Archive pour la catégorie 'Annonces & Nouvelles'

2010-22. Nous avons un Dauphin!

Armes de Monseigneur le Dauphin

Notre « Mesnil-Marie » est dans une allégresse incroyable en ce soir du 28 mai 2010.

Dès qu’il a appris la nouvelle j’ai vu Frère Maximilien-Marie verser des larmes d’émotion et de bonheur, puis se précipiter pour sonner la cloche à toute volée et allumer un cierge en action de grâces devant l’image de la Madone.

Nous avons appris la naissance des petits Princes Louis, duc de Bourgogne et Alphonse, duc de Berry, nés aujourd’hui à 15 h 33 et 15 h 38, heures de Paris ; ils sont les fils jumeaux du Prince Louis, Chef de la Maison de Bourbon, et de la Princesse Marie-Marguerite, qui – selon le bref communiqué officiel dont nous avons eu connaissance – se porte au mieux.

Nous avions prié et fait prier pour cette heureuse délivrance (cf. > www).

Les deux enfants royaux pèsent  respectivement 3,340 et 3,710 kilos et mesurent 51 et 52 centimètres.

Que Dieu bénisse la Famille Royale!

Par cette double naissance, Il semble assurer la pérennité du sang de Saint Louis, d’Henri IV et de Louis XIV.

Grandes armes de France

Que, par l’intercession de Notre-Dame de l’Assomption, de Sainte Jehanne d’Arc et de Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus, à la prière de Saint Michel, de Sainte Geneviève et de Sainte Clotilde, de Saint Remi et de Saint Martin, de Saint Louis et  de tous les Saints de France, Sa Main toute-puissante protège nos Princes et le Royaume des Lys en le ramenant dans la fidélité à sa vocation scellée dans la fontaine baptismale de Reims!

Lully.

On relira avec grand profit le « Discours sur la Vocation de la France » prononcé dans la chaire de Notre-Dame de Paris par le Cardinal Pacelli, futur Pie XII > ici.

2010-2. Ouverture de l’année jubilaire du 4ème centenaire de la fondation de l’Ordre de la Visitation et 15ème anniversaire de l’affiliation de Frère Maximilien-Marie à l’Ordre de la Visitation.

Saint François de Sales et les premières Mères de la Visitation

6 juin 1610 : fondation de l’Ordre de la Visitation.

Au soir de la fête de Saint François de Sales, 29 janvier 2010.

Chers Amis du « Refuge Notre-Dame de Compassion« ,

Nous sommes dans les derniers jours du mois de janvier  et c’est la fin de la période des voeux ; mais les voeux que nous avons formés pour vous, en commençant la nouvelle année civile, étaient – bien plus que des souhaits conventionnels – des prières à votre intention et à vos intentions, déposées dans le Coeur de Jésus et Marie.

Les prières, qui sont faites pour vous au « Mesnil-Marie« , vous le savez bien, ne se limitent pas au « temps des voeux » mais se continuent quotidiennement tout au long de l’année. Frère Maximilien-Marie aime tout particulièrement citer un aphorisme de son cher maître (il lui donne volontiers ce nom en raison du rôle très important qu’il a joué dans l’éveil de sa pensée et dans le développement de sa vie spirituelle), Gustave Thibon (cf >www), qui dans son style d’une incomparable et profonde concision a admirablement exprimé ce qui est au plus profond de la vie religieuse :   » Prière. – Je prie pour vous – cela ne signifie pas que je prononce de temps en temps quelques paroles en pensant à vous ; cela signifie que je me sens responsable de vous dans ma chair et dans mon âme, que je vous porte en moi comme une mère porte son enfant, que je veux partager, et non seulement partager, mais attirer entièrement sur moi tout le mal, toute la douleur qui vous menacent et que j’offre à Dieu toute ma nuit pour qu’il vous la rende en lumière. « 

L’année civile est déjà bien entamée ; l’année liturgique l’avait précédée d’un mois (cf. > www); et voici que nous venons de commencer encore une autre nouvelle année : une année jubilaire instituée par la Sainte Eglise en l’honneur du quatrième centenaire de la fondation de l’Ordre de la Visitation Sainte Marie.

C’est en effet le 6 juin 1610, qui était cette année-là le dimanche de la Sainte Trinité, que Saint François de Sales introduisit Sainte Jeanne-Françoise Frémyot de Chantal et ses deux premières compagnes dans la petite maison, dite de « la Galerie », en bordure du lac d’Annecy, et leur fit inaugurer la vie communautaire sous la Règle de Saint Augustin.

A l’occasion de ce quatrième centenaire, notre Saint-Père le Pape Benoît XVI, par un décret de la Pénitencerie Apostolique signé le 17 septembre 2008, a accordé aux moniales Visitandines et à tous les fidèles qui visiteront les églises des monastères de la Visitation le don de l’indulgence plénière à certaines dates et aux conditions habituelles :

Décret de la Pénitencerie Apostolique pour l'année jubilaire de la fondation de l'Ordre de la Visitation

(cliquer sur l’image pour lire le texte du décret)

L’année jubilaire de la Visitation a commencé le dimanche 24 janvier (jour de la fête de Saint François de Sales dans le calendrier de la forme ordinaire du rite romain) dans tous les monastères de l’Ordre – mais très particulièrement à Annecy – et elle prendra fin le  13 décembre prochain (jour anniversaire de la mort de Sainte Jeanne de Chantal).

Bien évidemment, au « Mesnil-Marie » nous nous associons de tout notre coeur à la joie de ce jubilé parce que nous sommes reliés d’une manière spéciale à l’Ordre de la Visitation et à la spiritualité de « notre bienheureux père Saint François de Sales ». En effet, Frère Maximilien-Marie est affilié à l’Ordre de la Visitation – c’était d’ailleurs aujourd’hui même le quinzième anniversaire de son affiliation - et l’oeuvre du « Refuge Notre-Dame de Compassion » s’inscrit dans la volonté de réaliser en nos temps, à notre très modeste mesure, le désir que Saint François de Sales avait de voir une communauté religieuse masculine vivant de l’esprit de la Visitation.

Qu’est ce que l’affiliation à l’Ordre de la Visitation?

C’est une pratique qui remonte au temps même de Sainte Jeanne de Chantal. L’Ordre de la Visitation n’a pas de tiers ordre – comme en ont les franciscains ou les carmes -, mais les moniales peuvent proposer à des prêtres, à des religieux, et parfois même à des laïcs, d’entrer dans la famille spirituelle de Saint François de Sales et de Sainte Jeanne de Chantal en se liant à l’Ordre par un lien spirituel privilégié. Cela correspond à un engagement réciproque, préparé par six mois de « quasi noviciat » sous la direction de l’une des supérieures, marqué par la réception de la croix d’argent que portent les Visitandines et consigné dans les registres du monastère.

