Archive pour la catégorie 'Commentaires d’actualité & humeurs'

2017-48. Où le Chat chouan vous livre quelques unes de ses réflexions et quelques citations au sujet des élections républicaines.

« Loi du nombre, suffrage universel. – Etre « élu aux voix »… Mais parmi ces voix, combien ne sont que des échos ? »

Gustave Thibon,
in « Parodie et mirages ou la décadence d’un monde chrétien »
Ed. du Rocher – 2011, p. 126

Lully chat chouan

Elections = aliénation.

Je trouve absolument incroyable qu’il y ait encore tant de gens qui s’imaginent que c’est en votant qu’ils exercent leur liberté. C’est justement tout le contraire ! En allant urner, ils aliènent totalement leur liberté.
En « donnant leur voix » – peu importe à qui, en l’occurrence – ils se plient à la règle du « jeu démocratique » (sic), c’est-à-dire qu’ils acceptent à l’avance le « verdict des urnes », et qu’en conséquence ils remettent de fait leur liberté entre les mains de celui qui sortira vainqueur du suffrage, qu’il ait été leur « candidat » ou pas.

Quel que soit le candidat d’ailleurs, on se rend compte que – sauf pour une toute petite minorité de « militants » dont le dévouement inconditionnel confine à l’hystérie – les électeurs qui votent pour lui ne lui accordent jamais une pleine confiance. Si vous n’en êtes pas convaincus, allez écouter les conversations du tout-venant : vous verrez bien qu’à l’évidence les électeurs sont généralement assez désabusés et votent rarement parce qu’ils sont convaincus qu’un candidat est le « meilleur », mais seulement parce qu’ils pensent qu’il est le « moins mauvais ». La nuance est d’importance.
Le « moins mauvais » : c’est celui dont ils s’imaginent, ou dont ils font semblant de croire, ou encore dont ils espèrent (sans trop d’illusions souvent), qu’il les trompera un peu moins que les autres, qu’il abusera un peu moins que les autres du crédit qu’ils lui accordent au travers de leur suffrage, qu’il lèsera leurs intérêts un peu moins que les autres… peut-être (car on n’en est jamais complètement sûr).
C’est dire que par ce système électoral tel qu’il est aujourd’hui pratiqué, l’immense majorité des citoyens a conscience de se remettre pieds et poings liés aux décisions d’élus sur lesquels ils ne pourront plus exercer aucun contrôle, qui ne leur rendront aucun compte, et contre lesquels le seul et unique recours sera de ne plus voter pour eux à l’élection suivante, après les avoir subis pendant un certain nombre d’années (ce qui leur permet de jouir jusqu’à leur mort de retraites et de prébendes en comparaison desquelles les privilèges de l’Ancien Régime sont peu de choses)… Et avec en arrière-plan la quasi certitude que celui pour lequel ils voteront alors ne vaudra sans doute pas mieux !

Néanmoins ils continuent de prétendre que voter leur permet d’exercer leur liberté ! Ils continuent de donner à cela le nom quasi magique de démocratie !

Je me demande s’il s’agit d’un aveuglement volontaire ou bien d’un manque de réflexion qui, à un tel niveau, doit être appelé ilotisme absolu, aliénation mentale, esclavage consenti, bêtise, stupidité, crétinerie et abrutissement.

Objection :
« Mais ceux qui s’abstiennent de voter subissent la même chose que ceux qui sont allés voter : l’abstention ne leur épargne pas de subir  les mêmes inconvénients. Ils ne sont pas en dehors de la société ! »
Réponse :
« Certes ! Etant dans la société, ils subissent comme leurs concitoyens les résultats des élections, mais du moins n’ont-ils pas contribué en « idiots utiles » à l’esclavage que leur impose la république et n’ont-ils pas prostitué leur honneur et leur conscience, ce qui fait qu’ils demeurent malgré tout intérieurement libres et forts ! »

Voter - conjugaison

De Jacques Brel :

« Mettez onze imbéciles d’un côté, dix philosophes de l’autre ; les imbéciles l’emporteront. C’est ça, la démocratie ! »

soir d'élections

Chèque en blanc.

Vous arrive-t-il souvent de signer des chèques en blanc ?
Moi je connais beaucoup de personnes qui ne le font jamais, même pour des très proches, même pour ceux avec lesquels elles partagent leur existence et dans lesquels elles disent cependant avoir confiance : ce n’est pas une confiance illimitée ; et il est tout simplement « raisonnable » et « prudent » qu’il en soit ainsi.

Alors, ce que vous ne faites pas pour ce qui concerne votre compte en banque, pourquoi le faites-vous pour la gestion de l’Etat, pour l’administration de votre pays, pour votre avenir et celui de vos enfants ?
D’autant plus que, ce chèque en blanc, vous le remettez à des personnes dans lesquelles vous n’avez pas totalement confiance, dont vous ne savez finalement pas grand-chose, envers lesquelles vous savez que vous devez garder une méfiance certaine (méfiance que les faits justifient par trop souvent)…
Alors, un « chèque électoral en blanc », est-ce bien raisonnable ? Est-ce bien prudent ?

Le système électoral actuel est l’exacte antithèse de la démocratie : il ne consiste en rien d’autre qu’en la remise sans aucun contrôle d’un chèque en blanc à des inconnus qui prétendent être vos amis… le temps d’une campagne électorale.
Et pas seulement à eux.
Car derrière eux, en réalité, il y a des inconnus – partis, lobbies, groupes d’intérêts, sociétés secrètes, trusts, groupes de pressions, systèmes politico-financiers complexes, officines occultes… etc. – , il y a toute la partie immergée d’un iceberg dont vous ne savez rien ou presque rien ; et c’est là que se trouvent les véritables décideurs, les véritables acteurs de la vie politique aujourd’hui. Les candidats et les élus ne sont que leurs pantins articulés dont ils tirent les ficelles dans l’ombre.

Le chèque en blanc que vous signez inconditionnellement lorsque vous glissez votre bulletin dans l’urne ne va pas simplement au candidat, au mouvement ou au parti auxquels vous donnez votre voix : il tombe en réalité dans la poche de ces décideurs occultes qui se chargeront, eux, d’y écrire un chiffre et beaucoup de zéros derrière…

A de très rares exceptions près (et uniquement à l’échelon local), quelle que soit la marionnette « élue démocratiquement », l’actuel système prétendûment représentatif vous livre pieds et poings liés à la maçonnerie dont la république est l’émanation, vous livre pieds et poings liés aux grands groupes financiers internationaux, vous livre pieds et poings liés aux décideurs de l’ombre qui méprisent au plus haut point et ce que vous pensez et ce que vous êtes.

