Archive pour la catégorie 'Annonces & Nouvelles'

2026-109. La question centrale concernant la Fraternité Sacerdotale Saint-Pie X (par S.Exc. Mgr. Athanasius Schneider).

Vendredi 5 juin 2026,
Premier vendredi du mois ;
Fête de Saint Boniface de Mayence, évêque et martyr ;
Vendredi dans l’octave du Saint-Sacrement.

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       Moins d’un mois avant les Sacres annoncés par la Fraternité Sacerdotale Saint-Pie X (FSSPX), la dernière intervention publique de Son Excellence Monseigneur Athanasius Schneider a été publiée ce jeudi 4 juin 2026 par la vaticaniste Diane Montagna sur son blog Substack.
Nous en avons eu connaissance par le site américain LifeSiteNews et nous avons choisi d’en publier intégralement ci-dessous la traduction française (qui a été générée par un traducteur automatique).
Nous sommes infiniment reconnaissants à Son Excellence Monseigneur Schneider pour son courage et sa lucidité, sa charité et sa pertinence.

Monseigneur Athanasius Schneider

Son Excellence Monseigneur Athanasius Schneider.

   Les questions et problèmes relatifs à la Fraternité Sacerdotale Saint-Pie-X (FSSPX) font l’objet d’un débat largement stérile depuis plus de cinquante ans et ont abouti aux consécrations épiscopales annoncées, qui n’ont pas encore été approuvées par le Saint-Siège. Ce débat, souvent alimenté par l’émotion – parfois littéralement « cum ira et studio » –, est fréquemment mené par des personnes qui ne connaissent pas directement les documents pertinents ni n’ont d’expérience personnelle de la FSSPX. Dans bien des cas, leurs connaissances sont superficielles et influencées par des préjugés. De ce fait, le débat ressemble souvent à un dialogue de sourds, où les mêmes arguments sont répétés indéfiniment sans aucun progrès significatif.

   De plus, le débat élude largement la question centrale soulevée par la FSSPX. Cet échec découle d’une erreur méthodologique fondamentale et d’un manque de justification factuelle concernant les ambiguïtés doctrinales et liturgiques objectives qui sont au cœur de la controverse. Au fond, le conflit porte sur la question de la vérité.

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1. Vatican II dans le contexte des vingt autres conciles œcuméniques :

   La première erreur consiste à traiter un concile pastoral – en l’occurrence, le Concile Vatican II – comme s’il était entièrement dogmatique, et à présumer que toutes ses déclarations doivent être considérées comme définitives et contraignantes pour tous les catholiques. Ceux qui agissent ainsi oublient que Paul VI lui-même a déclaré : « Certains se demandent quelle autorité, quelle qualification théologique le Concile a entendu donner à ses enseignements, sachant qu’il s’est gardé d’émettre des définitions dogmatiques solennelles remettant en cause l’infaillibilité du Magistère ecclésiastique ». La réponse est connue de quiconque se souvient de la déclaration conciliaire du 6 mars 1964, réitérée le 16 novembre 1964 : compte tenu du caractère pastoral du Concile, il s’est abstenu de prononcer, de manière extraordinaire, des dogmes revêtus de la note d’infaillibilité. » (Audience générale, 12 janvier 1966). Cela s’applique également aux deux constitutions « dogmatiques » du Concile, Dei Verbum et Lumen gentium, puisque l’adjectif « dogmatique » possède un sens plus large et ne se limite pas aux dogmes compris comme des enseignements dotés d’infaillibilité.

   Parmi les vingt autres conciles œcuméniques, on trouve de nombreuses déclarations et documents pastoraux ou disciplinaires qui ne sont plus applicables aujourd’hui (par exemple, le décret du quatrième concile du Latran stipulant : « Si un seigneur temporel néglige de purifier son territoire de la souillure hérétique, il sera excommunié »), ainsi que des déclarations doctrinales non définitives (par exemple, sur la matière et la forme du sacrement de l’Ordre, du concile de Florence) qui ont été ultérieurement corrigées par le Magistère de l’Église. On ne saurait absolutiser toute forme historique concrète de leadership ecclésiastique, car cela reviendrait à supprimer la distinction nécessaire entre, d’une part, les vérités immuables et éternelles de la foi (Depositum Fidei) et, d’autre part, les divers modes de transmission de ces vérités (par exemple, une déclaration pastorale, une déclaration doctrinale non définitive ou une définition ex cathedra), chacun ayant un degré d’autorité et de force contraignante différent.

   Aujourd’hui, cependant, pour être en pleine communion avec le Saint-Siège, il faut accepter les affirmations et les enseignements pastoraux de Vatican II, qui, de par leur nature magistérielle, ne sont pas définitifs. Ceci soulève une question importante : pourquoi l’acceptation inconditionnelle des textes de Vatican II est-elle présentée comme une condition sine qua non à la pleine communion avec le Saint-Siège, alors qu’aucune exigence comparable n’existe concernant les enseignements pastoraux, disciplinaires ou non définitifs des vingt conciles œcuméniques précédents ?

   Parmi les enseignements non définitifs de Vatican II, il en existe plusieurs — notamment ceux concernant la liberté religieuse, l’œcuménisme, le dialogue interreligieux et la collégialité — dont les formulations sont ambiguës et difficiles à concilier avec les doctrines enseignées de manière constante par le Magistère depuis l’époque des Pères de l’Église jusqu’à la période qui a immédiatement précédé le Concile.

   Se pose également la question des carences rituelles et doctrinales du Novus Ordo Missae. Ces préoccupations ne peuvent plus être écartées d’emblée, comme en témoigne, par exemple, l’archimandrite Boniface Luykx dans son ouvrage « A Wider View of Vatican II: Memories and Analysis of a Council Consultor » (Angelico Press, Brooklyn, NY, 2025). Les défauts du Novus Ordo Missae demeurent un sujet de débat sérieux et ne sauraient être passés sous silence. Néanmoins, le Saint-Siège demande à la FSSPX d’accepter non seulement la validité, mais aussi la légitimité et la bonté de la réforme liturgique du Novus Ordo Missae.

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2. Deux excès modernes dans la vie de l’Église : le légalisme et le papacentrisme.

   La résolution de la question de la FSSPX est entravée non seulement par une réticence à aborder, avec honnêteté intellectuelle, les questions doctrinales sous-jacentes et à reconnaître l’existence d’ambiguïtés doctrinales nécessitant une correction, mais aussi par une mentalité malsaine qui s’est développée au sein de l’Église au cours des derniers siècles : à savoir, la primauté du légalisme ou du positivisme juridique, associée à un papacentrisme excessif qui frôle une quasi-divinisation de la fonction et de la personne du pape.

