Archive pour la catégorie 'Chronique de Lully'

Recette du Mesnil-Marie : Purée de courgettes et pommes de terre à la menthe.

Samedi 20 septembre 2008.

Chers Amis du « Refuge Notre-Dame de Compassion« ,

lully.gif Quelles nouvelles vous donnerai-je ce soir? Rien de bien sensationnel à la vérité. La vie ici se poursuit tranquillement, même si la petite Chlôris met parfois une animation un peu turbulente dans notre « Mesnil-Marie« !

Frère Maximilien-Marie, à plusieurs reprises, a cueilli des mûres sur les buissons  qui se sont développés depuis des années sur les « chambas » (c’est ainsi qu’on appelle ici les échamps, les champs en terrasse) laissés à l’abandon. Il les transforme ensuite en confitures dont l’odeur alléchante se répand dans la maison, tandis que Chlôris et moi rivalisons de ronronnements avec le gros poêle qu’il faut désormais allumer une partie de la journée. L’automne est là ; c’est demain – 21 septembre – la fête de Saint Matthieu et le dicton populaire ne se trompe pas: « A la Saint Matthieu, l’été il faut dire adieu« . En effet les températures, après le coucher du soleil et surtout le matin, sont maintenant bien fraîches: il a même gelé en milieu de semaine dans les villages voisins!

Frère Maximilien-Marie a presque terminé de débiter et de mettre en un tas  bien ordonné, afin qu’il sèche toute une année, le bois des frênes qui s’étaient développés de manière anarchique devant la façade sud de notre « Mesnil-Marie » et qui ont été coupés au printemps. Il n’a pas besoin d’aller dans un centre de « remise en forme » pour faire de la musculation, et il se demande même si les gens qui payent assez cher des abonnements pour aller soulever des poids dans une salle de gymnastique ne pourraient pas prendre chez nous une carte d’abonnement à un tarif préférentiel pour venir transporter et couper du bois  dans le bon air de nos montagnes… C’est un concept qui pourrait devenir « furieusement tendance » après tout si nous trouvions une star qui accepte d’en faire la promotion à la télévision!!!

Enfin, comme cela fait quelques semaines que je ne vous ai pas suggéré quelque bonne idée gourmande, je vais me rattraper ce soir en vous donnant la recette d’une délicieuse purée de courgettes et pommes de terre à la menthe que Frère Maximilien-Marie a confectionnée cette semaine. C’est très facile, et on peut même – en fonction des légumes dont on dispose – en faire une quantité importante que l’on congèlera pour s’en régaler encore plus tard. Je vous souhaite à tous un excellent « ouiquinde » gourmand!

Lully.

Courgettes Préparation : 20 mn. Cuisson : 20 mn

Ingrédients (pour 6 personnes) :

– 3 courgettes moyennes (ou une très grosse)
– 3-4 pommes de terre (moyennes) en sorte que la proportion de courgettes soit environ le double de la quantité de pommes de terre.

- Au choix et selon les goûts : 2 cuillères à soupe de mascarpone, ou bien simplement 25cl de crème fraîche ou encore un quart de litre de lait et dans ces deux derniers cas je vous recommande d’ajouter une grosse poignée de fromage râpé (Emmental par exemple)…

- sel et poivre – quelques feuilles de menthe (fraîches de préférence et coupées en petits morceaux pour qu’elles libèrent bien tout leur arôme).


Préparation :

Laver et éplucher les courgettes (en laissant une lanière de peau sur deux) et les pommes de terre, les découper en cubes et les faire cuire à la vapeur (séparément). Quand elles sont cuites, les écraser ensemble, ajouter le mascarpone (ou la crème fraîche ou le lait & le fromage râpé), la menthe, le sel et le poivre. Bien mélanger: on peut évidemment tout mixer, mais c’est meilleur à mon avis si les légumes sont seulement bien écrasés à la fourchette et qu’il reste quelques morceaux. On peut servir ainsi pour manger tout de suite ou bien – si on a pris un peu d’avance sur l’heure du repas – mettre dans un plat à gratin et faire réchauffer au four (en ayant encore rajouté un peu de fromage râpé à la surface pour laisser doucement gratiner).

Publié dans:Chronique de Lully, Recettes du Mesnil-Marie |on 20 septembre, 2008 |4 Commentaires »

2008-51. A Lourdes, notre Saint-Père le Pape Benoît XVI nous a parlé de la Compassion aimante et souriante de Notre-Dame:

Nous ne publions pas ici l’intégralité des textes (discours, messages & homélies) que notre Saint-Père le Pape Benoît XVI nous a donnés à l’occasion de son voyage apostolique en France – vous pouvez les retrouver > ici - mais en cette fête de Notre-Dame des Douleurs – fête patronale du Refuge Notre-Dame de Compassion - , au cours de la Sainte Messe qu’il a célébrée sur le parvis de la basilique du Rosaire à l’intention des personnes qui souffrent, il a prononcé une homélie qui nous touche particulièrement puisqu’elle met en valeur la Compassion aimante et souriante de Notre-Dame. Ce pourquoi nous en retranscrivons le texte intégral ci-dessous.

Piéta de Villeneuve les Avignon par Enguerrand Quarton (XVème siècle)

Chers frères dans l’Épiscopat et dans le Sacerdoce,
Chers malades, chers accompagnateurs et hospitaliers,
Chers frères et sœurs !

Nous avons célébré hier la Croix du Christ, l’instrument de notre Salut, qui nous révèle dans toute sa plénitude la miséricorde de notre Dieu. La Croix est en effet le lieu où se manifeste de façon parfaite la compassion de Dieu pour notre monde. Aujourd’hui, en célébrant la mémoire de Notre-Dame des Douleurs, nous contemplons Marie qui partage la compassion de son Fils pour les pécheurs. Comme l’affirme saint Bernard, la Mère du Christ est entrée dans la Passion de son Fils par sa compassion(cf. Homélie pour le dimanche dans l’Octave de l’Assomption). Au pied de la Croix se réalise la prophétie de Syméon : son cœur de mère est transpercé(cf. Lc 2, 35)par le supplice infligé à l’Innocent, né de sa chair. Comme Jésus a pleuré(cf. Jn 11,35), Marie a certainement elle aussi pleuré devant le corps torturé de son enfant. La discrétion de Marie nous empêche de mesurer l’abîme de sa douleur ; la profondeur de cette affliction est seulement suggérée par le symbole traditionnel des sept glaives. Comme pour son Fils Jésus, il est possible de dire que cette souffrance l’a conduite elle aussi à sa perfection (cf. Hb 2, 10), pour la rendre capable d’accueillir la nouvelle mission spirituelle que son Fils lui confie juste avant de « remettre l’esprit » (cf. Jn 19, 30) : devenir la mère du Christ en ses membres. En cette heure, à travers la figure du disciple bien-aimé, Jésus présente chacun de ses disciples à sa Mère en lui disant : « Voici ton Fils » (cf. Jn 19, 26-27).

