Archive pour la catégorie 'Commentaires d’actualité & humeurs'

2024-272. Où Son Altesse Félinissime le Prince Tolbiac donne un aperçu de la joie spirituelle qui introduit à la fête du bon Saint Nicolas.

5 décembre au soir,
A l’heure où l’on est impatient de l’arrivée de Saint Nicolas…

Tolbiac avec Saint Nicolas - blogue

Chers Amis du Refuge Notre-Dame de Compassion,

      En notre Mesnil-Marie, toute la journée du 5 décembre est remplie d’une atmosphère vraiment particulière, comme vibrante d’une joie palpable difficile à décrire : mon papa-moine - qui habituellement se fait un malin plaisir de dire, avec les accents d’une revendicative ténacité, qu’il est un vieillard (c’est, dans sa bouche, une insistante et fière affirmation depuis qu’il a soufflé sa cinquantième bougie, en s’appuyant sur la manière classique de nommer les périodes de la vie humaine, et en se gaussant de l’un des multiples travers de notre époque : le « jeunisme », obsession de rester jeune et de ne pas vieillir) -, semble non pas « retomber en enfance », expression française paradoxale puisqu’elle désigne une forme de sénilité, mais saisi d’une allégresse émerveillée qui s’exprime par des chants – voire de petits pas de danse -,  d’innocentes facéties aussi, et une exultation tout à la fois immensément contemplative et tourbillonnante.
C’est un peu comme si la sublime et transcendante musique de Vivaldi habitait le silence habituel de notre ermitage !

   Bref ! Nous attendons la visite de Saint Nicolas, le grand Saint Nicolas !
Nous ne l’attendons pas d’une manière matérielle et folklorique, comme cela peut se voir dans les royaumes du nord de l’Europe, où un personnage le représentant arrive en bateau, ou bien chevauchant sur un beau cheval blanc, ou encore trônant sur un splendide char illuminé… etc. : mais sa cavalcade, son débarquement, sa parade sont pour nous bien plus réels, parce qu’ils sont spirituels ; non pas avec un figurant costumé distribuant des spéculoos ou des mannalas, mais avec le véritable saint du ciel qui, invisiblement, nous apporte des grâces dont Dieu a voulu qu’il fût le spécial dispensateur : grâces exquises et succulentes qui font les délices de l’âme.

Saint Nicolas intercesseur - blogue

   Le céleste protecteur des enfants sages, des clergeons, des écoliers et des étudiants, dépose dans nos âmes de précieuses grâces de stimulation à l’étude, surtout celle des sciences sacrées : qu’il nous octroie généreusement un goût toujours plus aiguisé pour la divine sagesse !
Vous savez tous, j’espère, que le mot latin « sapientia », qui se traduit en français par « sagesse », est formé sur le verbe « sapio, -is, -ere », dont le sens premier est « avoir du goût », « sentir par le sens du goût », et par conséquence, dans un sens anagogique, « avoir de l’intelligence, du jugement, du discernement », « comprendre de manière avisée », « bien connaître », « savoir »

   Le saint patron des marins, des bateliers et des nautoniers, nous enrichit d’inestimables grâces pour nous aider à conduire prudemment notre barque, à nous bien diriger sur les flots de cette vie en évitant les récifs et les courants dangereux, à affronter les tempêtes et à nous préserver du naufrage, à parvenir heureusement au port du salut éternel…

   Oh oui, mes très chers Amis, comme je vous souhaite, à vous aussi, d’avoir une profonde et toute surnaturelle ferveur pour notre grand et cher Saint Nicolas, et comme je voudrais, qu’au jour de sa fête, vos âmes et vos cœurs soient comblés de la joie spirituelle de sa visite et de la surabondance des grâces qu’il puise dans le sein de Dieu, pour les dispenser sans parcimonie aucune à ceux qui ont su entrer dans les voies de l’enfance spirituelle !

pattes de chat Tolbiac.

Saint Nicolas saint protecteur des marins - blogue

2024-270. Où Son Altesse Félinissime le Prince Tolbiac fait état des progrès de sa dévotion trinitaire…

Mardi 3 décembre 2024,
Fête de Saint François-Xavier, (cf. > ici).

       Dimanche soir, sur la page Facebook du Mesnil-Marie, j’ai fait part aux amis et sympathisants qui nous font l’honneur de nous intéresser à notre ermitage et aux nouvelles, spirituelles et matérielles, qui rythment sa vie quotidienne, d’une anecdote qui a eu l’heur de plaire à un grand nombre de nos lecteurs ; mon papa-moine m’a demandé de la retranscrire aussi dans les pages de ce blogue. La voici donc… 

Tolbiac

Dimanche soir 1er décembre.

       « Aujourd’hui, mon papa-moine est allé à la Messe, bien sûr. Comme c’est l’hiver (il faisait très froid ce matin), et qu’en plus c’est un jour de chasse (mon papa m’a expliqué qu’un grand nombre de chasseurs n’aiment pas les chats et qu’ils leur tirent dessus… c’est du moins souvent ainsi en ces contrées), il ne me laisse pas sortir le dimanche matin.

   Il est rentré plus tard qu’à l’accoutumée, parce que, en revenant, il s’est arrêté au marché de Noël organisé par l’école de notre village ; donc, pour me remercier d’avoir été très sage et patient pendant son absence, il m’a donné trois friandises pour chats, dont je raffole.

   Pourquoi trois ?
Il me dit toujours en me les donnant : « Allez ! En voici trois, en l’honneur de la Sainte Trinité ».
C’est très augustinien comme principe, et comme façon de faire : notre Bienheureux Père Saint Augustin, en effet, accorde une grande importance aux symbolismes numériques, et il s’attachait à découvrir dans la nature et dans les événements mêmes les signatures du Dieu-Trinité.
Bon, moi, de ce fait, j’ai une grande dévotion pour la Très Sainte Trinité !

Tolbiac priant

   Je suis ensuite sorti pour inspecter mes terres. L’après-midi des dimanches, il n’y a plus grand chose à craindre des chasseurs : ils sont allés déjeuner… et se désaltérer, avec de généreuses rasades. Mon papa-moine dit en riant : « Même s’ils tiraient, dans l’état où ils sont, ils rateraient leur cible ! »
Je me suis donc adonné à mes activités félines en toute quiétude et liberté. Puis quand la température a commencé à fraîchir, je suis rentré.

   A mon retour, mon papa-moine, dans son bureau, participait à une réunion en visio-conférence. Je ne l’ai pas dérangé, et me suis aussitôt dirigé vers la cuisine.
Or j’ai tout de suite remarqué qu’il avait laissé sur le plan de travail le bocal dans lequel se trouvent MES friandises, en oubliant d’en refermer le couvercle.
Je n’ai pas manqué d’y voir un signe de la divine Providence me suggérant d’amplifier encore ma dévotion à la Sainte Trinité !

   Mais cet impudent bocal n’était pas plein à ras bord, et je ne pouvais pas en atteindre les succulentes croquettes-bonbons même en faisant tout mon possible pour y enfoncer au maximum mon pieux museau.
J’ai bien compris que c’était là une ruse du démon cherchant à m’empêcher d’honorer davantage la Sainte Trinité, et, en digne chat monastique, il n’était pas question que je me laissasse décourager par cet obstacle diabolique.

