Archive pour la catégorie 'Annonces & Nouvelles'

2011-92. Près de la Crèche, nos voeux pour Noël 2011.

Vendredi 23 décembre 2011,
anniversaire de la mort de la Vénérable Thérèse de Saint Augustin (Madame Louise de France).

2011-92. Près de la Crèche, nos voeux pour Noël 2011. dans Annonces & Nouvelles lanterne

Chers Amis du Refuge Notre-Dame de Compassion,

Nous sommes à l’avant-veille de Noël. Demain – jour de vigile -, nous serons pendant toute la journée dans un recueillement et un silence encore plus grands que pendant tout le temps de l’Avent qui s’achève.  Pour la Sainte Messe de la Nativité – dûment célébrée à minuit -, puisque les routes du Mézenc sont praticables (ce qui n’était pas le cas l’an dernier) et devraient le rester, Frère Maximilien-Marie pourra se rendre à l’église de Ceyssac, juste à côté du Puy-en-Velay : c’est là que se trouve le lieu de culte de notre paroisse selon la « forme extraordinaire du rite romain ».

Pour moi, pendant ce temps, j’assurerai la garde de notre Mesnil-Marie et je veillerai auprès de la crèche en attendant mon papa-moine ; à son retour, je l’accompagnerai pour déposer l’Enfant Jésus dans sa mangeoire-berceau.
Tout est bien prêt pour L’accueillir : Frère Maximilien-Marie a terminé hier soir de préparer notre grande crèche, à son grand soulagement. L’an dernier, il était un peu affolé et n’avait pu l’achever – dans l’urgence – que le 24 décembre dans l’après-midi ; cela était dû aux conditions climatiques : la neige et le gel, qui avaient été très rigoureux tous les jours précédents la Vigile de Noël, l’avaient jusque alors empêché de ramasser la mousse et de couper les branchages nécessaires!

Moi, j’ai aidé comme je l’ai pu à la préparation de cette crèche, mais je ne suis pas un grand bricoleur, alors j’ai surtout donné des idées et suggéré certains aménagements. Ensuite, j’allais in situ pour vérifier que tout était bien comme je l’avais préconisé : j’ai inspecté les collines et les pâturages, j’ai vérifié que l’étable assurerait un véritable abri à la Sainte Famille, j’ai même testé la solidité de certaines maisons de Bethléem, ce qui n’a pas du tout amusé Frère Maximilien-Marie qui m’a taquiné en me disant que j’étais trop gros… Cela ne m’a pas fait très plaisir, mais il est pourtant bien vrai qu’il n’y avait pas de place suffisante pour moi dans cette hôtellerie!

DSC09404-Copie-300x225 crèche dans Chronique de Lully

Vous pourrez visionner, ci-dessous, une vidéo de notre crèche… Afin de vous la présenter bien complète nous y avions placé l’Enfant Jésus mais, sitôt le tournage accompli, nous l’avons prestement enlevé!!! Vous allez entendre notre Frère Maximilien-Marie vous donner les principales explications du travail qu’il a réalisé.

Image de prévisualisation YouTube

Il ne me reste plus qu’à vous souhaiter à mon tour, à la suite des voeux que Frère Maximilien-Marie a formulé à votre intention à la fin de ce mini-film, de belles, ferventes et saintes fêtes de la Nativité de notre Sauveur!

Puisse le divin Enfant de la crèche faire descendre sur vous Ses plus douces bénédictions, et que, par l’intercession de Sa Très Sainte Mère et de Saint Joseph, Il exauce vos prières, accorde force et réconfort à vos malades, donne la consolation aux affligés et fasse entrer vos défunts dans la lumière et la gloire de Son Royaume éternel… Ainsi soit-il!

 Lully.

couronnechat Mesnil-Marie dans De liturgia

 Pour connaître l’origine de la dévotion à la Crèche > www.

2011-85. Le Refuge Notre-Dame de Compassion sur Facebook.

Jeudi 17 novembre 2011,
Fête de Saint Grégoire de Tours, historien des Francs.

Chers Amis,

Beaucoup d’entre vous le savent déjà, notre humble Refuge Notre-Dame de Compassion est présent sur Facebook : il y est d’abord présent sous la forme d’une « page » que même les non-inscrits peuvent consulter (cf. > www) et sur laquelle sont publiés certains de nos actualités ou de nos « coups de coeur ».

Mais Frère Maximilien-Marie y est également présent par un profil personnel.
Il ne fait pas partie de ceux qui cherchent à enfler leur liste d’ « amis » : ils sont strictement triés et relativement peu nombreux.
Il ne cherche pas à augmenter démesurément le nombre de ses contacts (ce sont essentiellement des personnes qu’il connaît et estime déjà dans la « vraie vie ») : il privilégie les échanges personnels de qualité et je peux vous assurer  qu’il y en a, j’en suis témoin!…

Lully à l'ordinateur!!!

Certains de nos amis se sont effrayés ou ont émis des réserves au sujet de cette présence sur Facebook.
Certes – nous en sommes pleinement conscients -, les réseaux sociaux sont le domaine d’une virtualité qui peut être pleine de mensonges et de tromperies ; ils permettent un « flicage » qui est véritablement effrayant, c’est vrai ; ils sont aussi l’amplificateur, la caisse de résonance et le démultiplicateur de toutes les passions et turpitudes, lâchetés et méchancetés,  péchés et tares de l’humanité, c’est encore vrai!

Mais j’attirerai justement votre attention sur le fait que les réseaux sociaux en général et Facebook en particulier ne sont que des amplificateurs, des caisses de résonance et des démultiplicateurs : ils ne sont pas l’origine de tout le mal qu’ils peuvent véhiculer.
La source de ce mal se trouve dans le coeur de l’homme
; ce mal on le trouve en toute société, parce qu’elle est composée d’hommes pécheurs. Le coeur de l’homme et, par conséquent, la société se pervertissent d’autant plus que les hommes tournent le dos à Dieu, se révoltent contre sa loi de sainteté et sont rebelles à sa grâce…

Il est bien vrai que l’on peut retrouver tout ce mal, décuplé, sur ces réseaux sociaux qui se sont tellement développés sur Internet : mais il est également vrai qu’on peut y trouver de bonnes, voire d’excellentes choses, et il est encore tout aussi vrai qu’on peut les utiliser pour de bonnes choses.
Le mal n’est pas une fatalité, et ce qui peut servir d’instrument au mal, pourquoi ne pas le faire aussi concourir à quelque bien?

Au Mesnil-Marie, nous ne sommes pas des Amish : ce n’est pas en supprimant le progrès technique que l’on éliminera le mal de la société ou du coeur de l’homme, mais c’est en y faisant pénétrer l’influence et la grâce divines le plus largement possible!

Il importe certes d’exercer un discernement, un jugement, une maîtrise et un contrôle qui soient pleinement et rigoureusement cohérents avec la foi qui nous habite et le zèle qui nous anime.
Cela n’est-il pas justement bien plus accordé à l’esprit de l’Evangile et à l’exemple des saints?
Je me souviens d’avoir lu que certains visiteurs de Niepokalanow posaient à Saint Maximilien-Marie Kolbe des questions de ce genre : « Tout de même, ces rotatives et machines à imprimer de tout denier cri, cette station de radio… pensez-vous que Saint François d’Assise aurait approuvé cela? » Et le Père Kolbe répondait calmement : « Si Saint François était là, il retrousserait ses manches et se mettrait au travail avec nous! »

Dans un texte que je vais très bientôt mettre en ligne in extenso sur ce blogue, notre amie Isabelle a écrit : « Si aujourd’hui des réseaux dit sociaux existent, autant les utiliser, non pas comme d’aucuns en ont peur, peur d’être fiché, réduits au silence. Puisque réseaux il y a,  utilisons-les pour clamer, informer, penser et proposer, crier et non nous taire.  Et même si tout ce que nous y disons est archivé, et bien tant mieux. D’éminents spécialistes de la communication mettent en garde par rapport au fait que sur ces réseaux tout est entendu, vu. Retournons donc l’arme et utilisons cette fenêtre de prime abord sans vue pour faire voir, non pas nous-mêmes, mais ce monde qui n’est qu’imposture, faciès non aimable. Il nous incombe de nous éduquer pour changer la face du monde… »

Sur Facebook, Frère Maximilien-Marie a créé et anime quelques « groupes ». Ils ont pour noms :

- « Prions pour nos malades » : conformément à son titre, ce groupe permet de recommander à tous ceux qui y sont inscrits des intentions de prière pour des personnes en souffrance (physique, psychologique et/ou spirituelle), et je puis témoigner que ces prières de personnes éloignées géographiquement mais qui ont pu se réunir en Dieu grâce à Internet, ont obtenu déjà des grâces signalées.