Votez Ali Baba

Du « contrat social »…

La prétendue démocratie, telle qu’elle est conçue aujourd’hui, repose sur une fiction : celle du « contrat social » théorisé par Rousseau (que sa mémoire soit en malédiction !).
Mais le « contrat social » - auquel même certains mitrés croient bon devoir se référer quand ils veulent parler de politique – n’a historiquement jamais existé. Jamais !

L’idée de « contrat social » est une fiction philosophique qui se fonde sur une fausse notion de la nature humaine : la notion rousseauiste de la bonté naturelle de l’homme.
Mais la nature humaine n’est pas une nature bonne que corromprait la société, c’est une nature créée bonne, certes, mais qui est déchue – pas en totalité cependant – et qui, laissée à elle-même, incline vers le mal ; une nature déchue qui toutefois porte aussi en elle la capacité d’être relevée, d’être réparée, d’être – par la grâce de Dieu, par les grâces de la rédemption accomplie par le Christ Sauveur – élevée à l’ordre surnaturel (pour lequel elle a été créée).

Il n’existe pas de « contrat social » : l’homme est par nature un « animal social » (« Zoon politikon » selon la définition aristotélicienne) ; l’homme est par nature un être vivant fait pour vivre en société, un être vivant qui ne peut vraiment devenir un homme que s’il grandit dans la société de ses semblables (sans société, l’homme n’est qu’un enfant-loup).
L’individu en tant qu’individu n’existe que parce qu’il vit en société (famille, village, paroisse, corps de métier, corporations, associations diverses…), c’est la société qui lui permet de devenir pleinement un individu unique. Tandis que le menteur Rousseau a échafaudé son système (système idéologique directement inspirateur de la révolution et de la république française) en faisant abstraction des faits réels et en imaginant que l’individu préexiste de manière parfaite avant la société.

élections truc cochon

2017-45. De quelques très incorrects addenda aux Litanies des Saints.

Mardi 25 avril 2017,
Fête de Saint Marc, évangéliste et martyr ;
Litanies mineures (en France) ;
43ème anniversaire de Monseigneur le Duc d’Anjou.

Prince Louis de Bourbon

« Ad multos annos ! »
Longue vie à notre Roi !
Que Dieu bénisse, protège et garde notre Roi !

Fleur de Lys

Chers Amis du Refuge Notre-Dame de Compassion,

En ce 25 avril, en sus des célébrations liturgiques propres à ce jour, nous célébrons dans une grande ferveur le 43ème anniversaire de la naissance de Monseigneur le Prince Louis de Bourbon, duc d’Anjou, aîné des Capétiens, de jure Sa Majesté Très Chrétienne le Roi Louis XX.

Frère Maximilien-Marie, auquel incombait en cette occurrence la charge de rédiger la lettre mensuelle aux membres et sympathisants de la Confrérie Royale (lettre que l’on peut retrouver > ici), après que nous avons lu ensemble quelque texte émanant de la nébuleuse ecclésiastique française m’a montré en plusieurs endroits du journal du Comte de Chambord les commentaires qu’il y a fait, dans les années 1856-1857, au sujet de la flagornerie empressée des évêques et des curés à l’égard de Napoléon III : il s’indigne de leur servile platitude et n’hésite pas à qualifier certains discours épiscopaux de « dégoûtants »
C’est exactement le même qualificatif qui me venait à l’esprit en lisant certain communiqué publié ce 23 avril dans la perspective du second tour de l’élection pestilentielle : cette phraséologie dégoulinante de « bons sentiments » qui dénature le Saint Evangile et invite les fidèles (s’il y en a encore qui lisent ces textes !) à se comporter en béni-oui-oui émasculés reprenant en choeur tous les poncifs serinés par les loges… 

Notre Frère et moi en avons eu la nausée ! Plusieurs de nos amis auxquels nous avons exprimé notre dégoût et notre indignation, nous ont dit partager nos sentiments et n’avoir pu aller au bout d’un tel texte. L’une d’entre eux nous a même écrit que se livrer à une telle lecture jusqu’au bout n’était plus de l’ordre du sacrifice mais confinait au masochisme.
Cela m’a rappelé une bande dessinée de Frère Maximilien-Marie, déjà publiée ici au sujet des inflitrations maçonniques dans l’Eglise (voir > ici), et en conséquence cela m’a inspiré pour rédiger quelques addenda aux Litanies des Saints que l’on récite justement en ce jour, afin de supplier Dieu d’éloigner de nous les fléaux et les calamités.

Je vous livre ces invocations, telles qu’elles ont spontanément jaillies sous mes pattes plus que jamais aristocratiques, plus que jamais royalistes, plus que jamais légitimistes…

Patte de chatLully.

Fleur de Lys

Addenda aux Litanies des Saints
(que l’on peut insérer entre les invocations :
« De la peste, de la famine et de la guerre, délivrez-nous Seigneur ! »
et « De la mort éternelle, délivrez-nous Seigneur ! »)

De la peste libérale, délivrez-nous Seigneur !
Des poisons révolutionnaires, délivrez-nous Seigneur !
De la « déclaration des droits de l’homme et du citoyen », délivrez-nous Seigneur !
Des « immortels principes de 89 », délivrez-nous Seigneur !
De la souveraineté du peuple, délivrez-nous Seigneur !
Des « valeurs de la république », délivrez-nous Seigneur !
De tous les partis politiques, délivrez-nous Seigneur !
Des « fronts républicains », délivrez-nous Seigneur !
De la fièvre électorale, délivrez-nous Seigneur !
De la contagion du prurit prétendûment démocratique, délivrez-nous Seigneur !
De toutes les formes de rousseauisme, délivrez-nous Seigneur !
De l’hérésie du « contrat social », délivrez-nous Seigneur !
Des infiltrations de l’esprit de la révolution dans l’Eglise, délivrez-nous Seigneur ! 
Des applatissements épiscopaux devant la république, délivrez-nous Seigneur !
Des encensements cléricaux adressés à la démocratie, délivrez-nous Seigneur !
Des caricatures de la charité surnaturelle que l’on nomme indûment solidarité et accueil, délivrez-nous Seigneur !
Des rengaines bêtifiantes sur le « vivre ensemble », délivrez-nous Seigneur !
Des slogans sentimentalo-baveux au sujet des « migrants », délivrez-nous Seigneur !
Des aveuglements ecclésiastiques sur la réalité de la situation en France, délivrez-nous Seigneur !
De l’immonde république, délivrez-nous Seigneur !
De la dictature du Grand Orient, délivrez-nous Seigneur !
De toutes les sectes maçonniques, délivrez-nous Seigneur !
De l’empire de Satan, délivrez-nous Seigneur !