Tolbiac devant son bocal à friandises

   Avec ma patte, j’ai donc poussé petit à petit le bocal vers le rebord du plan de travail, jusqu’à ce qu’il choie : « Boum ! Gloire au Père et au Fils et au Saint-Esprit ! »
Le bocal était à terre ; il n’était pas cassé – n’était-ce point là un miracle témoignant de la bénédiction de Dieu sur mon entreprise ? -, et les croquettes-friandises, répandues à terre, se trouvaient maintenant bien à portée de dents.
Devant une marque si évidente de la prédilection divine, il importait que je rendisse gloire à la Très Sainte Trinité sans aucun délai : « Slurp ! Schcroumpf ! Miam ! Craquez sous la dent, ô croquettes bénies !… »

   Malheureusement, mon papa-moine avait entendu le bruit inhabituel qu’avait fait le pot en cheyant au sol ; aussi, abandonnant son devoir d’état qui était d’être à sa visio-conférence (ce n’est jamais bon moralement de se soustraire à son devoir d’état), il a rappliqué dare-dare, le sourcil en accent circonflexe.

   Il a pu constater mon dévot exploit, et, au lieu de se réjouir des progrès de ma piété, se mettant à quatre pattes, il s’est empressé de vouloir ramasser les fameuses croquettes-friandises qui me stimulent à la vénération trinitaire.
De mon côté, je me dépêchais d’en engloutir le plus possible, nonobstant son impie volonté de me les retirer !

   Je me suis demandé un instant s’il n’était pas adepte de quelque hérésie niant la foi trinitaire : le modalisme, l’adoptianisme, l’arianisme…
Pourtant, il récite bien le Symbole de Saint Athanase à prime tous les dimanches !!!

Patte de chat Tolbiac.

Tolbiac mange les croquettes répandues au sol

2024-263. Combien se contentent de répéter sans cesse : « je voudrais bien », sans dire jamais : « je veux » !

25 novembre,
Fête de Sainte Catherine d’Alexandrie, vierge et martyre,
l’une des « voix » du Conseil de Sainte Jeanne d’Arc (cf. ici et > ici).

frise lys

   Le texte qui suit a été adressé aux membres et amis de la Confrérie Royale comme lettre mensuelle à l’occasion du 25 novembre 2024 : cependant sa teneur dépasse largement le seul cadre de la Confrérie de même que l’année en laquelle il fut rédigé et publié, ce pourquoi nous recommandons à nos amis – et à toutes les âmes en quête de croissance spirituelle – de le relire et méditer pour de nouveaux approfondissements.

Blason Confrérie Royale petite taille

Bien chers Membres et Amis de la Confrérie Royale,

       Inexorablement, le temps s’écoule et nous entraîne dans ses flots continus qui ne marquent jamais la moindre pause : les jours succèdent aux jours, les semaines aux semaines, les mois aux mois, les années aux années, et nous sommes emportés. Inexorablement.

   Nous venons de passer le dernier dimanche de l’année liturgique, dimanche annonciateur de la fin des temps, et samedi, avec les premières vêpres du premier dimanche de l’Avent, nous commencerons un nouveau cycle spirituel, une nouvelle année de grâces, une nouvelle année – je vous le souhaite – de croissance spirituelle et de progression surnaturelle, en suivant les pas de Notre-Seigneur Jésus-Christ, de Notre-Dame, et de tous les Saints.

   Les Saints, chacun selon la grâce propre qui lui a été départie dans les divins et impénétrables conseils où la divine Providence a fixé la vocation de chacun, nous montrent la voie, nous précédent, nous accompagnent, nous éclairent.

Le Christ en sa gloire entouré des saints

Le Christ dans Sa gloire entouré de saints

   Il ne nous est pas demandé d’en être des pastiches, ni de nous efforcer de leur ressembler à la manière de serviles copies conformes. L’imitation des Saints qui nous est si vivement recommandée consiste dans la découverte et l’approfondissement de l’appel personnel unique que Dieu nous adresse, afin d’y répondre en y appliquant tout notre cœur, toute notre âme, toute notre intelligence et toute notre volonté, en adaptant à notre cas personnel les exemples que les Saints nous ont laissés :

   « A sa sœur religieuse qui lui demandait : « Mon frère, que faire pour devenir une sainte ? » Saint Thomas, en son langage laconique et expressif, répondait : « Velle ! » Le vouloir. 
A quoi Sainte Marguerite-Marie faisait écho quelques siècles plus tard : « Pour devenir une sainte, il suffit d’un bon je le veux ».
En vérité toute la perfection d’une vie religieuse est là, en raccourci, dans un « oui » plénier, immuable, qui livre une âme à Dieu sans réserve et pour toujours.
Ce qui manque malheureusement à beaucoup, c’est moins la grâce – toujours à portée des cœurs généreux – qu’une volonté arrêtée.
Si tous osaient dire, comme ce jeune converti entré à la Trappe : « J’ai commis tous les crimes, à peu d’exception près ; à vingt-cinq ans j’étais déjà un vieux pécheur, eh bien ! par la miséricorde de Dieu je deviendrai un saint et un grand saint ». Et il tint parole.
Mais la sainteté, avec tout son cortège de renoncements et ses perspectives de mort à soi-même épouvante, et combien, jusqu’à la mort, se contentent de répéter sans cesse : « je voudrais bien », sans dire jamais : « je veux » ! » (Rd. Père Colin c.ss.r., in « Culte des vœux » p. 91).

   Cette citation, est à lire, à relire, à méditer, à ruminer longuement. Si elle a été écrite en premier lieu à l’intention de jeunes personnes qui s’engageaient dans la vie consacrée, elle ne leur est toutefois pas réservée : tout chrétien qui prend au sérieux sa vie chrétienne – et j’ajoute aussi : tout membre de la Confrérie Royale qui prend au sérieux son engagement dans cette milice spirituelle – est appelé, chacun selon son état de vie particulier, dans le siècle autant que dans le cloître, à une vraie perfection religieuse.

aquarelle - pèlerin sur un sentier de montagne - blogue

   L’espèce de sursaut et de nouvel élan spirituel auquel nous pousse et nous presse tout recommencement, tel que le début d’une nouvelle année liturgique, puis, dans quelques semaines, le début d’une nouvelle année civile, nous invite en même temps à prendre un certain recul, à établir des bilans, à redynamiser nos résolutions et revivifier nos engagements…

   Quels sont mes engagements ? Quelles sont mes résolutions ? Qu’en est-il de la volonté avec laquelle je m’attache et m’efforce de les honorer ? Ma volonté est-elle intacte et aussi ferme qu’au premier jour ? Ou bien a-t-elle été émoussée par le temps, érodée par la routine ? Qu’en est-il de la ferveur et de l’enthousiasme qui m’ont porté lorsque je me suis engagé ?
Autant de questions qu’il importe de ne pas esquiver, auxquelles il importe de répondre, honnêtement devant Dieu.

   Résolution ! Résolution !
Le démon ne craint pas les âmes irrésolues. Le démon ne craint pas les âmes inconstantes. Le démon ne craint pas les pusillanimes et ceux dont la persévérance manque d’opiniâtreté.
Résolution ! Résolution !
Les méchants, les pervers, les hommes mus par l’antichristianisme, les agitateurs animés par la haine du catholicisme, les libres-penseurs, les maçons, les révolutionnaires, les contempteurs du Trône et de l’Autel, les sectateurs des faux dieux qui violent et qui tuent sur la terre de France, les modernistes qui ruinent la Sainte Eglise, bref le démon et tous ceux qui le servent, ne sont forts que des résolutions sans énergie et de la mollesse de volonté de ceux qui « pensent bien » mais ne vont guère au-delà.

   Je vous y laisse réfléchir, et en tirer les conséquences qui s’imposent.