- « Requiem aeternam dona eis, Domine » : là encore le titre est assez explicite, c’est un groupe dans lequel sont confiés à la prière de tous les membres les âmes des personnes dont on apprend le décès.

- « Amour & Réparation » : ce groupe propose de petits jalons sans prétention, pour soutenir et encourager fraternellement ses membres dans leur marche spirituelle à l’occasion des moments forts de la liturgie (fêtes, temps liturgiques spécifiques) selon la spiritualité du Sacré Coeur de Jésus et du Coeur douloureux et immaculé de Marie.

- « Gustave Thibon » : lieu d’échanges et de partage Pour tous ceux qui trouvent un aliment intellectuel et spirituel dans les écrits, la pensée et l’exemple du « paysan philosophe » Gustave Thibon (1903-2001).

- « Défense et promotion de la réception traditionnelle de la Sainte Communion » : groupe initialement créé en protestation des abus de pouvoir de nombreux prêtres ou évêques qui, en France, ont utilisé le fallacieux prétexte de la grippe A pour interdire la réception de la Sainte Communion de manière traditionnelle et pour imposer la communion dans la main…!!!
Alors que la grippe A appartient au passé, les idéologues co
ntinuent occasionnellement leurs mesures vexatoires contre les fidèles qui persistent à vouloir recevoir la Sainte Communion sur la langue.
De son côté, notre Saint-Père le Pape enseigne par l’exemple que la manière officielle de communier, même dans la « forme ordinaire du rite romain », demeure la réception de la Sainte Eucharistie sur la langue, à genoux, avec le plateau de communion.
Sachons le dire, sachons défendre et promouvoir la manière traditionnelle de recevoir la Sainte Communion ; sachons rappeler que la « communion dans la main » n’est qu’une permission et ne constitue en aucune manière la norme liturgique.

- « A mort le Père Noël, vive l’Enfant Jésus! » : avec ce titre intentionnellement provocateur, ce groupe se propose de rassembler ceux qui en ont par dessus la tête de cet vieillard obèse et bêtifiant aux couleurs de Coca-Cola, imposé par ceux qui ont transformé la fête de la Naissance du Sauveur dans la pauvreté en une scandaleuse débauche de consommation, et qui veulent au contraire s’employer dans leur famille et autour d’eux à remettre à l’honneur les traditions chrétiennes de la fête de Noël.

- « Je soutiens et défends la doctrine légitimiste traditionnelle » : espace restreint d’échanges d’informations et de communication entre personnes de confiance qui se réfèrent de manière stricte aux principes et valeurs de la monarchie capétienne traditionnelle telles qu’elles sont défendues et promues par l’U.C.L.F. (Union des Cercles Légitimistes de France) sans cependant prétendre être un organe officiel de l’Union.

Et puis il y a, bien sûr, un groupe des « Amis du Refuge Notre-Dame de Compassion« , réunissant les « facebookers » qui désirent soutenir notre oeuvre par leur prière et leur amitié.

Voici en résumé ce que notre Frère appelle parfois en riant sa « paroisse virtuelle », mais je puis vous assurer que là on a bien dépassé le stade de la virtualité informatique et qu’on est entré, en se servant des possibilités offertes par Internet et par Facebook, dans le domaine de la surnaturalité chrétienne!

Lully à l'ordinateur!!!   Lully.

Publié dans:Annonces & Nouvelles, Chronique de Lully |on 17 novembre, 2011 |6 Commentaires »

2011-50. Chronique des mois de mai et juin 2011 au « Mesnil-Marie ».

Lundi 27 juin 2011,
fête de Notre-Dame du Perpétuel-Secours
(1).

Chers Amis du Refuge Notre-Dame de Compassion,

Le mois de juin, mois du Sacré-Coeur, va s’achever dans quelques jours. D’une manière assez exceptionnelle, cette année (en raison de la date de Pâques très tardive), la fête du Sacré-Coeur de Jésus ne sera donc pas célébrée au cours du mois de juin, mais le sera ce prochain vendredi, 1er juillet, l’emportant sur celle du Très Précieux Sang (2).
Moi, je trouve cette occurrence assez plaisante puisque, en conséquence, dimanche prochain 3 juillet, qui sera le dimanche de la solennité du Sacré-Coeur de Jésus (3), mon papa-moine aura en même temps son anniversaire et l’une de ses fêtes patronales.

En attendant, je me propose de vous parler de quelques éléments remarquables de ces mois de mai et juin (ainsi que je l’avais fait pour les mois de mars et avril, ici > www).

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Je vous ai parlé (ici > www) du Grand Chanéac et j’avais déjà évoqué la promenade que Frère Maximilien-Marie avait organisée à la mi-mai à l’occasion du cent-soixante dixième anniversaire de la mort de notre chef chouan local ; je n’y reviendrai donc pas ici. Toutefois je me dois de mentionner le fait que plusieurs voix se sont élevées pour demander à notre Frère de pérenniser ces « sorties contées » et d’en proposer de manière régulière au cours de l’été, voire à la demande de groupes déjà constitués.

C’est ainsi que ce dernier samedi, 25 juin, il a conduit un petit groupe de personnes très intéressées « sur les pas du Grand Chanéac« . Pour le plus grand nombre d’entre elles, il s’agissait de véritables découvertes : non seulement à propos du Grand Chanéac ou des lieux visités, mais aussi sur la réalité de ce qu’a été la révolution dans nos contrées.

Je me dois de signaler que les médias locaux (radio et presse) ainsi que les Offices de Tourisme, dans lesquels nous comptons de véritables amis, se font les précieux relais de l’annonce de ces promenades et je veux leur adresser un merci chaleureux… ou plus exactement chat-l’heureux, hi! hi! hi!

Enfin, avant de clore ce sujet, je vous invite à vous émerveiller sur l’un des paysages que l’on peut admirer au cours de ces promenades.
Paysage typique de nos hautes Boutières et surtout lieux où le Grand Chanéac s’est illustré : la vallée encaissée qui est exactement au centre du cliché a été surnommée « gouffre de l’enfer » et fut l’un des lieux où les chouans et les prêtres réfractaires pouvaient se mettre en sûreté en cas de danger
(cliquer sur la photo pour la voir en plus grand format).

 Vallée de l'infernet et site du mas des Sucheyres (St Martial & St-Andéol de Fourchades)

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Parmi les grâces du mois de mai, il en est une qu’il ne faut pas que j’omette de vous rapporter.
Je sais en effet que tous nos amis fidèles s’en réjouiront, même si c’est après coup, et qu’ils ne manqueront pas d’y voir un bel encouragement de la divine Providence.

De quoi s’agit-il donc?
Voici : le 24 mai, en la fête de Notre-Dame Auxiliatrice (
c’est-à-dire Secours des chrétiens, vocable qui lui avait été donné après la bataille de Lépante, et en l’honneur duquel le Pape Pie VII avait plus tard institué cette fête de reconnaissance envers la Vierge Marie par le secours de qui l’Eglise avait surmonté les épreuves infligées par l’impie Napoléon), pour la première fois depuis notre arrivée ici, un prêtre ami, de passage au Mesnil-Marie, a célébré la Sainte Messe dans notre oratoire!

Oratoire (provisoire) du Mesnil-Marie

L’oratoire (provisoire) du « Mesnil-Marie » (cliquer sur la photo pour voir en grand).

Comme vous pouvez l’imaginer, Frère Maximilien-Marie avait sorti pour la circonstance le plus beau de nos ornements mariaux.

En revanche, tout comme lors de ma dernière chronique, les travaux de notre future Crypte Sainte Philomène sont toujours à l’arrêt : rien n’a avancé depuis la fin du mois de mars (cf > www).

