Archive pour la catégorie 'Commentaires d’actualité & humeurs'

2020-38. Cherchez l’erreur !

Samedi 28 mars 2020,
Fête de Saint Jean de Capistran,
Samedi de la 4ème semaine de Carême,
Commémoraison de Saint Gontran, roi et confesseur.

le Maître-Chat Lully (1er août 2011)

Chers Amis du Refuge Notre-Dame de Compassion,

Depuis le paradis des chats où je suis entré il y a dix mois (n’en déplaise à quelques esprits dont l’ignorance n’a d’égale que l’étroitesse), on a une vue imprenable sur le monde des hommes et sur ce qui s’y fait et dit… C’est la source de bien des réflexions ! Souvent je les garde pour moi ; parfois j’en inspire quelque chose à mon papa-moine pendant son sommeil, mais aujourd’hui j’ai décidé de reprendre la plume et de vous adresser directement ce message qui, je n’en doute pas, saura vous inspirer quelques réflexions salutaires, à propos de ce que vous vivez en ces jours-ci sur terre, et dans l’Eglise…  

* * *

1 – Au Kenya :

Le président Uhuru Kenyatta a appelé à une journée nationale de prière après la confirmation d’un quatrième cas de coronavirus. Ce chef d’Etat catholique a reconnu que le monde faisait face aujourd’hui à une sérieuse menace avec la pandémie qui affecte tous les peuples, tous les pays et toutes les institutions du monde, et il a déclaré :
« Ayant cela à l’esprit, et après avoir consulté un échantillon représentatif de Kenyans ordinaires ainsi que nos chefs religieux, j’ai décidé de déclarer ce samedi 21 mars 2020 Journée nationale de prière. Compte tenu des protocoles que nous avons annoncés dimanche et d’autres protocoles en cours qui seront annoncés de temps à autre, j’ai pensé qu’il était nécessaire que ce jour de prière soit observé dans nos maisons, sur nos lieux de travail ou partout où nous serons présents ce jour-là. Cette journée de prière sera dirigée par une équipe de chefs religieux ici à la Maison de l’Etat, à Nairobi, à partir de 12 h 00 samedi. »
Le président Uhuru Kenyatta a exhorté les Kenyans à se tourner vers Dieu dans ces circonstances, comme le pays l’a fait dans le passé, et à rendre grâce pour les nombreuses bénédictions qu’Il a accordées à la nation. Il a exhorté à se tourner vers Dieu pour solliciter Sa protection. Il a aussi appelé les médias à diffuser l’événement en direct sur toutes les chaînes de télévision, stations de radio et plateformes en ligne afin de faciliter la participation nationale. Il a ajouté : 
« Nous reconnaissons toujours que nous ne sommes rien sans notre Dieu. Et nous avons appris au fil du temps que se tourner vers Dieu dans de tels moments nous donne non seulement du réconfort, mais aussi de l’espoir et de la force pour surmonter même les défis qui, pour nous en tant qu’humains, peuvent sembler insurmontables. Ce jour-là, par l’intermédiaire de nos chefs religieux, nous demanderons à Dieu son pardon pour tout ce que nous avons pu faire de mal ou lui faire du tort. Ce jour-là, nous demanderons ensemble Sa protection et Sa bénédiction pour notre Nation, pour notre peuple, pour le monde et tous les citoyens du monde. Nous demanderons à Dieu de demeurer avec nous et de nous guider, à la fois dans cette période et dans les temps à venir ».
Il a exhorté le peuple Kenyan à prier pour l’unité du pays, à prier pour voir la pandémie de coronavirus cesser, et à un engagement à s’aimer les uns les autres, à vivre en paix et en harmonie, et à se concentre à nouveau sur ce qui est bien, sur ce qui est vertueux, sur ce qui est pacifique :
« Et en cela, je suis guidé par l’Écriture suivante et je vais citer la lettre de saint Paul aux Philippiens : ”Ne vous inquiétez de rien, à la place, priez pour tout. Dites à Dieu ce dont vous avez besoin et remerciez le pour tout ce qu’il a fait. Alors, vous ferez l’expérience de la paix de Dieu qui dépasse tout ce que nous pouvons comprendre. Sa paix guidera vos cœurs, vos esprits si vous vivez en Jésus-Christ.”
Il a poursuivit en disant : ”Et maintenant, chers frères et sœurs, un dernier mot : fixez vos pensées sur ce qui est vrai et honorable, ce qui est juste et pur, et ce qui est beau et admirable. Pensez aux choses qui sont excellentes” et ”Continuez à mettre en pratique tout ce que vous avez appris et reçu de moi, tout ce que vous avez entendu et ce que vous m’avez vu faire, alors le Dieu de paix sera avec vous” ». [Source]

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2 – En Tanzanie :

La Tanzanie, comme le Kenya, son voisin du nord, a un président catholique. A l’issue de la messe, dimanche à la cathédrale de Dodoma, le président John Magufuli a déclaré :
« Nous n’allons pas fermer les églises, parce qu’elles sont la solution au coronavirus. J’insiste, mes frères chrétiens, et même musulmans, n’ayez pas peur, ne cessez pas de vous rassembler pour glorifier Dieu et le louer. C’est pourquoi, en tant que gouvernement, nous n’avons pas fermé d’églises ou de mosquées. Au contraire, elles doivent toujours être ouvertes pour que les gens puissent chercher refuge auprès de Dieu. Les églises sont des lieux où les gens peuvent chercher la vraie guérison, car le vrai Dieu y réside. N’ayez pas peur de louer et de chercher le visage de Dieu dans l’église. Le coronavirus est un diable, il ne peut pas vivre dans le corps du Christ, il brûlera instantanément. C’est exactement pourquoi je n’ai pas paniqué en prenant la Sainte Communion, parce que je savais qu’avec Jésus dans l’Eucharistie je suis en sécurité. C’est le moment d’affermir notre foi. Cette maladie va passer comme les autres maladies. Mais nous devons continuer à prendre des précautions, comme les experts nous l’ont conseillé. »
Le président John Magufuli n’est pas un ignorant confiné dans un obscurantisme d’un autre âge : il est docteur en chimie. Il s’est déjà fait connaître pour ses prises de position contre les campagnes de contraception de l’USAID. Au contraire il fait construire des hôpitaux pour la santé maternelle. Il disait alors : « J’ai voyagé en Europe et ailleurs et j’ai vu les effets néfastes du contrôle des naissances. Certains pays sont désormais confrontés à une croissance démographique en baisse. Ils manquent de main-d’œuvre ». Dès son élection en 2015 il a entrepris de lutter contre la corruption et a donné l’exemple en divisant son salaire par quatre, et en réduisant drastiquement les frais de représentation du gouvernement. La Tanzanie a l’une des croissances les plus fortes du continent, et John Magufuli est en train de faire d’un petit port de pêche le plus grand port d’Afrique. Il a pris également des mesures efficaces pour sauver les éléphants et les rhinocéros. [Source]

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3 – En France :

Comme beaucoup d’épiscopes français, Son Excellence Monseigneur Marc Stenger, évêque de Troyes, s’est fendu d’une publication à l’intention de ses diocésains : son texte, relativement court mais que je ne citerai cependant pas in extenso, pourrait, dans sa plus grande partie, être pris pour les recommandations d’un obscur chef de service de sous-préfecture. Le nom de Dieu n’y est cité qu’une seule fois – dans la citation que vous lirez ci-dessous -, le nom de Notre-Seigneur Jésus-Christ n’y paraît point et pas davantage celui de la Très Sainte Vierge Marie… Il y a bien une certaine forme de recommandation à prier mais elle est assortie de ces mots qu’il faut, je crois, mettre en réserve pour une anthologie des monstruosités épiscopales : « (…) Croyons-nous que la force de Dieu vient au secours de notre faiblesse ? N’attendons pas de lui qu’il fasse des miracles, qu’il nous débarrasse du « coronavirus » (…) ».   [Source]

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J’ai juste envie de conclure :  « Quos vult perdere Jupiter dementat »

pattes de chat Lully

ange chat

« On sait très bien ce que faisaient nos ancêtres dans la foi et les grands évêques de la Chrétienté dans les temps d’épidémie » > ici

2020-36. « Nous devons accepter cette situation des mains de la Divine Providence comme une épreuve, qui nous apportera un plus grand bénéfice spirituel que si nous n’avions pas vécu une telle situation.»