Marie est aujourd’hui dans la joie et la gloire de la Résurrection. Les larmes qui étaient les siennes au pied de la Croix se sont transformées en un sourire que rien n’effacera tandis que sa compassion maternelle envers nous demeure intacte. L’intervention secourable de la Vierge Marie au cours de l’histoire l’atteste et ne cesse de susciter à son égard, dans le peuple de Dieu, une confiance inébranlable : la prière du « Souvenez-vous » exprime très bien ce sentiment. Marie aime chacun de ses enfants, portant d’une façon particulière son attention sur ceux qui, comme son Fils à l’heure de sa Passion, sont en proie à la souffrance;  elle les aime tout simplement parce qu’ils sont ses fils, selon la volonté du Christ sur la Croix. Le psalmiste, percevant de loin ce lien maternel qui unit la Mère du Christ et le peuple croyant, prophétise au sujet de la Vierge Marie que « les plus riches du peuple … quêteront ton sourire » (Ps 44, 13). Ainsi, à l’instigation de la Parole inspirée de l’Écriture, les chrétiens ont-ils depuis toujours quêté le sourire de Notre Dame, ce sourire que les artistes, au Moyen-âge, ont su si prodigieusement représenter et mettre en valeur. Ce sourire de Marie est pour tous ; il s’adresse cependant tout spécialement à ceux qui souffrent afin qu’ils puissent y trouver le réconfort et l’apaisement. Rechercher le sourire de Marie n’est pas le fait d’un sentimentalisme dévot ou suranné, mais bien plutôt l’expression juste de la relation vivante et profondément humaine qui nous lie à celle que le Christ nous a donnée pour Mère.

Désirer contempler ce sourire de la Vierge, ce n’est pas se laisser mener par une imagination incontrôlée. L’Écriture elle-même nous le dévoile sur les lèvres de Marie lorsqu’elle chante le Magnificat : « Mon âme exalte le Seigneur, mon esprit exulte en Dieu mon Sauveur » (Lc 1, 46-47). Quand la Vierge Marie rend grâce au Seigneur, elle nous prend à témoin. Marie partage, comme par anticipation, avec ses futurs enfants que nous sommes, la joie qui habite son cœur, pour qu’elle devienne la nôtre. Chaque récitation du Magnificat fait de nous des témoins de son sourire. Ici à Lourdes, au cours de l’apparition qui eut lieu le mercredi 3 mars 1858, Bernadette contempla de manière toute particulière ce sourire de Marie. Celui-ci fut la première réponse que la Belle Dame donna à la jeune voyante qui voulait connaître son identité. Avant de se présenter à elle, quelques jours plus tard, comme « l’Immaculée Conception », Marie lui fit d’abord connaître son sourire, comme étant la porte d’entrée la plus appropriée à la révélation de son mystère.

Dans le sourire de la plus éminente de toutes les créatures, tournée vers nous, se reflète notre dignité d’enfants de Dieu, cette dignité qui n’abandonne jamais celui qui est malade. Ce sourire, vrai reflet de la tendresse de Dieu, est la source d’une espérance invincible. Nous le savons malheureusement : la souffrance endurée rompt les équilibres les mieux assurés d’une vie, ébranle les assises les plus fermes de la confiance et en vient parfois même à faire désespérer du sens et de la valeur de la vie. Il est des combats que l’homme ne peut soutenir seul, sans l’aide de la grâce divine. Quand la parole ne sait plus trouver de mots justes, s’affirme le besoin d’une présence aimante : nous recherchons alors la proximité non seulement de ceux qui partagent le même sang ou qui nous sont liés par l’amitié, mais aussi la proximité de ceux qui nous sont intimes par le lien de la foi. Qui pourraient nous être plus intimes que le Christ et sa sainte Mère, l’Immaculée ? Plus que tout autre, ils sont capables de nous comprendre et de saisir la dureté du combat mené contre le mal et la souffrance. La Lettre aux Hébreux dit à propos du Christ, qu’il « n’est pas incapable de partager notre faiblesse ; car en toutes choses, il a connu l’épreuve comme nous » (cf. Hb 4, 15). Je souhaiterais dire, humblement, à ceux qui souffrent et à ceux qui luttent et sont tentés de tourner le dos à la vie : tournez-vous vers Marie ! Dans le sourire de la Vierge se trouve mystérieusement cachée la force de poursuivre le combat contre la maladie et pour la vie. Auprès d’elle se trouve également la grâce d’accepter, sans crainte ni amertume, de quitter ce monde, à l’heure voulue par Dieu.

Comme elle était juste l’intuition de cette belle figure spirituelle française, Dom Jean-Baptiste Chautard, qui, dans L’âme de tout apostolat, proposait au chrétien ardent de fréquentes « rencontres de regard avec la Vierge Marie » ! Oui, quêter le sourire de la Vierge Marie n’est pas un pieux enfantillage, c’est l’aspiration, dit le Psaume 44, de ceux qui sont « les plus riches du peuple » (v. 13). « Les plus riches », c’est-à-dire dans l’ordre de la foi, ceux qui ont la maturité spirituelle la plus élevée et savent précisément reconnaître leur faiblesse et leur pauvreté devant Dieu. En cette manifestation toute simple de tendresse qu’est un sourire, nous saisissons que notre seule richesse est l’amour que Dieu nous porte et qui passe par le cœur de celle qui est devenue notre Mère. Quêter ce sourire, c’est d’abord cueillir la gratuité de l’amour ; c’est aussi savoir provoquer ce sourire par notre effort pour vivre selon la Parole de son Fils Bien-aimé, tout comme un enfant cherche à faire naître le sourire de sa mère en faisant ce qui lui plaît. Et nous savons ce qui plaît à Marie grâce aux paroles qu’elle adressa aux serviteurs à Cana : « Faites tout ce qu’il vous dira »(cf. Jn 2, 5).

