Archive pour la catégorie 'Commentaires d’actualité & humeurs'

2019-3. Nos valeurs puisent au plus profond de notre histoire !

Monseigneur le Prince Louis de Bourbon, duc d’Anjou,

Adresse aux Français
à l’occasion de la Fête des Rois

6 janvier 2019

Lundi 7 janvier 2019,
2ème jour dans l’octave de l’Epiphanie.

Après le bref message que Sa Majesté avait publié au soir du 31 décembre sur Twitter et que nous avions répercuté (cf. > ici), nous savions bien que notre Souverain légitime nous donnerait un texte plus important en ce début d’année, et nous l’attendions avec impatience.
D’une manière très éloquente dont le symbolisme ne peut échapper à personne, Monseigneur le Prince Louis de Bourbon, de jure Sa Majesté Très Chrétienne le Roi Louis XX, a rendu public  ce message hier, jour de l’Epiphanie, fête des Rois.
Ce texte, qu’il convient de lire avec la plus grande attention, de relire et de méditer, nous est parvenu alors que nous étions justement en train de fêter les Rois ensemble, les deux Cercles Légitimistes du Dauphiné et du Vivarais : nous en avons entendu la lecture avec émotion et nous avons tout aussitôt rendu grâces à Dieu pour la sollicitude de notre Roi et la profondeur de cette adresse aux Français qui est un excellent rappel de l’essentiel…

En Nom Dieu, vive le Roi !

Frère Maximilien-Marie du Sacré-Cœur.

SMTC le Roi Louis XX

Chers Français,

Votre immense cri de désespoir a marqué la fin de l’année écoulée. Désespoir de n’être plus entendus, ni écoutés comme si vos souffrances avaient moins d’importance que les normes et les règlements. Comme si votre vie quotidienne ne comptait pas ou plus. Comme si des mots pouvaient suffire à nier les réalités.

Ce cri ne doit pas demeurer vain, mais il ne s’agit pas non plus de se tromper d’objectif. Certes, si des rattrapages en de nombreux domaines, et notamment, en matière de niveau de vie sont nécessaires, ils ne doivent pas être une fin en soi cachant l’essentiel. Les mesures ne doivent pas être uniquement conjoncturelles et sectorielles.

Ce qui manque à la France depuis des dizaines d’années, c’est un projet de société partagé par tous. Un projet commun qui soude les uns et les autres et qui respecte sa souveraineté. Un projet qui réunit et entraîne sans privilégier certains aux dépens de tous les autres. L’équilibre social a été progressivement brisé parce que le bien commun a été oublié au profit des intérêts individuels ou des mirages. Prenons garde que ce ne soit pas les intérêts et les passions communautaristes qui les remplacent ! Le mal serait encore plus grand et le cri de la France serait étouffé. L’histoire rappelle que les Français ont toujours accepté les sacrifices lorsqu’ils servaient la cause commune. Ils rejettent au contraire tout ce qui est injuste.

L’histoire, heureusement, comme une bonne fée veillant sur la France, est là pour nous faire souvenir qu’il n’y a pas à désespérer. Les situations les plus catastrophiques trouvent toujours un dénouement — pensons à la Guerre de Cent Ans, aux guerres de Religion, aux revers militaires qui ont pu faire douter du destin de la Fille aînée de l’Église. Le sursaut vient chaque fois d’un retour aux sources, en cherchant à retrouver les fondements de ce qui fait notre cher et vieux pays plus que millénaire.

Le mot « valeurs » a beaucoup été employé ces derniers temps, mais il ne faut pas le contrefaire. Les valeurs ne se trouvent ni dans l’éphémère ni dans le contingent, ni dans ce qui porte atteinte à la nature humaine. Les nôtres puisent au plus profond de notre histoire. Ce sont d’abord les valeurs de l’héritage gréco-romain. Il a apporté la citoyenneté, c’est-à-dire le sens de la vie en commun tempéré par le droit. Cet immense héritage fait accepter les différences des uns et des autres dès lors que tous se retrouvent sur un projet d’avenir partagé. Il a nom : RoyaumeCouronneÉtat. Chaque génération l’a adapté. À la nôtre de le faire en s’appuyant sur les familles.

Le second fondement nous vient de la chrétienté qui a forgé l’âme de l’Europe et de la France. Elle a créé son unité, elle a fondé la grandeur de sa civilisation en faisant de chaque être humain la mesure de toute chose. Elle a libéré les esclaves, tempéré les riches, réconforté les pauvres, les malades et les sans-abris, donné du sens à l’existence.

Le socle est encore là. Il appartient à chacun de le faire vivre. Ainsi la société redonnera espoir à ceux qui souffrent. Tel est ce que je souhaite à tous en ce début d’année et notamment aux familles. Que saint Louis et sainte Jeanne d’Arc veillent sur la France et apportent aux Français l’espérance qu’ils méritent et qu’ils attendent. Ainsi notre pays retrouvera la route de l’avenir.

Louis de Bourbon,
Duc d’Anjou.

grandes armes de France

2019-2. Vœux de Monseigneur le duc d’Anjou pour la nouvelle année.

Sur les réseaux sociaux, Monseigneur le duc d’Anjou, de jure Sa Majesté le Roi Louis XX, a publié dans la nuit du 31 décembre 2018 au 1er janvier 2019 ce message de vœux pour l’année nouvelle :

LouisXX - vœux nouvel an 2019

Chacun remarquera que ces vœux, dont la brièveté rend d’une certaine manière plus percutante la pertinence et la profondeur spirituelle, vont à l’essentiel, et contrastent admirablement avec les discours arrogants en forme de leçons amères de « l’élu de la république », bien plus préoccupé de faire entrer les Français dans le moule des directives économiques européistes et mondialistes que de leur bonheur véritable…

En sa qualité de Prieur de La Confrérie Royale et de sénéchal du Cercle Légitimiste du Vivarais, à son tour, Frère Maximilien-Marie a répondu à Sa Majesté sur Twitter pour La remercier et Lui présenter des vœux fervents et respectueux.