Concurrence BD détail)

Extrait de la BD « Concurrence » publiée > ici

2017-39. La tour nord et la flèche de la basilique de Saint-Denys seront bien reconstruites.

Lundi saint 1o avril 2017,
101e anniversaire du rappel à Dieu du chanoine Antoine Crozier (cf > ici et > ici)

Basilique Saint-Denys façade photographiée avant le démontage de la tour nord

Basilique-nécropole royale de Saint-Denys
photographie de la façade réalisée avant le démontage de la tour et de la flèche (1846)

Fleur de lys

Chers Amis du Refuge Notre-Dame de Compassion,

En ce commencement de Semaine Sainte, alors que cela fait maintenant un mois que la chose a été tranchée au sommet de l’Etat (ce qui ne veut pas dire que l’on a coupé le cou à celui qui exerce pour quelques semaines encore la présidence de la république !), j’ai une bonne nouvelle à vous communiquer (il n’y en a tout de même pas que des mauvaises en ce bas-monde et en ces tristes temps).
Comme nous vous en avions informés (cf. > ici), la Commission nationale des Monuments Historiques avait émis le 30 janvier dernier un avis (consultatif) défavorable pour le projet de reconstruction de la tour nord et de la flèche de la basilique-nécropole royale de Saint-Denys, mais le gouvernement [d'occupation] a, lui, passé outre l’avis de la sus-dite Commission nationale et a décidé d’autoriser ce chantier et le commencement prochain des travaux.
En foi de quoi, Monsieur François Hollande s’est déplacé à la basilique de Saint-Denys le samedi 11 mars dernier pour y porter la nouvelle de manière très officielle.

Je n’irai pas jusqu’à insérer dans mon blogue la vidéo du discours de celui qui est – pour encore très peu de temps – président de la république, mais si vous voulez la visionner, il vous suffira de cliquer > ici.
Pour le cas où vous le feriez, je vous engage à bien « admirer » la faconde du sinistre (je rappelle que cet adjectif signifie : de gauche) personnage et à remarquer sa goujaterie, puisque en présence de Monseigneur l’Evêque du lieu, il a cité celui-ci en dernier dans les adresses préliminaires à son discours, contrairement à tous les usages et règles de la bienséance…

Je ne vous cache pas qu’en dépit de la profonde aversion – voire répulsion – que j’éprouve et pour la république, et pour le gouvernement actuel (mais bientôt passé), et pour l’actuel chef de l’Etat, cette annonce m’a fait bondir de joie ; si bien que, nonobstant le Carême et la Semaine Sainte, j’ai spontanément éprouvé le besoin de chanter un vibrant Alléluia !!!

Après donc de multiples rebondissements depuis 1846, date à laquelle la tour et la flèche avaient été démontées, comme je le rappelais le 31 janvier dernier (cf. > ici), nous avons donc maintenant bon espoir, si Dieu nous prête encore une dizaine d’années de vie, de voir la façade de cette basilique si chère à nos coeurs à nouveau dans sa splendeur originelle : Ainsi soit-il ! 

pattes de chatLully.

Abbé Suger

Suger, abbé de Saint-Denys (1080-1151)
initiateur des travaux d’agrandissement et d’embellissement de la basilique
qui sont à l’origine de « l’art français », c’est-à-dire le gothique.

2017-32. Réflexions félines et citations – mars 2017.

Vendredi 31 mars 2017,
Commémoraison solennelle du Très Précieux Sang de Notre-Seigneur (cf. > ici)
Mémoire du vendredi de la 4e semaine de Carême.

Politiciens corrompus

Comme les magouilles des partis politiques républicains sont omniprésentes en ce moment dès qu’on ouvre un journal ou veut écouter un bulletin d’information, j’en profite pour citer une « blagounette ».
Elle est archi-connue, mais je la trouve toujours aussi amusante.

Lorsque Dieu eut créé le monde, après le septième jour – pendant lequel Il s’était certes reposé mais avait néanmoins beaucoup réfléchi – , Il décida de concéder à chacun des peuples qui seraient issus d’Adam deux vertus caractéristiques, qui constituraient en quelque sorte leur identité psychologique. 
Ainsi, par exemple, statua-t-Il :
- Les Suisses seront ordonnés et respectueux des lois,
- Les Anglais seront opiniâtres et flegmatiques,
- Les Japonais seront travailleurs et patients,
- Les Italiens seront joyeux et romantiques…
etc… etc…
Mais au sujet des Français, Dieu dit :
« Ceux-ci seront intelligents, honnêtes et socialistes ! »

En entendant cela, l’ange qui présidait aux distributions des vertus fronça le sourcil et osa faire remarquer au Très-Haut : « Seigneur, Vous aviez déclaré « à chaque peuple deux vertus », et voilà que pour les Français Vous en avez énoncé trois… Serait-ce une espèce de favoritisme ? »
« En vérité, en vérité Je te le dis – répondit le Créateur – , il n’y a là aucune espèce d’injustice car ils ne pourront réellement en posséder que deux : si un Français est intelligent et honnête, il ne pourra pas être socialiste ; s’il est socialiste et honnête, il ne sera pas intelligent ; mais s’il est socialiste et intelligent, il ne lui sera pas possible d’être honnête… »

Lully Ah ! Ah ! Ah !

Ah ! Ah ! Ah ! Ah ! Ah !

Crise de l’Eglise.

En 1975, l’historien protestant Pierre Chaunu avait ainsi analysé la crise de l’Église :
« La médiocrité intellectuelle et spirituelle des cadres en place des églises occidentales au début des années 1970 est affligeante. Une importante partie du clergé de France constitue aujourd’hui un sous-prolétariat social, intellectuel, moral et spirituel ; de la tradition de l’Église cette fraction n’a souvent su garder que le cléricalisme, l’intolérance et le fanatisme. Ces hommes rejettent un héritage qui les écrase, parce qu’ils sont, intellectuellement, incapables de le comprendre et, spirituellement, incapables de le vivre ».
(in « De l’histoire à la prospective » – Robert Laffont, 1975).

