Archive pour la catégorie 'Commentaires d’actualité & humeurs'

2019-49. Réchauffement climatique et printemps de l’Eglise.

Vendredi dans l’octave de Pentecôte 14 juin 2019 ;
Anniversaire du massacre des capucins et des catholiques de Nîmes (cf. > ici).

Commandant

Je ne sais pas s’il en est de même chez vous, mais la météo de ce début juin est des plus… déconcertante. C’est là une litote !
Figurez-vous, par exemple que ce jeudi 13 juin au matin, à 7 h (heure officielle) le thermomètre affichait ici 2,5° et que l’on apercevait même des traces de gelée blanche sur le toit du poulailler !
Si, lorsqu’il y a du soleil (ce qui est loin d’être le cas de la majorité des jours), les températures sont agréables, dès que le vent se lève ou que les nuages dominent, il fait vraiment frais.
A l’intérieur de notre Mesnil-Marie, dans la grande pièce de vie, je dois maintenir un radiateur électrique pour assurer une température raisonnable qui ne descende point trop la nuit et, lorsque le soleil brille, il n’est point suffisant encore pour réchauffer assez nos gros murs de pierre…
Bref, on ne s’est jamais autant gelé au mois de juin que depuis qu’on nous rebat les oreilles de ce fameux « réchauffement climatique », brandi comme la menace suprême du péril de la planète !!!

Alors que j’en faisais réflexion à quelques personnes proches, une amie m’a expliqué que, dans les médias, ils appellent cela « le paradoxe du réchauffement climatique ».
Je ne suis pas climatologue et si j’ai commencé par vous entretenir de météorologie, c’est parce que cette expression – « paradoxe du réchauffement climatique » – m’a donné à réfléchir.
Je me suis demandé ce que le très sage et très sagace Maître-Chat Lully en aurait pensé et dit…

Mais, à la vérité, je ne me suis pas posé la question très longtemps : on ne vit pas près de douze ans et demi avec un Maître-Chat sans avoir été imprégné de son esprit.
C’est ainsi que m’est presque aussitôt venue à l’idée que ce « paradoxe » pouvait être aisément mis en correspondance avec une autre expression qui a fait florès après le concile vaticandeux, expression dont les chantres et thuriféraires dudit concile se sont largement gargarisés mais qui ne résiste plus guère désormais à la réalité factuelle de notre époque, à la réalité factuelle de la vie de l’Eglise, sinon chez quelques idéalistes dont on se demande s’ils ne sont pas atteints d’une cécité volontaire et obstinée.
Je veux parler de l’expression « printemps de l’Eglise ».

« On croyait qu’après le concile le soleil aurait brillé sur l’histoire de l’Église. Mais au lieu de soleil, nous avons eu les nuages, la tempête, les ténèbres, la recherche, l’incertitude… »
Ce n’est pas moi qui l’affirme, c’est le pape Montini qui en faisait le constat avec une certaine amertume dans une fameuse homélie du 29 juin 1972 où il avait aussi commencé par dire : « Devant la situation de l’Église d’aujourd’hui, nous avons le sentiment que par quelque fissure la fumée de Satan est entrée dans le peuple de Dieu. Nous voyons le doute, l’incertitude, la problématique, l’inquiétude, l’insatisfaction, l’affrontement… »

Etrange lucidité puisqu’elle ne semble toutefois pas l’avoir déterminé à s’opposer de manière efficace à cette invasion de « la fumées de Satan », laquelle ne s’est plus seulement subrepticement infiltrée par « quelque fissure », mais à laquelle « on » a largement ouvert portes et fenêtres !
Et pendant des années, malgré la désillusion du pontife qui se hasardait à cet accablant constat, on a continué à bazarder l’authentique spiritualité, à bazarder les dogmes, à bazarder la liturgie, à bazarder la morale, à bazarder la discipline ecclésiastique, à bazarder l’ascèse et les pratiques de la nécessaire pénitence, à bazarder le catéchisme, et à bazarder tout ce qui était par trop catholique.
De la même manière que, lorsque l’on porte un coup de ciseaux dans un pull-over et que l’on se met à tirer sur l’un des fils de laine que l’on vient de sectionner on parvient très facilement à tout détricoter, ainsi aussi a-t-on fait avec ce qui restait encore de Chrétienté : le coup de ciseaux avait été porté, on a tiré sur le fil rompu, et on a tout détricoté !

