Archive pour la catégorie 'Commentaires d’actualité & humeurs'

2023-116. « Le déguisement du démon en serpent se continue par ses transformations en hérétique, en schismatique, en faux savant, faux littérateur, faux artiste, faux sociologue, en moderniste, et combien d’autres ! »

25 septembre,
Fête de Saint Prince (ou Principe) de Soissons, évêque et confesseur,
frère aîné de Saint Remi de Reims.

       Chers Amis, vous trouverez ci-dessous le texte de la lettre mensuelle de la Confrérie Royale, dont le contenu sera médité et approfondi aussi avec grand profit par tous les lecteurs de ce blogue, par tous les catholiques qui ont le sens des enjeux des combats présents, par tous les authentiques fidèles qui ont conscience de la crise de l’Eglise et de la société civile…

frise lys

Lettre mensuelle aux membres et amis de la
Confrérie Royale

- 25 septembre 2023 -

frise lys

Triduum en l’honneur de Saint Michel
avant sa fête liturgique

Bien chers membres et amis,

   Nous sommes à quelques jours de la fête de Saint Michel archange (29 septembre) et, en guise de lettre mensuelle, voici un texte qui figure dans les Actes du pontificat de Saint Pie X et réalise une sorte de commentaire de la prière que son prédécesseur, le pape Léon XIII, avait promulguée pour être récitée à la fin de toutes les Messes basses :

Sancte Michael Archangele, defende nos in proelio ;
contra nequitiam et insidias diaboli esto praesidium.
Imperet illi Deus, supplices deprecamur :
tuque, Princeps militiae caelestis,
satanam aliosque spiritus malignos,
qui ad perditionem animarum pervagantur in mundo,
divina virtute in infernum detrude.
Amen.

Saint Michel Archange,
défendez-nous dans le combat ;
soyez notre secours contre la malice et les embûches du démon.
Que Dieu lui commande, nous vous en supplions :
et vous, Prince de la Milice Céleste,
repoussez en enfer, par la force divine,
Satan et les autres esprits mauvais
qui rôdent dans le monde pour la perte des âmes.
Ainsi soit-il.

   Ce texte donc est signé du cardinal Pietro Respighi (1843-1913), qui était à l’époque où il le publia par mandat du pape Saint Pie X, camerlingue du Sacré Collège (nota : poste supprimé en 1995 par Jean Paul II, qu’il ne faut pas confondre avec celui de camerlingue de la Sainte Eglise romaine), et il constitue une forme de méditation développant cette courte prière à Saint Michel, pour en montrer toute la nécessité et la pressante actualité.

   Ce qui était vrai en 1907, est, d’une certaine manière, encore plus nécessaire et actuel en 2023 ! C’est la raison pour laquelle il vous est adressé aujourd’hui…
Et puisque le pape Saint Pie X demandait aux fidèles de son diocèse de Rome d’accomplir un triduum – les 26, 27 et 28 septembre – pour préparer avec davantage de ferveur la fête de Saint Michel, reprenons aujourd’hui cette recommandation et, même si nous faisons déjà une neuvaine à Saint Michel, ne manquons pas d’intensifier encore notre prière en ces trois jours, afin de demander à Saint Michel sa protection sur le Royaume de France qui fut spécialement placé sous sa protection par Saint Charlemagne déjà, puis au cours des siècles par nombre de nos pieux Souverains et Princes.

   Que le Prince des armées célestes, victorieux contre le démon et ses anges rebelles, nous soit en aide et protection : qu’il protège très spécialement Sa Majesté Très Chrétienne le Roi Louis XX et sa famille, qu’il protège le Royaume des Lys et en chasse les esprits maléfiques qui y sont répandus, et qu’il nous aide à être chaque jour, par la prière et le sacrifice, des membres fidèles de notre Confrérie, milice spirituelle au service du Roi légitime. Ainsi soit-il.

Frère Maximilien-Marie du Sacré-Cœur,
Prieur.

 Vitrail de Saint Michel au bouclier de lys

Invito sacro

promulgué au nom de Saint Pie X
par le cardinal Respighi

le 17 septembre 1907

       L’invocation « Saint Michel Archange » que des millions de fidèles récitent chaque jour après la célébration du très saint Sacrifice retentit plus vive et plus ardente en ces jours qui nous préparent à la fête du glorieux prince de la milice céleste.

   Defende nos in praelio. Défendez-nous, ô saint archange, dans la lutte ici-bas. Notre passage en ce monde a été défini par ces paroles mémorables de Job : « La vie de l’homme sur terre est un combat » (Job VII, 1). C’est à ce combat que nous exhorte saint Paul en ces termes : « Mes frères, fortifiez-vous dans le Seigneur et dans la puissance de Sa vertu. Revêtez-vous de l’armure de Dieu, afin de pouvoir résister à toutes les embûches du démon ; car nous avons à combattre, non contre la chair et le sang, mais contre les princes et les puissances, contre les gouverneurs de ce monde de ténèbres, contre les esprits de malice répandus dans l’air… Soyez fermes, ceignez vos reins de la vérité et revêtez la cuirasse de la justice ; que vos pieds soient chaussés et prêts à marcher dans la voie de l’Evangile, sur le chemin de la charité et de la paix. Et surtout prenez le bouclier de la foi, pour que vous puissiez éteindre sur lui les traits enflammés du malin esprit » (Eph. VI, 10-16).

   C’est donc une guerre, non pas contre les hommes de ce monde, mais contre les perfidies et les embûches des esprits infernaux, ennemis obstinés et puissants, qui se servent de ce monde lui-même et des hommes, comme d’instruments pour nous faire la guerre.

   Contre nequitias et insidias diaboli esto praesidium. Les perfidies du démon, c’est la mort, puisque la mort est entrée dans le monde par l’envie du démon (Sag. II, 24) ; ce sont les persécutions qu’il inflige aux personnes et aux nations catholiques, puisque ceux-là l’imitent qui lui appartiennent.

   Les embûches du démon, ce sont toutes les machinations capables de tromper, si c’est possible, les élus eux-mêmes (Matth. XXIV, 24).

   Le déguisement du démon en serpent se continue par ses transformations en hérétique, en schismatique, en faux savant, faux littérateur, faux artiste, faux sociologue, en moderniste, et combien d’autres !

   Les embûches du démon, ce sont les tentations pour lesquelles il se sert des circonstances extérieures, des passions internes, de nos sens, de l’imagination ; ce sont les opérations divinatoires ou prédictions de l’avenir, les pratiques merveilleuses par lesquelles ce trompeur, père du mensonge, séduit tant d’esprits. Ces perfidies et ces embûches croîtront en puissance à l’arrivée de l’antéchrist, « arrivée qui se produira par l’opération de Satan, avec toutes sortes de miracles et de signes, et des prodiges menteurs, ainsi qu’avec toutes les séductions de l’iniquité, pour ceux qui se perdent, parce qu’ils n’ont pas reçu l’amour de la vérité, afin d’être sauvés » (2 Thess. II, 9-10).

