Archive pour la catégorie 'Commentaires d’actualité & humeurs'

2019-7. De la discussion, la lumière ???

Samedi 19 janvier 2019,
Au diocèse de Viviers, fête de Saint Arconce, évêque et martyr ;
18ème anniveraire du rappel à Dieu de Gustave Thibon.

Gustave Thibon

Comme très souvent à cette date du 19 janvier, c’est pour moi un impérieux devoir de reconnaissance et de fidélité que de rappeler la mémoire de Gustave Thibon, entré dans son éternité il y a 18 ans, le 19 janvier 2001.

Or, en ces semaines où l’on a entendu des politiques de profession se lamenter de ce que ceux qui les contestent et chahutent refusaient de « s’assoir à la table des négociations » – présentée comme un lieu essentiel de la « démocratie » – , en ces jours où le gouvernement cherche à provoquer un  « grand débat national » paré de vertus quasi miraculeuses pour la guérison des malaises sociaux, je voudrais simplement et brièvement évoquer des propos – non écrits et non enregistrés – de Gustave Thibon, tenus au cours de l’hiver 1979-1980, alors que nous étions un petit nombre d’étudiants réunis autour de lui, dans une conversation familière.

Je ne garantis pas l’absolue littéralité des paroles qui vont suivre, mais je peux certifier que toute la substance de la pensée qu’il énonça se touve rigoureusement rendue dans cette transcription que j’en ai réalisée un peu plus tard.

Frère Maximilien-Marie du Sacré-Cœur.

frise  

De la discussion, la lumière ???

« On vous rebat les oreilles de ce poncif : « De la discussion jaillit la lumière », mais c’est faux et archi-faux ! De la discussion ne jaillissent bien souvent que le chaos et la confusion, parce que chacun y vient avec le seul dessein de faire valoir son opinion personnelle, et non avec un authentique désir de quête de vérité objective, reposant sur les bases objectives d’un raisonnement rigoureux et d’une analyse juste, dépouillée de l’opinion subjective.
On n’enseigne plus la saine philosophie, on n’apprend plus à raisonner de manière saine, on ne veut précisément pas des fondements naturels objectifs du raisonnement et de l’analyse. Mais tout est fait au contraire pour exacerber la subjectivité et les réactions du « complexe d’excellence » qui va avec.
C’est ainsi que l’on sème le chaos mental et la confusion, dans la société et dans l’Eglise, en jouant subtilement sur les ressorts de la vanité de chacun et de l’émotion.
La lumière ne jaillit pas de la discussion, mais de l’attention à l’ordre naturel et de la contemplation des vérités éternelles ! »

aurore d'un matin d'hiver au Mesnil-Marie

Aurore d’un matin d’hiver sur le campanile du Mesnil-Marie

Publié dans:Non classé |on 18 janvier, 2019 |1 Commentaire »

2019-6. Où, à la suite de la fête de Saint Antoine le Grand, le Maître-Chat vous fait part de quelques réflexions sur la place des animaux dans le mystère de la Rédemption.

Vendredi 18 janvier 2019,
Fête de la Chaire de Saint Pierre à Rome (cf. > ici).

Lully et Saint Antoine le Grand

Le Maître-Chat Lully avec la statuette de Saint Antoine le Grand

Chers Amis du Refuge Notre-Dame de Compassion,

Nous fêtions hier Saint Antoine le Grand, abbé, pour lequel – ainsi que j’ai déjà eu l’occasion de vous le dire – nous avons une grande dévotion au Mesnil-Marie.

J’ai instamment encouragé Frère Maximilien-Marie à marquer une pause dans ses innombrables activités, et à se rendre en pèlerinage auprès des précieuses reliques du « Père de tous les moines d’Orient et d’Occident », à l’abbaye de Saint-Antoine en Dauphiné.
C’est une sainte escapade qu’il accomplit habituellement une fois par an, parce qu’il y a toujours de très nombreuses intentions à recommander au pouvoir thaumaturgique particulier de Saint Antoine, et parce qu’il puise toujours pour lui-même de grandes grâces et forces spirituelles dans ce sanctuaire où le corps du saint anachorète a été ramené il y a presque mille ans.

Ce 17 janvier 2019 donc, les chaussées étant praticables – ce qui n’est pas toujours le cas en cette saison en nos contrées -, notre Frère a pris la route un peu après 6 h du matin, de manière à bénéficier de la Sainte Messe de la fête du saint à l’église Notre-Dame de Valence, où Monsieur l’abbé Dufour la célébrait à 8 h 30.