Tout vôtre in Corde Jesu & Mariae.

                                Frère Maximilien-Marie du Sacré-Cœur.

 frise lys

    Attention !
Quelques avis importants à lire avec application svp :

   - Nota bene : le pèlerinage annuel de la Confrérie Royale au Puy-en-Velay a lieu chaque année à l’occasion du « pont » de l’Ascension.
Au programme de ce pèlerinage : offices religieux, conférences et temps d’échanges.
Le lieu du rassemblement se trouve en dehors de l’agglomération du Puy, lieu discret que nous ne dévoilons pas publiquement et que nous demandons aux participants de ne pas dévoiler : c’est le prix de la sérénité de notre pèlerinage, qui, au Puy même, a fait l’objet d’attaques calomnieuses – en particulier par vieu de presse – et de menaces.

Nous demandons dès à présent aux personnes intéressées de se faire connaître à nous, sans aucun retard, et nous souhaiterions avoir des personnes de confiance qui se constituent « relais » dans les diverses provinces du Royaume pour nous seconder dans l’organisation.

   - Les personnes qui souhaitent faire célébrer des Saintes Messes, pour la France, pour le Roi, pour la Famille Royale, en l’honneur de Monseigneur Saint Michel les premiers mardis, ou pour leurs intentions personnelles, peuvent si elles le désirent s’adresser aux prêtres membres de la Confrérie Royale pour cela.
Nous contacter : contact@confrerieroyale.com

   - De la même manière, les membres et sympathisants de la Confrérie Royale qui ont des intentions de prière peuvent nous contacter pour nous les confier : elle seront inscrites dans le cahier à cet usage dans la chapelle privée du Refuge Notre-Dame de Compassion, qui est l’ermitage où vit votre Prieur, et seront alors présentées à l’intercession de Notre-Dame, des Saints de France, ainsi que de Sainte Philomène qui se plaît à entendre les prières qui lui sont adressées ici devant son gisant et sa relique. Même adresse électronique de contact que ci-dessus.

   - Les ecclésiastiques de la Confrérie Royale restent ouverts à l’organisation ou à l’animation spirituelle d’autres pèlerinages que celui du Puy, petits pèlerinages provinciaux ou régionaux à l’initiative de cercles ou de groupes légitimistes.
L’année 2025 est une année sainte, au cours de laquelle le trésor des indulgences de la Sainte Eglise sera largement ouvert, et de nombreux sanctuaires, dans toute la France, offriront la possibilité de « gagner l’indulgence » du Jubilé. Ce peut être l’occasion de revivifier spirituellement nos mouvements légitimistes. Pensez-y !
Ne pas hésiter à prendre contact avec nous.

Grille d'honneur du château de Versailles enneigée - 21 novembre 2024

Grille d’honneur du château de Versailles enneigée
21 novembre 2024

2024-260. « En attendant que la vraie lumière de la Tradition dissipe les ténèbres qui obscurcissent le ciel de la Rome éternelle… »

21 novembre,
Fête de la Présentation au Temple de la Bienheureuse Vierge Marie (cf. >ici et > ici) ;
Anniversaire de la « bataille du Clapas » (cf. > ici).

       Tout catholique qui a reçu un catéchisme véritablement catholique, c’est-à-dire conforme au catéchisme romain publié après le concile de Trente, conforme au catéchisme du Pape Saint Pie X, conforme aux documents condamnant le modernisme publiés eux aussi par Saint Pie X ne peut qu’adhérer à cette position de principe dont le temps qui passe ne fait que démontrer, chaque jour, la pertinence et la lucidité.

   Voilà pourquoi cette « déclaration du 21 novembre 1974 » ne peut en aucune manière, et quelles que soient les circonstances dans lesquelles elle a été formulée, être tenue pour une sorte de bien propre de Monseigneur Lefebvre ni de ses fondations : elle est l’expression, « dans les ténèbres qui obscurcissent le ciel de la Rome éternelle », de la protestation de fidélité de toute âme catholique qui constate, selon la prophétie de Léon XIII, que

   « (…) l’Eglise, épouse de l’Agneau Immaculé, la voici saturée d’amertume et abreuvée de poison, par des ennemis très rusés ; ils ont porté leurs mains impies sur tout ce qu’elle désire de plus sacré. Là où fut institué le siège du bienheureux Pierre, et la chaire de la Vérité, là ils ont posé le trône de leur abomination dans l’impiété ; en sorte que le pasteur étant frappé, le troupeau puisse être dispersé (…)» (exorcisme de Léon XIII, supplique à Saint Michel).

Archange Saint Michel

La position de principe de

Son Excellence Monseigneur Marcel Lefebvre

dite déclaration du 21 novembre 1974.

       Nous adhérons de tout cœur, de toute notre âme à la Rome catholique, gardienne de la foi catholique et des traditions nécessaires au maintien de cette foi, à la Rome éternelle, maîtresse de sagesse et de vérité.

   Nous refusons par contre et avons toujours refusé de suivre la Rome de tendance néo-moderniste et néo-protestante qui s’est manifestée clairement dans le concile Vatican II et après le concile dans toutes les réformes qui en sont issues.

   Toutes ces réformes, en effet, ont contribué et contribuent encore à la démolition de l’Eglise, à la ruine du Sacerdoce, à l’anéantissement du Sacrifice et des Sacrements, à la disparition de la vie religieuse, à un enseignement naturaliste et teilhardien dans les Universités, les Séminaires, la catéchèse, enseignement issu du libéralisme et du protestantisme condamnés maintes fois par le magistère solennel de l’Eglise.

   Aucune autorité, même la plus élevée dans la hiérarchie, ne peut nous contraindre à abandonner ou à diminuer notre foi catholique clairement exprimée et professée par le magistère de l’Eglise depuis dix-neuf siècles.

   C’est pourquoi sans aucune rébellion, aucune amertume, aucun ressentiment nous poursuivons notre œuvre de formation sacerdotale sous l’étoile du magistère de toujours, persuadés que nous ne pouvons rendre un service plus grand à la Sainte Eglise Catholique, au Souverain Pontife et aux générations futures.

   « S’il arrivait, dit saint Paul, que NOUS-MÊME ou un Ange venu du ciel vous enseigne autre chose que ce que je vous ai enseigné, qu’il soit anathème » (Gal. I, 8).

   N’est-ce pas ce que nous répète le Saint-Père aujourd’hui ? Et si une certaine contradiction se manifestait dans ses paroles et ses actes ainsi que dans les actes des dicastères, alors nous choisissons ce qui a toujours été enseigné et nous faisons la sourde oreille aux nouveautés destructrices de l’Eglise.

   On ne peut modifier profondément la « lex orandi » sans modifier la « lex credendi ». A messe nouvelle correspond catéchisme nouveau, sacerdoce nouveau, séminaires nouveaux, universités nouvelles, Eglise charismatique, pentecôtiste, toutes choses opposées à l’orthodoxie et au magistère de toujours.

   Cette réforme étant issue du libéralisme, du modernisme, est tout entière empoisonnée ; elle sort de l’hérésie et aboutit à l’hérésie, même si tous ses actes ne sont pas formellement hérétiques. Il est donc impossible à tout catholique conscient et fidèle d’adopter cette réforme et de s’y soumettre de quelque manière que ce soit.

   La seule attitude de fidélité à l’Eglise et à la doctrine catholique, pour notre salut, est le refus catégorique d’acceptation de la réforme.