   Imperet illi Deus. Quand l’archange saint Michel lutta contre le démon à l’occasion de la sépulture de Moïse, il lança à l’esprit mauvais ces paroles : « Que le Seigneur te dompte ! » (Jude 9). Dans les tristes jours où nous vivons, répétons avec une confiance tranquille et ferme ces paroles de saint Michel contre Satan et les esprits mauvais qui parcourent le monde pour la perdition des âmes : « Que le Seigneur te dompte ! »

   Mais observons l’avertissement de l’Apôtre : « Ne donnez point place au démon » (Eph. IV, 27). Détestons de toute la force de notre âme cette figure horrible, cette fumée et ce feu d’agitation, de désordre et de rébellion, dont s’entoure le roi de tous les fils de l’orgueil (Job IV, 1, 25).

   Contre le prince de l’orgueil, suivons le doux archange. Dans son triomphe, lui, au contraire, s’enveloppe de l’humilité, de la beauté et de l’amabilité de Jésus-Christ.

   Honorons, acclamons, invoquons saint Michel, et, sous son patronage, avec l’aide de Dieu, durant toute notre vie et à l’heure de la mort, nous repousserons Satan vaincu dans les abîmes. Eternellement reconnaissants à Dieu nous répéterons avec Judith : Custodivit me angelus ejus. L’ange du Seigneur a combattu et triomphé pour nous !

 Par la volonté du saint-père on célèbrera dans les journées du 26, 27 et 28 septembre le triduum de saint Michel dans toutes les églises paroissiales de Rome.

Miniature Ordre Saint Michel - Louis XI

2023-115. « Le monde moderne est saturé des vieilles vertus chrétiennes virant à la folie.»

17ème dimanche après la Pentecôte,
(Textes de la Sainte Ecriture lus ce dimanche : Eph.IV, 1-6 & Matth. XXII, 34-46)

       Le dix-septième dimanche après la Pentecôte peut, en vérité, être appelé « dimanche du double précepte de la charité », en raison de l’enseignement donné par Notre-Seigneur dans la première partie de la péricope évangélique que, depuis des siècles, la Sainte Eglise notre Mère offre en ce jour à notre méditation.

   Insistons sur le fait que notre divin Rédempteur, en proclamant l’indispensable et nécessaire corrélation entre l’amour de Dieu et celui du prochain, met en évidence que l’on doit conserver un équilibre absolu entre les deux aspects de la charité : on ne peut prétendre aimer Dieu, lorsqu’on n’a pas l’amour du prochain (cf. 1 Jean IV, 20) ; mais on ne peut pas davantage prétendre aimer son prochain, et en particulier les nécessiteux, aux dépens de l’amour de Dieu, et donc en particulier aux dépens de toutes les exigences de la foi surnaturelle divinement révélée. Une « charité » qui ne s’occupe que du bien être matériel du prochain n’en est pas une : elle n’est qu’une forme de bienfaisance naturaliste, qui ne répond pas aux exigences de la charité divine.
La philanthropie n’est en définitive qu’une version laïcisée, rabaissée au vulgaire profane – profanée -, du précepte divin. Cela devient dramatique lorsque des chefs spirituels, des ecclésiastiques, se font les propagandistes de ce dévoiement : ils entraînent après eux la société, tant spirituelle que civile, dans cette « nef des fous » qui s’en ira inexorablement au naufrage…

   Voilà pourquoi il n’est pas inutile de relire le fameux paragraphe, prophétique en un sens, dans lequel Chesterton dénonce « les vieilles vertus chrétiennes virant à la folie ». A la place du nom Monsieur Blatchford, aujourd’hui bien oublié, il ne sera pas difficile de substituer celui de tel ou tel hiérarque de la Sainte Eglise…
Et je renvoie aussi aux très pertinents commentaires qu’en avait fait le journaliste espagnol Juan-Manuel de Prada que nous avions publié > ici.

Jérôme Bosch - la nef des fous - Louvre

Jérôme Bosch (vers 1450 – 1516) : « la nef des fous » (vers 1500) [musée du Louvre]

frise

« Le monde moderne est saturé des vieilles vertus chrétiennes virant à la folie.»

       « [...] Le monde moderne n’est pas mauvais : à certains égards, il est bien trop bon. Il est rempli de vertus féroces et gâchées. Lorsqu’un dispositif religieux est brisé (comme le fut le christianisme pendant la Réforme), ce ne sont pas seulement les vices qui sont libérés. Les vices sont en effet libérés, et ils errent de par le monde en faisant des ravages ; mais les vertus le sont aussi, et elles errent plus férocement encore en faisant des ravages plus terribles. Le monde moderne est saturé des vieilles vertus chrétiennes virant à la folie. Elles ont viré à la folie parce qu’on les a isolées les unes des autres et qu’elles errent indépendamment dans la solitude. Ainsi des scientifiques se passionnent-ils pour la vérité, et leur vérité est impitoyable. Ainsi des « humanitaires » ne se soucient-ils que de la pitié, mais leur pitié (je regrette de le dire) est souvent mensongère. M. Blatchford (note 1), par exemple, s’en prend au christianisme parce qu’une vertu chrétienne le rend fou : la vertu purement mystique et presque irrationnelle de la charité. Il croit en cette idée singulière qu’il sera plus facile de pardonner les péchés en disant qu’il n’y a pas de péchés à pardonner. M. Blatchford n’est pas seulement un chrétien de la première heure, il est le seul parmi les premiers chrétiens qui aurait vraiment dû être dévoré par les lions. Car, en ce qui le concerne, l’accusation païenne est pour le moins exacte : sa pitié signifierait tout simplement l’anarchie. C’est parce qu’il est trop humain qu’il est réellement l’ennemi de la race humaine. A l’extrême opposé, nous pourrions prendre l’âpre réaliste, qui a délibérément tué en lui-même tout le plaisir humain que les hommes tirent d’histoires heureuses ou de la guérison du cœur. Torquemada (note 2) tortura des gens physiquement au nom de la vérité morale. Zola tortura des gens moralement au nom de la vérité physique. Mais du moins y avait-il, à l’époque de Torquemada, un système qui pouvait, jusqu’à un certain point, faire que la justice et la paix se rencontrent. De nos jours, elles ne se saluent même pas… »

Gilbert Keith Chesterton,
in « Orthodoxie », chap.3 « le suicide de la pensée ».

       Notes :
1 - Robert Peel Glanville Blatchford (1851 – 1943) était un militant socialiste, journaliste et auteur britannique, connu pour son athéisme, avec lequel Chesterton eut un long différend à propos du christianisme, ce qui donna lieu à un recueil d’articles : « The Blatchford Controversies » (1904).
2 – Inquisiteur général pour l’Espagne, Tomas de Torquemada (1420 – 1498) organisa le Saint Office. Il s’acharna si impitoyablement contre les hérétiques et contre les juifs qu’il est passé à la postérité comme le symbole même du fanatisme.

Jérome Bosch - la nef des fous détail

« La nef des fous », détail

2023-114. Où, au jour octave des Sept-Douleurs de Notre-Dame, le Prince Tolbiac dresse un bref compte-rendu de l’été 2023.

