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2012-35. Lucifer, « ange tutélaire » de la république maçonnique.

   Le soir de l’élection de François Hollande, le 6 mai 2012, de même que cela avait eu lieu au soir de l’élection de François Mitterrand, le 10 mai 1981, et comme elle le fait à l’occasion de beaucoup de manifestations, la « gauche républicaine » a organisé un « rassemblement festif », place de la Bastille, au pied de la colonne de juillet.

Le nom de la Bastille évoque spontanément l’évènement (il serait plus juste de dire le non-évènement, puisque la vérité historique a été travestie puis montée en épingle dans la mythologie révolutionnaire) du 14 juillet 1789, dont l’anniversaire – au moyen d’un tour de passe-passe législatif – est devenu la fête nationale officielle en France.
Je dis « tour de passe-passe législatif » parce que, en effet, la loi instituant le 14 juillet comme fête nationale de la république ne fait officiellement pas référence à ce qui s’est passé le 14 juillet 1789 et prétend célébrer l’anniversaire de la fête de la fédération, le 14 juillet 1790… mais la fête de la fédération entendait marquer le premier anniversaire de la prétendue prise de la Bastille.

Toutefois, il faut se souvenir que la colonne de juillet, érigée au milieu de la place de la Bastille, ne célèbre pas à proprement parler l’événement du 14 juillet 1789, mais les trois journées de révolution parisienne de la fin juillet 1830, appelées « trois glorieuses » par la mythologie républicaine, journées qui mirent fin au règne de Charles X : dernier Roi de la branche aînée à avoir effectivement régné sur la France, dernier de nos Rois à avoir reçu l’onction sacrée de Reims.

Les dépouilles des révolutionnaires morts lors de ces funestes journées de juillet 1830 furent amenées sous cette colonne. Après les révolutions de 1848, y furent ajoutées les dépouilles des révolutionnaires morts cette année-là, et la deuxième république fut proclamée à ses pieds.

Il est tout à fait instructif de bien comprendre que ceux qui ont élevé ce monument à la Bastille, lieu qui ne fut le théâtre d’aucun évènement décisif dans la révolution de 1830, ont voulu par là – en quelque sorte – unir les deux révolutions, celle de 1789 et celle de 1830, dans une même « glorification » : ils ont voulu montrer la continuité entre les évènements de 1789 et ceux de 1830.

Au sommet de cette colonne de juillet, se trouve une grande statue dorée, oeuvre d’Augustin Dumont, représentant un être d’apparence humaine : nu, ailé, portant une étoile au dessus de la tête, il tient des chaînes brisées dans la main gauche et, de sa main droite, il élève un flambeau allumé ; il court (sa jambe droite est levée et seule la pointe de son pied gauche touche terre) au-dessus d’un globe.
La statue tourne le dos à l’est et donne donc l’impression de courir à grande vitesse en direction de l’ouest.

Tous ces détails ne sont pas insignifiants : on peut même dire qu’ils sont particulièrement bien étudiés et qu’ils sont revêtus d’un symbolisme qu’il nous faut savoir interpréter

2012-35. Lucifer,

   Cette statue est couramment appelée « génie de la liberté ».
Mais en réalité, il nous faut voir en elle la représentation de celui dont on peut dire qu’il est l’ange tutélaire de la république : Lucifer.

Nous avons donc ici une représentation d’homme ailé : c’est la manière traditionnelle de représenter les anges.
Nous savons qu’il n’y a pas que des « bons anges ». Les démons eux-aussi sont des anges, des anges qui se sont détournés de Dieu. Même s’ils se sont pervertis, ils ont conservé leur nature angélique.

Cet ange brandit un flambeau et porte une étoile au dessus de la tête : il s’agit bien de Lucifer dont le nom signifie « porte-lumière » (de « lux, lucis » = la lumière, et du verbe « fero » = je porte).

Lorsqu’il est écrit sans majuscule, le mot lucifer désigne « l’étoile (annonciatrice) du matin ». C’est ainsi que nous chantons dans le psaume CIX, aux vêpres des dimanches et des principales fêtes : « Tecum principium in die virtutis tuae in splendoribus sanctorum : ex utero ante luciferum genui te! A Toi est la primauté au jour de ta puissance dans les splendeurs des saints : de mon sein je T’ai engendré avant l’étoile du matin ». Ce verset – où c’est le Père éternel qui parle – célèbre la génération éternelle du Verbe de Dieu, avant toute créature.

Lorsqu’il est écrit avec une majuscule, le nom de Lucifer peut désigner deux personnes :

1) En tout premier lieu, et très légitimement, c’est l’un des noms du Christ, Verbe éternel de Dieu – « Lumen de Lumine, Lumière (née) de (la) Lumière » – qui apporte aux hommes la pleine lumière de la Révélation divine.
Certaines antiques hymnes liturgiques du matin chantent le Christ en rappelant : « Tu verus mundi lucifer… C’est Vous qui êtes pour le monde la véritable étoile du matin… »

2) Mais par une sorte d’extension, le nom de Lucifer (et c’est même ce à quoi l’on pense spontanément quand on entend ce nom) a été donné à celui qui était originellement le plus beau et le plus élevé de tous les anges de Dieu.
Le nom donné aux anges est la traduction de la « fonction » qu’ils exercent dans le plan divin : ce nom christique revenait au plus beau des anges parce que, à l’origine, il était celui au travers duquel la lumière divine resplendissait le plus, celui par lequel la lumière de Dieu était communiquée aux autres anges (St Denys l’Aréopagyte et St Thomas d’Aquin – pour ne citer qu’eux – expliquent que dans le monde angélique les dons et les grâces de Dieu descendent en « cascade » à travers les créatures les plus parfaites vers celles qui ont une moindre perfection).

Mais, nous le savons, l’ange Lucifer s’est malheureusement détourné de la lumière divine. Bien qu’ayant conservé son nom propre des origines, il est devenu l’ange des ténèbres : Satan (mot qui signifie « l’adversaire ») ou encore diable, démon …etc.

C’est ainsi que le nom de Lucifer devient aussi dès lors le signe de ce péché d’orgueil par lequel il a voulu s’élever au-dessus de Dieu et s’attribuer à lui-même cette lumière de gloire qu’il en recevait à l’origine.

Un passage du prophète Isaïe (XIV, 14-15) décrit le péché et la chute de Lucifer :
« Comment es-tu tombé du ciel, Lucifer, qui dès le matin te levais?
« Comment as-tu été renversé sur la terre, toi qui faisais des blessures aux nations?
« Qui disais dans ton coeur : je monterai au ciel, au-dessus des astres de Dieu j’élèverai mon trône ; je siègerai sur les montagnes de l’Alliance, aux côtés de l’aquilon! Je monterai sur la hauteur des nuées, je serai semblable au Très-Haut! »
« Mais cependant tu seras traîné dans l’enfer, au fond de l’abîme… »

Une statue de la cathédrale de Liège peut être montrée ici comme une illustration de ce texte du prophète : elle représente Lucifer, ange déchu, dont la couronne de prince céleste est tombée à terre, le sceptre brisé (il n’en tient plus qu’une moitié à la main et l’autre moitié, qui git à ses pieds, côtoie le fruit défendu de l’arbre du paradis terrestre qu’il proposera à Eve), et – comme dans la statue de la colonne de juillet – il porte des ailes et des chaînes (mais ici les ailes, symbolisant sa nature angélique, sont des ailes comparables à celles des chauve-souris et sont repliées, et les chaînes le retiennent captif).

Lucifer enchaïné - cathédrale de Liège - Guillaume Geefs 1848

Lucifer enchaîné
Oeuvre de Guillaume Geefs – 1848 – cathédrale de Liège

   J’ai déjà eu l’occasion de l’écrire, la franc-maçonnerie, lorsqu’elle évoque « dieu » ne fait pas référence au Dieu de la Révélation chrétienne.
Je renvoie à ce que j’ai déjà publié sur ce sujet et spécialement à la citation de ce “grand commandeur” américain, Albert Pike, qui déclara en juillet 1889 : “Lucifer, le Dieu de la Lumière et le Dieu du Bien, lutte pour l’humanité contre Adonaï, le Dieu de l’obscurité et du mal” ! (cf. > ici)

La statue qui surmonte la colonne de juillet illustre parfaitement cette lutte entre le « dieu maçonnique » et le Dieu de la Révélation : ce porte-lumière, ce Lucifer qui trône au centre de la place de la Bastille tourne le dos à l’orient, tourne le dos au soleil levant.
« Orient » est l’un des noms messianiques de Notre-Seigneur Jésus-Christ (cf. par exemple la cinquième des grandes antiennes « O » précédant Noël > ici).
La liturgie de l’Eglise est « orientée », c’est-à-dire qu’elle est célébrée en direction du soleil levant, qui symbolise le Christ ressuscité, vainqueur des ténèbres, et elle manifeste aussi de la sorte l’attente du retour glorieux de ce même Jésus-Christ (cf. « 
comme l’éclair qui part de l’orient et brille jusqu’à l’occident ainsi sera l’avènement du Fils de l’homme », Matth. XXIV,27).

En revanche, l’occident, lieu du soleil couchant, symbolise l’éloignement de la lumière et la sujétion à l’emprise des ténèbres : chaque fois que la nuit tombe, l’Eglise dans sa liturgie prie d’une manière spéciale pour être délivrée de l’empire du mal et protégée des attaques du démon.