Je vous retranscris ici le dialogue qui eut lieu le dimanche 29 janvier 1995 dans la chapelle du monastère de la Visitation de Chartres, à l’issue des vêpres et avant la bénédiction du Très Saint-Sacrement :

La Supérieure : Mon Frère, que demandez-vous de notre monastère?

Frère Maximilien-Marie : La faveur d’être affilié à sa vie spirituelle en me mettant à l’école des enseignements de Saint François de Sales pour devenir une âme vraiment apostolique.

La Supérieure : C’est avec joie que la Communauté accueille votre démarche. « Que ce jour soit donc pour vous un jour de salut et cette heure une heure de bénédiction »(Saint François de Sales).

Engagement : Au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit. Moi, Frère Maximilien-Marie, je m’offre entièrement à Dieu et Lui promets devant la Bienheureuse Vierge Marie, les Saints Fondateurs de la Visitation Sainte-Marie et tous les Saints, de mener une vie conforme à l’Evangile, éclairée par les enseignements de Saint François de Sales.

La Supérieure : Recevez, mon Frère, la Croix de l’Ordre de la Visitation, qu’elle soit comme un sceau sur votre coeur, afin qu’avec le Christ Jésus vous puissiez régner un jour dans Son Royaume avec la Très Sainte Vierge Marie, nos Saints Fondateurs et vos Saints Protecteurs. Cette Croix est le signe visible de la communion spirituelle qui s’établit en ce jour entre vous et les membres de la Communauté.

Avec Chlôris, nous avons fouillé dans les albums photos et, si nous n’avons pas trouvé de cliché du jour même de cette affiliation, nous avons néanmoins découvert une photo qui date du mois d’octobre 1994, au temps où Frère Maximilien-Marie allait presque tous les samedis au monastère de Chartres pour y recevoir les enseignements des Mères  le préparant à cette affiliation. La photo a été prise dans le grand cloître du monastère en compagnie de la Mère Supérieure et de la Mère Assistante.

Frère Maximilien-Marie à la Visitation de Chartres en novembre 1994

Tout au long des mois qui viennent, cette année jubilaire nous donnera donc l’occasion d’approfondir certains points de la spiritualité  de Saint François de Sales et de la Visitation. En attendant, je vous souhaite à tous, chers Amis du « Mesnil-Marie« , de participer par beaucoup de grâces aux fruits de cette année jubilaire et je conclue par ces paroles que j’emprunte à Saint François de Sales :

 » Dieu vous bénisse de sa grande bénédiction ; c’est le continuel et invariable souhait de ce coeur qui est vôtre en Jésus-Christ ».

Lully. 

Blason de l'ordre de la Visitation

Armoiries de la Visitation.

Pour prier Notre-Dame avec Saint François de Sales > www.

Comment St François de Sales et Ste Jeanne de Chantal furent amenés à fonder l’Ordre de la Visitation, ici > www, et récit de l’ouverture du premier monastère de la Visitation > www.

2010-1. « Les racines de la situation qui est sous les yeux de tous, sont d’ordre moral et la question doit être affrontée dans le cadre d’un grand effort d’éducation, afin de promouvoir un changement effectif des mentalités et d’établir de nouveaux modes de vie. » (Benoît XVI)

Bonne et sainte année 2010 !

* * * * * * *

Lundi 11 janvier 2010.

Chers Amis du « Refuge Notre-Dame de Compassion« ,

Ce matin même, notre Saint-Père le Pape Benoît XVI a  reçu  pour la traditionnelle cérémonie des voeux l’ensemble du corps diplomatique accrédité près le Saint-Siège. Cet évènement est toujours l’occasion pour le pape de revenir sur les moments principaux de l’année qui vient de s’écouler et de dresser un bilan sur la situation internationale. C’est aussi à l’occasion de ce discours que je veux vous présenter mes voeux  fervents et amicaux pour l’année qui vient de commencer : tous les passages de ce long texte sont importants et requièrent de nous une attention filiale.

En vous souhaitant, selon la formule traditionnelle, une « Bonne et heureuse année« , je souhaite que chacun d’entre nous prenne toujours davantage conscience de l’importance qu’il a aux yeux de Dieu et de l’urgence qu’il en découle de vivre en pleine correspondance avec le plan du Créateur : notre bonheur et notre épanouissement personnel en dépendent comme en dépendent ceux de toute l’humanité.  La paix intérieure, la joie du coeur, la santé de l’âme et du corps, l’harmonie des rapports entre les hommes dans nos familles, à l’intérieur des Etats et dans les relations internationales : tout se tient! Je vous encourage à approfondir le message très fort, même avec l’onction de la diplomatie ecclésiastique, dans lequel le Souverain Pontife « épingle » le relativisme occidental destructeur et l’appel, qui s’adresse à chacun de nous, à renouveler nos mentalités et nos modes de vie…

Avec l’assurance de ma prière fidèle et amicale, in Corde Iesu et Mariae.

frère Maximilien-Marie.

2010-1.

Excellences,

Mesdames et Messieurs,

Cette rencontre traditionnelle du début de l’année, deux semaines après la célébration de la naissance du Verbe incarné, est pour moi une grande joie. Comme nous l’avons proclamé dans la liturgie : « Dans le mystère de la Nativité, celui qui par nature est invisible se rend visible à nos yeux ; engendré avant le temps, Il entre dans le cours du temps. Faisant renaître en Lui la création déchue, Il restaure toute chose » (2ème préface de la Nativité). A Noël, nous avons donc contemplé le mystère de Dieu et celui de la création : par l’annonce des anges aux bergers, nous est parvenue la bonne nouvelle du salut de l’homme et du renouvellement de tout l’univers. C’est pourquoi, dans le Message pour la célébration de la Journée Mondiale de la Paix de cette année, j’ai invité toutes les personnes de bonne volonté, à qui les anges ont promis justement la paix, à protéger la création. Et c’est dans le même esprit que je suis heureux de saluer chacun d’entre vous, en particulier ceux qui sont présents pour la première fois à cette cérémonie. Je vous remercie vivement pour les vœux dont s’est fait l’interprète votre doyen, Monsieur l’Ambassadeur Alejandro Valladares Lanza, et vous redis combien j’apprécie la mission que vous accomplissez près le Saint-Siège. Par votre entremise, je désire faire parvenir de cordiales salutations et des souhaits de paix et de bonheur aux Autorités et à tous les habitants des pays que vous représentez dignement. Ma pensée s’étend aussi à toutes les autres nations de la terre : le Successeur de Pierre tient sa porte ouverte à tous et désire entretenir avec tous des relations qui contribuent au progrès de la famille humaine. Depuis quelques semaines, de pleines relations diplomatiques ont été établies entre le Saint-Siège et la Fédération de Russie, c’est là un motif de profonde satisfaction. De même, a été très significative la visite que m’a faite récemment le Président de la République Socialiste du Vietnam, pays cher à mon cœur, où l’Eglise célèbre sa présence multiséculaire par une Année jubilaire. Dans cet esprit d’ouverture, au cours de l’année 2009, j’ai reçu de nombreuses personnalités politiques venant de divers pays ; j’ai aussi visité certains d’entre eux et je me propose à l’avenir, dans la mesure du possible, de continuer à le faire.