22 septembre 2023,
Au Mesnil-Marie : l’octave des Sept-Douleurs de Notre-Dame (double majeur) ;
Mémoire de Saint Maurice et de ses compagnons, légionnaires et martyrs ;
Mémoire du Vendredi des Quatre-Temps d’automne.

Tableau de la Vierge des Sept-Douleurs

Chers Amis du Refuge Notre-Dame de Compassion,

       En ce jour octave des la fête des Sept-Douleurs de la Très Sainte Mère de Dieu, et pour nous attacher toujours davantage à approfondir leur incommensurable mystère, je voudrais commencer par vous proposer l’audition d’une version du célèbre Stabat Mater de Pergolèse que mon papa-moine m’a donnée à écouter pendant cette octave (car l’éducation musicale est elle aussi importante dans la formation d’un chat novice augustinien : n’oubliez pas que notre Bienheureux Père Saint Augustin a rédigé un traité sur la musique), et que nous avons l’un et l’autre fort appréciée.

   Après les deux versions que mon vénéré prédécesseur, feu le Maître-Chat Lully, en avait publiées > ici, en voici une troisième qui émane du très illustre et presque millénaire chœur d’enfants de l’abbaye de Saint Florian (cf. > ici et > ici) : la virtuosité vocale de Christian Ziemski, soprano soliste des petits chanteurs de Saint-Florian, et d’Aloïs Mühlbacher, jeune et remarquable contreténor, nous a véritablement transportés ; une virtuosité qu’ils savent pleinement mettre au service du texte de la sublime séquence de cette Messe de la Compassion de Notre-Dame :

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   Mais avec cette octave de Notre-Dame des Douleurs, nous disons au revoir à l’été : la fête de Saint Matthieu, hier, conformément au dicton populaire, a bien semblé en être les adieux !

   Les couleurs de la végétation ont commencé à changer, les jours raccourcissent considérablement, les températures baissent : voici l’automne !
Je profite donc de notre entrée dans une nouvelle saison pour vous dresser un rapide compte-rendu de celle qui vient de s’achever : ce ne sera pas très long puisque, en réalité, l’état de santé de Frère Maximilien-Marie l’a contraint à limiter à l’extrême ses activités ou participations à des manifestations extérieures. De ce fait, je n’ai en définitive à vous énumérer que des cérémonies : le 1er juillet, pour la fête du Très Précieux Sang, l’un de nos amis prêtres est venu fêter ici son trentième anniversaire d’ordination sacerdotale ; le 11 août, il y a eu la fête de notre chère Sainte Philomène ; le 25 août, la fête de Saint Louis ; et enfin, ce 15 septembre, celle des Sept-Douleurs de Notre-Dame, fête patronale de notre Mesnil-Marie (cf. > ici).
L’unique « sortie » à laquelle notre Frère a participé, a été le 14 juillet, à La Louvesc : la traditionnelle journée contre-révolutionnaire organisée par le Cercle Légitimiste du Vivarais mettant cette année l’accent sur le rôle de Saint Jean-François Régis (cf. > ici), comme préparation spirituelle des populations vellaves et vivaroises à la résistance à l’impiété révolutionnaire.

   Je me contenterai maintenant d’illustrer ce bref compte-rendu de quelques photographies qui m’ont paru particulièrement belles, prises lors des cérémonies dans notre chapelle.

Chasuble rouge avec Agneau de Dieu - 1er juillet 2023

Chasuble rouge à l’Agneau de Dieu

Per intercessionem beati Michaelis archangeli - 15 septembre 2023

Per intercessionem beati Michaelis archangeli, stantis a dextris altaris incensi…
incensum istud dignetur Dominus benedicere…

Epiclèse - 1er juillet 2023

Hanc igitur oblationem servitutis nostrae…

Per ipsum et cum ipso et in ipso - 1er juillet 2023

Per ipsum, et cum ipso et in ipso…

Pendant les purifications - 15 septembre 2023

Pendant que le prêtre se trouve du côté de l’épître lors de la purification du calice

Motif central du dos de la chasuble de Notre-Dame de Compassion

Motif central au dos de la chasuble réalisée spécialement pour les deux fêtes de
Notre-Dame de Compassion 

    Voilà donc, mes bien chers Amis, ma modeste chronique de ce jour : qu’elle vous soit surtout le témoignage de notre profonde et amicale union dans la prière et dans l’offrande, afin que cet automne qui commence soit une saison de croissance spirituelle et de plus grande ferveur, en répondant avec toujours plus de générosité aux appels des divins Cœurs de Jésus et Marie…

Tolbiac.

Tolbiac septembre 2023

 

2023-108. « Te Deum » pour le seizième anniversaire du Blogue du Mesnil-Marie.

Dimanche soir 10 septembre 2023.

2007 – 10 septembre – 2023

Seizième anniversaire de la création de ce modeste blogue

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Chers Amis du Refuge Notre-Dame de Compassion,

   Il est impossible d’achever cette journée sans faire monter vers le Ciel de très vives actions de grâces pour l’anniversaire de la « fondation » de ce blogue.
En référence à celui qui s’en trouve à l’origine, mon prédécesseur au Mesnil-Marie, feu Monseigneur le Maître-Chat Lully, il était tout naturel que j’optasse pour la publication, ci-dessus,  du très fameux (et à juste titre) Te Deum de Monsieur le Surintendant des musiques royales du Grand Roi, Jean-Baptiste de Lully.

   Pour ceux, plus ou moins nouveaux lecteurs ou abonnés de ce modeste blogue qui n’en connaîtraient pas l’histoire, je me permets de vous proposer quelques liens qui leur permettront, s’ils le désirent, d’en prendre connaissance.
Voici donc :

1) Le premier prologue du Maître-Chat, avec lequel commença cette aventure > ici ;
2) Le prologue qui l’a remplacé après le trépas du Maître-Chat Lully > ici ;
3) Le premier article, daté du 11 septembre 2007, dans lequel le Maître-Chat Lully, brossait un rapide historique > ici ;
4) Et un article de 2012, où le Maître-Chat revenait sur cette histoire > ici

   Ce dimanche 10 septembre 2023 au soir, le compteur du blogue totalise plus de 4.346.400 visiteurs, et 1.815 articles y ont été publiés avant celui-ci.

   Au tout petit groupe des  destinataires d’origine, composé d’amis que nous connaissions tous directement, se sont rajoutées des centaines d’autres, que nous n’avons jamais rencontrés – ou du moins pas encore -, mais avec lesquels se sont tissés des liens, amicaux et spirituels, authentiques. Certains mêmes, sont venus jusqu’en cette thébaïde pour faire connaissance avec mon papa-moine ou avec feu le Maître-Chat Lully.
Certes, ces publications nous valent bien sûr de solides inimitiés ou des critiques tenaces ; mais nous recevons aussi très fréquemment des témoignages bien plus intéressants de personnes qui, sans qu’elles se fassent forcément connaître, ou du moins pas tout de suite, grâce à la lecture de ces articles, sont venues à plus de ferveur religieuse ; ont davantage pris conscience de la crise de l’Eglise ; ont résolu de se mieux former pour s’ancrer davantage dans la sainte Tradition spirituelle, doctrinale et 
liturgique et résister au modernisme mortifère ; ont été gagnées à la Légitimité… etc.