Ainsi est-il particulièrement significatif que le « génie de la liberté », tournant le dos à l’orient, brandisse un flambeau (ces fameuses « lumières » inspiratrices de la révolution qui sont le fondement des doctrines de la Franc-Maçonnerie) en se hâtant vers l’occident, vers le lieu où disparaît le soleil, le couchant qui marque le commencement du règne des ténèbres : les chaînes qu’il brise sont celles de l’obéissance à Dieu et à ses saintes lois ; la liberté qu’il promet est celle d’être, à sa suite, « comme des dieux » c’est-à-dire que chacun devienne à lui-même l’unique norme du bien et du mal sans référence à la Révélation.

Il est donc tout à fait éclairant de bien comprendre pourquoi la « gauche », les révolutionnaires et tous ceux qui veulent célébrer les « valeurs de la république » semblent mettre un acharnement quasi obsessionnel à se rassembler sur cette place de la Bastille, au pied de ce « génie de la liberté » qui n’est autre que Lucifer, l’ange déchu, l’ange des ténèbres.

De la même manière que les chrétiens se rassemblent autour de la Croix ou au pied du Saint-Sacrement, ceux qui se réclament de l’héritage de la révolution tiennent à manifester leur appartenance quasi religieuse à l’anti-Révélation chrétienne : car la véritable « religion », la « religion » exclusive de la république en France, c’est la maçonnerie, et la maçonnerie – nous l’avons dit – vénère Lucifer comme son « dieu »!

Lully.

Voir aussi
- Le caractère fondamentalement anti-chrétien de la république française > ici
- « Du caractère satanique de la révolution française » (Joseph de Maistre) > ici
-   

nika colonne de juillet dans Commentaires d'actualité & humeurs

2012-29. Actualité du Comte de Chambord.

A chaque fois que sont organisées des élections républicaines, il semble opportun de publier et de republier – quand bien même cela paraît insistant – ce texte d’une importance fondamentale.
Ces lignes se passent de tout commentaire : elles sont claires et limpides ; leur argumentation est irréfragable, que pourrait-on y ajouter?
… Si ce n’est que la France, notre France, la France de Clovis, de Charles le Grand, de Hugues Capet, de Saint Louis, de Henri IV, de Louis XIV, de Louis XVI et de Henri V a par dessus tout et plus que jamais besoin de la prière et des sacrifices généreux des véritables fidèles.

Tout le reste n’est le plus souvent que gesticulations stériles et grotesques.

Frère Maximilien-Marie du Sacré-Cœur.

2012-29. Actualité du Comte de Chambord. dans Commentaires d'actualité & humeurs PalazzoDucale_comteChambord

Henri comte de Chambord, de jure Henri V

« Il est des positions où il faut se résigner à subir quelques inconvénients pour en éviter de plus grands encore, et savoir sacrifier ce qui peut paraître l’utilité du moment à l’utilité permanente et véritable…
Ayons foi en nos doctrines, en nos traditions. Le sentiment moral est notre condition d’existence et notre force, ne l’abdiquons pas. C’est ce qui fait notre valeur aux yeux du pays, et c’est ce qui ramènera le pays vers nous, lorsqu’il sera rendu à la liberté et à lui -même. Telle que je la comprends l’abstention (lors des consultations électorales) n’est pas un défaut d’affirmation ; elle est au contraire une affirmation et une protestation éclatante. C’est s’affirmer, c’est protester que de dire au pouvoir : les royalistes ne veulent pas se prêter à vos mensonges ; ils ne veulent pas avoir l’air de prendre au sérieux vos prétendues institutions ; ils ne veulent pas, en acceptant une lutte trop inégale, ajouter l’apparence d’une opposition vaincue à votre facile triomphe…
Croyez-le bien : lorsque le moment sera venu, l’abstention d’aujourd’hui deviendra pour les royalistes un titre et une recommandation de plus devant leurs concitoyens…
Mais j’en suis convaincu, la protestation incessante par l’abstention publique, telle est la vraie mission des royalistes, sous un régime monstrueux qui semble contrarier à plaisir les instincts et les besoins de la France, qui remplace le sentiment moral par le cynisme, la liberté par l’intimidation électorale… »

Henri, comte de Chambord –  22 septembre 1861.

 abstention dans Lectures & relectures

2012-27. Non, ce n’est pas le même Dieu!

Souvent, de plus en plus souvent, on entend dire – et parfois par des prêtres (voire des évêques!) – que chrétiens et musulmans ont « le même Dieu ».
En réalité, le fait que deux religions affirment l’une et l’autre l’existence d’un Dieu unique ne signifie absolument pas que ce soit le même Dieu qui soit adoré par l’une et par l’autre. De même que le fait qu’une religion née sept siècles après l’autre fasse des emprunts aux références de la première, ne signifie pas non plus que cette seconde religion participe à la révélation dont a bénéficié la première!
L’esprit de relativisme qui règne en nos temps, les graves défauts de formation intellectuelle et dogmatique que l’on déplore en Occident, conjugués avec l’action subversive des médias et des hérésiarques de tout poil qui entretiennent la confusion, tendent à endormir la méfiance des chrétiens et leur faire accepter l’inacceptable.
Nous avons demandé à notre amie Marie-Magdeleine, convertie de l’islam, de nous exprimer par écrit ses réactions quand elle entend dire que chrétiens et musulmans ont le même Dieu : qu’elle soit remerciée très chaleureusement de l’avoir fait.

Lully.                        

2012-27. Non, ce n'est pas le même Dieu! dans Commentaires d'actualité & humeurs 01_nolim-300x271

« J’ai cherché celui que mon coeur aime. Je l’ai saisi, je ne le lâcherai pas. » ( Cant III, 1.4)

« Quand j’étais musulmane, je croyais que musulmans et chrétiens avaient le même Dieu parce que Dieu est unique.
En lisant la Sainte Bible et en assistant à la messe (par curiosité), le doute s’est vite installé : Dieu = Allah ?

Suite à plusieurs évènements survenus dans ma vie, j’ai demandé le baptême. Au catéchuménat, en écoutant les explications de l’abbé sur la Sainte Trinité et la divinité de Jésus, je me suis rendue compte que musulmans et chrétiens n’ont pas du tout le même Dieu et qu’Allah ne peut être Dieu.

Des chrétiens aussi croient que c’est le même Dieu : c’est une hérésie ! Ce n’est pourtant pas difficile à comprendre quand on croit à la Sainte Trinité ! Est-ce parce qu’ils n’ont aucune connaissance de l’islam ? Ou pour avoir la paix ? Si un chrétien croit que musulmans et chrétiens ont le même Dieu – et il y a même des prêtres qui le disent, ce qui me choque profondément - c’est grave, car alors ils ignorent la divinité de Jésus !!!

Les musulmans ne reconnaissent pas la Sainte Trinité, ni la divinité de Jésus, ils refusent d’admettre que Jésus est Fils de Dieu. Allah « ni il n’engendre, ni il est engendré ».
La foi de tous les chrétiens repose sur la Trinité. Le mystère de la Très Sainte Trinité est le mystère central de la foi et de la vie chrétienne. Dieu seul peut nous en donner la connaissance en se révélant comme Père, Fils et Saint-Esprit. L’Incarnation du Fils de Dieu révèle que Dieu est le Père éternel, et que le Fils est consubstantiel au Père, Il est en Lui et avec Lui le même Dieu unique.
« La foi catholique consiste en ceci : vénérer un seul Dieu dans la Trinité, et la Trinité dans l’unité, sans confondre les Personnes ni les séparer » (cf. Symbole de Saint Athanase > www).

La foi des musulmans : un Dieu unique et son messager, le « prophète » Mohammed (un « prophète » qui n’a en aucune manière mené une vie sainte !).
Les musulmans ne croient pas à l’Incarnation, ni au don du Saint-Esprit.

« Le Verbe de Dieu fait homme », cette phrase m’a bouleversée.
La foi en l’Incarnation véritable du Fils de Dieu est le signe distinctif de la foi chrétienne. Sans perdre la nature divine, Il a assumé la nature humaine (ce qui est blasphème pour les musulmans).
Jésus-Christ est vrai Dieu et vrai homme. Il est l’unique médiateur entre Dieu et les hommes. Le Fils de Dieu a travaillé avec des mains d’homme, Il a pensé avec une intelligence d’homme, Il a agi avec une volonté d’homme, Il a aimé avec un coeur d’homme. Né de la Vierge Marie, Il est vraiment devenu l’un de nous, en tout semblable à nous, hormis le péché.
Mais le Dieu des musulmans, « Allah », est inconnaissable !

« Issa » (Jésus) dans le coran, est-il Jésus de la Bible ?
Marie du coran est-elle Marie de la Bible ? Je renvoie aux études et publications du Père Edouard-Marie Gallez (et par exemple ici > www).
Si c’est la même Marie, pourquoi ne la reconnaissent-ils pas Mère de Dieu (alors qu’ils reconnaissent qu’elle a enfanté en demeurant vierge) ? Pour les musulmans, Marie n’est pas « la servante du Seigneur », alors je me demande pourquoi la Sainte Vierge a accepté d’enfanter cet enfant ? Pourquoi Il a été « conçu du Saint-Esprit et est né de la Vierge Marie, si ce n’est pas Dieu qui vient à nous » ? La Vierge Marie, « le fruit le plus excellent de la rédemption », a « coopéré au salut des hommes avec sa foi et son obéissance libre », elle a prononcé son oui « au nom de toute la nature humaine ».
Si Marie du coran n’est pas Mère de Dieu, nous ne pouvons avoir le même Dieu !

Dieu peut-Il envoyer Son Fils et puis Mohammed ?
Dieu peut-Il avoir deux paroles, comme les pécheurs ?
Dieu ne serait-Il pas sûr ? Dieu peut-Il se tromper ? Changer d’avis ? Non !
Et si Mohammed a été envoyé après jésus, alors à quoi a servi la mort et la rédemption de Jésus ?

