pour vous raconter ce qu’a été la vie ici au cours de ces dernières semaines.

A. L’automne au « Mesnil-Marie » :

En notre Vivarais, comme dans une grande partie de la France, l’été a été marqué par la sécheresse, qui a provoqué de sérieuses inquiétudes pour l’approvisionnement en eau. L’arrière-saison est restée dans son ensemble très ensoleillée elle aussi, avec des températures particulièrement douces. Cela nous a valu d’abord d’assister avec un certain étonnement à une seconde floraison de plantes qui sont plutôt printanières : pensées, lupins, roses… Puis ce fut l’épanouissement des chrysanthèmes, aux merveilleuses couleurs, qui jusqu’à maintenant égayent les abords de notre « Mesnil-Marie« . Voilà pourquoi je vous propose de m’accompagner dans un petit tour de notre jardin…

Lully inspecte le jardin d'automne

(cliquer sur les vignettes pour voir les clichés en grand)

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La persistance habituelle d’un très beau temps a  permis à Frère Maximilien-Marie de prendre ces magnifiques photos qui vous permettront à votre tour de vous émerveiller avec nous sur les splendeurs de la création : un émerveillement qui s’épanouit en louange et en action de grâces, comme devant cette vue du lac de Saint-Martial :

Le lac de Saint-Martial à l'automne 2009

Lac de Saint-Martial – 30 octobre 2009

Nous avons eu aussi quelques courts « épisodes cévenols » qui ont – fort heureusement – abreuvé la terre desséchée et ramené de l’eau dans les rivières et les ruisseaux, (celui qui borde notre « Mesnil-Marie » était à sec depuis la mi-juin) sans pour autant provoquer les inondations qui nous avaient affectés l’année dernière au moment de la Toussaint (cf.> www). Je ne résiste pas à la tentation de vous montrer  une photo de la cascade des Salins – à moins d’un kilomètre de notre maison – après deux jours de pluie bénéfique…

Cascade des Salins

Mais l’automne ce sont aussi des jours qui raccourcissent, des nuits qui deviennent plus froides, l’apparition des gelées matinales (certains matins nous avons déjà eu moins 5 sur la terrasse), et aussi – sur les hauteurs qui nous environnent – des premières neiges. Avant de clore ce chapitre j’ajoute donc encore ces deux photos prises dimanche dernier, 8 novembre, au col de la Croix de Boutières (1508m d’altitude), que Frère Maximilien-Marie a franchi pour se rendre à la Sainte Messe au Puy en Velay.

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A plus d’un mois de la date officielle de l’entrée en hiver, je peux cependant écrire que pour nous la saison froide vient de commencer : depuis quelques jours, les feuillus sont dépouillés de leurs splendides parures automnales et la nature semble désormais s’assoupir jusqu’au moment où le baiser du prince Printemps, la tirant de sa léthargie, lui donnera une vie nouvelle…

Lully.

(à suivre, > ici )

Publié dans:Chronique de Lully |on 14 novembre, 2009 |5 Commentaires »

Recette du Mesnil-Marie : une tarte aux noix.

C'est l'automne...

Oui, l’automne est bien là! Si nous bénéficions encore de splendides journées, ensoleillées et pleines de douceur, nous assistons cependant aux métamorphoses de la nature : les feuilles changent de teintes et commencent à tomber, les jours raccourcissent et les nuits sont plus fraîches…

Nous avons trois noyers très proches de la maison et les noix tombent. Avec Lully, nous aidons Frère Maximilien-Marie à leur récolte. Nous avons des concurrents qui viennent de très bonne heure le matin pour faire leurs provisions d’hiver : ce sont les écureuils! Frère Maximilien-Marie s’extasie sur leur beauté et leur agilité et il se moque gentiment de Lully et de moi-même qui leur courons après, sans parvenir jamais à les rattraper… ce qui nous humilie un peu parce que nous avons l’impression qu’ils nous narguent!

Ecureuil roux

Il est certes bien vrai que cette année les noix sont en abondance et que nous pouvons les partager, mais notre instinct de félins est ainsi : nous ne pouvons pas nous empêcher de courir après les écureuils.

Frère Maximilien-Marie, à l’occasion de la fête de Notre-Dame du Très Saint Rosaire, a préparé une délicieuse tarte aux noix dont voici la recette en exclusivité. A vos fourneaux et… bon appétit!

Chlôris.

Noix

- Ingrédients:

Une pâte brisée, 150 grammes de cerneaux de noix, 3 cuillères à soupe de maïzéna, 4 oeufs, 250 grammes de fromage blanc onctueux (ou bien 25 cl de crème fraîche), 25o grammes de sucre et une cuillère à soupe de rhum (ou bien quelques gouttes d’essence d’amandes amères).

- Préparation:

Etalez la pâte dans un moule approprié, brisez les cerneaux de noix (sans toutefois les réduire en poudre) et mélangez-les avec la maïzéna. Dans une jatte, battez les oeufs en omelette, ajoutez le sucre, le fromage blanc (ou la crème fraîche) et le rhum (ou l’essence d’amandes amères) . Incorporez les noix concassées et versez le tout sur la pâte. Faites cuire au four, à 180° pendant environ 35 minutes. Un peu avant la fin de la cuisson on peut disposer sur la tarte quelques cerneaux de noix entiers pour décorer.

On peut déguster la tarte encore tiède, accompagnée de crème chantilly, ou bien la manger froide avec un peu de confiture de figues…

Publié dans:Recettes du Mesnil-Marie |on 7 octobre, 2009 |3 Commentaires »

2009-31. Pèlerinages et randonnées de l’été 2009.