   Ces exagérations modernes dénaturent et restreignent la vie de l’Église en subordonnant la primauté de la pureté et de la clarté de la foi et de la liturgie aux exigences du légalisme et du papacentrisme – un phénomène étranger aux Pères de l’Église et à la grande tradition. Dans cette forme exacerbée de papacentrisme, le Pape et son magistère, même lorsqu’ils ne sont pas strictement dogmatiques ou définitifs, tendent à être considérés comme possédant un caractère absolu et quasi divin. Le climat ecclésial a souvent été façonné, au moins implicitement, par des conceptions qui se rapprochent de telles attitudes.

   La plupart des commentateurs de la controverse actuelle sur les consécrations épiscopales de la FSSPX restent, souvent inconsciemment, influencés par les excès de légalisme et le papisme exacerbé qui caractérisent une grande partie de la vie ecclésiale contemporaine. La loi selon laquelle les consécrations épiscopales effectuées sans autorisation papale – ou contrairement à la volonté exprimée du Pape – constituent un acte schismatique était étrangère à l’époque des Pères de l’Église. En effet, cette loi n’est entrée en vigueur qu’au deuxième millénaire. Le canon 1387 du Code de droit canonique de 1983, qui interdit la consécration d’un évêque sans mandat pontifical, est classé parmi les « offenses contre les sacrements », et non parmi les « offenses contre la foi et l’unité de l’Église », où le schisme est sanctionné (can. 1364). Si la consécration épiscopale sans mandat pontifical était intrinsèquement schismatique, elle serait classée parmi les offenses « contre l’unité de l’Église ». Le canon correspondant du Code de 1917 a également été inclus parmi les « Délits dans l’administration et la réception des ordres et autres sacrements » (Titre XVI), plutôt que parmi les « Délits contre la foi et l’unité de l’Église » (Titre XI).

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3. L’état de crise extraordinaire, voire d’urgence, au sein de l’Église :

   Depuis le Concile Vatican II, l’Église catholique traverse une période d’ambiguïté, de flou et d’incertitude concernant des doctrines essentielles telles que l’unicité du Christ Rédempteur, l’unicité de l’Église catholique, la structure monarchique instituée par Dieu (aux niveaux universel et local) et le caractère sacrificiel de la Sainte Messe. Il est indéniable que ceux qui ont exercé le pouvoir administratif au Saint-Siège ces dernières décennies, et qui l’exercent encore aujourd’hui, exigent de la FSSPX, comme  condition sine qua non  à la pleine communion avec le Saint-Siège, l’acceptation de ce climat de fait d’ambiguïté et de relativisme doctrinal et liturgique, qui a atteint son paroxysme avec le processus synodal actuel, extrêmement confus, au sein de toute l’Église. Depuis le Concile, et compte tenu de certains enseignements ambigus mentionnés, un processus est en cours pour établir, avec l’autorité du Pontife romain, une prétendue « Église de Vatican II » ou « Église conciliaire ». Ce courant, aujourd’hui désigné sous le nom d’« Église synodale », vise fondamentalement à devenir une religion relativiste adaptée au monde. Les tentatives visant à masquer cette nouvelle tendance vers une forme ambiguë, relativiste et mondaine de l’Église catholique par une herméneutique de la continuité sont malhonnêtes et peu convaincantes.

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4. Le dilemme de conscience de la FSSPX :

   Le Saint-Siège exige de la FSSPX qu’elle accepte des doctrines formulées de manière ambiguë et non définitive comme  condition sine qua non  à la pleine communion avec lui et à la régularisation canonique. Il s’agit notamment d’enseignements concernant la liberté religieuse, l’œcuménisme, le dialogue interreligieux (y compris, par exemple, l’affirmation de Lumen Gentium  16 selon laquelle les musulmans, avec les catholiques, « adorent le Dieu unique et miséricordieux »), la collégialité épiscopale (entendue d’une manière qui diminue la structure monarchique de l’Église, instituée par Dieu), et les réformes liturgiques liées au Novus Ordo Missae. Le Saint-Siège exige également de la FSSPX qu’elle reconnaisse formellement les déclarations et les enseignements des papes post-conciliaires appartenant au magistère dit authentique et quotidien. Parmi ceux-ci figurent, par exemple, certaines déclarations d’Amoris Laetitia qui sapent gravement, voire contredisent, la Révélation divine ; l’autorisation formelle du pape François permettant aux personnes divorcées et remariées de recevoir la sainte communion ; et la Déclaration sur les bénédictions pour les couples de même sexe, Fiducia Supplicans.2026-109. La question centrale concernant la Fraternité Sacerdotale Saint-Pie X (par S.Exc. Mgr. Athanasius Schneider). dans Annonces & Nouvelles

   Si l’on examine avec une honnêteté intellectuelle la crise extraordinaire qui a frappé l’Église depuis le Concile – ainsi que les ambiguïtés et le relativisme doctrinal, liturgique et pastoral qui l’ont accompagnée –, alors l’existence et l’activité de la FSSPX peuvent être considérées, dans une perspective à long terme et à la lumière des deux mille ans d’histoire de l’Église, comme une œuvre de la divine providence et comme une source d’assistance pour l’Église durant une crise d’une ampleur sans précédent.

   A la lecture des documents récemment publiés par le Supérieur général de la FSSPX, le Père Davide Pagliarani, et notamment la Déclaration de foi catholique  et son Message à la Fraternité et à ses fidèles (ci-joints), on ne peut manquer de constater un esprit profondément catholique, imprégné d’une foi véritable dans la primauté papale et d’une dévotion filiale envers la personne du Souverain Pontife.

   Le problème auquel est confrontée la FSSPX n’est pas difficile à comprendre. Le Saint-Siège exige qu’elle accepte, sans objection majeure, certains enseignements objectivement ambigus et imprécis du Concile Vatican II, des déclarations ambiguës du magistère pontifical post-conciliaire, ainsi que des failles doctrinales et rituelles objectives dans le Novus Ordo. Or, Dieu n’a jamais exigé l’acceptation de doctrines obscures ou formulées de manière ambiguë, et l’Église, tout au long de son histoire, a toujours agi en conséquence.

