Archive pour la catégorie 'Annonces & Nouvelles'

2025-97. Notre Sœur Pulcinella s’en est allée…

Vendredi 11 juillet 2025.

Pulcinella 2 - 14 mars 2025

Tolbiac veillant sur les progrès de Pulcinella

Chers Amis du Refuge Notre-Dame de Compassion,

       Un grand nombre d’entre vous le sait, au Mesnil-Marie nous avons, depuis le printemps 2013, un poulailler que mon papa-moine surnomme « le couvent des poules augustiniennes ». En fait, installé en bordure de notre prairie, c’est un poulailler que nous avons en commun avec nos plus proches voisins.
Au cours de ces années écoulées, il a connu de nombreux épisodes dramatiques : attaques de rapaces, pour l’écrasante majorité, et attaques de chiens errants quelquefois.
Les attaques survenues au cours des deux premières années nous ont amené à sécuriser au maximum notre poulailler : l’enclos, de quelque 100m², est entouré d’un grillage de presque 1,70 m de hauteur, enterré dans le sol, et doublé à l’extérieur sur près des trois-quarts de sa longueur par des ronces et des orties, qui a été totalement recouvert d’un filet de protection, attaché au sommet du grillage des côtés pour qu’aucun animal ne puisse passer entre les deux…

   Jusqu’à cette année 2025, nous n’avions pas encore eu d’attaque de renard. Ceux-ci sont très (trop) nombreux en nos contrées, et tous les poulaillers des environs, à plusieurs kilomètres à la ronde, ont subi leurs attaques ces derniers mois.
Le nôtre n’a pas fait exception – hélas !

   Au début janvier, nous avions neuf poulettes augustiniennes. La première attaque a eu lieu le samedi 4 janvier, en plein après-midi, et le goupil (que Frère Maximilien-Marie a vu de ses yeux, car il arrivait au poulailler au moment où cela venait de se produire) nous a tué trois poules et blessé grièvement une quatrième. Il était entré en escaladant le portillon de l’enclos et s’était faufilé dans l’interstice (10 cm) laissé libre entre le haut de la porte et le bas du filet.
Il est ensuite revenu (lui ou l’un de ses congénères) une quinzaine de jours après, en début d’après-midi, passant par le même endroit – bien que nous eussions alors hérissé le haut de la porte de pointes métalliques – et il a tué trois autres poules.
Enfin, à la mi-mai, il y eut une troisième attaque, encore en plein après-midi alors que les humains s’activaient dans le hameau : il a tué les deux dernières occupantes du poulailler.

Pulcinella 3 - 18 mars 2025

La paisible cohabitation du chat et de la poule dans la maison pendant 6 mois.

   La poulette qui avait été grièvement blessée le 4 janvier ne nous semblait pas pouvoir survivre très longtemps : elle était profondément choquée ; on ne lui voyait pas de blessures apparentes, mais était incapable de tenir sur ses pattes et semblait avoir la colonne vertébrale brisée. Frère Maximilien-Marie l’a placée dans un carton qu’il a rendu le plus douillet possible, et l’a installée à proximité du poêle dans notre salle à manger, afin d’adoucir ses derniers instants… Avec une seringue il lui administrait (et ce n’était pas facile, croyez-moi !) des granules d’arnica diluées dans de l’eau de source, afin de soulager sa souffrance.

   Mais elle ne mourut pas.
Comme elle avait la tenue d’un pantin désarticulé gisant au sol, mon papa-moine lui donna le nom de Pulcinella (celui de ce peronnage de la Comedia dell’Arte qu’on a traduit en français par Polichinelle). Il a continué à la faire boire à la seringue.
Les semaines passaient ; Pulcinella reprit quelques forces et fut capable de s’alimenter : au début Frère Maximilien-Marie lui préparait des espèces de bouillies, puis elle fut capable de manger du riz, puis des spaghettis coupés en tout petits morceaux, puis des coquillettes, puis des graines et de la viande coupée en très petits morceaux.

   Les fonctions reprenant, Frère Maximilien-Marie devait aussi la garder propre et, plusieurs fois par jour, il devait la nettoyer et changer l’espèce de litière qu’il lui avait aménagée dans une cagette.
Avec de lents progrès, Pulcinella arriva, au cours du mois de mars, à se tenir – d’abord de façon hésitante – sur ses deux pattes : elle ne pouvait pas marcher, mais elle reprenait petit à petit une certaine posture, en se tenant appuyée contre le rebord de sa cagette.