Mercredi des Quatre-Temps d’automne, 23 septembre 2009.

Chers Amis du Refuge Notre-Dame de Compassion,

Dans ma chronique du 5 septembre (ici > www), je vous avais promis une suite pour vous parler des pèlerinages et des randonnées qui ont jalonné l’été du Mesnil-Marie. Je me remets donc au clavier pour m’acquitter de ma promesse.

A – Le premier pèlerinage local auquel Frère Maximilien-Marie a participé a été celui qui a lieu le premier dimanche d’août à la chapelle de Soutron et au cours duquel on solennise la fête de la Transfiguration de Notre-Seigneur Jésus-Christ. La légende rapporte que cette chapelle, agrippée au rocher à quelque 1140 m d’altitude, fut édifiée  (à quelle époque? il est difficile de le préciser… peut-être au retour d’une croisade) par noble Julien de La Varenne en action de grâces. C’est un lieu extraordinaire auquel on accède par un sentier étroit, caillouteux, escarpé… mais au sommet la magnificence du paysage que l’on contemple à 360° et la plénitude que l’on y ressent sont la récompense des efforts de la montée.

Frère Maximilien-Marie montant à la chapelle Saint-Julien de Soutron

On peut découvrir un diaporama sur le rocher et la chapelle de Soutron, avec en particulier des photographies qui montrent les lieux sous la neige, en février 2009, ici > www.

B – Bien sûr, il y a eu ensuite les très belles fêtes de l’Assomption au Puy-en-Velay : le 14 août au soir, Frère Maximilien-Marie participait avec des amis à la procession aux flambeaux qui monte vers la Cathédrale en faisant alterner chants et méditations des mystères du chapelet. L’entrée dans la cathédrale est  ensuite particulièrement émouvante ; une ferveur simple et vraie anime les pèlerins qui viennent s’incliner devant la célèbre Vierge Noire puis participer à la veillée d’adoration du Très Saint Sacrement.

Une foule fervente prie et chante le 14 août au soir en montant vers la cathédrale du Puy       Vue générale du Puy-en-Velay       La Vierge Noire du Puy

(cliquer sur les vignettes pour voir les photos en grand)

Le jour même de l’Assomption, samedi 15 août, Frère Maximilien-Marie et ses amis sont aussi retournés au Puy pour assister à la Sainte Messe.

C – Le lendemain de l’Assomption était tout à la fois un dimanche et le jour de la fête de Saint Roch.

Antraïgues sur Volane : la chapelle Saint Roch au milieu de la châtaigneraie       L'autel de Saint Roch dans la chapelle du pèlerinage       Intérieur de la chapelle Saint Roch restauré à l'identique

(Cliquer sur les vignettes pour voir les photos en grand)

A environ une heure de route de notre Mesnil-Marie, la petite commune d’Antraïgues-sur-Volane, est le centre d’un pèlerinage en l’honneur de Saint-Roch : ce saint – très populaire dans tout le pourtour méditerranéen – était très honoré dans cette paroisse depuis plusieurs siècles. Dans la période de relèvement spirituel qui suivit la grande révolution, un prêtre zélé relança le culte de Saint Roch et fit construire une chapelle en son honneur, au milieu de la châtaigneraie, en même temps qu’il fondait dans la paroisse une congrégation de religieuses garde-malades placée sous le vocable du Saint thaumaturge. La chapelle, qui était en fort mauvais état il y a quelques années, a été magnifiquement restaurée à l’identique par les soins d’une association de laïcs et le pèlerinage du 16 août reste une date importante pour les villages environnants.

D – Le premier dimanche de septembre est ensuite le jour du pèlerinage en l’honneur de Notre-Dame d’Espérance de Pramailhet. Vous auriez bien du mal à trouver Pramailhet sur une grande carte : c’est en  effet un tout petit hameau situé sur le plateau volcanique du Coiron qui, d’ouest en est, fait comme une barrière rocheuse entre le haut et bas Vivarais. La chapelle est elle-même à l’écart du hameau. On y vénère une « Vierge trouvée », statuette de pierre représentant la Vierge à l’Enfant et qui faisait probablement partie à l’origine d’une croix médiévale. On pense qu’il y avait en ce lieu, dès le haut Moyen-Age, un ermitage qui aurait été détruit (peut-être par le passage des grandes compagnies au XIVème ou XVème siècle). La tradition locale rapporte qu’un paysan labourant avec ses boeufs fut très étonné de voir ces derniers s’immobiliser en un point précis du champ puis se prosterner : creusant à cet endroit il aurait découvert la petite Madone de pierre, et c’est ainsi que le pèlerinage serait né. La chapelle reconstruite après les dévastations des huguenots, agrandie peu de temps avant la révolution, restaurée au XIXème siècle est trop petite pour contenir tous les pèlerins qui affluent le premier dimanche de septembre et la Messe doit être célébrée sur le parvis.

