Archive pour la catégorie 'Commentaires d’actualité & humeurs'

2020-47. Message de Sa Majesté à l’occasion du premier anniversaire de l’incendie qui a dévasté Notre-Dame de Paris.

A l’occasion du premier anniversaire de l’incendie de la basilique-cathédrale Notre-Dame de Paris, ce mercredi 15 avril 2020 en fin d’après-midi, Monseigneur le Prince Louis de Bourbonde jure Sa Majesté Très Chrétienne le Roi Louis XX, a publié sur les réseaux sociaux le message suivant :

Incendie de Notre-Dame de Paris - 15 avril 2019

Il y a un an, Notre-Dame a failli disparaître dans un déluge de feu et d’eau, créant un véritable traumatisme non seulement chez tous les catholiques mais aussi chez toutes les personnes de cœur.
Grâce au professionnalisme des pompiers dont le courage et le sens du devoir méritent une nouvelle fois d’être salués, elle a pu être sauvée ainsi que les précieuses reliques qu’elle contenait.
Par la suite, les premiers travaux menés par les meilleurs spécialistes, ont pu commencer pour la faire progressivement revivre pendant que des milliers de dons affluaient. La première cérémonie s’y est tenue pour Pâques alors que la France était confrontée à une nouvelle épreuve.

Je salue tous ceux qui sont engagés dans cette oeuvre effectuée sous l’autorité et la compétence de l’Architecte en Chef des Monuments historiques. Aujourd’hui, je ne peux que reformuler le souhait exprimé en avril 2019 : que nos corps de métiers restaurent à présent patiemment Notre Dame, en prenant le temps comme meilleur allié, pour lui rendre sa splendeur, dans l’esprit de Foi qui était celui de ses bâtisseurs, nos ancêtres et dont notre siècle a tant besoin.

Louis de Bourbon,
Duc d’Anjou.

Grandes armes de France

2020-43. « L’actuelle situation dramatique doit ouvrir sur une période de sursaut qui soignera après les corps, les âmes et l’esprit public. »

A minuit, en cette nuit du Samedi Saint au Dimanche de Pâques, alors que de nombreuses pieuses âmes veillent et prient en célébrant, dans le confinement la Sainte Résurrection de Notre-Seigneur Jésus-Christ, Monseigneur le Prince Louis de Bourbon, duc d’Anjou, de jure Sa Majesté Très Chrétienne le Roi Louis XX, a publié sur les réseaux sociaux le message suivant à l’adresse des Français :

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Chers compatriotes,
Chers Français

Rappelons-nous : Pâques 2019 et la France pétrifiée par l’incendie qui venait de ravager la cathédrale Notre-Dame de Paris.

Pâques 2020, une épreuve d’une toute autre nature dans un domaine où l’on ne l’attendait pas, atteint la France qui, avec l’Italie et l’Espagne, se partage le record des décès en Europe. Tous les continents sont frappés.
Une mondialisation du risque !

Hier c’était l’âme du pays qui était touchée, et aujourd’hui ce sont les hommes et les femmes ; les enfants et les vieillards. Selon les mots forts prononcés par le Saint-Père dans son homélie du 27 mars, « nous avons été pris au dépourvu par une tempête inattendue et furieuse ». Devant le danger saurons-nous réagir et à l’ombre de cette cruelle épreuve, refonder nos actions sur plus de bon sens et redonner du sens à nos vies ?

Réagir, au-delà de la compassion que l’on a vis-à-vis des milliers de victimes et de leurs familles affrontant la mort souvent en grande solitude et sans secours spirituel; au-delà de l’admiration vis-à-vis des soignants aux moyens parfois si dérisoires et de tous ceux qui se dévouent souvent en prenant des risques pour que le pays continue à vivre ; au-delà des encouragements adressés à ceux qui, confinés, doivent assumer une vie familiale bouleversée et exercer leurs activités dans des conditions précaires ; au-delà de l’angoisse face aux situations désespérées que nombre d’artisans, de commerçants, d’entrepreneurs auront à affronter après le brusque arrêt de la vie économique.

Les Français courageux et fidèles à l’image de l’idée qu’ils ont de leur pays –celui du baptême de Clovis, celui de la justice de Saint-Louis, celui des quinze siècles de gloire et d’honneur-, doivent faire front animés d’une énergie à toute épreuve. Ils doivent résister pour sauver leur pays, retrouver l’esprit de Bouvines. Si l’oriflamme de saint Denis n’est plus élevée pour précéder les combattants, son esprit doit être là. Vivant.

L’actuelle situation dramatique doit ouvrir sur une période de sursaut qui soignera après les corps, les âmes et l’esprit public. En effet, au-delà de la crise sanitaire n’est-ce pas toute notre société qui est malade depuis des années et qui a besoin de se retrouver à travers un grand dessein partagé par tous et des valeurs essentielles.

En France, déjà, plus de vingt-cinq évêques ont placé leur diocèse sous la protection divine par l’intercession du Sacré-Cœur, de la Vierge Marie, de Saint-Joseph ou encore de saints locaux ayant déjà été invoqués lors d‘épidémies plus anciennes. Je me plais à songer au poids qu’aurait une consécration solennelle de la France effectuée par l’ensemble de son épiscopat à laquelle s’associerait le maximum de fidèles. Pâques, la fête de la résurrection, pourrait en être l’occasion. En tant que successeur légitime des rois de France qui ont toujours compris leur fonction dans sa double dimension terrestre et divine, ce serait de mon devoir de m’y associer et je le ferais en mon âme et conscience.

Demandons, en cette fête de la Résurrection, le secours de Saint Louis, de Sainte Geneviève et de Sainte Jeanne d’Arc et leur protection sur la France.

Louis de Bourbon
Duc d’Anjou.
Pâques 2020.

grandes armes de France

2020-40. « L’épidémie de coronavirus est sans aucun doute une intervention divine pour châtier et purifier le monde pécheur et aussi l’Église. »

Il y a quelques jours, Son Excellence Monseigneur Athanasius Schneider a accordé un nouvel et important entretien à Diane Montagna, publié ce 28 mars par The Remnant. Il y répond à ses questions sur la cessation quasi globale de la célébration publique de la Messe, et sur les ordres donnés aux prêtres par de nombreux évêques de ne pas donner les sacrements aux fidèles. Et de mettre tout cela en perspective avec les nombreuses profanations de la Sainte Eucharistie et le manque de foi en la Présence réelle qui a envahi l’Eglise depuis cinquante ans. Il n’hésite pas à faire le lien avec les annonces de l’Apocalypse. C’est un appel à la pénitence et à la foi en ce temps de « dictature sanitaire », selon l’expression déjà employée par Son excellence dans le précédent entretien que nous avons reproduit.
Les prêtres doivent-ils obéir aux ordres qui leur sont donnés de fermer leurs églises ? Non, répond Monseigneur Schneider, qui les invite à la « créativité » pour célébrer publiquement la Messe en respectant les précautions d’hygiène liées à l’épidémie du coronavirus.

En voici la traduction intégrale réalisée par Madame Jeanne Smits (à laquelle nous devons également le texte que nous avons reproduit > ici) et mise en ligne sur son blogue ce même 28 mars [source].
Nous nous permettons de mettre en caractères gras des passages particulièrement forts et importants de ce long texte qui mérite d’être lu et médité avec la plus grande attention.

Mgr Atnanasius Schneider

Son Excellence Monseigneur Athanasius Schneider,
évêque auxiliaire de l’archidiocèse de Sainte-Marie à Astana (Kazakhstan)

Diane Montagna : Excellence, quelle est votre impression générale sur la manière dont l’Eglise gère l’épidémie de coronavirus ?

Mgr Schneider : J’ai l’impression que la majorité des évêques a réagi de façon précipitée et par panique en interdisant toutes les messes publiques et – ce qui est encore plus incompréhensible – en fermant les églises. Ces évêques ont réagi davantage comme des bureaucrates civils qu’en pasteurs. En se concentrant trop exclusivement sur toutes les mesures de protection hygiénique, ils ont perdu une vision surnaturelle et ont abandonné la primauté du bien éternel des âmes.

Le diocèse de Rome a rapidement suspendu toutes les messes publiques pour se conformer aux directives du gouvernement. Les évêques du monde entier ont pris des mesures similaires. Les évêques polonais, en revanche, ont demandé que davantage de messes soient célébrées afin que les congrégations soient plus petites. Que pensez-vous de la décision de suspendre les messes publiques pour empêcher la propagation du coronavirus ?