Jeudi de la 4ème semaine de Carême 26 mars 2020

La semaine dernière, Jeanne Smits, sur son blogue, a donné la traduction – qu’elle a réalisée elle-même – d’une publication de Son Excellence Monseigneur Athanasius Schneider à propos de l’actuelle épidémie mondiale, datée du 19 mars.
Monseigneur Schneider a approuvé cette traduction, et il a ensuite réalisé un enregistrement en français de ce texte, dont la grande valeur spirituelle nous semble pouvoir être d’une véritable utilité à nos amis et lecteurs de ce modeste blogue. En effet, tout en manifestant des regrets sans équivoque sur la couardise d’une majorité de hiérarques de la Sainte Eglise et de clercs, Son Excellence prend ici du recul et de la hauteur et nous livre des leçons qu’il est important de méditer.

Frère Maximilien-Marie du Sacré-Cœur  

Si l’on veut entendre ce texte enregistré en français par S.Exc. Mgr. Schneider lui-même > ici
Source > ici

Mgr Athanasius Schneider

Son Excellence Monseigneur Athanasius Schneider,
évêque auxiliaire de l’archidiocèse de Sainte-Marie à Astana (Kazakhstan)

nika

« Nous nous glorifions même dans les tribulations » (Rom 5, 3) 

Des millions de catholiques dans le monde occidental dit libre seront, dans les semaines ou même les mois à venir, et surtout pendant la Semaine Sainte et Pâques, point culminant de toute l’année liturgique, privés de tout acte de culte public en raison de la réaction tant civile qu’ecclésiastique à l’épidémie de Coronavirus (COVID-19). La plus douloureuse et la plus angoissante de ces mesures est la privation de la sainte messe et de la sainte communion sacramentelle.

L’atmosphère actuelle de panique quasi planétaire est sans cesse alimentée par le « dogme » universellement proclamé de la nouvelle pandémie du coronavirus. Les mesures de sécurité drastiques et disproportionnées, associées à la négation des droits fondamentaux de l’homme que sont la liberté de mouvement, la liberté de réunion et la liberté d’opinion, apparaissent quasiment orchestrées au niveau mondial selon un plan précis. Ainsi, l’humanité entière devient en quelque sorte prisonnière d’une « dictature sanitaire » mondiale qui, de son côté, se révèle également être une dictature politique.

Un effet secondaire important de cette nouvelle « dictature sanitaire » qui se répand dans le monde entier est l’interdiction croissante et sans compromis de toute forme de culte public. À compter du 16 mars 2020, le gouvernement allemand a interdit toute forme de rassemblement religieux public pour toutes les religions. Une mesure aussi drastique d’interdiction stricte de toutes les formes de culte public était inimaginable, même sous le Troisième Reich.

Avant que ces mesures ne soient prises en Allemagne, une interdiction gouvernementale de tout culte public avait été mise en œuvre en Italie et à Rome, cœur du catholicisme et du christianisme. La situation actuelle de l’interdiction du culte public à Rome ramène l’Église à l’époque d’une interdiction analogue émise par les empereurs romains païens au cours des premiers siècles.

Les clercs qui osent célébrer la sainte messe en présence des fidèles dans de telles circonstances pouvaient être punis ou mis en prison. La « dictature sanitaire » mondiale a créé une situation qui respire l’air des catacombes, d’une Église persécutée, d’une Église souterraine, surtout à Rome. Le pape François, qui le 15 mars, à pas solitaires et hésitants, a parcouru les rues désertes de Rome dans son pèlerinage depuis l’image du Salus populi Romani dans la basilique de Sainte-Marie-Majeure jusqu’à la Croix miraculeuse dans l’église de San Marcello, véhiculait une image apocalyptique. Elle rappelait la description suivante de la troisième partie du secret de Fatima (révélée le 13 juillet 1917) : « Le Saint-Père traversa une grande ville à moitié en ruine et, à moitié tremblant, d’un pas vacillant, affligé de souffrance et de peine. »

Comment les catholiques doivent-ils réagir et se comporter dans une telle situation ? Nous devons accepter cette situation des mains de la Divine Providence comme une épreuve, qui nous apportera un plus grand bénéfice spirituel que si nous n’avions pas vécu une telle situation. On peut comprendre cette situation comme une intervention divine dans la crise actuelle sans précédent de l’Église. Dieu utilise maintenant l’impitoyable « dictature sanitaire » du monde pour purifier l’Église, pour réveiller les responsables dans l’Église, et en premier lieu le pape et l’épiscopat, de l’illusion d’un beau monde moderne, de la tentation de flirter avec le monde, de l’immersion dans les choses temporelles et terrestres. Les puissances de ce monde ont maintenant séparé de force les fidèles de leurs bergers. Les gouvernements ordonnent au clergé de célébrer la liturgie sans le peuple.

L’actuelle intervention divine purificatrice a le pouvoir de nous montrer à tous ce qui est vraiment essentiel dans l’Église : le sacrifice eucharistique du Christ avec son Corps et son Sang et le salut éternel des âmes immortelles. Que ceux qui, dans l’Église, sont soudainement et inopinément privés de ce qui est central puissent commencer à en voir et en apprécier plus profondément la valeur.

En dépit de la situation douloureuse de privation de la sainte messe et de la sainte communion, les catholiques ne doivent pas céder à la frustration ou à la mélancolie. Ils devraient accepter cette épreuve comme une occasion de grâces abondantes que la Divine Providence leur a préparée. De nombreux catholiques ont maintenant, d’une certaine manière, la possibilité de faire l’expérience de la situation des catacombes, de l’Église souterraine. On peut espérer qu’une telle situation produira les nouveaux fruits spirituels des confesseurs de la foi et de la sainteté.

Cette situation oblige les familles catholiques à faire littéralement l’expérience de la signification de ce qu’est l’église domestique. En l’absence de possibilité d’assister à la sainte messe même le dimanche, les parents catholiques devraient rassembler leurs familles chez eux. Ils pourraient assister chez eux à une sainte messe diffusée à la télévision ou sur internet, ou si cela n’est pas possible, ils devraient consacrer une heure de prière pour sanctifier le Jour du Seigneur et s’unir spirituellement aux saintes messes célébrées par les prêtres à huis clos, même dans leur ville ou dans leur voisinage. Une telle heure sainte dominicale d’une église domestique pourrait par exemple se faire de la manière suivante :

Prière du rosaire, lecture de l’Évangile du dimanche, acte de contrition, acte de communion spirituelle, litanie, prière pour tous ceux qui souffrent et meurent, pour tous ceux qui sont persécutés, prière pour le pape et les prêtres, prière pour la fin de l’épidémie physique et spirituelle actuelle. La famille catholique doit également prier le chemin de croix le vendredi du carême. En outre, le dimanche, les parents pourraient rassembler leurs enfants l’après-midi ou le soir pour leur lire des récits de la vie des saints, en particulier ceux qui sont tirés des périodes de persécution de l’Église. J’ai eu le privilège de vivre une telle expérience pendant mon enfance, et cela m’a donné les fondations de la foi catholique pour toute ma vie.