La chapelle Notre-Dame d'Espérance de Pramailhet       2009-31. Pèlerinages et randonnées de l'été 2009. dans Chronique de Lully dsc04920.vignette

(Cliquer sur les vignettes pour voir les photos en grand)

E – Dernier pèlerinage avant l’arrivée de l’automne, le 8 septembre, pour la fête de la Nativité de Notre-Dame, Frère Maximilien-Marie s’est rendu aux pieds de Notre-Dame d’Ay. Comme la végétation qui a énormément poussé n’avait pas permis à Frère Maximilien-Marie de prendre une vue d’ensemble qui vous permettrait de comprendre la situation du sanctuaire, j’ai dû rechercher une gravure ancienne :

Gravure ancienne du site de Notre-Dame d'Ay

Le sanctuaire de Notre-Dame d’Ay existait déjà à l’époque carolingienne. Il est édifié sur un promontoire rocheux qui fut puissamment fortifié à l’époque médiévale si bien que la chapelle de la Vierge est entourée de restes de tours, remparts et autres donjons. Au pied du rocher coule une petite rivière, l’Ay, qui a donné son nom au sanctuaire.

La tradition parle d’une bergère, sauvée de la noyade en invoquant Notre-Dame, qui aurait édifié un oratoire en ce lieu. Une Vierge Noire y fut vénérée au Moyen-Age : brûlée par les huguenots la statue originelle fut remplacée au XVIème siècle par une belle statue polychrome sculptée dans du chêne. Cachée pendant la révolution, cette statue reçut en 1890 les honneurs du couronnement au nom du Pape Léon XIII.

Intérieur de la chapelle de Notre-Dame d'Ay       Vue générale du site de Notre-Dame d'Ay       Notre-Dame d'Ay, la Vierge Noire couronnée

(Cliquer sur les images pour voir les photographies en grand)

Soyez en persuadés, à l’occasion de ces pèlerinages, Frère Maximilien-Marie a « emporté » avec lui toutes les intentions de ses amis et bienfaiteurs, priant tout spécialement pour les malades et les défunts qu’on lui avait recommandés.

F – Enfin, je dois mentionner aussi deux randonnées auxquelles Frère Maximilien-Marie a été très heureux de prendre part : l’association des « Amis du Mézenc » proposait, les 10 et 22 août, la découverte d’une partie des anciennes fermes dépendant, avant la révolution, de la Chartreuse de Bonnefoy: ce furent pour lui deux belles journées qui allièrent une saine détente avec la découverte d’un patrimoine historique et architectural malheureusement trop souvent méconnu.

En achevant la seconde partie de ma chronique de l’été 2009 au Mesnil-Marie, je vous recommande de continuer à porter Frère Maximilien-Marie dans vos prières amicales : si sa santé s’est bien améliorée, il demeure néanmoins fragilisé et doit consentir à  ménager ses forces… En ce moment, comme depuis des mois, il continue des traitements de fond. qui lui permettront de repartir ensuite avec une « nouvelle jeunesse »! Demain, 24 septembre, fête de Notre-Dame de la Merci, Chlôris et moi-même nous ne manquerons pas de l’entourer de toute notre affection pour marquer le vingtième anniversaire de ses  voeux perpétuels (voir aussi ici > www).

Chlôris se joint à moi pour vous adresser des ronronnements très distingués.

Lully.

2009-29. Où Lully résume pour vous les travaux des mois de juillet et août au Mesnil-Marie.

Lully le chroniqueur

 Lully reprend son crayon de chroniqueur du « Mesnil-Marie »…

Premier samedi du mois, 5 septembre 2009.

Chers Amis du « Refuge Notre-Dame de Compassion« ,

L’été décline rapidement et j’espère que, pour chacun d’entre vous, cette période a été riche et féconde, tant humainement que spirituellement. J’espère aussi que vos diverses « rentrées » se passent bien avec des forces renouvelées…

En notre « Mesnil-Marie« , les mois de juillet et d’août – puisque ma dernière chronique aura bientôt deux mois (cf. > www) – ont été d’une grande densité : je ne puis tout vous raconter par le menu, mais je vais m’efforcer de vous en dresser une sorte de panorama rétrospectif.

Si pour la plupart de nos contemporains juillet et août sont pratiquement devenus synonymes de vacances, il n’en a pas été de même ici. Oh, certes! le « Mesnil-Marie » n’est pas une maison de ‘travaux forcés’ et il y a eu bien des moments de détente et de pause (ne serait-ce que parce que la santé de Frère Maximilien-Marie le contraint tout de même à des ménagements et à des temps de repos), mais le passage de certains amis de notre petite fondation a justement permis à Frère Maximilien-Marie de faire avancer certains chantiers qu’il lui est difficile de mener à bien quand il est seul… Au passage, que soient donc très vivement et chaleureusement remerciés ceux qui ont donné de leur temps pour ces travaux!

Sans entrer dans tous les détails, les principaux évènements du chapitre « Travaux » ont été les suivants :

a) l’arrivée de la seconde partie de nos meubles et livres, qui était en attente depuis plus d’une année chez des amis. Dans ce déménagement est aussi arrivée la grande statue de Notre-Dame de Compassion : elle avait traversé une première fois la France du sud au nord pour être placée dans la maison du Vexin où nous étions d’abord établis (cf. > www), et voici qu’elle a fait le chemin en sens inverse pour prendre possession du lieu où une chapelle lui sera édifiée et dédiée…

La statue de Notre-Dame de Compassion au pied du petit promontoire sur lequel sa chapelle est prévue

La statue de Notre-Dame de Compassion au pied du petit promontoire sur lequel il est prévu de lui édifier une chapelle.

b) Le nettoyage complet d’une petite cave, située sous le bureau de Frère Maximilien-Marie : c’est dans cette cave que l’on avait tenté d’enfermer le mouton égaré  qui était venu troubler notre quiétude (cf.> www). Ce lieu était plein de terre, de matières en décomposition et de déchets divers qu’il a fallu déblayer. Ensuite un doublage du plafond a été mis en place, ce qui était très malaisé et pénible à faire. Il faut bien comprendre que ce plafond de la cave est en même temps – par dessus – le sol du bureau : il s’agissait donc non pas d’isoler la cave mais d’isoler le bureau, parce que l’hiver dernier l’air froid n’avait aucun barrage et remontait depuis la cave à travers le sol du bureau. Le doublage du plafond de la cave a donc permis de mettre en place une bonne couche de chanvre isolant. Frère Maximilien-Marie s’emploie actuellement à terminer d’aménager cette cave en lieu de rangement de tous les outils pour le bricolage et le jardinage.