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Quand je lis dans le compte-rendu d’une récente visite pastorale accomplie par un évêque une formulation telle que celle-ci : « (…) pour inventer une Eglise qui colle à son temps, au service de tous, croyants ou pas », je ne peux m’empêcher de penser qu’on a encore affaire – bien malheureusement – à des prêtres et à des « laïcs engagés » qui sont de véritables dinosaures, survivants de la période glaciaire postvaticandeuse et égarés au XXIe siècle…
Et je me demande aussi quand est-ce qu’on va les empailler avant de les remiser au musée des monstruosités ecclésiologiques.

L’Eglise n’est pas à inventer : on la reçoit de Dieu par la Tradition immuable qui nous vient du Christ Lui-même qui l’a fondée sur Ses saints Apôtres et leur a confié une Révélation à laquelle rien ne peut être ajouté et rien ne peut être retranché.

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Progrès ?

Citation du vicomte Louis de Bonald :
« Jamais on n’a autant parlé des progrès de l’esprit humain, ni vu autant d’hommes égarés : est-ce que le progrès des esprits n’empêche pas leur égarement ? ou serait-ce cet égarement même que l’on prend pour un progrès ? »

Millau - buste de Louis de Bonald

Louis de Bonald
(buste sur une place de Millau)

« Je ne puis rien nommer si ce n’est par son nom.
J’appelle un chat un chat et Rollet un fripon. »
(Nicolas Boileau – Première satire)

Conversation entendue :

- Mon Frère, vous devriez arrêter de parler d’ « hérétiques » lorsque vous nommez les protestants. C’est chargé d’une connotation très négative ; ça donne tout de suite l’impression que vous vous posez en juge ; ça évoque l’inquisition… Enfin bref ! c’est très désobligeant pour nos frères séparés…

- Cher Monsieur l’Abbé, en ce qui me concerne je crois que la vérité est une, et que donc ce qui n’est pas la vérité s’appelle l’erreur. L’erreur, en matière religieuse possède un nom spécifique précis : c’est l’hérésie.
Vous savez, quand on a des diarrhées c’est très désagréable (pour celui qui les a en tout premier lieu, mais ça peut l’être aussi pour ceux qui sont autour) : parler de diarrhée, c’est chargé d’une connotation très négative. Dire que son voisin a la diarrhée donne l’impression que vous le jugez du haut de votre bonne digestion, et ça peut le couvrir de ridicule… 
Or, si pour ne pas être désobligeant envers votre frère chiasseux, vous dites en mettant la bouche en schtroumpf de poule « qu’il a de légers embarras intestinaux », cela ne changera rien à la réalité : ce n’est pas parce que vous ne lui donnerez pas le nom de diarrhée que ce n’en sera pas une et que votre frère chiasseux se trouvera guéri ! 
Maintenant, nous sommes bien d’accord sur le fait que celui qui a une diarrhée et veut avoir un transit normal se trouve affronté à des difficultés qui dépassent ce que peut opérer sa simple et seule volonté. 
Alors qu’il n’en est pas de même pour l’hérésie : celui qui est contaminé par l’hérésie et qui, à travers les paroles de celui qui vit dans la vérité catholique, prend conscience qu’il est un hérétique, peut, à la seconde même, ne plus l’être. Il lui suffit pour cela en définitive d’un seul acte de sa volonté libre, en adhérant de toute son intelligence, de toute sa volonté et de tout son coeur à la plénitude de la Vérité révélée qui a été confiée à l’Eglise catholique. 
C’est aussi simple que cela.

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Citation de Gustave Thibon :
« A un jeune homme : Restez fidèle à ce que vous avez entrevu de plus pur et de plus haut – et croyez encore que c’était vrai alors que tout vous dira, autour de vous et en vous, que c’était faux… »
(in « L’illusion féconde » p. 127)

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Allez, encore une « blagounette »
Celle-ci se raconte dans certains couloirs, à Rome même, ces derniers temps :

Le Père, le Fils et le Saint-Esprit prennent leur petit-déjeuner ensemble et discutent d’un pélerinage qu’ils aimeraient faire.
Le Père propose : « Si nous allions à Jérusalem ? ».
- Ah non ! dit le Fils, j’en ai gardé un trop mauvais souvenir…
- Alors, nous pourrions peut-être nous rendre à Rome ?
- Ah ! Très bonne idée ! dit le Saint-Esprit, il y a tellement longtemps que je n’y suis pas allé…

Lully Ah ! Ah ! Ah !

Ah ! Ah ! Ah !

Citation célèbre du Docteur Albert Schweitzer :
« Il y a deux moyens d’oublier les tracas de la vie : la musique et les chats ».

Chat pianiste

2017-26. De l’exposition consacrée à Saint Louis au coeur du Kremlin et de quelques réflexions qu’elle suscite.

Mercredi 15 mars 2017,
Fête de Sainte Louise de Marillac, fondatrice des Filles de la Charité,
Mémoire de Saint Longin, centurion qui ouvrit le côté sacré de NSJC,
Mémoire du mercredi de la 2e semaine de Carême.

Statue de Saint Louis

Statue de Saint Louis en bois polychrome (vers 1300)
provenant de la Sainte Chapelle [appartenant aujourd'hui aux collections du Musée de Cluny] 

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Chers Amis du Refuge Notre-Dame de Compassion,

Outre les célébrations liturgiques de ce jour et le 175e anniversaire de la mort de Luigi Cherubini dont je vous ai entretenus ce matin (cf. > ici), ce 15 mars 2017 marque le centième anniversaire de l’abdication de Sa Majesté Impériale le Tsar Nicolas II.

Nicolas II captif à Tsarkoié-Selo en 1917

Sa Majesté le Tsar Nicolas II
captif à Tsarkoié-Sélo en 1917

C’est en effet le 15 mars 1917 (2 mars selon le calendrier julien) que l’infortuné Nicolas II, Tsar de toutes les Russies, sous la pression des généraux et des représentants de la Douma, abdiqua. D’abord en faveur de son fils le Tsarévitch Alexis, âgé de 12 ans et malade, puis – se reprenant – en faveur de son frère puiné le Grand Duc Michel Alexandrovitch Romanov, lequel, devenu le Tsar Michel II pendant un jour, au vu de la situation et sous la pression d’Alexandre Kerensky, renonça à son tour au trône le 16 mars 1917 (3 mars selon le calendrier julien).