Les catholiques qui sont aujourd’hui privés d’assister à la sainte messe et de recevoir la sainte communion sacramentelle, peut-être seulement pour une courte période de quelques semaines ou mois, peuvent penser à ces temps de persécution, où pendant des années les fidèles ne pouvaient pas assister à la Sainte Messe ni recevoir d’autres sacrements, comme ce fut le cas, par exemple, pendant la persécution communiste dans de nombreux endroits de l’Empire soviétique.

Que ces paroles de Dieu renforcent tous les catholiques qui souffrent actuellement d’être privés de la sainte messe et de la sainte communion :

« Bien-aimés, ne soyez pas surpris du feu ardent qui sert à vous éprouver, comme s’il vous arrivait quelque chose d’extraordinaire ; mais, parce que vous participez ainsi aux souffrances du Christ, réjouissez-vous, afin que, lorsque sa gloire sera manifestée, vous soyez aussi dans la joie et l’allégresse » (1 Pierre 4 : 12-13).

« Le Père des miséricordes et le Dieu de toute consolation, qui nous console dans toutes nos tribulations, afin que nous puissions, nous aussi, par l’encouragement que nous recevons nous-mêmes de Dieu, consoler ceux qui sont pressés par toutes sortes de maux » (2 Cor. 1:3-4).

« … afin que votre foi ainsi éprouvée, plus précieuse que l’or qu’on éprouve par le feu, tourne à votre louange, votre gloire et votre honneur, lorsque paraîtra Jésus-Christ » (1 Pierre 1:6-7).

À l’époque d’une cruelle persécution de l’Église, saint Cyprien de Carthage (+258) a donné cet enseignement édifiant sur la valeur de la patience :
« C’est la patience qui fortifie fermement les fondements de notre foi. C’est elle qui élève au plus haut niveau l’accroissement de notre espérance. C’est elle qui dirige notre action, afin que nous restions fidèles à la voie du Christ tout en marchant par la grâce de sa patience. Que le Seigneur Jésus est grand, et que sa patience est grande, que Celui qui est adoré au ciel ne soit pas encore vengé sur la terre ! Frères bien-aimés, considérons sa patience dans nos persécutions et nos souffrances ; offrons une obéissance remplie de l’attente de son avènement » (De patientia, 20 ; 24).

Nous voulons prier avec notre entière confiance la Mère de l’Eglise, en invoquant le pouvoir d’intercession de son Coeur Immaculé, afin que la situation actuelle de privation de la sainte messe puisse apporter des fruits spirituels abondants pour le véritable renouveau de l’Eglise après des décennies de nuit de la persécution des vrais catholiques, du clergé et des fidèles qui s’est produite à l’intérieur même de l’Eglise. Écoutons ces paroles inspirantes de Saint Cyprien :
« Si la cause d’un désastre est reconnue, on trouve immédiatement un remède à la blessure. Le Seigneur a voulu que sa famille soit mise à l’épreuve ; et parce qu’une longue paix avait corrompu la discipline qui nous avait été divinement délivrée, la réprimande céleste a éveillé notre foi qui cédait, presque, dirais-je, endormie ; et bien que nous ayons mérité davantage pour nos péchés, le Seigneur très miséricordieux a tellement modéré toutes choses, que tout ce qui est advenu a plutôt ressemblé à une épreuve qu’à une persécution » (De lapsis, 5).

Dieu veuille que cette courte épreuve de privation du culte public et de la sainte messe insuffle au cœur du pape et des évêques un nouveau zèle apostolique pour les trésors spirituels pérennes qui leur ont été divinement confiés – c’est-à-dire le zèle pour la gloire et l’honneur de Dieu, pour le caractère unique de Jésus-Christ et de son sacrifice rédempteur, pour la centralité de l’Eucharistie et la manière sacrée et sublime de la célébrer, pour la plus grande gloire du Corps Eucharistique du Christ, et le zèle pour le salut des âmes immortelles, pour un clergé chaste et remplis de l’esprit apostolique.
Puissions-nous écouter ces paroles encourageantes de saint Cyprien :
« Il faut louer Dieu et célébrer ses bienfaits et ses dons en lui rendant grâce, alors que même au temps des persécutions, notre voix n’a pas cessé de rendre grâce. Car même un ennemi n’a pas le pouvoir de nous empêcher, nous qui aimons le Seigneur de tout notre cœur, de toute notre vie et de toute notre force, de proclamer avec gloire ses bénédictions et ses louanges toujours et partout. Le jour si ardemment désiré est venu par les prières de tous ; et après l’obscurité terrible et répugnante d’une longue nuit, le monde a brillé, irradié par la lumière du Seigneur » (De lapsis, 1).

19 mars 2020

+ Athanasius Schneider,
évêque auxiliaire de l’archidiocèse de Sainte-Marie à Astana

Ecce Homo par Philippe de Champaigne

2020-32. Après les ténèbres du Vendredi Saint il y aura toujours la douce clarté du matin de Pâques.

Samedi 21 mars 2020,
Fête de Saint Benoît de Nursie, abbé et confesseur, céleste protecteur de l’Europe ;
Samedi de la 3ème semaine de Carême ;
Commémoraison de Saint Nicolas de Flüe ;
Anniversaire du rappel à Dieu de Sœur Marie-Marthe Chambon (cf. > ici).

campanile du Mesnil-Marie samedi 21 mars 2020

Ce samedi 21 mars en début d’après-midi
le campanile du Mesnil-Marie se détache sur un ciel radieux…

Chers Amis du Refuge Notre-Dame de Compassion,

Dans la continuité du magnifique message de foi, d’espérance et de charité, mais aussi de lucidité humaine publié par notre Souverain bien-aimé dans la matinée du 19 mars (cf. > ici), je désire vous rejoindre par quelques mots amicaux.

Oh ! Pas pour vous parler du virus en lui-même ni pour spéculer sur le présent ou l’avenir…
Je peux lire en ce moment de multiples commentaires – et commentaires de commentaires -, parce que l’on m’envoie quantité de textes, de vidéos, d’articles relatifs aux circonstances inhabituelles dans lesquelles nous sommes plongés : je ne veux pas en rajouter ici !
Tout d’abord parce qu’il y a des domaines de compétence qui ne sont pas les miens et parce que je ne suis donc pas en mesure d’apporter un avis éclairé permettant de trancher entre les déclarations de tel médecin, de tel spécialiste, de tel chercheur ou de tel professeur. Je constate que tous ne sont pas du même avis sur l’origine réelle, les facteurs de développement, les modes de transmission et la dangerosité de ce fameux coronavirus, et surtout sur les solutions à apporter pour faire cesser cette épidémie. Certains se montrent très alarmistes, d’autres se veulent plus rassurants, et entre les deux on a droit à tous les camaïeux d’opinions… Qui croire ? à qui faire confiance ? En vérité, je n’ai ni les connaissances ni le recul nécessaires pour en juger !
Je n’ai, d’autre part, pas davantage d’avis autorisé sur le bien fondé du confinement et des mesures un peu coercitives imposées par un gouvernement, dont il est vrai que le moins qu’on puisse dire c’est qu’il ne brille ni par sa cohérence d’action, ni par sa capacité à anticiper les problèmes. Néanmoins, puisque confinement il y a, en l’occurrence il m’incombe de m’y conformer au mieux.