C) La terre et les matières en décomposition qui ont été extraites de la cave ont été transportées à la brouette sur la partie de terrain qui borde la route, en contrebas de la maison : Frère Maximilien-Marie y a édifié des murets en pierre sèche (il essaie de les construire selon les méthodes ancestrales) qui contiennent cette terre rapportée, assez riche, et il a fait là des plantations de « belles de nuit« .

2009-29. Où Lully résume pour vous les travaux des mois de juillet et août au Mesnil-Marie. dans Chronique de Lully dsc04894

d) Le mur qui s’était effondré au début du mois de juillet dans l’ancienne étable (cf.> www) a été relevé « à l’identique ». Cela a nécessité plusieurs jours de patient travail, mais le résultat est magnifique. Saint Joseph y a désormais une petite niche. Même si certains aménagements restent à y faire, l’ancienne étable est désormais fonctionnelle ; elle sert tout à la fois de buanderie et de réserve : c’est là que se trouvent le lave-linge, le congélateur et les réserves de nourriture, l’armoire à confitures (Frère Maximilien-Marie a profité de l’abondance des fruits de l’été pour préparer de délicieuses confitures)… C’est là aussi que Frère Maximilien-Marie s’essaie à quelques préparations traditionnelles qui (nous l’espérons du moins!) régaleront nos hôtes futurs : vins de noix ou de gentiane…Voici un résumé des étapes de la réparation de ce mur jusqu’à son achèvement : cliquez sur les vignettes pour voir les photos en grand.

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Bon Saint Joseph qui avez été le gardien de la maison de Nazareth, veillez désormais sur cette maison consacrée à votre Epouse Immaculée!

e) Enfin, un autre grand et gros chantier a pu avoir lieu, toujours parce que le passage d’amis au « Mesnil-Marie » apportait à Frère Maximilien-Marie une aide précieuse. Au mois d’août 2008 (cf.> www) le plancher du grenier avait pu être remplacé sur une première moitié (au dessus de l’ancienne étable). Il s’agissait donc maintenant d’enlever la seconde moitié du plancher (qui correspond au plafond de l’ancienne grande pièce de ferme où sont notre cuisine et notre salle à manger) : je vous rappelle que ce plancher qu’il fallait remplacer était en fait constitué de deux épaisseurs d’aggloméré « fatiguées » et déformées par l’humidité, entre lesquelles loirs et souris avaient établi de véritables colonies!!!  Afin de pouvoir continuer à vivre « en dessous » en diminuant autant que possible (ce n’est jamais absolument parfait) les risques de voir dégringoler dans la cuisine et dans la salle à manger tous les déchets des nids des rongeurs, la poussière et les sciures, Frère Maximilien-Marie a eu l’idée d’agrafer aux poutres de vieux couvre-lits qui ont effectivement limité les dégâts… Le résultat était vraiment pittoresque et nous a donné l’impression, pendant quelques jours, de vivre dans les souks de quelque cité orientale!!!

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J’avoue que, n’écoutant que ma curiosité et mes instincts de félin, malgré la défense que m’en faisait Frère Maximilien-Marie, une fois que le vieux plancher a été démonté, je suis allé me promener sur les poutres et… j’ai voulu sauter sur cet étrange et nouveau plancher coloré. Patatras! Les agrafes ont cédé sous mon poids et un couvre-lit a dégringolé : au lieu de m’amuser comme je l’espérais, j’ai eu une énorme frayeur et je me suis trouvé bien honteux d’avoir désobéi!

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Sur les deux clichés ci-dessus vous voyez d’un côté une étape dans le démontage de l’ancien plancher (vous apercevez aussi toutes les saletés laissées par les rongeurs qui nichaient là) et de l’autre la mise en place du nouveau parquet. Maintenant nous attendons que l’électricien intervienne et restaure en la sécurisant l’installation électrique…Les menuisiers pourront alors achever les finitions de ce plancher.

Je vous parlerai dans une prochaine chronique des randonnées et pèlerinages de cet été, mais avant de terminer je vous encourage chat-leureusement à vous unir à nous pour préparer la fête de Notre-Dame des Douleurs par une neuvaine, du 6 au 14 septembre (texte de la neuvaine, ici > www). Enfin l’espiègle Chlôris se joint à moi pour vous saluer et vous souhaiter tout ce qu’il y a de meilleur pour cette période de rentrée.

Lully.

L'espiègle Chlôris

Publié dans:Chronique de Lully |on 5 septembre, 2009 |8 Commentaires »

2009-27. Anniversaires en série et recette d’une excellente tarte aux poires et au chocolat.

Jeudi 9 juillet 2009, fête de Notre-Dame de Paix (cf.> www).