   C’est pourquoi nous nous en tenons fermement à tout ce qui a été cru et pratiqué dans la foi, les mœurs, le culte, l’enseignement du catéchisme, la formation du prêtre, l’institution de l’Eglise, par l’Eglise de toujours et codifié dans les livres parus avant l’influence moderniste du concile en attendant que la vraie lumière de la Tradition dissipe les ténèbres qui obscurcissent le ciel de la Rome éternelle.

   Ce faisant, avec la grâce de Dieu, le secours de la Vierge Marie, de Saint Joseph, de Saint Pie X, nous sommes convaincus de demeurer fidèles à l’Eglise Catholique et Romaine, à tous les successeurs de Pierre, et d’être les « fideles dispensatores mysteriorum Domini Nostri Jesu Christi in Spiritu Sancto ». Amen.

+ Mgr Marcel Lefebvre

Son Excellence Monseigneur Marcel Lefebvre

2024-258. Au Mesnil-Marie, un mois après l’épisode cévenol des 16, 17 et 18 octobre 2024.

Dimanche soir 17 novembre 2024,
6ème dimanche après l’Epiphanie transféré (cf. > ici).

Tolbiac au verre d'eau - blogue

Chers Amis du Refuge Notre-Dame de Compassion,

       Il y a exactement un mois, en notre Mesnil-Marie, nous étions affrontés à un épisode cévenol assez dévastateur, dont je vous ai rendu compte > ici et > ici.
Certains d’entre vous nous ont fait l’honneur de s’inquiéter, nous adressant quelques messages pour nous demander si la route qui traverse le hameau est à nouveau ouverte à la circulation, et surtout si nous avons de l’eau.

   Je vous remercie pour votre sollicitude et je vais m’efforcer de répondre ce soir à ces deux questions.

I – L’accès au hameau :

   Je vous invite à retourner éventuellement consulter à la fin de mon article qui se trouve > ici, la dernière photographie que j’y publiais montrant le pont qui enjambe la rivière l’Eysse (sur lequel passe la D337 pour arriver à notre hameau par l’ouest) dévasté par la crue.
Je vous en montre maintenant une autre, prise au même endroit un mois après : si vous aimez le jeu qui consiste à trouver les différences sur deux images presque semblables, vous pourrez vous y livrer… et me faire part de vos résultats…

7 novembre 2024 - pont ouest d'accès à Condas

   En résumé, mis à part le niveau de la rivière, pratiquement rien n’a changé : la circulation est interdite sur la D337, sauf pour les riverains.
Les services de l’équipement ont disposé, en travers de la chaussée des deux côtés du pont, un monticule de terre, pour empêcher que des imprudents ne le veuillent franchir, malgré les barrières et panneaux d’interdiction qui ont été mis en place.
A la rigueur, seuls des cyclistes, à condition de descendre de leur engin et le tenir à la main afin de traverser à pied, peuvent circuler sur cette route de bout en bout.

   L’une des conséquences consiste dans le fait que cette D337, qui n’est déjà pas très passante en temps habituel, n’est utilisée que par les habitants du hameau et leurs visiteurs, ce qui signifie que nous n’entendons qu’assez rarement des bruits de moteur… et nous ne nous en plaignons pas ; tout au contraire !

   L’autre conséquence, c’est que chaque fois que mon papa-moine doit se rendre en direction du village de Borée (ce qui est le cas par exemple le dimanche matin, afin de rouler jusqu’au Puy), il doit compter une dizaine de minutes supplémentaires pour son trajet puisqu’il doit quitter le Mesnil-Marie en prenant la direction de l’est, monter au village et le traverser entièrement, puis rejoindre le lieu-dit « les Quatre Routes » pour s’engager ensuite sur la route de Borée.
Je vous ai matérialisé cela sur la carte ci-dessous. En violet figure l’itinéraire normal (un peu plus de 2 km), et en vert celui qu’il faut utiliser (presque 6 km) jusqu’à ce que les travaux de rétablissement de la circulation par ce pont soient achevés… ce qui ne nous semble pas devoir arriver à brève échéance (et nous le concevons tout-à-fait, et sans nous plaindre, puisque notre hameau demeure accessible, tandis que les services de l’équipement doivent intervenir en de très nombreux endroits du département où les chaussées ont été gravement abîmées et présentent des caractères de plus grande urgence). 

Le détour par le village pour accéder au hameau de Condas

II – L’eau courante au Mesnil-Marie :

   Pour bien comprendre notre situation, il faut se souvenir que lorsque l’association Refuge Notre-Dame de Compassion est devenue propriétaire de cette ancienne manse, il a fallu engager des travaux relativement importants pour avoir l’eau courante dans la maison, puisqu’il n’y avait rien : ni évier, ni sanitaires, ni douche, ni canalisation, ni évacuation des eaux usées… etc.

   Il n’existe pas ici de réseau d’adduction d’eau potable ni de réseau d’assainissement. C’est d’ailleurs le cas de presque tous les hameaux de notre village.
Les habitants des hameaux doivent donc se débrouiller soit avec les sources privées soit avec les antiques droits d’eaux, qui existent depuis plus d’un millénaire, pour avoir de l’eau qui coule au robinet.

   Les aménagements du Mesnil-Marie ont été pensés par mon papa-moine avec les conseils et suggestions des artisans auxquels il a accordé sa confiance.
Mon vénéré prédécesseur, feu le Maître-Chat Lully, avait rendu-compte de ces travaux (par exemple > ici) dans les pages de ce blogue in illo tempore. Il y a aussi, en particulier, un article complet consacré à notre béalière (à commencer par la signification de ce mot) et au fonctionnement de notre installation > ici.

   Frère Maximilien-Marie est très heureux que notre installation pour l’eau courante ne nous rende pas dépendant d’une entreprise nationale ou multinationale, mais continue à profiter d’un système plus que millénaire avec des droits hérités du Moyen-Age !

représentation schématique de l'adduction d'eau du Mesnil-Marie

   Sur le dessin ci-dessus, j’ai schématisé notre installation pour que ce soit le plus clair possible :

- en bas à droite, figuré par un cercle rouge, il y a le puisard, qui a été creusé au confluent de la béalière, qui passe au pied du rocher sur lequel est édifié notre Mesnil-Marie, et du ruisseau qui en longe les terrains (de manière à ce qu’il soit toujours alimenté, soit que le ruisseau soit à sec, soit que la béalière ne soit pas en service) ;
- la création de ce puisard a permis à quatre autres maisons du hameau d’avoir elles aussi une alimentation en eau convenable ;
- l’eau entre dans ce puisard par les côtés : elle est filtrée à la fois par les graviers et sables qui l’entourent, et par les parois perméables spécialement aménagées avec lesquelles il a été construit ;
- dans le fond du puisard, nous avons une pompe immergée, qui envoie l’eau vers notre citerne, enterrée à une quarantaine de mètres de là : la situation de cette citerne a été très précisément calculée, parce que le Mesnil-Marie est construit sur un énorme rocher, et qu’il a fallu utiliser la configuration particulière de celui-ci pour ensuite faire monter les canalisations enterrées jusqu’à la maison, en faisant en sorte que nous n’ayons pas de longues tranchées à creuser dans la roche ;
- à l’intérieur de la citerne se trouve un système de pompe-relais qui fait monter l’eau quelque cinq mètres plus haut et lui donne une pression suffisante aux robinets.