Cependant je ne veux céder ni à la panique ni à la paranoïa, dans lesquels certains semblent trouver une espèce de plaisir morbide, et je veux me garder du catastrophisme autant que d’un optimisme naïf.
Il faut garder la tête sur les épaules, les pieds sur la terre… et notre cœur près du Bon Dieu, dont la divine Providence, qui jamais ne se trompe en ses desseins, permet l’épreuve pour des raisons qui n’appartiennent qu’à Lui et dont Il n’a pas à nous rendre compte.
Ne me demandez donc pas – car je n’ai pas de révélations du Ciel à ce sujet – si ce que nous vivons est la réalisation de tel « secret » donné par la Très Sainte Mère de Dieu à l’occasion de telle apparition, ou si nous sommes proches de la fin du monde…

Notre-Dame du Perpétuel Secours dans l'entrée du Mesnil-Marie

La sainte image de Notre-Dame du Perpétuel Secours
dans l’entrée du Mesnil-Marie

Ce dont il faut être certain, c’est que ce temps de confinement qui nous est imposé sera encore long et que nous connaîtrons selon toute vraisemblance quelques moments difficiles : sur ce point il ne faut pas se faire d’illusions.

Et alors qu’ici, après un hiver particulièrement clément, nous connaissons les jours d’un printemps précoce et radieux, je jouis des joies simples que procure la vie dans une nature retirée et relativement préservée, je pense avec une véritable compassion aux citadins enfermés dans des espaces restreints.
Je pense évidemment à toutes les victimes de cette peste moderne, aux souffrances de leurs proches, et à tous ceux qui se dévouent dans les hôpitaux…

Je pense surtout et plus que jamais à toutes ces âmes qui entrent dans leur éternité sans le secours des sacrements, sans aucune préparation spirituelle, sans contrition de leurs fautes, sans regret de leurs péchés, sans demande de pardon à Dieu, sans état de grâce… et de ce fait menacées de l’éternelle damnation.
En ces jours du carême, où nous méditons plus assidûment sur les souffrances salvatrices de Notre-Seigneur Jésus-Christ, je suis plus encore qu’à l’accoutumée saisi d’effroi et pénétré de douleur en pensant à ces âmes pour lesquelles l’effusion du Précieux Sang rédempteur aura été vaine ; et je pense avec non moins d’effroi et de douleur à tous ces prêtres et évêques qui, vivant avec la conviction hérétique selon laquelle pratiquement tous les hommes sont sauvés, ne sont pas tourmentés par l’obsession du salut des âmes !…

A moi, pauvre petit moine insignifiant au fond de mon ermitage vivarois, il incombe de prier, d’offrir des sacrifices, de jeûner et de supplier Notre-Seigneur pour que ceux qui vont mourir aient la grâce d’un moment de lucidité, la grâce de se convertir, la grâce de se repentir, la grâce de se tourner intérieurement vers Dieu avant qu’il ne soit trop tard….

Je me permets de vous recopier ici quelques lignes qu’a envoyées à ses ouailles, un excellent prêtre de mes amis : « Dans ce que nous vivons en ce moment, le plus important est de considérer les choses avec foi, avec un regard surnaturel, en n’oubliant jamais que le bien des âmes et leur Salut éternel dépassent infiniment les plus grands bien naturels dont fait partie la santé du corps. Ce qu’il faut craindre au dessus de tout ce n’est pas la mort de notre enveloppe corporelle, mais la mort de l’âme qu’est le péché grave ainsi que l’oubli de Dieu et de sa Loi sainte. »

statue et relique de Saint Roch dans l'oratoire du Mesnil-Marie

Statue et relique de Saint Roch exposées dans l’oratoire du Mesnil-Marie
en ces jours d’épidémie :
J’invoque quotidiennement Saint Roch pour qu’il protège tout particulièrement nos amis fidèles !

Il faut ici préciser quelques points à l’intention de ceux qui se désolent de ne pouvoir se rendre à l’église et de ne pouvoir assister à la Sainte Messe, puisque, en raison des mesures prises par le pouvoir civil et les autorités religieuses, l’assistance à la Messe est devenue quasi impossible pour beaucoup de fidèles.

Rappelons donc qu’il faut distinguer :

  • le commandement de Dieu, qui est général (« Tu sanctifieras le jour du Seigneur »),
  • et le commandement de l’Église qui vient préciser le commandement de Dieu en imposant l’assistance au Saint Sacrifice de la Messe.

En temps normal, l’observance du commandement de Dieu et du commandement de l’Eglise s’imposent, sous peine de faute grave, à tout baptisé ayant atteint l’âge de raison.
Cependant, l’Eglise a aussi toujours enseigné que certaines circonstances peuvent dispenser du commandement de l’assistance à la messe, sans que cela dispense du commandement de Dieu.

Quand l’assistance à la messe est impossible, ainsi que c’est le cas en ces jours d’épidémie, il faut sanctifier le dimanche autrement, en donnant du temps à la prière et à l’instruction chrétienne : c’est-à-dire qu’il faut prendre au moins le temps équivalent à celui de l’assistance à une Messe basse dominicale (qui comprend, normalement, un sermon) pour prier et approfondir sa connaissance de la doctrine du salut.
Pour cela, on prendra son missel : on y lira avec attention les textes de la Messe du jour en s’unissant aux Messes qui sont célébrées en ce moment à travers le monde ; on pourra aussi se « déplacer » par la pensée dans une église auprès du Saint Tabernacle où Notre-Seigneur réside pour L’adorer et pour faire la communion spirituelle ; on relira quelque passage du catéchisme ou quelque texte des Pères de l’Eglise ou des saints papes expliquant la doctrine catholique… etc.

Bien évidemment, on a tout avantage aussi à réciter quotidiennement son chapelet, si possible en famille.
Et puisque le temps du confinement laisse à quelques uns davantage de « temps libre », qu’ils en profitent pour s’adonner chaque jour à de saintes lectures, à l’oraison, à la méditation de la Passion, et à prier plus assidûment pour les malades, les pauvres pécheurs à l’agonie, le personnel soignant, les prêtres qui peuvent encore aller exercer leur ministère de salut auprès des malades au péril de leur vie (il y en a tout de même quelques uns).

Compte-tenu des circonstances particulières dans lesquelles nous nous trouvons plongés, on fera aussi de ferventes prières pour demander à Dieu la cessation de l’épidémie, par la médiation de Sa Très Sainte Mère et des saints, nos grands et puissants intercesseurs (Saint Roch et Saint Sébastien tout particulièrement dont les siècles de foi nous ont montré leur « efficacité » en pareilles occurrences).

Veilleuse devant les saintes reliques conservées dans l'oratoire du Mesnil-Marie

Veilleuse devant les saintes reliques conservées dans l’oratoire du Mesnil-Marie

Des diocèses, des paroisses, des instituts (et en particulier beaucoup d’instituts traditionnels ou de prêtres responsables de chapellenies pour la Sainte Messe latine traditionnelle) ont mis en place des diffusions d’offices, de prédications et de Messes par le moyen d’internet.
Malgré la privation de la communion sacramentelle, il ne faut pas négliger ces propositions qui peuvent être une aide puissante pour maintenir vie spirituelle et ferveur…
Ces moyens modernes de communication, ne sont pas uniquement des sources de distractions et de péchés, mais ils se révèlent également des instruments au service du maintien d’une forme de Chrétienté, à l’heure où la visibilité de celle-ci s’estompe.

