Archive pour la catégorie 'Lectures & relectures'

2007-36. De la Présentation de Marie au Temple.

21 novembre.

La fête de la Présentation de la Vierge Marie au Temple est un jour particulièrement cher à ceux qui se consacrent à Dieu, en particulier dans « l’Ecole Française » de spiritualité : dans le sillage de Saint François de Sales, du Cardinal de Bérulle, de Monsieur Olier, de Saint Jean Eudes, de Saint Louis-Marie Grignon de Montfort et du Vénérable Père Libermann (pour ne citer que quelques un des plus grands noms) beaucoup de sociétés ecclésiastiques ou de congrégations placent en ce jours le renouvellement des voeux de religion ou des promesses cléricales.

Toute la Tradition, en Orient comme en Occident, honore en effet en ce jour – plus qu’un événement extérieur qui pourrait paraître seulement anecdotique – le don plénier que la Vierge très pure fit d’Elle-même, en entrant dans cet espèce de « pensionnat » dans lequel des « jeunes filles de bonnes familles », particulièrement choisies, étaient admises pour – en sus de l’éducation soignée qui leur y était dispensée – œuvrer à l’ornementation du Temple, travailler à la confection et à l’entretien des ornements sacrés, participer plus assidûment aux cérémonies du culte divin.

Les Saints et les mystiques de tous les temps, depuis les premiers siècles, ont développé de magnifiques considérations sur les dispositions intérieures de Notre-Dame en cette circonstance.

Cette fête d’une richesse spirituelle extraordinaire a aussi été illustrée par de nombreux artistes qui ont tenté de traduire dans leurs oeuvres la résolution ferme, la détermination courageuse et la maturité d’âme de cette toute petite fille qui est la véritable Arche d’Alliance.

Je veux retranscrire pour vous ci-dessous la traduction de l’hymne particulier qu’on trouve au propre de l’archidiocèse de Paris et dont Frère Maximilien-Marie a fait la base de sa méditation ce matin.
Nous restons bien évidemment unis par la ferveur et la joie spirituelle en cette belle fête, présentant au cœur très pur de Marie toutes les intentions que nous portons en nos propres cœurs, si souvent chargés de soucis et d’inquiétudes diverses…

Lully.                                       

Nota bene :
vous trouverez aussi dans ce blogue d’autres textes concernant cette fête :
1) la méditation de Jean-Jacques Olier pour la fête de la Présentation de la Vierge > ici.
2) un extrait des « Gloires de Marie » de Saint Alphonse de Liguori, dédié à ce mystère > ici.
3) un extrait d’un sermon de Saint François de Sales > ici.

Présentation de Marie (Le Titien-détail)

Comme elle est belle, la fille du Roi
s’avançant vers le seuil du Temple qu’elle a hâte d’atteindre !
Elle prélude ainsi à l’offrande qu’elle fera bientôt
d’une victime plus parfaite.

Des bras de sa mère, enfant,
d’un pas sûr elle vole vers le Cœur de Dieu.
Vierge qui sera l’autel de Dieu,
elle s’offre aux autels comme victime.

Elle consacre son jeune corps à Dieu qu’elle choisit comme Epoux,
Elle lui dédie l’intime de son cœur de vierge ;
Elle qui est réservée au Verbe, comme mère,
Elle consacre au Verbe ses entrailles.

Pendant que vous vous vouez à Dieu, Vous et tout ce que Vous avez,
ô Vierge qui tenez pour rien les biens de la terre,
avec quels intérêts Dieu qui est l’hôte de votre cœur
Vous rémunère-t-il !

Pourquoi de mauvais plaisirs nous enchaînent-ils ?
Pourquoi n’avons nous pas encore l’énergie pour briser nos liens ?
La Vierge Prêtre nous montre le chemin :
Elle se hâte vers Dieu, suivons-la !

Maintenant donc votre race choisie se consacre à Vous,
Vous demeurez donc notre part d’héritage,
ô Dieu, qui, né de la Vierge,
souvent par nous renaissez.

Gloire suprême soit au Père,
Gloire suprême soit au Fils,
Gloire égale à Vous, ô Saint-Esprit !
Si de votre amour vous enflammez nos cœurs,
d’un cœur pur nous offrirons le saint sacrifice !

Ainsi soit-il !