Tant que les supermarchés sont ouverts et accessibles et que les gens ont accès aux transports publics, on ne voit pas de raison plausible d’interdire aux gens d’assister à la messe dans une église. On pourrait garantir dans les églises des mesures de protection hygiénique identiques, voire meilleures. Par exemple, avant chaque messe, on pourrait désinfecter les bancs et les portes, et tous ceux qui entrent dans l’église pourraient se désinfecter les mains. D’autres mesures similaires pourraient également être prises. On pourrait limiter le nombre de participants et augmenter la fréquence de la célébration des messes. L’exemple de vision surnaturelle en temps d’épidémie donné par le président tanzanien John Magufuli devrait nous inspirer (cf. notre publication > ici). Le président Magufuli, catholique pratiquant, a déclaré le dimanche 22 mars 2020 (dimanche de Laetare), à la cathédrale de Saint-Paul, dans la capitale tanzanienne de Dodoma : « J’insiste auprès de vous, mes frères chrétiens et même auprès de vous, les musulmans : n’ayez pas peur, ne cessez pas de vous rassembler pour glorifier Dieu et le louer. C’est pourquoi, en tant que gouvernement, nous n’avons pas fermé d’églises ou de mosquées. Au contraire, elles devraient toujours être ouvertes pour que les gens puissent chercher refuge auprès de Dieu. Les églises sont des lieux où les gens peuvent chercher la vraie guérison, car c’est là que réside le vrai Dieu. N’ayez pas peur de louer et de chercher le visage de Dieu dans l’église. »

Faisant référence à l’Eucharistie, le Président Magufuli a également prononcé ces mots encourageants : « Le coronavirus ne peut pas survivre dans le corps eucharistique du Christ ; il sera bientôt brûlé. C’est exactement pour cela que je n’ai pas paniqué en recevant la sainte communion, parce que je savais qu’avec Jésus dans l’Eucharistie, je suis en sécurité. C’est le moment de renforcer notre foi en Dieu ».

Pensez-vous qu’un prêtre agirait de manière responsable en célébrant une messe privée en présence de quelques fidèles laïcs, tout en prenant les précautions sanitaires nécessaires ?

Ce serait responsable, mais aussi méritoire ; cela constituerait un acte pastoral authentique, à condition bien sûr que le prêtre prenne les précautions sanitaires nécessaires.

Les prêtres sont dans une position difficile dans cette situation. Certains bons prêtres sont critiqués pour avoir obéi aux directives de leur évêque de suspendre les messes publiques (alors qu’ils continuent à célébrer une messe privée). D’autres cherchent des moyens créatifs d’entendre les confessions tout en cherchant à préserver la santé des gens. Quels conseils donneriez-vous aux prêtres pour vivre leur vocation en ces temps difficiles ?

Les prêtres doivent se rappeler qu’ils sont avant tout pasteurs des âmes immortelles. Ils doivent imiter le Christ, qui a dit : « Je suis le bon pasteur. Le bon pasteur donne sa vie pour ses brebis. Mais le mercenaire, et celui qui n’est pas pasteur, à qui les brebis n’appartiennent pas, voit venir le loup, et abandonne les brebis, et s’enfuit ; et le loup ravit et disperse les brebis. Le mercenaire s’enfuit, parce qu’il est mercenaire, et qu’il ne se met pas en peine des brebis. Je suis le bon pasteur, et je connais mes brebis, et mes brebis me connaissent » (Jean 10, 11-14) Si un prêtre observe de manière raisonnable toutes les précautions sanitaires nécessaires et fait preuve de discernement, il n’est pas tenu d’obéir aux directives de son évêque ou du gouvernement lui ordonnant de suspendre la Messe pour les fidèles. De telles directives sont une pure loi humaine, alors que la loi suprême dans l’Église est le salut des âmes. Les prêtres dans une telle situation doivent être extrêmement créatifs pour assurer aux fidèles, même pour un petit groupe, la célébration de la sainte messe et la réception des sacrements. Tel était le comportement pastoral de tous les prêtres confesseurs et martyrs au temps des persécutions.

Est-il jamais légitime que les prêtres défient l’autorité, en particulier l’autorité ecclésiastique (par exemple, si un prêtre se voit enjoindre de ne pas aller rendre visite aux malades et aux mourants) ?

Si une autorité ecclésiastique interdit à un prêtre d’aller rendre visite aux malades et aux mourants, il ne peut pas obéir. Une telle interdiction constitue un abus de pouvoir. Le Christ n’a pas donné à l’évêque le pouvoir d’interdire la visite des malades et des mourants. Un vrai prêtre fera tout ce qu’il peut pour rendre visite à un mourant. De nombreux prêtres l’ont fait même lorsque cela signifiait mettre leur vie en danger, soit en cas de persécution, soit en cas d’épidémie. Nous avons de nombreux exemples de tels prêtres dans l’histoire de l’Église. Saint Charles Borromée, par exemple, donnait la sainte communion de ses propres mains sur la langue de mourants infectés par la peste. À notre époque, nous avons l’exemple émouvant et édifiant de prêtres, en particulier de la région de Bergame, dans le nord de l’Italie, qui ont été infectés et sont morts parce qu’ils s’occupaient de patients mourants atteints de coronavirus. Un prêtre de 72 ans atteint de coronavirus est mort il y a quelques jours en Italie, après avoir abandonné le respirateur, dont il avait besoin pour survivre, et avoir permis qu’il soit donné à un patient plus jeune. Ne pas aller rendre visite aux malades et aux mourants est un comportement qui relève plus du mercenaire que du bon pasteur.

Vous avez passé vos premières années dans l’église clandestine soviétique. Quel point de vue ou perspective aimeriez-vous partager avec les fidèles laïcs qui ne peuvent pas assister à la messe, et dans certains cas, ne peuvent même pas passer du temps devant le saint sacrement parce que toutes les églises de leur diocèse ont été fermées ?

J’encouragerais les fidèles à faire des actes fréquents de communion spirituelle. Ils pourraient lire et contempler les lectures quotidiennes de la Messe et l’ordo entier de la Messe. Ils pourraient envoyer leur saint Ange gardien pour adorer Jésus-Christ dans le tabernacle en leur nom. Ils pourraient s’unir spirituellement à tous les chrétiens qui sont en prison au nom de leur foi, à tous les chrétiens qui sont malades et alités, à tous les chrétiens mourants qui sont privés des sacrements. Dieu remplira de nombreuses grâces ce temps de privation temporelle de la Sainte Messe et du Saint-Sacrement.

Le Vatican a récemment annoncé que les liturgies de Pâques seront célébrées en l’absence des fidèles. Il a précisé par la suite qu’il étudie « des moyens de mise en œuvre et de participation qui respectent les mesures de sécurité mises en place pour prévenir la propagation du coronavirus ». Quel est votre avis sur cette décision ?

Étant donné la stricte interdiction des rassemblements de masse par les autorités gouvernementales italiennes, on peut comprendre que le pape ne puisse pas célébrer les liturgies de la Semaine Sainte en présence d’un grand nombre de fidèles. Je pense que les liturgies de la Semaine Sainte pourraient être célébrées par le Pape en toute dignité et sans qu’on les abrège, par exemple dans la Chapelle Sixtine (comme c’était la coutume des papes avant le Concile Vatican II), avec la participation du clergé (cardinaux, prêtres) et d’un groupe choisi de fidèles, auxquels des mesures de protection hygiénique seraient préalablement appliquées. On ne voit pas la logique d’interdire l’allumage du feu, la bénédiction de l’eau et le baptême lors de la Veillée pascale, comme si ces actions risquaient de propager un virus. Une peur quasi-pathologique a vaincu la raison commune et la vision surnaturelle.

Votre Excellence, que révèle la gestion de l’épidémie de coronavirus par l’Église sur l’état de l’Église et en particulier de sa hiérarchie ?

Elle révèle la perte d’une vision surnaturelle. Au cours des dernières décennies, de nombreux membres de la hiérarchie de l’Église ont été surtout immergés dans les affaires séculières, intérieures et temporelles et sont ainsi devenus aveugles aux réalités surnaturelles et éternelles. Leurs yeux ont été remplis de la poussière des occupations terrestres, comme l’a dit un jour saint Grégoire le Grand (voir Regula pastoralis II, 7). Leur réaction face à l’épidémie du coronavirus a révélé qu’ils accordent plus d’importance au corps mortel qu’à l’âme immortelle des hommes, oubliant les paroles de notre Seigneur : « En effet, que servirait à l’homme de gagner le monde entier et de perdre son âme ? » (Marc 8, 36). Les mêmes évêques qui tentent aujourd’hui de protéger (parfois par des mesures disproportionnées) le corps de leurs fidèles de la contamination par un virus matériel, ont tranquillement laissé le virus des enseignements et pratiques hérétiques se répandre parmi leur troupeau.

Le cardinal Vincent Nichols a récemment déclaré que nous aurons une faim nouvelle de l’Eucharistie après la disparition de l’épidémie du coronavirus ? Êtes-vous d’accord avec cela ?