L’Eglise est ouverte à tous parce que, en Dieu, elle existe pour les autres ! Elle participe donc intensément au sort de l’humanité qui, en cette année à peine commencée, apparaît encore marquée par la crise dramatique qui a frappé l’économie mondiale, provoquant une instabilité sociale grave et diffuse. Dans l’Encyclique « Caritas in Veritate », j’ai invité à rechercher les racines profondes de cette situation : en dernière analyse, elles résident dans une mentalité courante égoïste et matérialiste, oublieuse des limites inhérentes à toute créature. Aujourd’hui, je voudrais souligner que cette même mentalité menace également la création. Chacun de nous pourrait citer, probablement, un exemple des dommages qu’elle provoque à l’environnement, partout dans le monde. J’en cite un, parmi tant d’autres, dans l’histoire récente de l’Europe : il y a vingt ans, quand tomba le mur de Berlin et quand s’écroulèrent les régimes matérialistes et athées qui avaient dominé pendant plusieurs décennies une partie de ce continent, n’a-t-on pas pu prendre la mesure des profondes blessures qu’un système économique privé de références fondées sur la vérité de l’homme avait infligé non seulement à la dignité et à la liberté des personnes et des peuples, mais aussi à la nature, avec la pollution du sol, des eaux et de l’air ? La négation de Dieu défigure la liberté de la personne humaine, mais dévaste aussi la création. Il s’ensuit que la sauvegarde de la création ne répond pas principalement à une exigence esthétique, mais bien davantage à une exigence morale, car la nature exprime un dessein d’amour et de vérité qui nous précède et qui vient de Dieu.

C’est pourquoi je partage la préoccupation majeure que causent les résistances d’ordre économique et politique à la lutte contre la dégradation de l’environnement. Il s’agit de difficultés qui ont pu être constatées encore dernièrement, lors de la 15ème Session de la Conférence des Etats parties à la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques, qui s’est tenue à Copenhague du 7 au 18 décembre dernier. Je souhaite que dans le courant de cette année, d’abord à Bonn, et puis à Mexico, il soit possible de parvenir à un accord pour affronter cette question de façon efficace. Il s’agit d’un enjeu d’autant plus important qu’il en va du destin même de certaines nations, en particulier certains Etats insulaires.

Il convient, toutefois, que cette attention et cet engagement pour l’environnement soient bien ordonnés dans l’ensemble des grands défis qui se posent à l’humanité. Si l’on veut construire une vraie paix, comment serait-il possible de séparer, ou même d’opposer, la protection de l’environnement et celle de la vie humaine, y compris la vie avant la naissance ? C’est dans le respect que la personne humaine a d’elle-même que se manifeste son sens de la responsabilité pour la création. Car, comme saint Thomas d’Aquin l’enseigne, l’homme représente ce qu’il y a de plus noble dans l’univers (cf. Summa Theologiae, I, q. 29, a.3). En outre, et je l’ai rappelé lors du récent Sommet mondial de la FAO sur la Sécurité alimentaire, « la terre est en mesure de nourrir tous ses habitants » (Discours du 16 novembre 2009, n. 2), pourvu que l’égoïsme ne conduise pas à l’accaparement par quelques-uns des biens destinés à tous !

Je voudrais souligner encore que la sauvegarde de la création implique une gestion correcte des ressources naturelles des pays et, en premier lieu, de ceux qui sont économiquement défavorisés. Ma pensée va au continent africain, que j’ai eu la joie de visiter au mois de mars dernier, lors de mon voyage au Cameroun et en Angola, et auquel ont été consacrés les travaux de la récente Assemblée spéciale du Synode des Evêques. Les Pères synodaux ont signalé avec préoccupation l’érosion et la désertification de grandes étendues de terre cultivable, à cause de la surexploitation et de la pollution de l’environnement (cf. Propositio 22). En Afrique, comme ailleurs, il est nécessaire d’adopter des choix politiques et économiques qui assurent « des formes de production agricole et industrielle respectueuses de l’ordre de la création et satisfaisantes pour les besoins essentiels de tous » (Message pour la célébration de la Journée Mondiale de la Paix 2010, n. 10).

Comment oublier, d’autre part, que la lutte pour l’accès aux ressources naturelles est l’une des causes de plusieurs conflits, entre autres en Afrique, ainsi que la source d’un risque permanent dans d’autres cas ? C’est aussi pour cette raison que je répète avec force que, pour cultiver la paix, il faut protéger la création ! Par ailleurs, il y a encore de vastes étendues, par exemple en Afghanistan ou en certains pays de l’Amérique Latine, où malheureusement l’agriculture est encore liée à la production de drogue, et où elle constitue une source non négligeable d’emploi et de subsistance. Si on veut la paix, il faut préserver la création par la reconversion de telles activités et je voudrais demander, une fois encore, à la communauté internationale de ne pas se résigner au trafic de la drogue et aux graves problèmes moraux et sociaux que celle-ci engendre.

Oui, Mesdames et Messieurs, la protection de la création est un facteur important de paix et de justice ! Parmi les nombreux défis qu’elle lance, l’un des plus graves est celui de l’augmentation des dépenses militaires ainsi que du maintien et du développement des arsenaux nucléaires. D’énormes ressources économiques sont absorbées à ces fins, alors qu’elles pourraient être destinées au développement des peuples, surtout des plus pauvres. C’est pourquoi j’espère fermement que, lors de la Conférence d’examen du Traité de non prolifération des armes nucléaires, qui se tiendra au mois de mai prochain à New York, soient prises des décisions efficaces en vue d’un désarmement progressif, visant à libérer la planète des armes nucléaires. Plus généralement, je déplore que la production et l’exportation des armes contribuent à perpétuer conflits et violences, comme au Darfour, en Somalie ou en République Démocratique du Congo. A l’incapacité des parties directement impliquées à s’extraire de la spirale de violence et de douleur engendrée par ces conflits, s’ajoute l’apparente impuissance des autres pays et des Organisations internationales à ramener la paix, sans compter l’indifférence quasi résignée de l’opinion publique mondiale. Il n’est pas besoin de souligner combien de tels conflits endommagent et dégradent l’environnement. Comment, enfin, ne pas mentionner le terrorisme, qui met en danger tant de vies innocentes et provoque une anxiété diffuse ? En cette circonstance solennelle, je voudrais renouveler l’appel que j’ai lancé le 1er janvier, lors de la prière de l’Angelus, à ceux qui font partie de groupes armés, quels qu’ils soient, afin qu’ils abandonnent la voie de la violence et ouvrent leur cœur à la joie de la paix.