Dans le christianisme, un Dieu d’amour qui pardonne, et en islam Allah, un « dieu » de haine qui punit, châtie et a déjà destiné des hommes pour l’enfer… Notre Dieu n’a créé personne pour aller en enfer.

Allah, un « dieu » qui permet à l’homme quatre femmes (et pourquoi pas une demi douzaines?) ! Heureusement que nous sommes différents des animaux! Merci, Seigneur, pour le sacrement de mariage!

Notre Dieu n’a pas créé le mal, le « dieu » des musulmans a créé le mal.

Il faut voir la vidéo de l’abbé Pagès « appel aux musulmans modérés » (cf. > www).

« Nul ne peut aller au père que par Moi », par ce verset, je comprends aussi que musulmans et chrétiens n’ont pas le même Dieu. Pour aller au Père, il faut passer par Jésus, et les musulmans ne passent pas par Jésus, ne reconnaissent pas sa divinité.

Je partage avec vous ce passage que j’ai trouvé dans le « Dictionnaire de la réplique » (publié par le Centre Henri et André Charlier aux éditions Godefroy de Bouillon), sous la signature A.D.V. : « Le coran est le « Verbe fait livre », la vérité, non pas incarnée, à la différence du christianisme, mais imprimée de sorte que ce n’est pas Mohammed qui est l’équivalent de Jésus, mais – toute proportion gardée – le coran lui-même. »

                        Marie-Magdeleine.

nika

2012-25. « Le temps de la souffrance et de l’épreuve, s’il est vécu avec le Christ, avec foi en Lui, renferme déjà la lumière de la Résurrection… »

Paroles prononcées par notre Saint-Père le Pape Benoît XVI
à l’issue du Chemin de Croix au Colisée
ce Vendredi Saint 6 avril 2012. 

Crucifix chapelle Rome

Chers frères et sœurs,

Nous avons rappelé, dans la méditation, dans la prière et dans le chant, le parcours de Jésus sur le chemin de la Croix : un chemin qui semblait sans issue et qui au contraire a changé la vie et l’histoire de l’homme, a ouvert le passage vers les « cieux nouveaux et la terre nouvelle » (cf. Apoc. XXI, 1). Spécialement en ce jour du Vendredi Saint, l’Église célèbre, avec une intime adhésion spirituelle, la mémoire de la mort en croix du Fils de Dieu, et dans sa Croix elle voit l’arbre de la vie, fécond d’une nouvelle espérance.

L’expérience de la souffrance marque l’humanité, marque aussi la famille ; combien de fois le chemin se fait éprouvant et difficile ! Incompréhensions, divisions, préoccupation pour l’avenir des enfants, maladies, difficultés de toutes sortes. En notre temps, ensuite, la situation de nombreuses familles est aggravée par la précarité du travail et par les autres conséquences négatives provoquées par la crise économique. Le chemin de la Via Crucis, que nous avons spirituellement parcouru à nouveau ce soir, est une invitation pour nous tous, et spécialement pour les familles, à contempler le Christ crucifié pour avoir la force d’aller au-delà des difficultés. La Croix de Jésus est le signe suprême de l’amour de Dieu pour chaque homme, c’est la réponse surabondante au besoin qu’a chaque personne d’être aimée. Quand nous sommes dans l’épreuve, quand nos familles doivent affronter la souffrance, la détresse, regardons vers la Croix du Christ : là nous trouvons le courage pour continuer à marcher ; là nous pouvons répéter, avec une ferme espérance, les paroles de saint Paul : « Qui pourra nous séparer de l’amour du Christ? la détresse? l’angoisse? la persécution? la faim? le dénuement? le danger? le supplice?…Oui, en tout cela nous sommes les grands vainqueurs grâce à celui qui nous a aimés » (Rom. VIII, 35.37).

Dans les malheurs et dans les difficultés nous ne sommes pas seuls ; la famille n’est pas seule : Jésus est présent avec son amour, il la soutient de sa grâce et lui donne l’énergie pour aller de l’avant, pour affronter les sacrifices et pour surmonter les obstacles. Et c’est à cet amour du Christ que nous devons nous adresser quand les déviations humaines et les difficultés risquent de blesser l’unité de notre vie et de la famille. Le mystère de la passion, mort et résurrection du Christ encourage à aller de l’avant avec espérance : le temps de la souffrance et de l’épreuve, s’il est vécu avec le Christ, avec foi en lui, renferme déjà la lumière de la résurrection, la vie nouvelle du monde ressuscité, la pâque de chaque homme qui croit à sa Parole.

Dans cet Homme crucifié, qui est le Fils de Dieu, la mort elle-même aussi acquiert un nouveau sens et une nouvelle orientation, elle est rachetée et vaincue, elle est un passage vers la nouvelle vie : « Si le grain de blé tombé en terre ne meurt pas, il reste seul ; mais s’il meurt, il donne beaucoup de fruit » (Jn 12, 24). Confions-nous à la Mère du Christ. Elle qui a accompagné son Fils sur le chemin douloureux, elle qui était au pied de la Croix à l’heure de sa mort, elle qui a encouragé l’Église à sa naissance pour qu’elle vive en présence du Seigneur, qu’elle conduise nos cœurs, les cœurs de toutes les familles à travers le vaste mysterium passionis vers le mysterium paschale, vers cette lumière qui déborde de la Résurrection du Christ et montre la victoire définitive de l’amour, de la joie, de la vie, sur le mal, sur la souffrance, sur la mort. Amen.

2012-25.

2012-21. « Les vrais rationalistes sont les chrétiens ».

Notre fidèle amie Marie-Christine Ceruti-Cendrier, professeur titulaire à la faculté de théologie de l’université d’état de Minsk (Biélorussie), qui avait déjà publié – en 1997, chez Téqui – un excellent livre, dont nous ne cessons de recommander la lecture, intitulé « Les Evangiles sont des reportages n’en déplaise à certains »

2012-21.

… vient de faire paraître un nouvel ouvrage d’apologétique que nous nous empressons de vous signaler et qui a cette fois pour titre : « Les vrais rationalistes sont les chrétiens ».
Je ne peux mieux faire que de vous recopier ci-dessous avec son aimable autorisation la présentation qu’elle a rédigée elle-même de ce livre dont elle nous a écrit : «  Je prie pour que ce livre aide la foi des gens qui le liront. En fait c’est le fruit de recherches qui ont débuté quand j’étais étudiante… »
Qu’elle soit ici chaleureusement remerciée pour son patient travail et son zèle à défendre la foi divinement révélée contre les attaques innombrables et les erreurs de nos temps troublés.

Lully.

livre000 anti-christianisme dans Lectures & relectures

« Rationalistes » un nom usurpé.
Ce livre démontre par les mathématiques, la physique, l’astronomie, la biologie… que la raison ne se trouve pas du côté de ceux qui s’obstinent à vouloir que le hasard soit rationnel. Il explique par quelles mystifications les pseudo-rationalistes sont parvenus à faire croire que l’athéisme est cohérent et à forcer les Chrétiens eux-mêmes à se persuader que leur foi est étrangère à la raison.

En effet la question qui se pose aujourd’hui n’est plus pourquoi l’humanité a-t-elle créé la religion, par quel processus l’idée d’une divinité a-t-elle pu germer et/ou comment se fait-il que le Christianisme se soit développé, mais plutôt comment l’athéisme peut-il bien s’expliquer, comment une telle obstination en fait obscurantiste pour nier l’évidence est-elle possible.
Les sciences de la nature, chacune de son côté, en se développant, buttent devant l’impossibilité logique de l’absence d’une intelligence extérieure au monde, sur la nécessité d’un début de l’univers, sur une complexité du vivant inexplicable par le hasard, sur l’omniprésence d’une information qui n’a rien de matériel, sur des lois physiques qui sont justement des lois, sur des mathématiques qui se permettent de se présenter comme extérieures à la volonté de l’homme, sur une terre, une galaxie, un univers qui apparaissent comme un immense mécanisme organisé pour permettre la vie.
Et en face de cela nous trouvons des efforts désespérés et quelque peu pitoyables pour essayer de gommer ces difficultés. Tout y passe, la panspermie, le multivers, le hasard, la sélection (qui ne peut sélectionner que ce qui existe déjà, pis qui ne peut sélectionner le meilleur qu’en vertu d’un choix de valeur, surtout quand il s’agit de matière inanimée, mais même dans le cas du vivant – pourquoi la vie serait-elle préférable à la mort ou au néant si ce n’est à cause d’une loi, d’une loi préexistante?), la divinisation de la nature qui prend la forme d’une certaine écologie et qui n’est qu’un panthéisme déguisé, l’affirmation divertissante que les organismes vivants ne sont que bricolage – avec des broutilles d’exemples qui ne servent à démontrer que notre ignorance.
Evidemment le brouillage de pistes et la loi du silence sont fort en vogue aussi. Quand la connaissance scientifique devient trop explicite en faveur d’une existence dont on ne veut pas, on s’arrange pour qu’elle ne perce pas.