2007-34. In memoriam : le Révérend Père Michel André.

17 novembre.

« Laudemus viros gloriosos, et parentes nostros in generatione sua : Louons ces hommes plein de gloire qui sont nos pères et dont nous sommes la race… » (Eccli. XLIV, 1).

Avant même la fondation des divers instituts, séminaires, fraternités ou prieurés, à la fin des années soixante et au début des années soixante-dix du XXe siècle, alors qu’une espèce de frénésie révolutionnaire semblait secouer la Sainte Eglise et que, « démangés par un prurit aux oreilles », beaucoup « ne supportaient plus la saine doctrine » (cf. IIa Tim. IV, 3), il y eu des prêtres zélés et courageux qui se levèrent, et qui – méprisant les foudres et l’opprobre dont on les accabla – maintinrent la Sainte Messe latine traditionnelle (dite de Saint Pie V), contre vents et marées.

Sans eux, sans leur prétendue désobéissance, sans leur opposition courageuse aux mesures iniques d’interdiction assénées par leurs supérieurs ecclésiastiques – mesures dont il est maintenant affirmé au plus haut de la hiérarchie catholique qu’elles étaient nulles et sans valeur! – le maintien du rite latin traditionnel n’aurait pratiquement pas été possible.

Les actuels fidèles, séminaristes, prêtres et religieux qui n’ont pas connu la célébration de la Messe dans les paroisses avant les réformes post-conciliaires – tout simplement parce qu’ils n’étaient pas nés – , qui ont découvert la Sainte Messe catholique (et souvent aussi grâce à elle la foi catholique tout simplement), vers la fin des années soixante-dix ou au cours des années quatre-vingt et quatre-vingt-dix, doivent tout à ces résistants qu’on a pourtant souvent marqués du sceau de l’infamie, parce qu’ils ont osé tenir tête à une hiérarchie qui imposait des choses inacceptables.

Vere dignum et justum est !
En vérité il est digne et juste de ne pas perdre le souvenir de leur nom, de garder leur mémoire en bénédiction, de transmettre la connaissance de ce qu’ils ont fait à ceux qui ne les ont pas connus, de marquer leurs anniversaires par une prière qui monte vers Dieu en action de grâces et en profonde gratitude!
Oui, il nous faut louer ces hommes glorieux, parce que leur résistance courageuse a fait d’eux nos pères par l’esprit, et parce que nous sommes les héritiers qui récoltent dans la joie ce qu’ils ont semé dans la peine et les larmes.
Même les fraternités ou instituts qui s’enorgueillissent aujourd’hui de bénéficier de toutes les confortables reconnaissances canoniques sont redevables à ces « désobéissants »! Faisons donc ce soir oeuvre de justice en parlant de l’un d’eux au jour du septième anniversaire de son rappel à Dieu.

Le 17 novembre 2000, en effet, s’éteignit le Révérend Père Michel André : le bon Père André !

Le Rd Père Michel André

Né à Angers, le 13 mars 1915, il fit d’abord des études de droit et de commerce. Très lié au scoutisme, il fonda deux troupes où il excella comme éducateur humain et spirituel.
Il entra au noviciat des Pères du Saint-Esprit, en 1937, fut ordonné prêtre en 1944 et fut envoyé l’année suivante à la Martinique.
De 1947 à 1956, il enseigna dans diverses institutions spiritaines en France, repartit en mission en Guinée de 1956 à 1958, puis fut envoyé en Argentine de 1962 à 1971.
En 1971, sur les conseils de Son Excellence Monseigneur Marcel Lefèbvre (qui avait été supérieur général des Spiritains), il rentra en France pour travailler contre les forces de dissolution qui étaient à l’oeuvre dans l’Eglise.

Dans sa détermination de fidélité catholique en face de la crise qui fait rage, il fonde à Angers, en 1972, l’Association Noël Pinot (A.N.P.), pour la défense de la Sainte Messe traditionnelle et le soutien aux prêtres fidèles à sa célébration. Il fonde aussi en même temps le bulletin trimestriel « Introibo ». Ce bulletin de formation doctrinale et spirituelle connaîtra une grande diffusion (il atteindra 6000 exemplaires), et il a survécu à son fondateur.