Les graves violences que je viens d’évoquer, associées aux fléaux de la pauvreté et de la faim, ainsi qu’aux catastrophes naturelles et à la destruction de l’environnement, contribuent à grossir les rangs de ceux qui abandonnent leur propre terre. Face à un tel exode, je désire exhorter les Autorités civiles, intéressées à divers titres, à œuvrer avec justice, solidarité et clairvoyance. En particulier, je voudrais mentionner ici les Chrétiens du Moyen-Orient. Assaillis de diverses manières, jusque dans l’exercice de leur liberté religieuse, ils quittent la terre de leurs pères, où se développa l’Eglise des premiers siècles. C’est pour leur apporter un soutien et pour leur faire sentir la proximité de leurs frères dans la foi que j’ai convoqué pour l’automne prochain l’Assemblée spéciale du Synode des Evêques sur le Moyen-Orient.

Mesdames et Messieurs les Ambassadeurs, je n’ai évoqué jusqu’ici que quelques aspects liés à la problématique de l’environnement. Cependant, les racines de la situation qui est sous les yeux de tous, sont d’ordre moral et la question doit être affrontée dans le cadre d’un grand effort d’éducation, afin de promouvoir un changement effectif des mentalités et d’établir de nouveaux modes de vie. La communauté des croyants peut et veut y participer, mais, pour ce faire, il faut que son rôle public soit reconnu. Malheureusement, dans certains pays, surtout occidentaux, se diffuse parmi les milieux politiques et culturels, ainsi que dans les médias, un sentiment de peu de considération et parfois d’hostilité, pour ne pas dire de mépris, envers la religion, en particulier la religion chrétienne. Il est clair que si le relativisme est considéré comme un élément constitutif essentiel de la démocratie, on risque de ne concevoir la laïcité qu’en termes d’exclusion ou, plus exactement, de refus de l’importance sociale du fait religieux. Une telle approche, cependant, crée confrontation et division, blesse la paix, perturbe l’écologie humaine et, en rejetant par principe les attitudes différentes de la sienne, devient une voie sans issue. Il est donc urgent de définir une laïcité positive, ouverte, qui, fondée sur une juste autonomie de l’ordre temporel et de l’ordre spirituel, favorise une saine collaboration et un esprit de responsabilité partagée. Dans cette perspective, je pense à l’Europe, qui, avec l’entrée en vigueur du Traité de Lisbonne, a ouvert une nouvelle phase de son processus d’intégration, que le Saint-Siège continuera à suivre avec respect et avec une attention bienveillante. Notant avec satisfaction que le Traité prévoit que l’Union européenne maintienne avec les Eglises un dialogue « ouvert, transparent et régulier » (art. 17), je forme des vœux afin que, dans la construction de son avenir, l’Europe sache toujours puiser aux sources de sa propre identité chrétienne. Comme je l’ai dit, durant mon voyage apostolique en République Tchèque, au mois de septembre dernier, celle-ci a un rôle irremplaçable « pour la formation de la conscience de chaque génération et la promotion d’un consensus éthique de base qui est utile à toute personne qui appelle ce continent ‘ma maison’ ! » (Rencontre avec les Autorités politiques et civiles et avec le Corps diplomatique, 26 septembre 2009).

Poursuivant notre réflexion, il est nécessaire de relever que la problématique de l’environnement est complexe ; on pourrait dire qu’il s’agit d’un prisme aux facettes multiples. Les créatures sont différentes les unes des autres et peuvent être protégées, ou au contraire mises en danger de diverses manières, comme nous le montre l’expérience quotidienne. Une de ces attaques provient des lois ou des projets qui, au nom de la lutte contre la discrimination, attentent au fondement biologique de la différence entre les sexes. Je me réfère, par exemple, à des pays européens ou du continent américain. « Si tu enlèves la liberté, tu enlèves la dignité », dit saint Colomban (Epist. N. 4 ad Attela, in S. Columbani Opera, Dublin, 1957, p. 34). Toutefois la liberté ne peut être absolue, parce que l’homme n’est pas Dieu, mais image de Dieu, sa créature. Pour l’homme, le chemin à suivre ne peut être fixé par l’arbitraire ou le désir, mais doit consister, plutôt, à correspondre à la structure voulue par le Créateur.

La sauvegarde de la création comporte aussi d’autres défis, auxquels on ne peut répondre que par la solidarité internationale. Je pense aux catastrophes naturelles, qui, durant l’année passée, ont semé morts, souffrances et destructions aux Philippines, au Vietnam, au Laos, au Cambodge et dans l’Ile de Taiwan. Comment ne pas rappeler aussi l’Indonésie et, plus près de nous, la région des Abruzzes frappées par des tremblements de terre dévastateurs ? Face à de tels événements, une généreuse assistance ne doit jamais manquer, parce que la vie même des créatures de Dieu est en jeu. Mais la sauvegarde de la création, en plus de la solidarité, a besoin aussi de la concorde et de la stabilité des Etats. Quand surgissent des divergences et des hostilités entre ces derniers, pour défendre la paix, ils doivent poursuivre avec ténacité la voie d’un dialogue constructif. C’est ce qui advint, il y a vingt-cinq ans, avec le Traité de Paix et d’Amitié entre l’Argentine et le Chili, conclu grâce à la médiation du Siège Apostolique. Il a porté d’abondants fruits de collaboration et de prospérité, qui ont profité, d’une certaine façon, à toute l’Amérique Latine. Dans cette même région du monde, je suis heureux du rapprochement que la Colombie et l’Equateur ont entrepris après plusieurs mois de tension. Plus près de nous, je me réjouis de l’entente conclue entre la Croatie et la Slovénie à propos de l’arbitrage relatif à leur frontière maritime et terrestre. Je me félicite également de l’Accord entre l’Arménie et la Turquie en vue de la reprise de relations diplomatiques, et je souhaite aussi qu’à travers le dialogue, les relations entre tous les pays du Caucase méridional s’améliorent. Durant mon pèlerinage en Terre Sainte, j’ai appelé de façon pressante les Israéliens et les Palestiniens à dialoguer et à respecter les droits de l’autre. Encore une fois, j’élève ma voix, afin que soit universellement reconnu le droit de l’Etat d’Israël à exister et à jouir de la paix et de la sécurité dans des frontières internationalement reconnues. Et que, de même, soit reconnu le droit du Peuple palestinien à une patrie souveraine et indépendante, à vivre avec dignité et à se déplacer librement. Je voudrais, en outre, demander le soutien de tous, afin que soient protégés l’identité et le caractère sacré de Jérusalem, son héritage culturel et religieux, dont la valeur est universelle. Seulement ainsi, cette ville unique, sainte et tourmentée, pourra être signe et anticipation de la paix que Dieu désire pour toute la famille humaine. Par amour du dialogue et de la paix, qui sauvegardent la création, j’exhorte les gouvernants et les citoyens de l’Iraq à dépasser les divisions, la tentation de la violence et l’intolérance, pour construire ensemble l’avenir de leur pays. Les communautés chrétiennes veulent elles aussi y apporter leur contribution, mais pour cela il faut que leur soient assurés respect, sécurité et liberté. Ces derniers mois, le Pakistan a été aussi durement frappé par la violence et certains épisodes ont visé directement la minorité chrétienne. Je demande que tout soit fait afin que de telles agressions ne se renouvellent plus et que les chrétiens puissent se sentir pleinement intégrés dans la vie de leur pays. S’agissant des violences contre les chrétiens, je ne puis omettre de mentionner, par ailleurs, le déplorable attentat dont vient d’être victime la communauté copte égyptienne ces derniers jours, alors même qu’elle fêtait Noël. Concernant l’Iran, je souhaite qu’à travers le dialogue et la collaboration, soient trouvées des solutions communes, aussi bien au niveau national qu’au plan international. Au Liban, qui a surmonté une longue crise politique, je souhaite de continuer sur la voie de la concorde. J’espère que le Honduras, après un temps d’incertitude et d’agitation, s’achemine vers une normalité politique et sociale retrouvée. Et je souhaite qu’il en aille de même pour la Guinée et pour Madagascar, avec l’aide effective et désintéressée de la communauté internationale.