Tous les légitimistes prient avec ardeur et amour pour Sa Personne Royale, pour Sa chère famille, pour l’heureux terme de la grossesse de la Reine Marie-Marguerite, pour les Enfants de France et à toutes les intentions de leur Souverain vénéré. 

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2019-1. Où Son Altesse Sérénissime Monseigneur le Maître-Chat Lully présente à ses amis et lecteurs ses vœux pour l’an nouveau…

Mardi 1er janvier 2019,
Fête de la Circoncision de Notre-Seigneur
et octave de Sa Nativité.

Vœux de Lully 2019

Bel Ange de la Crèche,
Ange qui avez chanté dans la sainte nuit de Noël la paix divine promise aux hommes de bonne volonté,
Ange qui avez fait resplendir aux yeux des saints Rois Mages la lumière surnaturelle d’une étoile miraculeuse pour les conduire vers Jésus et Marie,
je vous en prie humblement en ce jour de l’an :
Portez à tous nos amis
nos vœux fervents de bonne, heureuse et sainte année 2019,
avec l’assurance de nos humbles prières
pour que la grâce, la paix et la lumière du Roi du Ciel Notre-Seigneur
leur soient données sans limite,
et que la force et le courage qui viennent d’en-haut leur soient aussi communiqués quand viendra l’heure de l’épreuve !

pattes de chat Lully

ange avec agneau

Pieuses invocations pour le commencement d’une année nouvelle > ici

2018-99. Lully « gilet-jaune » ?

Jeudi 20 décembre 2018,
Vigile de Saint Thomas, apôtre ;
Mémoire du jeudi de la 3ème semaine de l’Avent ;
335ème anniversaire de la naissance de Philippe de France, duc d’Anjou, Roi Philippe V d’Espagne.

lys.gif

Chers Amis du Refuge Notre-Dame de Compassion,

Vous êtes plusieurs à m’avoir fait parvenir cette photographie qui circule depuis plusieurs semaines sur internet et sur laquelle ce matou, qui est presque mon parfait sosie, arbore ce fameux gilet jaune qui fait couler tellement d’encre et de salive en ce moment…
Je ne résiste donc plus à la tentation de publier cette photographie sur mon blogue.

En notre « principauté », où les saintes Lois de Dieu, les préceptes traditionnels de la Sainte Eglise, les vénérables usages de la liturgie et de la Règle de Saint Augustin, et – bien sûr – les traditions du Royaume de France et les privilèges de notre antique province du Vivarais priment de manière absolue sur les lois civiles, nous n’avons pas de rond-point à occuper, pas de radar automatique à neutraliser et pas d’ « arc-de-triomphe-napoléomaçonnique » sur lequel je puisse me défouler…
Cela ne m’empêche d’ailleurs en aucune manière de continuer à faire mes griffes – spirituellement – sur les pseudo « lumières », sur l’abominable révolution, sur les fausses valeurs de la république et sur la maçonnerie, qui sont les véritables raisons fondamentales du malheur des peuples et du « profond malaise » actuel du peuple de France : mais cela bien peu de personnes le comprennent ou sont capables de l’entendre.
Les yeux rivés sur une subsistance pécuniaire et budgétaire – bien nécessaire certes -, ils restent pour la plupart lobotomisés par le prêt-à-penser républicain et conditionnés par le formatage dictatorial reçu à l’école et constamment entretenu par les médias, les politiques (même dits « d’opposition ») et les « curés », vendus à la pensée de Rousseau, qui dans leur très grande majorité sont devenus les thuriféraires de la république impie !
Plus que jamais la célèbre phrase de Bossuet « Dieu se rit des hommes qui déplorent les effets dont ils chérissent les causes » est d’une dramatique actualité !

Puisque le gouvernement souhaite l’ouverture de « cahiers de doléance » dans les mairies, je compte bien m’y rendre pour y inscrire quelques vérités fondamentales…
Et si je m’identifie volontiers à mon sosie en gilet jaune, c’est pour endoser haut et fort de tout autres revendications que la baisse du prix des croquettes…

chat gilet-jaune

Non à la république maçonnique !
Non à la république déicide et régicide !
Non au rouleau compresseur républicain destructeur des libertés individuelles, spirituelles et physiques,
et des libertés provinciales et corporatives !

Vive la Royauté chrétienne traditionnelle !
Vive le Christ qui aime les Francs !
Vive le Roi Louis XX !

Chat botté combatant

2018-98. Quelques nouvelles de la Légitimité.

Jeudi 13 décembre 2018 au soir,
Fête de Sainte Lucie ;
6ème jour dans l’octave de l’Immaculée Conception ;
465ème anniversaire de la naissance de SM le Roi Henri IV (13 décembre 1553).

Carapace berceau de Henri IV au château de Pau

Château de Pau : carapace de tortue qui fut le berceau du Roi Henri IV à sa naissance.