Chers Amis du « Refuge Notre-Dame de Compassion« ,

Ainsi que Chlôris vous l’annonçait dans sa chronique du 30 juin (cf.> www), notre « Mesnil-Marie » vit depuis 10 jours au rythme des anniversaires. Depuis le 1er anniversaire de notre installation ici (le 30 juin) en passant par les anniversaires de naissance de Frère Maximilien-Marie puis de Chlôris (les 3 et 6 juillet), sans oublier de célébrer l’anniversaire du motu proprio « Summorum Pontificum cura » (le 7 juillet) qui a marqué le passage à une ère nouvelle dans l’Eglise *, jusqu’à mon propre anniversaire puisque, en effet, j’aurai 3 ans demain (10 juillet)! C’est beaucoup d’émotions, tout cela, et nous avons bien besoin de récupérer…!!!

Il fait trop chaud pour travailler...!!!

La sieste des chats sur la terrasse du « Mesnil-Marie »

Comme les anniversaires ne vont pas sans pâtisserie, je vous livrerai ci-dessous la recette d’une excellente tarte aux poires et au chocolat dont nous nous sommes régalés. Mais auparavant laissez-moi vous donner deux autres nouvelles… une bonne et une mauvaise.

A – La bonne nouvelle, c’est que – depuis quelques jours – la salle d’eau est opérationnelle et que Frère Maximilien-Marie n’a plus besoin de recourir à « l’hospitalité sanitaire » de notre voisine et amie (pour laquelle nous ne tarissons pas de gratitude). Chlôris et moi ne comprenons pas vraiment pourquoi les hommes ont besoin d’eau pour être propres, puisque nous-mêmes y arrivons très bien sans cela… mais pour marquer l’évènement, Chlôris a voulu sonner la cloche (cliquer sur la vignette pour la voir en taille réelle) :

Chlôris veut sonner les mâtines

B – La mauvaise nouvelle, c’est que – justement alors que les plombiers avaient  achevé les raccords pour la salle d’eau et le lave-linge et qu’ils s’apprêtaient à brancher ce dernier – un épouvantable fracas nous a tirés de notre quiétude et nous a inspiré d’aller nous cacher sous le lit de Frère Maximilien-Marie : tout un pan de mur s’est effondré dans l’ancienne étable, au moment même où les plombiers retiraient le lave-linge qui avait été entreposé provisoirement à cet endroit. Grâces soient rendues à Dieu, il n’y a pas eu de blessures corporelles! Le lave-linge lui-même n’a pas été écrasé mais il a été poussé en avant par les grosses pierres qui dégringolaient et il n’a pas été endommagé… Néanmoins il a fallu étayer de toute urgence la grosse poutre maîtresse qui reposait à cet endroit du mur et n’avait plus d’appui, ainsi que l’embrasure de la porte voisine. Notre entrepreneur a été sollicité pour venir au plut tôt réparer ces dégâts.

Le mur qui s'est effondré le 2 juillet au matin

Mais je ne veux pas terminer sur une notre trop pessimiste, aussi avant de vous retranscrire ma recette – et parce que les anniversaires ne vont pas non plus sans fleurs – je vous propose de visionner un diaporama qui vous permettra de voir quelques belles photos des fleurs qui entourent notre « Mesnil-Marie » ces jours-ci : il vous suffit de cliquer ici > www.

Lully.

* Nous nous réjouissons grandement de la publication, au lendemain du deuxième anniversaire du motu proprio « Summorum Pontificum cura », d’une autre lettre apostolique en forme de motu proprio, signée par notre Saint-Père le Pape Benoît XVI le 2 juillet et rendue publique le 8 et intitulée « Ecclesiae unitatem », qui réorganise la commission pontificale « Ecclesia Dei » et lui permettra ainsi – c’est notre voeu et plus encore notre prière – de mieux travailler à l’authentique promotion de la tradition liturgique, dans la paix retrouvée… (une traduction en français – le site du Saint-Siège  ne donne actuellement que le texte latin officiel et sa version italienne – en est disponible ici > www).

* * * * * * *

Tarte aux poires et au chocolat.

Tarte poire et chocolat.

Ingrédients :

Une pâte sablée; 80 grammes de chocolat noir; 2 cuillers à soupe de lait; 3 oeufs; 6 cuillers à soupe de crème fraîche; 70 grammes de sucre; une boite de demi-poires au sirop; 100 grammes d’amandes effilées.

 Préparation :

Dans une casserole, à feu doux, faire fondre le chocolat avec le lait. Quand il est fondu,  retirer du feu et ajouter 3 cuillers (généreuses) de crème fraîche; bien mélanger puis verser sur la pâte déjà disposée dans le moule. Déposer alors les demi-poires sur ce nappage. Dans une jatte, mélanger les oeufs, le sucre et les 3 cuillers de crème fraîche restantes. Verser ensuite sur les poires et recouvrir le tout avec les amandes effilées. Mettre au four pendant 30 minutes environ à 180° (thermostat 6).

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2009-26. Des études que font les chats, de Saint Martial, d’un mouton égaré et des réflexions que cela inspire à Chlôris…

Mardi soir 30 juin 2009, fête de Saint-Martial.

Chers Amis du « Refuge Notre-Dame de Compassion« ,

Chlôris le 16 juin 2009

Aujourd’hui, ce n’est pas Lully qui vient vous donner les nouvelles du « Mesnil-Marie« : il m’a cédé sa place de chroniqueur (vous comprendrez pourquoi un peu plus loin). J’espère que je saurais me montrer à la hauteur et que vous ne m’en tiendrez pas rigueur si je n’écris pas avec autant de brio que lui.  En effet mes ennuis de santé, depuis le mois de mars, m’ont mise en retard dans ma formation ; mais maintenant que je vais mieux, je me suis remise à l’étude avec ardeur et application, et Frère Maximilien-Marie pense que je puis aussi apporter quelque contribution à ce blogue.