Et quand ce n’est pas suffisant la fureur prend place. Une fureur relevant d’un déséquilibre affectif, nerveux et certainement pas rationnel, bien surprenante chez ceux qui s’affirment comme détenant le monopole de la rationalité justement;

Avant d’aborder l’examen du mécanisme intérieur psychologique qui porte à ces conséquences étranges, il ne sera pas mauvais d’évaluer les arguments avoués ou plutôt brandis extérieurement et officiellement pour rejeter la valeur rationnelle du Christianisme.
Le Christianisme a-t-il été source d’ignorance et d’obscurantisme et dans ce cas comment se fait-il que ce sont les pays de vieille culture catholique qui sont aujourd’hui les leaders de la science et du progrès?
De la morale chrétienne et de la morale athée, statistiques en main, laquelle bloque-t-elle davantage l’évolution positive de la société et de l’individu?
Comment se fait-il que la religion la plus persécutée dans le temps et l’espace tienne encore debout si elle est aussi irrationnelle qu’on le prétend?

En effet c’est sur ces arguments-là qu’on essaie de tuer le Christianisme.
Les vraies raisons de cette volonté de carnage ne peuvent pas être avancées. La guerre psychologique a besoin de s’appuyer sur des motifs rationnels en non psychiques voire pathologiques. Le Christianisme est présenté comme un amas de croyances subjectives, émotionnelles, et fanatiques.
Il est temps de renverser les rôles… et de nous poser la question :
Le Christianisme est-il irrationnel ou est-il l’entité qui, plus que toutes les autres, a défendu et promu la valeur de la raison?

Marie-Christine Ceruti-Cendrier.

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Dominique Martin-Morin éditeur – février 2012

2012-20. « Le spectacle du monde moderne, dont l’orgueil a repoussé Dieu… »

Les quelques mots qui servent de titre à ma publication de ce jour, sont extraits d’un texte de Gustave Thibon, que l’un de nos amis a eu la bonne idée de nous faire parvenir ce matin (qu’il en soit chaleureusement remercié!).

L’espèce de tourbillon infernal qui entraîne dans sa folie les familles et les sociétés, le spectacle plus qu’affligeant donné par les dirigeants des états (et par ceux qui, en ce moment, briguent à le devenir), le scandale permanent que représentent les systèmes politiques et économiques malheureusement régnant, les rouleaux compresseurs psychologiques et médiatiques qui broient les consciences et tendent à briser les dernières résistances des derniers esprits libres… etc., sont les signes évidents d’une faillite qui n’a peut-être pas de précédents dans l’histoire humaine.

Ce texte de notre cher « paysan philosophe » date de 1946 : il appartient à un recueil publié à l’occasion du centenaire de l’apparition de Notre-Dame de La Salette.
Soixante-six ans plus tard, il reste d’une actualité prophétique, comme d’ailleurs nombre de textes de Thibon.
En nous rappelant que l’homme, tournant le dos à Dieu et refusant les sollicitudes de Sa grâce, se fait lui-même l’instrument de son malheur, la lucidité de Gustave Thibon, si étrangère aux sottises de l’optimisme humain, nous prémunit une fois de plus contre le désespoir, parce qu’elle relaie l’appel à la conversion, demandée par Notre-Dame de La Salette, et parce que cette conversion – toujours possible – est finalement le seul fondement de l’espérance.
Pour qui sait lire, ce que Thibon traduit ici dépasse largement les perspectives du monde paysan de 1946, et peut s’accorder à la spiritualité de ce temps du carême, mais aussi à la manière dont nous devons réagir devant les tristes pitreries de la campagne pour les élections pestilentielles…

Lully.

2012-20.

Le Message de Notre-Dame de La Salette au monde paysan :

« C’est à l’univers entier que la Vierge immaculée s’est adressée il y a cent ans par l’intermédiaire de Maximin et de Mélanie.  Mais le fait qu’elle ait choisi pour transmettre son message, deux pauvres enfants de la terre,  témoigne assez haut de sa sollicitude pour le monde paysan.  Nous avons eu la primeur de ce message ; c’est donc à nous qu’il s’adresse en premier lieu.

Certains esprits superficiels ont été choqués par les terribles menaces contenues dans le discours de Notre-Dame de la Salette.  Nous ne pouvons pas croire à un Dieu si cruel, ai-je entendu dire.  C’est oublier que les menaces divines ne sont que des promesses retournées.  Dieu n’est cruel que dans la mesure où les hommes, en fermant leur cœur à sa grâce, l’empêchent d’être bon. « Je ne peux plus retenir le bras de mon Fils… » Le premier refus vient de nous.  Cette main de Dieu qui nous frappe, c’est la main toute miséricordieuse, pleine de dons, préparés pour nous de toute éternité, et que nous contraignons, par notre indifférence, à se refermer sur ses présents.  Dieu n’a pas même à nous punir positivement : il suffit qu’il se détourne de nous pour qu’abandonnés à la pesanteur du péché nous roulions fatalement au fond de l’abîme.  Le spectacle du monde moderne, dont l’orgueil a repoussé Dieu, témoigne de cette vérité avec une féroce évidence.

L’appel de Marie à la pénitence et à la prière, avec les menaces matérielles qui l’accompagnent revêt, pour nous paysans, un sens particulièrement précis.  Le message de la Vierge pourrait être résumé dans ces simples mots : si vous ne cherchez pas le ciel, vous perdrez la terre.  Et cet avertissement s’applique à nous mieux qu’à personne.  Courbé vers la terre par son travail, le paysan court toujours le risque de s’enliser dans la terre.  Son réalisme et son sens de l’effort ont pour contre-partie le matérialisme et l’avarice.  Ces fruits du sol, ces biens charnels obtenus au prix d’un si dur labeur, il est toujours tenté de s’en faire des idoles et d’oublier que Dieu, suivant le mot de Mistral « travaille de moitié avec lui ». Marie est descendue du ciel pour lui rappeler, en parlant sa propre langue, en se servant des images les plus adaptées à son esprit, que le réalisme de la terre, s’il n’est pas prolongé et couronné par la prière, aboutit tôt ou tard à la ruine de l’homme.  Ces « pommes de terre qui pourriront », ce sont aussi les âmes des paysans qui n’auront aimé que la terre.  Et cette terre, ces biens d’ici-bas trop aimés, ils les perdront, car tout vient de Dieu et la matière, coupée de l’esprit, se flétrit dans nos mains, comme un rameau séparé de l’arbre.  A celui qui cherche Dieu, tout sera donné par surcroît, mais à celui qui n’a rien (c’est-à-dire qui n’a que la terre), on enlèvera ce qu’il a. Marie est venue apprendre aux paysans que les racines ne restent vivantes que si leur adhérence à la terre s’unit à l’élan de la tige vers le ciel. »

Gustave Thibon,
in « La Salette, témoignages » (Bloud & Gay, 1946, p.160).

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On trouvera aussi dans ce blogue plusieurs publications consacrées à Notre-Dame de La Salette :
 voir > ici ;  le récit de l’apparition avec le texte des « secrets » > ici ; et la prière de Mélanie pour les temps de calamités > ici.

Nous renvoyons aussi aux publications que nous avons déjà consacrées à Gustave Thibon > ici ;  ou ici > ici ; et encore > ici.

2012-17. De l’anniversaire de la Constitution Apostolique Veterum Sapientia sur l’enseignement de la langue latine et son maintien dans la liturgie et les études cléricales.

22 février,
Fête de la chaire de Saint Pierre à Antioche ;
Mémoire de Sainte Marguerite de Cortone.

Le 22 février 1962, à l’occasion de la fête de la Chaire de Saint Pierre (en 1962, il n’y avait plus qu’une seule fête de la chaire de Saint Pierre), le Pape Jean XXIII signa et promulgua une Constitution Apostolique intitulée Veterum Sapientia (texte > ici), concernant l’enseignement du latin et son maintien ferme dans la liturgie et dans l’enseignement, tout spécialement dans les études cléricales.
Il est à noter que, à moins de huit mois de l’ouverture des travaux du second concile du Vatican, Jean XXIII voulut donner un éclat particulier à la signature de cette Constitution Apostolique, puisque elle n’eut pas lieu dans son bureau, ni même dans l’une des pièces les plus prestigieuses du Palais Apostolique, mais dans la Basilique Saint-Pierre elle-même, au cours d’une cérémonie qui revêtit une solennité inaccoutumée pour ce genre de signature.

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Basilique Vaticane : reliquaire de la Chaire de Saint Pierre (Le Bernin)

Le cinquantième anniversaire de cette Constitution Apostolique n’a pas donné lieu, en France, à un foisonnement de publications, mis à part le rappel judicieux de cet anniversaire par Riposte Catholique (cf. > ici).

La curieuse mémoire sélective des instances officielles de l’ « Eglise de France » a retenu de célébrer – jusqu’à plus soif – le cinquantième anniversaire de l’ouverture du second concile du Vatican, et nous vaut déjà d’abondants publications et commentaires, mais oublie de célébrer le cinquantième anniversaire de la promulgation d’un texte officiel, qui a toujours force de loi (puisque, à ma connaissance, il n’a jamais été abrogé) et qui, de toute évidence – par la volonté même du Pontife qui avait annoncé la convocation de ce concile et allait en présider la première session – , était une préparation importante à l’ouverture des travaux du dit concile.

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Avec la souveraine liberté qui est le privilège donné par Dieu à tout chat (et aux chats des Souverains Pontifes eux-mêmes !), je me permets aujourd’hui quelques réflexions :

1) En premier lieu, vous avez peut-être remarqué que j’écris l’expression « Eglise de France » en italiques et entre guillemets.
En effet, cette expression me fait toujours un peu tiquer et, pour reprendre un verbe cher aux modernichons, elle « m’interpelle » : l’ « Eglise de France » est-elle donc une réalité différente et séparée de l’Eglise Catholique Romaine ?
Du point de vue de la constitution de l’Eglise, parler d’ « Eglise de France » a-t-il un sens ?
S’il y a bien des « évêques de l’Eglise Catholique en France », a-t-on le droit de dire qu’il y a une « Eglise de France » ?
Dans l’ordre normal des choses, dans l’ordre catholique des choses, il y a, sur le territoire d’une entité géo-politique précise – que nous appelons la France – , des évêques et des diocèses de l’Eglise Catholique Romaine. Ces évêques sont légitimement réunis dans ce que l’on appelle la « conférence épiscopale », mais ils ne peuvent en aucune manière constituer l’ « Eglise de France » ni même l’ « Eglise Catholique de France », comme s’il s’agissait d’une Eglise à part, Eglise plus ou moins indépendante, Eglise plus ou moins autocéphale… à moins qu’elle ne soit à proprement parler schismatique !