J’espère que ces paroles se vérifieront chez de nombreux catholiques. C’est une expérience humaine commune que la privation prolongée d’une réalité importante enflamme le cœur des gens qui la désirent ardemment. Cela s’applique, bien sûr, à ceux qui croient et aiment vraiment l’Eucharistie. Une telle expérience aide également à réfléchir plus profondément sur la signification et la valeur de la sainte Eucharistie. Peut-être que les catholiques qui étaient si habitués au Saint des Saints qu’ils en sont venus à le considérer comme quelque chose d’ordinaire et de commun connaîtront une conversion spirituelle et comprendront et traiteront désormais la sainte Eucharistie comme extraordinaire et sublime.

Le dimanche 15 mars, le pape François est allé prier devant l’image « Salus Populo Romani » à Santa Maria Maggiore et devant le Crucifix miraculeux qui se trouve dans l’église de San Marcelo al Corso. Pensez-vous qu’il soit important que les évêques et les cardinaux réalisent des actes de prière publique semblables pour que prenne fin l’épidémie du coronavirus ?

L’exemple du pape François peut encourager de nombreux évêques à accomplir des actes semblables de témoignage public de foi et de prière, et à donner des signes concrets de pénitence qui implorent Dieu de mettre fin à l’épidémie. On pourrait recommander que les évêques et les prêtres traversent régulièrement leurs villes et villages avec le Saint-Sacrement dans l’ostensoir, accompagnés d’un petit nombre de clercs ou de fidèles (un, deux ou trois), selon les réglementations gouvernementales. De telles processions avec le Seigneur Eucharistique transmettront aux fidèles et aux citoyens la consolation et la joie de ne pas être seuls au moment de la tribulation, de savoir que le Seigneur est vraiment avec eux, que l’Église est une mère qui n’a ni oublié ni abandonné ses enfants. Une chaîne mondiale d’ostensoirs portant le Seigneur eucharistique dans les rues de ce monde pourrait être lancée. De telles mini processions eucharistiques, même si elles ne sont réalisées que par un évêque ou un prêtre seul, imploreront des grâces de guérison physique et spirituelle, et de conversion.

Le coronavirus a fait son apparition en Chine peu de temps après le synode de l’Amazonie. Certains médias croient fermement qu’il s’agit d’une punition divine après les épisodes de la Pachamama au Vatican. D’autres croient qu’il s’agit d’un châtiment divin à la suite de l’accord entre le Vatican et la Chine. Pensez-vous que l’une ou l’autre de ces positions soit tenable ?

L’épidémie de coronavirus est sans aucun doute, à mon avis, une intervention divine pour châtier et purifier le monde pécheur et aussi l’Église. Nous ne devons pas oublier que Notre Seigneur Jésus-Christ considérait les catastrophes physiques comme des châtiments divins. Nous lisons, par exemple : « En ce même temps, il y avait là quelques hommes, qui lui annonçaient ce qui était arrivé aux Galiléens dont Pilate avait mêlé le sang avec celui de leurs sacrifices. Et prenant la parole, il leur dit : Pensez-vous que ces Galiléens fussent plus pécheurs que tous les autres Galiléens, parce qu’ils ont souffert de telles choses ? Non, je vous le dis ; mais, si vous ne faites pénitence, vous périrez tous pareillement. Comme ces dix-huit personnes sur lesquelles est tombée la tour de Siloé, et qu’elle a tuées : pensez-vous que leur dette fût plus grande que celle de tous les habitants de Jérusalem ? Non, je vous le dis ; mais, si vous ne faites pénitence, vous périrez tous pareillement » (Luc 13, 1-5)

La vénération cultuelle de l’idole païenne de la Pachamama à l’intérieur du Vatican, avec l’approbation du Pape, était à coup sûr un grand péché d’infidélité au Premier Commandement du Décalogue, c’était une abomination. Toute tentative de minimiser cet acte de vénération ne peut résister au barrage des preuves évidentes et de la raison. Je pense que ces actes d’idolâtrie ont été le point culminant d’une série d’autres actes d’infidélité par rapport à la sauvegarde du dépôt divin de la Foi par de nombreux membres de haut rang de la hiérarchie de l’Église au cours des décennies passées. Je n’ai pas la certitude absolue que l’apparition du coronavirus est une rétribution divine pour les événements de la Pachamama au Vatican, mais envisager une telle possibilité ne serait pas tiré par les cheveux. Déjà au début de l’Église, le Christ a réprimandé les évêques (les « anges ») des églises de Pergame et de Thyatire en raison de leur connivence avec l’idolâtrie et l’adultère. La figure de « Jézabel », qui séduisait l’Église pour l’amener à l’idolâtrie et à l’adultère (voir Apocalypse 2, 20), pourrait également être comprise comme un symbole du monde d’aujourd’hui – avec lequel flirtent de nombreuses personnes ayant des responsabilités au sein de l’Église.

Les paroles suivantes du Christ restent valables pour notre époque également : « Voici, je vais la jeter sur un lit de douleur, et ceux qui commettent l’adultère avec elle seront dans une très grande tribulation, s’ils ne font pénitence de leurs œuvres. Je frapperai de mort ses enfants, et toutes les Eglises sauront que je suis celui qui sonde les reins et les cœurs, et je rendrai à chacun de vous selon ses œuvres » (Apocalypse 2, 22-23). Le Christ a menacé de châtiment, et Il a appelé les églises à la pénitence : « Mais j’ai quelque peu de chose contre toi : c’est que tu as là des hommes qui tiennent à l’enseignement… pour les faire manger la nourriture sacrifiée aux idoles et les faire tomber dans la fornication… Fais pareillement pénitence ; sinon je viendrai bientôt à toi, et je combattrai contre eux avec l’épée de ma bouche. » Je suis convaincu que le Christ répéterait les mêmes paroles au pape François et aux autres évêques qui ont permis la vénération idolâtre de la Pachamama et qui ont implicitement approuvé les relations sexuelles en dehors d’un mariage valide, en permettant aux personnes dites « divorcées et remariées » qui sont sexuellement actives de recevoir la sainte communion.

Vous avez cité les Évangiles et le Livre de l’Apocalypse. La façon dont Dieu a traité son peuple élu dans l’Ancien Testament nous permet-elle de mieux comprendre la situation actuelle ?

L’épidémie de coronavirus a provoqué une situation au sein de l’Église qui, à ma connaissance, est unique, c’est-à-dire une interdiction quasi mondiale de toutes les messes publiques. Cette situation est en partie analogue à l’interdiction du culte chrétien dans la quasi totalité de l’Empire romain au cours des trois premiers siècles. La situation actuelle est cependant sans précédent, car dans notre cas, l’interdiction du culte public a été prononcée par des évêques catholiques, devançant même les ordres gouvernementaux correspondants.

D’une certaine manière, la situation actuelle peut également être comparée à la cessation du culte sacrificiel du Temple de Jérusalem pendant la captivité babylonienne du peuple élu de Dieu. Dans la Bible, le châtiment divin était considéré comme une grâce, par exemple : « Heureux l’homme qui est châtié par Dieu. Ne rejette donc pas la correction du Seigneur. Car c’est lui qui blesse et qui donne le remède ; il frappe, et ses mains guérissent » (Job 5, 17-18), et : « Ceux que j’aime, je les reprends et les châtie ; aie donc du zèle, et fais pénitence » (Ap. 3, 19). La seule réaction adéquate face à la tribulation, aux catastrophes, aux épidémies et autres situations similaires – qui sont autant d’instruments entre les mains de la Providence divine pour réveiller les gens du sommeil du péché et de l’indifférence envers les commandements de Dieu et la vie éternelle – est la pénitence et la conversion sincère à Dieu. Dans la prière suivante, le prophète Daniel donne aux fidèles de tous les temps un exemple du juste état esprit qu’ils doivent avoir, et de la façon dont ils doivent se comporter et prier en temps de tribulation : « Tout Israël a transgressé votre loi et s’est détourné pour ne pas entendre votre voix… Abaissez, mon Dieu, votre oreille et écoutez ; ouvrez vos yeux, et voyez notre désolation et cette ville sur laquelle votre nom a été invoqué ; car ce n’est pas à cause de notre justice que nous vous présentons humblement nos prières, mais à cause de vos abondantes miséricordes. Exaucez-nous, Seigneur ; apaisez-vous, Seigneur ; soyez attentif et agissez ; ne tardez pas, mon Dieu, pour vous-même, parce que votre nom a été invoqué sur cette ville et sur votre peuple » (Dan 9, 11,18-19).

Saint Robert Bellarmin a écrit : « Signes sûrs concernant la venue de l’Antéchrist… la plus grande et la dernière persécution ; et le sacrifice public (de la Messe) cessera complètement » (La prophétie de Daniel, pages 37-38).

Pensez-vous que ce qu’il évoque là est ce à quoi nous assistons actuellement ? Est-ce le début du grand châtiment prophétisé dans le livre de l’Apocalypse ?