   La FSSPX considère comme une raison d’être essentielle d’appeler, avec parrêsia , à un retour à la clarté et à la pureté absolues de la doctrine que l’Église s’est toujours efforcée de préserver à travers les siècles. Par le passé, les pontifes romains ont enduré persécution, martyre et même schismes plutôt que de tolérer la moindre ambiguïté dans l’expression de la foi. Parmi les exemples les plus notables figurent le rejet du terme ambigu « homoiousios » ; le rejet de l’Hénotikon qui, bien que non formellement hérétique, a néanmoins nui à la clarté de la doctrine christologique et facilité la propagation du monophysisme ; et le rejet des formulations christologiques ambiguës du pape Honorius Ier (+638). Plusieurs papes ont condamné Honorius Ier à titre posthume, non pour hérésie, mais pour ambiguïté doctrinale et pour avoir contribué à la propagation de l’hérésie. L’unité n’est pas, en soi, le critère ultime de la vérité. L’histoire de l’Église connaît de nombreuses situations où des tensions ont existé entre la tradition et l’exercice effectif de l’autorité ecclésiastique.

   Le fait même que certains enseignements du Concile Vatican II, conjugués à la réforme liturgique, aient engendré – et continuent d’engendrer, tant en théorie qu’en pratique – un affaiblissement de la clarté doctrinale oblige le Pape, à l’exemple de nombre de ses prédécesseurs héroïques, à clarifier et, le cas échéant, à corriger ces enseignements. Il convient de le faire avec une précision et une clarté doctrinales renouvelées, afin qu’aucune interprétation ambiguë ou erronée ne puisse subsister. À cet égard, le principe suivant, qui a longtemps guidé les pontifes romains, demeure plus pertinent que jamais : « L’ambiguïté ne saurait être tolérée dans un synode (concile), dont la principale gloire consiste avant tout à enseigner la vérité avec clarté et à exclure tout risque d’erreur » (Pie VI, Auctorem fidei ).

   Le drame de la situation actuelle réside dans le fait que le Saint-Siège exige de la FSSPX qu’elle accepte l’ambiguïté doctrinale et liturgique actuelle comme condition sine qua non à la pleine communion et à la régularisation canonique. Lors de la controverse monothélite, lorsque le pape Honorius Ier adopta une position ambiguë, le saint patriarche Sophronius de Jérusalem envoya à Rome son suffragant, Étienne, évêque de Dor, lui recommandant de se rendre auprès du Siège apostolique, où se trouvent les fondements de la doctrine orthodoxe, et de ne cesser de prier et de supplier jusqu’à ce que les autorités compétentes examinent et condamnent cette nouvelle erreur. L’évêque Étienne demeura à Rome pendant dix ans, persévérant dans cette mission jusqu’à ce qu’il soit témoin de la condamnation de l’hérésie par le pape Martin Ier au concile de Latran de 649. D’une certaine manière, la FSSPX remplit aujourd’hui un rôle similaire, exhortant sans cesse le Saint-Siège à mettre fin à cette situation d’ambiguïté et d’incertitude doctrinales et liturgiques. La FSSPX a maintes fois affirmé n’avoir d’autre intention que de former les âmes confiées à sa charge pastorale à devenir de bons chrétiens et de véritables fils et filles de l’Église romaine. En définitive, il convient d’être reconnaissant à la FSSPX pour ce rôle, et les futurs papes le seront assurément.

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5. La solution pastorale du pape au problème de la FSSPX :

   Le Saint-Siège devrait accorder toute l’attention requise à la  Déclaration de foi catholique  et au  Message aux fidèles publiés par le Supérieur général de la FSSPX, et reconnaître ces documents et actes comme suffisants et satisfaisant aux conditions minimales requises pour la communion ecclésiale. Une excommunication à l’heure actuelle ouvrirait une nouvelle blessure, inutile et évitable, au sein du Corps mystique du Christ.

   A la lumière de ces documents et actes de la FSSPX, le Pape, avec sa compassion paternelle, pourrait faire une exception et autoriser les consécrations épiscopales par un geste pastoral d’une grande générosité. En excommuniant les évêques consécrateurs et consacrés, le Souverain Pontife punirait implicitement les fidèles de la FSSPX – une partie de son troupeau – qui l’aiment et le reconnaissent sincèrement, mais qui, confrontés à un véritable dilemme de conscience, n’ont d’autre choix que de continuer à recevoir l’assistance pastorale de la FSSPX, dont l’épiscopat demeure indispensable à l’existence, notamment pour l’administration des sacrements de l’Ordre et de la Confirmation.

   Par conséquent, uniquement pour le salut des âmes et le bien de l’Église, la FSSPX demande au Souverain Pontife de faire preuve de compréhension, dans les circonstances actuelles, quant à son besoin d’avoir des évêques et d’autoriser les consécrations épiscopales. Malheureusement, malgré ce qu’elle considère comme un dilemme de conscience objectif, la FSSPX est, pour la plupart, perçue comme schismatique et orgueilleuse.

   Dans un esprit de magnanimité, le Souverain Pontife, en véritable père, pourrait établir un dialogue avec la FSSPX, cette partie de son troupeau, et autoriser, à titre exceptionnel, les consécrations épiscopales afin de favoriser un climat propice à une recherche patiente et progressive, fondée sur une confiance mutuelle accrue, des solutions aux questions doctrinales et aux arrangements juridiques correspondants. L’Église synodale de notre temps devrait être capable d’une telle ouverture pastorale et d’une telle générosité. À la lumière des nombreuses déclarations et initiatives œcuméniques généreuses de ces dernières décennies, elle devrait également démontrer sa capacité à aborder un grave problème ecclésial par le dialogue, la patience et la compréhension au sein même de l’Église catholique.

   Récemment, le cardinal Pietro Parolin, secrétaire d’État du Vatican, a affirmé que, concernant les divergences des évêques allemands, le Saint-Siège ne souhaite pas que les divisions dégénèrent en mesures punitives, soulignant que les problèmes au sein de l’Église doivent, chaque fois que cela est possible, être résolus pacifiquement. Pourquoi cette approche ne serait-elle pas également appliquée à la FSSPX, qui ne renie aucun dogme, reconnaît la primauté du Pape, prie pour lui et lui professe une dévotion filiale, tout en conservant uniquement ce que l’Église a cru et célébré universellement jusqu’au Concile ? Parallèlement, le Chemin synodal allemand a avancé des déviations doctrinales manifestes qui promeuvent de facto des hérésies, voire des positions blasphématoires. Dès lors, pourquoi privilégier la réconciliation et le dialogue patient dans un cas et pas dans l’autre ?