Je n’ai pas pris part moi-même à ce pèlerinage : j’ai vénéré affectueusement la petite statue du grand Saint Antoine que nous gardons au Mesnil-Marie, puis je me suis consciencieusement adonné à un véritable repos pendant l’absence de Frère Maximilien-Marie : je l’avais confié à la garde des saints anges, et ils ont bien fait « leur boulot ».
En son absence, je pouvais bénéficier d’un peu de quiétude bien méritée car je dois vous dire que, en effet, lorsqu’il est ici, je ne puis jamais être vraiment en repos avec mon papa-moine ; je ne peux jamais dormir que d’un œil… Je vous l’assure en toute connaissance de cause : ce n’est pas exactement une sinécure que de vivre avec un moine aux multiples responsabilités. S’il n’était pas aussi un authentique contemplatif, je serais parfois tenté de dire qu’il est un hyperactif !!!

Bref ! J’ajoute que toutefois, ainsi que je vous l’avais raconté in illo tempore (cf. ici), j’ai déjà eu moi-même l’occasion de me rendre dans l’abbatiale de Saint-Antoine en Dauphiné, en octobre 2016 au retour d’un petit séjour à La Salette, et de m’approcher au plus près des reliques de Saint Antoine du désert, saint auquel dans Son immense sollicitude pour Ses créatures le Bon Dieu a confié le ministère d’une particulière protection de nous autres animaux, protection sanctionnée par une bénédiction de notre Mère la Sainte Eglise (cf. > ici).

Et ce n’est que justice !
Laissez-moi, je vous prie, vous faire part aujourd’hui de quelques réflexions que j’ai mûries hier à propos de la place des animaux dans le mystère de la Rédemption.

En effet, nous autres animaux, ainsi que le rappelle Saint Paul de manière non équivoque, sans que nous en fussions en quelque manière responsables, mais par la seule faute de l’homme, nous avons été entraînés dans les conséquences de sa chute et nous en subissons les contrecoups, répercussions, résultats, fruits, prolongements et autres catastrophiques enchaînements alors que nous ne l’avons pas mérité :
« Aussi la créature attend d’une vive attente la manifestation des enfants de Dieu, car elle est assujettie à la vanité, non point volontairement, mais à cause de celui qui l’y a assujettie, dans l’espérance qu’elle-même, créature, sera aussi affranchie de la servitude de la corruption pour passer à la liberté de la gloire des enfants de Dieu, car nous savons que toutes les créatures gémissent et sont dans le travail de l’enfantement jusqu’à cette heure. Et non seulement elles, mais aussi nous-mêmes qui avons les prémices de l’Esprit. Oui, nous-mêmes nous gémissons au-dedans de nous, attendant l’adoption des enfants de Dieu, la rédemption de notre corps ! » (Rom. VIII, 19-23).

Je sais bien que Saint Paul n’est pas toujours facile à comprendre (Saint Pierre lui-même en faisait la réflexion aux destinataires de sa seconde épître – cf. 2 Petr. III, 16), mais il ne faut tout de même pas être sorti de Saint-Cyr pour voir que dans la citation de l’épître aux Romains reproduite ci-dessus l’Apôtre, lorsqu’il emploie le terme « créature » (au singulier ou au pluriel) veut désigner ce qui n’est pas humain, ce qui n’est pas appelé à l’adoption divine, à l’inhabitation du Saint-Esprit et à la vie surnaturelle, mais qui est néanmoins appelé – c’est écrit en toutes lettres – à participer selon son ordre propre au mystère du relèvement et à être un jour « affranchi de la corruption » dans le sillage de la rédemption des hommes.
Car – j’insiste – nous autres, pauvres animaux, nous subissons les suites de la faute de l’homme alors que nous n’avons pris aucune part à sa révolte, puisque nous ne sommes pas en mesure de commettre des péchés, comme vous autres hommes en accomplissez et nous en faites subir les conséquences…

Notre divin Créateur est juste et Il n’a de mépris pour aucune de Ses créatures : il est donc parfaitement conforme à Sa justice miséricordieuse que nous ayons nous aussi quelque part au mystère de la Restauration de toutes choses dans le Christ, vers lequel nous gémissons avec vous dans le travail de l’enfantement !

pattes de chat Lully.

PS : Je publierai d’ici peu quelques nouvelles photos de l’abbaye de Saint-Antoine en Dauphiné en sus de celles que j’avais déjà mises en ligne > ici.

Saint Antoine le Grand

Publié dans:Non classé |on 18 janvier, 2019 |4 Commentaires »

2019-5. Voir Dieu en toutes choses et toutes choses en Dieu.

Mercredi 16 janvier 2019,
en la fête du Cœur immaculé de Marie refuge des pécheurs 
(cf. > ici) ;
mémoire de Saint Marcel 1er, pape et martyr.