Chers Amis du Refuge Notre-Dame de Compassion,

Je veux profiter de ce jour particulier pour vous donner quelques nouvelles de la Légitimité.
Certains me demanderont peut-être : Pourquoi dites-vous que ce 13 décembre est un « jour particulier » ?
Mais c’est que c’est aujourd’hui le quatre-cent-soixante-cinquième anniversaire de la naissance à Pau de celui qui deviendra le premier Roi Bourbon : Henri IV le Grand.
Je vous ai déjà expliqué (cf. > ici et > ici) qu’en ce jour, à Rome, dans la cathédrale du pape – l’archibasilique du Très Saint Sauveur au Latran – chaque 13 décembre, en souvenir des bienfaits de Henri IV pour le chapitre cathédral de la Ville éternelle, est célébrée une Messe « pro felici ac prospero statu Galliae » : pour le bonheur et la prospérité de la France.
La tradition ne manque pas d’être observée cette année encore, ainsi qu’en fait foi cette annonce sur le site internet de l’ambassade de France près le Saint-Siège > ici.

En ce jour, en notre Mesnil-Marie, cela n’étonnera personne, nous ne boudons pas notre plaisir en reprenant à tue-tête avec ferveur le fameux et si populaire « Vive Henri IV ! » et en écoutant la sublime orchestration que Tchaikovsky en a faite (faire un clic droit sur l’image ci-dessous puis « ouvrir dans un nouvel onglet ») :

Image de prévisualisation YouTube

A – Un texte d’une importance capitale :

Il y a en premier lieu un texte d’une importance capitale sur lequel je veux attirer toute votre attention : il ne mérite pas seulement d’être lu, mais il est absolument indispensable de l’approfondir et de l’étudier avec le plus grand sérieux.
Ce texte a d’abord été publié en trois parties dans « Vexilla Galliae » et se trouve, depuis la fin du mois d’octobre, dans son intégralité sur l’excellent site « Vive le Roy » > ici.
Il montre d’une manière puissante la cohérence de la pensée et de l’action de notre Roi légitime dans ses interventions et prises de parole lors de cet été 2018. C’est pour cela qu’il s’intitule avec raison : « Eté 2018 : les combats de Louis XX pour l’unité nationale et la famille ».

En corollaire à cette étude, il est bon aussi de lire les interventions énergiques de notre Souverain sur les réseaux sociaux à propos des agissements ignobles du gouvernement espagnol dans l’affaire de l’exhumation de son bisaïeul maternel, le généralissime Francisco Franco.
On trouvera donc le communiqué du 20 octobre > ici et le mot d’humeur du 3 novembre > ici

Nous ne pouvons que nous réjouir profondément de la stature spirituelle et psychologique qui se révèle chaque jour davantage dans la personne de notre Roi !

B – La « grande presse » française a relayé l’intervention du Roi au sujet des « gilets jaunes » :

Ce message publié dans la journée du 8 décembre dernier et que nous avons nous-mêmes relayé le soir-même > ici, a été retenu et commenté par plusieurs médias : « Ouest-France », « Le Figaro », « Valeurs actuelles », « France info », « Les dernières nouvelles d’Alsace », « L’Est républicain », « Atlantico », « Le Parisien »
Bien sûr, on ne peut pas demander à ces organes de presse de comprendre du premier coup toutes choses de la personne du Roi et du sens de ses paroles, mais il est néanmoins remarquable que la parole royale trouve chez eux un écho, qui est en définitive plutôt sympathique.
On trouvera le compendium de ces articles de presse > ici

Intéressant aussi le fait que, à la suite de cela, en date de ce 11 décembre, « Le Figaro – Madame » présente un portrait du Prince qui malgré le côté « pipole » et plutôt superficiel de l’article, a l’effet d’une bénéfique « piqûre de rappel » > ici 

C – Le Prince Louis vient d’ouvrir un compte Twitter en français :

Il y a donc maintenant, et ce depuis ce lundi 10 décembre 2018, un moyen de recevoir directement de courts messages de notre Souverain légitime.
Le compte Twitter de Monseigneur se trouve > ici

Le lendemain de l’ouverture de son compte Twitter, Monseigneur le duc d’Anjou a réagi à l’annonce des crimes odieux commis à Strasbourg en publiant tout d’abord ce texte : « La violence islamiste a encore frappé ce soir des Français innocents à Strasbourg, faisant 2 morts et 7 blessés graves. Toute ma compassion aux victimes et à leurs familles ».
Puis Sa Majesté a ajouté ces lignes : « Il est temps de mettre en pratique une véritable politique volontariste sur l’immigration et l’Islam. Quelle responsabilité pour ceux qui viennent d’approuver le Pacte de Marrakech ! »
Et enfin : « Prions pour les victimes de l’attentat de Strasbourg. Il est évident qu’une fois de plus, les Français ont été attaqués par l’islamisme impérialiste. Combien de morts faudra-t-il pour que les responsables politiques comprennent que c’est l’identité de France, fille aînée de l’Église, qui est visée ? »

Nous sommes très reconnaissants envers notre Roi pour la sollicitude qui s’exprime à travers ces mots justes et forts !

Louis XX

Monseigneur le Prince Louis de Bourbon, duc d’Anjou,
aîné de tous les descendants de Hugues Capet, Saint Louis, Henri IV et Louis XIV,
de jure Sa Majesté Très Chrétienne le Roi Louis XX

D – La réunion annuelle des présidents de Cercles et représentants de l’UCLF :

Frère Maximilien-Marie s’est rendu à Paris le 17 novembre dernier pour prendre part à la réunion annuelle où se retrouvent les présidents ou représentants des Cercles de l’Union des Cercles Légitimistes de France (UCLF). Il y participait d’une part comme président – ou plus exactement « sénéchal » – du Cercle Légitimiste du Vivarais Abbé Claude Allier, et d’autre part en tant que Prieur de la Confrérie Royale.