La situation actuelle offre suffisamment de motifs raisonnables pour penser que nous sommes au début d’un temps apocalyptique, qui comprend des châtiments divins. Notre Seigneur s’est référé à la prophétie de Daniel : « Quand donc vous verrez l’abomination de la désolation, dont a parlé le prophète Daniel, établie dans le lieu saint, que celui qui lit comprenne » (Mt 24,15). Le livre de l’Apocalypse dit que l’Église devra pendant un certain temps fuir dans le désert (voir Ap 12, 14). L’arrêt presque total du Sacrifice public de la Messe pourrait être interprété comme une fuite dans un désert spirituel. Ce qui est regrettable dans notre situation est le fait que de nombreux membres de la hiérarchie de l’Église ne voient pas la situation actuelle comme une tribulation, comme un châtiment divin, c’est-à-dire comme une « visitation divine » au sens biblique. Ces paroles du Seigneur s’appliquent également à de nombreux membres du clergé au milieu de l’épidémie physique et spirituelle actuelle : « Tu n’as pas connu le temps où tu as été visitée » (Luc 19, 44). La situation actuelle de cette « épreuve du feu » (cf 1 Pierre 4:12) doit être prise au sérieux par le pape et les évêques afin de conduire à une profonde conversion de l’Eglise entière. Si cela ne se produit pas, alors le message de cette histoire de Søren Kierkegaard sera également applicable à notre situation actuelle : « Un incendie éclate dans les coulisses d’un cirque. Le clown apparaît et tente d’avertir le public. Chacun croit à une blague et rit. Il répète, on rigole encore plus fort. Ainsi la fin du monde se produira au milieu des vivats et chacun pensera : Quelle bonne blague ! »

Excellence, quel est le sens profond de tout cela ?

La situation de la cessation de la célébration publique de la messe et de la sainte communion sacramentelle est si unique et si grave que l’on peut découvrir derrière tout cela une signification plus profonde. Cet événement survient près de cinquante ans après l’introduction de la communion dans la main (en 1969) et une réforme radicale du rite de la Messe (en 1969/1970) avec ses éléments protestants (prière de l’Offertoire) et son style de célébration horizontal et axé sur l’instruction (moments de liberté, célébration en cercle fermé et vers le peuple). La pratique de la communion dans la main au cours des cinquante dernières années a conduit à des profanations involontaires et volontaires du Corps eucharistique du Christ à une échelle sans précédent. Pendant plus de cinquante ans, le Corps du Christ a été (la plupart du temps involontairement) piétiné par les pieds du clergé et des laïcs dans les églises catholiques du monde entier. Le vol des Hosties consacrées a également augmenté à un rythme alarmant. La pratique consistant à communier directement avec ses propres mains et doigts ressemble de plus en plus au geste par lequel on prend la nourriture ordinaire. Chez de nombreux catholiques, la pratique de recevoir la communion dans la main a affaibli la foi en la Présence réelle et en la transsubstantiation, la foi au caractère divin et sublime de la sainte Hostie. La présence eucharistique du Christ est devenue, au fil du temps, inconsciemment, pour ces fidèles une sorte de pain ou de symbole sacré. Maintenant, le Seigneur est intervenu et a privé presque tous les fidèles d’assister à la sainte messe et de recevoir sacramentellement la Sainte Communion.

Les innocents et les coupables endurent ensemble cette tribulation, puisque dans le mystère de l’Église, tous sont mutuellement unis en tant que membres : « Si un membre souffre, tous les membres souffrent avec lui » (1 Co 12, 26). La cessation actuelle de la sainte messe publique et de la sainte communion pourrait être comprise par le pape et les évêques comme une réprimande divine pour les cinquante dernières années de profanations et de banalisations de l’Eucharistie et, en même temps, comme un appel miséricordieux à une authentique conversion eucharistique de toute l’Église. Que l’Esprit Saint touche le cœur du Pape et des évêques et les pousse à édicter des normes liturgiques concrètes afin que le culte eucharistique de toute l’Église soit purifié et orienté à nouveau vers le Seigneur.

On pourrait suggérer que le Pape, avec les cardinaux et les évêques, réalise un acte public de réparation à Rome pour les péchés contre la sainte Eucharistie, et pour le péché des actes de vénération religieuse des statuettes de la Pachamama. Une fois la tribulation actuelle terminée, le pape devrait édicter des normes liturgiques concrètes, dans lesquelles il invitera toute l’Église à se tourner à nouveau vers le Seigneur dans la manière de célébrer, c’est-à-dire que célébrants et fidèles soient tournés dans la même direction pendant la prière eucharistique. Le Pape devrait également interdire la pratique de la communion dans la main, car l’Église ne peut pas continuer à traiter le Saint des Saints dans la petite Hostie consacrée de manière aussi minimaliste et l’exposant ainsi au danger.

La prière suivante d’Azariah dans la fournaise ardente, que chaque prêtre dit pendant le rite de l’Offertoire de la Messe, pourrait inspirer le Pape et les évêques à des actions concrètes de réparation et de restauration de la gloire du sacrifice eucharistique et du Corps eucharistique du Seigneur : « En esprit d’humilité et le cœur contrit, puissions-nous être accueillis par vous, Seigneur : et que notre sacrifice ait lieu aujourd’hui devant vous de telle manière qu’il vous soit agréable, Seigneur Dieu. Car ceux qui ont confiance en vous ne seront jamais confondus. Et maintenant, nous nous consacrons à vous de tout notre cœur, nous vous craignons, et nous cherchons votre visage. Ne nous couvrez pas de honte ; mais traitez-nous selon votre mansuétude et selon l’abondance de voire miséricorde. Délivrez-nous par un de vos prodiges, et donnez la gloire à votre nom, ô Seigneur ! » (Dn 3, 39-43, Septante).

Exposition Saint-Sacrement

2020-39. A propos des consignes sanitaires délivrées avec insistance en temps d’épidémie.

Dimanche de la Passion 29 mars 2020,
Anniversaire de l’exécution du Chevalier de Charette (29 mars 1796 – cf. > ici et > ici).

Chers Amis du Refuge Notre-Dame de Compassion,

La prise en considération des côtés dramatiques de l’épidémie en cours, les personnes en souffrance, le personnel soignant débordé et fatigué, les morts – surtout lorsqu’on pense à toutes ces personnes qui passent de vie à trépas sans préparation spirituelle, sans repentir et sans le secours des sacrements de l’Eglise -, les familles éprouvées par le deuil qui doivent se contenter de cérémonies de funérailles  minimalistes, et surtout la disette spirituelle en laquelle nombre de fidèles se trouvent réduits en cette période qui est la plus sacrée de toute l’année liturgique… tout cela n’ôte pas le sens de l’humour à certains de nos amis : l’humour – en bonne proportion et de bon aloi – se révèle souvent une forme salutaire d’exutoire, et en effet nombreuses sont les publications qui permettent de garder le sourire, en attendant la fin de l’épidémie.

Parmi les choses qui m’ont été envoyées, il y en a une qui m’a beaucoup amusé – reprenant les consignes sanitaires dont on nous matraque dès qu’on ouvre la radio pour prendre un bulletin d’information – et que je ne résiste pas à la tentation de vous partager.

Consignes sanitaires en cas d'épidémie

J’ignore qui a réalisé ce montage, mais je le trouve vraiment réussi et plein de finesse.

Il m’a donné l’occasion à quelques réflexions un peu incorrectes : l’Occident en général et la France en particulier ont tellement vécu avec la conviction – inculquée dans les cours d’histoire depuis l’école primaire pour ce qui me concerne – que c’était le Moyen-Age, en raison du manque d’hygiène et du retard des sciences (parce que celles-ci devaient être soumises à l’Eglise, présentée bien sûr comme une puissance d’obscurantisme oppresseur et la cause des retards des progrès sociaux) qui avait eu le quasi monopole des grandes épidémies.
Les circonstances présentes remettent un peu les pendules à l’heure. On le voit : même nos sociétés modernes avec leurs « progrès » sanitaires et scientifiques, et avec leurs technologies avancées sont d’une vulnérabilité incroyable en face d’une épidémie qui se généralise…

Je ne suis pas loin de penser que peut-être beaucoup de nos contemporains sont davantage en situation de vulnérabilité psychologique que nos ancêtres du Moyen-Age en face de ces fléaux récurrents.

Frère Maximilien-Marie du Sacré-Cœur

chevalier

2020-38. Cherchez l’erreur !