Notre-Dame des Victoires

« La foi est un rayon du Ciel
qui nous fait voir Dieu en toutes choses
et toutes choses en Dieu »
St François de Sales

 Bien chers Amis et Bienfaiteurs,

Une fois encore, une fois de plus, le passage d’une année civile à une autre me ramène vers vous. Deux semaines se sont déjà largement écoulées depuis que la date si populaire du 1er janvier a entraîné des rafales de messages de « Bonne année ! », que les catholiques les plus consciencieux complètent pieusement d’un autre adjectif : « Bonne et sainte année ! ».

Je remercie très chaleureusement ceux qui m’ont adressé de belles cartes par la poste, ceux qui m’ont envoyé des vœux personnels par internet, ceux qui m’ont téléphoné… Je devrais presque écrire : « qui ont réussi à m’attraper de manière quasi miraculeuse au téléphone » !!!
J’en profite au passage pour vous remercier également de votre patience : l’ensemble des messages que je reçois par tous ces divers moyens occuperait à temps plein au moins un secrétaire, si ce n’est deux ! J’arrive à lire chaque jour à peu près tout ce que l’on m’adresse, mais il m’est habituellement impossible d’y répondre rapidement, sauf urgence absolue. Chaque jour ajoute un nouvel empilement à la strate de la veille : mon bureau et ma boite aux lettres électroniques se peuvent comparer à un espace archéologique… dans lequel les archéologues ne se pressent d’ailleurs pas !

A l’heure où ce tourbillon s’apaise, c’est-à-dire au moment où la plupart des gens ont déjà tourné la page des vœux, c’est à mon tour de vous rejoindre au moyen de ces quelques lignes : les lecteurs de ce Blogue du Maître-Chat Lully ont reçu, dès le jour de l’an (cf. > ici), un bref message de cette extraordinaire majesté féline – si populaire auprès de ceux qui gravitent dans l’orbite du Refuge Notre-Dame de Compassion – exprimant l’essentiel de ce que je vous peux moi-même souhaiter en sus des vœux conventionnels : la grâce de Notre-Seigneur Jésus-Christ, la paix et la lumière célestes, la force et le courage à l’heure de l’épreuve… qui ne nous est jamais épargnée tant que nous cheminons « in hac lacrymarum valle ».

Or justement parce qu’est maintenant passée l’euphorie (souvent très artificielle) des « fêtes », et parce que l’on peut déjà prendre du recul par rapport aux soubresauts de la vie politique et sociale des deux mois qui se sont écoulés, sans me prendre en aucune manière pour Cassandre, je ne vous cèlerai pas que – tout en priant pour qu’il y ait le moins de « dégâts » possible – je n’ai pas une vision très optimiste pour l’avenir.

Entre un clergé dont la plupart des membres n’a qu’un comportement de fonctionnaires gérant de manière très humaine une espèce d’entreprise chargée de « parler de Jésus », mais en ayant semble-t-il oublié les dramatiques réalités du salut des âmes – qui tombent en enfer serrées comme des flocons de neige pendant une tempête hivernale -, et des hommes politiques qui sont, dans leur majorité, d’une part dirigés par le dieu de l’argent (« mammon d’iniquité »), à travers tous les lobbies financiers et économiques mondialistes, et d’autre part téléguidés par les idéologies antichrétiennes (maçonnerie et tous les avatars de l’« esprit des lumières »), les peuples ne perçoivent plus les réalités surnaturelles éternelles et ne vivent que le regard rivé sur un bien-être matériel immédiat (qui n’est certes pas négligeable mais qui n’est en rien leur fin ultime) sans avoir conscience qu’ils sont appelés à la Cité de Dieu.
De fait, au lieu de travailler à se conformer à elle autant qu’il est possible ici-bas, la cité terrestre ne peut que dramatiquement en devenir l’antithèse, faite d’égoïsmes, de haines, de violences, de stupre, de mensonges, d’injustice et de crimes, ainsi que nous le voyons de plus en plus se réaliser sous nos yeux.

Le seul et unique moyen d’enrayer cet entraînement diabolique vers le chaos, est la conversion.
Conversion toujours plus profonde – car jamais achevée – des chrétiens eux-mêmes au véritable esprit évangélique (qui n’a rien à voir avec une pseudo spiritualité de bisounours ou de ravi de la crèche) et à ses exigences de prière, de pénitence, et de sacrifices volontaires et généreux.
Conversion de tous ceux qui ne croient pas – ou plus – à Notre-Seigneur Jésus-Christ, vrai Dieu et vrai homme, unique Sauveur : conversion des pécheurs, conversion des hérétiques, conversion des juifs, conversion des païens et mahométans, conversion des francs-maçons et autres sectaires grenouillant dans l’ombre, conversion des capitalistes, conversion des marxistes, conversion des hommes politiques, conversion des libertins et débauchés, conversion des matérialistes, conversion des satanistes…
En tous et en chacun : conversion des intelligences, des cœurs… et, par conséquent, des mœurs !