sommet du puisard endommagé lors de l'épisode cévenol

   Sur la photo ci-dessus, qui reprend de manière plus précise l’une de celles que j’avais publiées précédemment (cf. > ici), vous devinez donc, au pied du mur de soutènement de la terrasse Saint Charlemagne, l’arrivée de la béalière qui rejoint le ruisseau qui descend de la montagne. Ce dernier, devenu torrent dévastateur dans la nuit du 16 au 17 octobre dernier, a arraché le sommet du puisard (le cercle bétonné très lourd, au centre duquel se trouve une plaque de fonte, que l’on voit en équilibre au sommet de la petite cascade), l’a retourné comme une vulgaire crêpe, et déplacé d’environ un mètre.
Le puisard, ouvert, s’est alors rempli de plusieurs tonnes de pierres et de sédiments transportés par le ruisseau, ainsi qu’on peut s’en rendre compte sur le cliché suivant, après la décrue.

le puisard après la crue

   J’espère que mes explications sont claires !
Vous comprenez donc que, désormais, notre citerne ne se remplit plus par le moyen du puisard et de la pompe immergée au fond de ce dernier. Nous devons, avec les propriétaires des autres maisons auxquelles il permet d’avoir aussi de l’eau, étudier ce qu’il convient de faire, tout en tenant compte de certains facteurs :

1) on nous prédit à l’avenir des épisodes cévenols plus fréquents et plus violents ;
2) les mêmes causes produisent les mêmes effets : il nous faut donc vraisemblablement améliorer le système existant ;
3) on ne peut envisager aucuns travaux quand le ruisseau coule : or nous sommes entrés dans la saison hivernale qui est habituellement celle des intempéries « ordinaires »… qui font que le ruisseau coule ;
4) nous nous débattons actuellement, maintenant que l’arrêté de reconnaissance de catastrophe naturelle a été publié, pour faire comprendre aux assurances ce que sont ces dégâts que nous avons subis, et devons attendre le passage d’un expert ;
5) nous devons aussi trouver un entrepreneur capable de mener à bien les travaux qui auront été décidés ;
6) et nous devons aussi en plusieurs endroits de son cours, remettre en état notre béalière qui a subi elle aussi quelques dommages…

   En attendant, nous avons mis en place une installation de fortune : en amont dans le cours du ruisseau, nous avons disposé un très long tuyau d’arrosage qui siphonne directement son eau et l’achemine vers notre citerne, ce qui nous permet d’avoir de l’eau aux robinets du Mesnil-Marie ; mais cette eau ne passe plus par les filtres qui entouraient le puisard, ce qui fait que nous devons acheter de l’eau en bouteilles pour la consommation, ou que Frère Maximilien-Marie, lorsqu’il se rend dans quelque lieu de pèlerinage où se trouve une source miraculeuse (comme c’est le cas à La Louvesc avec la source de Saint Régis cf. > ici), s’y rend avec des caisses de bouteilles vides qu’il y remplit…

   Vous en conviendrez sans peine, je pense : c’est vraiment le comble du perfectionnisme religieux que de se faire des soupes et des tisanes à l’eau miraculeuse !!!

Patte de chatTolbiac.

cuisine monastique

2024-250. Où l’on apporte, une fois de plus, l’exemple du vandalisme postconciliaire, manifestation claire d’une volonté de détruire le catholicisme par l’éradication de sa Tradition.

11 novembre 2024,
Fête de Saint Martin de Tours (cf. > ici et > ici) ;
Mémoire de Saint Théodore Studite, abbé et confesseur ;
Mémoire de Saint Menne, soldat martyr.

Rochepaule - diocèse de Viviers

Intérieur de l'église de Rochepaule - diocèse de Viviers

Chers Amis du Refuge Notre-Dame de Compassion,

       Il y a quelques semaines de cela, Frère Maximilien-Marie a été sollicité pour chanter la Messe des morts aux funérailles d’une personne de nos connaissances : permettez-moi de ne pas vous donner davantage de détails à ce sujet.
Et, par le même souci d’une certaine discrétion, acceptez aussi, je vous en prie, que je ne précise pas non plus le nom du village dans l’église duquel fut célébrée cette Messe de Requiem, église de la paroisse territoriale du défunt.
Je vous montre seulement ci-dessus, deux anciens clichés cette église : une assez grande église néogothique de la fin du XIXème siècle, qui n’est sans doute pas un édifice exceptionnel, mais dont l’architecte avait fait un bâtiment cohérent, avec une réelle unité de style. En outre, un édifice parfaitement adapté à la célébration de la Sainte Messe catholique.

   Et voici, maintenant, l’intérieur de cette même église après les aménagements rendus prétendument nécessaires pour la liturgie réformée postconciliaire :

intérieur église de Rochepaule saccagée

   Non, vous ne rêvez pas : point n’est besoin de vous pincer pour vous en assurer : il s’agit bien du même sanctuaire que sur la photographie précédente (sur laquelle les stalles n’existaient pas encore).
Le maître-autel, sur les trois degrés qui le surélevaient, ainsi que la table de communion ont disparu : les autels latéraux de la Sainte Vierge – dans le tabernacle duquel a été mise de côté (c’est bien le cas de le dire) la Sainte Réserve – et de Saint Joseph, subsistent pour témoigner de l’état antérieur du sanctuaire « nioulouque » qui semble avoir été inspiré par l’intérieur d’un temple huguenot.

   Maintenant, si vous le voulez bien, aprochons-nous pour voir de plus près cet « autel face au peuple ». Frère Maximilien-Marie en a pris plusieurs photographies afin que l’on se rende bien compte…

autel Rochepaule réformé 1

autel Rochepaule réformé 2

   Je ne vous cache pas que, lorsque mon papa-moine m’a montré ces photos, je me suis spontanément demandé si l’on n’avait pas utilisé une planche de surf avec quille qui aurait été posée à l’envers…
Mais j’ai dû me rendre à l’évidence : ce que j’avais pris de loin pour une quille est la partie supérieur de l’espèce de pyramide inégale (en granit poli ou en marbre, je ne sais) qui sert de pied à cet « autel » en empalant en quelque sorte la partie horizontale en bois verni, dans laquelle ne se trouve pas de pierre sacrée.

autel Rochepaule réformé 3

   Et cette pointe de pyramide a été conçue comme système de camouflage de l’incontournable micro du « gentil animateur » d’assemblée, fonction à laquelle est bien souvent réduit le prêtre célébrant la liturgie réformée.
C’est terriblement éloquent : la pierre sacrée qui est requise pour la célébration du Saint-Sacrifice de la Messe catholique, a cédé la place à cette pointe de pyramide avec laquelle trône l’instrument par excellence de la logorrhée et des chansonnettes !  

autel Rochepaule réformé 4

   Est-il, en outre, besoin d’insister sur le symbole de la pyramide tel qu’il se trouve sur le dollar ? Le pied pyramidal de cet « autel » dont la « planche » sépare le sommet de la base n’évoque-t-il pas ceci ?

pyramide d'inspiration maçonnique

   Une semblable pyramide se retrouve sur le côté gauche du sanctuaire, pour servir de pupitre à « l’animateur », tandis que l’ambon du célébrant, au côté droit, pointe deux espèces de « cornes » qui ne m’inspirent rien de très spirituel.

intérieur église de Rochepaule saccagée - autel et pupitres

   Vraiment, en observant tout cela, je ne peux m’empêcher de me demander ce que les commanditaires, la « Commission diocésaine d’art sacré » (sic), et les concepteurs d’un tel décor ont dans la tête.
Il me semble évident que ces modifications illustrent un changement radical de la théologie, manifestent un véritable reniement de la doctrine traditionnelle concernant la Messe, et indiquent une volonté idéologique d’éradiquer la Tradition catholique.
Je me permets ici de vous renvoyer à la bande dessinée et aux commentaires qu’avait publiés sur ce sujet mon prédécesseur feu le Maître-Chat Lully > ici.