   Si, cette année, le Pape prononçait une excommunication, un nouvel anathème, contre les évêques consacrants et consacrés, cela resterait dans l’histoire de l’Église comme une erreur d’une sévérité pastorale excessive. Les générations futures et les papes futurs le regretteraient. Pourquoi le Pape devrait-il faire aujourd’hui ce que les générations futures pourraient déplorer demain ? Ne devrions-nous pas tirer les leçons de l’histoire ? Le Pape, en tant que Souverain Pontife, n’est-il pas appelé avant tout à être un bâtisseur de ponts ?

Pièces jointes :

1) Entretien avec le Supérieur général de la Fraternité sacerdotale Saint-Pie-X du 5 février 2026 : https://fsspx.news/en/news/interview-superior-general-priestly-society-saint-pius-x-57064
2) Message aux fidèles et amis de la Fraternité sacerdotale Saint-Pie-X du 7 mars 2026 :  https://fsspx.org/en/news/episcopal-consecrations-what-fr-pagliarani-told-members-society-saint-pius-x-59250
3) Déclaration de foi catholique adressée à Sa Sainteté le pape Léon XIV par le père Davide Pagliarani, supérieur général de la Fraternité sacerdotale Saint-Pie-X, le 14 mai 2026 :  https://sspx.org/sites/default/files/documents/2026-05-14_declaration_of_catholic_faith_en.pdf

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2026-104. Visite royale à Aix-en-Provence.

Vendredi 29 mai 2026,
Vendredi des Quatre-Temps d’été ;
Mémoire de Sainte Marie-Madeleine de’Pazzi, vierge.

       Ce vendredi 29 mai en fin de journée, Monseigneur le Prince Louis de Bourbon, duc d’Anjou, de jure Sa Majesté le Roi Louis XX, a rendu public sur les réseaux sociaux le rapide compte-rendu d’une visite qu’Il vient d’accomplir à Aix-en-Provence, dans les termes suivants :

Aix en Pce 29 mai 2 - blogue

   « J’ai eu la joie de découvrir la superbe ville d’Aix-en-Provence et ses environs, avec un accueil très chaleureux de Sophie Joissans, maire de la ville, avec qui j’ai pu m’entretenir longuement pour connaître et comprendre les enjeux auxquels est confrontée sa commune.

   En compagnie d’une de ses adjointes, Perrine Meggiato et une équipe municipale, j’ai vécu une visite passionnante de la vieille ville, de l’hôtel de ville, de la cathédrale Saint-Sauveur, guidé par le le directeur de l’office de tourisme d’Aix, Michel Fraisset (Pro).

   Enfin, nous avons été reçus à l’Académie d’Aix-en-Provence où ses membres m’ont présenté un certain nombre de souvenirs liés au passage de mes ancêtres Louis XIII et Louis XIV dans cette belle ville. Un grand merci pour la qualité proverbiale de votre accueil tout provençal, et pour la hauteur de nos échanges ! »

Aix en Pce 29 mai 1 - blogue

2026-90. Du Carême de la Pentecôte.

Jeudi de l’Ascension.

Vignette blogue - Veni

       Dans la liste des sept carêmes monastiques (cf. > ici) que nous pratiquons au Mesnil-Marie, il en est un que nombre de nos amis ne soupçonnent même pas : le carême de la Pentecôte.
Il ne consiste certes pas en une quarantaine – sens originel du mot carême -, puisqu’il ne s’étend que du soir de l’Ascension après les complies jusqu’aux premières vêpres de la Pentecôte, et qu’il ne couvre donc qu’une période de neuf jours, simultanément à la neuvaine préparatoire à cette si sublime fête de la Pentecôte (cf. > ici).

   D’un point de vue alimentaire, comme tous les jours d’ascèse spirituelle plus marquée, ces neuf jours sont des jours de jeûne (un seul repas, et une collation autorisée le soir), mais l’abstinence y est modérée : seuls les mets carnés sont strictement prohibés : le poisson ou les œufs (mais pas les deux en un même jour) y demeurent permis, ainsi que les laitages ou fromages et l’huile d’olive.

   Malgré le temps pascal, en effet, et même si c’est d’une manière un peu moins stricte qu’à l’occasion du grand Carême de Pâques, il demeure important que le corps soit associé à l’effort de l’esprit dans sa supplication.

Sculpture du retable du maître-autel chapelle du Cénacle Paray-le-Monial - blogue

   L’esprit qui préside à ces neuf jours d’efforts – l’ascèse physique soutenant et fortifiant la démarche spirituelle – peut être caractérisé par une discipline de plus grand recueillement et de silence intérieur plus intense, afin que le « cénacle de notre âme » se modèle sur cette retraite d’ardente supplication et d’attente fervente instituée par Notre-Seigneur Lui-même au travers des consignes données à Ses apôtres et disciples avant de S’élever dans les cieux ; la retraite de neuf jours qu’ils ont vécue enfermés dans le Cénacle de Jérusalem, étrangers à tout ce qui se passait alors dans la Ville ; la retraite au centre de laquelle se trouvait la Très Sainte Mère de Dieu, Fille bien-aimée du Père Eternel, Mère du Verbe Incarné et parfaite Epouse de l’Esprit-Saint Paraclet.

   C’est donc aussi un esprit de très grande union avec la Très Sainte Vierge, où l’on s’efforce de lui laisser au maximum le soin d’agir en nos âmes et de les préparer au renouvellement des grâces de notre confirmation, à une effusion renouvelée des dons du Saint-Esprit, au franchissement d’un nouveau palier dans notre ascension spirituelle jamais achevée, la « prenant chez nous » – selon ce qui est dit du disciple auquel elle est donnée pour Mère au pied de la Croix (Joan. XIX, 27) -, pour que le Saint-Esprit ait le désir ardent d’y venir Lui aussi, puisque, selon l’enseignement de Saint Louis-Marie Grignion de Montfort, partout où se trouve la Très Sainte Vierge Marie l’Esprit-Saint accourt.

   Ainsi vécue, la neuvaine préparatoire à la Pentecôte ne se résoud pas à la simple récitation d’une formule de prière une fois par jour pendant neuf jours, mais elle devient une intense aspiration qui remplit toutes nos journées et chaque instant de nos journées, pour arriver à la plénitude pentecostale dans l’incomparable flamboiement d’exultation dont les ornements rouge et or de la liturgie sont le symbole et le signe.

Frère Maximilien-Marie du Sacré-Cœur.

Vignette blogue - Veni

2026-79. Pour le pèlerinage annuel de la Confrérie Royale à l’intention du Roi et de la France auprès de Notre-Dame du Puy, et pour les pèlerinages associés.