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Je n’insisterai pas sur la grande et belle journée catholique et légitimiste qui a eu lieu à côté de Bourg-en-Bresse, le 28 mai, et à laquelle notre Frère a été très heureux de participer puisque je l’avais déjà évoquée ici > www.
Je veux cependant insister sur le fait qu’il est important que d’autres rassemblements de ce type soient organisés, à travers toute la France.

En raison même de l’évidente faillite du système actuel et des désastres humains et spirituels qu’il engendre, c’est un véritable acte de charité surnaturelle que de faire connaître la vérité sur la monarchie capétienne traditionnelle et sur les solutions efficaces – puisqu’elles ont fait leurs preuves! – qu’elle peut apporter à nos temps difficiles…

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Vendredi dernier, c’était la Saint-Jean d’été.

C’est une tradition maintenant bien rétablie dans notre hameau que celle du repas – très animé et joyeux – qui en réunit les habitants, avant d’allumer le feu et de sauter au dessus de ses flammes…

Notre feu de la Saint-Jean 2011

« Jean était la lampe qui brûle et qui éclaire, et vous avez accepté de vous réjouir un moment à sa lumière » (Jn. V,35).

C’est frère Maximilien-Marie qui, en 2009, a eu l’initiative de la restauration de cette belle fête entre voisins, qui se faisait jadis dans tous les hameaux et villages mais qui s’est perdue en de trop nombreux endroits. Et je peux vous assurer (en confidence : n’allez pas le répéter!) que mon papa-moine a bien sauté par dessus le feu!

coeurdejsuscopie.jpg

Hier, dimanche 26 juin, c’était la solennité de la Fête-Dieu. Cette fête est l’une des plus chères à la dévotion catholique. 

Si le Jeudi-Saint nous donne de célébrer l’institution de la Sainte Eucharistie (et celle nécessairement connexe du sacerdoce), la Fête du Très Saint-Sacrement est une affirmation solennelle de notre foi dans la présence réelle, substantielle et permanente de Notre-Seigneur Jésus-Christ dans le Saint-Sacrement de l’autel.
Cette proclamation est rendue plus nécessaire encore à notre époque, où des prêtres – et parfois même des évêques – ne sont plus capables d’enseigner la foi authentique de l’Eglise (peut-être parce qu’ils n’y croient plus?… Il y a peu, j’ai lu une homélie, prononcée lors d’une ordination, qui m’a fait bondir et sortir mes griffes tellement elle semblait éloignée de l’enseignement officiel de l’Eglise…).

Comme vous vous en doutez, Frère Maximilien-Marie a travaillé activement pour que la Sainte Messe et la procession de ce jour soient les plus belles possibles, en fonction des modestes possibilités de notre chère paroisse d’adoption.

Reposoir de la Fête-Dieu

Vous pouvez voir ci-dessus une photo qui a été prise, hier, au reposoir qui avait été dressé au terme de la procession : en la regardant, j’étais moi-même très fier parce que plusieurs des ornements que l’on y voit proviennent de notre Mesnil-Marie et contribuent vraiment à glorifier Jésus-Eucharistie!

coeurdejsuscopie.jpg

Enfin je terminerai ma chronique de ce soir par l’évocation d’un autre évènement qui a été pour nous une véritable joie : il s’agit de la parution d’un nouvel ouvrage – posthume – de notre cher Gustave Thibon!

Intitulé « Parodies et mirages ou la décadence d’un monde chrétien« , il s’agit, comme pour la dernière publication (« Au pied de la lettre« , en 2006), d’un recueil de notes inédites, rédigées entre 1935 et 1978.
Comme le dit la
présentation de l’éditeur (éditions du Rocher), à travers ses toujours « merveilleux aphorismes », avec l’impitoyable lucidité qui le caractérise,« le philosophe s’interroge sur la modernité, le progrès, les mythes et les réalités du monde moderne qui n’a jamais été autant rattrapé qu’aujourd’hui par ses fautes passées ».

Pour conclusion, je voudrais donc vous relever cette citation : « L’Eglise est si faible aujourd’hui en face des hommes et des Etats… Comment ne prendrions-nous pas parti pour elle? Mais autre chose est le faible qui meurt le glaive à la main et les yeux tournés vers le ciel, autre chose est le faible qui vit d’atermoiements, de concessions, de diplomatie rance et caduque. » (p.144).
Mais je sais bien – ou du moins j’espère bien – que, en terminant avec ces mots, je ne vous donne pas vraiment une conclusion : ces graves paroles ne sont-elles pas pour chacun une invitation pressante à réfléchir et à prendre les mesures personnelles et spirituelles qui s’imposent, afin que l’Eglise puisse compter sur des défenseurs animés d’un authentique esprit chevaleresque?

Chat bottéLully.     

(1) Voir – ou revoir – l’article sur l’icône miraculeuse de Notre-Dame du Perpétuel-Secours, ici > www.
(2) La fête du Très Précieux Sang est reportée cette année au lundi 4 juillet.
(3) En France, cette année, c’est la solennité des Saints Apôtres Pierre et Paul qui doit normalement l’emporter ce prochain dimanche, mais pas dans notre paroisse toutefois parce que le Sacré-Coeur est le titulaire de notre église.

Chasuble du Sacré-Coeur (peinture sur soie - détail)

Chasuble du Sacré-Coeur (peinture sur soie – détail)
Sacristie du « Mesnil-Marie » (cliquer sur la vignette pour voir l’image en grand format)

Pour aider aux travaux du Mesnil-Marie et en particulier pour l’achèvement de la Crypte Sainte Philomène > www.

2011-40. Chronique pour les mois de mars et avril 2011 au Mesnil-Marie.

Mercredi 4 mai 2011.

Chers Amis du Refuge Notre-Dame de Compassion,

Alléluia! Ils sont revenus les jours de l’allégresse pascale : j’espère que vous avez tous passé une fervente Semaine Sainte et que vous pouvez maintenant profiter pleinement de la splendeur et de la joie des solennité de Pâques, qui font si bien ressortir la grandeur de l’amour que Dieu a déployé pour nous par le Sacrifice de Son Fils, Notre-Seigneur Jésus-Christ.

Hier, 3 mai, nous célébrions la fête de la découverte de la Sainte Croix (par l’impératrice Sainte Hélène) et, devant les reliques de la Passion que nous avons la très grande joie de conserver dans notre oratoire du Mesnil-Marie (photo ci-dessous), nous pouvions méditer et exulter : « Vraiment il est digne et juste, c’est notre devoir et notre salut de Vous rendre grâces toujours et en tout lieu, Seigneur, Père Saint, Dieu éternel et tout puissant, qui avez attaché le salut du genre humain au bois de la Croix, afin que de là où la mort était sortie de là aussi la vie surgisse, en sorte que le démon qui avait vaincu par l’arbre (du paradis) fût à son tour vaincu par l’arbre (de la Croix)… »

Pâques, en effet, ne nous fait pas oublier la Passion, mais lui donne la plénitude de son sens ; Pâques ne fait pas disparaître la Croix, mais la fait resplendir!

Il y a bien longtemps que je ne vous ai pas écrit, mais je puis vous assurer que ce n’est en rien de l’oubli : chacun de nos amis, et chacune des intentions – heureuses ou tristes -  qui nous sont recommandées sont chaque jour bien présents dans nos prières. En une période comme celle des fêtes pascales, nous demandons à Dieu, par l’intercession de Notre-Dame de Compassion, de vous bénir et de vous combler de Ses grâces, de vous remplir de Sa force et de Ses consolations, et tout particulièrement de transformer vos peines et vos soucis en motifs de joie, en sorte que vous puissiez chanter avec le psalmiste : « La droite du Seigneur a déployé sa puissance, la droite du Seigneur m’a relevé : je ne mourrai pas, mais je vivrai et je proclamerai les oeuvres du Seigneur, alléluia! » (offertoire de la fête du 3 mai).

Reliques de la Passion conservées au Mesnil-Marie

Reliquaire de la Sainte Croix,
fac-similés des saints clous de la Crucifixion (qui ont touché à l’original conservé à Rome),
médaillon contenant des parcelles des rochers de Gethsémani et du Calvaire
ainsi qu’un fragment du Saint Sépuclre. 