Il ne m’appartient pas de rapporter ici ce que furent les échanges et communications de cette excellente journée, mais en revanche je vous invite à découvrir le nouveau tract de présentation de l’UCLF qui a été dévoilé à cette occasion. Voir > ici 

La grande et bonne nouvelle que je peux vous révéler toutefois, c’est que le Cercle Légitimiste du Vivarais a été officiellement reçu comme membre approuvé de l’Union des Cercles Légitimistes de France.

agrégation cercle du Vivarais à l'UCLF

E – Approbation et érection canonique des Chanoines de Saint-Remi :

Vous savez enfin quels liens d’amitié nous lient avec Messieurs les Chanoines Frédéric et Sébastien Goupil : nous vous avons déjà parlé d’eux et de leur fondation d’un ordre de chanoines séculiers voués à la prière pour la France (voir > ici, > ici, et > ici).
Pour conclure ces quelques nouvelles de la Légitimité, nous pouvons vous annoncer avec une immense joie et fervente action de grâces à Dieu Notre-Seigneur, qu’en date du 8 octobre dernier, au jour octave de la fête de Saint Remi, Son Excellence Révérendissime Monseigneur l’Evêque de Fréjus et Toulon a signé le décret d’érection canonique du Chapitre de Saint-Remi et a également érigé en collégiale l’église Notre-Dame de l’Assomption du Val où ils célèbrent les offices.
On peut trouver ces deux décrets, aux numéros 15 et 16 sur la page internet de la Chancellerie du diocèse de Fréjus et Toulon > ici.

Ce faisant, Monseigneur l’Evêque de Fréjus et Toulon a mis un terme à une injustice qui perdurait depuis l’inique « constitution civile du clergé » adoptée par l’assemblée constituante le 12 juillet 1790 et imposée au Roi et au Royaume avec les méthodes que l’on sait.
En effet ce texte avait alors supprimé, en même temps qu’il mettait fin à beaucoup d’autres choses saintes et vénérables, les chapitres de chanoines. Lors  du concordat de 1801, le rétablissement des chapitres cathédraux avait été permis de manière très parcimonieuse, mais les innombrables églises collégiales qui constellaient le paysage ecclésiastique du Royaume n’avaient pu retrouver leurs chapitres de chanoines dont la fondation, pour un très grand nombre, était due à la piété et aux libéralités de nos Princes…
La présente érection canonique referme donc une très triste parenthèse et nous espérons qu’elle marque l’aurore d’une véritable restauration.

Lully.

Chanoines Frédéric et Sébastien Goupil

Messieurs les Chanoines Frédéric et Sébastien Goupil,
fondateurs de l’Ordre canonial séculier de Saint-Remi

frise lys

2018-95. Message de Monseigneur le Prince Louis de Bourbon, de jure Sa Majesté le Roi Louis XX, publié à l’occasion du 8 décembre 2018.

grandes armes de France

Message du Prince 8 déc 2018

Trois lys blancs

2018-93. Chronique du Mesnil-Marie du 2 septembre au 3 novembre 2018.

Samedi soir 3 novembre 2018 ;
Fête de tous les saints du diocèse de Viviers ;
Anniversaire de la victoire de Mentana (cf. > ici, > ici  et > ici).

Lully méditant

Chers Amis du Refuge Notre-Dame de Compassion,

Il est plus que temps pour moi de venir vous présenter ma petite chronique des mois de septembre et octobre écoulés, puisque mon dernier compte-rendu était daté du 1er septembre (cf. > ici).
Je vous ai déjà, en plusieurs occasions ces dernières semaines, narré quelques événements ou faits en rapport avec certaines circonstances particulières de notre vie au Mesnil-Marie, mais j’ai quelques compléments ou anecdotes à y ajouter.

Septembre et octobre ont été ici extraordinairement radieux et chauds (comme en témoignait la vidéo publiée à la mi-septembre cf. > ici), et nous en avons pleinement profité :
- Frère Maximilien-Marie pour des travaux extérieurs de débroussaillage et d’entretien du terrain, après l’été ; pour transporter et ranger du bois ; pour enduire généreusement d’huile de lin à plusieurs reprises toutes les huisseries de la maison, ce qui constitue leur nutriment et leur protection pour la mauvaise saison ; et pour ramasser les noix (en effet, alors que les trois années précédentes avaient été très pauvres, cette année notre récolte a été abondante).
- Et moi, pour l’accompagner et lui prodiguer mes judicieux conseils et, me plaçant dans des endroits stratégiques – mi-ombre mi-soleil -, le surveiller d’un œil tout en me plongeant dans de profondes méditations et réflexions…

Lully au panier de noix

Le début de la récolte des noix

En ce qui concerne les activités spirituelles, j’ai déjà évoqué la récollection qui a eu lieu au Mesnil-Marie à l’occasion de la fête de la compassion de Notre-Dame, le samedi 15 septembre (cf. > ici), et ne vous en reparlerai donc pas ; je ne reviendrai pas non plus sur le pèlerinage accompli par notre Frère le 26 septembre à La Louvesc, après la translation du corps de Sainte Thérèse Couderc dans la basilique, puisque je l’ai déjà longuement évoqué (cf. > ici), en revanche, je peux mentionner ici le pèlerinage en l’honneur de Sainte Marthe et de Saint Remi auquel il a participé avec un petit groupe d’amis le samedi 13 octobre.