Et de la même façon qu’à ceux qui se gèlent, renfilent des pulls et allument leur chauffage au mois de juin, on continue à asséner péremptoirement qu’on est en plein « réchauffement climatique », ainsi aussi a-t-on entendu prêtres et évêques rabâcher à longueur d’homélies creuses et de rassemblements festifs redondant d’outrecuidante fatuité, que « notre Eglise n’a jamais été aussi belle », « jamais été aussi jeune », « jamais été aussi dynamique », et autres formules dont on se demande si elles tiennent de la méthode Coué ou d’une simple aliénation.

Devant leurs paroisses dévastées, leurs églises vides, leurs équipes liturgiques ou pastorales majoritairement composées de têtes chenues, leurs catés désertés, leurs séminaires fermés, leurs presbytères repris par les communes, et leurs couvents vendus ; devant leurs baptêmes de plus en plus rares, leurs mariages en chute libre, leurs confessions raréfiées, leurs vocations sacerdotales dont les chiffres continuent de décroître, leurs « fidèles » qui n’ont plus vraiment la foi dans des vérités qui, me semble-t-il, sont tout de même essentielles (la Sainte Trinité, la divinité de Notre-Seigneur Jésus-Christ, Sa Résurrection, la transubstantiation… etc. – ou bien, lorsqu’ils emploient encore ces mots, ils n’y mettent plus du tout le sens défini par la Sainte Eglise dans ses anciens conciles et catéchismes), il en est encore qui s’obstinent à vouloir parler de « printemps de l’Eglise ».
Le font-ils avec une réelle conviction, ou bien seulement de la manière dont les apparatchiks soviétiques désabusés du début des années 80 du précédent siècle continuaient à prêcher « le grand soir » ?
Dieu seul le sait, Lui qui seul peut voir clair au tréfonds des plus noires consciences !

Sans doute y en aura-t-il encore quelques uns pour nous affirmer magistralement que, comme le « réchauffement climatique », le « printemps de l’Eglise » est un « paradoxe ».
Va pour le paradoxe !
Le printemps paradoxal des diocèses de France ressemble majoritairement à une période de glaciation…

Sauf dans les lieux où l’on est resté fidèle à la Tradition, où l’on redécouvre la Tradition, où l’on approfondit la Tradition, où l’on se greffe à nouveau sur la Tradition, où l’on se dégrise des divagations conciliaires et postconciliaires, où l’on ferme les portes et fenêtres aux courants d’air porteurs de la fumée de Satan, où l’on colmate les fissures, et où, écoutant et mettant en application la mise en garde de Saint Paul, on cesse de vouloir se modeler sur ce monde-ci (cf. « Nolite conformari huic saeculo : ne vous conformez pas au monde présent » – Rom. XII, 2) pour vouloir à nouveau être pleinement et intégralement catholique.
Mais là, il n’y a alors plus de « paradoxe » et on voit sans ambiguïté apparaître les authentiques bourgeons et fleurs du printemps !

Frère Maximilien-Marie du Sacré-Cœur.    

nika

 

2019-45. Neuvième anniversaire de Monseigneur le Dauphin Louis et de son frère jumeau Monseigneur le duc de Berry.

Ce mardi 28 mai 2019, en fin de matinée, Monseigneur le Prince Louis de Bourbon, duc d’Anjou, de jure Sa Majesté le Roi Louis XX, a publié sur les réseaux sociaux un message à l’occasion du neuvième anniversaire de la naissance de ses fils, NN.SS. les Princes Louis et Alphonse de France, respectivement d’une part duc de Bourgogne et Dauphin de France, et d’autre part duc de Berry (cf. > ici).

« Chers Louis et Alphonse,
Vous voir grandir dans la santé et la joie est, depuis votre naissance, ma priorité.
Vous êtes des enfants responsables, appliqués, affectueux, généreux, bien élevés, c’est pourquoi je suis très fier de vous.
Bon anniversaire et continuez à être ainsi.
Votre père qui vous aime. »     

Baptême des Princes Louis et Alphonse de France

Sous le texte de ce message, le Prieur de la Confrérie Royale a envoyé ce commentaire :

« Les membres de la Confrérie Royale prient avec une ferveur particulière en ce jour pour Monseigneur le Dauphin Louis et pour Monseigneur le duc de Berry. 
Longue et heureuse vie à nos chers petits Princes ! »

Trois lys blancs

2019-44. Parce que les combats qu’a soutenus le Maître-Chat et son esprit continuent, son blogue aussi va continuer !

Mardi 28 mai 2019,
Mardi des Rogations ;
Fête de Saint Bernard de Menthon, abbé et confesseur ;
Commémoraison de Saint Augustin de Cantorbury ;
225ème anniversaire du massacre de Bédoin (28 mai 1794 – cf. > ici) ;
9ème anniversaire de la naissance de NN.SS. le Dauphin Louis et le Prince Alphonse de France (28 mai 2010 – cf. > ici).