Samedi 28 mars 2020,
Fête de Saint Jean de Capistran,
Samedi de la 4ème semaine de Carême,
Commémoraison de Saint Gontran, roi et confesseur.

le Maître-Chat Lully (1er août 2011)

Chers Amis du Refuge Notre-Dame de Compassion,

Depuis le paradis des chats où je suis entré il y a dix mois (n’en déplaise à quelques esprits dont l’ignorance n’a d’égale que l’étroitesse), on a une vue imprenable sur le monde des hommes et sur ce qui s’y fait et dit… C’est la source de bien des réflexions ! Souvent je les garde pour moi ; parfois j’en inspire quelque chose à mon papa-moine pendant son sommeil, mais aujourd’hui j’ai décidé de reprendre la plume et de vous adresser directement ce message qui, je n’en doute pas, saura vous inspirer quelques réflexions salutaires, à propos de ce que vous vivez en ces jours-ci sur terre, et dans l’Eglise…  

* * *

1 – Au Kenya :

Le président Uhuru Kenyatta a appelé à une journée nationale de prière après la confirmation d’un quatrième cas de coronavirus. Ce chef d’Etat catholique a reconnu que le monde faisait face aujourd’hui à une sérieuse menace avec la pandémie qui affecte tous les peuples, tous les pays et toutes les institutions du monde, et il a déclaré :
« Ayant cela à l’esprit, et après avoir consulté un échantillon représentatif de Kenyans ordinaires ainsi que nos chefs religieux, j’ai décidé de déclarer ce samedi 21 mars 2020 Journée nationale de prière. Compte tenu des protocoles que nous avons annoncés dimanche et d’autres protocoles en cours qui seront annoncés de temps à autre, j’ai pensé qu’il était nécessaire que ce jour de prière soit observé dans nos maisons, sur nos lieux de travail ou partout où nous serons présents ce jour-là. Cette journée de prière sera dirigée par une équipe de chefs religieux ici à la Maison de l’Etat, à Nairobi, à partir de 12 h 00 samedi. »
Le président Uhuru Kenyatta a exhorté les Kenyans à se tourner vers Dieu dans ces circonstances, comme le pays l’a fait dans le passé, et à rendre grâce pour les nombreuses bénédictions qu’Il a accordées à la nation. Il a exhorté à se tourner vers Dieu pour solliciter Sa protection. Il a aussi appelé les médias à diffuser l’événement en direct sur toutes les chaînes de télévision, stations de radio et plateformes en ligne afin de faciliter la participation nationale. Il a ajouté : 
« Nous reconnaissons toujours que nous ne sommes rien sans notre Dieu. Et nous avons appris au fil du temps que se tourner vers Dieu dans de tels moments nous donne non seulement du réconfort, mais aussi de l’espoir et de la force pour surmonter même les défis qui, pour nous en tant qu’humains, peuvent sembler insurmontables. Ce jour-là, par l’intermédiaire de nos chefs religieux, nous demanderons à Dieu son pardon pour tout ce que nous avons pu faire de mal ou lui faire du tort. Ce jour-là, nous demanderons ensemble Sa protection et Sa bénédiction pour notre Nation, pour notre peuple, pour le monde et tous les citoyens du monde. Nous demanderons à Dieu de demeurer avec nous et de nous guider, à la fois dans cette période et dans les temps à venir ».
Il a exhorté le peuple Kenyan à prier pour l’unité du pays, à prier pour voir la pandémie de coronavirus cesser, et à un engagement à s’aimer les uns les autres, à vivre en paix et en harmonie, et à se concentre à nouveau sur ce qui est bien, sur ce qui est vertueux, sur ce qui est pacifique :
« Et en cela, je suis guidé par l’Écriture suivante et je vais citer la lettre de saint Paul aux Philippiens : ”Ne vous inquiétez de rien, à la place, priez pour tout. Dites à Dieu ce dont vous avez besoin et remerciez le pour tout ce qu’il a fait. Alors, vous ferez l’expérience de la paix de Dieu qui dépasse tout ce que nous pouvons comprendre. Sa paix guidera vos cœurs, vos esprits si vous vivez en Jésus-Christ.”
Il a poursuivit en disant : ”Et maintenant, chers frères et sœurs, un dernier mot : fixez vos pensées sur ce qui est vrai et honorable, ce qui est juste et pur, et ce qui est beau et admirable. Pensez aux choses qui sont excellentes” et ”Continuez à mettre en pratique tout ce que vous avez appris et reçu de moi, tout ce que vous avez entendu et ce que vous m’avez vu faire, alors le Dieu de paix sera avec vous” ». [Source]

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2 – En Tanzanie :

La Tanzanie, comme le Kenya, son voisin du nord, a un président catholique. A l’issue de la messe, dimanche à la cathédrale de Dodoma, le président John Magufuli a déclaré :
« Nous n’allons pas fermer les églises, parce qu’elles sont la solution au coronavirus. J’insiste, mes frères chrétiens, et même musulmans, n’ayez pas peur, ne cessez pas de vous rassembler pour glorifier Dieu et le louer. C’est pourquoi, en tant que gouvernement, nous n’avons pas fermé d’églises ou de mosquées. Au contraire, elles doivent toujours être ouvertes pour que les gens puissent chercher refuge auprès de Dieu. Les églises sont des lieux où les gens peuvent chercher la vraie guérison, car le vrai Dieu y réside. N’ayez pas peur de louer et de chercher le visage de Dieu dans l’église. Le coronavirus est un diable, il ne peut pas vivre dans le corps du Christ, il brûlera instantanément. C’est exactement pourquoi je n’ai pas paniqué en prenant la Sainte Communion, parce que je savais qu’avec Jésus dans l’Eucharistie je suis en sécurité. C’est le moment d’affermir notre foi. Cette maladie va passer comme les autres maladies. Mais nous devons continuer à prendre des précautions, comme les experts nous l’ont conseillé. »
Le président John Magufuli n’est pas un ignorant confiné dans un obscurantisme d’un autre âge : il est docteur en chimie. Il s’est déjà fait connaître pour ses prises de position contre les campagnes de contraception de l’USAID. Au contraire il fait construire des hôpitaux pour la santé maternelle. Il disait alors : « J’ai voyagé en Europe et ailleurs et j’ai vu les effets néfastes du contrôle des naissances. Certains pays sont désormais confrontés à une croissance démographique en baisse. Ils manquent de main-d’œuvre ». Dès son élection en 2015 il a entrepris de lutter contre la corruption et a donné l’exemple en divisant son salaire par quatre, et en réduisant drastiquement les frais de représentation du gouvernement. La Tanzanie a l’une des croissances les plus fortes du continent, et John Magufuli est en train de faire d’un petit port de pêche le plus grand port d’Afrique. Il a pris également des mesures efficaces pour sauver les éléphants et les rhinocéros. [Source]

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3 – En France :

Comme beaucoup d’épiscopes français, Son Excellence Monseigneur Marc Stenger, évêque de Troyes, s’est fendu d’une publication à l’intention de ses diocésains : son texte, relativement court mais que je ne citerai cependant pas in extenso, pourrait, dans sa plus grande partie, être pris pour les recommandations d’un obscur chef de service de sous-préfecture. Le nom de Dieu n’y est cité qu’une seule fois – dans la citation que vous lirez ci-dessous -, le nom de Notre-Seigneur Jésus-Christ n’y paraît point et pas davantage celui de la Très Sainte Vierge Marie… Il y a bien une certaine forme de recommandation à prier mais elle est assortie de ces mots qu’il faut, je crois, mettre en réserve pour une anthologie des monstruosités épiscopales : « (…) Croyons-nous que la force de Dieu vient au secours de notre faiblesse ? N’attendons pas de lui qu’il fasse des miracles, qu’il nous débarrasse du « coronavirus » (…) ».   [Source]

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J’ai juste envie de conclure :  « Quos vult perdere Jupiter dementat »

pattes de chat Lully

ange chat

« On sait très bien ce que faisaient nos ancêtres dans la foi et les grands évêques de la Chrétienté dans les temps d’épidémie » > ici

2020-36. « Nous devons accepter cette situation des mains de la Divine Providence comme une épreuve, qui nous apportera un plus grand bénéfice spirituel que si nous n’avions pas vécu une telle situation.»

Jeudi de la 4ème semaine de Carême 26 mars 2020

La semaine dernière, Jeanne Smits, sur son blogue, a donné la traduction – qu’elle a réalisée elle-même – d’une publication de Son Excellence Monseigneur Athanasius Schneider à propos de l’actuelle épidémie mondiale, datée du 19 mars.
Monseigneur Schneider a approuvé cette traduction, et il a ensuite réalisé un enregistrement en français de ce texte, dont la grande valeur spirituelle nous semble pouvoir être d’une véritable utilité à nos amis et lecteurs de ce modeste blogue. En effet, tout en manifestant des regrets sans équivoque sur la couardise d’une majorité de hiérarques de la Sainte Eglise et de clercs, Son Excellence prend ici du recul et de la hauteur et nous livre des leçons qu’il est important de méditer.