Le sourire de Marie est une source d’eau vive. « Celui qui croit en moi, dit Jésus, des fleuves d’eau vive jailliront de son cœur » (Jn 7, 38). Marie est celle qui a cru, et, de son sein, ont jailli des fleuves d’eau vive qui viennent irriguer l’histoire des hommes. La source indiquée, ici, à Lourdes, par Marie à Bernadette est l’humble signe de cette réalité spirituelle. De son cœur de croyante et de mère, jaillit une eau vive qui purifie et qui guérit. En se plongeant dans les piscines de Lourdes, combien n’ont-ils pas découvert et expérimenté la douce maternité de la Vierge Marie, s’attachant à elle pour mieux s’attacher au Seigneur ! Dans la séquence liturgique de cette fête de Notre-Dame des Douleurs, Marie est honorée sous le titre de « Fons amoris », «Source d’amour ». Du cœur de Marie, sourd, en effet, un amour gratuit qui suscite en réponse un amour filial, appelé à s’affiner sans cesse. Comme toute mère et mieux que toute mère, Marie est l’éducatrice de l’amour. C’est pourquoi tant de malades viennent ici, à Lourdes, pour se désaltérer auprès du « Fons amoris » et pour se laisser conduire à l’unique source du salut, son Fils, Jésus le Sauveur.

Le Christ dispense son Salut à travers les Sacrements et, tout spécialement, aux personnes qui souffrent de maladies ou qui sont porteuses d’un handicap, à travers la grâce de l’onction des malades. Pour chacun, la souffrance est toujours une étrangère. Sa présence n’est jamais domesticable. C’est pourquoi il est difficile de la porter, et plus difficile encore – comme l’ont fait certains grands témoins de la sainteté du Christ – de l’accueillir comme une partie prenante de notre vocation, ou d’accepter, comme Bernadette l’a formulé, de « tout souffrir en silence pour plaire à Jésus ». Pour pouvoir dire cela, il faut déjà avoir parcouru un long chemin en union avec Jésus. Dès à présent, il est possible, en revanche, de s’en remettre à la miséricorde de Dieu telle qu’elle se manifeste par la grâce du Sacrement des malades. Bernadette, elle-même, au cours d’une existence souvent marquée par la maladie, a reçu ce Sacrement à quatre reprises. La grâce propre à ce Sacrement consiste à accueillir en soi le Christ médecin. Cependant, le Christ n’est pas médecin à la manière du monde. Pour nous guérir, il ne demeure pas extérieur à la souffrance éprouvée ; il la soulage en venant habiter en celui qui est atteint par la maladie, pour la porter et la vivre avec lui. La présence du Christ vient rompre l’isolement que provoque la douleur. L’homme ne porte plus seul son épreuve, mais il est conformé au Christ qui s’offre au Père, en tant que membre souffrant du Christ, et il participe, en Lui, à l’enfantement de la nouvelle création.

Sans l’aide du Seigneur, le joug de la maladie et de la souffrance est cruellement pesant. En recevant le Sacrement des malades, nous ne désirons porter d’autre joug que celui du Christ, forts de la promesse qu’il nous a faite que son joug sera facile à porter et son fardeau léger (cf. Mt 11, 30). J’invite les personnes qui recevront l’onction des malades au cours de cette messe à entrer dans une telle espérance.

Le Concile Vatican II a présenté Marie comme la figure en laquelle est résumé tout le mystère de l’Église (cf. « Lumen Gentium »  n. 63-65). Son histoire personnelle anticipe le chemin de l’Église, qui est invitée à être tout aussi attentive qu’elle aux personnes qui souffrent. J’adresse un salut affectueux à toutes les personnes, particulièrement le corps médical et soignant, qui, à divers titres dans les hôpitaux ou dans d’autres institutions, contribuent aux soins des malades avec compétence et générosité. Je voudrais également dire à tous les hospitaliers, aux brancardiers et aux accompagnateurs qui, provenant de tous les diocèses de France et de plus loin encore, entourent tout au long de l’année les malades qui viennent en pèlerinage à Lourdes, combien leur service est précieux. Ils sont les bras de l’Église servante. Je souhaite enfin encourager ceux qui, au nom de leur foi, accueillent et visitent les malades, en particulier dans les aumôneries des hôpitaux, dans les paroisses ou, comme ici, dans les sanctuaires. Puissiez-vous, en étant les porteurs de la miséricorde de Dieu (cf. Mt 25, 39-40), toujours ressentir dans cette mission importante et délicate le soutien effectif et fraternel de vos communautés !

Le service de charité que vous rendez est un service marial. Marie vous confie son sourire, pour que vous deveniez vous-mêmes, dans la fidélité à son Fils, source d’eau vive. Ce que vous faites, vous le faites au nom de l’Église, dont Marie est l’image la plus pure. Puissiez-vous porter son sourire à tous !

En conclusion, je souhaite m’unir à la prière des pèlerins et des malades et reprendre avec vous un extrait de la prière à Marie proposée pour la célébration de ce Jubilé : « Parce que tu es le sourire de Dieu, le reflet de la lumière du Christ, la demeure de l’Esprit Saint, parce que tu as choisi Bernadette dans sa misère, que tu es l’étoile du matin, la porte du ciel, et la première créature ressuscitée, Notre-Dame de Lourdes », avec nos frères et sœurs dont le cœur et le corps sont endoloris, nous te prions ! Amen.

2008-49. Le blogue de Lully souffle sa première bougie!

Mercredi 10 septembre 2008.