   C’est pour tout cela que nous faisons monter vers Dieu, ce soir, de vibrantes actions de grâce, et que, Frère Maximilien-Marie et moi-même, nous renouvelons devant vous nos résolutions et engagements, avec joie et avec une détermination renforcée.

Que Dieu nous soit en aide et soit Lui-même notre force.
Ainsi soit-il !

Patte de chatTolbiac.

Pour s’inscrire aux publications et mises à jour du blogue > ici

Tolbiac 10 septembre 2023

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2023-107. 10 septembre 2023 : Son Altesse Félinissime le Prince Tolbiac a un an et demi.

10 septembre 2023,
Dans l’Ordre de Saint Augustin, fête de Saint Nicolas de Tolentino, confesseur ;
15ème dimanche après la Pentecôte ;
Mémoire de Sainte Pulchérie, impératrice et vierge ;
Mémoire de Saint Aubert d’Avranches, évêque et confesseur ;
16ème anniversaire de la création de ce blogue par le Maître-Chat Lully (cf. > ici).

1 - 21 juin 2023

       « Selon un petit tableau de correspondance que mon papa-moine avait jadis rapporté de la clinique vétérinaire, il semblerait que ces dix-huit mois de vie que j’accomplis en ce jour correspondent à vint-et-un ans et demi de l’âge d’un homme : il y a déjà longtemps que je ne suis plus un chaton ; j’ai largement dépassé l’âge de la majorité ; et je fais bien comprendre à ceux qui m’approchent que je ne suis pas une espèce de peluche décorative…
Je suis un chat. Un jeune chat, certes, mais pleinement un chat ! 
Je suis Tolbiac, le jeune guerrier, dont le regard est aussi acéré que les griffes, dont la vivacité à bondir est impitoyable pour les sauterelles, lézards, souris, mulots, musaraignes, libellules, araignées, passereaux et chauves-souris…

   Mais je suis un Prince monastique.
De fait, je dois être de la race de ces moines-soldats qui virent le jour au temps glorieux des croisades : je suis impitoyable et sans état d’âme pour l’extermination des ennemis, ces nuisibles que Dieu mon Créateur et Maître, m’a donné vocation de combattre.
Désormais, les livres et les réserves de cierges, tout comme les provisions alimentaires de notre ermitage, sont en pleine sécurité.

   Notre Oratoire est un lieu que j’affectionne particulièrement : on y trouve une telle quiétude ! On y est si près du Bon Dieu !
Ne vous fiez pas aux apparences : si je semble dormir, je suis néanmoins toujours les sens en éveil, prêt à bondir sur l’impudent rongeur qui aurait eu la téméraire audace de s’introduire dans le lieu saint : « comme une flèche dans la main d’un archer vigoureux » (cf. Ps. CXXVI, 4) ainsi le chat, dévot et zélé, dans l’Oratoire du Mesnil-Marie ».

2 - 7 juillet 2023

   « Bon, je confesse néanmoins qu’il m’arrive de me livrer à quelques facéties, même dans la sacristie, où normalement le silence et le plus grand calme sont de rigueur, lorsque Frère Maximilien-Marie prépare des cérémonies : il ouvre alors les grands tiroirs où sont soigneusement rangées les chasubles, et j’y trouve alors de merveilleuses cachettes…
J’avais particulièrement aimé le tiroir des chasubles vertes : certaines avaient des nuances de couleur qui s’accordaient parfaitement à la couleur opalescente de mes yeux ! »

3 - 22 juillet 2023

   « L’une des preuves irréfragables que je suis bien un véritable chat, c’est mon enthousiasme pour les sacs ; surtout si j’arrive à me glisser à l’intérieur.
En ce qui concerne celui que l’on peut voir sur ce cliché ci-dessous, Frère Maximilien-Marie m’a beaucoup taquiné, à cause de l’inscription qu’il porte… ou plutôt qu’il portait.
Il est bien vrai qu’il a eu une double vie : la première, pour transporter les courses depuis le magasin jusque chez nos amis ; la seconde, pour transporter jusqu’en notre thébaïde diverses choses que nos amis ont offertes à notre Frère. Je lui en ai alors offert une troisième, qui a consisté à me divertir pendant un joyeux moment lors de son arrivée ici.
Mais j’avoue qu’après moins d’une demi heure de jeu, il a été absolument impossible de lui prévoir une quatrième vie… »

4 - 3 août 2023

   « Cela m’amène à vous parler de l’un de mes jeux favoris, celui de cligne-musette, ainsi qu’on l’appelait au Grand Siècle, et que, de nos jours, l’on nomme plus communément cache-cache.

   Le soir, après que je suis rentré de mes escapades et chasses diurnes, au moment où l’ombre descend doucement dans la maison, c’est devenu une vraie tradition que de jouer à cligne-musette pendant quelques minutes : je trouve toujours des recoins à ma mesure, dans lesquels mon moine de compagnie ne peut en aucune manière envisager de se glisser ; je m’y tapis furtivement ; puis, lorsque Frère Maximilien-Marie est passé devant moi, sans me voir, j’en bondis comme le Zébulon du « Manège enchanté » et lui attrape les mollets par derrière.
S’il se met à courir, pour aller se cacher à son tour, je cours derrière lui et le rattrape bien souvent avant qu’il ne soit parvenu à se cacher.
Je suis donc toujours gagnant au jeu de cligne-musette !

   Une variante du jeu consiste à m’installer sur l’une des chaises bien sagement rangée autour de la table, et d’y attendre patiemment que Frère Maximilien-Marie passe à proximité. Alors, vif comme l’éclair, par l’espace libre entre le dossier et l’assise, je fais jaillir ma patte pour attraper son scapulaire… et avoir le plaisir de l’entendre s’écrier : Oh, le coquinou !!! »

6 - 5 septembre 2023

   « J’ai gardé pour la fin de ma publication de ce jour cette photo qui a été prise par l’un de nos amis le 25 août, après la Sainte Messe de la fête de Saint Louis, parce que c’est un cliché que j’aime très spécialement : il témoigne de l’affection qui nous unit, mon papa-moine et moi, et je crois qu’elle n’a finalement pas besoin de commentaires.

   Je suis vraiment très heureux de ma condition de Prince monastique, et très fier d’avoir été choisi par la divine Providence pour être investi de la charge de guerrier défenseur des biens du Mesnil-Marie.

   En définitive, si j’ai quelque souhait à formuler à votre intention, c’est que votre âme soit entre les mains du Bon Dieu dans la même confiance et le même abandon que ceux dont je vous donne l’exemple entre les mains de mon moine de compagnie…

Que notre commun et divin Créateur, vous bénisse et vous garde !

pattes de chatTolbiac.  