   Pendant les belles journées du mois de mars, quand il n’y avait pas de vent et qu’il travaillait à l’extérieur, mon papa-moine - devenu papa-poule – l’emmenait avec lui et l’installait dans l’herbe nouvelle qu’elle aimait à manger.
En outre, elle devenait de plus en plus familière et commençait à communiquer par de petits gloussements : très éveillée, elle observait tout ce qui se passait dans la pièce et semblait apprécier que nos hôtes de passage vinsent lui parler ou la caresser.

Pulcinella 4 - 12 avril 2025

Tolbiac surveillant attentivement Pulcinella lors d’une sortie printannière.

   Le Samedi-Saint au matin, alors qu’au début de la célébration de la Vigile Pascale une pluie battante empêchait d’allumer le feu pascal à l’extérieur, il fut décidé de procéder à son allumage et à sa bénédiction dans le gros poêle de notre salle à manger. Pulcinella, bien droite, appuyée au bord de sa cagette, observa avec beaucoup d’attention les rites millénaires qui s’accomplissait devant elle.
Et le mardi de Pâques, elle recommença à pondre !

   Depuis l’octave de Pâques, jusqu’à ces derniers jours, elle nous a gratifié en moyenne d’un bel œuf tous les deux jours

   Cependant, au cours du mois de mai, ayant tenté de voler, elle s’était à nouveau blessée, et ne put à nouveau plus se tenir sur ses pattes.
Juin s’est passé sans amélioration, malheureusement, et après le premier samedi du mois de juillet
 nous l’avons vu s’affaiblir, manger moins, être moins réactive, moins vive, plus lasse… jusqu’à ce matin du vendredi 11 juillet 2025 où elle a rendu son âme de vaillante poulette augustinienne à son Créateur. Elle a donc survécu pendant un peu plus de six mois aux traumatismes physiques et psychologiques que lui avait infligés le renard.

   Nous nous étions habitués à l’avoir dans notre salle à manger, habitués à nous occuper d’elle, habitués à communiquer avec elle et à lui manifester de la sollicitude et des soins : nous n’aurions jamais imaginé que le trépas de notre Sœur Pulcinella, dernière survivante du couvent des poules augustiniennes, laissât un vide au Mesnil-Marie !

   Que le Dieu des poules, des chats et des humains (un seul et même Dieu dont la Sainte Ecriture nous enseigne qu’Il n’a de mépris pour aucune de Ses créatures) la garde dans Son Cœur de Créateur aimant !

Tolbiac.

Pulcinella 1 - 10 juillet 2025

La dernière photo de Pulcinella, prise le 10 juillet,
à l’occasion d’une petite sortie dans l’herbe fraîche, à l’abri des ardeurs du soleil.

Publié dans:Annonces & Nouvelles, Chronique de Lully |on 11 juillet, 2025 |5 Commentaires »

2025-94. Pèlerinage légitimiste du 14 juillet 2025.

       Chaque année, à l’occasion du 14 juillet, au jour anniversaire du martyre des prêtres et fidèles qui furent massacrés en haine de la foi catholique et de la royauté chrétienne à la suite de l’échec de la « conspiration de Saillans » (cf. > ici et > ici), le Cercle légitimiste du Vivarais propose à ses adhérents et à ses sympathisants une sorte de pèlerinage en des lieux emblématiques du Vivarais qui sont liés, de près ou de loin, à l’histoire chrétienne et à la contrerévolution dans notre province.

Notre-Dame de Prévenchères - Montpezat-sous-Bauzon

Ancienne église Notre-Dame de Prévenchères et prieuré de Clastres
à Montpezat-sous-Bauzon

   Pour ce 14 juillet 2025, la « pieuse balade » que nous vous proposons se situera à Montpezat-sous-Bauzon, dans la haute Cévenne vivaroise : cette très ancienne bourgade est en effet digne du plus grand intérêt et possède de précieux vestiges historiques que Frère Maximilien-Marie se fera une joie de vous faire découvrir ; c’est aussi ici qu’est née, le 19 décembre 1768, Sainte Marie Rivier qui, en pleine révolution, dont elle fut une adversaire déterminée, fonda la congrégation des Sœurs de la Présentation de Marie.
Nous pourrons prier, en particulier, devant la Pietà miraculeuse qui – à deux reprises – lui rendit la santé.