Après un peu plus de trois siècles de règne, la dynastie des Romanov était engloutie par la révolution et, huit mois plus tard, avec la « révolution d’octobre » (7 novembre 1917), la Sainte Russie allait sombrer dans l’une des plus sanglantes et des plus longues persécutions anti-chrétiennes de l’histoire.
Comme le déclarera la Très Sainte Vierge Marie à Fatima, quatre mois après cette abdication de Nicolas II et quatre mois avant la prise de pouvoir par les bolcheviques, la Russie allait répandre « ses erreurs à travers le monde, provoquant des guerres et des persécutions contre l’Église » (deuxième partie du « secret » donné aux enfants le 13 juillet 1917). 

Révolution russe destruction d'une église

Destruction d’une église lors de la révolution bolchevique de 1917

Or voici que cent ans quasi jour pour jour après l’abdication du Tsar Nicolas II (faut-il parler des « hasards du calendrier » ?), vient d’être inaugurée, au Kremlin même, une exposition des plus remarquables intitulée « Saint Louis et les reliques de la Sainte Chapelle », en partie reprise de l’exposition présentée par le Centre des Monuments Nationaux à la Conciergerie, d’octobre 2014 à janvier 2015, à partir de ses propres collections et de celles du Louvre, de la Bibliothèque Nationale, des Archives Nationales et du Musée de Cluny.

L’exposition met en valeur le contexte et la richesse de la création artistique au temps de Saint Louis, sur les chantiers extraordinaires conduits sous son règne, et tout spécialement celui de la Sainte Chapelle.
Les panneaux de vitraux de la Sainte Chapelle démontés au cours de la restauration du XIXème, et présentés lors de l’exposition parisienne après restauration, sont parmi les pièces centrales de cette exposition.
L’évangéliaire de Saint Louis, objet particulièrement précieux représentatif de la maitrise des orfèvres français de cette période, habituellement conservé à la Bibliothèque Nationale, se trouve également parmi les trésors présentés.
Un choix de sculptures reflétant la structure de la Sainte Chapelle, des manuscrits enluminés et quelques autres chefs d’oeuvres d’orfèvrerie du XIIIème siècle – au total septante pièces prestigieuses – sont également exposés au vieux palais des Patriarches, dans l’enceinte du Kremlin, pendant trois mois entiers (mars, avril & mai 2017).

Comme le souligne l’ambassade de France en Russie « un grand nombre des objets présentés pour cette exposition n’est jamais sorti de France et il s’agit donc d’une grande première ».

Le musée de l’Ermitage de Saint-Pétersbourg a lui aussi pris part à l’exposition, en prêtant de magnifiques émaux de Limoges et des pièces en ivoire des XIIIe et XIVe siècles issus de ses collections.

Enluminure Saint Louis

« La valeur sacrée des objets que nous présentons est évidente pour les croyants. Les représentants des autres confessions, les athées et les agnostiques s’intéresseront à l’aspect historique et artistique de ces reliquaires. Nous ne pouvons pas affirmer qu’ils contenaient des objets réellement liés à Jésus-Christ, mais ce dont nous sommes certains, c’est qu’ils ont été vénérés durant plusieurs siècles. Et, ne serait-ce que pour cette raison, ils méritent notre intérêt et notre respect » a déclaré Olga Dmitrieva, directrice adjointe des musées du Kremlin et commissaire de l’exposition.

couronne reliquaire de St Louis

Couronne reliquaire de Saint Louis (1260-1280) :
elle contenait des ossements des apôtres et du bois de la Sainte Croix ;
Saint Louis l’a tenue entre ses mains, puis l’a offerte au couvent des Dominicains de Liège
 [collections du Musée du Louvre].

« Le peuple de France a été très heureux de voir les reliques du Christ arriver sur le sol français. Les gens y ont vu une bénédiction, un signe de distinction. Ils se sont sentis investis d’une mission suprême et se sont persuadés que, désormais, le Ciel leur était particulièrement bienveillant », a encore ajouté Olga Dmitrieva.

De nos jours, il faut le signaler, des cars de pèlerins russes font chaque mois l’aller-retour jusqu’à Paris afin qu’ils puissent prendre part à la vénération de la Sainte Couronne d’Epines, les premiers vendredis de chaque mois (et aussi tous les vendredis de Carême), à Notre-Dame de Paris.

Si la Sainte Couronne d’Epines ne pouvait, bien évidemment, pas faire partie des pièces de l’exposition, elle est tout particulièrement évoquée à travers le reliquaire de 1806, prêtée par le Trésor de la Cathédrale.

Reliquaire de la Sainte Couronne d'Epines de 1806

Reliquaire de la Couronne d’épines, réalisé en 1806 par Pascal Lemaître
lorsque la précieuse relique a été rendue à l’Eglise et transférée à Notre-Dame de Paris.

En effet, le reliquaire originel avait été détruit pendant la révolution
et la sainte relique – heureusement sauvée de la destruction – avait finalement été déposée à la Bibliothèque nationale comme un objet de curiosité.

Saint Louis, on s’en souvient, avait acquis la Sainte Couronne d’Epines du dernier empereur latin de Constantinople, Baudouin II de Courtenay, ainsi qu’une vingtaine d’autres précieuses reliques de la Passion du Christ, telles que le fer de la Sainte Lance et un morceau de la Sainte Éponge (reliques qui ont disparu à la révolution), pour une somme équivalant alors au budget triennal du Royaume de France, soit 135 000 livres.

La construction de la Sainte Chapelle – reliquaire architectural édifié spécialement pour accueillir ces trésors – lui a coûté bien moins : 40 000 livres, c’est-à-dire le budget de l’Etat d’une année seulement.

De telles dépenses étaient pleinement justifiées.
Outre la création pour elle d’un chef-d’œuvre absolu de l’art gothique, en la plaçant au coeur du Palais, au centre du siège du pouvoir royal, Saint Louis a fait de la Sainte Couronne d’Epines le palladium de la monarchie capétienne, élevant le Royaume de France à un rang inégalé au-dessus de tous les autres pays européens, accroissant considérablement et durablement son prestige, et asseyant son autorité spirituelle pour plusieurs siècles.

Grâce à cette formidable acquisition, Saint Louis est indubitablement devenu le chef de file du monde chrétien, et il a allumé dans l’âme de son peuple une flamme sacrée pérenne qui, malgré les siècles d’impiété et de perte de la foi, continue de brûler au coeur du petit reste qui vit encore des idéaux de la royauté capétienne traditionnelle, royauté sacrée, royauté de droit divin.

