Archive pour la catégorie 'Annonces & Nouvelles'

2007-40. »Spe salvi ».

Jeudi 29 novembre 2007.

Demain, vendredi 30 novembre, fête de l’Apôtre Saint André, sera rendue publique la seconde encyclique du pontificat de notre Saint-Père le Pape Benoît XVI. Je n’ai pas de « scoop » à vous révéler sur ce sujet; je ne vais donc bien évidemment pas vous en révéler le contenu aujourd’hui… et pour cause! Il est même probable que je ne vous en reparlerai pas avant de l’avoir lue et approfondie, ce qui me demandera tout de même quelques jours.

Néanmoins, nous savons que le titre de cette encyclique a déjà été dévoilé il y a quelques semaines: « Spe salvi« . La plupart des articles qui en ont fait l’annonce ont traduit ces deux mots par : « Sauvés par l’espérance« .

Sans être vraiment inexacte – c’est un sens possible – j’avoue que cette manière de traduire me gène un peu ; il me semble qu’il faut être davantage circonspect dans la traduction car, de toute évidence (et ceux qui n’ont plus l’habitude de lire ou d’entendre lire la Sainte Ecriture dans son texte latin sont évidemment incapables de le voir immédiatement), ces deux mots sont repris de l’épître aux Romains dans laquelle nous lisons : « Spe enim salvi facti sumus. C’est en espérance en effet que nous avons été sauvés » (Rom.VIII,24). Dans le texte de Saint Paul, il n’y aurait pas vraiment de sens à donner à cet ablatif « spe » le sens de « par l’espérance« .

Relisons ensemble tout le passage dont ce verset est extrait (je le cite ici dans la traduction du Maistre de Sacy, parce qu’elle colle très exactement au sens de la Vulgate) : « … Je suis persuadé que les souffrances de la vie présente n’ont point de proportion avec cette gloire qui sera un jour découverte en nous. Aussi les créatures attendent avec un grand désir la manifestation des enfants de Dieu, parce qu’elles sont assujetties à la vanité, et elles ne le sont pas volontairement, mais à cause de celui qui les y a assujetties, avec espérance d’être délivrées aussi elles-mêmes de cet asservissement à la corruption pour (participer à) la glorieuse liberté des enfants de Dieu. Car nous savons que jusqu’à maintenant toutes les créatures soupirent, et sont dans le travail de l’enfantement; et non seulement elles, mais nous encore, qui possédons les prémices de l’Esprit, nous soupirons en nous-mêmes, attendant l’adoption divine, la rédemption de notre corps. Car ce n’est qu’en espérance que nous sommes sauvés. Or quand on voit ce qu’on a espéré, ce n’est plus espérance, puisque nul n’espère ce qu’il voit déjà. Mais si nous espérons ce que nous ne voyons pas, nous l’attendons avec patience… » (Rom.VIII, 18-25). On voit même que Le Maistre de Sacy pour rendre toutes les nuances incluses dans la concision des termes latins traduit par la formule: « Ce n’est qu’en espérance que nous sommes sauvés« .

Car, il faut souvent le rappeler en nos temps, le salut n’est pas automatique. Si Notre-Seigneur Jésus-Christ a effectivement accompli une rédemption surabondante dans Sa Passion, Lui dont « une seule goutte (de sang) peut effacer tous les péchés du monde » (Saint Thomas d’Aquin, hymne « Adoro Te« ), cela ne signifie pas que, dans les faits, tous les hommes reçoivent ce salut. Nous sommes sauvés, mais c’est en espérance: c’est à dire que, plaçant notre confiance dans la miséricorde divine, en nous fondant sur les seuls mérites de Notre-Seigneur Jésus-Christ et non sur la valeur de nos mérites personnels, en comptant sur l’assistance de la grâce du Saint-Esprit, nous désirons et attendons de Dieu la vie éternelle, qui nous sera donnée SI nous sommes fidèles et persévérants dans la voie de l’obéissance aux commandements.

Tout ceci est magnifiquement résumé par la formule de l’acte d’espérance (qui n’est malheureusement pas assez récité par les fidèles) : « Mon Dieu, j’espère avec une ferme confiance que vous me donnerez, par les mérites de Jésus-Christ, votre grâce en ce monde et, si j’observe vos commandements, le bonheur éternel dans l’autre, parce que vous l’avez promis et que vous êtes souverainement fidèle dans vos promesses.« 

On le voit, les fondements de l’espérance résident dans la Parole de Dieu – dans Ses promesses – et dans notre obéissance à Sa Loi. Ce n’est pas le fait d’espérer qui nous sauve, et le salut ne nous est pas acquis – et encore moins dû – par le seul fait que nous l’espérons. Ce n’est pas l’espérance, en tant que disposition de notre coeur, qui nous sauve, mais ce sont les grâces de la Passion du Christ. Le salut nous est promis et nous faisons confiance dans cette promesse divine, cependant cette promesse ne se réalisera que si nous correspondons activement aux grâces de salut méritées par Notre-Seigneur. Voilà pourquoi nous sommes sauvés en espérance, et que nous ne le sommes même présentement qu’en espérance!

Le temps liturgique de l’Avent, qui va commencer ce samedi soir, est le temps de l’espérance. En publiant son encyclique à la veille de l’Avent, notre Saint-Père le Pape veut nous pousser à approfondir le sens de cette vertu théologale, à en vivre plus intensément, et à nous renouveler intérieurement – conformément à la grande Tradition des Pères de l’Eglise – dans la perspective de l’avènement du Seigneur Jésus vers lequel nous devons être tendus. Il nous sera donc certainement très profitable de prendre le texte de cette encyclique comme support de nos méditations et aliment de notre réflexion spirituelle dans les semaines qui viennent.