Piétà miraculeuse de Montpezat

Piétà de facture populaire qui, à deux reprises, rendit miraculeusement la santé
à Sainte Marie Rivier (1768-1838)

[église paroissiale de Montpezat-sous-Bauzon]

En pratique :

- Le rassemblement se fera directement à Montpezat-sous-Bauzon (le lieu exact et l’heure seront précisés lors de l’inscription) ;
- Chacun apporte son pique-nique (ne pas oublier de prendre des sièges pliants ou plaids pour s’assoir) ;
- Prévoir de bonnes chaussures (il n’y aura pas de grande marche, néanmoins la déambulation dans les rues médiévales et l’accès à certains sites n
écessitent d’être correctement chaussé !) ;
- Prévoir aussi son couvre-chef (chapeau, béret, foulard ou autre protection contre le soleil) ou son ombrelle pour ne pas attraper d’insolation !
- Apporter aussi son chapelet ! Ceux qui le désirent peuvent aussi apporter de quoi prendre des notes et faire des photos.

   Inscriptions obligatoires !
Soit en utilisant le formulaire des commentaires ci-dessous (ce ne sera pas publié), soit en contactant directement Frère Maximilien-Marie par courriel ou par téléphone : et de toute façon en indiquant clairement son nom et ses coordonnées téléphoniques.

Vitrail de Sainte Marie Rivier dans l'église de Montpezat

Vitrail représentant Sainte Marie Rivier (1768-1838)
[église paroissiale de Montpezat-sous-Bauzon]

2025-83. « Une nouvelle rupture anthropologique que je condamne fermement ».

Mardi 27 mai 2025.

       Le « Journal du dimanche » (JDD) a fait paraître ce matin une tribune signée de Monseigneur le Prince Louis de Bourbon, duc d’Anjou, de jure Sa Majesté Très Chrétienne le Roi Louis XX, relative au projet de loi sur l’euthanasie que le parlement de la république dite française s’apprête à adopter.

Louis XX

Le message fort et courageux

de l’aîné des Capétiens, Roi de France de droit :

       Au milieu de la fièvre qui agite le personnel politique à propos du projet de loi relatif à la fin de vie, je veux, une fois encore, faire entendre à la France la voix de la tradition politique et de la morale millénaire sur laquelle elle se repose. Cette tradition, je l’assume tout entière en tant que chef de la Maison de Bourbon. Et il m’appartient de veiller à ce qu’elle ne soit pas un reste anecdotique de notre passé, mais bien un guide qui éclaire et conduise nos actes.

   Ce qui se prépare au Parlement constitue une nouvelle rupture anthropologique que je condamne fermement. Je la condamne, car à terme, elle nuit à la France et aux Français. En janvier 2024, j’avais déjà exprimé toutes les craintes et les réserves que j’avais à l’égard du texte qui était en préparation.

   Malheureusement, la réalité a dépassé ce que j’imaginais, comme tous les hommes de bien. Les amendements adoptés dans le cadre de la loi signent l’acte d’abdication de notre société toute entière face à la vulnérabilité, la souffrance et la faiblesse. Le dernier clou dans le cercueil de la civilisation européenne, bâtie sur les lumières du christianisme et de l’humanisme, s’apprête à être planté dans une certaine indifférence médiatique et politique.

   Les décideurs politiques ont une lourde responsabilité face à l’humanité tout entière. Et ce n’est pas en maquillant ce suicide assisté qu’ils s’apprêtent à voter sous le masque d’une pseudo-fraternité qu’ils échapperont au tribunal de l’Histoire et de leur conscience. Je voudrais le leur rappeler, afin qu’ils se rendent compte de la gravité de l’acte qu’ils s’apprêtent à poser.

   Dans un pays marqué par des progrès sociaux importants, par un système de soin extrêmement développé, il est désolant de constater que la lâcheté va être choisie plutôt que le courage, la rentabilité plutôt que le sacrifice. Car ne doutons pas que des logiques comptables abjectes sont à l’œuvre parmi les motivations sous-jacentes. Les personnes les plus fragiles seront priées de comprendre qu’elles sont de trop, qu’elles pèsent un poids trop lourd pour notre économie.