Pour terminer, en guise de message d’amitié et d’espérance, permettez-moi de vous offrir ces quelques jonquilles du Mesnil-Marie : leur couleur éclatante n’est-elle pas là pour nous rappeler qu’après l’hiver le printemps revient toujours, qu’après l’épreuve il y a la consolation, et qu’après les ténèbres du Vendredi Saint il y aura toujours la douce clarté du matin de Pâques ?

Frère Maximilien-Marie du Sacré-Cœur.

jonquilles du Mesnil-Marie 21 mars 2020

Jonquilles du Mesnil-Marie ce 21 mars 2020 

2020-31. « Que l’ampleur de la crise nous ramène vers l’essentiel ! »

Message de Monseigneur le Prince Louis de Bourbon
de jure SMTC le Roi Louis XX

en la fête de Saint Joseph

à l’occasion de l’épidémie qui afflige le monde

St Joseph patron de l'Eglise - église Saint-Joseph de Chambérat 03

« Un péril difficilement maîtrisable et très violent met la maladie et la mort au cœur de l’actualité en surgissant aux portes de nos sociétés. Dans un monde entier touché par le virus, France, Espagne, Italie et à peu près toute l’Europe sont confrontées à une crise sanitaire d’une ampleur majeure et oubliée sur notre continent…
Les victimes sont et seront nombreuses et c’est à elles et à leurs familles que j’exprime d’abord mon soutien et ma sympathie. Je pense aussi aux personnels hospitaliers et médicaux si sollicités comme à toutes les bonnes volontés qui vont se déployer autour des malades et de chacun pour assurer la vie quotidienne, je les en remercie et me joins à la prière des catholiques de France. J’ai aussi une pensée reconnaissante pour tous ceux qui vont avoir à maintenir la sécurité publique dans ces temps difficiles.
Demandons à Dieu que tous les malades puissent bénéficier des soins nécessaires à leur état et que les conséquences de toutes sortes qui vont immanquablement peser sur la société, et sans doute pour un temps assez long, puissent, elles aussi, être contenues.                               

Aujourd’hui il s’agit de faire front avec courage et foi. Un sursaut de la part de tous est nécessaire, il en va du bien commun.
Il n’est plus temps d’incriminer les erreurs du passé, il appartient maintenant d’en tirer les leçons et de rectifier ce qui peut l’être. La nécessité de changements nombreux et fondamentaux s’imposera. L’état providence a trouvé ses limites et n’offre qu’une frontière poreuse au virus ; les visions politiques et économiques à court terme ont démontré leurs faiblesses et leur impuissance. Dans l’immédiat, comme dans tous les moments les plus graves de notre histoire, il va s’agir pour les familles d’assumer leur rôle si fondamental dans notre société. C’est à elles et à leur esprit de responsabilité comme à leur détermination que revient la lourde charge de maintenir.
Pendant que les personnels soignants feront leur devoir, les familles assureront les tâches de soins, de formation spirituelle et intellectuelle. Pères et mères responsables. Les uns et les autres devront s’adapter à de nouvelles formes de travail qu’il faudra en partie improviser sans oublier de développer de nouvelles formes de liens, entre les générations notamment, alors qu’il faut limiter les contacts.
Enfin, pour tous les Français, que l’ampleur de la crise nous ramène vers l’essentiel, le sens des autres et du bien commun, celui de la famille, de la patrie, le sens de Dieu.                            

Je pense profondément que par l’intercession de Saint Joseph, protecteur des foyers, que les catholiques fêtent aujourd’hui, les familles trouveront la force de résister à l’épreuve que nous traversons en maintenant la Foi et l’Espérance.                

Louis de Bourbon,
duc d’Anjou.

Armes de France & Navarre

2020-29. On sait très bien ce que faisaient nos ancêtres dans la foi et les grands évêques de la Chrétienté dans les temps d’épidémie…

Samedi 14 mars 2020,
Fête de Sainte Mathilde, impératrice (aïeule maternelle de Hugues Capet);
Anniversaire du rappel à Dieu de Sa Majesté Zita de Bourbon-Parme, impératrice et Reine (cf. > ici).

Chers Amis du Refuge Notre-Dame de Compassion,

Il y a quelque chose de véritablement surréaliste – et parfois ubuesque – dans la manière dont certains ecclésiastiques, à tous les degrés de la hiérarchie, réagissent en face de cette épidémie et dans leur alignement, d’une prévenance servile et archi-zélée, à la réglementation édictée par le gouvernement de la république.
Voici donc qu’un certain nombre d’évêques, pas seulement en France mais dans toute l’Europe, interdisent purement et simplement les Messes, quotidiennes et dominicales, dans leurs diocèses.

On sait très bien ce que faisaient nos ancêtres dans la foi et les grands évêques de la Chrétienté dans les temps d’épidémie : eux, ils avaient une véritable foi catholique et étaient animés par un authentique esprit surnaturel, n’imaginant pas un seul instant – ainsi que le rappellent avec force de nos jours un grand nombre d’évêques des Eglises d’Orient, et plus timidement quelques (trop) rares évêques français -, que les offices religieux et la réception de la Sainte Communion puissent devenir des vecteurs de contagion.

J’aurais beaucoup – vraiment beaucoup – de choses à dire au sujet de l’actuelle situation, en France et dans l’Eglise, mais il est peut-être préférable que j’arrête là mes commentaires pour le moment…

Toutefois, parce que bien souvent un seul dessin a le pouvoir de résumer à lui seul un long discours, je ne puis résister à l’envie de vous partager ce dessin que les responsables de Gloria.TV m’ont fort aimablement autorisé à reproduire, ce pourquoi je les remercie chaleureusement.

Prions ! Prions ! Prions encore et toujours plus !

Frère Maximilien-Marie du Sacré-Cœur.

 

évêques et coronavirus

2020-23. Avertissement de la plus haute importance.

Danger

Mercredi 5 février 2020,
Fête de Sainte Agathe, vierge et martyre ;
Anniversaire du martyre de la Bienheureuse Françoise Mézière (5 février 1794 – cf. > ici).

Bien chers Amis,

Je suis au regret de devoir vous mettre en garde de la manière la plus sérieuse contre des informations fallacieuses qui peuvent circuler soit au sujet du Refuge Notre-Dame de Compassion soit concernant ma propre personne.

Sans qu’il soit nécessaire d’entrer dans les détails, je dois néanmoins vous signaler que des individus, dont il est actuellement trop tôt pour dire s’ils agissent par pure malveillance ou en raison d’un dérangement psychologique, s’emploient à faire circuler de fausses nouvelles, en particulier au moyen de courriers postaux qui veulent imiter des lettres officielles émanant d’ecclésiastiques ou d’organismes divers.

Il s’agit ni plus ni moins d’usurpations d’identité, de faux et d’usages de faux.
A ces délits, peut s’ajouter parfois celui du harcèlement.

Il est de mon devoir de vous mettre en garde parce que ces personnes s’ingénient à trouver – même si c’est parfois de manière approximative – les coordonnées de certains de mes amis, afin de leur adresser des courriers qui ne sont ni plus ni moins que des « infox ».
C’est pourquoi, tout en élevant ici de véhémentes protestations contre ces procédés malhonnêtes, et par ailleurs tout en engageant les démarches qui conviennent devant les autorités judiciaires, je me dois de vous en avertir, pour ne pas être moi-même suspecté de favoriser les désordres liés à toute diffusion de fausse nouvelle.

En outre, je vous demande instamment de bien vouloir tenir compte des avis suivants :

1) Tout courrier postal ou courriel que vous pourriez recevoir au sujet du Refuge Notre-Dame de Compassion ou de moi-même, et toute nouvelle qui n’émane pas très explicitement de nous doivent être tenus pour suspects (en cas de doute, il est très facile de me contacter directement pour vérification), et leur contenu traité avec la plus grande circonspection.