- Pèlerinage à Tarascon et Saint-Rémy de Provence :
Le samedi 13 octobre était le jour de l’anniversaire de notre cher ami Monsieur le chanoine Sébastien Goupil (cf. > ici). Aussi, avec l’accord de son frère aîné, Monsieur le chanoine Frédéric Goupil, mais sans que l’intéressé soit lui-même au courant, une de nos amies avait organisé cette pieuse escapade dont le but était, puisque ils sont les chanoines fondateurs de l’Ordre de Saint-Remi, d’aller prier à Saint-Rémy de Provence, lieu où le saint évêque de Reims Apôtre des Francs a lui-même dédié une église (elle était originellement sous le vocable de Saint Martin de Tours) et accompli des miracles.
Jusqu’à la révolution, le territoire de Saint-Rémy de Provence était d’ailleurs en grande partie propriété de l’abbaye Saint-Remi de Reims.

Collégiale royale Sainte-Marthe

Collégiale royale Sainte-Marthe à Tarascon, vue extérieure

Comme Monsieur le curé de Saint-Rémy n’avait pas accepté la célébration de la Sainte Messe latine traditionnelle dans son église (!!!), nos pèlerins avaient rendez-vous à la collégiale royale Sainte-Marthe de Tarascon, où d’ailleurs Saint Remi et le Roi Clovis 1er le Grand étaient venus en pèlerinage.

Ici, Monsieur l’archiprêtre les a accueillis à bras ouverts et a sorti des tiroirs de la sacristie une belle chasuble de style Louis XVI pour que Monsieur le chanoine Sébastien puisse célébrer cette Sainte Messe du jour anniversaire de sa naissance.

Chasuble Louis XVI Tarascon

La Messe fut chantée avec une grande ferveur et allégresse dans la crypte de la collégiale.

Cette crypte a été édifiée à l’emplacement même de la maison de Sainte Marthe (dans laquelle elle avait été inhumée après sa bienheureuse mort), au IVème siècle, lorsque l’Eglise put sortir de la clandestinité et déployer son culte de manière extérieure sans plus craindre les persécutions. Le sarcophage sculpté à cette époque pour recevoir le corps de Sainte Marthe y sert aujourd’hui d’autel.
Tout au long des siècles, des travaux d’embellissement où des restaurations y ont été réalisés.
Ici sont venus en pèlerinage, outre Saint Remi et le Roi Clovis déjà cités, de très nombreux rois et princes, et de très nombreux saints : je citerai en particulier Saint Louis, Saint Louis d’Anjou, Sainte Brigitte de Suède, Saint François de Sales, Louis XIII et Louis XIV…

Crypte de Sainte Marthe - Tarascon

La collégiale possède de nombreuses et remarquables œuvres d’art qui demanderaient des heures et des heures pour toutes les étudier et apprécier.
Pour cette fois, nos pèlerins durent se contenter d’une visite simple, en n’omettant pas – bien évidemment – de se recueillir devant les reliques de la sainte hôtesse de Notre-Seigneur Jésus-Christ.
Frère Maximilien-Marie m’a rapporté qu’il a allumé une veilleuse à l’intention de tous nos amis et bienfaiteurs devant le splendide buste reliquaire de Sainte Marthe.

Reliquaire du chef de Sainte Marthe offert par Louis XI

Reliquaire du Chef de Sainte Marthe
copie du reliquaire offert par Louis XI (malheureusement détruit à la révolution…) 

Après le déjeuner, notre petit groupe s’est bien sûr rendu à l’église de Saint-Rémy de Provence pour la visiter et s’y recueillir…

Eglise Saint-Rémy de Provence

Façade néo-classique de l’église de Saint-Rémy de Provence

Bas-relief Saint Remi - détail maître-autel Saint-Rémy de Provence

Bas-relief en marbre représentant Saint Remi
détail du maître-autel de l’église de Saint-Rémy de Provence

- Autres activités :
Je vous ai aussi déjà parlé du déplacement de Frère Maximilien-Marie à Paris pour l’assemblée générale de l’association Jean Carmignac (cf. > ici et > ici).
Outre la Sainte Messe et les travaux de cette assemblée générale, ce fut pour notre Frère l’occasion de rencontrer plusieurs personnes avec lesquelles il avait rendez-vous.

Ajoutons à cela les activités ordinaires : les articles qu’il envoie à « L’Hebdo de l’Ardèche » pour alimenter la rubrique locale de Saint-Martial (et donc les déplacements qui leurs sont inhérents pour prendre des notes et des photos à l’occasion des diverses activités ou animations dans le village), le blogue de l’école qu’il doit mettre à jour régulièrement (cf. > ici), l’assemblée générale de l’association « La Ronde des Sucs » dont il est président, l’assemblée générale et la reprise des réunions d’étude mensuelles pour le Cercle Légitimiste du Vivarais… etc.

Octobre s’est achevé avec la fête du Christ-Roi… marquée par une première chute de neige.
Ce dimanche 28 octobre, elle n’est pas tombée dans notre hameau même : la limite pluie-neige était à environ 100 m au-dessus de chez nous. Mais c’était suffisant pour rendre la route qui mène au Puy bien peu praticable. Ce dimanche-là donc, Frère Maximilien-Marie est allé fêter la Royauté universelle de Notre-Seigneur à l’église Notre-Dame à Valence.
Le lendemain, lundi 29 octobre, les températures s’étant encore abaissées, il a commencé à neiger ici même dès le lever du jour, et cela a duré une bonne partie de la journée et de la nuit suivante, jusqu’à former une couche allant, selon les endroits, de 15 à 20 cm.