   Peu à peu, un certain modèle hygiéniste de société nous est donc proposé dans lequel la faiblesse, l’inattendu, et l’imperfection ne seront plus tolérés. C’est la Vie et la nature tout entière qui seront rejetées. Et là aussi, nous le savons bien, sous couvert d’humanisme et de liberté, cette loi va encore aggraver les inégalités. Alors que les personnes aisées pourront avoir la chance de parvenir aux unités de soins palliatifs, les plus pauvres, eux, n’auront que la mort comme alternative à leur souffrance. Un contraste frappant pour la république française qui se veut être la championne de l’égalité.

   Les mots ont été vidés de leur sens pour en faciliter l’usage, les valeurs morales ont été évacuées pour faciliter les décisions, les restes de notre civilisation judéo-chrétienne ont été dispersés pour faciliter l’avènement de l’individu-roi. Nous ne raisonnons plus en tant que société, mais en somme d’individus, avec chacun leurs désirs, leurs angoisses, leurs problèmes. Et que le plus fort gagne ! Voilà le nouveau credo de notre société hyper-consumériste.

   L’héritage monarchique que je porte voudrait convaincre mes compatriotes que d’autres voies sont possibles. Qu’il reste tant à faire pour développer les soins palliatifs, qu’il nous reste tant à apprendre de ces gens qui souffrent, qui ne veulent pas mourir, mais auxquels nous ne donnons pas la parole et dont nous refusons d’entendre le témoignage. Cette loi n’est pas qu’une affaire d’individus. Elle est l’affaire de la société française dans toutes ses composantes pour aujourd’hui et pour demain.

   Que voulons-nous pour notre pays ? Pour notre génération et les suivantes ? Et si ceux à qui je m’adresse ne veulent raisonner que de manière égoïste, je veux leur rappeler qu’ils sont les souffrants, les handicapés et les personnes âgées de demain. Peut-être constateront-ils alors que l’appel de la Vie, même dans ces instants les plus vulnérables, reste immense.

   Enfin, je veux également avoir une parole pour les soignants que l’on feint trop d’ignorer et qui ne sont pas entendus. Eux qui sont totalement dévoués au service des malades et des souffrants, eux qui exercent leur profession avec passion et humanité, eux qui côtoient la vie et la mort chaque jour qui passe. Ne renoncez pas à votre déontologie : elle est votre honneur. Elle est le rempart à la fois mince, mais grandiose qui sépare notre civilisation d’une pente glissante, où la vie risquerait de perdre peu à peu sa valeur, et où la compassion se confondrait avec l’abandon.

   Ce rempart, c’est le refus de considérer la vie humaine comme une simple variable d’ajustement, comme un fardeau à soulager par l’effacement. C’est le choix de soigner plutôt que de céder, d’accompagner plutôt que de précipiter. Vous portez, dans l’ombre parfois, une part immense de ce qui fait la dignité de notre société. Soyez fermes dans ce qui fait votre intégrité et votre honneur : les Français vous soutiennent.

   J’en appelle aux médecins, aux philosophes, aux croyants et à tous leurs pasteurs, aux responsables associatifs, et à tous ceux qui savent ce que valent la souffrance, le soin et la fragilité. Refusez ce basculement. Et plus largement, ça n’est pas à chaque Français que je m’adresse, mais bien à la France même. Faisons le choix de ne pas peser la valeur des vies humaines, de ne pas s’ouvrir à un système de mort et surtout de ne pas acter la fin de notre antique civilisation. En effet, c’est bien elle qui sera la première victime de cette loi. Puisse saint Louis éclairer nos dirigeants et nos décideurs politiques.

Armes de France & Navarre

2025-74. Conclusion du mois de Saint Joseph : la relique du manteau de Saint Joseph de la basilique Sainte-Anastasie à Rome.

31 mars,
Dernier jour du mois de Saint Joseph
(toutes nos publications en l’honneur de Saint Joseph sont répertoriées > ici).