   Pour terminer, je dois tout de même vous monter de quelle manière Monsieur l’Abbé et Frère Maximilien-Marie ont dû recatholiciser ce sanctuaire saccagé pour pouvoir y assurer une célébration convenable de la Sainte Messe traditionnelle :

aménagement pour funérailles 1

   Ils avaient heureusement tout prévu : antependium, pierre sacrée, nappes, croix (avec un socle pour la surélever), chandeliers et cierges, canons d’autel, pupitre et missel, ornements sacerdotaux, vases sacrés, vin et eau, pains d’autel, burettes et leur plateau, clochette, plateau de communion, drap mortuaire… etc. sans compter l’indispensable boite d’épingles pour assurer la bonne tenue de l’habillement de l’autel.
Ce ne leur fut pas très facile, en effet, en raison du sommet émergent de la pyramide et du bord courbé de la « planche de surf », de bien faire tenir l’antependium et les nappes, et de disposer au final d’un espace suffisant pour le corporal. Mais ils y sont arrivés !

aménagement pour funérailles 2

   La conclusion qui s’impose pour moi, c’est qu’il faut dire, redire, et insister « à temps et à contretemps », pour affirmer que le saccage de nos églises est bien le signe que la réforme liturgique postconciliaire était une révolution.

   Une révolution dont les vandalismes confinant au sacrilège, dans l’esthétique et l’aménagement des lieux de culte, manifeste clairement une volonté d’empêcher tout « retour en arrière » ; une révolution mue par le dessein de rompre radicalement avec la Tradition, dans sa liturgie et dans sa doctrine - « lex orandi, lex credendi » -, afin de l’éradiquer. Mais vouloir rompre avec la Tradition et l’éradiquer, n’est pas autre chose que vouloir détruire le catholicisme.

Tolbiac.

Vignette croix et calice - blogue

Prières liturgiques pour Leurs Majestés le Roi et la Reine :

- 6 novembre 2004 -

6 novembre 2004

Prière pour le Roi :

Domine, salvum fac Regem nostrum Ludovicum !

V/ Domine salvum fac Regem.
R/ Et exaudi nos in die qua invocaverimus Te.
V/ Fiat manus Tua super virum Dexterae Tuae.
R/ Et super filium hominis quem confirmasti Tibi.

Oremus :

   Quaesumus, omnipotens Deus, ut famulus Tuus Ludovicus Rex noster, qui Tua miseratione suscepit regni gubernacula, virtutum etiam omnium percipiat incrementa quibus decenter ornatus est, et vitiorum monstra devitare, hostes superare, et ad Te, Qui via, veritas et vita es, gratiosus valeat pervenire. Per Christum Dominum nostrum.
Amen.

   Nous Vous prions, ô Dieu tout puissant, pour Votre serviteur notre Roi Louis, qui par Votre miséricorde a reçu le gouvernement de ce Royaume : qu’il reçoive aussi l’accroissement de toutes les vertus par lesquelles, ennobli comme il convient à son état, il évitera la laideur des vices, sera vainqueur des ennemis, et Vous soit assez agréable pour parvenir jusqu’à Vous qui êtes la Voie, la Vérité et la Vie. Nous Vous le demandons par Jésus-Christ Notre-Seigneur
Ainsi soit-il.

Grandes Armes de France

Prière pour la Reine :

Domine, salvam fac Reginam nostram Mariam-Margaritam !

V/ Domine salvam fac Reginam.
R/ Et exaudi nos in die qua invocaverimus Te.
V/ Domine exaudi orationem meam.
R/ Et clamor meus ad Te veniat.

Oremus :

   Deus, Cui omnis potestas et dignitas famulatur, da huic famulae Tuae Mariae Margaritae Reginae nostrae prosperum suae dignitatis effectum, in qua semper Te timeat, Tibique jugiter placere contendat. Per Christum Dominum nostrum.
Amen.

   O Dieu, Que tout pouvoir et toute dignité doit servir, donnez à Votre servante, notre Reine Marie-Marguerite, les conséquences prospères de sa dignité, afin que par elle, elle Vous craigne toujours, et essaie constamment de Vous plaire. Par Jésus-Christ Notre-Seigneur.
Ainsi soit-il.

armoiries de la Reine Marie-Marguerite

Publications de ce blogue relatives à l’anniversaire de mariage de Leurs Majestés :
- Dixième anniversaire de mariage, le 6 novembre 2014 > ici
- Messages publiés par le Roi en octobre et novembre 2020 > ici

2024-241. A propos du chant « Regardez l’humilité de Dieu ».

30 octobre,
Fête de Sainte Hélène d’Anjou, reine de Serbie puis moniale.

Tolbiac machine à écrire - blogue

Chers Amis du Refuge Notre-Dame de Compassion,

       Il y a quelques semaines de cela, l’un de nos amis, organiste, a demandé à Frère Maximilien-Marie son avis au sujet d’un chant dont il lui communiquait en même temps un lien pour l’écouter. Ce chant, lui disait-il, est chanté dans une « chapelle tradi ».

   Notre Frère cliqua sur le lien et découvrit le chant en question, intitulé « Regardez l’humilité de Dieu ».
Au Mesnil-Marie, nous ne l’avions jamais entendu, mais il semblerait qu’il existe depuis plusieurs années et, selon certains commentaires que j’ai lu depuis, il paraît qu’il est devenu un « incontournable » dans les paroisses où est célébrée la liturgie réformée, voire qu’il est un « tube » liturgique.

   Or, dès la première audition, Frère Maximilien-Marie et moi-même avons sursauté aux mêmes paroles : lui a froncé les sourcils, et moi j’ai mis mes oreilles en arrière.
Nous avons aussitôt lancé une recherche pour nous assurer que les paroles que nous avions entendues n’étaient pas une illusion auditive… Mais non ! Nos oreilles ne nous avaient pas trompés et nous avions sous les yeux, écrites en toutes lettres, ces paroles qui nous avaient fait réagir.
J’ai donc aussitôt conseillé à Frère Maximilien-Marie de rédiger une réponse à la question de notre ami, mais pas d’une manière privée, afin que d’autres personnes puissent en profiter et être prévenues contre l’insidieuse nocivité de ce chant.

Dessin Tolbiac mécontent avec partition

   Voici donc ce que notre Frère a publié :

   On nous demande ce que nous pensons de ce chant…
Honnêtement :
- du point de vue musical, c’est « gentillet » et plutôt sentimentaliste : mais nous doutons que cela enthousiasme les organistes qui doivent se farcir d’accompagner cela ;
- surtout, et cela c’est grave, nous trouvons ceci dans le premier couplet, qui nous a fait bondir dès la première audition :

« (…) Qui s’humilie pour nous
Au point de se cacher
Dans une petite hostie de pain » (sic) !!!

   Si Dieu Se « cache DANS une hostie de PAIN », ce n’est clairement pas la doctrine catholique de la transsubstantiation, mais « l’impanation » luthérienne.
La doctrine catholique nous enseigne que Jésus n’est pas « dans l’hostie » mais qu’Il est l’Hostie, et que, si celle-ci conserve les accidents du pain, il ne s’agit toutefois plus de pain, parce que la substance du pain a laissé entièrement la place à celle de Notre-Seigneur Jésus-Christ avec Son Corps, Son sang, Son âme et Sa divinité.