Mesdames et Messieurs les Ambassadeurs, au terme de ce rapide tour d’horizon, qui, à cause de sa brièveté, ne peut mentionner toutes les situations qui mériteraient de l’être, me reviennent à l’esprit les mots de l’Apôtre Paul, pour qui « la création tout entière crie sa souffrance » et « nous aussi, nous crions en nous-mêmes notre souffrance » (Rom. 8, 22-23). Oui, il y a tant de souffrances dans l’humanité et l’égoïsme humain blesse la création de bien des façons. C’est pour cela que l’attente du salut, qui concerne toute la création, est encore plus intense et qu’elle est présente dans le cœur de tous, croyants et incroyants. L’Eglise indique que la réponse à cette aspiration est le Christ « premier-né par rapport à toute créature, car c’est en lui que tout a été créé dans les cieux et sur la terre » (Col. 1, 15-16). Fixant sur Lui mon regard, j’exhorte toute personne de bonne volonté à œuvrer avec confiance et générosité pour la dignité et la liberté de l’homme. Que la lumière et la force de Jésus nous aident à respecter l’écologie humaine, conscients que l’écologie environnementale en trouvera aussi un bénéfice, car le livre de la nature est unique et indivisible ! C’est ainsi que nous pourrons consolider la paix, aujourd’hui et pour les générations à venir. Bonne année à tous !

Armoiries de Sa Sainteté le Pape Benoît XVI

2009-1. Voeux pour l’année 2009.

Vitrail de la Vierge à l'Enfant

Chers, bien chers Amis,

« Saluons l’année nouvelle avec joie et confiance, elle est un présent de la bonté de Dieu »… En ce dernier jour de l’année 2008, je n’hésite pas à faire miennes ces paroles de Saint François de Sales et à vous les adresser.

Malgré toutes les inquiétudes dont l’ombre pèse  – parfois si lourdement – sur nos familles et sur nos pays, malgré la crise grave qui secoue notre monde, malgré la tristesse des maladies et des deuils qui ont éprouvé un si grand nombre d’entre vous, je viens vers vous à travers ces quelques modestes lignes afin de vous souhaiter une bonne et heureuse année 2009… Oh, oui! je vous la souhaite la meilleure possible, même si nous avons  conscience que le bonheur parfait ne sera jamais atteint ici-bas, et même si nous pressentons que les semaines et les mois à venir – comme ceux de l’année qui s’achève – ne seront pas exempts de peines et de souffrances.

Cependant – malgré et au-delà de toutes les difficultés de cette condition terrestre -, ayant bien présent à l’esprit et au coeur  chacun de vos visages, chacune de vos intentions,  de vos joies et de vos peines, de vos espérances et de vos attentes, je vous présente ces voeux fervents, profondément enracinés dans l’amitié. Ce ne sont pas de simples « voeux pieux », énoncés de façon formelle : c’est par-dessus tout une prière que je dépose dans le Coeur de Jésus et de Marie.

De toute la ferveur de mon âme, je vous recommande - vous-mêmes et tous les vôtres, tous ceux qui vous sont chers, tous ceux que vous portez dans vos coeurs – au divin Roi d’Amour et à sa très Sainte Mère, je vous confie à leur bénédiction aimante : qu’ils vous accordent chaque jour la force,  physique et morale, pour avancer et persévérer dans la voie montante et difficile du quotidien ; qu’ils vous donnent le courage et la consolation intérieure, nécessaires pour ne pas céder aux tentations du découragement ; qu’ils emplissent vos coeurs de paix et de lumière; qu’ils vous conduisent dans la voie de la plénitude intérieure dans l’amour, qui seul est grand, qui seul est fécond, qui est la source de toute vraie richesse et de tout vrai bonheur!

Bonne, très bonne et surtout sainte année 2009!

Frère Maximilien-Marie du Sacré-Coeur.

Publié dans:Annonces & Nouvelles, Textes spirituels |on 31 décembre, 2008 |19 Commentaires »

2008-47. Appel à l’aide…

Vendredi 29 Août 2008, fête du martyre de Saint Jean-Baptiste.

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Chers Amis du « Refuge Notre-Dame de Compassion« ,

Depuis notre arrivée dans notre nouveau « Mesnil-Marie », le 30 juin, vous avez pu lire au fur et à mesure de mes chroniques comment Frère Maximilien a réussi à faire avancer bien des choses : dès avant notre installation, la mise en place des portes (cf > www), puis le sablage de l’ancienne cheminée et l’installation du chauffage (cf > www) et depuis notre déménagement, tout au long du mois de juillet, les travaux extérieurs pour l’arrivée de l’eau et l’assainissement (cf > www), les défrichements et aménagements extérieurs (cf > www), la mise en service des premiers points d’eau dans la maison et le début de la réfection du plancher (cf > www)…

Au cours du mois d’août, du fait des congés de la plupart des artisans, il n’y a pas eu d’avancée « spectaculaire », sinon l’abattage et le débitage d’un énorme frêne (vous en apercevrez le tronc sur la photo que vous verrez ci-dessous), dont Frère Maximilien-Marie s’emploie peu à peu à fendre les billots avant de les ranger pour qu’ils sèchent : ils ne pourront servir au chauffage que dans une grosse année, pour l’hiver 2009-2010. Très prochainement, on doit nous livrer la provision de bois pour la saison froide ; celle-ci commencera tôt car, depuis le 15 août, nous constatons une baisse sensible des températures et nous devons – certains soirs – faire une flambée pour réchauffer l’atmosphère. Avant que l’automne ne s’installe il faut absolument que 1) la révision et l’isolation de la toiture, 2) la mise en place des gouttières, 3) l’installation des fenêtres et portes qui manquent soient réalisées . Dès la deuxième quinzaine d’octobre nous pourrons très vraisemblablement  avoir les premières gelées… Il nous faut également, pour les aménagements intérieurs, continuer l’installation des sanitaires (actuellement Frère Maximilien-Marie continue à aller prendre sa douche chez notre si bienveillante voisine).