Rome basilique Sainte-Anastasie

Rome : basilique Sainte-Anastasie au Palatin

       A Rome, la basilique Sainte-Anastasie, édifiée sur les pentes du Mont Palatin à l’époque de Saint Constantin 1er le Grand, quoique fort ancienne donc n’est toutefois pas l’une des plus connues ni des plus fréquentées par les pèlerins.
Elle est dédiée à Sainte Anastasie de Sirmium, une veuve, martyrisée sous Dioclétien (25 décembre 304), malheureusement bien oubliée de nos jours par les chrétiens d’Occident, alors qu’elle fut des plus populaires dans l’antiquité chrétienne en raison des miracles accomplis par son intercession, au point d’être surnommée par les Grecs Anastasie la « Pharmacolytria », ce que nous pourrions traduire par « la thaumaturge ».
La station de la Sainte Messe de l’Aurore, le 25 décembre, est à Sainte Anastasie, et, dans le Missel traditionnel, on célèbre immanquablement sa mémoire à cette Messe de la Nativité de Notre-Seigneur célébrée aux premiers rayons du soleil.

   Toutefois, si, en ce jour conclusif du mois de Saint Joseph, je vous viens parler de cette basilique romaine, c’est parce qu’elle conserve un précieux reliquaire, très rarement exposé, dans lequel sont renfermées deux reliques insignes : d’une part le fragment d’un voile de la Très Sainte Vierge Marie, et d’autre part un morceau du manteau de Saint Joseph.

   La vidéo ci-dessous (qui, à ma connaissance, n’existe qu’en langue italienne), vous montre l’ouverture de l’armoire sécurisée dans laquelle, derrière une vitre blindée, se trouve le reliquaire (faire un clic droit sur l’avatar ci-dessous, puis « ouvrir dans un nouvel onglet ») :

Image de prévisualisation YouTube

   Selon la tradition, ces fragments de vêtements de Notre-Dame et de Saint Joseph ont été apportés de Terre Sainte à Rome par Saint Jérôme de Stridon (vers 347 – 420) et ont toujours été conservés à Sainte-Anastasie depuis lors.
Le reliquaire actuel n’est pas celui des origines, mais une pièce d’orfèvrerie du XVIIème siècle.

   Le fragment de Voile de la Très Sainte Mère de Dieu est très différent du Saint Voile conservé à la cathédrale de Chartres qui, lui, est fait de fine soie blanche. Ici nous nous trouvons en présence d’une toile tissée plus rustique, ornée de rayures colorées.
Quant au fragment du manteau de Saint Joseph, il est lui aussi de facture assez rustique, épais, et de couleur marron clair.
A ma connaissance, le reliquaire n’a pas été ouvert depuis le XVIIème siècle et il n’a pas été réalisé d’études scientifiques sur ces deux morceaux de tissu.

Exposition du reliquaire en 2021

Reliquaire du voile de la Très Sainte Vierge Marie (au-dessus)
et du manteau de Saint Joseph (en-dessous)
provenant de la basilique Sainte-Anastasie au Capitole
exposé exceptionnellement en décembre 2021
dans la basilique Saint-Joseph du quartier Trionfale, près du Vatican
(basilica San-Giuseppe al Trionfale).

   Ces insignes reliques sont très rarement exposées à la vénération des fidèles. Elles leur ont été présentées de manière tout-à-fait exceptionnelle pendant quelques jours en décembre 2021, et pour l’occasion, elles avaient été transportées dans la basilique Saint-Joseph du quartier Trionfale (basilica San-Giuseppe al Trionfale) proche du Vatican. C’est à cette occasion qu’on été réalisés les clichés que nous vous présentons ici.

Transport du reliquaire en 2021

Transport du reliquaire, composé de deux parties distinctes.

le manteau de Saint Joseph

Le fragment du manteau de Saint Joseph.

Bon Saint Joseph, notre soutien, notre défenseur et notre puissant intercesseur, gardez-nous toujours sous la protection de votre manteau tutélaire.

Ainsi soit-il !

2025-55. Arrivée de la couronne pour la statue de Saint Joseph.

Mercredi des Cendres 5 mars 2025,
Premier mercredi du mois de mars.

Statue de Saint Joseph dans l'oratoire du Mesnil-Marie 5 mars 2025

Chers Amis du Refuge Notre-Dame de Compassion,

       En cette fin d’après-midi du mercredi des Cendres, une douce lumière entre par la fenêtre de l’ouest, à l’Oratoire, revêtant toutes choses de reflets dorés.
Comme c’est le premier mercredi du mois, une veilleuse est allumée devant la statue de Saint Joseph que la générosité de nos bienfaiteurs nous a permis d’acquérir l’été dernier (cf. > ici).