Chers Amis du « Refuge Notre-Dame de Compassion« ,

Aujourd’hui, ce modeste blogue – par lequel j’avais décidé de vous tenir informés des nouvelles de la fondation et de la vie du « Mesnil-Marie »  – fête son premier anniversaire…

Lully internaute

Quand j’ai commencé cette aventure (cf. www) – un peu par jeu -, je n’imaginais pas quelles proportions seraient les siennes aujourd’hui.  Pour vous permettre de vous en faire une idée, je vais laisser parler les chiffres : dans l’espace exact d’une année, il y a eu un total de 33500 visiteurs et le nombre de pages lues (les « hits ») s’élève à plus de 68300; chaque jour le nombre moyen de visiteurs oscille habituellement entre 100 et 150; il tombe très rarement au dessous de cent visites quotidiennes (même pendant l’été)… Au mois d’août dernier, nous avons enregistré plus de 4500 visiteurs.  Je noterai même qu’il y a eu, cet été, une journée où l’une de mes chroniques a été lue par plus de 400 visiteurs! D’une manière générale, mes pages sont assez vite et bien référencées par Google, ce qui amène sur le blogue un grand nombre de visiteurs qui n’appartiennent pas au cercle habituel des amis du « Refuge Notre-Dame de Compassion ». C’est ainsi que les articles sur « Marie qui défait les noeuds » ou la « neuvaine à Notre-Dame de Lourdes« , certaines prières – au Sacré-Coeur de Jésus, à Saint Antoine de Padoue… -  ou mêmes certaines recettes (bienheureuse gourmandise!!!), nous valent quotidiennement de nombreux passages sur le blogue.

Je profite donc de ce premier anniversaire pour remercier mes lecteurs, qu’ils soient fidèles et réguliers ou seulement occasionnels.

Je remercie également ceux qui ont réagi à l’appel que j’avais lancé il y a quelques jours (cf. www) et qui ont, d’une manière ou d’une autre manifesté leur soutien amical à notre cher Frère. Je tiens même à vous signaler quelques exemples touchants : la semaine dernière un jeune homme est venu passer quelques jours chez nous, acceptant les conditions un peu spartiates de notre hébergement (un matelas au sol dans le grenier), puis ces jours ci c’est un couple qui – ayant décidé de prendre une quinzaine de jours de « vacances » -  a loué un gîte dans la commune même où est installé notre « Mesnil-Marie » ; ces amis généreux de leurs temps et de leurs personnes aident Frère Maximilien-Marie pour quelques travaux (en ce moment transport et découpe de bois de chauffage) et ils en profitent aussi pour découvrir notre merveilleuse région… Nous prions Dieu de leur rendre en grâces, pour eux et pour leur famille, cette amicale sollicitude!

J’imagine enfin que vous serez contents d’avoir quelques nouvelles de Chlôris : la minette croît en taille et en poids (1 kilo et 135 grammes hier soir), mais pas toujours en sagesse! C’est une petite chatte très vive et dynamique, joueuse et espiègle, drôle et avide de découvrir les recoins et alentours de notre « Mesnil-Marie« . Nous faisons ensemble des parties de cache-cache véritablement… endiablées! Et figurez-vous qu’au grand étonnement de tous, alors qu’elle n’avait pas encore deux mois, elle nous a ramené la semaine dernière sa première proie : une toute petite musaraigne! Cet exploit nous a tous remplis d’admiration et lui a valu de chaleureuses félicitations. Je n’ai malheureusement pas de photos de ce premier trophée de chasse à vous présenter ; je termine néanmoins  ma chronique de ce soir par une très belle photo de Chlôris qui vous montrera que le titre d’archiduchesse, que Ioanna lui décernait dans un commentaire à l’une de mes précédentes chroniques, n’est pas du tout usurpé…

Lully.

Chlôris en majesté

 

Publié dans:Chronique de Lully |on 10 septembre, 2008 |4 Commentaires »

2008-48. In memoriam : Victimes et martyrs des massacres de septembre 1792.

2 septembre,
Fête des Bienheureux Martyrs de Septembre 1792.

Du 2 au 7 septembre 1792, à Paris, mais aussi dans d’autres villes (Versailles, Orléans, Meaux, Reims…) on assista à un déferlement de violences à peine imaginables , qui sont restées dans l’histoire sous le nom de « Massacres de Septembre ».
On peut voir dans cet épisode – pieusement minoré par les chantres de la grande, belle et généreuse révolution – le préambule de la grande terreur.

Le 2 septembre 2007 coïncidait avec un dimanche et Frère Maximilien-Marie, puisque le Mesnil-Marie était encore établi tout proche de Paris, avait pu contribuer à l’organisation d’une célébration en l’honneur non seulement des martyrs mais aussi des autres victimes (non béatifiées) – trop souvent tombées dans l’oubli – de ces massacres.

Cet fut une Sainte Messe latine traditionnelle, célébrée par Monsieur l’Abbé M******, dans la chapelle Saint-Louis de la Pitié-Salpêtrière.
Pourquoi en ce lieu?
Parce que justement l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière fut l’un de ces lieux où quelques centaines de malheureuses victimes périrent de manière horrible.
Les chants de cette très belle célébration avaient été assurés par la Schola Sainte Cécile et vous pourrez aussi vous reporter à ce qui fut p
ublié sur le site de cette excellente formation en cliquant > ici .

Chaque année, au retour de cette date du 2 septembre, il est de notre devoir – par la pensée et la prière – de rejoindre ces glorieux témoins de la Foi et de la fidélité héroïque à la Sainte Eglise Romaine.

Pour moi, je suis allé rechercher dans les archives de Frère Maximilien-Marie le texte par lequel il avait introduit la célébration de ce 2 septembre 2007 car, indépendamment des points de circonstance, il s’y trouve des éléments importants dont il convient de garder le souvenir et d’alimenter notre réflexion…

Lully.

Scène de massacre à la Salpêtrière - septembre 1792

Scène de massacre dans la cour de l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière en septembre 1792

Introduction à la Sainte Messe du dimanche 2 septembre 2007
en la chapelle Saint-Louis de la Pitié-Salpêtrière.

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« Le lundi saint dernier, à l’issue d’une conférence que je venais de donner, un ami (qui n’est pas né en France et dont l’humilité souffrirait que je dévoile ici son nom) me faisait part de son étonnement en constatant que la commémoration des martyrs de septembre et des victimes de la révolution, en dehors des offices célébrés autour du 21 janvier, du 8 juin ou du 16 octobre passait inaperçue, même dans beaucoup de milieux dits « tradis » ; et il me demandait ce qui empêcherait d’organiser une célébration de plus grande envergure que les messes « ordinaires » célébrées sans grande solennité ni – qu’on me pardonne ce mot – publicité.
Après avoir réfléchi et prié, j’ai pris la décision de relever le défi et de tenter d’organiser « quelque chose ».
Or justement, en cette année 2007, le 2 septembre correspond avec un dimanche, jour où – par principe – davantage de personnes sont disponibles pour participer à un rassemblement… surtout religieux.
Le 2 septembre est en effet le jour de la fête liturgique des Bienheureux Martyrs de Septembre 1792, même si la célébration du dimanche ne permet pas de célébrer la messe propre de la fête. C’est en effet du 2 au 7 septembre 1792, que plusieurs milliers de victimes furent atrocement massacrées dans les prisons de Paris : au Châtelet,  à la Conciergerie, à la Force, dans les maisons religieuses transformées en lieu de détention : l’Abbaye, Saint-Firmin, les Carmes, dans les hôpitaux comme Bicètre, ou ici même, à la Pitié Salpêtrière.