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Je lance pour Frère Maximilien-Marie un appel à tous ceux qui auraient la possibilité de nous soutenir et nous aider : il a besoin d’aide, il a besoin de bras!!! Concrètement, si vous connaissez des troupes scoutes (ou des groupes de jeunes) qui cherchent des lieux où ils pourraient accomplir leurs B.A., ou encore des personnes qui ont tout à la fois des disponibilités et des compétences  pour effectuer de petits travaux de maçonnerie, d’électricité …etc., parlez-leur de nous : répercutez mon appel. Certes nous sommes un peu « loin de tout » ;  venir nous aider nécessite des déplacements – parfois longs – et sans doute de rester quelques jours sur place, mais « à coeurs vaillants, rien d’impossible« !

Merci d’avance pour tout ce que vous pourrez faire.

Bien sûr, et plus que jamais, nous recommandons l’aventure de cette fondation à vos bonnes prières, vous pouvez être assurés de celles  de Frère Maximilien-Marie à toutes vos intentions auprès de Notre-Dame de Compassion.

Lully.

Publié dans:Annonces & Nouvelles |on 29 août, 2008 |1 Commentaire »

10 juillet 2008 : Lully a deux ans!

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Oui, cher Lully, en ce 10 juillet, Frère Maximilien-Marie et les Amis du Refuge Notre-Dame de Compassion s’associent à ces trois charmants minous pour te présenter des voeux fervents et affectueux et pour te souhaiter une longue et heureuse vie dans ton nouveau « Mesnil-Marie« !

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Publié dans:Annonces & Nouvelles |on 9 juillet, 2008 |4 Commentaires »

2008-16. Où Lully profite de ce Dimanche des Rameaux pour vous faire part d’une bonne nouvelle.

Dimanche des Rameaux et deuxième de la Passion, 16 mars 2008.

Chers Amis du « Mesnil-Marie »,

Pour les fidèles de la Sainte Eglise Catholique, la liturgie si impressionnante de ce jour a marqué l’entrée dans la « Grande Semaine« .

Comme je ne suis qu’un tout petit chat, je n’ai évidemment pas été à T**** pour la Procession des Rameaux et la Messe solennelle de la Passion, mais j’étais vraiment très heureux de voir revenir  Frère Maximilien-Marie avec les branches d’olivier bénites. En effet, le Frère m’a bien expliqué le sens de ces rameaux bénits que les fidèles portent dans leurs mains pour acclamer la Royauté de Notre-Seigneur Jésus-Christ et pour témoigner de leur Foi dans sa victoire et dans sa Résurrection au moment même où il va sembler anéanti et vaincu par les puissances du mal et de la mort…

En outre, ce matin, en lisant par dessus l’épaule de Frère Maximilien-Marie lorsqu’il se préparait à la liturgie en méditant les textes du missel, j’ai bien remarqué que l’oraison conclusive de la Procession demandait une bénédiction particulière de Dieu sur tous les lieux où les rameaux bénits seraient ensuite emportés, et leur donnait une vertu surnaturelle pour en repousser le mal et les illusions du démon (Frère Maximilien-Marie m’a même fait observer que le missel de Paul VI avait supprimé cette prière!). Ainsi, moi aussi, même si je ne suis pas allé à la Procession, je peux malgré tout bénéficier de la bénédiction et de la protection de Dieu parce que j’habite une maison où ces rameaux ont été apportés…

A propos de maison, il faut que je vous fasse part d’une grande nouvelle que j’ai apprise il y a deux jours, à l’occasion de ce vendredi de la Passion où l’on commémore solennellement la Compassion de Notre-Dame, et que j’ai le droit de vous communiquer à mon tour : Frère Maximilien-Marie a trouvé une maison qui va devenir dans quelques mois notre nouveau « Mesnil-Marie ». Cela n’a pas été simple (je vous avais fait part de mes inquiétudes), mais un accord a été trouvé, la négociation a abouti comme il le souhaitait et nous en sommes grandement soulagés. J’aurais bien sûr plein de choses à vous raconter à ce sujet, mais pour l’heure je me contente de vous retranscrire la lettre circulaire que Frère Maximilien-Marie a rédigée et qu’il a commencé à expédier pour informer nos amis, et aussi solliciter de l’aide… Je vous dis à très bientôt et vous laisse à sa lecture.

Lully.

Icône de l'entrée messianique à Jérusalem

Vendredi de la Passion, 14 mars 2008
Commémoration de Notre-Dame des Douleurs.

Chers Parents, Amis et Bienfaiteurs,

Cette « circulaire » vous parviendra à l’occasion des Fêtes Pascales : en tout premier lieu, nous confions donc à ces lignes des vœux fervents à votre intention, priant notre divin Rédempteur et la Vierge co-rédemptrice sa Mère, Notre-Dame de Compassion, de vous combler de très abondantes grâces, vous-mêmes et tous ceux qui vous sont chers. Nous pensons fidèlement à toutes les intentions que vous nous recommandez, en particulier aux malades et aux personnes dans l’épreuve. En ces jours où nous célébrons la victoire de notre Dieu sur le mal et sur les puissances infernales, par la Croix, nous vous souhaitons d’être fortifiés dans cette Espérance surnaturelle dont notre Saint Père le Pape nous a merveilleusement entretenus dans son encyclique « Spe salvi » : cette Espérance trouve dans le mystère de la Mort et de la Résurrection de Notre-Seigneur, son fondement le plus assuré.

Vous le savez, notre implantation à L****** touchera bientôt à son terme : diverses pressions exercées sur la vieille personne qui avait mis sa propriété à notre disposition avec promesse de don, l’ont conduite à reprendre sa parole et à se rétracter. Depuis des mois, nous avons prospecté, passé des annonces, lancé des appels, pris de multiples contacts… etc. en vue de trouver la mise à disposition d’une autre propriété convenable pour le déménagement et le développement de notre fondation. En vain. Par ailleurs, notre attachement à la liturgie latine traditionnelle, pourtant en pleine conformité avec les dispositions édictées par le Souverain Pontife dans le motu proprio « Summorum Pontificum cura« , nous vaut habituellement le rejet et l’hostilité des évêques français, et nous ne pouvons rien espérer de ce côté…

Voilà pourquoi nous nous sommes décidés à une acquisition, engageant pour cela les quelques sommes que nous avions déjà recueillies en vue de la réfection des toitures et l’aménagement de la chapelle dont nous avions obtenu le permis de construire. En installant le « Refuge Notre-Dame de Compassion » dans une propriété qui sera véritablement sienne, nous ne ferons que mettre en œuvre les conseils que nous avons reçus de plusieurs ecclésiastiques compétents, et à Rome même, pour la conduite de cette fondation.