L’Association Noël Pinot (placée sous le patronage de cet héroïque prêtre angevin qui – revêtu par dérision des ornements sacerdotaux pour le faire monter à la guillotine – gravit les marches de l’échafaud en récitant les prières au bas de l’autel : Introibo ad altare Dei… cf. > ici) a compté jusqu’à deux milles prêtres adhérents. Aujourd’hui encore ils sont plusieurs centaines, adhérents ou sympathisants, en France et dans le monde.
L’A.N.P. diffuse également de bons ouvrages et des objets de dévotion, permet la « récupération » d’ornements, statues, objets de culte qui seraient sans cela livrés aux brocanteurs. Elle transmet aussi des intentions et des honoraires de Messe à des prêtres qui en sont dépourvus.

Le Père André fut un infatigable apôtre, son ministère – contredit et diffamé – gagna de nombreuses âmes au Christ. Il fonda plusieurs chapelles pour assurer la continuité de la Messe traditionnelle bannie des églises, fonda une école, des troupes de scouts, et une petite communauté féminine : les Servantes du Divin Crucifié.
Alors que « d’autres » voudraient post-mortem s’accaparer sa mémoire et son héritage spirituel, ce sont elles qui, dans une humble discrétion et un fidèle attachement à son esprit, continuent en vérité l’oeuvre du bon Père André. Les personnes qui veulent avoir contact avec l’Association Noël Pinot peuvent le faire par courrier à cette adresse : 54, rue Delaâge – 49100 Angers.

Monsieur Claude Mouton, bien connu dans les milieux traditionnels français pour ses ouvrages, a publié une belle biographie détaillée: « Un prêtre vrai, le Père André » (éditions de Chiré).
A Angers, les Servantes du Divin Crucifié ont également constitué un petit « musée », dans lequel sont réunis de précieux souvenirs permettant de découvrir de manière vivante et émouvante la grande figure de cet humble prêtre, vrai serviteur du Christ et de son Eglise.

Frère Maximilien-Marie du Sacré-Coeur.

Publié dans:Lectures & relectures, Memento |on 17 novembre, 2007 |2 Commentaires »

2007-33. Lorsque la charité du monde alangui ira se refroidissant…

16 novembre.

C’est aujourd’hui la fête de Sainte Gertrude d’Helfta. Bien que le prénom Gertrude prête un peu à sourire en France (il y a même des amis du Mesnil-Marie dont l’automobile est ainsi nommée!), Frère Maximilien-Marie m’a expliqué que c’est une très grande sainte ; d’ailleurs on l’appelle Sainte Gertrude la Grande!
Comme je lui demandai pour quelle raison elle était ainsi surnommée, il m’a expliqué que c’était pour la distinguer de plusieurs autres saintes (au moins cinq) qui ont porté le même prénom – dont une qui fut sa contemporaine et vécut dans le même monastère qu’elle – et aussi parce que les révélations dont elle fut gratifiée par Notre-Seigneur Jésus-Christ la mettent à une place éminente dans l’histoire de la sainteté et de la spiritualité.

Ces quelques mots me donnèrent envie d’en savoir davantage, et je priais donc Frère Maximilien-Marie de me raconter la vie de cette Sainte Gertrude :
Oh, me répondit-il, on ne sait finalement pas beaucoup de choses sur sa vie elle-même. Née probablement en 1256, dans une famille noble, elle fut confiée dès l’âge de cinq ans aux moniales de l’abbaye cistercienne d’Helfta – près d’Eisleben, en Saxe – qui était alors dirigée par l’abbesse Sainte Gertrude de Hackeborn (une puissante famille apparentée aux Hohenstoffen). La soeur de Sainte Gertrude de Hackeborn est aussi une sainte: Sainte Mechtilde, qui sera la maîtresse des novices et l’amie de Sainte Gertrude d’Helfta… Tu ne t’embrouilles pas trop dans toutes ces Gertrude, mon petit Lully?

Il est vrai que ce n’était pas très facile à suivre toutes ces généalogies de saintes moniales, d’autant plus que – je l’avoue – mon attention avait été un peu distraite par un petit mouvement de fierté en pensant que, moi, j’étais entré au couvent encore plus jeune que Sainte Gertrude : je n’avais qu’un mois et demi!…
Bref, j’ai demandé à Frère Maximilien-Marie de continuer la suite de l’histoire.