5 - 25 août 2023

2023-105. Retranscription de l’allocution de Sa Majesté au Mont des Alouettes le 2 septembre 2023.

Samedi 9 septembre 2023,
En certains lieux : fête de Notre-Dame de Miséricorde de Pellevoisin (cf. > ici).

       En l’absence de publication écrite officielle du texte complet de l’allocution prononcée par Monseigneur le Prince Louis de Bourbon, duc d’Anjou, de jure Sa Majesté Très Chrétienne le Roi Louis XX, le samedi 2 septembre dernier à l’occasion du rassemblement organisé au Mont des Alouettes (cf. > ici), nous en publions ci-dessous une retranscription réalisée par l’une de nos amies – que nous remercions chaleureusement -, à partir de l’enregistrement et de la vidéo qui ont déjà été publiés sur plusieurs médias (voir le lien vers la vidéo en bas de cette page).
Nous ne pouvons garantir que le découpage du texte et sa ponctuation, tels que publiés ci-dessous, sont de manière absolue ceux qui se trouvent sur la feuille lue par Sa Majesté, mais du moins, la transcription est-elle rigoureusement fidèle à ce que notre Souverain légitime a dit.

Louis XX au Mont des Alouettes 2 septembre 2023

Très Révérend Père,
Chers abbés,
Monsieur le Vice-Président du Conseil Départemental,
Messieurs les Présidents des associations,
Chers amis,

   Quel plaisir et quelle émotion d’être aujourd’hui en Vendée !
Quelle émotion de constater votre présence en nombre et votre accueil si chaleureux et enthousiaste !
Quelle émotion d’être ici au Mont des Alouettes, parmi vous tous, accompagné de ma famille : quel symbole aussi d’être ainsi parmi vous !

   La Vendée occupe une place très forte dans l’histoire de France : elle est la région qui a défendu le plus ardemment la foi et le Roi à la fin du XVIIIe siècle, le payant au prix de milliers de victimes.
S’il y a eu, dès 1790, d’autres soulèvements, celui de la Vendée, à partir de mars 1793, demeurera pour toujours le plus important et le plus connu, et celui qui, par son ampleur, les résume tous.
Sur cette terre ont été défendus par tout un peuple, uni et soudé, les principes qui de tous temps ont fait la France, sa grandeur et sa gloire : la foi en Dieu et la fidélité au Roi, père naturel de toutes les familles.

   Saluons la Vendée, terre des valeurs défendues jusqu’au sacrifice !
Combien cela résonne encore de nos jours où notre société, trop souvent, semble manquer du nécessaire souci de se dépasser.
Notre pays a tant besoin du rappel des principes fondamentaux qui ont forgé la civilisation française.
Merci à toutes vos associations et groupements, réunis pour cette journée de fête, de contribuer à les rappeler.

   A l’occasion de la commémoration de la venue en 1823, en ces lieux, sur cette colline, de mon auguste parente la duchesse d’Angoulême, quelle belle et grande idée, d’avoir voulu célébrer ainsi en  quelque  sorte le jubilé de la Vendée.
Je m’y suis associé dès que le projet m’a été soumis.
Cela est pour moi l’occasion d’évoquer la mémoire d’un soulèvement, et plus encore, celle de ce que ce soulèvement représentait d’audace et de clairvoyance :
Audace, de prendre les armes quand rien ne vous y a préparé.
Clairvoyance vis-à-vis de la société nouvelle, dont les Vendéens ont rapidement compris qu’elle ne serait pas celle du bien commun mais celle des contraintes insupportables et inacceptables.

   Ainsi, en 1823, avec la Restauration et le retour de la famille royale, la Vendée pouvait véritablement renaître.
Il y a exactement 200 ans, le Roi Louis XVIII, mon aïeul, celui qui en 1795, dès l’annonce connue de la mort du Roi Louis XVII, avait assumé contre vents et marées la permanence de la Royauté française, demande à sa nièce, fille du Roi martyr, de venir en Vendée. Geste fort et hautement symbolique : Madame Royale, duchesse d’Angoulême, par sa personne, marque la continuité de la Dynastie en montrant son attachement à la chère province meurtrie.

   La princesse, ma grand’ tante, qui avait ressenti elle-même dans sa chair et son âme, toute l’horreur de la révolution, vient se recueillir sur le Mont des Alouettes, et pose la première pierre de la chapelle qui désormais la couronne. Il s’agissait à la fois de rendre hommage aux combattants de la grande épopée de l’Ouest, tout autant que de montrer les liens que la Famille Royale entendait tisser de manière solennelle avec la Vendée.
On peut imaginer aisément ce que cela représentait en 1823 : une génération après les événements, survivants et témoins étaient nombreux. Pas une famille n’avait été épargnée par la barbarie et le feu des bourreaux « bleus ». La présence royale montrait la hauteur du sacrifice consenti, du don absolu fait à Dieu et au Roi.

   Commémorer la venue de Madame Royale, et, encore plus, sa volonté de mettre à nouveau Dieu au cœur du pays meurtri avec l’érection de cette chapelle du souvenir, est donc un acte de mémoire essentiel pour notre pays.
Quand les morts peuvent reposer en paix et sont honorés, les vivants peuvent assumer leurs devoirs, et légitimement exercer leurs droits.
La Vendée l’a bien compris. Dès le sang séché, dès les derniers incendies éteints, dès les plaies pensées, elle s’est remise courageusement au travail, et a montré que si elle avait été la terre de grands exploits dans la guerre, elle pouvait l’être tout autant dans la paix.
La Vendée s’est relevée d’abord à travers ses paysans qui ont redonné vie à leur ferme ; puis avec les villes, où les artisans ont repris le travail. En quelques décennies, tout est reconstruit et la Vendée se trouve renouvelée, et continue à être l’une des régions les plus dynamiques de France. Elle est en tête en matière économique et en matière d’emplois ; en matière de tourisme, elle sait conjuguer la quantité pour son accueil et la qualité.
Je suis heureux de pouvoir le redire aujourd’hui en adressant mes félicitations à ceux qui contribuent à ces réussites.
Le sacrifice peut ainsi être rédempteur. L’épreuve peut être source de progrès, quand il s’agit de ne pas se conduire en assistés mais en responsables. Les vendéens ont manifesté cet esprit dans les cruelles années 1790, leurs descendants le font toujours.

   Mais je voudrais ajouter deux idées plus personnelles.