Après ces considérations d’ordre général, il me revient aussi de vous donner quelques nouvelles de notre Mesnil-Marie, d’autant que notre cher Frère est assez surchargé de travail, de sollicitations et de préoccupations : pouvez-vous imaginer que lorsqu’il a rallumé l’ordinateur au soir du Saint Jour de Pâques, il a trouvé pas moins de soixante-douze messages personnels qui étaient arrivés dans sa boite aux lettres pour cette seule journée!… Et il en est encore venu d’autres, bien évidemment, dans les jours qui ont suivi, qui s’ajoutaient à tous ceux qui étaient arrivés pendant la fin du carême et auxquels il n’avait pas encore pu donner de réponse!!!

Comme il lui est impossible de passer toutes ses journées rivé à son bureau (car il lui faut habituellement assurer tout seul les tâches de la vie ordinaire en maintenant un équilibre entre la vie spirituelle, l’étude et la lecture, les travaux de la maison et ceux de l’extérieur, sans parler des imprévus : par exemple les personnes qui viennent frapper à la porte du Mesnil-Marie et viennent recommander une intention, donner des nouvelles ou demander un conseil…), Frère Maximilien-Marie m’a donc chargé de vous remercier, tous et chacun, pour vos messages, et il m’a en outre soigneusement recommandé d’adresser un merci très spécial à ceux qui ont ajouté à leurs voeux l’envoi d’une offrande pour permettre au Refuge Notre-Dame de Compassion de vivre, de se développer et d’oeuvrer, puisque – je dois bien le répéter – nous ne dépendons en tout que des dons suscités par la Providence. C’est en effet sans aucune aide pécuniaire d’une congrégation religieuse ou d’un diocèse, ni sans aucune subvention de quelque organisme ou collectivité, que nous travaillons à la remise en état de notre Mesnil-Marie, que nous mangeons et assurons les dépenses de chaque jour et que nous essayons de développer au mieux le rayonnement de cette oeuvre…

Justement, après la construction du mur que j’avais relatée ici > www, je dois vous signaler quelque avancement dans les travaux de notre future Crypte Sainte Philomène : ils étaient à l’arrêt depuis le printemps de l’année dernière (cf. > www). Au cours de la première partie du carême, les maçons sont revenus et ils ont mené à bien la totalité du rejointoiement à la chaux de cette voûte, dans une belle teinte qui la met bien en valeur :

Travaux de rejointoiement de la Crypte Sainte Philomène

Est-il nécessaire de préciser que j’allais chaque soir faire une très rigoureuse inspection des travaux de la journée?

Lully inspecte les travaux

Après le départ des maçons, Dominique, notre ami l’électricien, a pu mettre en place l’isolation au sol et la résistance électrique qui permettront le chauffage de la Crypte et il a aussi encastré les réceptacles des lampes :

Crypte Sainte Philomène : isolation du sol et pose de la résistance électrique pour le chauffage

Mais depuis la fin du mois de mars les travaux sont à nouveau suspendus : il faudra maintenant que les maçons reviennent et coulent la dernière partie de la dalle. Lorsque celle-ci sera achevée, il faudra encore démolir l’escalier qui permet actuellement de descendre dans la Crypte – parce qu’il est inadapté et dangereux – et, à partir du niveau définitif du sol, réédifier un escalier approprié.  Ce n’est qu’ensuite qu’on pourra procéder aux aménagements et aux finitions. Vous le voyez, nous ne sommes pas encore au bout des travaux, et nous avons bien besoin de l’aide de Sainte Philomène… ainsi que de nouvelles générosités pour en venir à bout!

Pour le reste, Frère Maximilien-Marie a profité des beaux jours du mois de mars et du mois d’avril pour épierrer  et apprêter le terrain désormais soutenu par le mur édifié en bordure de route (cf. > www). Il y a ensuite planté des iris, des lupins, des lys, des hémérocalles, des pivoines, des ibiscus… etc. dont je vais régulièrement surveiller la croissance et empêcher la dévastation par les mulots et les rats taupiers. Avant la Semaine Sainte, notre Frère a aussi transporté quantité de brouettes de mauvaise terre, de vieilles racines et de cailloux qu’il avait dégagés en nettoyant les rochers aux alentours du Mesnil-Marie.

Et pour terminer ce tour d’horizon des travaux, il me faut ajouter que nous sommes un peu inquiets parce que le grand mur de soutènement que vous voyez ci-dessous sur la gauche, en continuité de la façade de la maison, montre des signes de fragilité au point que nous craignons son écroulement à l’endroit où une voûte y est pratiquée… De ce fait, mon papa-moine m’a fermement recommandé de ne pas aller me promener dans ces parages!

La façade du Mesnil-Marie au printemps caressée par le dernier rayon du soleil à son coucher

Façade du Mesnil-Marie caressée par les rayons du soleil couchant.

Pour revenir à des sujets spirituels, je dois dire que notre Frère s’est – bien entendu – pas mal investi pour les longues cérémonies de la Semaine Sainte célébrées dans sa « paroisse d’élection » (cf. > www) – paroisse de rite latin traditionnel en application du motu proprio « Summorum Pontificum cura«  bien sûr -, cérémonies pour lesquelles il avait à coeur d’emporter, lorsque la petite sacristie de la paroisse manquait du matériel nécessaire, les plus beaux des ornements que nous possédons ici.

Avant d’achever la chronique de ce jour, je ne résiste pas à la tentation de vous inviter à écouter, en conformité avec la liturgie, ce Regina coeli composé par le génial surintendant des musiques royales dont je porte le nom :

Image de prévisualisation YouTube

Et au sujet de la répétition de ces innombrables « alléluia!« , voici pour terminer quelques lignes de notre Bienheureux Père Saint Augustin que je laisse à votre méditation :

« Alleluia signifiant « Louez Dieu! », louons le Seigneur, mes frères, louons-le par notre conduite et par nos paroles, par nos sentiments et par nos discours, par notre langage et par notre vie. Dieu ne veut aucun désaccord dans celui qui répète ce chant. Commençons donc par mettre d’accord en nous la langue avec la vie, la conscience avec les lèvres ; oui, mettons d’accord nos moeurs avec nos paroles, dans la crainte que nos bonnes paroles ne rendent témoignage contre nos mauvaises moeurs. » (Saint Augustin – sermon 256 sur la louange divine).

pattes de chat Lully.

Pour aider à la vie
et au développement du Refuge Notre-Dame de Compassion > www

2011-21. Appel international pour l’intégrité de « Summorum Pontificum ».

Missel romain traditionnel

Un appel urgent est relayé dans le monde entier par plusieurs sites de promotion et de défense de la liturgie latine traditionnelle ; nous reprenons ci-dessous la présentation qui en est faite sur le site de la Schola Sainte Cécile :

Des bruits persistants paraissent suggérer qu’une prochaine instruction romaine pourrait contenir des indications restrictives (ou pourrait contenir des éléments qui laisseraient entendre des interprétations restrictives) au motu proprio Summorum Pontificum du 7 juillet 2007. L’alerte parait suffisamment grave pour qu’une initiative internationale se soit mise en place sur ce site motuproprioappeal.com.

Peut-être ces rumeurs sont-elles infondées. Si l’avenir montre que c’est le cas, au moins aurons-nous marqué à notre Très-Saint Père & à nos pasteurs l’attachement au texte qui nous a été donné le samedi béni du triple 7.

Si vous vous intéressez aux questions liturgiques, que ce soit pour la préservation de l’Usus Antiquior romain ou même plus largement pour la continuité des traditions liturgiques vénérables tant occidentales qu’orientales, nous vous recommandons la signature de ce texte, et vous demandons de participer à la diffusion à tous vos réseaux de cet appel international.

Signer la pétition > www.

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Nota bene : Si vous désirez avoir de plus amples détails sur les rumeurs persistantes qui  fondent et alimentent sérieusement ces inquiétudes, vous pouvez vous reporter au blog de Christophe de Saint-Placide et remonter quotidiennement jusqu’au 15 février dernier pour voir tous les articles circonstanciés sur cette opposition actuelle au motu proprio « Summorum Pontificum » et ses enjeux.