2007-12. Joseph et Chico.

Ce 10 octobre 2007.

Après vous avoir parlé du pèlerinage de notre Frère à Rome, je dois maintenant vous entretenir d’un évènement littéraire qui est directement en rapport avec notre Saint-Père le Pape Benoît XVI et qui a beaucoup d’importance à mes yeux :

En effet ces jours-ci, en Italie, les éditions du « Messager de Saint Antoine » publient une biographie du Souverain Pontife, abondamment illustrée.

Jusqu’ici rien d’extraordinaire, me direz-vous.
Mais ce qui est justement un évènement, c’est que le narrateur de cette histoire est l’un de mes congénères : Chico, le chat de la ferme de Pentling.

Chico est un gros matou au pelage roux, âgé de neuf ans, qui vit dans la ferme voisine de la maison que le cardinal Joseph Ratzinger avait achetée pour y finir paisiblement ses jours…
Quand il y venait en vacances, Chico désertait la ferme pour s’installer chez lui, jour et nuit. Je ne crois pas trahir un secret en vous confiant qu’il a même griffé le cardinal un jour de Noël! C’est vous dire qu’il connaît bien celui qui est maintenant le Pape, et qu’il peut en parler avec autant de justesse que de précision.
N’oubliez pas que nous, les chats, nous sommes des observateurs de première classe, en même temps que nous sommes des confidents appréciés!

Chico avait tout de suite vu que ce cardinal, occupant un poste important à la Curie romaine, était un ami des chats. Savez-vous comment?
Tout simplement parce qu’il avait fait installer dans son jardin… une statue de chat! Vous pensez bien que s’il se fut agi d’une statue de chien, Chico ne se serait pas aventuré du côté de cette maison!

Peu après le cardinal lui a d’ailleurs confié qu’il avait à Rome deux chats magnifiques.

Je sais que la presse « pipeul », au moment de son élection, s’est interrogée pour savoir si le nouveau Pontife pourrait emmener ses chats dans le Palais Apostolique du Vatican, allant ressortir de vieilles légendes superstitieuses selon lesquelles nous serions des symboles de la présence du démon… Ce qui est insensé et outrageant!

Mais Benoît XVI fait fi de ce genre de ragots et les deux chats, désormais parés du titre de « pontificaux » l’ont bel et bien accompagné, et ils sont même les seuls à avoir le droit de le déranger quand il travaille ou quand il joue du piano…
Il y a des « monsignori » qui en étouffent de jalousie!

Chat pianiste

Bref, Chico le chat bavarois est un véritable ami du Pape.
Aidé de la journaliste Jeanne Perego et de la dessinatrice Donata del Molin Casagrande, il fait en 44 pages un récit passionnant et teinté d’humour de la vie du Pape, depuis cette nuit très froide du 16 avril 1927 où naquit le petit Joseph Aloïs Ratzinger, en passant par les années d’études, celles de la guerre et de la captivité, l’ordination sacerdotale et la période professorale, jusqu’à l’élection au Souverain Pontificat…

Ici, il faut que je vous révèle une chose qui a mis un peu de tristesse au coeur de Chico : il n’a pas revu son grand ami depuis cette élection.
Il y a quelques mois, en septembre 2006, le Souverain Pontife est bien revenu à Pentling, lors de son voyage apostolique en Bavière, mais Chico a été tellement effrayé par le cortège pontifical et le remue ménage des journalistes qu’il s’est enfui à toutes jambes et qu’il s’est caché.
Il aurait pourtant tellement aimé recevoir encore les caresses de son grand ami Joseph!

Le livre de Chico est préfacé par le secrétaire particulier du Saint Père, Monseigneur Georg Gänswein, c’est vous dire si on peut lui faire confiance pour mieux connaître ce Pape véritablement exceptionnel, puisqu’il est un grand ami des minous!

Lully.

2007-12. Joseph et Chico. dans Annonces & Nouvelles 031007gato

Prologue librement inspiré par celui de l’Evangile selon Saint Luc.

Prologue librement inspiré par celui de l'Evangile selon Saint Luc. dans Annonces & Nouvelles dsc08042copiecopie

Le Maître-Chat Lully

« Puisque beaucoup ont entrepris de composer un récit des événements – parfois totalement insignifiants – qui se produisent en ces temps, j’ai décidé moi aussi (puisque je suis chaque jour le témoin scrupuleusement attentif d’une aventure qui est, elle, véritablement hors du commun), de tenir pour vous, amis du Mesnil-Marie, sous la forme d’un récit assorti de commentaires personnels, une espèce de diaire de la fondation du Refuge Notre-Dame de Compassion.

Ainsi pourrez-vous, en suivant les péripéties de notre vie quotidienne, ou en vous associant aux évènements humains et surtout spirituels qui en jalonnent l’existence, garder un lien plus concret avec cette oeuvre que vous soutenez d’une fidèle et pieuse amitié.

Je réclame, bien évidemment, votre indulgence car je ne suis qu’un tout petit chat, mais vous savez aussi que j’occupe au Mesnil-Marie une place privilégiée (voir ici > www)… Puissent néanmoins ces lignes être utiles à tous pour conserver et resserrer le lien de la charité, dans la paix et la joie du coeur! »

patteschats chronique dans Chronique de LullyLully, l’Observateur.

Publié dans:Annonces & Nouvelles, Chronique de Lully |on 10 septembre, 2007 |Commentaires fermés
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