   La première concerne les commémorations et leur portée symbolique.
Commémorer, n’était pas courant au temps de la Royauté : le Te Deum marquant les victoires semblait suffisant. Une fois l’action passée, le Roi pensait à l’avenir.
C’est avec l’évocation de la Vendée, et plus largement celle de toutes les victimes de la révolution, à commencer par le Roi et sa famille, que des commémorations expiatoires ont été organisées. Les actions en effet étaient si sacrilèges, qu’il était nécessaire de s’en souvenir afin qu’elles ne se reproduisent plus.
Pour maintenir cette mémoire, les chapelles, comme celle-ci édifiée au Mont des Alouettes, ont été érigées. Elles doivent continuer à nous faire réfléchir au destin de notre société, qui, comme elle a pu paraître le faire à partir de 1789, ne doit pas renier les fondements sur lesquels elle repose : comme il y a deux siècles, ce sont ceux du Décalogue, ceux du Droit naturel, qui fixent d’heureuses bornes aux hommes qui auraient trop tendance à privilégier leur seul égoïsme. En ce sens, les commémorations comme celle-ci sont loin d’être passéistes : elles ont toute leur importance pour notre temps et le futur.
Je voulais le rappeler ici sous peine, qu’à défaut, de telles commémorations ne soient plus toujours bien comprises.

   Le second point personnel, que je veux évoquer, est un remerciement tout particulier à tous ceux qui ont contribué à la réussite de cette journée.
J’ai pu revoir cette terre meurtrie de l’Ouest, où j’étais venu déjà à plusieurs reprises, avec toujours autant d’émotion.

   La Vendée permet de comprendre la grandeur d’une région qui a su tout donner pour conserver ses valeurs.
Merci à vous tous de votre présence, et que l’esprit de la Vendée continue à animer les Français pour affronter les combats du futur.

   Merci.

Louis,
duc d’Anjou

 Le Mont des Alouettes, samedi 2 septembre 2023

Pour entendre le discours de Sa Majesté, faire un clic droit sur l’image ci-dessous
puis « ouvrir dans un nouvel onglet ».

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2023-97. De la « révolution métaphysique ».

26 août,
Fête de Sainte Jeanne-Elisabeth Bichier des Ages, vierge et fondatrice ;
Mémoire du 2ème jour dans l’octave de Saint Louis ;
Mémoire de Saint Ouen, évêque et confesseur ;
Mémoire de Saint Zéphyrin, pape et martyr ;
Au Puy, fête de la Susception de la Sainte Epine (cf. > ici).

Culte de la raison à Notre-Dame de Paris

Culte de la « déesse Raison » célébré dans la « cidevant église de Notre-Dame » (de Paris)

Bien chers Amis du Refuge Notre-Dame de Compassion,

     Au 25 août succède en toute logique le 26 août.
A la fête de Saint Louis – qui manifeste de manière si éclatante à quel point le pouvoir temporel peut être investi d’un rayonnement surnaturel immarcescible sur une très longue suite de siècles, lorsqu’il est conforme aux Lois divines et obéit à la foi divinement révélée -, succède l’odieux anniversaire de la « déclaration des droits de l’homme et du citoyen » du 26 août 1789.

   J’ai appris, et vous pouvez le vérifier par vous-mêmes, qu’il existe en France une loi, dite « loi d’orientation et de programmation pour la refondation de l’école de la république », du 8 juillet 2013 (cf. > ici) qui précise que « la déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789 doit être affichée de manière lisible au sein de tous les établissements scolaires publics ou privés » !!!
Lorsque j’ai lu cela, j’ai été pris d’un irrépressible haut-le-cœur, bien pis que celui dont j’ai été saisi le jour – qui ne se reproduira plus jamais de ma vie – où j’ai croqué une musaraigne !

   Bien pis que l’abominable 14 juillet, plus détestable que les « journées d’octobre 1789″ qui ont vu l’humiliation et l’emprisonnement de la Famille Royale, plus exécrable que tous les presque innombrables jours qui jalonnent la révolution depuis le « serment du jeu de paume » jusqu’à nos jours (car la république, quel que soit le numéro qu’elle porte est la révolution érigée en institution permanente) au cours desquels ont été votées des lois contraires à l’ordre naturel et à l’ordre divin, plus que les dates réunies des massacres de septembre, de l’assassinat du Roi Très Chrétien puis de la Reine, parce qu’elle en est la racine fondamentale, cette date du 26 août 1789 ne peut qu’être l’objet de notre exécration, et, en conséquence, la cause d’une profonde affliction et le motif de ferventes et généreuses expiations !

   En effet, en proclamant : « Le principe de toute souveraineté réside essentiellement dans la Nation. Nul corps, nul individu ne peut exercer d’autorité qui n’en émane expressément » (article 3) et en définissant la loi qui régit la vie d’un état comme « l’expression de la volonté générale » (article 6), cette monstrueuse déclaration, bien davantage que toutes les autres journées révolutionnaires, affirme explicitement son rejet ontologique de toute autorité conforme à l’ordre divin (et donc aussi conforme à l’ordre naturel : la loi naturelle est une loi divine, puisque conforme à l’ordre voulu par le Créateur).

   On peut dire que cette date du 26 août 1789 synthétise la « révolution métaphysique », en laquelle se trouve la source de tous les événements révolutionnaires politiques et sociaux.

   La déclaration des prétendus « droits de l’homme », n’est en réalité que le misérable monument que l’impiété humaine en révolte contre l’ordre voulu par le Créateur, contre la Révélation chrétienne et contre les dogmes de la Sainte Eglise, a érigé pour manifester qu’elle ne veut désormais suivre d’autre voie que celle qui a été ouverte par Lucifer refusant de se soumettre à Dieu.
Elle est le blasphème érigé en « acte fondateur ».

   Soit « le principe de toute Souveraineté réside essentiellement dans la Nation ; nul corps, nul individu ne peut exercer d’autorité qui n’en émane expressément » ; soit, selon l’enseignement des Saintes Ecritures, toute autorité vient de Dieu – « omnis potestas a Deo » (Rom. XIII, 1) -, s’exerce selon le « droit divin », tient de Lui sa légitimité, et Lui rendra des comptes : « Deux amours ont donc bâti deux cités : l’amour de soi-même jusqu’au mépris de Dieu, celle de la terre, et l’amour de Dieu jusqu’au mépris de soi-même, celle du ciel. L’une se glorifie en soi, et l’autre dans le Seigneur ; l’une brigue la gloire des hommes, et l’autre ne veut pour toute gloire que le témoignage de sa conscience ; l’une marche la tête levée, toute bouffie d’orgueil, et l’autre dit à Dieu : « Vous êtes ma gloire, et c’est Vous qui me faites marcher la tête levée » (Ps. III, 4) ; en l’une, les princes sont dominés par la passion de dominer sur leurs sujets, et en l’autre, les princes et les sujets s’assistent mutuellement, ceux-là par leur bon gouvernement, et ceux-ci par leur obéissance ; l’une aime sa propre force en la personne de ses souverains, et l’autre dit à Dieu : « Seigneur, qui êtes ma vertu,  je Vous aimerai » (Ps. XVII, 2) » ( notre Bienheureux Père Saint Augustin – cf. > ici).

   Pour ce qui me concerne, mon choix est fait, délibéré et résolu, et il n’est pas révolutionnaire !

Tolbiac.

Tolbiac 26 août 2023

Tolbiac, ce 26 août 2023

2023-96. « Le message d’espoir que je souhaite partager avec tous les Français en cette fête de Saint Louis… »

Vendredi 25 août 2023,
fête de Saint Louis de France, Roi et confesseur.