2010-22. Nous avons un Dauphin!

Armes de Monseigneur le Dauphin

Notre « Mesnil-Marie » est dans une allégresse incroyable en ce soir du 28 mai 2010.

Dès qu’il a appris la nouvelle j’ai vu Frère Maximilien-Marie verser des larmes d’émotion et de bonheur, puis se précipiter pour sonner la cloche à toute volée et allumer un cierge en action de grâces devant l’image de la Madone.

Nous avons appris la naissance des petits Princes Louis, duc de Bourgogne et Alphonse, duc de Berry, nés aujourd’hui à 15 h 33 et 15 h 38, heures de Paris ; ils sont les fils jumeaux du Prince Louis, Chef de la Maison de Bourbon, et de la Princesse Marie-Marguerite, qui – selon le bref communiqué officiel dont nous avons eu connaissance – se porte au mieux.

Nous avions prié et fait prier pour cette heureuse délivrance (cf. > www).

Les deux enfants royaux pèsent  respectivement 3,340 et 3,710 kilos et mesurent 51 et 52 centimètres.

Que Dieu bénisse la Famille Royale!

Par cette double naissance, Il semble assurer la pérennité du sang de Saint Louis, d’Henri IV et de Louis XIV.

Grandes armes de France

Que, par l’intercession de Notre-Dame de l’Assomption, de Sainte Jehanne d’Arc et de Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus, à la prière de Saint Michel, de Sainte Geneviève et de Sainte Clotilde, de Saint Remi et de Saint Martin, de Saint Louis et  de tous les Saints de France, Sa Main toute-puissante protège nos Princes et le Royaume des Lys en le ramenant dans la fidélité à sa vocation scellée dans la fontaine baptismale de Reims!

Lully.

On relira avec grand profit le « Discours sur la Vocation de la France » prononcé dans la chaire de Notre-Dame de Paris par le Cardinal Pacelli, futur Pie XII > ici.

2010-2. Ouverture de l’année jubilaire du 4ème centenaire de la fondation de l’Ordre de la Visitation et 15ème anniversaire de l’affiliation de Frère Maximilien-Marie à l’Ordre de la Visitation.

Saint François de Sales et les premières Mères de la Visitation

6 juin 1610 : fondation de l’Ordre de la Visitation.

Au soir de la fête de Saint François de Sales, 29 janvier 2010.

Chers Amis du « Refuge Notre-Dame de Compassion« ,

Nous sommes dans les derniers jours du mois de janvier  et c’est la fin de la période des voeux ; mais les voeux que nous avons formés pour vous, en commençant la nouvelle année civile, étaient – bien plus que des souhaits conventionnels – des prières à votre intention et à vos intentions, déposées dans le Coeur de Jésus et Marie.

Les prières, qui sont faites pour vous au « Mesnil-Marie« , vous le savez bien, ne se limitent pas au « temps des voeux » mais se continuent quotidiennement tout au long de l’année. Frère Maximilien-Marie aime tout particulièrement citer un aphorisme de son cher maître (il lui donne volontiers ce nom en raison du rôle très important qu’il a joué dans l’éveil de sa pensée et dans le développement de sa vie spirituelle), Gustave Thibon (cf >www), qui dans son style d’une incomparable et profonde concision a admirablement exprimé ce qui est au plus profond de la vie religieuse :   » Prière. – Je prie pour vous – cela ne signifie pas que je prononce de temps en temps quelques paroles en pensant à vous ; cela signifie que je me sens responsable de vous dans ma chair et dans mon âme, que je vous porte en moi comme une mère porte son enfant, que je veux partager, et non seulement partager, mais attirer entièrement sur moi tout le mal, toute la douleur qui vous menacent et que j’offre à Dieu toute ma nuit pour qu’il vous la rende en lumière. « 

L’année civile est déjà bien entamée ; l’année liturgique l’avait précédée d’un mois (cf. > www); et voici que nous venons de commencer encore une autre nouvelle année : une année jubilaire instituée par la Sainte Eglise en l’honneur du quatrième centenaire de la fondation de l’Ordre de la Visitation Sainte Marie.

C’est en effet le 6 juin 1610, qui était cette année-là le dimanche de la Sainte Trinité, que Saint François de Sales introduisit Sainte Jeanne-Françoise Frémyot de Chantal et ses deux premières compagnes dans la petite maison, dite de « la Galerie », en bordure du lac d’Annecy, et leur fit inaugurer la vie communautaire sous la Règle de Saint Augustin.

A l’occasion de ce quatrième centenaire, notre Saint-Père le Pape Benoît XVI, par un décret de la Pénitencerie Apostolique signé le 17 septembre 2008, a accordé aux moniales Visitandines et à tous les fidèles qui visiteront les églises des monastères de la Visitation le don de l’indulgence plénière à certaines dates et aux conditions habituelles :

Décret de la Pénitencerie Apostolique pour l'année jubilaire de la fondation de l'Ordre de la Visitation

(cliquer sur l’image pour lire le texte du décret)

L’année jubilaire de la Visitation a commencé le dimanche 24 janvier (jour de la fête de Saint François de Sales dans le calendrier de la forme ordinaire du rite romain) dans tous les monastères de l’Ordre – mais très particulièrement à Annecy – et elle prendra fin le  13 décembre prochain (jour anniversaire de la mort de Sainte Jeanne de Chantal).

Bien évidemment, au « Mesnil-Marie » nous nous associons de tout notre coeur à la joie de ce jubilé parce que nous sommes reliés d’une manière spéciale à l’Ordre de la Visitation et à la spiritualité de « notre bienheureux père Saint François de Sales ». En effet, Frère Maximilien-Marie est affilié à l’Ordre de la Visitation – c’était d’ailleurs aujourd’hui même le quinzième anniversaire de son affiliation - et l’oeuvre du « Refuge Notre-Dame de Compassion » s’inscrit dans la volonté de réaliser en nos temps, à notre très modeste mesure, le désir que Saint François de Sales avait de voir une communauté religieuse masculine vivant de l’esprit de la Visitation.

Qu’est ce que l’affiliation à l’Ordre de la Visitation?

C’est une pratique qui remonte au temps même de Sainte Jeanne de Chantal. L’Ordre de la Visitation n’a pas de tiers ordre – comme en ont les franciscains ou les carmes -, mais les moniales peuvent proposer à des prêtres, à des religieux, et parfois même à des laïcs, d’entrer dans la famille spirituelle de Saint François de Sales et de Sainte Jeanne de Chantal en se liant à l’Ordre par un lien spirituel privilégié. Cela correspond à un engagement réciproque, préparé par six mois de « quasi noviciat » sous la direction de l’une des supérieures, marqué par la réception de la croix d’argent que portent les Visitandines et consigné dans les registres du monastère.

Je vous retranscris ici le dialogue qui eut lieu le dimanche 29 janvier 1995 dans la chapelle du monastère de la Visitation de Chartres, à l’issue des vêpres et avant la bénédiction du Très Saint-Sacrement :

La Supérieure : Mon Frère, que demandez-vous de notre monastère?

Frère Maximilien-Marie : La faveur d’être affilié à sa vie spirituelle en me mettant à l’école des enseignements de Saint François de Sales pour devenir une âme vraiment apostolique.

La Supérieure : C’est avec joie que la Communauté accueille votre démarche. « Que ce jour soit donc pour vous un jour de salut et cette heure une heure de bénédiction »(Saint François de Sales).

Engagement : Au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit. Moi, Frère Maximilien-Marie, je m’offre entièrement à Dieu et Lui promets devant la Bienheureuse Vierge Marie, les Saints Fondateurs de la Visitation Sainte-Marie et tous les Saints, de mener une vie conforme à l’Evangile, éclairée par les enseignements de Saint François de Sales.

La Supérieure : Recevez, mon Frère, la Croix de l’Ordre de la Visitation, qu’elle soit comme un sceau sur votre coeur, afin qu’avec le Christ Jésus vous puissiez régner un jour dans Son Royaume avec la Très Sainte Vierge Marie, nos Saints Fondateurs et vos Saints Protecteurs. Cette Croix est le signe visible de la communion spirituelle qui s’établit en ce jour entre vous et les membres de la Communauté.