2) Je vous demande également, si cela vous arrivait, de me faire parvenir ces courriers avec leurs enveloppes.

Je vous remercie de l’attention que vous voudrez bien portez à cet avertissement,  ainsi que de l’amicale collaboration dont vous voudrez bien m’assister si vous étiez malheureusement touchés par les agissements de ces individus.

Avec l’assurance de ma religieuse amitié,

Frère Maximilien-Marie du Sacré-Cœur.

Blason du Refuge Notre-Dame de Compassion

2020-12. Où, à l’occasion de la fête de Saint Antoine le Grand, nous sommes invités à découvrir le monastère implanté au lieu où vécut le « Père de tous les moines ».

17 janvier,
Fête de Saint Antoine le Grand (cf. > ici, > ici et > ici) ;
Mémoire de Saint Théodose 1er le Grand, empereur ;
Mémoire de Sainte Roseline de Villeneuve, vierge (cf. > ici) ;
Anniversaire de l’apparition de Notre-Dame à Pontmain (cf. > ici et > ici).

Icône copte 1777 détail - St Antoine le grand & St Paul ermite

Saint Antoine le Grand (à gauche) et Saint Paul ermite (à droite)
Détail d’une icône copte de 1777 (musée copte du Caire)

Chers Amis du Refuge Notre-Dame de Compassion,

Si, fréquentant ce blogue depuis un certain temps, vous ne vous êtes pas encore rendus compte que, au Mesnil-Marie, nous avons une immense vénération et un amour très fort pour Saint Antoine le Grand, « père de tous les moines d’Orient et d’Occident », j’en conclurai que vous ne savez peut-être pas lire !!!

Je vous ai entretenus (cf. > ici) de Saint Paul, premier ermite, dont nous célébrons la fête le 15 janvier. Deux jours après, c’est la fête de Saint Antoine le Grand.
Après vous avoir « emmenés » l’année dernière à l’abbatiale de Saint-Antoine en Dauphiné (cf. > ici) où sont conservées les reliques du « Père des moines », j’ai le plaisir de vous faire voyager aujourd’hui jusqu’en Egypte, jusqu’au Monastère Saint-Antoine, construit dès après la mort du Saint à proximité de son ermitage.
Ce « voyage » est possible grâce à Benjamin Blanchard, cofondateur et directeur général de SOS Chrétiens d’Orient, dont l’amitié nous a valu les magnifiques clichés qui vont suivre, et grâce à Jérôme Cochet, chef de mission en Egypte pour cette association (que nous recommandons chaleureusement), rédacteur du texte que nous publions ci-dessous : qu’ils soient l’un et l’autre très vivement remerciés !

Ainsi que vous le verrez en lisant cette présentation du Monastère Saint-Antoine, ce lieu historique de la première communauté de moines, qui a fait l’objet de huit années de restauration (2002-2010), est aussi le lieu d’un intense renouveau spirituel. Ce nous est une grande joie que de l’apprendre.

Dieu est admirable en tous Ses saints. Mais Il l’est d’une manière très spéciale en Saint Antoine le Grand dont la postérité spirituelle ne se dément pas depuis plus de seize siècles et demi !

Frère Maximilien-Marie du Sacré-Cœur  

Monastère Saint Antoine 1

Monastère de Saint-Antoine le Grand,
le phénix originel du monachisme chrétien.

A 3h de route du Caire, la capitale-mégalopole de l’Egypte et ses 23 millions d’habitants, le silence demeure roi en plein désert de la Mer Rouge.

Entre la ville tentaculaire et les plages bariolées d’hôtels et de résidences de villégiatures, se dresse à flanc de montagne un éden de murailles, de jardins, de clochers et d’églises millénaires. L’immensité aride du désert joue bien sûr sur l’isolement du lieu, mais plus encore les prières continuelles et mystiques ont rendu le Monastère de Saint-Antoine le Grand, un lieu incontournable pour toute la chrétienté !

Monastère Saint Antoine 2

Ici, dans le père de tous les monastères du monde chrétien, la quiétude et la beauté du lieu sont saisissantes dans une terre pourtant si inhospitalière : le thermomètre indique cinquante degrés à l’ombre l’été et peut descendre en dessous du 0 en hiver ; aucune végétation ne pousse hormis dans l’enceinte du monastère dans le potager et dans les jardins des moines.

C’est toutefois ici qu’Antoine le Grand, également connu comme Antoine l’Ermite ou Antoine d’Égypte s’isola au début du IVème siècle et devint le premier ermite, ou plutôt le second après Paul de Thèbes, un autre copte (voir la note en bas de page) de Haute-Egypte qui partit hors du monde pour contempler, comprendre, prier et adorer Dieu.

Si Antoine est vu comme le premier ermite moine dans la tradition chrétienne, c’est parce qu’à la mort de Paul, Antoine sur les conseils de ce dernier, commença à organiser la vie des premiers ermites qui étaient venus le rejoindre. Par ses conseils oraux, ses prières et surtout ses écrits sur des parchemins et des papyrus, il développa sans le savoir les premières règles du monachisme chrétien.

Monastère Saint Antoine 3

Ainsi et de manière chronologique, le monachisme s’est donc tout d’abord développé en Egypte dès le début du IVème siècle sous la forme érémitique avec saint Paul de Thèbes (234-347), la forme anachorétique avec saint Antoine le Grand (251-356) et la forme cénobitique avec saint Pacôme (276-439), disciple de saint Antoine le Grand et qui, le premier, institua la règle monastique laquelle, traduite par saint Jérôme, servit de base à saint Benoît pour les premières fondations monastiques en Europe. Rappelons aussi que c’est saint Athanase d’Alexandrie qui importa le premier le monachisme au sein de la ville de Rome ou encore que les premiers monastères d’Irlande furent fondés par sept moines venus d’Egypte…

L’âge d’or du monastère Saint-Antoine se situe entre 1230 et 1300, car c’est durant ce laps de temps que l’on y copie ou compose le plus de manuscrits en copte, grec, syriaque et arabe et que l’on consigne et retranscrit fidèlement les paroles et les papyrus anciens laissés par saint Antoine, saint Pacôme, saint Athanase ou encore saint Evagre.

En parallèle du cheminement monastique, l’Egypte, pays des pharaons subit la conquête arabo-musulmane dès le VIIème siècle. Relativement épargné, le monastère résiste à plusieurs attaques sporadiques de bandes armées mais connaît une période de déclin puis d’abandon total entre le XIVème et le XVIème siècles, suite aux pillages successifs puis aux massacres sans pitié des moines et à l’occupation des lieux par les troupes islamiques.

De nos jours, ce sont 120 moines et quelques 30 novices qui continuent de vivre selon l’exemple de saint Antoine. Accueillant pèlerins et visiteurs, ils travaillent à faire de ce lieu un havre de paix et de prières verdoyant et cela malgré toutes les périodes de déclin et de massacres.

Monastère Saint Antoine 4

Si nous faisons un petit retour en arrière, nous pouvons constater que le renouveau actuel prend racine au cours du XXème siècle : la communauté copte s’est peu à peu investie dans la vie politique du pays. En effet, en s’engageant de manière précoce dans l’indépendance de l’Egypte, les chrétiens d’Egypte ont pu obtenir une reconnaissance sociale et politique, tandis que dans le même temps, d’autres ont préféré participer à un renouveau spirituel global. Complété par la découverte de l’histoire copte en Europe et grâce à l’intérêt porté par l’archéologie égyptienne, les coptes ont entamé dès les années 20-30 leur renaissance identitaire. Cependant, la communauté copte n’a jamais été pleinement reconnue en Egypte : elle fait l’objet de discriminations et d’attaques régulières et, même si certains de ses membres ont acquis une relative célébrité, elle demeure peu représentée politiquement.