Peut-être êtes vous étonnés en lisant que j’étudie. La plupart du temps les hommes ne le soupçonnent pas, mais tous les chats s’adonnent aux études. Les chats monastiques ont  toutefois un cursus plus soigné que celui de la plupart de nos congénères : à la lecture, à l’écriture, au calcul et aux sciences communes (tout spécialement la géographie, la physique, la météorologie et la biologie qui sont les complément indispensables de la cynégétique féline), nous devons ajouter des notions de latin, de liturgie, d’exégèse, de théologie, de spiritualité et d’histoire de l’Eglise.

Chat studieux

Peut-être avez-vous remarqué (je l’ai spécifié en notant la date) que c’est aujourd’hui la fête de Saint Martial : c’est important pour nous, puisque il est le céleste protecteur de notre village, et je puis vous en parler un peu parce que la leçon d’aujourd’hui portait sur sa vie. D’après la tradition, Martial était l’enfant d’une famille judéenne attachée à Jésus. Ce serait lui que Notre-Seigneur aurait donné en exemple aux disciples quand il a dit : « Si vous ne devenez semblables à ce petit enfant, vous n’entrerez pas dans le royaume des cieux » (Matthieu XVIII,3), lui aussi qui aurait présenté les cinq pains et les deux poissons que Jésus multiplia pour la foule dans le désert. Après l’Ascension, il accompagna Saint Pierre pendant quelques années et ce fut le Prince des Apôtres qui l’envoya évangéliser dans les Gaules : Martial fut le premier apôtre du Limousin et de l’Aquitaine, il visita aussi certaines contrées du Poitou et de l’Auvergne. Il mourut à Limoges et son tombeau devint le centre d’un pèlerinage célèbre.

Statue ancienne de Saint Martial

C’est justement le jour de la fête de Saint Martial, le 30 juin 2008 – il y a donc un an aujourd’hui -, que le « Mesnil-Marie » a été installé ici. Nous sommes d’ailleurs entrés dans une période riche en anniversaires puisque dans quelques jours nous allons fêter celui de Frère Maximilien-Marie, puis le mien et enfin celui de Lully. Mais il y a encore quelque chose que je dois vous dire et qui n’est pas sans relation avec la fête de Saint Martial.

Vous savez qu’on a l’habitude de comparer les évêques et les prêtres à des bergers et que les fidèles dont ils ont la charge sont comparés à leur troupeau. Jusqu’ici cette comparaison était pour moi un peu abstraite parce que je n’avais jamais vu de mouton en vrai : je n’avais vu que des représentations un peu idéalisées sur lesquelles des agneaux sages comme des images entourent des bergers qui semblent sortis d’une pastorale du Petit Trianon… Hé bien, maintenant je puis vous dire que j’ai vu un vrai gros mouton de très près dans une situation que je n’eusse jamais imaginée : nous en rions maintenant mais, sur le coup, je vous assure que personne ici n’était très rassuré!

En effet, samedi sur la fin de l’après-midi, nous avons vu arriver sur la terrasse du « Mesnil-Marie » un gros mouton qui n’avait pas du tout l’air aimable. Non content d’arriver devant notre maison, voyant les portes ouvertes, il s’est précipité à l’intérieur sans avoir été invité et il a foncé jusque dans le bureau, où il a laissé des traces… malodorantes! Frère Maximilien-Marie lui-même ne savait trop comment le faire sortir, craignant qu’il ne renverse et casse tout. Lully s’est enfui à la vitesse d’une fusée (c’est la raison pour laquelle il ne peut vous raconter ce qui s’est passé): il était tellement hérissé qu’il semblait avoir triplé de volume! Pour moi, je ne vous dirai pas que je n’ai pas eu peur, mais je suis restée sur place en me tenant à distance respectueuse et en observant ce qui allait se passer.

Après un moment d’hésitation (je n’ose pas dire de réflexion car ce genre d’animal ne semble pas briller par son intelligence), le mouton est ressorti du bureau sans qu’on ait trop à le forcer et il s’est précipité dans la cave dans laquelle Frère Maximilien-Marie l’enferma en dressant des palettes devant la porte. Mais pendant que le Frère s’évertuait à retrouver le propriétaire, le mouton parvint à sauter par dessus les palettes et à s’enfuir. Il revint tourner autour de la maison un peu plus tard mais nous avions fermé les portes… Pendant qu’il était dans la cave, nous avons cependant eu le temps de le prendre en photo:

Le mouton fugitif dans notre cave!!!

Maintenant je comprends beaucoup mieux pourquoi on prie Dieu en lui demandant d’envoyer à Son Eglise des pasteurs selon Son Coeur : quand les moutons n’ont pas de berger ou quand ils sont mal gardés, ils font vraiment n’importe quoi et ils vont là où ils ne devraient pas aller, avec le risque de causer des dégâts ou de provoquer des accidents… Cet évènement, d’apparence anodine, m’a fait davantage prendre conscience des enjeux de l’année sacerdotale décrétée par le Souverain Pontife.