Avec Chlôris, nous avons fouillé dans les albums photos et, si nous n’avons pas trouvé de cliché du jour même de cette affiliation, nous avons néanmoins découvert une photo qui date du mois d’octobre 1994, au temps où Frère Maximilien-Marie allait presque tous les samedis au monastère de Chartres pour y recevoir les enseignements des Mères  le préparant à cette affiliation. La photo a été prise dans le grand cloître du monastère en compagnie de la Mère Supérieure et de la Mère Assistante.

Frère Maximilien-Marie à la Visitation de Chartres en novembre 1994

Tout au long des mois qui viennent, cette année jubilaire nous donnera donc l’occasion d’approfondir certains points de la spiritualité  de Saint François de Sales et de la Visitation. En attendant, je vous souhaite à tous, chers Amis du « Mesnil-Marie« , de participer par beaucoup de grâces aux fruits de cette année jubilaire et je conclue par ces paroles que j’emprunte à Saint François de Sales :

 » Dieu vous bénisse de sa grande bénédiction ; c’est le continuel et invariable souhait de ce coeur qui est vôtre en Jésus-Christ ».

Lully. 

Blason de l'ordre de la Visitation

Armoiries de la Visitation.

Pour prier Notre-Dame avec Saint François de Sales > www.

Comment St François de Sales et Ste Jeanne de Chantal furent amenés à fonder l’Ordre de la Visitation, ici > www, et récit de l’ouverture du premier monastère de la Visitation > www.

2010-1. « Les racines de la situation qui est sous les yeux de tous, sont d’ordre moral et la question doit être affrontée dans le cadre d’un grand effort d’éducation, afin de promouvoir un changement effectif des mentalités et d’établir de nouveaux modes de vie. » (Benoît XVI)

Bonne et sainte année 2010 !

* * * * * * *

Lundi 11 janvier 2010.

Chers Amis du « Refuge Notre-Dame de Compassion« ,

Ce matin même, notre Saint-Père le Pape Benoît XVI a  reçu  pour la traditionnelle cérémonie des voeux l’ensemble du corps diplomatique accrédité près le Saint-Siège. Cet évènement est toujours l’occasion pour le pape de revenir sur les moments principaux de l’année qui vient de s’écouler et de dresser un bilan sur la situation internationale. C’est aussi à l’occasion de ce discours que je veux vous présenter mes voeux  fervents et amicaux pour l’année qui vient de commencer : tous les passages de ce long texte sont importants et requièrent de nous une attention filiale.

En vous souhaitant, selon la formule traditionnelle, une « Bonne et heureuse année« , je souhaite que chacun d’entre nous prenne toujours davantage conscience de l’importance qu’il a aux yeux de Dieu et de l’urgence qu’il en découle de vivre en pleine correspondance avec le plan du Créateur : notre bonheur et notre épanouissement personnel en dépendent comme en dépendent ceux de toute l’humanité.  La paix intérieure, la joie du coeur, la santé de l’âme et du corps, l’harmonie des rapports entre les hommes dans nos familles, à l’intérieur des Etats et dans les relations internationales : tout se tient! Je vous encourage à approfondir le message très fort, même avec l’onction de la diplomatie ecclésiastique, dans lequel le Souverain Pontife « épingle » le relativisme occidental destructeur et l’appel, qui s’adresse à chacun de nous, à renouveler nos mentalités et nos modes de vie…

Avec l’assurance de ma prière fidèle et amicale, in Corde Iesu et Mariae.

frère Maximilien-Marie.

2010-1.

Excellences,

Mesdames et Messieurs,

Cette rencontre traditionnelle du début de l’année, deux semaines après la célébration de la naissance du Verbe incarné, est pour moi une grande joie. Comme nous l’avons proclamé dans la liturgie : « Dans le mystère de la Nativité, celui qui par nature est invisible se rend visible à nos yeux ; engendré avant le temps, Il entre dans le cours du temps. Faisant renaître en Lui la création déchue, Il restaure toute chose » (2ème préface de la Nativité). A Noël, nous avons donc contemplé le mystère de Dieu et celui de la création : par l’annonce des anges aux bergers, nous est parvenue la bonne nouvelle du salut de l’homme et du renouvellement de tout l’univers. C’est pourquoi, dans le Message pour la célébration de la Journée Mondiale de la Paix de cette année, j’ai invité toutes les personnes de bonne volonté, à qui les anges ont promis justement la paix, à protéger la création. Et c’est dans le même esprit que je suis heureux de saluer chacun d’entre vous, en particulier ceux qui sont présents pour la première fois à cette cérémonie. Je vous remercie vivement pour les vœux dont s’est fait l’interprète votre doyen, Monsieur l’Ambassadeur Alejandro Valladares Lanza, et vous redis combien j’apprécie la mission que vous accomplissez près le Saint-Siège. Par votre entremise, je désire faire parvenir de cordiales salutations et des souhaits de paix et de bonheur aux Autorités et à tous les habitants des pays que vous représentez dignement. Ma pensée s’étend aussi à toutes les autres nations de la terre : le Successeur de Pierre tient sa porte ouverte à tous et désire entretenir avec tous des relations qui contribuent au progrès de la famille humaine. Depuis quelques semaines, de pleines relations diplomatiques ont été établies entre le Saint-Siège et la Fédération de Russie, c’est là un motif de profonde satisfaction. De même, a été très significative la visite que m’a faite récemment le Président de la République Socialiste du Vietnam, pays cher à mon cœur, où l’Eglise célèbre sa présence multiséculaire par une Année jubilaire. Dans cet esprit d’ouverture, au cours de l’année 2009, j’ai reçu de nombreuses personnalités politiques venant de divers pays ; j’ai aussi visité certains d’entre eux et je me propose à l’avenir, dans la mesure du possible, de continuer à le faire.

L’Eglise est ouverte à tous parce que, en Dieu, elle existe pour les autres ! Elle participe donc intensément au sort de l’humanité qui, en cette année à peine commencée, apparaît encore marquée par la crise dramatique qui a frappé l’économie mondiale, provoquant une instabilité sociale grave et diffuse. Dans l’Encyclique « Caritas in Veritate », j’ai invité à rechercher les racines profondes de cette situation : en dernière analyse, elles résident dans une mentalité courante égoïste et matérialiste, oublieuse des limites inhérentes à toute créature. Aujourd’hui, je voudrais souligner que cette même mentalité menace également la création. Chacun de nous pourrait citer, probablement, un exemple des dommages qu’elle provoque à l’environnement, partout dans le monde. J’en cite un, parmi tant d’autres, dans l’histoire récente de l’Europe : il y a vingt ans, quand tomba le mur de Berlin et quand s’écroulèrent les régimes matérialistes et athées qui avaient dominé pendant plusieurs décennies une partie de ce continent, n’a-t-on pas pu prendre la mesure des profondes blessures qu’un système économique privé de références fondées sur la vérité de l’homme avait infligé non seulement à la dignité et à la liberté des personnes et des peuples, mais aussi à la nature, avec la pollution du sol, des eaux et de l’air ? La négation de Dieu défigure la liberté de la personne humaine, mais dévaste aussi la création. Il s’ensuit que la sauvegarde de la création ne répond pas principalement à une exigence esthétique, mais bien davantage à une exigence morale, car la nature exprime un dessein d’amour et de vérité qui nous précède et qui vient de Dieu.

C’est pourquoi je partage la préoccupation majeure que causent les résistances d’ordre économique et politique à la lutte contre la dégradation de l’environnement. Il s’agit de difficultés qui ont pu être constatées encore dernièrement, lors de la 15ème Session de la Conférence des Etats parties à la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques, qui s’est tenue à Copenhague du 7 au 18 décembre dernier. Je souhaite que dans le courant de cette année, d’abord à Bonn, et puis à Mexico, il soit possible de parvenir à un accord pour affronter cette question de façon efficace. Il s’agit d’un enjeu d’autant plus important qu’il en va du destin même de certaines nations, en particulier certains Etats insulaires.