Jeudi 7 mai 2026.

Blason Confrérie Royale petite taille

Très Chers Membres et Amis de la Confrérie Royale,

       Ainsi que cela vous a été annoncé, un accident handicapant ayant rendu inopérant Frère Maximilien-Marie, il a semblé plus raisonnable de réduire les dimensions du pèlerinage annuel pour le Roi et la France au Puy-en-Velay au seul jour de l’Ascensionjeudi 14 mai 2026 : nous n’oublierons d’ailleurs pas que, en 1643 également, le 14 mai coïncidait avec le jeudi de l’Ascension, et que c’est ce jour-là que notre très pieux Roi Louis XIII rendit sa belle âme à Dieu (cf. > ici) et que c’était exactement trente-trois années après son accession au trône, le 14 mai 1610, jour de l’assassinat de son père, Henri IV le Grand, notre premier Roi Bourbon.

Saint Vincent de Paul assistant Louis XIII en son agonie - vitrail de l'église Saint-Séverin à Paris

Louis XIII mourant dans les bras de Saint Vincent de Paul
[vitrail de l'église Saint-Séverin, à Paris].

   En parallèle avec ce pèlerinage aux pieds de Notre-Dame du Puy, nous invitons tous ceux qui avaient prévu de venir de loin, même si c’est en petits groupes de deux ou trois seulement, d’accomplir le même jour, une démarche spirituelle d’union avec les pèlerins qui se trouveront au Puy-en-Velay.

I – Pèlerinage aux pieds de Notre-Dame du Puy :

   Jeudi de l’Ascension 14 mai 2026, donc, un prêtre membre de la Confrérie Royale dirigera la démarche du pèlerinage au Puy-en-Velay : pour connaître les horaires (Sainte Messe en particulier), le lieu de rendez-vous et le déroulement du pèlerinage, nous contacter au moyen de l’adresse électronique : pelerinage.confrerie@gmail.com.
A noter 1) que chacun prévoit son pique-nique pour le déjeuner, et que 2) le pèlerinage n’est pas réservé aux membres de la Confrérie Royale, mais qu’il est ouvert à toute personne de bonne volonté qui veut prier pour le Roi et la France.

Notre-Dame du Puy - Vierge Noire - 12 mai 2018

II – Pèlerinages associés :

   Ce même jour, nous invitons tous les membres de la Confrérie Royale, où qu’ils se trouvent, à se retrouver avec d’autres personnes, membres ou amis de la Confrérie, ou simplement désireuses d’accomplir quelque démarche spirituelle pour le Roi et la France, et d’organiser, selon les lieux et les opportunités soit un petit pèlerinage, soit un moment de prière, en sus de la Sainte Messe du jour de l’Ascension (fête d’obligation, il n’est jamais inutile de le rappeler).
Nous invitons nos amis de l’Union des Cercles Légitimistes de France (UCLF) et du Cercle d’Action Légitimiste (CAL) à faire de même.

- De quelle manière ?
En se retrouvant si possible pour la Messe, puis – pourquoi pas ? – en déjeunant ensemble (pique-nique), enfin en se rendant soit dans un lieu de pèlerinage, pas forcément un « grand » pèlerinage, ce peut être une belle chapelle en l’honneur de la Madone ou d’un saint, un sanctuaire dans lequel se trouve une statue particulière ou lié à notre histoire, ou encore le lieu du martyre ou de la sépulture de quelque victime de la révolution… etc. (les villes et les campagnes de notre beau Royaume n’en manquent pas : c’est à chaque groupe de choisir celui qui lui semble le plus adapté).
Vous manquez d’idée ? Contactez-nous, et nous pourrons peut-être vous aider.
Si les lieux s’y prêtent – je pense en particulier dans les campagnes – ce peut-être l’occasion de faire une petite marche en récitant le chapelet ou le saint rosaire, et en chantant nos beaux cantiques traditionnels.
S’il y a dans le groupe quelque personne capable, elle peut, bien sûr, dispenser aux autres un enseignement spirituel…

   Le seul « impératif » c’est que la démarche et les prières soient offertes pour notre Roi et pour la France. Autour de cela, chaque groupe peut adapter son « pèlerinage associé » en fonction de ses possibilités. Ce n’est pas plus compliqué que cela !

   Certaines personnes se sont déjà manifestées à nous, et nous les remercions. S’il y a des personnes qui seraient désireuses de s’unir à cette démarche mais ne connaissent pas de groupe, elles peuvent nous contacter et nous pouvons les mettre en contact avec les groupes qui se sont signalés à nous s’il s’en trouve dans leurs parages… 

   Nous souhaitons seulement que les groupes se fassent connaître à nous, pour que les pèlerins qui seront au Puy puissent les présenter à Notre-Dame, dans ce sanctuaire où une vingtaine de nos souverains est venue se recueillir et prier.
Là encore, une adresse électronique de contact : pelerinage.confrerie@gmail.com.

Pèlerins en procession

2026-76. Nous avons lu et nous recommandons chaleureusement : « L’Evangélisation des Gaules au Ier siècle », d’Arnaud Boüan du Chef du Bos.

30 avril,
fête de Sainte Hildegarde de Vintzgau, Reine des Francs (cf. ici) ;
Mémoire de Saint Eutrope, premier évêque de Saintes, martyr (cf. > ici) ;
Mémoire de la Vigile des Saints Apôtres Philippe et Jacques.

angelot baroque - vignette blogue

   Nous profitons de la fête de Saint Eutrope (voir ci-dessus) pour recommander avec chaleur un petit ouvrage, très facile de lecture et très agréablement illustré, de Monsieur Arnaud Boüan du Chef du Bos, qui vient très opportunément jeter un pavé dans la mare des prétendus historiens contemporains lesquels, à la manière de stupides perroquets, répètent les poncifs anti-catholiques forgés – à l’encontre de siècles et de siècles de tradition – depuis le XVIIIème siècle.
Ce livre, intitulé « L’Evangélisation des Gaules au Ier siècle », est paru à l’automne 2025 : on le trouve à la vente sur internet, en faisant une petite recherche.
Son auteur nous avait précédemment « régalés » avec deux ouvrages dont on peut dire qu’ils sont complémentaires : 1) « Saint Martial, l’Apôtre des Gaules », et 2) « L’Evangélisation de la Bretagne au premier siècle ».