   En conséquence, parler de « se cacher dans une petite hostie de pain » est de l’hérésie néo-protestante, déjà condamnée par le saint concile de Trente (avec anathèmes). C’est la treizième session du concile qui édicte les canons suivants :

1 – Si quelqu’un dit que dans le très saint sacrement de l’Eucharistie ne sont pas contenus vraiment, réellement et substantiellement le corps et le sang en même temps que l’âme et la divinité de NSJC, et, en conséquence, le Christ tout entier, mais dit qu’ils n’y sont qu’en tant que dans un signe ou en figure ou virtuellement : qu’il soit anathème !

2 – Si quelqu’un dit que, dans le très saint sacrement de l’Eucharistie, la substance du pain et du vin demeure avec le corps et le sang de NSJC, et s’il nie ce changement admirable et unique de toute la substance du pain en son corps et toute la substance du vin en son sang, alors que demeurent les espèces du pain et du vin, changement que l’Eglise appelle d’une manière très appropriée transsubstantiation : qu’il soit anathème !

partition jetée au feu par Tolbiac

   Sur ces entrefaites, plusieurs correspondants firent remarquer à Frère Maximilien-Marie que le texte de ce chant était tiré  d’une « Lettre à tout l’Ordre » écrite par Saint François d’Assise. C’est du moins ce qu’affirment plusieurs présentations du chant ; d’autres, un peu plus prudentes, disent « d’après Saint François d’Assise » ou encore « inspiré par Saint François d’Assise ».

   Cela nous a portés à effectuer une recherche très rigoureuse afin d’en avoir le cœur net. Nous y avons été aidés par un ami prêtre dont l’italien est la langue maternelle, et vous allez voir par vous-mêmes ci-dessous ce qu’il en ressort.

   Je vous retranscris tout d’abord à nouveau le texte français – que l’on nous dit être de Saint François -, tel qu’il est chanté dans les paroisses :

   « Admirable grandeur
Étonnante bonté
Du maître de l’univers
Qui s’humilie pour nous
Au point de se cacher
Dans une petite hostie de pain… »

   Et voici maintenant le texte original de Saint François d’Assise (source : « Fonti Francescane – scritti e biografie di San francesco d’Assisi », editrici francescane 1986 = « Sources franciscaines, écrits et biographies de St François »… etc – c’est l’édition dite « critique » officielle des écrits de St François et des premières vies de St François) :

   « O ammirabile altezza et degnazione stupenda !
O umilità sublime ! O sublimita umile, che il Signore dell’Universo, Dio e Figlio di Dio, cosi si umili da nascondersi, per la nostra salvezza, sotto poca apparenza di pane !
Gardate, fratelli, l’umilita di Dio… etc. »

   Dont la traduction exacte est la suivante :

   « O admirable élévation et condescendance stupéfiante !
O humilité sublime ! O sublimité humble, que le Seigneur de l’Univers, Dieu et Fils de Dieu, s’humilie au point de se cacher, pour notre salut, sous la petite apparence du pain !
Regardez, frères, l’humilité de Dieu… etc. »

   Ainsi donc, le texte de Saint François d’Assise est parfaitement orthodoxe, parfaitement conforme à la doctrine eucharistique traditionnelle, parfaitement accordé aux enseignements que le saint concile de Trente rappellera quelque trois siècles plus tard : Notre-Seigneur Jésus-Christ se cache « sous la petite apparence du pain » et non, selon la fausse traduction mise en avant par le pseudo cantique, « dans une petite hostie de pain »

   Il y a bien là de quoi affliger le pauvre Saint François d’Assise indirectement présenté comme professant la même hérésie que l’horrible Luther !

St François d'Assise dans l'affliction

   J’ai vraiment du mal à penser que cette fausse traduction, qui introduit une doctrine hérétique dans un chant présumé favoriser le culte eucharistique, soit innocente ; j’ai d’autant plus de mal à le croire qu’après avoir consulté le texte original en langue italienne, j’ai aussi trouvé un site français qui, pour promouvoir le dit pseudo cantique, donnait, en introduction de sa louangeuse présentation, une citation exacte du texte de Saint François : un comble !

   Il n’en manquera peut-être pas pour me soupçonner d’être un chat complotiste, mais je crois fermement qu’un tel chant, à la musique facile (j’emploie cet adjectif exactement dans le même sens qu’on l’utilise lorsqu’on parle de certaines filles) et obsédante, est tout-à-fait propre à instiller de manière subreptice une conception hétérodoxe de la Sainte Eucharistie, dans la tête de fidèles qui, pour la plupart déjà, sont pollués par des doctrines hérétiques ou équivoques, en raison d’un enseignement catéchétique habituellement indigent d’une part et de pratiques liturgiques indigentes d’autre part.

   En nos temps où pullulent les hérésies, les fausses doctrines, les approximations théologiques, les opinions hétérodoxes, les manques de respect envers la Très Sainte Eucharistie, les sacrilèges, les célébrations scandaleuses, le relativisme, le faux œcuménisme… etc., il y a quelque chose de criminel pour les âmes à laisser chanter cette rengaine aux allures pieuses.

pattes de chatTolbiac.

gravure Tolbiac dévorant une souris

2024-240. Parce que nous sommes indubitablement à « l’heure de la puissance des ténèbres »…

29 octobre,
Fête du Bienheureux Pierre de Gubbio, confesseur de l’Ordre de Saint Augustin (cf. > ici).

       J’ai été impressionné par le caractère réaliste et l’actualité d’un texte que Frère Maximilien-Marie avait adressé en octobre 2019, en guise de lettre mensuelle, aux membres et amis de la Confrérie Royale, et je lui ai demandé s’il consentirait à ce que je le republiasse dans ce blogue, parce qu’il n’y avait alors point été répercuté. Il y a consenti après avoir corrigé de menues imperfections de style. Je vous laisse le lire et méditer.

Tolbiac.

église en ruines

       Notre Sainte Eglise catholique romaine et notre France se trouvent l’une comme l’autre dans une période des plus difficiles et des plus critiques de toute leur longue histoire : cela est une évidence qui ne peut échapper à aucun observateur possédant un minimum d’intelligence, un minimum de capacité d’analyse objective, un minimum de foi…

   Lorsque je parle de foi, je ne parle pas d’une croyance subjective aux contours plus ou moins flous, mais bien de l’adhésion, par une volonté libre et résolue, aux Vérités révélées par Notre-Seigneur Jésus-Christ Lui-même, et transmises par Sa Sainte Eglise, dans les enseignements authentiques que nous avons reçus par le canal des Apôtres, des Pères de l’Eglise, des saints Docteurs, de la liturgie multiséculaire (« lex orandi, lex credendi »), et de tout le Magistère vraiment catholique.

   Or, en matière de foi, tout ce qui s’écarte de la Règle contenue dans la Tradition, tout ce qui introduit la plus minime remise en question de l’enseignement pérenne, tout ce qui suscite le moindre écart de la doctrine professée de façon continue pendant les siècles qui nous ont précédés, est à rejeter avec la plus vive énergie, à condamner avec la plus extrême rigueur.

   Ce que j’énonce ici vous le savez déjà bien sûr ; cependant il n’est jamais inutile de le redire avec force lorsque tout semble vaciller et lorsque certains pasteurs eux-mêmes – lors même qu’ils se trouvent aux postes les plus élevés de la hiérarchie ecclésiastique -, semblent s’éloigner d’une manière impressionnante de la façon dont les vénérables prophètes au temps de l’ancienne Alliance, les Saints Apôtres de Notre-Seigneur, les saints évangélisateurs des nations, les valeureux martyrs et les saints Pontifes ont toujours agi, en combattant sans pitié et sans nul égard aux considérations humaines, les faux cultes, les idoles, les superstitions païennes, et ont toujours refusé la moindre compromission avec les prétendues religions non-chrétiennes.