Il convient, toutefois, que cette attention et cet engagement pour l’environnement soient bien ordonnés dans l’ensemble des grands défis qui se posent à l’humanité. Si l’on veut construire une vraie paix, comment serait-il possible de séparer, ou même d’opposer, la protection de l’environnement et celle de la vie humaine, y compris la vie avant la naissance ? C’est dans le respect que la personne humaine a d’elle-même que se manifeste son sens de la responsabilité pour la création. Car, comme saint Thomas d’Aquin l’enseigne, l’homme représente ce qu’il y a de plus noble dans l’univers (cf. Summa Theologiae, I, q. 29, a.3). En outre, et je l’ai rappelé lors du récent Sommet mondial de la FAO sur la Sécurité alimentaire, « la terre est en mesure de nourrir tous ses habitants » (Discours du 16 novembre 2009, n. 2), pourvu que l’égoïsme ne conduise pas à l’accaparement par quelques-uns des biens destinés à tous !

Je voudrais souligner encore que la sauvegarde de la création implique une gestion correcte des ressources naturelles des pays et, en premier lieu, de ceux qui sont économiquement défavorisés. Ma pensée va au continent africain, que j’ai eu la joie de visiter au mois de mars dernier, lors de mon voyage au Cameroun et en Angola, et auquel ont été consacrés les travaux de la récente Assemblée spéciale du Synode des Evêques. Les Pères synodaux ont signalé avec préoccupation l’érosion et la désertification de grandes étendues de terre cultivable, à cause de la surexploitation et de la pollution de l’environnement (cf. Propositio 22). En Afrique, comme ailleurs, il est nécessaire d’adopter des choix politiques et économiques qui assurent « des formes de production agricole et industrielle respectueuses de l’ordre de la création et satisfaisantes pour les besoins essentiels de tous » (Message pour la célébration de la Journée Mondiale de la Paix 2010, n. 10).

Comment oublier, d’autre part, que la lutte pour l’accès aux ressources naturelles est l’une des causes de plusieurs conflits, entre autres en Afrique, ainsi que la source d’un risque permanent dans d’autres cas ? C’est aussi pour cette raison que je répète avec force que, pour cultiver la paix, il faut protéger la création ! Par ailleurs, il y a encore de vastes étendues, par exemple en Afghanistan ou en certains pays de l’Amérique Latine, où malheureusement l’agriculture est encore liée à la production de drogue, et où elle constitue une source non négligeable d’emploi et de subsistance. Si on veut la paix, il faut préserver la création par la reconversion de telles activités et je voudrais demander, une fois encore, à la communauté internationale de ne pas se résigner au trafic de la drogue et aux graves problèmes moraux et sociaux que celle-ci engendre.

Oui, Mesdames et Messieurs, la protection de la création est un facteur important de paix et de justice ! Parmi les nombreux défis qu’elle lance, l’un des plus graves est celui de l’augmentation des dépenses militaires ainsi que du maintien et du développement des arsenaux nucléaires. D’énormes ressources économiques sont absorbées à ces fins, alors qu’elles pourraient être destinées au développement des peuples, surtout des plus pauvres. C’est pourquoi j’espère fermement que, lors de la Conférence d’examen du Traité de non prolifération des armes nucléaires, qui se tiendra au mois de mai prochain à New York, soient prises des décisions efficaces en vue d’un désarmement progressif, visant à libérer la planète des armes nucléaires. Plus généralement, je déplore que la production et l’exportation des armes contribuent à perpétuer conflits et violences, comme au Darfour, en Somalie ou en République Démocratique du Congo. A l’incapacité des parties directement impliquées à s’extraire de la spirale de violence et de douleur engendrée par ces conflits, s’ajoute l’apparente impuissance des autres pays et des Organisations internationales à ramener la paix, sans compter l’indifférence quasi résignée de l’opinion publique mondiale. Il n’est pas besoin de souligner combien de tels conflits endommagent et dégradent l’environnement. Comment, enfin, ne pas mentionner le terrorisme, qui met en danger tant de vies innocentes et provoque une anxiété diffuse ? En cette circonstance solennelle, je voudrais renouveler l’appel que j’ai lancé le 1er janvier, lors de la prière de l’Angelus, à ceux qui font partie de groupes armés, quels qu’ils soient, afin qu’ils abandonnent la voie de la violence et ouvrent leur cœur à la joie de la paix.

Les graves violences que je viens d’évoquer, associées aux fléaux de la pauvreté et de la faim, ainsi qu’aux catastrophes naturelles et à la destruction de l’environnement, contribuent à grossir les rangs de ceux qui abandonnent leur propre terre. Face à un tel exode, je désire exhorter les Autorités civiles, intéressées à divers titres, à œuvrer avec justice, solidarité et clairvoyance. En particulier, je voudrais mentionner ici les Chrétiens du Moyen-Orient. Assaillis de diverses manières, jusque dans l’exercice de leur liberté religieuse, ils quittent la terre de leurs pères, où se développa l’Eglise des premiers siècles. C’est pour leur apporter un soutien et pour leur faire sentir la proximité de leurs frères dans la foi que j’ai convoqué pour l’automne prochain l’Assemblée spéciale du Synode des Evêques sur le Moyen-Orient.

Mesdames et Messieurs les Ambassadeurs, je n’ai évoqué jusqu’ici que quelques aspects liés à la problématique de l’environnement. Cependant, les racines de la situation qui est sous les yeux de tous, sont d’ordre moral et la question doit être affrontée dans le cadre d’un grand effort d’éducation, afin de promouvoir un changement effectif des mentalités et d’établir de nouveaux modes de vie. La communauté des croyants peut et veut y participer, mais, pour ce faire, il faut que son rôle public soit reconnu. Malheureusement, dans certains pays, surtout occidentaux, se diffuse parmi les milieux politiques et culturels, ainsi que dans les médias, un sentiment de peu de considération et parfois d’hostilité, pour ne pas dire de mépris, envers la religion, en particulier la religion chrétienne. Il est clair que si le relativisme est considéré comme un élément constitutif essentiel de la démocratie, on risque de ne concevoir la laïcité qu’en termes d’exclusion ou, plus exactement, de refus de l’importance sociale du fait religieux. Une telle approche, cependant, crée confrontation et division, blesse la paix, perturbe l’écologie humaine et, en rejetant par principe les attitudes différentes de la sienne, devient une voie sans issue. Il est donc urgent de définir une laïcité positive, ouverte, qui, fondée sur une juste autonomie de l’ordre temporel et de l’ordre spirituel, favorise une saine collaboration et un esprit de responsabilité partagée. Dans cette perspective, je pense à l’Europe, qui, avec l’entrée en vigueur du Traité de Lisbonne, a ouvert une nouvelle phase de son processus d’intégration, que le Saint-Siège continuera à suivre avec respect et avec une attention bienveillante. Notant avec satisfaction que le Traité prévoit que l’Union européenne maintienne avec les Eglises un dialogue « ouvert, transparent et régulier » (art. 17), je forme des vœux afin que, dans la construction de son avenir, l’Europe sache toujours puiser aux sources de sa propre identité chrétienne. Comme je l’ai dit, durant mon voyage apostolique en République Tchèque, au mois de septembre dernier, celle-ci a un rôle irremplaçable « pour la formation de la conscience de chaque génération et la promotion d’un consensus éthique de base qui est utile à toute personne qui appelle ce continent ‘ma maison’ ! » (Rencontre avec les Autorités politiques et civiles et avec le Corps diplomatique, 26 septembre 2009).

Poursuivant notre réflexion, il est nécessaire de relever que la problématique de l’environnement est complexe ; on pourrait dire qu’il s’agit d’un prisme aux facettes multiples. Les créatures sont différentes les unes des autres et peuvent être protégées, ou au contraire mises en danger de diverses manières, comme nous le montre l’expérience quotidienne. Une de ces attaques provient des lois ou des projets qui, au nom de la lutte contre la discrimination, attentent au fondement biologique de la différence entre les sexes. Je me réfère, par exemple, à des pays européens ou du continent américain. « Si tu enlèves la liberté, tu enlèves la dignité », dit saint Colomban (Epist. N. 4 ad Attela, in S. Columbani Opera, Dublin, 1957, p. 34). Toutefois la liberté ne peut être absolue, parce que l’homme n’est pas Dieu, mais image de Dieu, sa créature. Pour l’homme, le chemin à suivre ne peut être fixé par l’arbitraire ou le désir, mais doit consister, plutôt, à correspondre à la structure voulue par le Créateur.