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En tout premier lieu, nous devons donc adresser de chaleureux remerciements à Monseigneur Gilles Annequin, responsable de l’aumônerie de l’hôpital de la Pitié Salpêtrière et Vicaire Épiscopal chargé de la Pastorale de la Santé, ainsi qu’à ses collaborateurs : ce sont eux qui nous accueillent ici, dans cette chapelle fondée par Louis XIV.
Au cours de cette Messe nous n’omettrons pas de prier à l’intention de ceux qui aujourd’hui sont aux prises avec la souffrance, du corps ou de l’âme, et nous demanderons à Dieu et à ses saints martyrs, de leur donner des grâce de force, de consolation, et – s’il est possible – de guérison…
Nous aurons également à cœur de prier pour que la mission pastorale de Monsieur l’Aumônier et de son équipe porte des fruits de grâce.
Mes remerciements vont bien sûr à tous ceux qui, d’une manière ou d’une autre vont permettre le bon déroulement de la liturgie : choristes, organiste, servants d’autel… et tout particulièrement aussi à notre célébrant, Monsieur l’abbé M******, auxiliaire de l’institut de droit pontifical du Bon Pasteur, au Centre Saint-Paul.
Des remerciements aussi à tous les journalistes, de la presse écrite ou de la radio, remerciements à tous les responsables d’associations, de mouvements ou de sites internet et remerciements à tous les « blogueurs » qui ont relayé l’information…
Et des remerciements enfin à vous tous pour votre présence…

Je voudrais ensuite ajouter deux avis pratiques :
a) Le premier, au sujet de… la quête !
Elle servira à régler les honoraires du célébrant, le cachet de l’organiste et à laisser une offrande, que je souhaiterais la plus généreuse possible, pour cette chapelle dont l’entretien et la restauration de certains éléments du mobiliers s’avère nécessaire : et j’en profite pour saluer le combat (le mot n’est pas trop fort) que mène Monseigneur Annequin pour conserver à cette chapelle son caractère de lieu de culte, consacré à Dieu, alors que certains voudraient l’utiliser à d’autres fins.
b) Le second pour vous signaler qu’à l’issue de la célébration, vous pourrez si vous le désirer emporter un feuillet récapitulatif des événements de septembre 1792, mais aussi acheter un livret…

Si d’aventure les exemplaires ici disponibles se révélaient insuffisants, vous pourriez nous laisser vos coordonnées et nous procéderions à un nouveau tirage.

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Quel sens faut-il donner au rassemblement de ce jour ?
Notre réunion en ce lieu, pour honorer le souvenir des martyrs et des victimes de la grande révolution, n’est pas une manifestation « politique » (du moins au sens courant de ce mot) et elle n’est pas non plus « partisane ».
A une époque où on nous rebat les oreilles avec le « devoir de mémoire », mais où justement la « mémoire officielle » se fait singulièrement sélective – partielle et partiale – notre identité catholique nous oblige à dire et à répéter, à la suite d’un grand nombre de pontifes et de saints, que l’idéologie des prétendues « lumières » et la révolution de 1789, sous le couvert de fallacieux slogans humanitaires, sont une impasse qui entraînent l’humanité vers une effrayante déshumanisation, ramènent l’homme à un état de brute pire que l’animal, et conduisent le monde à la ruine.

Nous le savons bien, l’essence de la révolution tient dans la révolte contre un ordre temporel qui, parce qu’il est humain, ne peut certes jamais être parfait, mais dont les références étaient prioritairement le Christ et Sa Loi.

Derrière les atrocités de la révolution, notre regard – exercé par la contemplation des réalités surnaturelles – nous montre indubitablement l’action de l’ennemi du plan de Dieu, l’ennemi du salut des hommes, l’ennemi du bonheur de l’homme, lui qui est « menteur et homicide dès le commencement », lui qui, aux origines du monde, a crié « non serviam : je ne servirai pas ! » , lui qui, par le biais de mille séductions, porte l’homme à crier à son tour : nous ne voulons pas que le Christ règne sur nous !
Voilà pourquoi les conséquences de l’idéologie des prétendues « lumières » et de la révolution de 1789 se retrouvent dans tous les systèmes totalitaires qui, depuis près de deux siècles, ont voulu re-former l’homme et la société en dehors de sa nature et en dehors de sa vocation surnaturelle.

Réunis dans le souvenir de ces milliers de nos frères, immolés dans une fureur sanguinaire difficilement concevable, notre présence ici, aujourd’hui, dans ce lieu, est une forme de protestation contre les attentats sacrilèges, répétés et toujours amplifiés, qui portent atteinte aux droits et la royauté de Dieu, et par conséquence logique aussi qui portent atteinte à la dignité de l’homme, créé à l’image et à la ressemblance de Dieu, et appelé au partage de la béatitude divine.

Nous ne sommes pas venus pour assister à un « meeting » politique, mais pour participer de toute la ferveur de notre âme à la Sainte Messe catholique,  c’est à dire au renouvellement mystique de l’acte sublime du Calvaire, par lequel le Christ notre Roi opère le salut de l’humanité et nous obtient toutes les grâces nécessaires pour parvenir à notre fin surnaturelle et éternelle.
Nous assisterons à la Sainte Messe dans le souvenir de ces martyrs glorieux, que l’Eglise a élevés aux honneurs des autels, et dont le sang, généreusement versé à la suite du Christ immolé, a permis un vrai renouvellement de l’Eglise de France : le sang des martyrs est toujours semence de chrétienté !
Mais nous nous souviendrons aussi de ces victimes, connues ou inconnues, qui furent sauvagement assassinées à seule fin d’instaurer une politique de terreur : prisonniers politiques, gardes suisses, prisonniers de droit commun, malades, aliénés, orphelins, handicapés… sacrifiés par l’idéologie révolutionnaire en invoquant une liberté, une l’égalité et une fraternité dont on peut – selon la recommandation du Saint Evangile – juger de la vérité par les fruits.