Frère Maximilien-Marie du Sacré-Cœur  

Si l’on veut entendre ce texte enregistré en français par S.Exc. Mgr. Schneider lui-même > ici
Source > ici

Mgr Athanasius Schneider

Son Excellence Monseigneur Athanasius Schneider,
évêque auxiliaire de l’archidiocèse de Sainte-Marie à Astana (Kazakhstan)

nika

« Nous nous glorifions même dans les tribulations » (Rom 5, 3) 

Des millions de catholiques dans le monde occidental dit libre seront, dans les semaines ou même les mois à venir, et surtout pendant la Semaine Sainte et Pâques, point culminant de toute l’année liturgique, privés de tout acte de culte public en raison de la réaction tant civile qu’ecclésiastique à l’épidémie de Coronavirus (COVID-19). La plus douloureuse et la plus angoissante de ces mesures est la privation de la sainte messe et de la sainte communion sacramentelle.

L’atmosphère actuelle de panique quasi planétaire est sans cesse alimentée par le « dogme » universellement proclamé de la nouvelle pandémie du coronavirus. Les mesures de sécurité drastiques et disproportionnées, associées à la négation des droits fondamentaux de l’homme que sont la liberté de mouvement, la liberté de réunion et la liberté d’opinion, apparaissent quasiment orchestrées au niveau mondial selon un plan précis. Ainsi, l’humanité entière devient en quelque sorte prisonnière d’une « dictature sanitaire » mondiale qui, de son côté, se révèle également être une dictature politique.

Un effet secondaire important de cette nouvelle « dictature sanitaire » qui se répand dans le monde entier est l’interdiction croissante et sans compromis de toute forme de culte public. À compter du 16 mars 2020, le gouvernement allemand a interdit toute forme de rassemblement religieux public pour toutes les religions. Une mesure aussi drastique d’interdiction stricte de toutes les formes de culte public était inimaginable, même sous le Troisième Reich.

Avant que ces mesures ne soient prises en Allemagne, une interdiction gouvernementale de tout culte public avait été mise en œuvre en Italie et à Rome, cœur du catholicisme et du christianisme. La situation actuelle de l’interdiction du culte public à Rome ramène l’Église à l’époque d’une interdiction analogue émise par les empereurs romains païens au cours des premiers siècles.

Les clercs qui osent célébrer la sainte messe en présence des fidèles dans de telles circonstances pouvaient être punis ou mis en prison. La « dictature sanitaire » mondiale a créé une situation qui respire l’air des catacombes, d’une Église persécutée, d’une Église souterraine, surtout à Rome. Le pape François, qui le 15 mars, à pas solitaires et hésitants, a parcouru les rues désertes de Rome dans son pèlerinage depuis l’image du Salus populi Romani dans la basilique de Sainte-Marie-Majeure jusqu’à la Croix miraculeuse dans l’église de San Marcello, véhiculait une image apocalyptique. Elle rappelait la description suivante de la troisième partie du secret de Fatima (révélée le 13 juillet 1917) : « Le Saint-Père traversa une grande ville à moitié en ruine et, à moitié tremblant, d’un pas vacillant, affligé de souffrance et de peine. »

Comment les catholiques doivent-ils réagir et se comporter dans une telle situation ? Nous devons accepter cette situation des mains de la Divine Providence comme une épreuve, qui nous apportera un plus grand bénéfice spirituel que si nous n’avions pas vécu une telle situation. On peut comprendre cette situation comme une intervention divine dans la crise actuelle sans précédent de l’Église. Dieu utilise maintenant l’impitoyable « dictature sanitaire » du monde pour purifier l’Église, pour réveiller les responsables dans l’Église, et en premier lieu le pape et l’épiscopat, de l’illusion d’un beau monde moderne, de la tentation de flirter avec le monde, de l’immersion dans les choses temporelles et terrestres. Les puissances de ce monde ont maintenant séparé de force les fidèles de leurs bergers. Les gouvernements ordonnent au clergé de célébrer la liturgie sans le peuple.

L’actuelle intervention divine purificatrice a le pouvoir de nous montrer à tous ce qui est vraiment essentiel dans l’Église : le sacrifice eucharistique du Christ avec son Corps et son Sang et le salut éternel des âmes immortelles. Que ceux qui, dans l’Église, sont soudainement et inopinément privés de ce qui est central puissent commencer à en voir et en apprécier plus profondément la valeur.

En dépit de la situation douloureuse de privation de la sainte messe et de la sainte communion, les catholiques ne doivent pas céder à la frustration ou à la mélancolie. Ils devraient accepter cette épreuve comme une occasion de grâces abondantes que la Divine Providence leur a préparée. De nombreux catholiques ont maintenant, d’une certaine manière, la possibilité de faire l’expérience de la situation des catacombes, de l’Église souterraine. On peut espérer qu’une telle situation produira les nouveaux fruits spirituels des confesseurs de la foi et de la sainteté.

Cette situation oblige les familles catholiques à faire littéralement l’expérience de la signification de ce qu’est l’église domestique. En l’absence de possibilité d’assister à la sainte messe même le dimanche, les parents catholiques devraient rassembler leurs familles chez eux. Ils pourraient assister chez eux à une sainte messe diffusée à la télévision ou sur internet, ou si cela n’est pas possible, ils devraient consacrer une heure de prière pour sanctifier le Jour du Seigneur et s’unir spirituellement aux saintes messes célébrées par les prêtres à huis clos, même dans leur ville ou dans leur voisinage. Une telle heure sainte dominicale d’une église domestique pourrait par exemple se faire de la manière suivante :

Prière du rosaire, lecture de l’Évangile du dimanche, acte de contrition, acte de communion spirituelle, litanie, prière pour tous ceux qui souffrent et meurent, pour tous ceux qui sont persécutés, prière pour le pape et les prêtres, prière pour la fin de l’épidémie physique et spirituelle actuelle. La famille catholique doit également prier le chemin de croix le vendredi du carême. En outre, le dimanche, les parents pourraient rassembler leurs enfants l’après-midi ou le soir pour leur lire des récits de la vie des saints, en particulier ceux qui sont tirés des périodes de persécution de l’Église. J’ai eu le privilège de vivre une telle expérience pendant mon enfance, et cela m’a donné les fondations de la foi catholique pour toute ma vie.

Les catholiques qui sont aujourd’hui privés d’assister à la sainte messe et de recevoir la sainte communion sacramentelle, peut-être seulement pour une courte période de quelques semaines ou mois, peuvent penser à ces temps de persécution, où pendant des années les fidèles ne pouvaient pas assister à la Sainte Messe ni recevoir d’autres sacrements, comme ce fut le cas, par exemple, pendant la persécution communiste dans de nombreux endroits de l’Empire soviétique.

Que ces paroles de Dieu renforcent tous les catholiques qui souffrent actuellement d’être privés de la sainte messe et de la sainte communion :

« Bien-aimés, ne soyez pas surpris du feu ardent qui sert à vous éprouver, comme s’il vous arrivait quelque chose d’extraordinaire ; mais, parce que vous participez ainsi aux souffrances du Christ, réjouissez-vous, afin que, lorsque sa gloire sera manifestée, vous soyez aussi dans la joie et l’allégresse » (1 Pierre 4 : 12-13).

« Le Père des miséricordes et le Dieu de toute consolation, qui nous console dans toutes nos tribulations, afin que nous puissions, nous aussi, par l’encouragement que nous recevons nous-mêmes de Dieu, consoler ceux qui sont pressés par toutes sortes de maux » (2 Cor. 1:3-4).

« … afin que votre foi ainsi éprouvée, plus précieuse que l’or qu’on éprouve par le feu, tourne à votre louange, votre gloire et votre honneur, lorsque paraîtra Jésus-Christ » (1 Pierre 1:6-7).

À l’époque d’une cruelle persécution de l’Église, saint Cyprien de Carthage (+258) a donné cet enseignement édifiant sur la valeur de la patience :
« C’est la patience qui fortifie fermement les fondements de notre foi. C’est elle qui élève au plus haut niveau l’accroissement de notre espérance. C’est elle qui dirige notre action, afin que nous restions fidèles à la voie du Christ tout en marchant par la grâce de sa patience. Que le Seigneur Jésus est grand, et que sa patience est grande, que Celui qui est adoré au ciel ne soit pas encore vengé sur la terre ! Frères bien-aimés, considérons sa patience dans nos persécutions et nos souffrances ; offrons une obéissance remplie de l’attente de son avènement » (De patientia, 20 ; 24).

Nous voulons prier avec notre entière confiance la Mère de l’Eglise, en invoquant le pouvoir d’intercession de son Coeur Immaculé, afin que la situation actuelle de privation de la sainte messe puisse apporter des fruits spirituels abondants pour le véritable renouveau de l’Eglise après des décennies de nuit de la persécution des vrais catholiques, du clergé et des fidèles qui s’est produite à l’intérieur même de l’Eglise. Écoutons ces paroles inspirantes de Saint Cyprien :
« Si la cause d’un désastre est reconnue, on trouve immédiatement un remède à la blessure. Le Seigneur a voulu que sa famille soit mise à l’épreuve ; et parce qu’une longue paix avait corrompu la discipline qui nous avait été divinement délivrée, la réprimande céleste a éveillé notre foi qui cédait, presque, dirais-je, endormie ; et bien que nous ayons mérité davantage pour nos péchés, le Seigneur très miséricordieux a tellement modéré toutes choses, que tout ce qui est advenu a plutôt ressemblé à une épreuve qu’à une persécution » (De lapsis, 5).