       Ainsi que Sa Majesté Elle-même le souligne, c’est un fait désormais établi que notre Roi légitime, en ce jour qui est celui de la fête liturgique de son ancêtre, adresse un message à ses peuples : celui qui a été diffusé aujourd’hui en début de matinée, grâce aux réseaux sociaux, revêt une importance particulière tant par la taille que par l’analyse, très lucide et limpide de l’actuelle situation politique de la France, que par l’exhortation à ne pas perdre l’espérance, en mettant en exergue les éléments positifs qui suscitent et motivent l’espérance d’un authentique relèvement.

   Méditons et approfondissons les belles paroles de Sa Majesté, et sachons La soutenir dans Sa délicate et périlleuse mission de « Fils de Saint Louis » et légitime successeur du modèle de tous les rois chrétiens.

Saint Louis IX - vitrail

       Depuis plusieurs années, j’ai pris l’habitude de m’exprimer, au titre de la tradition royale que je représente, en ce jour symbolique du 25 août, qui est celui de la fête de saint Louis, mon aïeul Louis IX, Roi de France.

   Cette date, en fin de pause estivale, correspond aussi à la reprise avec le souhait partagé d’entrevoir le profil des prochains mois.

   La tâche de gouverner étant liée essentiellement à celle de prévoir, Louis IX nous rappelle sans cesse l’exemple même d’un souverain attentif, proche de son peuple, modèle universel des gouvernants placés au service de ceux qu’ils ont le lourd devoir d’administrer. Le Roi sage et juste, saint et humain tout à la fois.

   Pour cette année 2023, les turbulences du premier semestre avec son cortège de violences semblent s’être un peu éloignées.

   La France a besoin de ce répit et le moment semble propice pour reprendre des forces et retrouver une sérénité dont elle semble avoir grand besoin.

   Parvenue à la fin d’un cycle politique commencé dans les années 1960-70, la France a progressivement vu sa souveraineté amoindrie, son rôle diplomatique diminué, ses industries sacrifiées au jeu d’une mondialisation mal comprise, son système éducatif malmené, ses services publics bradés au point de disparaître plus ou moins dans nombre de territoires.

   Ainsi, l’amoindrissement de sa souveraineté -cet élément essentiel qui a été le cœur de l’action des rois de France, des premiers jusqu’à Charles X- a fait que la voix de la France est de moins en moins audible dans le concert des nations. Un exemple nous est donné depuis deux ans sur le théâtre européen, où, dans un contexte compliqué, deux pays s’affrontent dans une guerre fratricide, sans que la France ait su trouver le moyen de délivrer le message « sage et juste » qui aurait pu être donné par elle dans une saine appréciation de tous les aspects du conflit, notamment face aux autres enjeux qui existent dans le monde.

   Quant aux évènements de ces dernières semaines survenus en Afrique ils amènent également à déplorer la faiblesse diplomatique de la France, et son absence de grand dessein. Sa voix pourrait être entendue en regard de sa connaissance séculaire de ce continent et de la situation créée par le maintien d’une immigration de masse, fruit d’une pauvreté endémique. Vis-à-vis de cette dernière, rien de porteur d’avenir n’est proposé pour lui trouver un remède et, par conséquent, la situation d’ensemble du phénomène migratoire empire. Or, c’est bien à l’échelle internationale que des solutions doivent être apportées en permettant à tous les peuples de trouver sur place les moyens de leur développement. Tout est possible quand il y a une volonté ; si nous évoquons les aspects alimentaires, pensons aux nations qui, comme la Chine et l’Inde, ont su maîtriser progressivement leurs destins en partant de situations d’une extrême pauvreté. La France, forte de son expérience doit pouvoir œuvrer pour apporter sa contribution à la recherche de solutions adaptées pour les pays concernés.

  Quant à la crise sociale elle perdure. Née il y a cinq ans, avec les Gilets Jaunes, dans les provinces, celles de la France profonde et lucide, abandonnées -les territoires périphériques de la république- elle n’a connu qu’un déni de la part des autorités qui se sont contentées d’une répression féroce et de quelques aumônes. Mais rien de profond. Les Français attendaient des mesures structurelles et la prise en compte de leurs réels besoins en matière de commerces et de services publics de proximité, de possibilités de se déplacer. Rien n’a été résolu tant les gouvernants semblent continuer à ignorer les difficultés de la vie quotidienne de la majorité des Français, alors que de nouvelles normes sont constamment imposées, venant incessamment compliquer cette vie quotidienne. Il est donc à craindre que la crise sociale, loin de s’amoindrir, continue et que, très particulièrement, les zones délaissées des secteurs urbains continuent de faire l’objet de pillages et de violences. Ne devons-nous pas avoir conscience, de ce point de vue, du mauvais cadrage de politiques ayant conduit parfois à aggraver, plutôt qu’atténuer, les difficultés soulevées, notamment en renforçant les communautarismes, contribuant à attiser en certains territoires une « haine de la France » dont les conséquences semblent lourdes.

   Mais notre devoir à tous est de ne pas désespérer. Même attaquée au plus profond d’elle-même, même incomprise, voire trahie parfois par certains de ses enfants ingrats et ignorants, la France a toujours su manifester dans l’histoire une formidable capacité de réaction.

   Or les signes d’une reprise sont nombreux à apparaître çà et là. Et, comme avec Jeanne d’Arc, l’héroïne de 19 ans, c’est assurément de sa jeunesse que notre pays verra poindre son renouveau.

   De plus en plus, et cela dans tous les domaines d’activité, de jeunes initiatives émergent. Dans le domaine de l’instruction, le développement de nouveaux établissements d’enseignement libres, incluant la création d’établissements de troisième cycle, survient en vue d’atténuer les carences par trop manifestes d’un système public, non dépourvu de qualités, mais n’en pouvant plus de réformes permanentes et de la perte toujours affichée de sa mission de transmission des savoirs.

   Dans le domaine de la famille, les jeunes et les jeunes couples sont également en pointe dans les combats pour la vie. Ils recréent des familles nombreuses et sont les premiers à se proposer pour lutter contre l’abandon des personnes âgées. De nouvelles structures sociales (maisons de retraites, lieux de soins palliatifs) apparaissent à leur initiative, structures dans lesquelles la personne humaine est mise au centre, et non pas les impératifs de gestion, de finance et de profits. Ce sont également des jeunes qui, non seulement entreprennent, mais surtout innovent en explorant les secteurs nouveaux nées des technologies et en pratiquant des modes de gestion novateurs. Sans omettre qu’ils sont désormais nombreux à ne pas hésiter de se tourner vers les carrières du service armé, avec les obligations de dévouement et de sacrifice que ces carrières sous-tendent. Enfin déjà certains se dirigent vers l’administration publique et les structures politiques avec, là aussi, une volonté affichée de se mettre au service du bien commun, en tirant un trait sur des décennies d’individualisme exacerbé et d’influences d’idéologies néfastes. Ainsi, ils préparent les réformes institutionnelles qui s’imposeront peu à peu pour préparer l’avenir de la France.