   Depuis l’installation de la statue dans notre oratoire, Frère Maximilien-Marie avait le dessein de couronner Saint Joseph, afin de marquer sa souveraineté sur ces lieux, dont Notre-Dame de Compassion est déjà la Reine toute puissante.

   A l’approche du mois de Saint Joseph, et dès que nous avons eu la certitude que nous aurions un prêtre au Mesnil-Marie pour célébrer la Sainte Messe le 19 mars (cf. > ici), mon papa-moine a pensé qu’il n’y avait pas de jour plus indiqué pour procéder à ce couronnement de la statue de Saint Joseph.
Il y avait néanmoins un hic : nous ne possédions pas de couronne qui fût à la taille de notre statue ! En plus, Frère Maximilien-Marie est toujours extrêmement pointilleux et précis pour ce genre de choses : il ne s’agissait donc pas seulement de trouver une couronne à la bonne taille, mais il fallait qu’elle correspondît aussi aux critères de notre Frère, lequel ne voulait pas d’une couronne dite « fermée » – sur le modèle des couronnes impériales – et qui tenait en outre à ce qu’elle fût ornée d’améthystes !!!

   Eh bien, comme la divine Providence fait bien les choses et ne déçoit jamais ceux qui se confient totalement en elle, nous l’avons trouvée, commandée, et reçue.
En un temps record peut-on dire !

   « Clin-Dieu » suprême elle est arrivée ce mercredi, premier mercredi du mois, alors que nous n’espérions son arrivée que pour la semaine prochaine seulement.
Certes, il est vrai que Frère Maximilien-Marie avait remis l’affaire entre les mains de notre indéfectible Sainte Philomène, et que notre chère et puissante thaumaturge ne nous déçoit jamais !

   Bref ! J’ai la très grande joie de vous présenter la couronne dont notre bon Saint Joseph sera couronné le jour de sa fête !
Rendons grâces à Dieu…

pattes de chat   Tolbiac.

Couronne pour Saint Joseph

2025-53. Mercredi 19 mars 2025 : fête de Saint Joseph au Mesnil-Marie.

Mercredi 19 mars 2025

annonce fête de Saint Joseph 19 mars 2025 - blogue

Fête de Saint Joseph

Epoux de la Bienheureuse Vierge Marie

au Mesnil-Marie

Programme :

- 11 h 30 : Messe chantée & couronnement de la statue de Saint Joseph (voir > ici) ;

- Repas partagé ;

- 15 h 30 : Chapelet et bénédiction du Très Saint Sacrement.

Important :
La chapelle du Mesnil-Marie est un lieu privé, aussi les personnes qui désirent participer à cette fête et être présentes pour le déjeuner voudront-elles bien s’inscrire (au moyen de l’espace des commentaires, ci-dessous – ce ne sera pas publié). Merci par avance !

Monogramme Saint Joseph vignette

2025-45. Annonce : Fête réparatrice de la Sainte Face au Mesnil-Marie.

Mardi 4 mars 2025

Fête réparatrice de la Sainte Face

au Mesnil-Marie

La gravure de la Sainte Face diffusée après le miracle et vénérée par Monsieur Dupont

« Ceux qui contemplent les plaies de ma face sur la terre,
la contempleront un jour rayonnante de gloire dans le Ciel ! »

(paroles de NSJC à Sœur Marie de Saint-Pierre)

Programme :

- 10 h : Instruction de préparation au Carême.

- 11 h 30 : Sainte Messe.

- Repas partagé : inscriptions obligatoires (au plus tard le samedi 1er mars), au moyen de l’espace des commentaires ci-dessous (ce ne sera pas publié).

- 15 h : Chapelet des Sept-Douleurs & Bénédiction du Très Saint Sacrement.

croix et couronne d'épines - vignette

2025-42. Où Son Altesse Félinissime le Prince Tolbiac expose sans circonvolution quelques réflexions générales au sujet de l’épiscopat en France.

19 février,
Au Mesnil-Marie, fête du Bienheureux Anselme Polanco, évêque, et de ses 98 compagnons, tous membres de l’Ordre des Ermites de Saint Augustin, et tous martyrisés par les « Rouges » pendant la guerre civile espagnole (cf. > ici).