Ste Gertrude

Donc, la petite Gertrude – qui deviendra la Grande Sainte Gertrude – a passé toute sa vie, depuis l’âge de cinq ans, dans ce monastère dont elle n’est jamais sortie, jusqu’à sa mort qui survint le 17 novembre de l’année 1302: elle avait donc environ 46 ans!
Sa vie avait été tout ordonnée à l’étude et à la contemplation. Elle acquit une science tout à fait hors du commun et fut favorisée de visions qu’elle consigna par écrit en cinq volumes. On peut dire à juste titre qu’elle fut l’une des plus grandes mystiques du XIIIème siècle…
Les biographes ne peuvent guère dire davantage. Le plus important est ce qu’elle a rapporté dans ses ouvrages, dans lesquels la dévotion au Coeur de Jésus – telle que Notre-Seigneur viendra en demander l’établissement officiel dans l’Eglise quatre siècles plus tard – se trouve en quelque sorte annoncée et préparée. Ecoute bien

Sainte Gertrude, le jour de la fête de Saint Jean l’Evangéliste (27 décembre), reçut dans sa prière la visite de ce « disciple que Jésus aimait », et il l’entraîna dans une expérience mystique peu commune : il lui fit partager ce qu’il avait vécu et éprouvé le soir de la Sainte Cène quand il reposa sur la poitrine de Notre-Seigneur.
Gertrude rapporte elle-même qu’il lui fut donné de goûter d’ineffables délices en percevant les pulsations du Sacré-Coeur. Elle demanda à Saint Jean s’il avait ressenti cela au soir du Jeudi Saint, et l’Apôtre lui répondit que oui.
Alors elle se permit de lui faire une sorte de reproche 
: « Pourquoi donc avez-vous gardé un tel silence sur ce mystère, et n’en avez-vous pas écrit un seul mot pour notre profit spirituel? »
Et Saint Jean de répondre : « Ma mission fut d’écrire, pour l’Eglise naissante, au sujet du Verbe incréé de Dieu le Père, une seule parole: une parole qui suffirait jusqu’à la fin du monde pour nourrir l’intelligence humaine, bien qu’elle ne puisse jamais être parfaitement entendu de quiconque… Mais de dire la suavité de ces battements a été mis en réserve pour les derniers temps, afin que lorsque la charité du monde alangui ira se refroidissant, il éprouve un renouveau de ferveur à la révélation de semblables merveilles… »

Moi, je sais bien ce que c’est que d’être tenu tout contre le coeur plein d’amour de quelqu’un qu’on aime passionnément parce que je demande souvent à Frère Maximilien-Marie de me prendre dans ses bras où j’aime à me blottir en ronronnant voluptueusement… Alors je n’ai pas de difficulté à imaginer ce que ce doit être auprès du Coeur de Jésus qui est la source de tout amour, un amour brûlant et infini, dont les litanies nous disent qu’il est comparable à une fournaise ardente!
Mais Frère Maximilien-Marie a continué son récit :

Ainsi donc, à la fin du XIIIème siècle, Sainte Gertrude a reçu l’annonce que la révélation du Coeur de Jésus était réservée pour les derniers temps comme un remède au refroidissement de la charité dans le monde.
C’est ce qui s’est passé, en effet : au XVIIème siècle, Sainte Marguerite-Marie (cf. > ici), au Monastère de la Visitation de Paray-le-Monial, a reçu de Jésus la mission de transmettre au Roy de France et à toute l’Eglise Ses demandes concernant l’établissement du culte de Son Sacré-Coeur. Il disait que par cette dévotion il tentait « un dernier effort » pour retirer les hommes du chemin de la perdition. S’il est intervenu à la fin du XVIIème siècle, ainsi qu’il l’avait fait savoir à sainte Gertrude, c’est bien parce que nous sommes entrés dans une phase déterminante de l’histoire du monde et de l’Eglise, une période particulièrement importante « en ces temps qui sont les derniers »(Heb. I,2), qui sont tellement perturbés par un assaut plus intense des forces d’opposition à l’oeuvre divine.
Vois-tu, l’esprit qui tend à dominer le monde depuis la fin du Moyen-Age – cet esprit qui a paru triompher dans les périodes troubles et violentes, marquées par de nouvelles persécutions comme on n’imaginait plus qu’il puisse y en avoir depuis la conversion de l’Empire – est fondamentalement destructeur pour les valeurs spirituelles. Seul l’amour véritable, puisé à la Fontaine de grâce et de charité qu’est le Coeur de notre divin Sauveur, permet de résister et de s’opposer aux flots corrupteurs et destructeurs par lesquels l’enfer déchaîné voudrait engloutir l’humanité. Aujourd’hui, donc, nous demanderons à Sainte Gertrude d’Helfta de nous aider à être attentifs aux suaves pulsations du Sacré-Coeur de Jésus, de nous apprendre à recevoir de Lui une plus grande charité, et d’être ainsi de bons et fidèles chevaliers au service du Règne de Dieu dans les coeurs!