S’il n’y a pas de conversion entière, véritablement amoureuse, à Dieu et à Sa Loi de sainteté dans les faits concrets, dans la vie pratico-pratique de chacun et des sociétés, le monde périra misérablement (cf. Luc XIII, 3).
Il n’y a pas de voie médiane.

En définitive, mes vœux pour chacun d’entre vous se résument en ceci : qu’en chacun de ces jours de l’année 2019, vous viviez toujours plus, toujours mieux, et toujours plus intensément, dans la Vérité et la Charité de Notre-Seigneur pour étendre, à l’intérieur de vous comme autour de vous, le Règne de l’unique Rédempteur !

Et au cours de cette année qui vient de commencer, ne vous attendez à rien d’autre de ma part qu’à encore davantage de « rabâchage » des exigences d’une vie authentiquement chrétienne, de « rabâchage » des vérités spirituelles et historiques aujourd’hui combattues, et de « rabâchage » légitimiste.
Car si les domaines spirituels et temporels sont distincts, ils ne sont en aucune manière séparés, et mes responsabilités, notamment en qualité de Prieur de la Confrérie Royale, exigent de moi que je rappelle à temps et à contre-temps les desseins de Dieu sur ce Royaume de France et la mise en œuvre d’une contre-révolution autant spirituelle que sociale.

Et pour terminer :

  1. Je tiens à remercier TRES chaleureusement tous nos bienfaiteurs qui par leurs oboles, régulières ou ponctuelles, permettent au Refuge Notre-Dame de Compassion d’exister et à moi-même de vivre et d’œuvrer : des travaux nécessaires sont toujours à envisager ici pour l’achèvement des restaurations du Mesnil-Marie et prévoir la construction d’une chapelle ; j’ai aussi dû commander la confection d’une nouvelle soutane (plus exactement, pour l’habit augustin on parle de tunique)…

  2. Rappel : Nos chers amis les chanoines de l’Ordre de Saint-Remi dont la fondation a reçu sa première approbation épiscopale en octobre dernier, organisent un pèlerinage pour la France à Cotignac le samedi 9 février prochain (cf. > ici); j’espère que vous serez nombreux à y prendre part.

En vous renouvelant l’assurance de ma religieuse amitié et de mes prières à toutes vos intentions, je vous reste uni

in Corde Iesu & Mariae.

 Frère Maximilien-Marie du Sacré-Cœur.     

Pour aider le Refuge Notre-Dame de Compassion  ici

Blason du Refuge Notre-Dame de Compassion

Publié dans:Non classé |on 16 janvier, 2019 |9 Commentaires »

2019-3. Nos valeurs puisent au plus profond de notre histoire !

Monseigneur le Prince Louis de Bourbon, duc d’Anjou,

Adresse aux Français
à l’occasion de la Fête des Rois

6 janvier 2019

Lundi 7 janvier 2019,
2ème jour dans l’octave de l’Epiphanie.

Après le bref message que Sa Majesté avait publié au soir du 31 décembre sur Twitter et que nous avions répercuté (cf. > ici), nous savions bien que notre Souverain légitime nous donnerait un texte plus important en ce début d’année, et nous l’attendions avec impatience.
D’une manière très éloquente dont le symbolisme ne peut échapper à personne, Monseigneur le Prince Louis de Bourbon, de jure Sa Majesté Très Chrétienne le Roi Louis XX, a rendu public  ce message hier, jour de l’Epiphanie, fête des Rois.
Ce texte, qu’il convient de lire avec la plus grande attention, de relire et de méditer, nous est parvenu alors que nous étions justement en train de fêter les Rois ensemble, les deux Cercles Légitimistes du Dauphiné et du Vivarais : nous en avons entendu la lecture avec émotion et nous avons tout aussitôt rendu grâces à Dieu pour la sollicitude de notre Roi et la profondeur de cette adresse aux Français qui est un excellent rappel de l’essentiel…

En Nom Dieu, vive le Roi !

Frère Maximilien-Marie du Sacré-Cœur.

SMTC le Roi Louis XX

Chers Français,

Votre immense cri de désespoir a marqué la fin de l’année écoulée. Désespoir de n’être plus entendus, ni écoutés comme si vos souffrances avaient moins d’importance que les normes et les règlements. Comme si votre vie quotidienne ne comptait pas ou plus. Comme si des mots pouvaient suffire à nier les réalités.