Lorsqu’ils refusent l’ordre voulu par Dieu, les plus nobles idéaux se pervertissent ; quand il refuse le Sang versé par son Rédempteur, l’homme s’enfonce dans les plus sanguinaires folies ; quand elles refusent la royauté du Sacré-Cœur de Jésus, les sociétés accumulent les ruines !

Nous ne sommes pas ici parce que nous serions des « passéistes », congelés dans un sempiternel regret d’époques révolues ; nous ne sommes pas des « rétrogrades », dont la seule ambition tendrait à une forme de revanche aigrie sur l’histoire… Nous sommes des catholiques qui, avec les critères de l’Evangile diagnostiquons le mal qui ronge et détruit le monde dans lequel la Providence nous a placés, et qui voulons – avec l’humilité des serviteurs de la Vérité – qu’il revienne à la santé et à la vie.
Qui oserait traiter le médecin qui travaille à rendre la santé à son patient de « rétrograde » ?
Quel homme de bon sens pourrait prétendre que lorsqu’un malade recouvre la santé il retourne en arrière et fait du passéisme ?
Notre monde est malade, notre société est malade, la France est malade… et nous en souhaitons la guérison, le retour à la vie. Voilà pourquoi nous nous tournons vers Celui qui affirme « Je suis la Voie, la Vérité et la Vie », et qui dit encore « Je suis venu pour les malades et les pécheurs ».
Nous nous tournons vers Lui en Le suppliant pour qu’Il guérisse les plaies, cicatrise les blessures, et ressuscite ce qui a été touché par la mort spirituelle : Que le Christ soit victorieux de toutes les forces de mort et de corruption, que le Cœur du Christ touche et guérisse le cœur de notre pauvre humanité, que l’Amour du Cœur du Christ règne dès à présent et pour toujours, voilà notre souhait, notre prière, et l’objet de notre combat.

« Christus vincit !  Christus regnat !  Christus imperat ! »

palmes

On trouvera le décret du Saint-Siège relatif au martyre des victimes de septembre 1792 > ici 

2008-47. Appel à l’aide…

Vendredi 29 Août 2008, fête du martyre de Saint Jean-Baptiste.

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Chers Amis du « Refuge Notre-Dame de Compassion« ,

Depuis notre arrivée dans notre nouveau « Mesnil-Marie », le 30 juin, vous avez pu lire au fur et à mesure de mes chroniques comment Frère Maximilien a réussi à faire avancer bien des choses : dès avant notre installation, la mise en place des portes (cf > www), puis le sablage de l’ancienne cheminée et l’installation du chauffage (cf > www) et depuis notre déménagement, tout au long du mois de juillet, les travaux extérieurs pour l’arrivée de l’eau et l’assainissement (cf > www), les défrichements et aménagements extérieurs (cf > www), la mise en service des premiers points d’eau dans la maison et le début de la réfection du plancher (cf > www)…

Au cours du mois d’août, du fait des congés de la plupart des artisans, il n’y a pas eu d’avancée « spectaculaire », sinon l’abattage et le débitage d’un énorme frêne (vous en apercevrez le tronc sur la photo que vous verrez ci-dessous), dont Frère Maximilien-Marie s’emploie peu à peu à fendre les billots avant de les ranger pour qu’ils sèchent : ils ne pourront servir au chauffage que dans une grosse année, pour l’hiver 2009-2010. Très prochainement, on doit nous livrer la provision de bois pour la saison froide ; celle-ci commencera tôt car, depuis le 15 août, nous constatons une baisse sensible des températures et nous devons – certains soirs – faire une flambée pour réchauffer l’atmosphère. Avant que l’automne ne s’installe il faut absolument que 1) la révision et l’isolation de la toiture, 2) la mise en place des gouttières, 3) l’installation des fenêtres et portes qui manquent soient réalisées . Dès la deuxième quinzaine d’octobre nous pourrons très vraisemblablement  avoir les premières gelées… Il nous faut également, pour les aménagements intérieurs, continuer l’installation des sanitaires (actuellement Frère Maximilien-Marie continue à aller prendre sa douche chez notre si bienveillante voisine).

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Je lance pour Frère Maximilien-Marie un appel à tous ceux qui auraient la possibilité de nous soutenir et nous aider : il a besoin d’aide, il a besoin de bras!!! Concrètement, si vous connaissez des troupes scoutes (ou des groupes de jeunes) qui cherchent des lieux où ils pourraient accomplir leurs B.A., ou encore des personnes qui ont tout à la fois des disponibilités et des compétences  pour effectuer de petits travaux de maçonnerie, d’électricité …etc., parlez-leur de nous : répercutez mon appel. Certes nous sommes un peu « loin de tout » ;  venir nous aider nécessite des déplacements – parfois longs – et sans doute de rester quelques jours sur place, mais « à coeurs vaillants, rien d’impossible« !

Merci d’avance pour tout ce que vous pourrez faire.

Bien sûr, et plus que jamais, nous recommandons l’aventure de cette fondation à vos bonnes prières, vous pouvez être assurés de celles  de Frère Maximilien-Marie à toutes vos intentions auprès de Notre-Dame de Compassion.

Lully.

Publié dans:Annonces & Nouvelles |on 29 août, 2008 |1 Commentaire »

Recette du « Mesnil-Marie » : Fondant au chocolat.

La recette qui suit nous a été communiquée par la maman d’un ami prêtre : ce ne peut donc qu’être une « sainte recette »!!! Nous l’avons testée pour vous et nous sommes bien convaincus que – comme nous – ce « fondant au chocolat » vous fera… fondre!

Chocolat-chat!!!

- Ingrédients:
125 grammes de chocolat ; 125 grammes de beurre ; 100 grammes de sucre ; 3 oeufs.

- Préparation:
Avant de commencer la préparation, faites préchauffer votre four à 180°. Faites fondre le chocolat dans une casserole, avec un peu d’eau. Ajoutez le beurre, le sucre et les oeufs et mélangez bien. Mettez dans un moule (ou dans des petits moules individuels si vous préférez) et enfournez. Laissez cuire 17 minutes et dégustez encore tiède… avec modération toutefois si vous ne voulez pas avoir de crise de foie!