Mardi 30 octobre 2018

Le Mesnil-Marie, le mardi 30 octobre 2018 à midi

Heureusement, cela n’a tout de même pas trop duré et il n’y a pas eu de dégâts ici-même, contrairement à de nombreux lieux d’altitude.
Dès la matinée du mardi 30, il y a eu un radoucissement et il s’est mis à pleuvoir. Cette pluie a fait peu à peu fondre la neige. Déjà, sur le cliché pris ce 30 octobre à midi et publié ci-dessus, la couche avait diminué d’un bon tiers. La pluie est alors devenue plus intense, plus abondante, violente parfois, et elle a duré une trentaine d’heures.
Inutile de vous préciser que je n’avais guère envie de mettre l’extrémité de mes moustaches dehors pendant tous ces jours !
Pour la Toussaint et pour le Jour des Morts, Frère Maximilien-Marie a pu à nouveau franchir les cols d’altitude pour se rendre à la Sainte Messe au Puy : la chaussée n’était enneigée ou verglacée qu’en peu d’endroits.

Pour terminer cette chronique, permettez-moi trois annonces :

1) Frère Maximilien-Marie a décidé de reprendre cette année l’usage antique – et bien oublié dans l’Eglise latine, sauf dans certaines congrégations très ferventes – du Carême de la Nativité.
Ce Carême, distinct du temps liturgique de l’Avent (lequel ne commencera qu’au dimanche le plus proche de la fête de Saint André), est parfois appelé « carême de Saint Martin » puisqu’il débute aux alentours de la fête du saint évêque de Tours (11 novembre). C’est une quarantaine entière, que nous commencerons au Mesnil-Marie au soir de l’octave de la Toussaint (le 8 novembre donc) et durant laquelle Frère Maximilien-Marie observera la même discipline alimentaire que pendant le grand Carême de Pâques : régime végétalien sauf aux jours de grandes fêtes (la Toussaint de l’Ordre, Saint Martin, la Présentation de Notre-Dame, Saint André et la Conception immaculée de la Vierge) où le poisson ou les œufs seront permis (pour plus de détails voir ou revoir l’usage antique > ici).

2) Pendant plusieurs années, Frère Maximilien-Marie a organisé des « Veillées Culture & Patrimoine », une fois par mois, de novembre à mars. Au début, ces veillées avaient lieu au Mesnil-Marie, qui s’est avéré vite trop petit. La municipalité nous a alors gracieusement prêté la salle de réunion aménagée dans l’ancien presbytère et ces veillées réunissaient, selon les cas, depuis une dizaine de personnes jusqu’à parfois une cinquantaine de participants. Par manque de temps et en raison d’un excès de fatigue, notre Frère ne les a pas organisées pendant les hivers 2016-2017 et 2017-2018. Toutefois plusieurs personnes lui ont exprimé leur regret de cette disparition. Après en avoir parlé aux responsable d’une association nouvellement créée dans le village – l’Amicale Art-Création-Loisirs – il a été convenu de reprendre ces veillées un mardi par mois à partir du 13 novembre : Madame le Maire a exprimé sa joie de voir repartir cette offre culturelle de proximité dans le village et a aussitôt accepté la mise à disposition gracieuse de la salle de l’ancien presbytère. Les deux associations (Amicale Art-Création-Loisirs et Refuge Notre-Dame de Compassion) les prépareront de concert et ont résolu que la collecte réalisée à l’aide de la corbeille déposée à la sortie serait attribuée à l’école, toujours dans le but d’en soutenir l’existence.

3) Je dois exprimer de très vifs remerciements à tous nos bienfaiteurs qui, par leurs dons, aident déjà à la vie quotidienne, à l’organisation des activités et aux travaux nécessaires pour continuer la restauration du Mesnil-Marie : nous envisageons de faire revenir une mini-pelle pour continuer l’aménagement d’un chemin (une première partie a été faite l’an dernier) accédant au terrain sur lequel nous envisageons un jour la construction de la chapelle de Notre-Dame de Compassion ; il y a des travaux de rejointoiement à réaliser à l’intérieur et des aménagements de placards ; Frère Maximilien-Marie a besoin de faire confectionner une nouvelle tunique (ainsi nomme-t-on la soutane des moines de Saint-Augustin)… etc.
Afin de nous aider pour l’accomplissement de ces projets, nous comptons encore sur vous et je tends une fois de plus la patte vers vous, chers Amis…

Que Notre-Dame de Compassion vous bénisse et vous comble de grâces !

Pour soutenir la vie, les activités et les travaux du Refuge ND de Compassion > ici

pattes de chatLully.

Lully 30 octobre 2018

Rappel :
Publications de ce blogue en rapport avec la Toussaint, le jour des morts… etc.

Textes spirituels :
- « Deux amours ont bâti deux cités » (St Augustin) > ici
« Il n’y a de vie véritable que la vie bienheureuse » (St Augustin) > ici

Contes :
- « Des Saints et des animaux », 4 parties dont la 1ère est > ici (et ensuite suivre le lien en bas de chaque texte)
« L’histoire de Saint Glinglin et de la belle Lurette » (R. Escarpit) > ici
« L’histoire de l’homme qui s’ennuyait » (sur une idée de C. Péguy) > ici

Bandes dessinées :
- « Camille-chenille et Edmond-papillon » > ici

- Le « Musée du Purgatoire »  > ici
– Les indulgences pour les défunts > ici
– La fête des Saintes Reliques > ici

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2018-91. Et si on le disait en chantant ?

Mercredi 17 octobre 2018,
Fête de Sainte Marguerite-Marie (cf. > ici et > ici) ;
Anniversaire du massacre de la Glacière (cf. > ici).

orchestre de chats

Chers Amis du  Refuge Notre-Dame de Compassion,

A la fin de ma publication du 8 octobre dernier (cf. > ici), je vous promettais que, si j’en avais le temps, je vous rapporterais quelques anecdotes liées au rapide passage de mon papa-moine à Paris au début de ce mois. En voici une, avec quelques développements…

Après la Sainte Messe de ce samedi 6 octobre dans la chapelle de l’Assomption à Saint-Sulpice, à la sacristie, le jeune prêtre qui venait de célébrer, alors que Frère Maximilien-Marie se relevait après avoir reçu sa bénédiction, l’a remercié d’avoir servi la Messe et il a ajouté : « Vous avez l’air très habitué à cette Messe ».