Ce cri ne doit pas demeurer vain, mais il ne s’agit pas non plus de se tromper d’objectif. Certes, si des rattrapages en de nombreux domaines, et notamment, en matière de niveau de vie sont nécessaires, ils ne doivent pas être une fin en soi cachant l’essentiel. Les mesures ne doivent pas être uniquement conjoncturelles et sectorielles.

Ce qui manque à la France depuis des dizaines d’années, c’est un projet de société partagé par tous. Un projet commun qui soude les uns et les autres et qui respecte sa souveraineté. Un projet qui réunit et entraîne sans privilégier certains aux dépens de tous les autres. L’équilibre social a été progressivement brisé parce que le bien commun a été oublié au profit des intérêts individuels ou des mirages. Prenons garde que ce ne soit pas les intérêts et les passions communautaristes qui les remplacent ! Le mal serait encore plus grand et le cri de la France serait étouffé. L’histoire rappelle que les Français ont toujours accepté les sacrifices lorsqu’ils servaient la cause commune. Ils rejettent au contraire tout ce qui est injuste.

L’histoire, heureusement, comme une bonne fée veillant sur la France, est là pour nous faire souvenir qu’il n’y a pas à désespérer. Les situations les plus catastrophiques trouvent toujours un dénouement — pensons à la Guerre de Cent Ans, aux guerres de Religion, aux revers militaires qui ont pu faire douter du destin de la Fille aînée de l’Église. Le sursaut vient chaque fois d’un retour aux sources, en cherchant à retrouver les fondements de ce qui fait notre cher et vieux pays plus que millénaire.

Le mot « valeurs » a beaucoup été employé ces derniers temps, mais il ne faut pas le contrefaire. Les valeurs ne se trouvent ni dans l’éphémère ni dans le contingent, ni dans ce qui porte atteinte à la nature humaine. Les nôtres puisent au plus profond de notre histoire. Ce sont d’abord les valeurs de l’héritage gréco-romain. Il a apporté la citoyenneté, c’est-à-dire le sens de la vie en commun tempéré par le droit. Cet immense héritage fait accepter les différences des uns et des autres dès lors que tous se retrouvent sur un projet d’avenir partagé. Il a nom : RoyaumeCouronneÉtat. Chaque génération l’a adapté. À la nôtre de le faire en s’appuyant sur les familles.

Le second fondement nous vient de la chrétienté qui a forgé l’âme de l’Europe et de la France. Elle a créé son unité, elle a fondé la grandeur de sa civilisation en faisant de chaque être humain la mesure de toute chose. Elle a libéré les esclaves, tempéré les riches, réconforté les pauvres, les malades et les sans-abris, donné du sens à l’existence.

Le socle est encore là. Il appartient à chacun de le faire vivre. Ainsi la société redonnera espoir à ceux qui souffrent. Tel est ce que je souhaite à tous en ce début d’année et notamment aux familles. Que saint Louis et sainte Jeanne d’Arc veillent sur la France et apportent aux Français l’espérance qu’ils méritent et qu’ils attendent. Ainsi notre pays retrouvera la route de l’avenir.

Louis de Bourbon,
Duc d’Anjou.

grandes armes de France

Publié dans:Non classé |on 7 janvier, 2019 |4 Commentaires »

2019-2. Vœux de Monseigneur le duc d’Anjou pour la nouvelle année.

Sur les réseaux sociaux, Monseigneur le duc d’Anjou, de jure Sa Majesté le Roi Louis XX, a publié dans la nuit du 31 décembre 2018 au 1er janvier 2019 ce message de vœux pour l’année nouvelle :

LouisXX - vœux nouvel an 2019

Chacun remarquera que ces vœux, dont la brièveté rend d’une certaine manière plus percutante la pertinence et la profondeur spirituelle, vont à l’essentiel, et contrastent admirablement avec les discours arrogants en forme de leçons amères de « l’élu de la république », bien plus préoccupé de faire entrer les Français dans le moule des directives économiques européistes et mondialistes que de leur bonheur véritable…

En sa qualité de Prieur de La Confrérie Royale et de sénéchal du Cercle Légitimiste du Vivarais, à son tour, Frère Maximilien-Marie a répondu à Sa Majesté sur Twitter pour La remercier et Lui présenter des vœux fervents et respectueux.