* * * * * * *

Publié dans:Recettes du Mesnil-Marie |on 15 août, 2008 |Pas de commentaires »

2008-46. Notre Saint-Père le Pape Benoît XVI met en évidence deux saints : Thérèse-Bénédicte de la Croix et Maximilien-Marie Kolbe :

En ce mercredi 13 août 2008, notre Saint-Père le Pape Benoît XVI – rentré à Castel Gandolfo après quelques jours de repos dans la province du Sud Tyrol – , s’est montré au balcon de la Cour intérieure du Palais Apostolique pour rencontrer les fidèles rassemblés pour l’Audience générale du mercredi. Dans le discours en langue italienne, le Pape s’est arrêté sur les figures de deux Saints fêtés ces jours-ci : Sainte Thérèse-Bénédicte de la Croix (dans le monde Edith Stein) et Saint Maximilien-Marie Kolbe. Après le Pater Noster et la Bénédiction Apostolique, le Saint Père a adressé des salutations en diverses langues aux groupes de fidèles présents.

Catéchèse du Saint-Père en langue italienne

 » Chers frères et sœurs !

Rentré de Bressanone, où j’ai pu passer une période de repos, je suis content de vous rencontrer et de vous saluer, chers habitants de Castel Gandolfo, et vous, chers pèlerins, qui êtes venus aujourd’hui me rendre visite. Je voudrais encore une fois remercier ceux qui m’ont accueilli et ont veillé sur mon séjour en montagne. Ces journées ont été des journées de détente sereine, où je n’ai pas cessé de rappeler au Seigneur tous ceux qui se confient à mes prières. Et ceux qui m’écrivent en me demandant de prier pour eux, sont vraiment très nombreux. Ils me manifestent leurs joies, mais aussi leurs préoccupations, leurs projets de vie, mais aussi les problèmes familiaux et de travail, les attentes et les espoirs qu’ils portent dans leur cœur, à côté des inquiétudes liées aux incertitudes que l’humanité vit en ce moment. Je peux assurer à tous et à chacun mon souvenir, tout particulièrement dans la célébration quotidienne de la Sainte Messe et dans la récitation du Saint Rosaire. Je sais bien que le premier service que je peux rendre à l’Église et à l’humanité est vraiment celui de la prière, parce qu’en priant je mets avec confiance dans les mains du Seigneur, le ministère que Lui-même m’a confié, avec le destin de la communauté ecclésiale et civile tout entière.

Celui qui prie ne perd jamais l’espérance, même lorsqu’il lui arrive de se trouver dans des situations difficiles et même humainement désespérées. C’est ce que nous enseignent les Saintes Écritures et ce dont l’histoire de l’Église témoigne. Combien d’exemples, en effet, nous pourrions évoquer de situations dans lesquelles la prière a vraiment été un soutien sur le chemin des saints et du peuple chrétien! Parmi les témoignages de notre époque, je voudrais citer celui de deux saints dont nous célébrons la mémoire ces jours-ci : Thérèse-Bénédicte de la Croix, Edith Stein, dont nous avons célébré la fête le 9 août, et Maximilien-Marie Kolbe que nous célèbrerons demain, 14 août, veille de la solennité de l’Assomption de la Vierge Marie. Tous les deux ont terminé par le martyre leur expérience terrestre dans le camp d’Auschwitz. Apparemment, leurs existences pourraient être retenues comme une défaite, mais c’est précisément dans leur martyre que se reflète l’éclat de l’amour qui vainc les ténèbres de l’égoïsme et de la haine. On a attribué à Saint Maximilien Kolbe les paroles suivantes qu’il aurait prononcées dans la pleine fureur de la persécution nazie : « La haine n’est pas une force créatrice : c’est seulement l’amour ». Et la preuve héroïque de l’amour fut le don généreux qu’il fit de sa personne en échange de son compagnon de captivité, don qui a culminé quand il est mort de faim dans le bunker, le 14 août 1941.

Edith Stein, le 6 août de l’année suivante, à trois jours de sa fin dramatique, en approchant quelques sœurs du monastère d’Echt, en Hollande, leur a dit : « Je suis prête à tout. Jésus est même ici parmi nous. Jusqu’à présent, j’ai pu très bien prier et j’ai dit avec tout mon cœur : ‘Ave, Crux, spes unica’ ». Des témoins qui réussirent à fuir l’horrible massacre, racontèrent que Thérèse-Bénédicte de la Croix, alors qu’elle était vêtue du vêtement carmélitain et avançait consciente vers la mort, se distinguait par son comportement empli de paix et par son attitude sereine, par son comportement calme, et attentive aux nécessités de tous. La prière fut le secret de cette Sainte co-patronne de l’Europe, qui «après être parvenue à la vérité dans la paix de la vie contemplative, elle dût vivre jusqu’au bout le mystère de la Croix (Lettre Apostolique « Spes aedificandi » : Enseignements de Jean Paul II, XX, 2, 1999 pag.511).

« Ave Maria! » : ce fut la dernière invocation sur les lèvres saint Maximilien-Marie Kolbe alors qu’il tendait le bras à celui qui le tuait par une injection d’acide phénique. Il est émouvant de constater que le recours humble et confiant à la Vierge Marie est toujours source de courage et de sérénité. Alors que nous nous préparons à célébrer la solennité de l’Assomption, qui est une des célébrations mariales les plus chères à la tradition chrétienne, renouvelons notre confiance à Celle qui, du Ciel, veille avec un amour maternel sur nous à tout moment. C’est en effet ce que nous disons dans la prière familière de l’Ave Maria Lui demandant de prier pour nous «maintenant et à l’heure de notre mort».

Saint Maximilien-Marie Kolbe

2008-45. Un élément féminin au « Mesnil-Marie »!

Lundi soir 11 août 2008.

Chers Amis du Refuge Notre-Dame de Compassion,

Dans ma chronique du 8 août, je vous annonçais l’arrivée d’un bébé dans notre « Mesnil-Marie » (cf. > www), et je vous disais qu’il nous semblait que ce chaton était un mâle…

Hé bien figurez-vous que ce matin, nous avons eu droit à un petit coup de théâtre : après un examen attentif, le vétérinaire a annoncé qu’il y aurait désormais un élément féminin dans la communauté!!!