Lully chat chouan

Le Maître-Chat Lully fut un véritable chouan et son combat continue !

Chers Amis du Refuge Notre-Dame de Compassion,

En tout premier lieu, je dois remercier très chaleureusement tous ceux qui, sur les réseaux sociaux, dans ce blogue même ou par le moyen de messages personnels, depuis le trépas de Monseigneur le Maître-Chat m’ont exprimé leur sympathie et leurs condoléances : il s’agit bien d’un véritable deuil qu’il me faut accomplir, pour ce qui me concerne… comme aussi pour certains d’entre vous qui connaissaient personnellement le Maître-Chat Lully et avaient les honneurs de sa confiance et de son amitié.

Je ne vous cache pas que, les liens qui nous unissaient étant extrêmement fusionnels et continus, son absence, en ce Mesnil-Marie, se fait cruellement ressentir.
Toute cette maison, qu’il remplissait d’une présence aussi forte que discrète, parle sans bruit à tout moment de sa prégnante et riche personnalité : il n’en est pas un lieu – pas le plus petit recoin – qui ne la rappelle, qui ne suscite des souvenirs, n’éveille des réflexions se rapportant à lui.
Et je sais qu’il en sera ainsi très longtemps.

En effet, un chat qui vous a adopté et éduqué n’est pas un simple « animal de compagnie » ; il est – bien davantage que certains êtres humains que vous côtoyez pourtant régulièrement – un véritable compagnon avec lequel se font des échanges profonds et d’authentiques partages d’âme
Je ne déraisonne pas ; je n’affabule pas ; je ne suis pas en train de « pêter les plombs » : tous ceux qui ont en vérité partagé la vie d’un chat pourront en attester eux aussi.

Ne vous inquiétez pas pour moi, j’accomplis le « travail du deuil », à mon rythme, sereinement, sans romantisme ni sensiblerie (ceux qui me connaissent savent combien j’ai horreur de cela).

Chat botté

Mais il y a une autre chose qui me semble importante dont je vous dois informer, car la question m’a été posée : « Le Maître-Chat étant trépassé, son blogue va-t-il cesser ? »

Sur ce point, une chose est certaine, même si, n’étant que son humble secrétaire, je n’ai pas le même talent que lui, je vais continuer l’œuvre du Maître-Chat.
Pendant les douze ans et huit mois où j’ai été son disciple, je crois que j’ai réussi à me bien imprégner de son esprit, de sa manière de regarder les réalités du monde, de la société, de la France et de l’Eglise, et que je connais donc assez bien ce qu’étaient ses façons de réagir et d’analyser, ses centres d’intérêt et ses approfondissements, les motifs de ses ronronnements et de ses coups de griffe… etc.

Parce que les combats qu’a soutenus le Maître-Chat et son esprit continuent, son blogue aussi va continuer, autant que Dieu Notre-Seigneur m’en donnera les capacités et la force, quand bien même cela agacera et fera grincer des dents les républicains, les démocrates, les adorateurs de la révolution, les jacobins et les sans-culottes, les traîtres à la royauté légitime, les hérétiques et les apostats, les modernistes et complices de l’affadissement de la doctrine catholique, les ennemis de la liturgie traditionnelle et toutes autres catégories de scélérats qui ont abandonné et combattent la Tradition catholique et politique qu’a fidèlement et félinement servie le Maître-Chat Lully.

Sans prétendre l’égaler (vous serez indulgents envers moi, n’est-ce pas ?), je m’efforcerai de mon mieux de conserver son esprit, maintenir l’impertinente pertinence de ses réflexions, poursuivre ses combats, et perpétuer ses engagements au service de Dieu et du Roi, avec la ferme confiance et espérance que depuis son au-delà il m’inspirera et m’enverra ses bonnes idées…

Frère Maximilien-Marie du Sacré-Coeur.

ange chat

2019-42. Vincent Lambert : le soutien de Monseigneur le Prince Louis de Bourbon et l’engagement de l’Union des Cercles Légitimistes de France.