Tous les légitimistes prient avec ardeur et amour pour Sa Personne Royale, pour Sa chère famille, pour l’heureux terme de la grossesse de la Reine Marie-Marguerite, pour les Enfants de France et à toutes les intentions de leur Souverain vénéré. 

lys.gif

Publié dans:Non classé |on 1 janvier, 2019 |4 Commentaires »

2019-1. Où Son Altesse Sérénissime Monseigneur le Maître-Chat Lully présente à ses amis et lecteurs ses vœux pour l’an nouveau…

Mardi 1er janvier 2019,
Fête de la Circoncision de Notre-Seigneur
et octave de Sa Nativité.

Vœux de Lully 2019

Bel Ange de la Crèche,
Ange qui avez chanté dans la sainte nuit de Noël la paix divine promise aux hommes de bonne volonté,
Ange qui avez fait resplendir aux yeux des saints Rois Mages la lumière surnaturelle d’une étoile miraculeuse pour les conduire vers Jésus et Marie,
je vous en prie humblement en ce jour de l’an :
Portez à tous nos amis
nos vœux fervents de bonne, heureuse et sainte année 2019,
avec l’assurance de nos humbles prières
pour que la grâce, la paix et la lumière du Roi du Ciel Notre-Seigneur
leur soient données sans limite,
et que la force et le courage qui viennent d’en-haut leur soient aussi communiqués quand viendra l’heure de l’épreuve !

pattes de chat Lully

ange avec agneau

Pieuses invocations pour le commencement d’une année nouvelle > ici

Publié dans:Non classé |on 1 janvier, 2019 |10 Commentaires »

2018-99. Lully « gilet-jaune » ?

Jeudi 20 décembre 2018,
Vigile de Saint Thomas, apôtre ;
Mémoire du jeudi de la 3ème semaine de l’Avent ;
335ème anniversaire de la naissance de Philippe de France, duc d’Anjou, Roi Philippe V d’Espagne.

lys.gif

Chers Amis du Refuge Notre-Dame de Compassion,

Vous êtes plusieurs à m’avoir fait parvenir cette photographie qui circule depuis plusieurs semaines sur internet et sur laquelle ce matou, qui est presque mon parfait sosie, arbore ce fameux gilet jaune qui fait couler tellement d’encre et de salive en ce moment…
Je ne résiste donc plus à la tentation de publier cette photographie sur mon blogue.

En notre « principauté », où les saintes Lois de Dieu, les préceptes traditionnels de la Sainte Eglise, les vénérables usages de la liturgie et de la Règle de Saint Augustin, et – bien sûr – les traditions du Royaume de France et les privilèges de notre antique province du Vivarais priment de manière absolue sur les lois civiles, nous n’avons pas de rond-point à occuper, pas de radar automatique à neutraliser et pas d’ « arc-de-triomphe-napoléomaçonnique » sur lequel je puisse me défouler…
Cela ne m’empêche d’ailleurs en aucune manière de continuer à faire mes griffes – spirituellement – sur les pseudo « lumières », sur l’abominable révolution, sur les fausses valeurs de la république et sur la maçonnerie, qui sont les véritables raisons fondamentales du malheur des peuples et du « profond malaise » actuel du peuple de France : mais cela bien peu de personnes le comprennent ou sont capables de l’entendre.
Les yeux rivés sur une subsistance pécuniaire et budgétaire – bien nécessaire certes -, ils restent pour la plupart lobotomisés par le prêt-à-penser républicain et conditionnés par le formatage dictatorial reçu à l’école et constamment entretenu par les médias, les politiques (même dits « d’opposition ») et les « curés », vendus à la pensée de Rousseau, qui dans leur très grande majorité sont devenus les thuriféraires de la république impie !
Plus que jamais la célèbre phrase de Bossuet « Dieu se rit des hommes qui déplorent les effets dont ils chérissent les causes » est d’une dramatique actualité !

Puisque le gouvernement souhaite l’ouverture de « cahiers de doléance » dans les mairies, je compte bien m’y rendre pour y inscrire quelques vérités fondamentales…
Et si je m’identifie volontiers à mon sosie en gilet jaune, c’est pour endoser haut et fort de tout autres revendications que la baisse du prix des croquettes…

chat gilet-jaune

Non à la république maçonnique !
Non à la république déicide et régicide !
Non au rouleau compresseur républicain destructeur des libertés individuelles, spirituelles et physiques,
et des libertés provinciales et corporatives !

Vive la Royauté chrétienne traditionnelle !
Vive le Christ qui aime les Francs !
Vive le Roi Louis XX !

Chat botté combatant

Publié dans:Non classé |on 20 décembre, 2018 |8 Commentaires »

2018-98. Quelques nouvelles de la Légitimité.

Jeudi 13 décembre 2018 au soir,
Fête de Sainte Lucie ;
6ème jour dans l’octave de l’Immaculée Conception ;
465ème anniversaire de la naissance de SM le Roi Henri IV (13 décembre 1553).