Dieu veuille que cette courte épreuve de privation du culte public et de la sainte messe insuffle au cœur du pape et des évêques un nouveau zèle apostolique pour les trésors spirituels pérennes qui leur ont été divinement confiés – c’est-à-dire le zèle pour la gloire et l’honneur de Dieu, pour le caractère unique de Jésus-Christ et de son sacrifice rédempteur, pour la centralité de l’Eucharistie et la manière sacrée et sublime de la célébrer, pour la plus grande gloire du Corps Eucharistique du Christ, et le zèle pour le salut des âmes immortelles, pour un clergé chaste et remplis de l’esprit apostolique.
Puissions-nous écouter ces paroles encourageantes de saint Cyprien :
« Il faut louer Dieu et célébrer ses bienfaits et ses dons en lui rendant grâce, alors que même au temps des persécutions, notre voix n’a pas cessé de rendre grâce. Car même un ennemi n’a pas le pouvoir de nous empêcher, nous qui aimons le Seigneur de tout notre cœur, de toute notre vie et de toute notre force, de proclamer avec gloire ses bénédictions et ses louanges toujours et partout. Le jour si ardemment désiré est venu par les prières de tous ; et après l’obscurité terrible et répugnante d’une longue nuit, le monde a brillé, irradié par la lumière du Seigneur » (De lapsis, 1).

19 mars 2020

+ Athanasius Schneider,
évêque auxiliaire de l’archidiocèse de Sainte-Marie à Astana

Ecce Homo par Philippe de Champaigne

2020-32. Après les ténèbres du Vendredi Saint il y aura toujours la douce clarté du matin de Pâques.

Samedi 21 mars 2020,
Fête de Saint Benoît de Nursie, abbé et confesseur, céleste protecteur de l’Europe ;
Samedi de la 3ème semaine de Carême ;
Commémoraison de Saint Nicolas de Flüe ;
Anniversaire du rappel à Dieu de Sœur Marie-Marthe Chambon (cf. > ici).

campanile du Mesnil-Marie samedi 21 mars 2020

Ce samedi 21 mars en début d’après-midi
le campanile du Mesnil-Marie se détache sur un ciel radieux…

Chers Amis du Refuge Notre-Dame de Compassion,

Dans la continuité du magnifique message de foi, d’espérance et de charité, mais aussi de lucidité humaine publié par notre Souverain bien-aimé dans la matinée du 19 mars (cf. > ici), je désire vous rejoindre par quelques mots amicaux.

Oh ! Pas pour vous parler du virus en lui-même ni pour spéculer sur le présent ou l’avenir…
Je peux lire en ce moment de multiples commentaires – et commentaires de commentaires -, parce que l’on m’envoie quantité de textes, de vidéos, d’articles relatifs aux circonstances inhabituelles dans lesquelles nous sommes plongés : je ne veux pas en rajouter ici !
Tout d’abord parce qu’il y a des domaines de compétence qui ne sont pas les miens et parce que je ne suis donc pas en mesure d’apporter un avis éclairé permettant de trancher entre les déclarations de tel médecin, de tel spécialiste, de tel chercheur ou de tel professeur. Je constate que tous ne sont pas du même avis sur l’origine réelle, les facteurs de développement, les modes de transmission et la dangerosité de ce fameux coronavirus, et surtout sur les solutions à apporter pour faire cesser cette épidémie. Certains se montrent très alarmistes, d’autres se veulent plus rassurants, et entre les deux on a droit à tous les camaïeux d’opinions… Qui croire ? à qui faire confiance ? En vérité, je n’ai ni les connaissances ni le recul nécessaires pour en juger !
Je n’ai, d’autre part, pas davantage d’avis autorisé sur le bien fondé du confinement et des mesures un peu coercitives imposées par un gouvernement, dont il est vrai que le moins qu’on puisse dire c’est qu’il ne brille ni par sa cohérence d’action, ni par sa capacité à anticiper les problèmes. Néanmoins, puisque confinement il y a, en l’occurrence il m’incombe de m’y conformer au mieux.

Cependant je ne veux céder ni à la panique ni à la paranoïa, dans lesquels certains semblent trouver une espèce de plaisir morbide, et je veux me garder du catastrophisme autant que d’un optimisme naïf.
Il faut garder la tête sur les épaules, les pieds sur la terre… et notre cœur près du Bon Dieu, dont la divine Providence, qui jamais ne se trompe en ses desseins, permet l’épreuve pour des raisons qui n’appartiennent qu’à Lui et dont Il n’a pas à nous rendre compte.
Ne me demandez donc pas – car je n’ai pas de révélations du Ciel à ce sujet – si ce que nous vivons est la réalisation de tel « secret » donné par la Très Sainte Mère de Dieu à l’occasion de telle apparition, ou si nous sommes proches de la fin du monde…

Notre-Dame du Perpétuel Secours dans l'entrée du Mesnil-Marie

La sainte image de Notre-Dame du Perpétuel Secours
dans l’entrée du Mesnil-Marie

Ce dont il faut être certain, c’est que ce temps de confinement qui nous est imposé sera encore long et que nous connaîtrons selon toute vraisemblance quelques moments difficiles : sur ce point il ne faut pas se faire d’illusions.

Et alors qu’ici, après un hiver particulièrement clément, nous connaissons les jours d’un printemps précoce et radieux, je jouis des joies simples que procure la vie dans une nature retirée et relativement préservée, je pense avec une véritable compassion aux citadins enfermés dans des espaces restreints.
Je pense évidemment à toutes les victimes de cette peste moderne, aux souffrances de leurs proches, et à tous ceux qui se dévouent dans les hôpitaux…

Je pense surtout et plus que jamais à toutes ces âmes qui entrent dans leur éternité sans le secours des sacrements, sans aucune préparation spirituelle, sans contrition de leurs fautes, sans regret de leurs péchés, sans demande de pardon à Dieu, sans état de grâce… et de ce fait menacées de l’éternelle damnation.
En ces jours du carême, où nous méditons plus assidûment sur les souffrances salvatrices de Notre-Seigneur Jésus-Christ, je suis plus encore qu’à l’accoutumée saisi d’effroi et pénétré de douleur en pensant à ces âmes pour lesquelles l’effusion du Précieux Sang rédempteur aura été vaine ; et je pense avec non moins d’effroi et de douleur à tous ces prêtres et évêques qui, vivant avec la conviction hérétique selon laquelle pratiquement tous les hommes sont sauvés, ne sont pas tourmentés par l’obsession du salut des âmes !…

A moi, pauvre petit moine insignifiant au fond de mon ermitage vivarois, il incombe de prier, d’offrir des sacrifices, de jeûner et de supplier Notre-Seigneur pour que ceux qui vont mourir aient la grâce d’un moment de lucidité, la grâce de se convertir, la grâce de se repentir, la grâce de se tourner intérieurement vers Dieu avant qu’il ne soit trop tard….

Je me permets de vous recopier ici quelques lignes qu’a envoyées à ses ouailles, un excellent prêtre de mes amis : « Dans ce que nous vivons en ce moment, le plus important est de considérer les choses avec foi, avec un regard surnaturel, en n’oubliant jamais que le bien des âmes et leur Salut éternel dépassent infiniment les plus grands bien naturels dont fait partie la santé du corps. Ce qu’il faut craindre au dessus de tout ce n’est pas la mort de notre enveloppe corporelle, mais la mort de l’âme qu’est le péché grave ainsi que l’oubli de Dieu et de sa Loi sainte. »

statue et relique de Saint Roch dans l'oratoire du Mesnil-Marie

Statue et relique de Saint Roch exposées dans l’oratoire du Mesnil-Marie
en ces jours d’épidémie :
J’invoque quotidiennement Saint Roch pour qu’il protège tout particulièrement nos amis fidèles !

Il faut ici préciser quelques points à l’intention de ceux qui se désolent de ne pouvoir se rendre à l’église et de ne pouvoir assister à la Sainte Messe, puisque, en raison des mesures prises par le pouvoir civil et les autorités religieuses, l’assistance à la Messe est devenue quasi impossible pour beaucoup de fidèles.

Rappelons donc qu’il faut distinguer :

  • le commandement de Dieu, qui est général (« Tu sanctifieras le jour du Seigneur »),
  • et le commandement de l’Église qui vient préciser le commandement de Dieu en imposant l’assistance au Saint Sacrifice de la Messe.