Notre Frère lui a répondu que, d’une part, il pratiquait exclusivement dans le rite latin traditionnel et qu’il n’assistait – toujours en retrait et sans vraiment y participer – que d’une manière très exceptionnelle à des cérémonies célébrées selon le nouvel ordo (par exemple pour des funérailles) ; et que d’autre part il était un « dinosaure » – c’est le terme qu’il a employé – parce qu’il est né « avant le concile » (là, l’abbé a marqué son étonnement parce qu’il paraît que Frère Maximilien-Marie ne fait pas son âge !) et que toutes ses premières années avaient été marquées par la liturgie traditionnelle.
Il est certes vrai que, par la suite, à une époque où – de manière éhontément mensongère – on a fait passer le rite ancien pour « abrogé » et « interdit », Frère Maximilien-Marie a bien dû assister à la « nouvelle messe », mais il a toujours gardé au fond du cœur l’amour et le vif désir du rite traditionnel, subissant le rite réformé, même lorsqu’il était célébré selon des formes proches de l’ancien rite, en comparaison duquel la nouvelle liturgie lui a toujours parue indigente et débilitante.

Lorsqu’il m’a rapporté la chose, comme nous étions dans les jours qui ont suivi la mort de Monsieur Aznavour, j’ai proposé à mon papa-moine le pastiche suivant que j’ai composé à son intention et qu’il a aussitôt adopté et chanté avec un immense plaisir :

♫ ♪ ♫ ♪ ♫ ♪ ♫ ♪ ♫ ♪ ♫ 
Je vous parle d’un temps
Que les moins d’cinquante ans
Ne peuvent pas connaître :
L’Eglise en ce temps-là
Semblait encore catho
Et bien moins décatie !
Et si la liturgie,
Déjà en bien des lieux,
Ne payait pas de mine,
C’est là que j’ai connu
La véritable Messe
Et que j’en ai vécu !

La vraie Messe !
La vraie Messe !
Ça voulait dire : on est heureux !
La vraie Messe !
La vraie Messe !
Elle nous portait vers les Cieux…
♫ ♪ ♫ ♪ ♫ ♪ ♫ ♪ ♫ ♪ ♫

Je l’ai remarqué bien des fois, un peu d’humour est salutaire en face des situations à la fois terribles et lamentables qui font, en nos tristes temps, l’actualité de la Sainte Eglise, occasions de tant de troubles, inquiétudes et tentations de découragement pour beaucoup de fidèles.

Frère Maximilien-Marie est d’ailleurs assez coutumier et depuis fort longtemps de ces pastiches de chansons.
En témoigne l’adaptation suivante, composée en partie jadis par notre Frère avec des amis, sur une mélodie à succès de la princesse Stéphanie de Monaco quand elle voulut faire carrière dans les variétés (!!!) et que depuis nous avons complétée.
Ce chant a beaucoup amusé Jean-Baptiste, le filleul de Frère Maximilien-Marie, qui le fredonne lui aussi de temps en temps :

♪ ♫ ♪ ♫ ♪ ♫ ♪ ♫ ♪
Comme un ouragan,
Le concile en moi
A balayé le passé :
Il a perverti
La sainte liturgie
Qu’il a protestantisée !

Comme un ouragan,
Le concile en moi
A balayé le passé :
Les étoles en laine,
Les calices en terre
Je ne peux plus m’en passer…
♪ ♫ ♪ ♫ ♪ ♫ ♪ ♫ ♪

C’est une assez bonne méthode pour prendre du recul et, en quelque manière, pour se prémunir contre l’amertume, ce poison qui ruine la vie spirituelle de trop de catholiques traditionnels, fidèles certes, mais si souvent aigris et éteints…

pattes de chatLully.
Chat chantant

2018-90. Où le Maître-Chat évoque l’assemblée générale de l’Association Jean Carmignac et présente la chapelle dans laquelle la Sainte Messe fut célébrée pour l’occasion.

Lundi 8 octobre 2018,
Fête de Sainte Brigitte de Suède (cf. > ici).

Chers Amis du Refuge Notre-Dame de Compassion,

Samedi dernier, 6 octobre, Frère Maximilien-Marie s’est rendu à Paris afin de prendre part à l’assemblée générale de l’Association Jean Carmignac, à laquelle tous ceux qui le connaissent bien savent combien il est attaché.
Cette assemblée générale a toujours lieu au début du mois d’octobre, un samedi, afin d’être proche de la date du rappel à Dieu de Monsieur l’Abbé Jean Carmignac (+ 2 octobre 1986) que notre Frère a un peu connu et dont il avait reçu de judicieux conseils (voir « Souvenirs de quelques conversations avec Monsieur l’Abbé Carmignac » > ici).

Je ne vous ferai pas de compte-rendu de cette assemblée générale et des passionnantes communications dont elle fut l’occasion : les personnes que cela intéresse pourront en trouver le résumé dans le bulletin de l’Association, auquel je ne peux que les encourager à s’abonner (quatre publications par an) parce qu’il contient toujours des textes très intéressants en rapport avec les études bibliques, la défense du caractère historique des Saints Evangiles et les preuves toujours plus nombreuses de leur rédaction à des dates très proches des événements (voir les anciens bulletins > ici).
En revanche je veux vous présenter rapidement le lieu où fut célébrée la Sainte Messe par laquelle a commencé cette journée de retrouvailles, d’amitié et de travaux.