2) Ma deuxième remarque, porte sur la nature de ce texte : une Constitution Apostolique, ce n’est pas n’importe quoi !
Dans la hiérarchie des textes législatifs de l’Eglise Catholique Romaine, une Constitution Apostolique se situe pratiquement au sommet de la pyramide : ce n’est pas un « rescrit », ce n’est pas une « lettre apostolique », ce n’est pas une « encyclique », ce n’est pas un « motu proprio », c’est un texte qui a une autorité encore supérieure. Une Constitution Apostolique est une loi que le Pape promulgue pour toute l’Eglise en vertu de son autorité de pasteur universel.
Les constitutions apostoliques sont toujours rédigées en latin et sont habituellement revêtues du grand sceau pontifical. Elles commencent toutes par une formule caractéristique : vient d’abord le prénom du Pape, suivi de la mention « pape » (PP.) ou « évêque » (episcopus) – parfois avec son numéro d’ordre – , la deuxième ligne porte la mention « serviteur des serviteurs de Dieu » (servus servorum Dei), en usage depuis Saint Grégoire le Grand, et enfin vient une formule qui est le plus souvent « pour mémoire éternelle » (ad perpetuam rei memoriam).
Ainsi donc, à moins d’être explicitement rapportée ou modifiée postérieurement par une autre Constitution Apostolique, ce qui est promulgué par ce type de document oblige les pasteurs et les fidèles de l’Eglise Catholique.
La Constitution Apostolique Veterum Sapientia n’ayant pas été abrogée, elle a toujours force de loi dans l’Eglise Catholique.

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3)  Ma troisième réflexion est en tous points conforme à ce que faisait remarquer le blogue « Summorum Pontificum »  (< cliquer sur ce lien) ce pourquoi je n’ai pas mieux à faire que le citer :
« Comme beaucoup de textes conformes à la Tradition de l’Église, celui-ci devait être enterré très vite, l’autorité ne mettant rien en œuvre pour qu’il entre dans les faits et les épiscopats nationaux ne lui donnant aucun écho ou presque. La destinée de cette Constitution Apostolique montre, s’il en était besoin, que ce qui manque le plus, ce ne sont pas les textes, mais le courage et la volonté politique de les faire passer dans les faits. Et qu’il manque également un épiscopat prêt à appliquer les textes que l’on publie. On en est loin du compte, même aujourd’hui. À part les séminaires traditionnels, quels sont les séminaires français qui appliquent cette constitution apostolique d’un pape dont certains se réclament sans cesse au nom du Concile ? »
C’est moi qui ait mis en gras les passages qui me paraissent les plus importants dans cette citation.

J’ajoute ici qu’il est pour le moins curieux, que tout comme pour un certain nombre d’autres textes officiels dont la portée juridique est universelle (c’est en particulier le cas du motu proprio Summorum Pontificum!), sur le site du Saint-Siège, le texte de la Constitution Apostolique Veterum Sapientia n’est mis en ligne que dans sa version officielle, le texte latin, accompagné de sa traduction dans une seule langue vernaculaire, l’espagnol ! (> ici).
J’en connais évidemment qui vont ironiser en me disant : « Puisque vous tenez tant à la langue latine, ça ne doit donc pas poser un problème pour vous ! » Néanmoins, pour des raisons évidentes, il semblerait pour le moins normal que le Saint-Siège présente aussi au minimum les versions italienne, portugaise, allemande, anglaise et française de ce grand texte !!!

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4) Mon quatrième et dernier point (pour aujourd’hui du moins) est une autre citation.
Dans l’Osservatore Romano en langue française et disponible sur Internet, sont en ce jour publiés des extraits de l’une des interventions prononcées au cours du congrès du 23 février 2012 organisé par le Pontificium Istitutum Altioris Latinitatis, à l’Université Pontificale Salésienne (Rome), congrès qui était justement consacré au cinquantième anniversaire de la Constitution Apostolique Veterum sapientia.
Cet article est intitulé en gros caractères : « Pourquoi les prêtres doivent étudier le latin », et il est précédé de cet exergue, extrait de l’article : « L’importance de retrouver sans intermédiaire un héritage culturel extraordinairement riche ».
Voici donc la reproduction de cet article :

« La deuxième moitié du XXe siècle a marqué — et pas seulement au niveau ecclésial — une ligne de division dans l’histoire de l’usage de la langue latine. Disparue depuis déjà des siècles comme instrument de la communication érudite, elle a résisté à l’école, comme matière d’étude dans les programmes éducatifs de niveau secondaire supérieur, et, dans l’Eglise catholique, en général, comme moyen d’expression de la liturgie et véhicule de transmission des contenus de la foi et d’un vaste patrimoine littéraire, qui va de la spéculation théo-philosophique au droit, de la mystique et de l’hagiographie aux traités sur les arts, à la musique et même au sciences exactes et aux sciences naturelles.
Mais avec le temps, tout au moins sous le profil de sa diffusion, la langue latine a fini par devenir, en majeure partie, l’apanage toujours plus caractéristique de la formation cléricale dans l’Eglise catholique, au point de donner naissance à une identification spontanée, peut-être tout autant qu’inappropriée, entre l’Eglise Romaine et l’entité linguistique latine, qui dans celle-ci a trouvé, en cette phase critique, une vigueur tout au moins apparente.
«Apparente» car, si l’on considère a posteriori les circonstances actuelles, tout laisserait penser que la voix du bienheureux Jean XXIII, qui s’adressait le 7 septembre 1959 à un congrès d’amateurs de langue latine, non seulement n’a pas été écoutée, mais que la question de l’usage et de l’enseignement même de la langue latine, également dans le contexte ecclésial, se trouvait déjà probablement sur la voie d’une diminution radicale. «Malheureusement de nombreuses personnes, exagérément séduites par le progrès extraordinaire des sciences, ont la présomption de rejeter ou de limiter l’étude du latin et d’autres disciplines de ce genre».
Toutefois, malgré les difficultés, on rencontre aujourd’hui chez les prêtres la conviction que le but de l’initiation au latin est celui d’approcher une civilisation et d’en mesurer les valeurs, les intérêts et les significations, en évaluant ses enseignements et ses fondements théorétiques dans la perspective d’une compréhension critique du présent. Il s’agit d’un signal décidément encourageant du monde et de l’Eglise contemporaine, décidée à ne pas observer la leçon et l’étude du passé comme un regard superflu ou rétrograde visant inutilement à récupérer quelque chose de disparu, mais comme une réappropriation, directe et sans intermédiation, d’un message d’une extraordinaire richesse culturelle et pédagogique, d’un héritage intellectuel trop vaste, fécond et enraciné pour qu’on puisse imaginer une coupure quelconque de ses racines.
A l’état actuel, il apparaît improbable que l’on réussisse à faire apprécier au prêtre, encore moins dans la phase intiale de son parcours de formation, la valeur du latin comme une langue dotée d’une noblesse de structure et de lexique, capable de promouvoir un style concis, riche, harmonieux, plein de majesté et de dignité, qui soit bénéfique à la clarté et à la gravité, apte à promouvoir toute forme de culture, l’humanitas cultus, entre les peuples.
C’est dans ce recouvrement d’une identité culturelle propre, dans cette reprise à partir de la base des motivations de la présence même de l’Eglise dans la société que se configure l’importance du latin dans le curriculum scolaire des aspirants à la prêtrise, en la libérant de toute remise en cause simpliste — ainsi qu’incorrecte et réductrice — sur sa fonctionnalité pratique et en réhabilitant son rôle de matière largement formatrice.
C’est dans cette perspective que Paul VI, dans le Motu Proprio Studia latinitatis — avec lequel il instituait l’Institut Pontifical Supérieur de Latinité au sein de l’Université Pontificale Salésienne — réaffirmait avec décision, au début même du texte, le lien étroit entre l’étude de la langue latine et la formation au sacerdoce, réaffirmant le caractère inéluctable d’une non exigua scientia du latin. »

  Celso Morga Iruzubieta

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Pour terminer mes réflexions de ce jour, je ne puis donc que vous encourager tous, clercs et laïcs, à porter une amoureuse attention au latin, qui est véritablement la langue maternelle de tous ceux qui reconnaissent pour Mère, dans l’ordre de la grâce et de la vie spirituelle, la Sainte Eglise Catholique Romaine.

patteschats Veterum SapientiaLully.

2012-16. Constitution Apostolique Veterum Sapientia.

Pour voir le texte latin officiel de cette Constitution Apostolique > ici.