   « Si la France est née en 496, elle fut conçue dès le premier siècle, dans la bonne terre de Gaule, évangélisée par des témoins du Christ en Galilée et des disciples des Apôtres ! Il est temps aujourd’hui de retrouver cette histoire oubliée pour rendre aux Français la vérité de notre histoire, et de gonfler notre espérance ! Tant de bénédictions originelles ne peuvent s’achever dans notre triste actualité : il nous faut retrouver nos racines, prier ces saints fondateurs, et restaurer l’union de tous ceux qui ne veulent pas voir périr notre si belle Patrie ! »

Présentation de l’ouvrage sur « Le Salon Beige » en octobre 2025.

L'évangelisation des Gaules au 1er siecle -Arnaud Boüan du Chef du Bos

Quatrième de couverture :

   « Découvrez plus de soixante témoins directs des faits et miracles de Jésus-Christ parmi lesquels ses plus proches amis, missionnés pour l’évangélisation des Gaules :

• Marie-Madeleine, la pénitente de Magdala ;
• Lazare de Marseille, le ressuscité de Béthanie ;
• Marthe de Tarascon, sœur de Marie-Madeleine et Lazare ;
• Martial de Limoges, l’enfant de la multiplication des pains ;
• Amadour, Zachée de Jéricho, l’ermite de Rocamadour ;
• Véronique de Soulac, l’héroïne du calvaire ;
• Ursin de Bourges, Nathanaël de Cana ;
• Denys de Paris, l’Aréopagite d’Athènes…

   Relégués par les historiens « rationalistes » au IIIème siècle, ils sont pourtant bien attestés par la Tradition de l’Eglise catholique et confirmés par la science archéologique la plus sûre.
Ce court livret démontre la prédilection de Dieu pour la France qui a reçu plus de 150 disciples dès le premier siècle et fait s’interroger : comment expliquer une telle concentration des personnages clés de l’Evangile dans ce tout petit bout de coin du monde qui deviendra la France ? »

   L’ouvrage bénéficie d’une préface de Monseigneur Dominique Le Tourneau, chapelain de Sa Sainteté, membre de nombreuses associations ou sociétés des plus recommendables, telle l’Association Universelle des Amis de Jeanne d’Arc, la Société des Gens de Lettre, l’Association des Ecrivains catholiques, la Societas Internationalis Iuris Canonici Promovendo… etc. C’est avant tout un canoniste, professeur de Droit canonique et juge au tribunal ecclésiastique de Lille, qui est en outre vice-postulateur de la cause de doctorat de Saint Césaire d’Arles.

angelot baroque - vignette blogue

2026-73. Lettre mensuelle de la Confrérie Royale : 25 avril 2026.

armoiries confrérie royale

Samedi 25 avril 2026.

Très Chers Membres et Amis de la Confrérie Royale,

   Dimanche dernier, 19 avril 2026, votre Prieur a été la victime d’un « stupide accident » (il a glissé dans l’herbe trempée de rosée alors qu’il se dirigeait vers son véhicule pour se rendre à la Sainte Messe et la manière dont s’est déroulée sa chute – et surtout la manière dont il a retrouvé le sol – a entraîné la rupture des ligaments croisés du genou droit et, en toute logique, l’intervention du SAMU et des pompiers, une hospitalisation et une opération programmée en urgence… etc.).
Bref ! Frère Maximilien-Marie, la jambe immobilisée dans une attelle contraignante, a fini par être ramené dans son ermitage vivarois, où il peut, avec l’aide ponctuelle d’amis généreux de leur temps et de leurs personnes, avec le passage quotidien de l’infirmière, avec un certain nombre d’aménagements, avec l’acceptation de nombreux contretemps, et avec de longues stations allongé – pour un rythme d’activité très allégé et ralenti -, continuer néanmoins sa vie de vieil ermite…
Et c’est lui-même qui vous écrit ce 25 avril au soir.

   J’espère que vous avez passé cette journée du 25 avril dans une ferveur particulière, pour l’anniversaire de la naissance de notre Roi bien-aimé, que nous servons dans le combat spirituel, la prière et les sacrifices, au jour le jour.

   A seule fin de vous « alimenter » de paroles fortes et tonifiantes, je mets, au-dessous de ces modestes lignes, la copie du message complet que Sa Majesté le Roi nous avait fait parvenir, au Puy-en-Velay, au début juin 2016 – cela fera bientôt 10 ans ! – à l’occasion du pèlerinage conjoint de l’UCLF (alors présidée par feu Monsieur Pierre Bodin) et de la toute jeune Confrérie Royale (dont nous avions publié la fondation le 25 août 2015 : 8 mois auparavant), dans la sainte cité de Notre-Dame du Puy, à l’occasion du jubilé qui ne se produit habituellement que deux fois par siècle (chaque fois que le Vendredi Saint coïncide avec le 25 mars) ; pèlerinage conjoint de l’UCLF et de la Confrérie Royale qui avait été source de grandes grâces…

   En relisant les lignes que notre Roi nous adressait alors (nous, c’est-à-dire aux deux mouvements [qui sont distincts, redisons-le, même s'ils sont très fraternellement unis] ), transmis au Président Pierre Bodin par le Secrétariat de Sa Majesté ; en relisant donc ces lignes royales en faisant abstraction des circonstances précises du jubilé de 2016, vous retrouvez, chers Amis, bien précisée par notre Souverain légitime, la nature de votre engagement…
A la limite, il serait quasi nécessaire que chacun d’entre nous apprenions par cœur ces lignes fermes et claires :

   « Vous prierez pour qu’un monde renaissant aux valeurs de la tradition de nos pères puisse redonner à la France et le sens de sa grandeur, et l’esprit de sa mission civilisatrice pour l’ensemble des nations et la puissance des grâces de son baptême… Que la ferveur de vos prières contribue à protéger la France » !

    Ayons à cœur de méditer souvent sur ces lignes inspirées !

   Et puisque, justement, ce message royal nous avait été adressé à l’occasion du premier pèlerinage annuel au Puy-en-Velay, « pour la France et le Roi », j’en viens au fait que, en raison de ce « stupide accident », en raison des conseils « énergiques » de plusieurs de mes conseillers personnels (auxquels j’objectais que le pèlerinage du Puy de cette année pouvait se dérouler sans moi – contraint à beaucoup de repos et à beaucoup d’immobilité -, mais qui n’en étaient pas d’accord), en raison d’autres facteurs aussi que je ne détaillerai pas, nous devons repenser l’organisation du pélerinage du « pont » de l’Ascension et lui donner, cette année, une nouvelle physionomie : d’ici quelques jours, vous recevrez une nouvelle circulaire exposant de quelle manière cette réorganisation va se faire, avec

1) d’un côté, pour les personnes dans un rayon relativement proche du Puy, une journée de pèlerinage (avec Sainte Messe, et prières dans les sanctuaires de la ville sainte), et
2) pour tous ceux qui le désirent, et dans tout le Royaume, de petits pèlerinages locaux (même avec seulement 2 ou 3 personnes : « Lorsque deux ou trois sont réunis en Mon Nom, Je suis au milieu d’eux »), ou – a minima – un temps de prière communautaire, accomplis en union avec ceux qui se trouveront au Puy… ou avec le Prieur qui se trouvera contraint de rester allongé en son ermitage !!!