Evangéliaire de Saint Louis

Evangéliaire de Saint Louis
[Collections de la Bibliothèque Nationale]

Au-delà des motifs artistiques qui président à cette exposition, c’est aujourd’hui encore ce prestige inégalé de la royauté et des valeurs chrétiennes incarnées par Saint Louis qui – même de manière inconsciente –  y attire des centaines de Russes chaque jour.

Au-delà des tensions politiques entretenues par les idéologies dont les chefs d’Etat sont les trop zélés serviteurs, et qui empoisonnent aujourd’hui la vie de leurs peuples, une telle exposition revêt un caractère que je n’hésite pas à qualifier de prophétique.
Car même si la France et la Russie sont l’une et l’autre encore bien empêtrées dans les liens qu’elles ont hérités des révolutions de 1789 et de 1917, nous pouvons – et même nous devons – espérer leur conversion profonde, condition de leur authentique relèvement, condition de la restauration pleine et entière de leur gloire par le rétablissement plein et entier de leurs monarchies traditionnelles respectives.

C’est une espérance toute surnaturelle, certes, c’est-à-dire qui est fondée sur la foi, fondée sur les promesses divines dont les grâces du passé sont les signes certains, dont les grâces du passé sont le gage des grâces à venir.
Dans cette espérance, ne cessons pas de prier et d’offrir à Dieu des sacrifices généreux, unis aux mérites infinis de la Passion de Notre-Seigneur Jésus-Christ.

Frère Maximilien-Marie du Sacré-Coeur.  

Orante

2017-22. Du cinquantième anniversaire de la mort de Zoltán Kodály, et de son Stabat Mater.

1967 – 6 mars – 2017

Zoltán Kodály à la fin de sa vie

Zoltán Kodály à la fin de sa vie

Lundi 6 mars 2017,
Fête de Sainte Colette de Corbie.

Le compositeur hongrois Zoltán Kodály, qui était né le 16 décembre 1882, est décédé à Budapest le 6 mars 1967 dans sa 85e année : nous commémorons donc en ce jour-même le cinquantième anniversaire de sa mort.

Des ouvrages spécialisés pourront vous donner de plus amples renseignements sur sa vie, son oeuvre, son style, ses travaux pédagogiques… etc.
Pour ma part, n’étant nullement un spécialiste, mais juste un petit félin mélomane (tous les chats sont des mélomanes), je me garderai bien d’aller au-dela de ma connaissance très limitée de ce compositeur et me contenterai donc, à l’occasion de cet anniversaire, d’évoquer son célèbre Stabat Mater : une oeuvre que j’aime beaucoup entendre, que nous écoutons relativement souvent en notre Mesnil-Marie, et que Frère Maximilien-Marie chante lui-même parfois.

Un musicologue a recensé plus de 400 Stabat Mater composés par des musiciens de renom. Depuis le XIIIe siècle, en effet, le texte poignant de Jacopone da Todi a alimenté la piété et la méditation des fidèles, particulièrement pendant le saint temps du Carême, et, en conséquence logique, il a inspiré les compositeurs, soit en raison de commandes, soit pour des raisons de dévotion personnelle liées à quelques circonstances de leur vie ou à l’approche de la mort.
L’un des plus populaires, parmi tous ces Stabat Mater, demeure celui de Jean-Baptiste Pergolèse, écrit quelques mois avant sa mort (je l’avais évoqué > ici), mais au nombre de nos préférés il faut également citer celui de Marc-Antoine Charpentier intitulé « Stabat Mater pour des religieuses » (qui porte la référence H15), et bien sûr celui de Don Antonio Vivaldi (référence RV621).

Zoltán Kodály a composé le sien en 1898 : il avait 16 ans !
Originellement, cette oeuvre fut écrite pour un choeur d’hommes. Il l’a lui même adaptée pour choeur mixte en 1962, cinq ans avant sa mort.
Zoltán Kodály n’a pas composé pour les vingt strophes de la séquence liturgique de la célébration des Sept-Douleurs de Notre-Dame, mais pour quelques unes seulement, et la mélodie est identique pour toutes les strophes. La troisième ligne de chaque strophe est répétée (sauf à la dernière où le « Amen » remplace la reprise du texte).

On est ici bien loin de la théâtralisation des compositions baroques – qui confinent pourtant souvent au sublime – , puisque le jeune compositeur a résolument écarté tout artifice lyrique et a voulu une oeuvre sans accompagnement instrumental : le Stabat Mater de Kodály saisit par une simplicité mélodique quasi grégorienne, et par un dépouillement qui rend plus intérieur la poignante évocation des Douleurs de la Mère de Dieu.
Zoltán Kodály, par une phrase musicale au caractère obsédant, apporte une remarquable intensité dramatique à la description des souffrances de Marie au Calvaire, en même temps que le mouvement produit lors de  la répétition du dernier vers de chaque strophe semble ouvrir la voie à l’espérance pleinement surnaturelle tendue vers la résurrection.

Voilà tout ce que j’avais à vous dire en évoquant ce prodigieux Stabat Mater de Zoltán Kodály, au jour du cinquantième anniversaire de sa mort.
Je vous laisse maintenant écouter l’enregistrement réalisé en 1988 par la « Cappella Musicale Basilica di San Marco » de Milan, sous la direction de Giovanni Vianini, l’une des meilleures interprétations de cette oeuvre que je connaisse. 

Lully.

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2017-18. Nouveaux délais imposés au projet de reconstruction de la tour nord et de la flèche de Saint-Denys.

Mardi après le dimanche de la Septuagésime,
14 février 2017,
au Mesnil-Marie, fête de l’Oraison de NSJC à Gethsémani,
mémoire de Saint Valentin, prêtre et martyr.

Basilique de Saint-Denys façade (état actuel)

Condamnée à rester ainsi ?
Nous espérons bien que non !

Je ne l’ai appris qu’aujourd’hui par la lettre d’information de la Fondation Patrimoine-Environnement reçue ce matin, alors que, de fait, la nouvelle est connue dans les milieux directement concernés depuis le 31 janvier – c’est-à-dire le jour même où je publiais dans les pages de ce blogue (cf. > ici) l’annonce du projet de reconstruction de la tour nord et de la flèche de la basilique de Saint-Denys – : la commission nationale des Monuments Historiques n’a pas tranché en faveur de cette restauration.
Réunie le lundi 30 janvier au soir, elle a en effet voté à huit voix contre, six pour, et deux abstentions.