JEAN, ÉVÊQUE,
SERVITEUR DES SERVITEURS DE DIEU,
POUR LA PERPÉTUELLE MÉMOIRE DE LA CHOSE

1. La sagesse des Anciens, recueillie dans la littérature des Grecs et des Romains, ainsi que les illustres enseignements des peuples de l’Antiquité, peuvent être considérés comme une aurore annonciatrice de la vérité évangélique que le Fils de Dieu, arbitre et maître de la grâce et de la doctrine, lumière et guide de l’humanité [1], est venu apporter sur la terre. Les Pères et les docteurs de l’Église ont, en effet, vu dans ces importants monuments de la littérature de l’Antiquité une certaine préparation des âmes à recevoir les richesses surnaturelles que Jésus-Christ dans l’économie de la plénitude des temps [2] a communiquées aux hommes ; il apparaît ainsi manifestement qu’avec l’avènement du christianisme rien n’a péri de ce qu’il y avait de vrai, de juste, de noble et de beau dans ce que les siècles précédents avaient produit.

2. C’est pourquoi la sainte Église a toujours eu une grande vénération pour ces monuments de sagesse, et particulièrement pour les langues grecque et latine, qui sont comme un manteau d’or de sa propre sagesse. Elle a aussi admis l’usage d’autres langues vénérables qui se sont épanouies en Orient et dont l’apport a été grand pour le progrès du genre humain et de la civilisation ; utilisées soit dans la liturgie, soit dans les versions de la Sainte Écriture, elles sont toujours en vigueur dans certaines régions, comme l’expression d’un antique usage qui n’a pas cessé de rester vivant.

3. Au milieu de cette variété de langues, il y en a une qui surpasse les autres, celle qui, née dans le Latium, est devenue ensuite un admirable instrument pour la diffusion du christianisme en Occident. Ce n’est pas sans une disposition de la providence divine que cette langue, qui pendant de nombreux siècles avait réuni une vaste fédération de peuples sous l’autorité de l’Empire romain, est devenue la langue propre du Siège apostolique [3], et que, transmise à la postérité, elle a constitué un étroit lien d’unité entre les peuples chrétiens d’Europe.
Le latin en effet, de sa nature même, convient parfaitement pour promouvoir dans tous les peuples toutes les formes de culture. En effet, il ne suscite pas de jalousies, il est impartial envers toutes les nations, il n’est le privilège d’aucune, il est accepté par toutes tel un ami. De plus, il ne faut pas oublier que le latin est empreint d’une noblesse caractéristique ; il a un style concis, varié, harmonieux, plein de majesté et de dignité [4] qui incite d’une façon inimitable à la précision et à la gravité.

4. C’est pour ces raisons que le Siège apostolique a toujours veillé jalousement à maintenir le latin, et qu’il a toujours estimé que ce splendide vêtement de la doctrine céleste et des saintes lois [5] était digne d’être utilisé dans l’exercice de son magistère, et devait également être utilisé par ses ministres. Les ecclésiastiques en effet, de quelque nationalité qu’ils soient, peuvent aisément, grâce au latin, prendre connaissance de ce qui vient du Saint-Siège, et communiquer avec celui-ci ou entre eux.
Cette langue est unie à la vie de l’Église, et sa connaissance, acquise par l’étude et l’usage, intéresse les humanités et la littérature, mais plus encore la religion [6], pour reprendre les termes de Notre prédécesseur d’immortelle mémoire, Pie XI, qui indiquait, en donnant des arguments à l’appui, trois qualités rendant cette langue particulièrement adaptée à la nature de l’Église : En effet, l’Église qui groupe en son sein toutes les nations, qui est destinée à vivre jusqu’à la consommation des siècles… a besoin de par sa nature même d’une langue universelle, définitivement fixée, qui ne soit pas une langue vulgaire [7].

5. Puisqu’il est nécessaire que toute Église s’unisse [8] à l’Église Romaine, et puisque les Souverains Pontifes ont un pouvoir vraiment épiscopal, ordinaire et immédiat sur toutes et chacune des Églises, sur tous et chacun des pasteurs et fidèles [9] de quelque rite, nationalité ou langue qu’ils soient, il semble éminemment convenable qu’il y ait un instrument de communication universel et uniforme, tout spécialement entre le Saint-Siège et les Églises de rite latin. C’est pourquoi tant les Pontifes Romains, s’ils veulent transmettre un enseignement aux peuples catholiques, que les dicastères de la Curie Romaine, s’ils ont à traiter une affaire, publier un décret intéressant tous les fidèles, utilisent toujours le latin, que d’innombrables nations écoutent comme la voix de leur mère.

6. La langue de l’Église doit non seulement être universelle, mais immuable. Si en effet les vérités de l’Église Catholique étaient confiées à certaines ou à plusieurs des langues modernes changeantes dont aucune ne fait davantage autorité que les autres, il résulterait certainement d’une telle variété que le sens de ces vérités ne serait ni suffisamment clair ni suffisamment précis pour tout le monde : et de plus, aucune langue ne pourrait servir de règle commune et stable pour juger du sens des autres. Par contre, le latin, à l’abri depuis longtemps de l’évolution que l’usage quotidien introduit généralement dans le sens des mots, doit être considéré comme fixe et immuable ; les sens nouveaux qu’ont revêtus certains mots latins pour répondre aux besoins du développement, de l’explication et de la défense de la doctrine chrétienne, sont en effet depuis longtemps stabilisés.

7. Enfin, l’Église Catholique, parce que fondée par le Christ Seigneur, surpasse de loin en dignité toutes les sociétés humaines, et il est juste qu’elle utilise une langue non pas vulgaire, mais noble et majestueuse.

8. Par ailleurs, le latin, qu’on peut à bon droit qualifier de langue catholique [10] parce que consacrée par l’usage ininterrompu qu’en a fait la chaire apostolique, mère et éducatrice de toutes les Églises, doit être considéré comme un trésor… d’un prix inestimable [11], et comme une porte qui permet à tous d’accéder directement aux vérités chrétiennes transmises depuis les temps anciens et aux documents de l’enseignement de l’Église [12] ; il est enfin un lien précieux qui relie excellemment l’Église d’aujourd’hui avec celle d’hier et avec celle de demain.

9. Il n’est personne qui puisse mettre en doute l’efficacité spéciale du latin ou de la culture humaniste pour le développement et la formation des tendres intelligences des adolescents. En effet, le latin cultive, mûrit, perfectionne les principales facultés intellectuelles et morales ; il aiguise l’intelligence et le jugement ; il rend l’esprit de l’enfant plus à même de bien comprendre toutes choses et de les estimer à leur juste valeur ; il apprend enfin à penser ou à s’exprimer avec méthode.

10. Si l’on pèse bien tous ces mérites, on comprendra facilement pourquoi les Pontifes Romains, si souvent et abondamment, ont non seulement exalté l’importance et l’excellence du latin, mais en ont prescrit l’étude et l’usage aux ministres sacrés de l’un et l’autre clergé et ont dénoncé clairement les dangers qui découleraient de son abandon.
Ces motifs très graves Nous incitent, Nous aussi, tout comme Nos prédécesseurs et des synodes provinciaux [13], à vouloir fermement Nous efforcer de promouvoir toujours davantage l’étude et l’usage de cette langue, rendue à sa dignité. De nos jours l’usage du latin est l’objet de controverses en de nombreux endroits, et en conséquence beaucoup demandent quelle est la pensée du Siège Apostolique sur ce point ; c’est pourquoi Nous avons décidé de prendre des mesures opportunes, énoncées dans ce document solennel, pour que l’usage ancien et ininterrompu de la langue latine soit maintenu pleinement, et rétabli là où il est presque tombé en désuétude.
D’ailleurs Nous croyons avoir déjà exprimé avec suffisamment de clarté Notre pensée sur ce sujet lorsque Nous avons dit à d’illustres latinistes : Beaucoup, malheureusement, sont démesurément captivés par l’extraordinaire progrès des sciences et veulent rejeter ou réduire l’étude du latin et d’autres de ce genre… C’est précisément la pression de cette nécessité qui Nous fait penser qu’il faut suivre une voie inverse. Lorsque l’esprit se pénètre plus intensément de ces choses qui conviennent hautement à la nature humaine et à sa dignité, il n’en doit que davantage acquérir ce qui fait sa culture et son ornement, pour que les pauvres mortels ne deviennent pas semblables aux machines qu’ils fabriquent : froids, durs et sans amour  [14].

11. Après avoir bien examiné et pesé toutes ces choses, dans la sûre conscience de Notre charge et de Notre autorité, Nous décidons et ordonnons ce qui suit :

§1. Les évêques et les supérieurs généraux des ordres religieux veilleront à ce que dans leurs séminaires ou leurs écoles, où des jeunes gens se préparent au sacerdoce, tous aient à cœur d’obéir à la volonté du Saint-Siège sur ce point et observent scrupuleusement Nos prescriptions ici énoncées.

§2. Ils veilleront avec une paternelle sollicitude à ce qu’aucun de leurs subordonnés, par goût de la nouveauté, n’écrive contre l’usage de la langue latine, soit dans l’enseignement des sciences sacrées, soit dans la liturgie, ou bien, par préjugé, n’atténue la volonté du Siège apostolique sur ce point ou n’en altère le sens.

§3. Comme il est dit dans le Code de droit canon (can. 1364) ou dans les prescriptions de Nos prédécesseurs, les séminaristes, avant de commencer les études proprement ecclésiastiques, doivent apprendre le latin selon des méthodes appropriées pendant un temps suffisant, avec des maîtres bien capables, pour éviter aussi cet autre inconvénient de voir les élèves, quand ils passeront aux matières supérieures, incapables, par ignorance de cette langue, de pénétrer à fond le sens de la doctrine comme de prendre part aux discussions scolastiques où s’aiguise si harmonieusement l’esprit des jeunes gens en vue de la défense de la vérité [15]. Et Nous voulons que cela s’applique également à ceux qui ont été appelés au sacerdoce à l’âge mûr après avoir fait des études classiques insuffisantes ou sans en avoir fait du tout. Personne en effet ne sera admis à faire des études de philosophie ou de théologie s’il n’est pleinement et parfaitement formé dans cette langue et s’il n’en possède l’usage.