Paris église Saint-Sulpice

Ancienne carte postale montrant la façade de l’église Saint-Sulpice à Paris

Cette Sainte Messe anniversaire à la pieuse mémoire de Monsieur l’Abbé Carmignac est toujours célébrée à l’église Saint-Sulpice où, en 1956, au retour de ses études en Terre Sainte, il fut affecté en qualité de vicaire auxiliaire. Il resta ici une dizaine d’années y exerçant un précieux ministère essentiellement consacré aux confessions, à la direction spirituelle et aux visites des malades, tout en continuant ses études hébraïques et en dirigeant « La Revue de Qumran » qu’il avait fondée en 1958.

Son départ de Saint-Sulpice est consécutif à l’adoption de la nouvelle traduction française du « Pater » – dite « traduction œcuménique » – en 1966 : « Alors ma vie a été bouleversée par un événement dont vous aurez peut-être du mal à comprendre l’importance. Quand j’ai appris qu’une nouvelle traduction française du « Notre Père » allait contenir la formule « Ne nous soumets pas à la tentation », j’ai été indigné, d’abord parce que cette traduction est fausse, et surtout parce qu’elle constitue un outrage à Dieu, qui n’a jamais soumis personne à la tentation. J’ai donc protesté auprès des autorités responsables de cette erreur, mais je n’ai pas réussi à les faire modifier cette regrettable traduction. Persuadé que la vérité finit toujours par s’imposer, je me suis mis à préparer une thèse de doctorat sur le « Notre Père ». Je l’ai soutenue le 29 janvier 1969 et elle est parue en juillet de la même année avec le titre Recherches sur le Notre Père (Letouzey et Ané) ; c’est un gros volume de 608 pages, qui pèse plus d’un kilo ! Plus tard je l’ai abrégé en un petit volume de vulgarisation À l’écoute du Notre Père. Bien entendu, cette opposition, que ma conscience m’imposait à la fois par loyauté scientifique et par respect de Dieu, n’a pas été appréciée par les autorités ecclésiastiques et j’ai dû quitter mon poste à Saint-Sulpice pour me réfugier à la paroisse Saint-Louis d’Antin, puis en 1967 à la paroisse Saint-François de Sales ».
Tous ses amis se souviennent qu’à Saint-François de Sales, l’Abbé Carmignac faisait l’objet de mesures à proprement parler discriminatoires, voire frôlant la persécution. Que la honte et le déshonneur soient à jamais sur les prêtres et évêques qui en usèrent ainsi avec lui !
On relira aussi avec intérêt le récit de la visite de Vittorio Messori à l’abbé Carmignac dans son petit logement de la paroisse Saint-François de Sales > ici.

Bref ! Revenons-en à la Sainte Messe de ce samedi matin 6 octobre. Elle fut célébrée dans la chapelle dite aujourd’hui « de l’Assomption », mais qui fut à l’origine la « chapelle des catéchismes ».

chapelle de l'assomption Saint-Sulpice

Paris, église Saint-Sulpice :
l’astucieuse chaire de la chapelle des catéchismes.

Edifiée au XVIIIème siècle, la chapelle des catéchismes, qui se signale à l’extérieur par un étonnant toit en forme de dôme applati dont l’épi de faîtage en bronze représente un pélican s’ouvrant le flan pour nourrir ses petits, adopte la forme d’un hexagone aux côtés irréguliers.
Comme son nom l’indique, elle a été conçue afin d’y réunir les enfants pour l’enseignement du catéchisme : celui-ci leur était dispensé par un prêtre du haut d’une chaire à double escalier, et le pied de la chaire est astucieusement aménagé en confessional.

La chapelle est ornée de quatre grands tableaux dont trois sont des XVIIème ou XVIIIème siècles et ont fait l’objet de belles restaurations.
Chacun d’entre eux mériterait un article pour lui seul.

Sur le côté opposé à la chaire des catéchismes, se trouve l’autel, surmonté par la statue d’une Madone à l’Enfant d’un style tout académique, sur le socle de laquelle on peut lire « Notre-Dame de Toute Grâce – 1868″.

autel de la chapelle de l'Assomption

Autel de la « chapelle de l’Assomption », ancienne « chapelle des catéchismes »

Devant cet autel, a été disposé un « autel-face-au-peuple » en forme de table, réalisé en contreplaqué dans le plus pur « style » (!!!) de la fin des années 60 du précédent siècle, et qui n’a bien sûr pas servi pour cette Sainte Messe, puisqu’elle fut célébrée dans le rite latin traditionnel par un jeune prêtre chilien ordonné depuis trois ans dans l’Institut du Bon Pasteur.

Nous sommes évidemment très reconnaissants à Monsieur le Curé de Saint-Sulpice d’accueillir l’Association Jean Carmignac pour cette célébration annuelle.

messe du samedi 6 octobre

Sainte Messe du samedi 6 octobre 2018
(aimable communication de l’un de nos amis qui assista à cette Messe)

Il y aurait quelques anecdotes – certaines savoureuses – à vous narrer à propos de cette journée parisienne de Frère Maximilien-Marie : si j’en ai le temps je vous les conterai une autre fois.

Que Dieu garde longtemps cette chère association qui maintient la mémoire vivante de notre vénéré abbé Jean Carmignac, et qu’il lui accorde de se développer et de rayonner toujours davantage pour l’honneur de Dieu, en particulier dans son combat – car c’en est un – pour faire connaître la vérité des Saints Evangiles !

pattes de chatLully.

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