   Que, dès à présent, ceux qui liront ces lignes, à Paris, à Versailles, en Anjou ou en Bretagne, en Auvergne ou en Franche-Comté, en Touraine ou en Alsace, en Provence ou en Picardie, en Guyenne ou en Lorraine, en Artois ou en Saintonge, en Limousin ou en Flandres, en Dauphiné ou en Poitou, en Bourgogne ou en Languedoc… etc… et ailleurs aussi, membres ou simplement sympathisants de la Confrérie Royale, nous contactent sans retard sur cette adresse électronique : pelerinage.confrerie@gmail.com

   Et que Dieu vous bénisse tous et vous protège à tout moment !
Merci pour votre attention. 

Lettre du Roy au pèlerinage du Puy 2016 - blogue

Le Puy-en-Velay

2026-66. Fête du Patronage de Saint Joseph au Mesnil-Marie :

Mercredi 22 avril 2026

* * *

Fête du Patronage de Saint Joseph

(fête double de 1ère classe avec octave commune)

au Refuge Notre-Dame de Compassion

Fête du Patronage de Saint Joseph - blogue

       Programme :

- 11 h 30 : Messe chantée (rite latin traditionnel) ;

- Repas partagé (les personnes qui souhaitent venir doivent impérativement nous le faire savoir dans les meilleurs délais – merci) ;

       Important :

   La chapelle du Mesnil-Marie est un lieu privé, aussi les personnes qui désirent participer à cette fête et être présentes pour le déjeuner voudront-elles bien s’inscrire (au moyen de l’espace des commentaires, ci-dessous – ce ne sera pas publié).
Merci par avance !

Monogramme Saint Joseph vignette

2026-58. D’un Crucifix miraculeux qui a été utilisé au Mesnil-Marie dans la liturgie de ce Vendredi Saint 2026.

Vendredi Saint 2 avril 2026.

1 - Crucifix miraculeux - Vendredi Saint 2026 adoration de la Croix

Après son dévoilement en trois étapes,
le Crucifix est déposé sur un coussin violet recouvert d’un linge de lin blanc
et va recevoir l’adoration du clergé et des fidèles.

   En notre Mesnil-Marie, ce vendredi Saint 2 avril 2026, lors de la liturgie de l’adoration de la Croix suivie par la Messe des Présanctifiés, nous avons eu l’immense grâce d’accueillir un Crucifix miraculeux : c’est du moins ce qu’affirme un document manuscrit, qui bien qu’en assez mauvais état reste néanmoins globalement lisible, plié de manière à ne pas dépasser la largeur de la branche verticale de la Croix au verso de laquelle il est collé.

   C’est ce saint Crucifix, qui a été dévoilé solennellement dans la liturgie et qui a été le support de nos adorations pendant le chant des impropères.

Document explicatif collé au Crucifix

Une partie du document explicatif
collé au verso de la branche verticale du Crucifix miraculeux.

   Ce Crucifix ne nous appartient pas : il nous a été prêté par une famille amie à l’occasion de ce Triduum Sacré, et nous lui en sommes infiniment reconnaissants !

   Cette famille l’a elle-même reçu d’un monastère de contemplatives contraint de fermer, faute de vocations.
Qu’il nous soit permis – vous comprenez facilement pourquoi – de ne pas révéler de quel monastère il s’agissait ni même de dévoiler la famille monastique à laquelle il appartenait.

2 - Crucifix miraculeux - Vendredi Saint 2026

Le Crucifix miraculeux pour l’adoration de la Croix
ce Vendredi Saint 2 avril 2026.

   Le document collé au verso de la Croix nous apprend donc que cette Croix se trouvait, avant la grande révolution, dans la cellule d’une moniale favorisée de grâces mystiques : « Elle lui parlait familièrement avec foi et simplicité comme font les saints » dit le manuscrit ; « Et ce [mot illisible en raison d'une déchirure du papier] Crucifix daignait lui répondre soit en hochant la tête soit même en lui parlant » .

   Un jour où cette sainte religieuse était en prière et venait de demander à Notre-Seigneur une réponse - « sur quelque chose d’important », précise le document -, « le saint Crucifix ouvrit la bouche pour lui parler, mais une religieuse étant entrée dans ce moment dans la cellule, la langue du Crucifix s’arrêta au bord des lèvres, et la bouche resta entrouverte comme on le voit maintenant » .

3 - Crucifix miraculeux - Vendredi Saint 2026

5 - Crucifix miraculeux - Vendredi Saint 2026

   La suite du document manuscrit raconte comment, au moment de la révolution, deux religieuses de ce monastère, dont elles furent chassées, l’ont soustrait aux profanations et l’ont conservé caché pendant la Terreur, à laquelle elles échappèrent.

   Leur monastère ne se releva pas après la tourmente révolutionnaire.
Aussi ces deux religieuses – qui avaient pour noms Mère Colombe et Mère Séraphine – rejoignirent-elles une autre maison de leur Ordre, restaurée dans une autre ville du Royaume, où
« pendant plusieurs années elles édifièrent cette communauté par leurs vertus » .

   Enfin, le manuscrit précise qu’en 1872, en raison du fait que ce Crucifix, à l’origine blanc , était dans un état de grande saleté, à cause de son ancienneté et de son histoire (caché pendant la Terreur, déplacé… etc., et peut-être aussi en raison de la vénération dont il a été entouré, vénération qui a sans nul doute été manifestée par des gestes de dévotion et des baisers) a dû être nettoyé : c’est alors qu’il a été colorisé comme on le voit aujourd’hui.