Une acquisition n’est envisageable que si elle permet effectivement l’implantation et le développement de la communauté. Enoncé ainsi, cela peut sembler une évidence ; mais en pratique ce n’est pas aussi facile que cela à trouver : en effet (et même si tout n’est pas dès le départ totalement conforme à nos besoins) il faut que la superficie et la disposition se prêtent au moins aux aménagements et aux travaux qui permettront d’avoir les espaces de recueillement, de vie commune et de travail, en conformité avec l’esprit de notre fondation. Le facteur de l’adéquation des lieux nous a conduits à rechercher du côté des anciennes fermes dont le potentiel bâti, se prête à ces aménagements, avec aussi l’avantage de pouvoir disposer d’un terrain offrant tout à la fois un espace de calme et la possibilité de cultiver un jardin. La question financière nous a obligés à chercher dans une région un peu « reculée » et du côté des biens à restaurer. C’est ainsi que nous avons jeté notre dévolu sur une vieille mais belle petite ferme, située à l’intérieur d’un « Parc naturel « , et avons finalement obtenu des conditions tout à fait raisonnables pour son acquisition.

Vous vous en doutez cependant, cet achat et les travaux d’aménagement et de restauration qui s’imposent dès à présent, dépassent largement nos possibilités, ce pourquoi nous venons vers vous en mendiants, sollicitant toute aide pécuniaire, même petite (ne dit-on pas que « les petits ruisseaux font les grandes rivières « ?)…

Il nous faudra en effet de toute urgence mettre en place (là où elles manquent) ou remplacer (en raison de leur délabrement) quelques portes et fenêtres, installer un assainissement, faire le raccordement de la maison à l’eau de la source, prévoir des sanitaires… etc.
En nous venant en aide maintenant, vous permettrez au « Refuge Notre-Dame de Compassion » de surmonter l’épreuve, suscitée par ceux qui voulaient voir sa disparition, et vous contribuerez aussi à son développement et à son rayonnement, pour la gloire et le règne du Sacré-Cœur de Jésus, pour l’amour de Notre-Dame et de son Cœur douloureux et immaculé, pour faciliter aussi l’accueil ardemment désiré de vocations religieuses…

Nous vous serions également reconnaissants de bien vouloir répercuter notre appel auprès de toutes les personnes de votre entourage susceptibles de soutenir notre fondation.

Concrètement, ceux qui seraient résolus à nous aider peuvent le faire en nous adressant leur don par chèque à l’ordre du « Refuge N.D. de Compassion«  ou peuvent également opter pour un versement automatique régulier en utilisant au préalable le formulaire de contact de ce blogue.

En vous remerciant de l’attention que vous avez bien voulu porter à ce courrier et – par avance – pour toute aide que vous pourrez nous apporter, nous recommandons instamment notre avenir et nos projets à vos prières amicales et nous vous assurons de notre fidèle intercession à vos intentions auprès de Notre-Dame de Compassion et du Cœur de son divin Fils.

Pour l’association « Refuge Notre-Dame de Compassion« ,

Frère Maximilien-Marie du Sacré-Cœur.

2008-12. Où Lully expose les raisons et les péripéties d’un voyage en Vivarais.

Jeudi de la Passion 13 mars 2008.

Chers Amis,

Voici une semaine que le Frère et moi sommes partis en direction du sud-est de la France : non pas pour de la villégiature et du farniente, mais – compte-tenu de la situation dont je vous en parlais dans mon courrier du 5 mars (cf.www) – pour y prospecter, dans l’espoir d’y trouver le nouveau lieu d’implantation de notre « Mesnil-Marie« .

 » Pourquoi dans le sud-est? «  Me demanderez-vous peut-être.

Parce que, n’ayant aucune proposition de mise à disposition à titre gracieux, aucune offre de prêt ou de don, Frère Maximilien-Marie pense sérieusement à une acquisition, en utilisant pour cela quelque somme qu’il avait pu mettre de côté pour la réalisation des travaux d’aménagement de la chapelle pour cette propriété de L******.

Or il est bien évident que cet argent qui aurait permis de restaurer les toitures et de restaurer la grande salle qu’il destinait à devenir notre chapelle ne représente pas une somme suffisante pour l’achat d’un bien dans les régions voisines de Paris… même dans un très large périmètre!

Une acquisition n’est envisageable que si elle peut effectivement permettre d’implanter et de développer l’association « Refuge Notre-Dame de Compassion« .

Cela peut paraître une évidence, mais ce n’est pas aussi facile que cela à trouver : en effet – même si tout n’est pas dès le départ totalement conforme à ce qui serait idéal pour un lieu de vie religieuse – il faut que les lieux, par leur superficie et leur disposition, se prêtent au moins à des aménagements et à des travaux qui permettront d’avoir les espaces de prière, de vie et de travail, en conformité avec l’esprit de la fondation.

Ce problème d’argent oblige forcément à rechercher 1) dans des régions un peu reculées, où il n’y a pas une grande « demande » ; 2) du côté des biens à restaurer.

Le facteur de l’adéquation des lieux amène à regarder du côté des vieilles fermes dont le potentiel bâti, peut généralement se prêter à des aménagements conformes à la vie d’une petite communauté… En outre, cela peut aussi présenter l’avantage de disposer d’un peu de terrain qui offre tout à la fois un espace de calme et la possibilité de cultiver un jardin (à ces deux arguments humains, ma sensibilité féline doit en ajouter un troisième qui me paraît vraiment essentiel : dans les vieilles fermes et à leurs abords, on trouve des souris, des mulots, des campagnols, des musaraignes, des rats des moissons, des taupes, des lézards et autres délices de ma race chasseresse!).

Voilà donc les raisons qui ont poussé Frère Maximilien-Marie à retourner faire de nouvelles investigations du côté de son Vivarais natal en me prenant avec lui : nous pouvons en effet rayonner sur les régions avoisinantes à partir de la propriété de sa maman (que je peux bien considérer comme ma « mamie » puisque Frère Maximilien-Marie est mon papa!). Depuis notre dernier passage dans cette ancienne et très belle province, on avait signalé à notre Frère quelques biens dont les caractéristiques pourraient s’accorder à notre recherche, et je sais qu’effectivement il en est qui ont retenu son attention…

Pour l’anecdote, je peux vous montrer deux clichés (cliquer dessus pour les agrandir) pris au tout début de la soirée du 10 mars : de retour d’une visite, Frère Maximilien – qui était accompagné de sa maman ce jour-là – a dû emprunter une route de montagne…

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Sur ces hauts plateaux ardéchois, alors que rien ne le laissait envisager, ils se sont trouvés pris dans une véritable tourmente : la neige tombait en abondance et avait recouvert la route, qu’on ne pouvait repérer que grâce aux piquets fluorescents plantés en bordure des fossés, le vent soufflait violemment et faisait tourbillonner les flocons autour de la voiture, le brouillard étendait en certains endroits des nappes d’une effrayante densité rendant la progression des plus difficiles. Les villages semblaient morts, les routes étaient désertes… et il a fallu une heure et quarante minutes pour parcourir une distance de soixante kilomètres : Frère Maximilien-Marie et sa maman sont rentrés épuisés, transis et affamés… Moi, je les attendais bien au chaud, pelotonné sur un fauteuil, mais un peu inquiet tout de même de ne pas les voir rentrer à l’heure annoncée.