Francisco Goya - le sabbat

Francisco de Goya (1746-1828) : le sabbat (1797-1798)
[Musée Lázaro Galdiano, Madrid]
On ne peut évidemment que penser à certaines scènes désormais publiques dans nos rues…

   Peut-on imaginer le saint prophète Elie invitant les prophètes de Baal à apporter dans l’enceinte du Temple de Jérusalem les grossières figures autour desquelles s’articulaient leurs indécents cultes de la fécondité et de la virilité ?
Point du tout !
Après les avoir couverts de ridicule sur le Mont Carmel, il en égorgea lui-même quatre-cent-cinquante.
Cela lui valut certes la haine de l’impie Jézabel, mais lui mérita une élévation plus haute dans l’intimité du Dieu unique.

   Peut-on imaginer les Saints Apôtres Pierre et Paul établissant, à Rome où ils fondaient l’Eglise, des espèces de « conseils œcuméniques » où ils auraient élaboré une charte du « vivre ensemble » avec les faux prêtres des idoles, acceptant toutes les débauches et les libidineuses pratiques contre-nature dans lesquelles se vautre habituellement le paganisme ?
Point du tout !
Ils furent des plus énergiques pour enseigner que les chrétiens ne doivent pas « former d’attelage disparate avec les infidèles, parce qu’il n’y a rien de commun entre la justice et l’iniquité, entre la lumière et les ténèbres, et qu’il ne peut y avoir d’accord entre le Christ et Bélial, ni de commerce entre le fidèle et l’infidèle» (cf. 2 Cor. VI, 14-15).
Ils ont prêché l’Evangile sans concession et ont inauguré la longue période des martyrs, qui aboutira à la victoire de Saint Constantin et à la conversion de tout l’Empire : « In hoc signo vinces ! ».

   Peut-on imaginer Saint Martin, l’apôtre des Gaules, tolérant le culte des « arbres sacrés » et des sources vouées aux fausses divinités ?
Point du tout !
Il fit triompher la Croix de Notre-Seigneur, unique Rédempteur des hommes, en portant énergiquement la cognée contre les arbres idolâtrés, au risque parfois d’y laisser sa propre vie.
Et c’est ainsi que les campagnes de la Gaule romaine furent débarrassées des abominables superstitions païennes et embrassèrent la seule véritable et unique religion qui conduit au Salut. 

   Ces trois exemples sont plus que suffisants pour nous indiquer quelle conduite est celle qui est véritablement chrétienne, quelle est celle que les véritables chrétiens doivent faire leur, en face du renouveau païen de notre époque, en face de cette recrudescence de l’idolâtrie des forces de la nature et de la « terre mère », en face de l’offensive des fausses religions, en face de la trahison et des scandaleuses compromissions de ceux qui abandonnent l’étendard de la sainte et glorieuse Croix de Notre-Seigneur Jésus-Christ pour se mettre à la remorque des idéologies et des modes du nouveau paganisme, et qui prônent l’abandon des saintes traditions catholiques et de la discipline ecclésiastique, qui a fait la force et la sainteté de notre Eglise pendant des siècles.

   Ceux qui prêchent l’accommodation du catholicisme et de ses authentiques et saintes traditions bi-millénaires à la « modernité » (faite de néo-rousseauisme, de néo-paganisme, de néo-libéralisme des mœurs, bref ! d’affranchissement de tout ce qui nous est impérativement prescrit par le Décalogue), sont des faux prophètes ; et lors même qu’ils portent une mitre sur la tête et couvrent leur trahison d’un vernis de bons sentiments humanitaires, ils ne sont rien moins que des apostats et des suppôts de Satan, qui, à la suite de l’ange déchu déguisé en ange de lumière, entraînent les âmes vers l’enfer éternel.

Rituel païen dans les jardins du Vatican le 4 octobre 2019

Rituel païen dans les jardins du Vatican…

   Chers, très chers amis : vous voulez la Royauté du Christ – « Opportet illum regnare ! » (1 Cor. XV, 25a) -, et vous voulez le retour du Roi légitime, lieu-tenant du Roi du Ciel, sur le trône des Lys. Et vous avez raison !

   Chers, très chers amis : vous voulez que cesse l’abomination de l’apostasie qui ravage notre Sainte Eglise. Et vous avez raison !

   Chers, très chers amis, nous sommes aujourd’hui à « l’heure de la puissance des ténèbres » (cf. Luc XXII, 53b) : puissance des ténèbres qui menace de tout ensevelir dans son écœurante noirceur. Et vous avez souvent l’impression d’un raz-de-marée contre lequel nous ne pouvons pas faire grand chose.

   Mais c’est bien justement parce que nous sommes à « l’heure de la puissance des ténèbres » qu’il nous faut, nous, plus que  jamais, être témoins de l’indéfectible et invincible Lumière du Christ : « Qu’ainsi donc brille votre lumière devant les hommes » (Matth. V, 16a), quoi qu’il doive nous en coûter, sans quoi nous serons nous aussi les complices de l’apostasie générale.
Les chrétiens n’ont jamais été appelés à être les hommes de la demi-mesure et de la compromission, et aujourd’hui moins que jamais !

   Point d’acceptation des fausses croyances, du paganisme, des pseudo religions non chrétiennes : il n’y en a qu’une seule vraie ! Le premier précepte du décalogue nous l’impose.
Point de compromission avec l’esprit mondain et le respect humain : il faut défendre l’honneur de Dieu ! Le deuxième précepte du décalogue nous l’impose.
Point de relâchement dans l’observance de nos devoirs religieux et de la sanctification du dimanche ! Le troisième précepte du décalogue nous l’impose.
Point de tolérance envers tout ce qui porte atteinte à la vertu de chasteté : guerre sans pitié à toute forme d’impureté ! Les sixième et neuvième préceptes du décalogue nous l’imposent.
Point d’abandon d’une observance stricte, consciencieuse et énergique, de tous les commandements de Dieu et des préceptes traditionnels de la Sainte Eglise. On ne peut pas être un vrai chrétien autrement que dans une obéissance intégrale à la sainte loi de Dieu.
En dehors de cette obéissance, et quelles que soient nos protestations de fidélité au Christ-Roi et nos déclarations d’allégeance au Roi Très Chrétien, nous serons les complices de l’apostasie, les complices de la révolution, les complices de la puissance des ténèbres.

   Que chacun s’examine donc avec toujours plus de vérité sur sa pratique des commandements de Dieu et de l’Eglise, et que chacun prenne en conséquence les résolutions qui s’imposent pour être chaque jour plus fidèle.
L’établissement du Règne de Dieu sur cette terre et le rétablissement du règne du Roi Très-Chrétien, lieu-tenant du Roi du Ciel, dans le Royaume des Lys ne peut passer par d’autres voies.
A « l’heure de la puissance des ténèbres », opposons fermement par notre combat personnel et quotidien, le rayonnement de la sainte Croix de Notre-Seigneur Jésus-Christ : cela ne peut se faire sans efforts, sans souffrances, sans renoncements, sans pénitence ni sacrifices, mais c’est la voie glorieuse, et l’unique voie du Salut !

Frère Maximilien-Marie du Sacré-Cœur.

stat crux

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