Carapace berceau de Henri IV au château de Pau

Château de Pau : carapace de tortue qui fut le berceau du Roi Henri IV à sa naissance.

Chers Amis du Refuge Notre-Dame de Compassion,

Je veux profiter de ce jour particulier pour vous donner quelques nouvelles de la Légitimité.
Certains me demanderont peut-être : Pourquoi dites-vous que ce 13 décembre est un « jour particulier » ?
Mais c’est que c’est aujourd’hui le quatre-cent-soixante-cinquième anniversaire de la naissance à Pau de celui qui deviendra le premier Roi Bourbon : Henri IV le Grand.
Je vous ai déjà expliqué (cf. > ici et > ici) qu’en ce jour, à Rome, dans la cathédrale du pape – l’archibasilique du Très Saint Sauveur au Latran – chaque 13 décembre, en souvenir des bienfaits de Henri IV pour le chapitre cathédral de la Ville éternelle, est célébrée une Messe « pro felici ac prospero statu Galliae » : pour le bonheur et la prospérité de la France.
La tradition ne manque pas d’être observée cette année encore, ainsi qu’en fait foi cette annonce sur le site internet de l’ambassade de France près le Saint-Siège > ici.

En ce jour, en notre Mesnil-Marie, cela n’étonnera personne, nous ne boudons pas notre plaisir en reprenant à tue-tête avec ferveur le fameux et si populaire « Vive Henri IV ! » et en écoutant la sublime orchestration que Tchaikovsky en a faite (faire un clic droit sur l’image ci-dessous puis « ouvrir dans un nouvel onglet ») :

Image de prévisualisation YouTube

A – Un texte d’une importance capitale :

Il y a en premier lieu un texte d’une importance capitale sur lequel je veux attirer toute votre attention : il ne mérite pas seulement d’être lu, mais il est absolument indispensable de l’approfondir et de l’étudier avec le plus grand sérieux.
Ce texte a d’abord été publié en trois parties dans « Vexilla Galliae » et se trouve, depuis la fin du mois d’octobre, dans son intégralité sur l’excellent site « Vive le Roy » > ici.
Il montre d’une manière puissante la cohérence de la pensée et de l’action de notre Roi légitime dans ses interventions et prises de parole lors de cet été 2018. C’est pour cela qu’il s’intitule avec raison : « Eté 2018 : les combats de Louis XX pour l’unité nationale et la famille ».

En corollaire à cette étude, il est bon aussi de lire les interventions énergiques de notre Souverain sur les réseaux sociaux à propos des agissements ignobles du gouvernement espagnol dans l’affaire de l’exhumation de son bisaïeul maternel, le généralissime Francisco Franco.
On trouvera donc le communiqué du 20 octobre > ici et le mot d’humeur du 3 novembre > ici

Nous ne pouvons que nous réjouir profondément de la stature spirituelle et psychologique qui se révèle chaque jour davantage dans la personne de notre Roi !

B – La « grande presse » française a relayé l’intervention du Roi au sujet des « gilets jaunes » :

Ce message publié dans la journée du 8 décembre dernier et que nous avons nous-mêmes relayé le soir-même > ici, a été retenu et commenté par plusieurs médias : « Ouest-France », « Le Figaro », « Valeurs actuelles », « France info », « Les dernières nouvelles d’Alsace », « L’Est républicain », « Atlantico », « Le Parisien »
Bien sûr, on ne peut pas demander à ces organes de presse de comprendre du premier coup toutes choses de la personne du Roi et du sens de ses paroles, mais il est néanmoins remarquable que la parole royale trouve chez eux un écho, qui est en définitive plutôt sympathique.
On trouvera le compendium de ces articles de presse > ici

Intéressant aussi le fait que, à la suite de cela, en date de ce 11 décembre, « Le Figaro – Madame » présente un portrait du Prince qui malgré le côté « pipole » et plutôt superficiel de l’article, a l’effet d’une bénéfique « piqûre de rappel » > ici 

C – Le Prince Louis vient d’ouvrir un compte Twitter en français :

Il y a donc maintenant, et ce depuis ce lundi 10 décembre 2018, un moyen de recevoir directement de courts messages de notre Souverain légitime.
Le compte Twitter de Monseigneur se trouve > ici

Le lendemain de l’ouverture de son compte Twitter, Monseigneur le duc d’Anjou a réagi à l’annonce des crimes odieux commis à Strasbourg en publiant tout d’abord ce texte : « La violence islamiste a encore frappé ce soir des Français innocents à Strasbourg, faisant 2 morts et 7 blessés graves. Toute ma compassion aux victimes et à leurs familles ».
Puis Sa Majesté a ajouté ces lignes : « Il est temps de mettre en pratique une véritable politique volontariste sur l’immigration et l’Islam. Quelle responsabilité pour ceux qui viennent d’approuver le Pacte de Marrakech ! »
Et enfin : « Prions pour les victimes de l’attentat de Strasbourg. Il est évident qu’une fois de plus, les Français ont été attaqués par l’islamisme impérialiste. Combien de morts faudra-t-il pour que les responsables politiques comprennent que c’est l’identité de France, fille aînée de l’Église, qui est visée ? »

Nous sommes très reconnaissants envers notre Roi pour la sollicitude qui s’exprime à travers ces mots justes et forts !