Dans les années 50-60, qui marquent l’apogée du renouveau spirituel pour la religion copte, une renaissance globale s’effectue sous les patriarcats des papes saint Cyril VI puis Chenouda III ; cela a une influence sur la vie quotidienne des coptes mais aussi sur l’art et l’architecture ecclésiastiques : la période est marquée par un retour aux origines.

Monastère Saint Antoine 5

En 1968, la Vierge Marie apparait au Caire pour plusieurs jours dans le quartier populaire de Zeitoun. Les apparitions sont reconnues par l’Eglise copte et l’Eglise catholique mais aussi par les musulmans d’Egypte… elles seront le point d’orgue de la renaissance copte. Les monastères du désert sont à nouveau habités et de nombreux coptes se font moines et prêtres. Ainsi, tandis qu’une partie de la communauté copte s’implique dans la vie publique du pays, une autre rejoint les anciens monastères et mène une vie ascétique dans le désert. Rappelons en effet que pour la majorité des coptes, la vie monacale est considérée comme moralement et spirituellement supérieure à toute autre vie. Mais ce mode de vie n’est pas le seul effet du renouveau religieux : les coptes redécouvrent d’anciennes traditions chrétiennes : le culte des saints antiques est renforcé par la découverte de reliques (en mai 1968, notamment, une partie des reliques de saint Marc sont rendues par l’Eglise romaine et de Venise sont déposées dans la crypte de la nouvelle cathédrale Saint-Marc d’Abbassiya au Caire), les monastères sont rénovés, embellis et agrandis pour accueillir les nouveaux moines, des cours de langue copte, d’iconographie et d’études bibliques sont crées par centaines à travers le pays pour former cette nouvelle génération de consacrés et de laïcs coptes…

Bénéficiant de ce renouveau et de cette renaissance, le monastère Saint-Antoine va dès les premiers temps attirer de nombreux nouveaux moines. De 10 moines dans les années 50, on en dénombre le double une décennie plus tard et donc plus de 120 de nos jours.

Monastère Saint Antoine 6

L’explosion des vocations sacerdotales et monastiques remplit séminaires et monastères et dure à présent sur trois générations. Les monastères quasi abandonnés où végétaient cinq à six moines il y a un demi-siècle en comptent maintenant en moyenne cent, cent cinquante ou même trois cents pour les plus imposants.

Partout, on agrandit avec de nouvelles ailes de cellules, de nouvelles églises et chapelles ou encore de nouveaux lieux d’accueils pour les pèlerins et autres personnes de passage. On relève des monastères en ruines depuis des siècles. Dans une Eglise où la hiérarchie épiscopale se compose uniquement de moines, il était vital et primordial d’assister à ce renouveau identitaire et spirituel, et sous l’impulsion donnée par le pape Chenouda III, les efforts soutenus quant à la formation des nouveaux moines portent désormais leurs fruits, l’Egypte, terres sacrée du christianisme et de l’humanité est toujours bénie, prête à accueillir de nouvelles vocations et de nouveaux prêtres.

Jérôme Cochet,
chef de mission en Egypte de SOS Chrétiens d’Orient

Jeunes en mission avec SOS Chrétiens d'Orient avec Jérôme Cochet

Jérôme Cochet, rédacteur de cet article (au second rang le 3ème en partant de la droite), chef de mission en Egypte, avec des jeunes bénévoles de SOS Chrétiens d’Orient

Note :
Le mot « copte » tire son origine de l’arabe « qibt », un mot lui-même issu d’une forme abrégée et altérée du grec « Aïgyptios » qui signifie « égyptien ». Les Coptes sont donc appelés « les Egyptiens ». Cette particularité linguistique s’est opérée lors du passage de l’Egypte sous la domination arabe en 641 : les Arabes se servaient de ce mot pour se distinguer, dans leur langue, des autochtones nouvellement conquis.
Toutefois, les envahisseurs Arabes étant de confession musulmane et les Coptes chrétiens, le mot « copte » a fini par désigner les Chrétiens égyptiens. D’un sens ethnique, le mot « copte » est donc progressivement passé à un sens religieux.
Par extension, le terme a été appliqué à tout ce qui ressortait de la vie religieuse des chrétiens d’Egypte. Aujourd’hui, même s’il est difficile d’avoir des statistiques fiables, on peut estimer que les Coptes représentent à peu près 15 à 20 % de la population égyptienne qui compte en 2019 plus de 100 millions d’habitants.

Monastère Saint Antoine 7

2020-2. « Notre résolution : la contre-révolution ! »

Vœux du Prieur de la Confrérie Royale
pour l’an de grâce 2020

Blason de la Confrérie Royale

Vendredi 3 janvier 2020 ;
Fête de Sainte Geneviève, vierge (cf. > ici et > ici) ;
Premier vendredi du mois.

Sainte Geneviève

Bien chers Membres et Amis de la Confrérie Royale,

Il me semble particulièrement opportun de venir à vous en cette fête de Sainte Geneviève, dont la vie, la prière et l’œuvre furent d’une importance capitale pour le passage de la Gaule romaine, livrée aux envahisseurs (dont la plupart étaient hérétiques), à la France catholique.
Au moyen de ces quelques mots, je tiens en premier lieu à vous présenter mes vœux de bonne et surtout sainte année 2020 ; sachant que, du point de vue de notre humble – et néanmoins si importante - Confrérie, il importe, avant toute autre chose, que ce soit par notre vie spirituelle, notre ferveur, notre générosité et notre zèle que cette année soit bonne et sainte ! 

Bien sûr, vous avez entendu dire que, au début de la nouvelle année, il faut prendre des « bonnes résolutions » (lesquelles, avouons-le, ne vont souvent pas beaucoup plus loin que la période des vœux !!!).
Je veux insister sur le fait qu’il n’est pas nécessaire d’en prendre beaucoup, mais qu’en définitive une seule est nécessaire : une seule qui, en étant renouvelée tous les matins au réveil, est capable de fédérer toutes les autres et de leur donner la cohérence et la force dont toutes les autres, dispersées, manquent bien souvent.                      

Une seule résolution : la contre-révolution !
Notre résolution : la contre-révolution !

Je l’ai dit, je le redis et je le redirai encore : la révolution a commencé dans le Ciel aux origines, par la révolte de Lucifer qui a entraîné après lui une multitude d’anges qui ont refusé à Dieu l’obéissance et le service qui Lui étaient dus ; elle s’est poursuivie par la désobéissance de nos premiers parents qui, à l’instigation de l’ange déchu, ont voulu « être comme des dieux » en se faisant eux-mêmes la norme du bien et du mal ; elle se perpétue tout au long de l’histoire de l’humanité par l’accumulation des refus d’obéissance à la Loi divine et des refus de coopération aux desseins divins ; elle s’incarne d’une manière toute particulière dans la révolution française qui substitue aux affirmations de la Sainte Ecriture qui fait de Dieu la source et le fondement de toute autorité terrestre - « Omnis potestas a Deo » (cf. Rom. XIII, 1) - le principe blasphématoire selon lequel « Le principe de toute souveraineté réside essentiellement dans la nation. Nul corps, nul individu ne peut exercer d’autorité qui n’en émane expressément », avec sa conséquence logique : « La loi est l’expression de la volonté générale » (articles 3 et 6 de la déclaration des droits de l’homme et du citoyen du 26 août 1789).