La sauvegarde de la création comporte aussi d’autres défis, auxquels on ne peut répondre que par la solidarité internationale. Je pense aux catastrophes naturelles, qui, durant l’année passée, ont semé morts, souffrances et destructions aux Philippines, au Vietnam, au Laos, au Cambodge et dans l’Ile de Taiwan. Comment ne pas rappeler aussi l’Indonésie et, plus près de nous, la région des Abruzzes frappées par des tremblements de terre dévastateurs ? Face à de tels événements, une généreuse assistance ne doit jamais manquer, parce que la vie même des créatures de Dieu est en jeu. Mais la sauvegarde de la création, en plus de la solidarité, a besoin aussi de la concorde et de la stabilité des Etats. Quand surgissent des divergences et des hostilités entre ces derniers, pour défendre la paix, ils doivent poursuivre avec ténacité la voie d’un dialogue constructif. C’est ce qui advint, il y a vingt-cinq ans, avec le Traité de Paix et d’Amitié entre l’Argentine et le Chili, conclu grâce à la médiation du Siège Apostolique. Il a porté d’abondants fruits de collaboration et de prospérité, qui ont profité, d’une certaine façon, à toute l’Amérique Latine. Dans cette même région du monde, je suis heureux du rapprochement que la Colombie et l’Equateur ont entrepris après plusieurs mois de tension. Plus près de nous, je me réjouis de l’entente conclue entre la Croatie et la Slovénie à propos de l’arbitrage relatif à leur frontière maritime et terrestre. Je me félicite également de l’Accord entre l’Arménie et la Turquie en vue de la reprise de relations diplomatiques, et je souhaite aussi qu’à travers le dialogue, les relations entre tous les pays du Caucase méridional s’améliorent. Durant mon pèlerinage en Terre Sainte, j’ai appelé de façon pressante les Israéliens et les Palestiniens à dialoguer et à respecter les droits de l’autre. Encore une fois, j’élève ma voix, afin que soit universellement reconnu le droit de l’Etat d’Israël à exister et à jouir de la paix et de la sécurité dans des frontières internationalement reconnues. Et que, de même, soit reconnu le droit du Peuple palestinien à une patrie souveraine et indépendante, à vivre avec dignité et à se déplacer librement. Je voudrais, en outre, demander le soutien de tous, afin que soient protégés l’identité et le caractère sacré de Jérusalem, son héritage culturel et religieux, dont la valeur est universelle. Seulement ainsi, cette ville unique, sainte et tourmentée, pourra être signe et anticipation de la paix que Dieu désire pour toute la famille humaine. Par amour du dialogue et de la paix, qui sauvegardent la création, j’exhorte les gouvernants et les citoyens de l’Iraq à dépasser les divisions, la tentation de la violence et l’intolérance, pour construire ensemble l’avenir de leur pays. Les communautés chrétiennes veulent elles aussi y apporter leur contribution, mais pour cela il faut que leur soient assurés respect, sécurité et liberté. Ces derniers mois, le Pakistan a été aussi durement frappé par la violence et certains épisodes ont visé directement la minorité chrétienne. Je demande que tout soit fait afin que de telles agressions ne se renouvellent plus et que les chrétiens puissent se sentir pleinement intégrés dans la vie de leur pays. S’agissant des violences contre les chrétiens, je ne puis omettre de mentionner, par ailleurs, le déplorable attentat dont vient d’être victime la communauté copte égyptienne ces derniers jours, alors même qu’elle fêtait Noël. Concernant l’Iran, je souhaite qu’à travers le dialogue et la collaboration, soient trouvées des solutions communes, aussi bien au niveau national qu’au plan international. Au Liban, qui a surmonté une longue crise politique, je souhaite de continuer sur la voie de la concorde. J’espère que le Honduras, après un temps d’incertitude et d’agitation, s’achemine vers une normalité politique et sociale retrouvée. Et je souhaite qu’il en aille de même pour la Guinée et pour Madagascar, avec l’aide effective et désintéressée de la communauté internationale.

Mesdames et Messieurs les Ambassadeurs, au terme de ce rapide tour d’horizon, qui, à cause de sa brièveté, ne peut mentionner toutes les situations qui mériteraient de l’être, me reviennent à l’esprit les mots de l’Apôtre Paul, pour qui « la création tout entière crie sa souffrance » et « nous aussi, nous crions en nous-mêmes notre souffrance » (Rom. 8, 22-23). Oui, il y a tant de souffrances dans l’humanité et l’égoïsme humain blesse la création de bien des façons. C’est pour cela que l’attente du salut, qui concerne toute la création, est encore plus intense et qu’elle est présente dans le cœur de tous, croyants et incroyants. L’Eglise indique que la réponse à cette aspiration est le Christ « premier-né par rapport à toute créature, car c’est en lui que tout a été créé dans les cieux et sur la terre » (Col. 1, 15-16). Fixant sur Lui mon regard, j’exhorte toute personne de bonne volonté à œuvrer avec confiance et générosité pour la dignité et la liberté de l’homme. Que la lumière et la force de Jésus nous aident à respecter l’écologie humaine, conscients que l’écologie environnementale en trouvera aussi un bénéfice, car le livre de la nature est unique et indivisible ! C’est ainsi que nous pourrons consolider la paix, aujourd’hui et pour les générations à venir. Bonne année à tous !

Armoiries de Sa Sainteté le Pape Benoît XVI

2009-1. Voeux pour l’année 2009.

Vitrail de la Vierge à l'Enfant

Chers, bien chers Amis,

« Saluons l’année nouvelle avec joie et confiance, elle est un présent de la bonté de Dieu »… En ce dernier jour de l’année 2008, je n’hésite pas à faire miennes ces paroles de Saint François de Sales et à vous les adresser.

Malgré toutes les inquiétudes dont l’ombre pèse  – parfois si lourdement – sur nos familles et sur nos pays, malgré la crise grave qui secoue notre monde, malgré la tristesse des maladies et des deuils qui ont éprouvé un si grand nombre d’entre vous, je viens vers vous à travers ces quelques modestes lignes afin de vous souhaiter une bonne et heureuse année 2009… Oh, oui! je vous la souhaite la meilleure possible, même si nous avons  conscience que le bonheur parfait ne sera jamais atteint ici-bas, et même si nous pressentons que les semaines et les mois à venir – comme ceux de l’année qui s’achève – ne seront pas exempts de peines et de souffrances.

Cependant – malgré et au-delà de toutes les difficultés de cette condition terrestre -, ayant bien présent à l’esprit et au coeur  chacun de vos visages, chacune de vos intentions,  de vos joies et de vos peines, de vos espérances et de vos attentes, je vous présente ces voeux fervents, profondément enracinés dans l’amitié. Ce ne sont pas de simples « voeux pieux », énoncés de façon formelle : c’est par-dessus tout une prière que je dépose dans le Coeur de Jésus et de Marie.

De toute la ferveur de mon âme, je vous recommande - vous-mêmes et tous les vôtres, tous ceux qui vous sont chers, tous ceux que vous portez dans vos coeurs – au divin Roi d’Amour et à sa très Sainte Mère, je vous confie à leur bénédiction aimante : qu’ils vous accordent chaque jour la force,  physique et morale, pour avancer et persévérer dans la voie montante et difficile du quotidien ; qu’ils vous donnent le courage et la consolation intérieure, nécessaires pour ne pas céder aux tentations du découragement ; qu’ils emplissent vos coeurs de paix et de lumière; qu’ils vous conduisent dans la voie de la plénitude intérieure dans l’amour, qui seul est grand, qui seul est fécond, qui est la source de toute vraie richesse et de tout vrai bonheur!

Bonne, très bonne et surtout sainte année 2009!

Frère Maximilien-Marie du Sacré-Coeur.

Publié dans:Annonces & Nouvelles, Textes spirituels |on 31 décembre, 2008 |19 Commentaires »
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