Tolbiac écrivant - blogue

Chers Amis du Refuge Notre-Dame de Compassion,

       Evidemment, n’ayant que (bientôt) trois ans, je ne possède pas l’expérience dont certaines de mes connaissances sont enrichies par de longues années à côtoyer les milieux ecclésiastiques.

   Néanmoins, instruit par les nombreux témoignages recueillis auprès de mes aînés, et, d’autre part, informé par un réseau bien structuré de petites souris auxquelles j’ai laissé la vie sauve en échange de leurs loyaux services (parce qu’elles peuvent en toute discrétion glaner de précieuses informations lorsqu’elles se faufilent, par exemple, dans les bureaux de certains évêchés), et enfin appuyé sur le subtil discernement dont la divine Sagesse a, par nature, doté la race féline, je suis parfaitement autorisé à vous expliquer certaines choses du monde ecclésiastique, et tout particulièrement en ce qui concerne les évêques en France.

   Qu’il soit tout de suite bien clair que je n’éprouve aucun mépris pour les hiérarchies légitimes, aucun mépris pour l’épiscopat catholique, tout au contraire !
La charge et la mission des successeurs des Apôtres sont vraiment l’objet de mon plus profond respect et de ma plus haute considération.

   Un respect et une considération tels, d’ailleurs, que je ne puis comprendre que ce ministère puisse, parfois, être confié à des personnes si peu à la hauteur de toutes les exigences de la succession apostolique : des personnes si peu dignes de confiance, parce que si mal formées dans le domaine doctrinal, dans le domaine biblique, dans le domaine spirituel, dans le domaine canonique, dans le domaine historique, dans le domaine artistique aussi, et même dans le simple domaine des qualités les plus élémentaires aux saines relations humaines !

   Comme si une charge était accordée à des personnes qui ne sont pas capables de l’assumer : comme si on avait confié le poste de veilleur (c’est l’un des sens du mot grec « episcopos » qui a donné notre mot français « évêque ») à un soldat qui ne serait pas doté d’une bonne vue ; comme si l’on avait confié la mission de juge à une personne ignorant la loi, mais soumettant son verdict à l’influence de ceux qui, près d’elle, parlent le plus haut et avec le plus d’insistance, sans référence aux principes objectifs du droit ; comme si on demandait à quelqu’un dont les papilles gustatives sont détruites d’écrire des critiques culinaires ; comme si un achromate était propulsé à la tête du département des peintures du Louvre ; comme si un machiavélique petit banquier aveuglé par une ambition démesurée, aveuglé par le vice et aveuglé par son incapacité de se connecter au réel – hier encore inconnu de tous en dehors de ses propres réseaux d’influence – prenait les rênes d’un grand pays…

complot maçonnerie et pouvoir financier

   Dire que de telles personnes sont incapables de la charge que l’on dépose sur leurs épaules n’est ni un jugement ni une médisance : c’est seulement un constat objectif, de la même manière que l’on dit « il pleut » au moment où les nuages font tomber des gouttes d’eau sur la terre.

   Lorsque la Sainte Eglise est forte, et qu’elle dispose d’un clergé nombreux et bien formé, doctrinalement et spirituellement, éprouvé pour ce qui concerne l’exercice des vertus, édifiant par son humilité et sa charité authentiquement surnaturelles, il est relativement aisé d’en extraire des évêques qui seront de dignes successeurs des Apôtres.

   Lorsque, au contraire, depuis plus de dix lustres, les séminaires se vident puis ferment les uns après les autres parce que l’enseignement qui y est dispensé est vérolé par le modernisme théologique, biblique, moral, liturgique et spirituel ; lorsque, en outre, les séminaristes sont formés à être des espèces de « gentils animateurs » ou des « influenceurs » faisant leur « show », mais qu’ils n’ont pas la moindre idée de ce qu’est en vérité la responsabilité du salut des âmes (parce qu’on les convainc qu’on ira tous au paradis…) ; lorsque les prêtres qui sont issus de ces filières officielles sont, en définitive, strictement formatés pour être uniquement les dociles rouages d’un système de cooptations et de fayotages, instauré depuis quelques décennies après s’être substitué à une sélection rigoureuse fondée sur les critères de l’orthodoxie et de la vertu, et lorsque l’on puise habituellement dans ce personnel-là ceux dont on veut faire des évêques ; lorsque, ensuite, la  Conférence épiscopale et ses « commissions » acquièrent un statut qui contraint l’autorité et la juridiction de droit divin d’un évêque légitime dans son diocèse et y opère de véritables coups d’état terroristes ; et lorsque, enfin, l’autorité suprême ne promeut jamais (ou presque jamais) à l’épiscopat un candidat qui ne serait pas agréé par le gouvernement de la république maçonnique… alors, il n’y a évidemment – et malheureusement – aucune surprise à laquelle on doive s’attendre.