L’architecte en chef des Monuments Historiques, Monsieur Jacques Moulin, qui a coordonné les études autour du projet, études réalisées avec la bénédiction de l’Etat, et qui est le personnage passionnant que nous pouvions voir et entendre dans la vidéo que je vous proposais le 31 janvier dernier, ne veut pas être pessimiste ; il estime que si une bataille a été perdue, la guerre, elle, ne l’est pas : « Bien sûr, on aurait préféré un avis favorable, clair et précis. Mais tout est encore possible. On va ramer, on va s’accrocher »

Car ce vote ne signe pas la mort du projet.
La commission des Monuments Historiques a en effet réclamé des éclaircissements supplémentaires sur plusieurs points, tels que le financement du chantier ou la solidité de l’ouvrage, ce qui semble signifier qu’elle n’a pas voulu émettre un avis définitif…
L’avis rendu ce 31 janvier a été transmis à Madame le Ministre de la Culture, Audrey Azoulay. C’est à elle, ou à son successeur, qu’appartiend la décision d’autoriser ou non un tel chantier qui, rappelons-le, selon les affirmations de Monsieur Jacques Moulin – fort de son expérience avec le chantier de Guédelon - est techniquement possible, sans coûter un centime d’argent public.

Nous voulons partager l’optimisme combatif de Monsieur Jacques Moulin et espérons fermement que ce n’est bien qu’un nouveau délai – un délai de plus ! – qui est imposé au magnifique projet de reconstruction de la tour nord de la basilique de Saint-Denys et de sa flèche, et non un point final.

Lully.

Grandes Armes de France

Montjoie Saint-Denys !

Publié dans:Commentaires d'actualité & humeurs |on 14 février, 2017 |4 Commentaires »

2017-17. Quand les propos d’un ancien président du « Conseil constitutionnel » viennent confirmer les affirmations du Maître-Chat Lully.

Samedi 11 février 2017,
Anniversaire de la première apparition de Notre-Dame de Lourdes.

A l’appui de ce que j’écrivais hier (cf. > ici), voici un enregistrement réalisé il y a un peu moins d’une année, c’est-à-dire au début du mois de mars 2016, lorsqu’a pris fin le mandat de Jean-Louis Debré à la présidence du « Conseil constitutionnel » qu’il a dirigé pendant neuf ans (5 mars 2007 – 5 mars 2016).

A l’occasion de son départ, Jean-Louis Debré a reçu des journalistes et leur a permis d’entrer dans ce que certains n’hésitent pas à appeller « le saint des saints de la république », installé dans l’aile Montpensier du Palais Royal. Jean-Louis Debré s’enorgueillit d’avoir fait rénover entièrement les locaux à la fin des années 2000 : dans l’escalier d’honneur, il a fait placer un buste de « Marianne » portant une étoile sur le front – « la république qui rayonne » – ce qui n’est pas sans analogie avec le « Lucifer » qui s’expose au sommet de la colonne de la Bastille (cf. > ici) et, devant ce buste, il aimait à réciter une « prière républicaine » - oeuvre d’un révolutionnaire dont il ne dit pas le nom – , « prière » qui n’est rien moins que blasphématoire.

J’ai pris le parti, avant de vous laisser regarder l’enregistrement de cette séquence, d’en retranscrire le texte : la seule audition, à mon avis, ne permettant pas de se rendre compte de toute la monstruosité des propos tenus par Jean-Louis Debré, propos qui, j’insiste, démontrent à l’évidence que la république française a pour religion officielle le culte idolâtrique d’elle-même, afin de s’opposer à la religion chrétienne.

La république antichrétienne

Carte postale de propagande maçonnique du début du XXe siècle :
sous la devise du Grand-Orient présentée comme une nouvelle aurore de l’humanité,
un homme, vêtu du seul tablier maçonnique, tenant la truelle symbolique des francs-maçons et appuyé sur la colonne tronquée des « droits de l’homme », terrasse un prêtre, tandis que l’on voit jetés pêle-mêle à terre les symboles de l’Eglise et de la royauté.

* * *

Lisez attentivement, chers Amis !
Voyez les mots que j’ai retranscrits en caractères gras : ils ne sont pas le produit de l’imagination délirante de catholiques exaltés et paranoïaques ; ils sont le témoignage irréfragable donné par l’un des « pontifes » de cette pseudo religion qui combat le catholicisme et veut se substituer à lui.

Jean-Louis Debré :
« (…) Vous savez que les républicains, qui étaient très laïcs, pensaient que la république ce ne sont pas seulement des institutions : il faut avoir la foi dans la république ; il faut aimer la république… Alors ils se disent : il faut qu’on trouve une prière, une prière pour honorer la république, comme les chrétiens ont des prières pour honorer leur Dieu.
Alors il réfléchissent et un jour ils tombent sur « Je vous salue, Marie, pleine de grâce » et ils se disent : « C’est ça qu’il nous faut ! Il faut qu’on…  » – « Oui, mais vous ne pouvez pas mettre : « Je vous salue, Marie » !
Alors ils ont imaginé une prière… et… : « Salut, Marianne, pleine de force ! Le peuple est avec toi. Le fruit de tes entrailles, la république, est béni ! Sainte Marianne, mère du droit, aie pitié de nous ! Sainte Marianne, délivre-nous, vierge de la liberté, délivre-nous des rois et des papes ! Sainte Marianne, vierge de l’égalité, délivre-nous des aristos ! Sainte Marianne, vierge de la fraternité, délivre-nous des soldats ! Sainte Marianne, vierge de la justice, délivre-nous des juges ! Ainsi soit-il. »

Journaliste : D’autant qu’ici ça résonne comme dans une cathédrale…

Jean-Louis Debré :
« Ça résonne comme une cathédrale parce que nous sommes le temple de la république : nous veillons sur les droits et les libertés qui sont au coeur même du pacte républicain. Quelles que soient les options politiques des uns et des autres, la république ce sont un certain nombre de principes : le principe de l’égalité, le principe de la liberté, le principe de la laïcité ! Tous ces principes, ils permettent, en les faisant respecter à des hommes et à des femmes, d’origines, de conditions, de croyances, de couleurs différentes, de vivre ensemble. C’est ce que Renan appelait « le rêve d’avenir partagé » (…) »

Vous avez bien lu ?
Ecoutez donc de toutes vos oreilles maintenant, en regardant la vidéo dans laquelle sont enregistrés ce dialogue très révélateur et cette « prière » blasphématoire :

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Ce qui m’afflige cependant, c’est qu’il y aura malgré tout des catholiques qui continueront à s’aveugler et à faire la sourde oreille.
S’imaginant qu’ils pourraient avoir quelque influence déterminante sur l’évolution de ce régime intrinséquement lié à la lutte contre la Sainte Eglise et contre le Règne du Christ, ils s’entêteront à sacrifier au rituel blasphématoire de l’isoloir et de l’urne, contribuant ainsi à renforcer la pseudo légitimité de cette république qui n’a de cesse de leur planter des poignards dans le dos, en attendant de les liquider complètement.