§4. Nous voulons que là où, pour se conformer aux programmes des écoles publiques, l’étude du latin a connu un certain recul au détriment de la vraie et solide formation, l’enseignement de cette langue retrouve intégralement la place traditionnelle qui lui revient ; car chacun doit être bien persuadé que là aussi il faut maintenir religieusement le caractère propre de la formation des séminaristes, en ce qui concerne non seulement le nombre et le genre des matières, mais le temps qui est consacré à leur enseignement. Si les circonstances de temps et de lieu exigent que d’autres matières soient ajoutées à celles qui sont habituelles, on devra alors soit prolonger le cours des études, soit enseigner ces disciplines d’une façon abrégée, soit en reporter l’étude à un autre moment.

§5. Les principales disciplines sacrées, comme cela a été prescrit à plusieurs reprises, doivent être enseignées en latin, langue qui est, comme nous le montre une expérience multiséculaire, très apte à expliquer avec beaucoup de facilité et de clarté la nature intime et profonde des choses [16] ; outre qu’elle a été enrichie depuis longtemps de termes propres et bien définis permettant de défendre l’intégrité de la foi catholique, elle est en effet aussi particulièrement propre à couper court au verbiage creux. Ceux qui enseignent ces disciplines dans les universités ou dans les séminaires sont en conséquence tenus de parler latin et d’utiliser des ouvrages d’enseignement écrits en latin. Ceux qui, à cause de leur ignorance du latin, ne peuvent pas appliquer ces prescriptions, seront progressivement remplacés par des professeurs qui en sont capables. Les difficultés qui peuvent surgir de la part soit des élèves soit des professeurs, devront être surmontées tant par la ferme résolution des évêques et des supérieurs que par la bonne volonté des maîtres.

§6. Le latin est la langue vivante de l’Église. Et afin de l’adapter aux nécessités linguistiques sans cesse croissantes, en l’enrichissant donc de nouveaux termes précis et appropriés, d’une façon uniforme, universelle et correspondant au caractère propre de la vieille langue latine – ainsi que l’ont fait les Pères et les meilleurs scolastiques –  Nous ordonnons à la congrégation des Séminaires et Universités de pourvoir à la création d’une Académie de la langue latine. Cet institut, qui devra être constitué de professeurs spécialisés dans le latin et le grec, provenant des diverses parties du monde, aura pour fin principale – tout comme les diverses académies nationales destinées à développer la langue de leur pays – de veiller au progrès bien ordonné du latin, en enrichissant s’il le faut le dictionnaire latin de mots qui correspondent au caractère et à la saveur de cette langue ; il devra en même temps y avoir des écoles pour le latin de chaque époque, particulièrement de l’époque chrétienne. Dans ces écoles seront formés à une connaissance plus parfaite du latin et à son usage, à un style écrit propre et élégant, ceux qui sont destinés soit à enseigner le latin dans les séminaires et les collèges ecclésiastiques, soit à rédiger des décrets et des sentences, soit à faire la correspondance dans les dicastères du Saint-Siège, dans les curies épiscopales et dans les organismes des ordres religieux.

 §7. Le latin étant très étroitement lié au grec par sa structure et l’importance des œuvres qui nous ont été transmises, il est nécessaire que les futurs prêtres apprennent cette dernière langue dès les classes inférieures et celles de l’enseignement secondaire, ainsi que cela a été prescrit à plusieurs reprises par Nos prédécesseurs ; de sorte que lorsqu’ils arriveront à l’enseignement supérieur, particulièrement s’ils aspirent aux grades académiques en Écriture sainte ou théologie, ils soient à même de lire et de bien comprendre non seulement les sources grecques de la philosophie scolastique, mais les textes originaux de la Sainte Écriture, de la liturgie et des Pères grecs [17].

§8. Nous ordonnons de plus à cette même sacrée congrégation de préparer un programme de l’étude du latin, auquel tous devront fidèlement se conformer, et qui permettra à ceux qui le suivent d’acquérir une connaissance et une pratique convenables de cette langue. Ce programme pourra, si cela est nécessaire, être organisé d’une façon différente par les Commissions des Ordinaires, sans cependant en changer ou atténuer la nature. Cependant, avant d’appliquer ces décisions, les Ordinaires devront les soumettre à la sacrée congrégation.

12. Nous voulons et ordonnons, de par Notre autorité apostolique, que tout ce que Nous avons établi, décrété et ordonné dans cette Constitution reste définitivement ferme et arrêté, nonobstant toutes choses contraires, même dignes de mention particulière.

Donné à Rome, près de Saint-Pierre, en la fête de la Chaire de Saint Pierre Apôtre, le 22 février de l’année 1962, de Notre pontificat la quatrième.

IOANNES PP. XXIII

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Notes :

[Note 1]   Tertull., Apol. 21 ; Migne, PL 1, 394.

[Note 2]   Eph. 1, 10.

[Note 3]   Epist. S. Congr. Stud. Vehementer sane, ad Ep. universos, 1 Iul. 1908 : Ench. Cler., n. 820. Cfr etiam Epist. Ap. Pii XI, Unigenitus Dei Filius, 19 Mar. 1924 :A.A.S. 16 (1924), 141.

[Note 4]   Pius XI, Epist. Ap. Officiorum omnium, 1 Aug. 1922 : A.A.S. 14 (1922), 452-453.

[Note 5]   Pius XI, Motu Proprio Litterarum latinarum, 20 Oct. 1924 : A.A.S. 16 (1924), 417.

[Note 6]   Pius XI, Epist. Ap. Officiorum omnium, 1 Aug. 1922 : A.A.S. 14 (1922) 452.

[Note 7]   Ibidem.

[Note 8]   S. Iren., Adv. Hær. 3, 3, 2 ; Migne, PG 7, 848.

[Note 9]   Cfr C. I. C., can. 218, § 2.

[Note 10]   Cfr Pius XI, Epist. Ap. Officiorum omnium, 1 Aug. 1922 : A.A.S. 14 (1922), 453.

[Note 11]   Pius XII, Alloc. Magis quam, 23 Nov. 1951 : A.A.S. 43 (1951) 737.

[Note 12]   Leo XIII, Epist. Encycl. Depuis le jour, 8 Sept. 1899 : Acta Leonis XIII 19 (1899) 166.

[Note 13]   Cfr Collectio Lacensis, præsertim : vol. III, 1918s. (Conc. Prov. Westmonasteriense, a. 1859) ; vol. IV, 29 (Conc. Prov. Parisiense, a. 1849) ; vol. IV, 149, 153 (Conc. Prov. Rhemense, a. 1849) ; vol. IV, 359, 361 (Conc. Prov. Avenionense, a. 1849) ; vol. IV, 394, 396 (Conc. Prov. Burdigalense, a. 1850) ; vol. V, 61 (Conc. Strigoniense, a. 1858) ; vol. V, 664 (Conc. Prov. Colocense, a. 1863) ; vol. VI, 619 (Synod. Vicariatus Suchnensis, a. 1803).

[Note 14]   Ad Conventum internat. « Ciceronianis Studiis provehendis », 7 Sept. 1959 ; in Discorsi Messaggi Colloqui del Santo Padre Giovanni XXIII, I, pp. 234-235 ; cfr etiam Alloc. ad cives diœcesis Placentinæ Romam peregrinantes habita, 15 Apr. 1959 : L’Osservatore Romano, 16 apr. 1959 ; Epist. Pater misericordiarum, 22 Aug. 1961 : A.A.S. 53 (1961), 677 ; Alloc. in sollemni auspicatione Collegii Insularum Philippinarum de Urbe habita, 7 Oct. 1961 : L’Osservatore Romano, 9-10 Oct. 1961 ; Epist. Iucunda laudatio, 8 Dec. 1961 : A.A.S. 53 (1961), 812.

[Note 15]   Pius XI, Epist. Ap. Officiorum omnium, 1 Aug. 1922 : A.A.S. 14 (1922), 453

[Note 16]   Epist. S. C. Studiorum, Vehementer sane, 1 Iul. 1908 : Ench. Cler., n. 821.

[Note 17]   Leo XII, Litt. Encycl. Providentissimus Deus, 18 Nov. 1893 : Acta Leonis XIII, 13 (1893), 342 ; Epist. Plane quidem intelligis, 20 Maii 1885, Acta, 5, 63-64 ; Pius XII, Alloc. Magis quam, 23 Sept. 1951 : A.A.S. 43 (1951), 737.

2012-14. Jean-Nicolas Stofflet.

« Il poursuivit les iniques, les cherchant de toutes part ; ceux qui troublaient son peuple, il les livra aux flammes ; et ses ennemis furent repoussés par la crainte qu’il inspirait, et tous les ouvriers d’iniquité furent troublés, et le salut fut dirigé par sa main. »
(1 Macchabées III, 5-6)

2012-14. Jean-Nicolas Stofflet. dans Lectures & relectures coeurvendeen

Fils d’un meunier, Jean-Nicolas Stofflet est né le 3 Février 1753 à Barthélémont, près de Lunéville, en Lorraine.
A l’âge de 17 ans (1770), il s’engage dans l’armée (Régiment Lorraine-Infanterie-Royale) où il arrivera au grade de caporal.
En 1786, il quitte l’armée pour entrer au service du comte de Colbert, qui fait de lui le garde-chasse de ses forêts de Maulévrier, en Anjou.

En 1789, au moment du déclenchement de la révolution, Stofflet est dans sa trente-septième année.