   A moins d’un miracle !

messe inaugurale Notre-Dame de Paris

   Car en dehors d’un miracle, à de rares exceptions près – exceptions qui sont alors marginalisées et persécutées par leurs pairs -, l’Eglise de France continuera, très satisfaite d’elle-même, avec son insipide et désespérant cortège de tristes guignols inodores, incolores et sans saveur, dont l’unique préoccupation et les piètres efforts consisteront à « gérer la crise » en pensant inconsciemment : « après moi le déluge ».

   Je ne puis m’empêcher à la célèbre citation de l’écrivain britannique C.S. Lewis, d’une prophétique lucidité : « Il viendra un temps où au lieu d’avoir des bergers nourrissant les brebis, l’Eglise aura des clowns qui amuseront les chèvres » !

   Je pense très sérieusement, avec une sorte de froide impavidité, que certaines situations présentes sont les rigoureuses conséquences de l’aveuglement opiniâtre avec lequel des pasteurs et des hiérarques, idéologues ou simples « suiveurs » sans vraie personnalité, ont égaré le peuple chrétien.
C’est une véritable justice immanente qui à est l’œuvre, à laquelle on ne peut plus échapper désormais, qui devra s’exercer impitoyablement jusqu’au bout, et qui manifestera de manière irréfragable l’absolu naufrage des « options » pastorales, doctrinales et liturgiques expérimentées depuis plus d’un demi siècle.

   Mais ce châtiment immanent est aussi une très grande miséricorde du Seigneur Tout-Puissant qui, lorsque tout l’édifice pourri se sera effondré, aura enfin les coudées franches pour tout reconstruire sur les bases saines de l’authentique et sainte Tradition, en se servant de prêtres et d’évêques préservés des miasmes modernistes.

patte de chat Tolbiac.

Eustache le Sueur Messe de Saint Martin

Eustache Le Sueur (1616-1655) : la Messe de Saint Martin (1654-55)
[musée du Louvre]

2025-39. Un opuscule que nous recommandons : « Les oraisons jaculatoires, grand moyen de sanctification ».

Lundi de la Septuagésime.

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       Hier, dimanche de la Septuagésime, il nous a été offert un opuscule (format 15 cm x 10,5 cm) d’une quarantaine de pages qui se lit très facilement, et qui constitue un bon résumé de la doctrine spirituelle catholique sur le sujet. Il s’intitule : « Les oraisons jaculatoires » et est sous-titré « grand moyen de sanctification ». Son auteur est Monsieur l’Abbé Alain Delagneau (FSSPX) du Prieuré Notre-Dame du Pointet.

   La pratique des oraisons jaculatoires est recommandée depuis des siècles par les auteurs spirituels ; elle apporte avec elle des grâces d’union à Dieu et de ferveur dans Son saint service. La publication de cet opuscule (2014) nous fournit l’occasion d’en recommander chaleureusement la pratique à nos amis, s’ils n’y sont pas déjà adonnés.
En outre, portée à notre connaissance au début de ce temps de la Septuagésime, cette publication, à laquelle nous sommes heureux de faire un peu de « réclame », nous paraît particulièrement indiquée pour approfondir en ce temps de préparation au grand carême de Pâques, puisqu’elle est une bonne motivation, bien concrète, à l’intensification de notre vie spirituelle, qui est l’un des grands buts de la sainte quarantaine.

   On trouve cet opuscule en vente au prix de 3,50 € dans les librairies catholiques traditionnelles.

Oraisons jaculatoires - abbé Delagneau

Au sommaire : 

  • Avant-propos
  • Notre raison d’être
  • Qu’est-ce que la vie intérieure ?
  • les ennemis de la vie intérieure
  • Qu’est-ce que l’oraison et les oraisons jaculatoires
  • Les enseignements et les exemples des saints
  • Quelques fruits de cette pratique
  • Conseils pour le choix de ses oraisons jaculatoires
  • Exemples d’oraisons jaculatoires

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