Je termine ma première chronique en vous remerciant de tous les témoignages de sollicitude et d’affection dont vous m’avez entourée lorsque j’étais malade et je vous recommande expressément, de la part de Frère Maximilien-Marie, de ne pas oublier que le mois de juillet est consacré à honorer le Précieux Sang de Notre-Seigneur (cf. > www).

Chlôris.

Publié dans:Chronique de Lully |on 30 juin, 2009 |3 Commentaires »

2009-25. De la Saint-Régis à la Saint-Jean : avec les Saints, le « Mesnil-Marie » va de fête en fête…

Vendredi soir 26 juin 2009.

Chers Amis du « Refuge Notre-Dame de Compassion« ,

J’ai beaucoup de choses à vous raconter ce soir : que d’évènements en effet depuis ma chronique du 11 juin (cf. > www)! Afin de ne rien oublier je vais prendre les faits dans leur chronologie.

a) Le 16  juin est – dans notre diocèse – la fête de Saint Jean-François Régis. Missionnaire jésuite du début du XVIIème siècle, après toutes les erreurs et les horreurs des guerres religieuses du XVIème siècle, il a donné un nouvel élan au catholicisme dans le Vivarais et le Velay. Il mourut d’épuisement le 31 décembre 1640, âgé de 43 ans, au cours d’une mission qu’il prêchait dans le tout petit village de La Louvesc. Son tombeau y est devenu un lieu de pèlerinage et Frère Maximilien-Marie s’y est rendu à l’occasion de sa fête. La Louvesc est à une bonne heure de route de notre « Mesnil-Marie« , mais le village est situé sur un col à 1082 mètres d’altitude : pour s’y rendre Frère Maximilien-Marie a roulé dans un brouillard qui était fort épais parfois et qui évoquait un peu (neige et gel en moins) les circonstances dans lesquelles Saint Jean-François Régis arriva à La Louvesc. Frère Maximilien-Marie ne s’est néanmoins pas égaré et Chlôris et moi avons été heureux de le voir revenir!!!

Saint Régis perdu dans la tourmente en se rendant à La Louvesc   La route de La Louvesc le 16 juin 2009   Vitrail de la mort de Saint Jean-François Régis

Vitraux de la basilique: a) St Régis perdu dans la nuit et la tempête; b) mort de St Régis.

(cliquer sur les images pour les voir en grand)

b) Trois jours plus tard, c’était la fête du Sacré-Coeur. Vous savez combien le culte du divin Coeur de Jésus est fondamental pour l’oeuvre du « Refuge Notre-Dame de Compassion« .  Or le calendrier faisait que cette année nous fêtions le même jour – 19 juin – le 1er anniversaire de la signature de l’acte de vente de cette ancienne ferme qui est désormais notre « Mesnil-Marie » et qui doit devenir un foyer de spiritualité et de ferveur.

Année sacerdotale 2009-2010

Notre Saint-Père le Pape Benoît XVI a aussi voulu que cette fête du Sacré-Coeur soit le début de « l’année sacerdotale » qu’il a décrétée pour toute l’Eglise à l’occasion du 150ème anniversaire de la mort de Saint Jean-Marie Vianney, le « saint curé d’Ars ».

Saint Jean-Marie Vianney avait dit un jour :  « Le sacerdoce, c’est l’amour du Coeur de Jésus ».  Cette phrase a été citée par le Souverain Pontife dès les premières lignes de la lettre d’indiction de cette année spéciale d’approfondissement et de revalorisation du sacerdoce, qui – en raison de la sécularisation, de la perte de la foi mais aussi des scandales causés – a été tellement malmené et a fait l’objet de multiples remises en question au cours des dernières décennies.  Cette magnifique lettre du Pape Benoît XVI ne se résume pas et il importe que tout véritable fidèle de l’Eglise la lise avec attention, la médite et en tire profit (on en trouvera le texte ici > www). Il est vraiment heureux que les exemples du saint curé d’Ars soient ainsi remis à l’honneur dans l’Eglise pour contrer les fausses théories qui sèment la désolation, tout particulièrement en France : le prêtre  n’est pas un administrateur, un animateur ou un président, mais il est avant tout le  ministre des sacrements, tout spécialement à l’autel et au confessional. C’est par ces sacrements que la vie de la grâce est communiquée aux âmes ; c’est le zèle pour le salut et l’épanouissement des âmes qui doit faire du prêtre un « bon pasteur » dont le coeur cherche à imiter au maximum le Coeur du véritable Bon Pasteur – Jésus – doux et humble, plein de patience et de sollicitude, de miséricorde et de compassion, de générosité et d’authentique charité.

c) Et puis il y a eu la fête de la Nativité de Saint Jean-Baptiste : la « Noël d’été » comme on l’appelle parfois et qui, il n’y a pas très longtemps encore, donnait lieu à de grandes réjouissances populaires. Pour en maintenir la tradition, il y a eu au soir du 24 juin un repas qui a réuni les habitants de notre hameau – chacun ayant apporté quelque chose à partager (c’est là qu’a été éprouvée et approuvée la tarte aux abricots dont je vous ai donné la recette ici > www) – et qui s’est achevé par le feu de la Saint-Jean. Certes ce n’était pas un énorme brasier, mais il était suffisant pour permettre à la joie de s’exprimer et presque tout le monde (oui, même Frère Maximilien-Marie!) a sauté au-dessus de ses flammes.