   Il va de soi que j’encourage toutes ces initiatives, admiratif des efforts qu’elles expriment. Elles sont porteuses d’avenir.

   Voilà le message d’espoir que je souhaite, en particulier, partager avec tous les Français en cette fête de saint Louis et en cette rentrée 2023.

Louis,
duc d’Anjou.

grandes armes de France

2023-92. « Allez donc et faites de même ! »

Douzième dimanche après la Pentecôte :
la parabole du bon samaritain (cf. Luc X, 23-37),
dont on trouvera aussi le commentaire par Saint Augustin > ici.

Une actualisation de la parabole du
bon samaritain…

Chartres-vitrail du bon samaritain détail 1

Cathédrale de Chartres, vitrail du bon samaritain (détail) :
de gauche à droite : le voyageur sort de la ville, il est rattrapé par les brigands,
ceux-ci le dépouillent et le rouent de coups

       En ce temps-là, voilà qu’un docteur de la loi se leva pour mettre Jésus à l’épreuve, en disant : « Maître, que me faut-il faire pour posséder la vie éternelle ? »
Jésus lui dit : « Qu’y a-t-il d’écrit dans la loi ? Comment lisez-vous ? »
Il répondit : « Vous aimerez le Seigneur votre Dieu de tout votre cœur, de toute votre âme, de toutes vos forces et de tout votre esprit ; et votre prochain comme vous-même. »
Jésus lui dit : « Vous avez bien répondu ; faites cela, et vous vivrez ».

   Mais lui, voulant faire paraître qu’il était juste, dit à Jésus : « Et qui est mon prochain ? »
Or Jésus, prenant la parole, dit :

   « Mon Epouse, la Sainte Eglise Catholique – celle qui est composée de véritables fidèles sincèrement attachés à la plénitude de la doctrine qui se trouve consignée en particulier dans les textes du saint concile de Trente et dans le catéchisme de Saint Pie X – se trouvait, bien malgré elle, sur la route descendante qui conduit des âges de Chrétienté à la société post-révolutionnaire, et elle tomba entre les mains de  brigands qui, en l’enserrant dans les rets d’un concile équivoque et ambigu, la dépouillèrent de ce qui était la plus parfaite expression de sa foi : la Sainte Messe traditionnelle !

   Et ces larrons, conduits par le modernisme théologique et liturgique, qui vont de pair, s’en allèrent après l’avoir couverte de coups, des coups d’une impitoyable cruauté : les coups de la dénaturation du catéchisme et de l’enseignement dans les séminaires, les coups de l’instauration d’une liturgie semi protestante, les coups de la désacralisation des rites, les coups de la dévastation des édifices du culte, les coups des traductions fallacieuses de la Sainte Ecriture, les coups d’une exégèse rationaliste, les coups de l’invasion de pseudo théologies hétérodoxes, les coups du faux œcuménisme, les coups du rejet des antiques dévotions, les coups de la sécularisation des maisons religieuses, les coups du rejet de la morale traditionnelle… etc.
C’est ainsi que ces voleurs la laissèrent à demi-morte.

   A demi-morte seulement, car il y avait en elle des membres et des organes qui se cramponnaient à toutes les forces vives qu’elle avait reçues de sa Tradition multiséculaire, et qui refusaient de se laisser emporter par les courants mortifères.

   Or il arriva que des prêtres, des évêques, des cardinaux et même des papes descendirent, les uns à la suite des autres, par le même chemin, et que, la voyant en si piètre état, certains passèrent outre sans un regard ni un mot de compassion, en marmonnant misérablement que c’était la marche irréversible des temps ; d’autres, complices tacites des brigands qui avaient porté les coups, ajoutèrent à ceux-ci leurs rejets, leurs moqueries, leurs accusations calomnieuses – dont la plus accablante, selon eux, était celle d’ « intégrisme » -, leurs suspens a divinis, leurs excommunications, et leurs motu proprio systématisant la trahison et l’extermination de la Tradition…

   En toute honnêteté, il faut néanmoins signaler que, parmi ces prêtres, évêques, cardinaux ou papes, il y en eut bien quelques uns – un très petit nombre à la vérité -, qui furent touchés de compassion, et qui, se démarquant de la dureté inouïe de la majorité de leurs semblables qui étaient devenus les complices plus ou moins actifs des brigands, tentèrent de lui tendre une main hésitante pour la relever. Mais aucun ne se comporta pleinement comme le bon samaritain, aucun ne travailla à l’entière guérison de ses blessures, aucun ne mit en œuvre tout ce qu’il eût été convenable de faire pour faciliter et accélérer son complet rétablissement… »

Chartres-vitrail du bon samaritain détail 2

Cathédrale de Chartres, vitrail du bon samaritain (détail) :
le prêtre et le lévite sans compassion pour le voyageur blessé

   Et Notre-Seigneur ajouta :

   « Qui donc prendra la résolution d’être un authentique bon samaritain pour venir en aide à Mon Epouse pantelante, et mettra en œuvre tous les véritables moyens qui sont nécessaire à sa guérison tandis qu’elle a été grièvement blessée lorsqu’elle est tombée entre les mains des brigands ?
Lequel contribuera efficacement à son entier retour à la vie et à la plénitude de son rétablissement, et se montrera donc son prochain ?
Sera-ce celui qui continuera à se revendiquer de tous les moyens dont ont usé les larrons pour la blesser et la mettre en cet état, en prétextant que les moyens étaient bons mais qu’ils ont été mal utilisés ?
Ou sera-ce celui qui lèvera une armée et qui, usant d’autorité et de force, purgera la contrée tout entière des brigands qui l’infestent, exterminant ou extirpant sans état d’âme la dénaturation du catéchisme et de l’enseignement dans les séminaires (ceux qui subsistent encore), la liturgie semi protestante, la désacralisation, l’art profane dans les édifices du culte, les traductions fallacieuses de la Sainte Ecriture, l’exégèse rationaliste, la pseudo théologie hétérodoxe, le faux œcuménisme, la sécularisation des clercs et des religieux, et tout ce qui porte atteinte à la piété et à la morale traditionnelle… ? »

   Le docteur répondit : « Certainement, ce sera celui qui exercera une véritable miséricorde divine envers elle, et qui, en pratiquant les vertus de foi et de force, combattra efficacement le modernisme, pour lui rendre le plein et libre exercice de sa liturgie multiséculaire, véritable et totale expression de sa foi ! »

   « Allez donc, dit Jésus, et désormais faites de même : en ces temps d’apparent triomphe du brigandage moderniste, vous serez les véritables bienfaisants prochains de Mon Eglise, ses bons samaritains, et vous posséderez la vie éternelle en vous attachant indéfectiblement à la sainte Tradition multiséculaire, et en vous enrôlant dans l’armée de ceux qui combattent sans relâche le modernisme mortifère ! »

pattes de chatTolbiac

Chartres-vitrail du bon samaritain détail 3

Cathédrale de Chartres, vitrail du bon samaritain (détail) :
Allez donc, et faites de même !

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