2007-33. Lorsque la charité du monde alangui ira se refroidissant... dans De liturgia patteschatsLully.                        

Voir aussi la B.D. et la prière tirée des oeuvres de Sainte Gertrude publiés > ici 

sacrec15 16 novembre dans Lectures & relectures

N.B. : Il ne faut pas confondre Sainte Gertrude d’Helfta – appelée aussi « la Grande » – avec une autre sainte qui porte le même prénom et qui est la céleste protectrice des chats : Sainte Gertrude de Nivelles > ici.

2007-21. L’armure de Dieu.

Dans l’épître du XXIème dimanche après la Pentecôte, que nous avons donc entendue dimanche dernier, Saint Paul emploie à deux reprises l’expression « armure de Dieu« :

- « Induite vos armaturam Dei : revêtez-vous de l’armure de Dieu » (Eph. VI, 11).

- « Accipite armaturam Dei : prenez l’armure de Dieu » (Eph.VI,13).

Il décrit même l’équipement dont cette armure est constituée: le baudrier de la vérité, la cuirasse de la justice, les chaussures (j’oserais presque écrire: les rangers!) du zèle pour l’annonce de l’Evangile, le bouclier de la foi, le casque du salut et le glaive de l’esprit qui est la Parole de Dieu…

Cette insistance de l’Apôtre justifie l’insistance que je mets moi-même à répéter ce que j’écrivais déjà ici aux Nos 22 & 28 : Nous sommes engagés dans un combat sans merci « contre les princes et les puissances, contre ceux qui gouvernent ce monde de ténèbres, contre les esprits de malice répandus dans les airs » (Eph.VI, 12).

A tous les lecteurs de ce blogue, je voudrais aujourd’hui recommander d’une manière instante et très spéciale la lecture de l’ouvrage de Monseigneur Tournyol du Clos intitulé : « Le combat avancé de l’Eglise » (publié aux éditions de l’Archistratège : 21, rue des Acacias – 66680 Canohès – France. tél.: (00 33) 06 10 77 63 57) .

Et il ne s’agit pas seulement de lire cet ouvrage, mais ensuite de le mettre en application. Dans la préface, Monseigneur Michel Kassarji, évêque catholique Chaldéen de Beyrouth, rappelle fort opportunément:

 » Le chrétien doit savoir sans l’ombre d’un doute que le Diable est une créature réelle, qu’il est le Prince de ce monde. C’est lui qui sème le mal dans l’univers. Il est à l’origine du péché, de la maladie, de la souffrance et de la mort. La doctrine chrétienne est claire : le Christ est venu en ce monde pour sauver l’homme du péché de sa rébellion et lui rendre sa relation privilégiée avec Dieu. Son oeuvre sur terre a consisté en une lutte permanente contre le démon. Or cette lutte, qui se poursuit dans le temps, a changé de pôle : elle s’est transformée en un affrontement permanent entre l’homme et le diable (…).

Il est temps pour nous, pasteurs et fidèles, de considérer sérieusement et d’être convaincus de ce que nous devons faire. Le démon existe et nous avons l’obligation de lutter contre lui de toutes nos forces. Il est aussi de notre devoir de connaître notre adversaire ainsi que les moyens efficaces de le combattre…« 

2007-21. L'armure de Dieu. dans Lectures & relectures stgeorgesbrviairedemartindaragon

L’ouvrage de Monseigneur Tournyol du Clos constitue un excellent résumé de la doctrine catholique et de la pratique séculaire de l’Eglise ; il s’alimente aux meilleures sources spirituelles d’Orient et d’Occident pour mettre entre nos mains des armes efficaces et éprouvées ; il nous aide à revêtir cette armure de Dieu sans laquelle nous serons gravement blessés et risquons d’être vaincus.