Il y a eu une très sérieuse et extraordinaire réunion du Chapître : toutes choses étant bien et mûrement pesées, la minette a été baptisée dans la foulée. Et savez-vous quel nom lui a été donné? Comme l’écrivait la Marquise de Sévigné (dont je suis un lecteur assidu) : « Je vous le donne en cent, je vous le donne en mille… » C’est le nom d’une nymphe, et non l’une des moindres : Chlôris! Originaire des « Îles Fortunées » (les actuelles « Canaries« ), Zéphyr s’éprit d’elle, l’enleva et l’épousa. Leurs épousailles furent célébrées au mois de mai, raison pour laquelle tous deux sont traditionnellement associés au cortège du printemps. Zéphyr fit à son épouse le don de la jeunesse perpétuelle et lui donna l’empire des fleurs (ce pourquoi elle a été équiparée à la Flore des Romains). Botticelli les a peints ensemble dans « la naissance de Vénus » et dans « le Printemps« .

Notre Chlôris est une grande séductrice : tous ceux qui la voient tombent sous son charme et en deviennent littéralement « gagas« … Et je puis vous dire qu’en ce qui me concerne mes préventions initiales sont désormais tombées, même si je ne suis pas spécialement content quand elle veut jouer avec ma noble queue.

Le vétérinaire a confirmé qu’elle avait dû naître autour du 6 juillet. En l’absence d’autres certitudes, c’est cette date qui a été retenue pour fêter son anniversaire. Chlôris se porte très bien : comme tous les chatons, elle dort beaucoup et joue énormément. Elle a très bon appétit et n’a plus besoin de biberon. Ce soir, à la pesée, elle avait atteint 473 grammes…

Et comme la plupart d’entre vous n’a pas le bonheur de voir la petite espiègle en direct, je vous envoie de nouvelles photographies…

Lully.

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Publié dans:Chronique de Lully |on 11 août, 2008 |Pas de commentaires »

2008-44. Un bébé au « Mesnil-Marie »!

Vendredi 8 août 2008.

Vraiment, je ne m’attendais pas à cela… Et d’ailleurs, sur le coup, j’en ai été très contrarié, je vous le confesse. J’ai même pensé que je n’étais plus aimé, que j’allais être remplacé – dans le coeur de Frère Maximilien-Marie et dans la maison – et j’ai manifesté colère et bouderie. Mais, je le vois bien, Frère Maximilien-Marie me témoigne au moins autant d’affection qu’auparavant : je remarque qu’on prend toujours un très grand soin de moi, je constate qu’on me parle avec autant de déférence et de tendresse qu’auparavant, je vois que mes rations de croquettes et de pâtés ne diminuent pas…

Pour le principe, je continue à faire encore un peu la tête, mais je vous avoue que mon coeur commence à fondre lui aussi. Je me rends compte que la jalousie est un sentiment qui pourrit la vie et ratatine le coeur, que l’égocentrisme est une prison qui enferme un être sur lui-même et lui bouche les plus beaux horizons, tandis que – tout au contraire – la générosité et l’amour dilatent l’âme et remplissent de joie.

« Mais enfin, de quoi s’agit-il donc?« , allez-vous me demander.

Tout simplement du fait qu’au soir de la fête de la Transfiguration, ce dernier mercredi,  Frère Maximilien-Marie (qui, cette semaine, a profité des vacances des artisans pour souffler un peu eux lui aussi et faire de belles découvertes dans nes alentours) est rentré avec un bébé dans les bras!

« Un bébé?!?!… »

Oui, un bébé, un vrai bébé! Un bébé auquel il faut donner le biberon et dont il faut sans cesse s’occuper, un être minuscule dont la taille est sans proportion avec le temps qu’il vous pompe…

« Comment cela peut-il se faire?« , allez-vous encore interroger. Il faut donc que je vous raconte toute l’histoire depuis le début en remontant une semaine en arrière.

Vendredi 1er août, nous avons reçu la visite de la maman, du frère, de la belle-soeur et d’un neveu – prénommé Hugo – de Frère Maximilien-Marie. Dans le cours de la conversation, il a été signalé qu’une chatte avait mis bas dans une vieille cabane de planches qui jouxte la propriété de la maman de Frère Maximilien-Marie, sur un terrain où des moutons sont mis à la pâture de temps en temps : la vieille cabane sert alors d’abri aux moutons. Je la connais bien cette vieille cabane puisque pendant tout le temps où je suis resté chez ma « Mamie », j’ai eu le loisir d’aller m’y mettre à l’affût. Bref, ce qui inquiétait nos visiteurs c’était le fait qu’on ne voyait jamais la chatte venir s’occuper des chatons…

Le lendemain matin (samedi), la maman de Frère Maximilien-Marie téléphonait pour dire que Hugo avait ramené chez elle un chaton noir, terriblement affamé, qu’il avait trouvé errant seul dans les buissons. Mais quelques jours plus tard, alors même que Frère Maximilien-Marie était en visite chez sa maman, il y découvrait trois autres chatons affamés qui venaient d’être recueillis… Les neveux de Frère Maximilien-Marie les avaient trouvés miaulant lamentablement, réduits à boire une eau croupissante, sentant mauvais, les poils collés et remplis de petits chardons, et risquant d’être piétinés par les moutons qui venaient d’être ramenés dans cette parcelle…

Et c’est ainsi que Frère Maximilien-Marie a décidé d’adopter l’un de ces petits orphelins… Comme vous l’avez compris, j’étais assez mécontent de voir arriver cet intrus dans mon « Mesnil-Marie » : j’ai mis mes oreilles en arrière, j’ai grogné et soufflé méchamment… mais peu à peu mes réticences fondent et je me laisse toucher par la grâce. Frère Maximilien-Marie m’a bien expliqué que c’était très certainement un petit orphelin (en effet, une chatte n’abandonne jamais ses petits, et s’ils étaient seuls et affamés depuis plusieurs jours c’est parce qu’il a dû arriver malheur à leur maman), et que j’aurais moi aussi une responsabilité dans son éducation.

Notre petit chat, parce qu’il semble bien que ce soit un mâle, est probablement âgé de 4 à 5 semaines (ce qui reporte sa naissance au début du mois de juillet, sans que nous puissions en dire davantage pour le moment), et il pesait exactement 333 grammes le soir de son arrivée. Je termine en vous livrant en avant première un cliché du nouvel habitant du « Mesnil-Marie » et je vous adresse à tous mes salutations les plus félinement distinguées.

Lully.

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Publié dans:Chronique de Lully |on 8 août, 2008 |2 Commentaires »
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