Acte-baptême-stofflet-300x213 25 février dans Memento

Acte de baptême de Jean-Nicolas Stofflet.

Dès le début, il se trouve en total désaccord avec les principes révolutionnaires : son passé militaire, son idéal, son loyalisme envers les autorités légitimes ainsi que ses convictions religieuses font naturellement de lui un opposant au courant de folie et d’impiété qui déferle sur le Royaume. Il sera donc aux avant-postes de la résistance.

Le 13 mars 1793, il est – avec Jacques Cathelineau – le premier à prendre la tête des insurgés : commandant les hommes de Maulévrier, il attaque Vezins, puis rejoint Cathelineau pour marcher sur Cholet.
Notons au passage que Cathelineau et lui sont les seuls roturiers à être hissés au commandement des troupes vendéennes.

Aux côtés des autres généraux de la Grande Armée Catholique et Royale, il est de toutes les batailles et, en ce début de guerre, de toutes les victoires.
Son audace et sa bravoure en imposent à tous.

En octobre 1793, après la défaite de Cholet, et avec ce qui subsiste de la Grande Armée Catholique et Royale, il franchit la Loire : c’est la « virée de Galerne », où les combats se soldent par plus de défaites que de victoires.
Lorsque le marquis de Donissan et le Prince de Talmont veulent s’enfuir à Jersey, Stofflet les en dissuade.

Après la déroute du Mans, au soir du 16 Décembre 1793, les Vendéens arrivent à Ancenis. La Rochejaquelein et Stofflet parviennent à franchir le fleuve mais, les embarcations étant trop peu nombreuses, les débris de la Grande Armée Catholique et Royale restent en grande partie sur la rive droite de la Loire.
Le lendemain, Westermann – « le boucher » – arrive avec ses hussards. Assaillis par les républicains et dans l’impossibilité de traverser le fleuve, les Vendéens se dirigent vers Savenay, où ils seront impitoyablement exterminés l’avant-veille de Noël.

coeurvendeen armée catholique et royale dans Vexilla Regis

En janvier 1794, le tristement fameux Turreau est nommé par la Convention commandant en chef de l’armée de l’Ouest avec la mission d’extermination systématique que l’on sait : il met en marche ses colonnes infernales qui vont tout détruire et massacrer sur leur passage.

Stofflet et La Rochejaquelein essaient de reformer l’Armée Catholique et Royale. Mais Monsieur Henri tombe, frappé d’une balle, le 28 janvier 1794.
Pour que son corps ne soit pas identifié (et, par suite, profané par les bleus), avant de l’ensevelir, Jean-Nicolas Stofflet prend la décision de le défigurer à coups de sabre et de le dépouiller de ses vêtements, en sanglotant : « J’ai perdu ce que j’avais de plus cher au monde ! »

Stofflet vitrail de l'église ND de Beaupréau

Jean-Nicolas Stofflet – vitrail de l’église Notre-Dame de Beaupréau.

Quatre jours plus tard, le 1er Février 1794, à la tête de seulement 1000 paysans, Stofflet attaque victorieusement l’armée républicaine près de Gesté ; le 6 février, autre victoire à Vezins et, le 7, victoire encore à Vihiers, près de Cholet.
Mais le général républicain Cordellier, commandant l’une des colonnes infernales, arrive derrière Stofflet et met en fuite les paysans.
Stofflet veut prendre sa revanche : il attaque Cordellier à Beaupréau le 14 février, mais cette fois les républicains sont les plus forts.

Le 24 février, Stofflet s’empare de Bressuire.

Jean-Nicolas est proposé comme généralissime mais, sur les conseils de l’abbé Bernier, il décline l’offre et demande plutôt la création d’un Conseil Supérieur.
Les quatre chefs présents – Stofflet, Marigny, Sapinaud et Charette - prêtent serment de se secourir mutuellement et décrètent la peine capitale pour celui qui violera ce serment.

Il a été décidé de marcher sur Saint-Florent : Marigny part chercher ses troupes. On l’attend. Il ne vient pas… Il n’arrive, avec 2000 hommes, qu’après la bataille.
Il est aussitôt déchu de son titre de général.
Le 29 Avril, un conseil de guerre présidé par Stofflet accuse Marigny d’avoir violé le serment. Le premier, Charette vote la mort ; il est suivi par vingt-deux des membres du conseil, tandis que dix autres proposent une peine moins forte.

La sentence devra être appliquée par celui des généraux qui pourra saisir le coupable. Six semaines plus tard, ce sont les chasseurs de Stofflet qui découvrent Marigny, lequel est exécutée le 10 Juillet 1794.

coeurvendeen contre-révolution

La mort de Gaspard de Bernard de Marigny sonne en quelque sorte le glas de l’unité vendéenne en face des troupes républicaines : depuis des mois déjà des rivalités entre chefs sourdaient, mais désormais l’entente ne sera plus possible.

Les troupes commandées par Marigny refusent de se mettre sous les ordres de chefs qui ont mis à mort leur général et se démobilisent.
Stofflet n’est pas un chef très aimé : on lui fait grief de son caractère, facilement dur et cassant. Bien qu’il soit un excellent militaire, on lui reproche aussi de n’être que l’exécuteur des idées de l’abbé Bernier.
L’armée vendéenne n’est plus qu’une ombre alors que la province n’est pratiquement plus que cendres et décombres.
La Convention elle-même essaie de mettre fin à cette guerre : un décret d’amnistie est voté le 2 décembre 1794, le 23 des négociations sont engagées et, le jour de Noël, Charette reçoit les premiers émissaires républicains.

accords-300x212 Maulévrier

Signature des accords de La Jaunaye

Le 28 janvier 1795, Stofflet demande le rétablissement du trône dans un manifeste contresigné par l’abbé Bernier.

Le 12 février, il n’est pas à La Jaunaye pour l’entrevue avec les républicains. Quatre divisionnaires de l’armée d’Anjou réclament un délai de trois jours pour faire venir Stofflet… qui n’est toujours pas arrivé le 17 : la paix est signée sans lui (accords de la Jaunaye).
Il n’arrive que le lendemain et manifeste son hostilité à l’égard des signataires.

Menacé par les armées républicaines, Stofflet marche vers la Loire et ordonne une levée, mais il n’arrive à rassembler que 3000 combattants qui se précipitent sur Saint-Florent, en vain.
Stofflet n’a plus que son camp de Maulévrier et ne peut plus s’opposer aux forces républicaines.

Le 2 mai 1795, il est contraint de signer la paix.

coeurvendeen Stofflet

Charette reprend les armes dès le mois de juin. Dans un premier temps Stofflet ne bouge pas.

Ce n’est que sept mois plus tard, à la fin janvier 1796, qu’il reprend le combat après en avoir reçu l’ordre du comte d’Artois, frère du Roi, par l’intermédiaire du chevalier de Colbert. En même temps, le chevalier lui remet la Croix de Saint-Louis et lui annonce son élévation au grade de lieutenant-général.
Le 26 Janvier 1796, il s’adresse à ses compagnons d’armes :
« Braves amis, le moment est venu de vous montrer : Dieu, le Roi, le cri de la conscience, celui de l’honneur et la voix de vos chefs vous appellent au combat. Plus de paix ni de trêve avec la république ; elle a conspiré la ruine entière du pays que vous habitez (…). Les braves soldats que, pendant deux années, j’ai conduits au combat, ne deviendront jamais républicains ; jamais le déshonneur ne flétrira les lauriers qu’ils ont moissonnés (…). »

(on trouvera le texte complet de cette déclaration > ici)

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Bon de cent livres portant la signature de Stofflet.

Hoche ordonne que 30 000 hommes passent sur le territoire d’Anjou et du Haut-Poitou (il est toutefois loin d’en avoir autant à disposition) et se met à la tête d’une colonne qu’il dirige vers Cholet.
Cependant, de leur côté, les paysans ne sont plus motivés. Après les accords de La Jaunaye, leurs prêtres ne sont plus inquiétés et peuvent célébrer le culte : pourquoi reprendre les armes?
Stofflet ne parvient à rassembler que 2 à 3000 hommes. La lutte n’est pas possible ; traqué, il doit se cacher dans la forêt de Maulévrier.

coeurvendeen

Le 22 février, à La Saugrenière, se tient une rencontre avec des représentants des insurgés de Bretagne et de Normandie en vue d’établir une entente des divers mouvements. La réunion est interrompue par la nuit. L’abbé Bernier se retire tandis que Stofflet et ses hommes restent à dormir dans un bâtiment de ferme.
Mais les bleus ont été avertis.
Quelque 200 hommes d’infanterie et plusieurs dizaines de cavaliers cernent les bâtiments avant le lever du jour, et les insurgés sont pris.

Ligoté, dépouillé, pieds nus, Stofflet doit marcher jusqu’à Chemillé. Puis il est conduit à Angers.

Stofflet comparaît devant un conseil de guerre (voir le procès-verbal de cette comparution > ici).
Pris les armes à la main, il est condamné à mort : la sentence est exécutée à 10 h, au Champ-de-Mars, ce 25 février 1796.
Il était âgé de 43 ans et 22 jours.

Il refusa le bandeau en ces termes : « Sachez qu’un général vendéen n’a pas peur des balles ! » Puis il cria : « Vive la religion ! Vive le Roi ! » avant de tomber sous la mitraille.
Sa tête, tranchée au sabre, fut promenée dans toute la ville comme un trophée. 

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Sommet de l’obélisque érigé à la mémoire de Stofflet à l’entrée du château de Maulévrier.

Publié dans:Lectures & relectures, Memento, Vexilla Regis |on 24 février, 2012 |4 Commentaires »
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