Publié dans:Lectures & relectures |on 23 octobre, 2007 |Pas de commentaires »

2007-12. Joseph et Chico.

Ce 10 octobre 2007.

Après vous avoir parlé du pèlerinage de notre Frère à Rome, je dois maintenant vous entretenir d’un évènement littéraire qui est directement en rapport avec notre Saint-Père le Pape Benoît XVI et qui a beaucoup d’importance à mes yeux :

En effet ces jours-ci, en Italie, les éditions du « Messager de Saint Antoine » publient une biographie du Souverain Pontife, abondamment illustrée.

Jusqu’ici rien d’extraordinaire, me direz-vous.
Mais ce qui est justement un évènement, c’est que le narrateur de cette histoire est l’un de mes congénères : Chico, le chat de la ferme de Pentling.

Chico est un gros matou au pelage roux, âgé de neuf ans, qui vit dans la ferme voisine de la maison que le cardinal Joseph Ratzinger avait achetée pour y finir paisiblement ses jours…
Quand il y venait en vacances, Chico désertait la ferme pour s’installer chez lui, jour et nuit. Je ne crois pas trahir un secret en vous confiant qu’il a même griffé le cardinal un jour de Noël! C’est vous dire qu’il connaît bien celui qui est maintenant le Pape, et qu’il peut en parler avec autant de justesse que de précision.
N’oubliez pas que nous, les chats, nous sommes des observateurs de première classe, en même temps que nous sommes des confidents appréciés!

Chico avait tout de suite vu que ce cardinal, occupant un poste important à la Curie romaine, était un ami des chats. Savez-vous comment?
Tout simplement parce qu’il avait fait installer dans son jardin… une statue de chat! Vous pensez bien que s’il se fut agi d’une statue de chien, Chico ne se serait pas aventuré du côté de cette maison!

Peu après le cardinal lui a d’ailleurs confié qu’il avait à Rome deux chats magnifiques.

Je sais que la presse « pipeul », au moment de son élection, s’est interrogée pour savoir si le nouveau Pontife pourrait emmener ses chats dans le Palais Apostolique du Vatican, allant ressortir de vieilles légendes superstitieuses selon lesquelles nous serions des symboles de la présence du démon… Ce qui est insensé et outrageant!

Mais Benoît XVI fait fi de ce genre de ragots et les deux chats, désormais parés du titre de « pontificaux » l’ont bel et bien accompagné, et ils sont même les seuls à avoir le droit de le déranger quand il travaille ou quand il joue du piano…
Il y a des « monsignori » qui en étouffent de jalousie!

Chat pianiste

Bref, Chico le chat bavarois est un véritable ami du Pape.
Aidé de la journaliste Jeanne Perego et de la dessinatrice Donata del Molin Casagrande, il fait en 44 pages un récit passionnant et teinté d’humour de la vie du Pape, depuis cette nuit très froide du 16 avril 1927 où naquit le petit Joseph Aloïs Ratzinger, en passant par les années d’études, celles de la guerre et de la captivité, l’ordination sacerdotale et la période professorale, jusqu’à l’élection au Souverain Pontificat…

Ici, il faut que je vous révèle une chose qui a mis un peu de tristesse au coeur de Chico : il n’a pas revu son grand ami depuis cette élection.
Il y a quelques mois, en septembre 2006, le Souverain Pontife est bien revenu à Pentling, lors de son voyage apostolique en Bavière, mais Chico a été tellement effrayé par le cortège pontifical et le remue ménage des journalistes qu’il s’est enfui à toutes jambes et qu’il s’est caché.
Il aurait pourtant tellement aimé recevoir encore les caresses de son grand ami Joseph!

Le livre de Chico est préfacé par le secrétaire particulier du Saint Père, Monseigneur Georg Gänswein, c’est vous dire si on peut lui faire confiance pour mieux connaître ce Pape véritablement exceptionnel, puisqu’il est un grand ami des minous!

Lully.

2007-12. Joseph et Chico. dans Annonces & Nouvelles 031007gato

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