Et puisque nous parlons de voyage, je n’omettrai pas de vous signaler qu’avant de rentrer à L****** Frère Maximilien-Marie a taillé des oliviers (c’est la saison), et en a profité pour remplir le coffre de notre automobile d’une importante charge de leurs rameaux… Ainsi, Monsieur l’Abbé et les paroissiens de T***, ce prochain dimanche, auront-ils le bonheur de faire bénir, de tenir dans leurs mains et d’emporter dans leurs maisons et sur les tombes de leurs proches, de véritables rameaux d’olivier, conformément au récit évangélique et aux textes de la liturgie, pour acclamer Notre-Seigneur Jésus-Christ faisant son entrée messianique dans la Ville Sainte où il vient accomplir sa Passion.

A très bientôt. Je suis votre bien félinement affectionné,

Lully.

2007-40. »Spe salvi ».

Jeudi 29 novembre 2007.

Demain, vendredi 30 novembre, fête de l’Apôtre Saint André, sera rendue publique la seconde encyclique du pontificat de notre Saint-Père le Pape Benoît XVI. Je n’ai pas de « scoop » à vous révéler sur ce sujet; je ne vais donc bien évidemment pas vous en révéler le contenu aujourd’hui… et pour cause! Il est même probable que je ne vous en reparlerai pas avant de l’avoir lue et approfondie, ce qui me demandera tout de même quelques jours.

Néanmoins, nous savons que le titre de cette encyclique a déjà été dévoilé il y a quelques semaines: « Spe salvi« . La plupart des articles qui en ont fait l’annonce ont traduit ces deux mots par : « Sauvés par l’espérance« .

Sans être vraiment inexacte – c’est un sens possible – j’avoue que cette manière de traduire me gène un peu ; il me semble qu’il faut être davantage circonspect dans la traduction car, de toute évidence (et ceux qui n’ont plus l’habitude de lire ou d’entendre lire la Sainte Ecriture dans son texte latin sont évidemment incapables de le voir immédiatement), ces deux mots sont repris de l’épître aux Romains dans laquelle nous lisons : « Spe enim salvi facti sumus. C’est en espérance en effet que nous avons été sauvés » (Rom.VIII,24). Dans le texte de Saint Paul, il n’y aurait pas vraiment de sens à donner à cet ablatif « spe » le sens de « par l’espérance« .

Relisons ensemble tout le passage dont ce verset est extrait (je le cite ici dans la traduction du Maistre de Sacy, parce qu’elle colle très exactement au sens de la Vulgate) : « … Je suis persuadé que les souffrances de la vie présente n’ont point de proportion avec cette gloire qui sera un jour découverte en nous. Aussi les créatures attendent avec un grand désir la manifestation des enfants de Dieu, parce qu’elles sont assujetties à la vanité, et elles ne le sont pas volontairement, mais à cause de celui qui les y a assujetties, avec espérance d’être délivrées aussi elles-mêmes de cet asservissement à la corruption pour (participer à) la glorieuse liberté des enfants de Dieu. Car nous savons que jusqu’à maintenant toutes les créatures soupirent, et sont dans le travail de l’enfantement; et non seulement elles, mais nous encore, qui possédons les prémices de l’Esprit, nous soupirons en nous-mêmes, attendant l’adoption divine, la rédemption de notre corps. Car ce n’est qu’en espérance que nous sommes sauvés. Or quand on voit ce qu’on a espéré, ce n’est plus espérance, puisque nul n’espère ce qu’il voit déjà. Mais si nous espérons ce que nous ne voyons pas, nous l’attendons avec patience… » (Rom.VIII, 18-25). On voit même que Le Maistre de Sacy pour rendre toutes les nuances incluses dans la concision des termes latins traduit par la formule: « Ce n’est qu’en espérance que nous sommes sauvés« .

Car, il faut souvent le rappeler en nos temps, le salut n’est pas automatique. Si Notre-Seigneur Jésus-Christ a effectivement accompli une rédemption surabondante dans Sa Passion, Lui dont « une seule goutte (de sang) peut effacer tous les péchés du monde » (Saint Thomas d’Aquin, hymne « Adoro Te« ), cela ne signifie pas que, dans les faits, tous les hommes reçoivent ce salut. Nous sommes sauvés, mais c’est en espérance: c’est à dire que, plaçant notre confiance dans la miséricorde divine, en nous fondant sur les seuls mérites de Notre-Seigneur Jésus-Christ et non sur la valeur de nos mérites personnels, en comptant sur l’assistance de la grâce du Saint-Esprit, nous désirons et attendons de Dieu la vie éternelle, qui nous sera donnée SI nous sommes fidèles et persévérants dans la voie de l’obéissance aux commandements.

Tout ceci est magnifiquement résumé par la formule de l’acte d’espérance (qui n’est malheureusement pas assez récité par les fidèles) : « Mon Dieu, j’espère avec une ferme confiance que vous me donnerez, par les mérites de Jésus-Christ, votre grâce en ce monde et, si j’observe vos commandements, le bonheur éternel dans l’autre, parce que vous l’avez promis et que vous êtes souverainement fidèle dans vos promesses.« 

On le voit, les fondements de l’espérance résident dans la Parole de Dieu – dans Ses promesses – et dans notre obéissance à Sa Loi. Ce n’est pas le fait d’espérer qui nous sauve, et le salut ne nous est pas acquis – et encore moins dû – par le seul fait que nous l’espérons. Ce n’est pas l’espérance, en tant que disposition de notre coeur, qui nous sauve, mais ce sont les grâces de la Passion du Christ. Le salut nous est promis et nous faisons confiance dans cette promesse divine, cependant cette promesse ne se réalisera que si nous correspondons activement aux grâces de salut méritées par Notre-Seigneur. Voilà pourquoi nous sommes sauvés en espérance, et que nous ne le sommes même présentement qu’en espérance!

Le temps liturgique de l’Avent, qui va commencer ce samedi soir, est le temps de l’espérance. En publiant son encyclique à la veille de l’Avent, notre Saint-Père le Pape veut nous pousser à approfondir le sens de cette vertu théologale, à en vivre plus intensément, et à nous renouveler intérieurement – conformément à la grande Tradition des Pères de l’Eglise – dans la perspective de l’avènement du Seigneur Jésus vers lequel nous devons être tendus. Il nous sera donc certainement très profitable de prendre le texte de cette encyclique comme support de nos méditations et aliment de notre réflexion spirituelle dans les semaines qui viennent.

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