   C’est une immense grâce pour nous d’avoir accueilli ce saint Crucifix : la vénération dont nous l’avons aujourd’hui entouré nous relie d’une manière extrêmement concrète à la foi et à l’amour d’une fervente communauté monastique de l’Ancien Régime, à la fidélité et à l’espérance de religieuses courageuses qui – malgré la persécution – ont persévéré dans leur vocation, se sont sanctifiées, et ont édifié leurs contemporains par leurs vertus, et nous relie également à des générations d’âmes saintes contemplatives qui ont prié devant le Crucifix miraculeux, et qui, grâce à la dévotion qu’il suscite, se sont totalement dévouées à Notre-Seigneur Jésus-Christ, dans la prière et le sacrifice…

   Puissions-nous, entraînés par de tels exemples, grandir dans l’amour du divin Crucifié et nous laisser toujours enseigner par Lui.

Ainsi soit-il !

Frère Maximilien-Marie du Sacré-Cœur.

4 - Crucifix miraculeux - Vendredi Saint 2026

2026-51. Si vous souhaitez prendre part au règlement des ornements violets pour les messes solennelles…

Samedi de « Sitientes », 21 mars 2026.

vignette de la croix rayonnante au milieu d'acanthes

Chers Amis du Refuge Notre-Dame de Compassion,

   Nous arrivons à la dernière partie du Carême, et je voudrais vous montrer une petite merveille qui est arrivée en notre Mesnil-Marie, hier, vendredi de la quatrième semaine de Carême : il s’agit d’ornements liturgiques traditionnels, neufs, pour la célébration des Saintes Messes solennelles dans les temps de pénitence.

   Je rappelle au passage que, dans la liturgie traditionnelle, l’expression « Messe solennelle » a un sens rigoureusement précis : une « Messe solennelle » est une Messe où le célébrant est assisté d’un diacre et d’un sous-diacre, dits ministres.

   Pour la Messe solennelle, les ministres sont revêtus d’ornements particuliers représentatifs des Ordres sacrés dont ils accomplissent la fonction : ainsi le diacre est-il revêtu d’une dalmatique et le sous-diacre d’une tunique.
Toutefois, dans les temps de pénitence, la dalmatique et la tunique sont remplacées par des chasubles pliées.
L’histoire et les règles liturgiques concernant les chasubles pliées a été très bien expliquée dans un article du site de la Schola Sainte Cécile, et j’y renvoie mes lecteurs qui voudraient approfondir leurs connaissances à ce sujet > ici.

1 - Ornement violet complet - prêtre et ministres face - blogue

   Pour être exact, je dois ajouter que notre Frère Maximilien-Marie n’a pu, pour cette fois, commander que le minimum des éléments nécessaires à la célébration des Messes solennelles dans les temps de pénitence, c’est-à-dire la chasuble du prêtre, avec son étole et son manipule, la bourse du corporal et le voile du calice ; les deux chasubles pliées pour le diacre et le sous-diacre, chacune avec son manipule, et – pour le diacre – l’étole diaconale habituelle mais aussi le « stolon », ou étole large ; et enfin le voile huméral pour le sous-diacre.

   Quand il en aura la possibilité, notre Frère pourra toujours compléter avec une chape assortie. Pour l’heure, nous devrons nous contenter d’une chape violette de coupe et de tissu disparates.

   Le style de la coupe des ornements qui a été choisi par notre Frère n’est pas la coupe dite romaine ; la plus courante dans les églises ou chapelles dans lesquelles est célébrée la liturgie traditionnelle, mais la coupe que l’on appelle parfois « Saint Philippe Néri » ou bien « Borromée », c’est-à-dire celle qui avait cours à la fin du XVIème siècle ou au début du XVIIème.

2 - Ornement violet complet - prêtre et ministres dos - blogue

   Les deux photos publiées ci-dessus proviennent du catalogue du fabricant, mais je puis vous assurer que ce que nous avons reçu est absolument et rigoureusement conforme à ces clichés.

   Nous sommes particulèrement reconnaissants au couturier que nous avions contacté dans les derniers jours de février seulement et qui a tout mis en œuvre pour que nous soyons livrés avant la Semaine Sainte !

   J’ajoute ci-dessous une photo de détail du tissu violet, des galons et du brocart dont sont composés ces ornements… Nul ne sera étonné – je pense – en remarquant que le motif du damas comporte des fleurs de lys !!!

3 - Ornement violet détail - blogue

   Voici de plus près la chasuble sacerdotale :

4 - Ornement violet - Prêtre - blogue

   Et voici la chasuble pliée (en l’occurrence il s’agit plutôt d’une chasuble coupée) diaconale (celle du sous-diacre est identique), et le « stolon », que le diacre porte à partir de l’Evangile jusqu’à la post-communion, qui est le reliquat d’une antique chasuble roulée, ainsi que l’explique l’article de référence mentionné ci-dessus :

5 - Ornement violet - diacre - blogue

   Enfin, voici le voile huméral que le sous-diacre porte de l’offertoire au « Pater » :

6 - Ornement violeet - voile huméral - blogue

   Comme nous l’enseignent les exemples des saints, et selon une phrase de Saint François d’Assise déjà citée à plusieurs reprises dans les pages de ce blogue : « La pauvreté s’arrête au pied de l’autel » (cf. > ici, > ici et > ici).

   Les moines, qui vont vœu de pauvreté et ne possèdent rien en propre, qui sont économes des biens de ce monde – dont ils considèrent qu’ils leur sont prêtés quand il s’agit d’un usage personnel et dont ils pensent toujours qu’ils doivent rendre compte de l’usage qu’ils en font -, ces moines qui vivent d’aumônes et de charité pour leur vie quotidienne, ne sont en revanche point avares lorsqu’il s’agit d’embellir la Maison de Dieu, de glorifier la Divine Majesté, et de contribuer à la splendeur du culte qui Lui est dû.
C’est dans cet esprit que mon papa-moine agit lui aussi le plus naturellement du monde.

   En cette fin de Carême, où les fidèles sont invités à manifester leur générosité et à concrétiser leurs efforts de conversion et de pénitence par la pratique de l’aumône, je me permets donc de signaler que s’il en est, parmi nos lecteurs, qui veulent employer quelque don pour prendre part au règlement de cet ensemble de mangifiques ornements violets des Messes solennelles, et pour nous permettre par la suite de les compléter par l’acquisition de la chape qui leur est assortie, nous leur en serons très reconnaissants, et nous prierons très spécialement pour que Dieu leur rende en grâces et bénédictions ce qu’ils auront offert pour Sa gloire.

   A toutes fins utiles, je leur rappelle donc le lien qui explique de quelle manière ils peuvent apporter leur contribution à la beauté des offices en notre Oratoire : c’est > ici.

Soyez bénis et chaleureusement remerciés.

Tolbiac.

vignette de la croix rayonnante au milieu d'acanthes

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