Notre feu de la Saint-Jean

d) Et puisque toutes ces réjouissances sont liées aux fêtes des Saints, il faut aussi que je vous informe de l’arrivée chez nous de… Saint Antoine de Padoue – ou, plus exactement, de sa statue. Pour elle, Frère Maximilien-Marie envisage de construire un niche : comme c’est un saint très populaire et un très puissant intercesseur (il n’y a qu’à voir tous les commentaires que suscite ici la prière que j’ai publiée l’année dernière > www), il sera ainsi loisible à tout un chacun de venir lui présenter ses requêtes. Mais Chlôris n’a pas attendu pour lui présenter ses hommages : à peine la statue était-elle sortie de son emballage et posée sur la table de la terrasse, qu’elle a sauté pour le voir de tout près…

Chlôris découvre Saint Antoine de Padoue 1        Chlôris découvre Saint Antoine de Padoue 2

Nous ne savons pas ce qu’elle lui a demandé, mais ce que nous constatons depuis plusieurs jours c’est que notre féline archiduchesse semble vraiment retrouver la santé. Avant-hier elle est retournée chez le vétérinaire pour qu’on lui enlève le pansement et les points de son opération de la vésicule ; le docteur nous a rassurés parce que les analyses montrent qu’il n’y a pas d’affection tumorale ni d’inflammation grave. Néanmoins notre petite archiduchesse restera sans doute assez fragile et nécessitera une attention particulière pour le restant de ses jours… Moi aussi j’ai dû aller chez le vétérinaire en raison d’une toux persistante : sur les conseils de notre excellente doctoresse, Frère Maximilien-Marie me faisait pourtant déjà prendre du « sirop pour matou » mais c’était insuffisant. J’avais une grosse inflammation des voies respiratoires supérieures, d’origine allergique, et je dois donc subir un traitement de fond…

e) Pour terminer ma chronique, je puis vous annoncer que les travaux de notre toit sont maintenant achevés : les abergements de la cheminée et les chéneaux sont tous en place. Je vous propose donc, ainsi que je vous l’avais promis, de visionner un « reportage » complet sur la réfection de notre toiture en cliquant ici > www. En outre, tous ces jours-ci, Frère Maximilien-Marie a bénéficié de l’aide précieuse d’un ami, venu passer la semaine avec nous : ils ont pu faire un très gros travail de débroussaillage et de nettoyage des environs de la maison. Le résultat est vraiment remarquable et beau!

En vous quittant, je vous dédie ce soir le premier lys (lilium orientalis) qui a fleuri devant notre « Mesnil-Marie« .

Lully.

Le premier lys du Mesnil-Marie

Publié dans:Chronique de Lully |on 26 juin, 2009 |4 Commentaires »

Recette du Mesnil-Marie : une succulente tarte aux abricots.

Nous sommes en pleine saison des fruits et la région où nous sommes nous permet de déguster de délicieux abricots, aussi je vous propose aujourd’hui la recette d’une tarte aux abricots… que nous avons testée pour vous, et qui a reçu l’approbation unanime des gourmets auxquels nous l’avons proposée :

Abricots

Ingrédients:

500 grammes d’abricots dénoyautés et coupés en petits morceaux; une pâte feuilletée; 100 grammes d’amandes effilées; 100 grammes de beurre; 100 grammes de sucre; 1 oeuf.

Préparation:

Garnir un moule à tarte avec la pâte feuilletée, y disposer les abricots coupés en morceaux et les recouvrir avec les amandes effilées. Dans une jatte, faire fondre le beurre, y ajouter le sucre et l’oeuf : bien mélanger pour en faire une espèce de crème homogène et la verser sur les abricots. Mettre au four à 200° pendant 25 minutes environ… et régalez-vous!

Papillons et chatons

Publié dans:Recettes du Mesnil-Marie |on 26 juin, 2009 |1 Commentaire »

Recette du Mesnil-Marie : Clafoutis aux cerises.

C’est « le temps des cerises » (mais, rassurez-vous, je ne vais pas chanter la célèbre chanson révolutionnaire!!!) : le cerisier que nous avons planté l’an dernier est encore un peu jeune pour qu’on songe à  y remplir nos paniers, mais la divine Providence a fait qu’on nous en a apporté plusieurs kilos à domicile! Outre la dégustation directe, Frère Maximilien-Marie s’est employé à faire des confitures et s’est essayé à la réalisation d’un clafoutis, dont je vais retranscrire la recette pour vous ci-dessous (il en existe plusieurs variantes, mais je puis vous assurer que celle-ci nous a  vraiment régalés).

Une délicieuse part de clafoutis avec de la crème fouettée.

Ingrédients (pour 6 à 8 personnes):

600 grammes de cerises dénoyautées ; 3 oeufs ; 120 grammes de sucre en poudre ; 120 grammes de farine ; 30 centilitres de lait ; une pincée de sel.

Préparation :

Laver les cerises à l’eau froide, enlever les queues et les noyaux (c’est le plus long!). Disposer les fruits dans un grand plat rectangulaire préalablement beurré, puis les saupoudrer avec 60 grammes de sucre. Dans une jatte mélanger les 120 grammes de farine, les 60 grammes de sucre restant, le sel et ajouter les oeufs : fouetter ce mélange et ensuite ajouter le lait pour obtenir une pâte fluide. Verser sur les cerises et faites cuire pendant 35 minutes au four à 200°C (thermostat 6-7).

Je vous recommande de le déguster tiède avec de la crème fouettée (comme sur la photo que j’ai prise pour vous)… Slurp!

Publié dans:Recettes du Mesnil-Marie |on 12 juin, 2009 |1 Commentaire »
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