Ils me font vraiment penser à des dindes bondissant de joie à l’idée que le réveillon de Noël approche !

pattes de chatLully.

2017-16. De la religion officielle de la république française.

Vendredi 10 février 2017,
Fête de la Bienheureuse Anne-Catherine Emmerich, vierge de l’Ordre de Saint-Augustin ;
Mémoire de Sainte Scholastique.

* * *

Enlèvement des Crucifix des écoles par la force armée

En France, quoi que prétende l’article 2 de la loi dite « de séparation des Eglises et de l’Etat », il existe bel et bien une religion d’Etat, une religion qui présente un caractère obligatoire, une religion reconnue, salariée et subventionnée par l’Etat, qui est le culte de la république elle-même et de ses « valeurs ».

* * *

Cette religion a ses « mystères » : les « valeurs de la république » ne sont jamais pleinement explicitées, mais toujours exaltées et célébrées derrière d’épais nuages d’encens citoyen.

Cette religion a ses « dogmes », sur lesquels ne peut être menée aucune étude critique (au sens objectif et rationnel de ce qualificatif), et à propos desquels ne peut être soulevé aucun doute sans risquer d’encourir de graves sanctions.

Cette religion a son « clergé », chargé de l’enseigner et d’en promouvoir le culte.
Ici, on peut faire une distinction entre a) le « bas clergé » séculier (que l’on trouve essentiellement dans « l’éducation nationale » : enseignants et fonctionnaires plus ou moins appliqués à mettre en oeuvre les consignes du ministère), b) le « bas clergé » régulier (francs-maçons des degrés inférieurs, membres de sociétés de pensées – plus ou moins secrètes, plus ou moins élitistes – , bénévoles de certaines associations humanitaires), et surtout c) son « haut clergé » : caste très fermée à laquelle on n’accède pas par le mérite personnel mais par un jeu complexe de rouages savants qui conjuguent les copinages, les collusions d’intérêts, les cooptations, la corruptions et les chantages, avec une idéologie résolue ; caste de hauts pontifes qui ne paraissent que très rarement sur le devant de la scène, parce qu’ils préfèrent rester dans la pénombre…

Cette religion a son « inquisition », police de la pensée dont les agents zélés sont habilement dispersés dans la magistrature, la presse, l’enseignement, la fonction publique, voire les Eglises… etc.
Inquisition en comparaison de laquelle celle de la légende noire de Torquemada fait figure de conte pour enfants de grande section maternelle.
Cette inquisition-ci ne vous fera habituellement pas brûler sur une place publique mais, d’une manière irrémédiable, elle vous tuera de réputation après vous avoir jeté en pâture aux médias.

Cette religion à ses « excommunications » : quiconque n’adhère pas strictement à ses dogmes ou s’écarte de l’orthodoxie républicaine officielle se trouve très rapidement mis au ban de la société, marginalisé, « diabolisé ».

Cette religion a sa « liturgie », bien codifiée, constituée de campagnes électorales, de débats républicains, de rituels sacralisés autour de l’isoloir et de l’urne, d’investitures, de célébrations « citoyennes » auxquelles il est de très mauvais ton de ne pas assister (qui ont lieu à dates fixes [14 juillet, 8 mai, 11 novembre... etc.] ou mobiles – comme ce peut-être le cas à l’occasion de drames qui émeuvent le peuple -), de « processions laïques » que l’on appelle des mobilisations de rue, de « canonisations laïques » que l’on appelle des « panthéonisations », de plantations d’arbre ou de dévoilement de plaques… etc.

Cette religion a ses « conciles » et ses « synodes », appelés aussi « concertations citoyennes », « états généraux » de ceci ou « grenelles » de cela, sessions ordinaires ou extraordinaires du parlement, réunions du Congrès (qui se tiennent à Versailles : excusez du peu !).

Cette religion a ses « figures prophétiques », ses « saints » et ses « martyrs », dont on exalte l’exemple devant les enfants et les jeunes, et auxquels on dédie non pas des autels mais des monuments publics et des rues : Jean Moulin, Voltaire, Louise Michel, Jean Jaurès, Marie Curie, Victor Hugo, Lucie Aubrac…

Cette religion a ses « reliques » et ses « objets consacrés » autour desquels se concentre sa dévotion, et qu’il serait sacrilège de mépriser : drapeau tricolore, bustes de « Marianne », colonne de la place de la Bastille (cf. > ici), et autres arbres de la liberté…

Cette religion a ses « antres sacrés » au fond desquels vaticinent quelques modernes pythies transmettant infailliblement les oracles auxquels la république doit se conformer religieusement : le plus connu de ces sanctuaires occultes et pseudo-mystiques est le siège du Grand-Orient, rue Cadet à Paris, mais il en existe plusieurs autres, très discrets voire secrets…

* * *

Faut-il développer encore ?
Tout ce que j’ai déjà explicité ci-dessus n’est-il pas l’évidente démonstration que la république est une forme de contre-Eglise ?
Elle singe et copie tout ce qui appartient en propre à l’unique religion révélée pour se substituer à elle.

Cet ersatz de religion – religion séculière, religion laïque – qui cherche à supplanter le catholicisme ne peut, à l’évidence, qu’être inspiré par le singe de Dieu, par « l’ennemi (qui) s’élève au-dessus de tout ce qui est appelé Dieu, ou qui est adoré, jusqu’à s’asseoir dans le temple de Dieu, se faisant passer lui-même pour Dieu » (2 Thess. II, 4) : Satan, le véritable instigateur et maître de la république française.

Lully.

Voir aussi :
Pourquoi catholicisme et maçonnerie sont incompatibles (1ère partie) > ici
Pourquoi catholicisme et maçonnerie sont incompatibles (2ème partie) > ici
et la question de l’infiltration maçonnique dans l’Eglise > ici

Carte maçonnique de 1904

Carte éditée à l’occasion d’un congrès de loges affiliées au Grand-Orient de France
tenu à Genève en 1904 :
on y voit la république avec sa devise (« empruntée » au Grand-Orient)
triomphant du catholicisme symbolisé, entre autres, par la tiare et la mitre épiscopale,
ainsi que des royautés chrétiennes.

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