Louis XX

Monseigneur le Prince Louis de Bourbon, duc d’Anjou,
aîné de tous les descendants de Hugues Capet, Saint Louis, Henri IV et Louis XIV,
de jure Sa Majesté Très Chrétienne le Roi Louis XX

D – La réunion annuelle des présidents de Cercles et représentants de l’UCLF :

Frère Maximilien-Marie s’est rendu à Paris le 17 novembre dernier pour prendre part à la réunion annuelle où se retrouvent les présidents ou représentants des Cercles de l’Union des Cercles Légitimistes de France (UCLF). Il y participait d’une part comme président – ou plus exactement « sénéchal » – du Cercle Légitimiste du Vivarais Abbé Claude Allier, et d’autre part en tant que Prieur de la Confrérie Royale.

Il ne m’appartient pas de rapporter ici ce que furent les échanges et communications de cette excellente journée, mais en revanche je vous invite à découvrir le nouveau tract de présentation de l’UCLF qui a été dévoilé à cette occasion. Voir > ici 

La grande et bonne nouvelle que je peux vous révéler toutefois, c’est que le Cercle Légitimiste du Vivarais a été officiellement reçu comme membre approuvé de l’Union des Cercles Légitimistes de France.

agrégation cercle du Vivarais à l'UCLF

E – Approbation et érection canonique des Chanoines de Saint-Remi :

Vous savez enfin quels liens d’amitié nous lient avec Messieurs les Chanoines Frédéric et Sébastien Goupil : nous vous avons déjà parlé d’eux et de leur fondation d’un ordre de chanoines séculiers voués à la prière pour la France (voir > ici, > ici, et > ici).
Pour conclure ces quelques nouvelles de la Légitimité, nous pouvons vous annoncer avec une immense joie et fervente action de grâces à Dieu Notre-Seigneur, qu’en date du 8 octobre dernier, au jour octave de la fête de Saint Remi, Son Excellence Révérendissime Monseigneur l’Evêque de Fréjus et Toulon a signé le décret d’érection canonique du Chapitre de Saint-Remi et a également érigé en collégiale l’église Notre-Dame de l’Assomption du Val où ils célèbrent les offices.
On peut trouver ces deux décrets, aux numéros 15 et 16 sur la page internet de la Chancellerie du diocèse de Fréjus et Toulon > ici.

Ce faisant, Monseigneur l’Evêque de Fréjus et Toulon a mis un terme à une injustice qui perdurait depuis l’inique « constitution civile du clergé » adoptée par l’assemblée constituante le 12 juillet 1790 et imposée au Roi et au Royaume avec les méthodes que l’on sait.
En effet ce texte avait alors supprimé, en même temps qu’il mettait fin à beaucoup d’autres choses saintes et vénérables, les chapitres de chanoines. Lors  du concordat de 1801, le rétablissement des chapitres cathédraux avait été permis de manière très parcimonieuse, mais les innombrables églises collégiales qui constellaient le paysage ecclésiastique du Royaume n’avaient pu retrouver leurs chapitres de chanoines dont la fondation, pour un très grand nombre, était due à la piété et aux libéralités de nos Princes…
La présente érection canonique referme donc une très triste parenthèse et nous espérons qu’elle marque l’aurore d’une véritable restauration.

Lully.

Chanoines Frédéric et Sébastien Goupil

Messieurs les Chanoines Frédéric et Sébastien Goupil,
fondateurs de l’Ordre canonial séculier de Saint-Remi

frise lys

Publié dans:Non classé |on 14 décembre, 2018 |3 Commentaires »

2018-95. Message de Monseigneur le Prince Louis de Bourbon, de jure Sa Majesté le Roi Louis XX, publié à l’occasion du 8 décembre 2018.

grandes armes de France

Message du Prince 8 déc 2018

Trois lys blancs

Publié dans:Non classé |on 8 décembre, 2018 |9 Commentaires »
123456...32

A tempo di Blog |
Cehl Meeah |
le monde selon Darwicha |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | mythologie
| jamaa
| iletaitunefoi