En temps normal, l’observance du commandement de Dieu et du commandement de l’Eglise s’imposent, sous peine de faute grave, à tout baptisé ayant atteint l’âge de raison.
Cependant, l’Eglise a aussi toujours enseigné que certaines circonstances peuvent dispenser du commandement de l’assistance à la messe, sans que cela dispense du commandement de Dieu.

Quand l’assistance à la messe est impossible, ainsi que c’est le cas en ces jours d’épidémie, il faut sanctifier le dimanche autrement, en donnant du temps à la prière et à l’instruction chrétienne : c’est-à-dire qu’il faut prendre au moins le temps équivalent à celui de l’assistance à une Messe basse dominicale (qui comprend, normalement, un sermon) pour prier et approfondir sa connaissance de la doctrine du salut.
Pour cela, on prendra son missel : on y lira avec attention les textes de la Messe du jour en s’unissant aux Messes qui sont célébrées en ce moment à travers le monde ; on pourra aussi se « déplacer » par la pensée dans une église auprès du Saint Tabernacle où Notre-Seigneur réside pour L’adorer et pour faire la communion spirituelle ; on relira quelque passage du catéchisme ou quelque texte des Pères de l’Eglise ou des saints papes expliquant la doctrine catholique… etc.

Bien évidemment, on a tout avantage aussi à réciter quotidiennement son chapelet, si possible en famille.
Et puisque le temps du confinement laisse à quelques uns davantage de « temps libre », qu’ils en profitent pour s’adonner chaque jour à de saintes lectures, à l’oraison, à la méditation de la Passion, et à prier plus assidûment pour les malades, les pauvres pécheurs à l’agonie, le personnel soignant, les prêtres qui peuvent encore aller exercer leur ministère de salut auprès des malades au péril de leur vie (il y en a tout de même quelques uns).

Compte-tenu des circonstances particulières dans lesquelles nous nous trouvons plongés, on fera aussi de ferventes prières pour demander à Dieu la cessation de l’épidémie, par la médiation de Sa Très Sainte Mère et des saints, nos grands et puissants intercesseurs (Saint Roch et Saint Sébastien tout particulièrement dont les siècles de foi nous ont montré leur « efficacité » en pareilles occurrences).

Veilleuse devant les saintes reliques conservées dans l'oratoire du Mesnil-Marie

Veilleuse devant les saintes reliques conservées dans l’oratoire du Mesnil-Marie

Des diocèses, des paroisses, des instituts (et en particulier beaucoup d’instituts traditionnels ou de prêtres responsables de chapellenies pour la Sainte Messe latine traditionnelle) ont mis en place des diffusions d’offices, de prédications et de Messes par le moyen d’internet.
Malgré la privation de la communion sacramentelle, il ne faut pas négliger ces propositions qui peuvent être une aide puissante pour maintenir vie spirituelle et ferveur…
Ces moyens modernes de communication, ne sont pas uniquement des sources de distractions et de péchés, mais ils se révèlent également des instruments au service du maintien d’une forme de Chrétienté, à l’heure où la visibilité de celle-ci s’estompe.

Pour terminer, en guise de message d’amitié et d’espérance, permettez-moi de vous offrir ces quelques jonquilles du Mesnil-Marie : leur couleur éclatante n’est-elle pas là pour nous rappeler qu’après l’hiver le printemps revient toujours, qu’après l’épreuve il y a la consolation, et qu’après les ténèbres du Vendredi Saint il y aura toujours la douce clarté du matin de Pâques ?

Frère Maximilien-Marie du Sacré-Cœur.

jonquilles du Mesnil-Marie 21 mars 2020

Jonquilles du Mesnil-Marie ce 21 mars 2020 

2020-31. « Que l’ampleur de la crise nous ramène vers l’essentiel ! »

Message de Monseigneur le Prince Louis de Bourbon
de jure SMTC le Roi Louis XX

en la fête de Saint Joseph

à l’occasion de l’épidémie qui afflige le monde

St Joseph patron de l'Eglise - église Saint-Joseph de Chambérat 03

« Un péril difficilement maîtrisable et très violent met la maladie et la mort au cœur de l’actualité en surgissant aux portes de nos sociétés. Dans un monde entier touché par le virus, France, Espagne, Italie et à peu près toute l’Europe sont confrontées à une crise sanitaire d’une ampleur majeure et oubliée sur notre continent…
Les victimes sont et seront nombreuses et c’est à elles et à leurs familles que j’exprime d’abord mon soutien et ma sympathie. Je pense aussi aux personnels hospitaliers et médicaux si sollicités comme à toutes les bonnes volontés qui vont se déployer autour des malades et de chacun pour assurer la vie quotidienne, je les en remercie et me joins à la prière des catholiques de France. J’ai aussi une pensée reconnaissante pour tous ceux qui vont avoir à maintenir la sécurité publique dans ces temps difficiles.
Demandons à Dieu que tous les malades puissent bénéficier des soins nécessaires à leur état et que les conséquences de toutes sortes qui vont immanquablement peser sur la société, et sans doute pour un temps assez long, puissent, elles aussi, être contenues.                               

Aujourd’hui il s’agit de faire front avec courage et foi. Un sursaut de la part de tous est nécessaire, il en va du bien commun.
Il n’est plus temps d’incriminer les erreurs du passé, il appartient maintenant d’en tirer les leçons et de rectifier ce qui peut l’être. La nécessité de changements nombreux et fondamentaux s’imposera. L’état providence a trouvé ses limites et n’offre qu’une frontière poreuse au virus ; les visions politiques et économiques à court terme ont démontré leurs faiblesses et leur impuissance. Dans l’immédiat, comme dans tous les moments les plus graves de notre histoire, il va s’agir pour les familles d’assumer leur rôle si fondamental dans notre société. C’est à elles et à leur esprit de responsabilité comme à leur détermination que revient la lourde charge de maintenir.
Pendant que les personnels soignants feront leur devoir, les familles assureront les tâches de soins, de formation spirituelle et intellectuelle. Pères et mères responsables. Les uns et les autres devront s’adapter à de nouvelles formes de travail qu’il faudra en partie improviser sans oublier de développer de nouvelles formes de liens, entre les générations notamment, alors qu’il faut limiter les contacts.
Enfin, pour tous les Français, que l’ampleur de la crise nous ramène vers l’essentiel, le sens des autres et du bien commun, celui de la famille, de la patrie, le sens de Dieu.                            

Je pense profondément que par l’intercession de Saint Joseph, protecteur des foyers, que les catholiques fêtent aujourd’hui, les familles trouveront la force de résister à l’épreuve que nous traversons en maintenant la Foi et l’Espérance.                

Louis de Bourbon,
duc d’Anjou.

Armes de France & Navarre

2020-29. On sait très bien ce que faisaient nos ancêtres dans la foi et les grands évêques de la Chrétienté dans les temps d’épidémie…

Samedi 14 mars 2020,
Fête de Sainte Mathilde, impératrice (aïeule maternelle de Hugues Capet);
Anniversaire du rappel à Dieu de Sa Majesté Zita de Bourbon-Parme, impératrice et Reine (cf. > ici).

Chers Amis du Refuge Notre-Dame de Compassion,

Il y a quelque chose de véritablement surréaliste – et parfois ubuesque – dans la manière dont certains ecclésiastiques, à tous les degrés de la hiérarchie, réagissent en face de cette épidémie et dans leur alignement, d’une prévenance servile et archi-zélée, à la réglementation édictée par le gouvernement de la république.
Voici donc qu’un certain nombre d’évêques, pas seulement en France mais dans toute l’Europe, interdisent purement et simplement les Messes, quotidiennes et dominicales, dans leurs diocèses.

On sait très bien ce que faisaient nos ancêtres dans la foi et les grands évêques de la Chrétienté dans les temps d’épidémie : eux, ils avaient une véritable foi catholique et étaient animés par un authentique esprit surnaturel, n’imaginant pas un seul instant – ainsi que le rappellent avec force de nos jours un grand nombre d’évêques des Eglises d’Orient, et plus timidement quelques (trop) rares évêques français -, que les offices religieux et la réception de la Sainte Communion puissent devenir des vecteurs de contagion.

J’aurais beaucoup – vraiment beaucoup – de choses à dire au sujet de l’actuelle situation, en France et dans l’Eglise, mais il est peut-être préférable que j’arrête là mes commentaires pour le moment…

Toutefois, parce que bien souvent un seul dessin a le pouvoir de résumer à lui seul un long discours, je ne puis résister à l’envie de vous partager ce dessin que les responsables de Gloria.TV m’ont fort aimablement autorisé à reproduire, ce pourquoi je les remercie chaleureusement.

Prions ! Prions ! Prions encore et toujours plus !

Frère Maximilien-Marie du Sacré-Cœur.

 

évêques et coronavirus

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