La contre-révolution est d’abord spirituelle, et parce qu’elle est spirituelle elle défend les vérités de la Révélation (il n’y en a qu’une !), les vérités de la Sainte Ecriture et de la Tradition authentique de l’Eglise : voilà pourquoi la contre-révolution est nécessairement dogmatique.
Parce qu’elle est dogmatique, elle est logiquement liturgique puisque la liturgie est l’expression et la célébration de la Foi (« lex orandi, lex credendi »), et elle est tout aussi logiquement morale et donc sociale et politique. Tout se tient, tout est cohérent : à nous de nous montrer rigoureusement obéissants à cette cohérence.              

Je lis très souvent des messages, qui ne manquent certes ni d’enthousiasme ni de ferveur, souhaitant que notre Souverain légitime, Monseigneur le Prince Louis de Bourbon, de jure Sa Majesté le Roi Louis XX, prenne rapidement les rênes du pouvoir (il en est même qui voudraient qu’il se présente aux élections !!!) ou fasse un « coup d’état », voire aille très prochainement à Reims pour y recevoir le Sacre. 
A lire ou entendre ceux qui professent ainsi leur légitimisme, il semble que, dès que Louis XX sera sacré ou aux postes de commande, tout rentrera dans l’ordre en France, comme par un coup de baguette magique.

Mais Louis XX n’est pas un « deus ex machina » !
Qui peut raisonnablement penser que la restauration royale – à laquelle nous aspirons ardemment et à laquelle nous nous efforçons de travailler selon toutes nos possibilités et forces – puisse devenir une réalité sans une conversion générale des intelligences polluées, sans une conversion générale des mœurs – privées et publiques -, sans une conversion générale des cœurs ?
Qui peut raisonnablement penser que le Royaume de France, occupé par près de deux siècles de régimes impies, puisse être rétabli sans pénitence, sans les efforts longs et patients, sans les sacrifices généreux des sujets fidèles de Sa Majesté œuvrant chacun à leur place à gagner profondément à Dieu et au Roi les cœurs de ceux qu’il côtoie chaque jour ?
Qui peut raisonnablement imaginer que notre Roi pourrait se maintenir et changer les choses, seul, en se plaçant à la tête d’un pays où la majorité des habitants n’en a rien à fiche de Dieu et de Ses commandements, où la majorité des habitants n’adore pas le vrai Dieu comme il convient, où la majorité des habitants ne va pas à la Messe le dimanche (et où le clergé lui-même participe à l’apostasie générale), où la majorité des habitants accepte le divorce, la contraception, l’avortement, les unions illégitimes et contre-nature, le concubinage et toutes les formes du libertinage ?

Il ne faut pas voir les choses à l’envers ! La restauration du Roi Très Chrétien au Royaume des Lys sera la conséquence et non la cause du retour des peuples de France à la foi catholique et à l’amour de Notre-Seigneur Jésus-Christ !
Or ce n’est pas au Roi à « faire le boulot » de la conversion de la France, mais à chacun d’entre nous (en commençant par notre propre amendement et notre propre conversion, laquelle est un travail qu’il faut recommencer et approfondir chaque jour).
C’est tout le sens de la phrase par laquelle Sa Majesté le Roi Henri V a résumé tout ceci : « Pour que la France soit sauvée, il faut que Dieu y rentre en Maître pour que je puisse régner en roi » !

Retenez d’ailleurs que cette année 2020 va marquer, entre autres, le bicentenaire de la naissance de Henri V, dit « comte de Chambord » (29 septembre 1820), le centenaire de la canonisation de Sainte Jeanne d’Arc (16 mai 1920), et le seizième centenaire de la naissance de Sainte Geneviève (420 – date supposée – à un jour inconnu).
Ce sont trois modèles de cohérence légitimiste absolue, trois modèles de parfaite cohérence dans la manière de recevoir les principes chrétiens et de les mettre en œuvre, trois modèles de cette cohérence que je vous souhaite, pleinement et en toute votre vie, à l’occasion de ces vœux !       

Très bonne et très cohérente année légitimiste !

 Frère Maximilien-Marie du Sacré-Cœur,
Prieur.
Armoiries Frère Maximilien Marie

 Et n’oubliez pas nos rendez-vous :

1) Quotidiens : avec les trois angélus suivis de l’oraison pour le Roi ;
2) Mensuels : le 25 de chaque mois ;
3) Annuels, avec cette année en particulier trois importants pèlerinages : les 16 & 17 mai à Domremy avec l’Ordre de Saint Remy ; du 21 au 23 mai au Puy pour le cinquième pèlerinage annuel de la Confrérie Royale ; et les 26 & 27 septembre à Sainte-Anne d’Auray avec l’UCLF.

La Croix et lys - le Puy 2019

2020-1. Vœux pour l’an de grâce 2020 !

Jeudi soir 2 janvier 2020 ;
Fête de Saint Fulgence de Ruspe, évêque et confesseur ;
Commémoraison de l’octave de Saint Etienne, protomartyr.

O Jésus
La joie de mon âme !

Canivet Enfant Jésus

O aimable Dieu Enfant !
Captivez-moi en m’attachant étroitement à vous
par les douces chaînes de votre saint amour.
                                                                     St Alphonse de Liguori

Guirlande de sapin - gif

Chers Amis du Refuge Notre-Dame de Compassion,

Des centaines de noms et de visages défilent dans ma mémoire et dans mon cœur en ce début d’année, en ces jours où l’on échange des vœux amicaux, en ces jours où je reçois des dizaines et des dizaines de messages – par textos ou par courriels, sur mon répondeur téléphonique ou sur « Whatsapp », et par bien d’autres moyens modernes de communication rapide tellement prisés aujourd’hui -, tous témoignant d’une amitié sincère et d’attentions pleines de délicatesse à travers les formules de souhaits propres à cette période, qu’elles restent classiques ou se montrent plus originales…

Soyez en très chaleureusement remerciés !

Ce soir, à travers les quelques lignes que je trace ici, je veux tout simplement vous dire, cette année encore, que bien davantage que des vœux conventionnels, en recevant vos marques de sympathie et de fidélité, ce sont des prières que je formule pour vous, pour chacune de vos personnes et pour toutes vos intentions particulières, pour vos soucis de santé ou de travail, pour vos familles et pour vos vies tout entières, dans toutes leurs composantes concrètes, et je les place dans le Cœur adorable de Jésus, qui, dans Sa Crèche, Se montre à nous sous les dehors tellement touchants et aimables de la petite enfance.

Je Le prie de vous bénir et de ne point vous ménager Ses grâces, aujourd’hui et tout au long des jours, semaines et mois de cette année 2020.

Cette année encore, je n’hésite pas à vous inviter à relire ce que j’écrivais au début de l’année 2015 dans ma « Métaphysique des Vœux » (en sept parties, en commençant > ici) ou dans ce que j’intitulais « Au-delà des vœux conventionnels » (cf. > ici) car à mes yeux ces textes conservent toute leur pertinence et leur actualité, et ils vous rediront combien, en vous souhaitant une « Bonne Année », je me veux situer en dehors de toute superficialité et routine…

Bonne, heureuse, fervente et surtout sainte année 2020 !

Frère Maximilien-Marie du Sacré-Cœur

Et vous pouvez aussi relire ce que le Maître-Chat Lully vous écrivait en vous présentant ses vœux en 2016 > ici, et en 2018 > ici, en les illustrant avec de belles images anciennes.

couronne de Noël Meilleurs voeux

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