Ce lundi 20 mai dans l’après-midi, Monseigneur le Prince Louis de Bourbon, de jure Sa Majesté Très Chrétienne le Roi Louis XX, a publié sur les réseaux sociaux et sur son blogue le communiqué suivant :

Communiqué de Monseigneur le Prince Louis de Bourbon
en soutien à Vincent Lambert :

« Je tiens à exprimer mon soutien le plus ferme aux parents de Vincent Lambert qui se battent pour le maintien en vie de leur fils hospitalisé au CHU de Reims.
Il n’est pas imaginable dans une société civilisée que soit mis un terme à l’hydratation et l’alimentation, c’est à dire tout simplement à la vie d’un être humain qui, quoique fragile et actuellement diminué, n’est cependant aucunement en fin de vie. 
Ceci reviendrait en effet à froidement le condamner à mort. Je souhaite donc vivement que son cas soit traité avec toute l’humanité, la compassion et la sagesse possible. 
S’agissant d’un innocent handicapé, incapable de se défendre, le choix de la vie doit toujours l’emporter sur celui de la mort. 
Ce choix est celui de l’humanité et de l’Espérance. »

Vincent Lambert

Le soutien sans réserve de
l’Union des Cercles Légitimistes de France
à Vincent Lambert et à ses parents

« J’avais soif et vous m’avez donné à boire. »

 Le CHU de Reims l’a annoncé : son personnel « soignant » arrêtera dans la semaine du 20 mai l’hydratation et l’alimentation de Vincent Lambert.

Depuis plusieurs années, les parents de Vincent Lambert et plusieurs membres de sa famille luttent pour que ne soit pas mis fin à la vie de leur fils, de leur frère. Cette affaire revêt aujourd’hui une importance particulière. Elle se place au cœur de la défense pour la vie. Si Vincent est mis à mort, l’un des derniers garde-fous de notre civilisation tombera, parce que ceux qui veulent le tuer entendent par là-même ouvrir la voie à la légalisation et à l’institutionnalisation du meurtre par euthanasie.

L’UCLF invite à prendre part à la bataille qui se déroule à Reims aujourd’hui. Elle invite ses membres à prier et à jeûner pour Vincent et sa famille, pour la France.

Elle invite surtout les légitimistes à continuer sans cesse leur combat pour le retour de l’union du trône et de l’autel, seul véritable remède à cette peste révolutionnaire qui ne cesse depuis plus de deux cents ans de nuire toujours plus à l’homme et d’offenser son Créateur.

Pierre Bodin,
président de l’Union des cercles légitimistes de France

 * * * * * * *

« Les contre-vérités au sujet de Vincent Lambert. Dans cette affaire, répétons-le : AUCUN acharnement thérapeutique ; AUCUNE machine ne retient Vincent en vie de manière artificielle ; nourrir, donner à boire à un homme malade, à un enfant, à un bébé qui ne peut le faire seul n’a jamais été considéré comme un acte d’acharnement thérapeutique… Donner à manger et à boire à un malade est au contraire un soin élémentaire et a toujours été considéré comme tel…

 Comment peut-on ne serait-ce qu’envisager d’arrêter d’hydrater et d’alimenter un malade ? Vincent est gravement handicapé depuis dix ans… Il n’est pas en fin de vie.

Sa présence depuis DIX ANS dans une unité de SOINS PALLIATIFS (dix ans en soins palliatifs !?!)… Encore plus une aberration qu’un paradoxe !

VINCENT EST EN VIE. Ils disent vouloir le « laisser mourir », mais il existe une grande différence entre « laisser mourir » et « tuer ». L’affaire Lambert, c’est l’enjeu d’une vie, c’est aussi un enjeu de civilisation. »

* * * * * * *

On pourra aussi relire le communiqué publié conjointement le 17 avril 2018 par l’Union des Cercles Légitimistes de France et la Confrérie Royale > ici

2019-36. « Que ce brutal événement nous soit une incitation à convertir nos cœurs, à les dépouiller du superficiel, à les ramener à l’essentiel ».

Alors que de trop nombreux responsables de l’Eglise n’émettent bien souvent, en guise de vœux ou de messages pastoraux à l’occasion de la fête de Pâques, que d’affligeantissimes banalités ou les poncifs éculés d’une platitude dont on se demande si elle a encore un lien, même ténu, avec la foi catholique authentique, notre Souverain légitime, Monseigneur le Prince Louis de Bourbon, duc d’Anjou, de jure Sa Majesté le Roi Louis XX, a fait paraître, dans la Sainte Nuit de Pâques, le message suivant, message admirable par sa profondeur spirituelle autant que par la lucidité des vues et la sagesse des analyses dont il témoigne.
Rendons grâces à Dieu pour la sollicitude de notre Roi et pour le discernement qu’Il lui accorde en ces temps de troubles et de pertes des repères fondamentaux !

Vive le Roi !

Notre-Dame de Paris après incendie

Mes chers compatriotes,

En ce jour où toute la Chrétienté célèbre dans la joie et l’Espérance la Résurrection de Notre Seigneur Jésus-Christ, comment ne pas vous souhaiter une joyeuse et belle fête de Pâques !
La Semaine Sainte a pourtant commencé de manière terrible par le tragique incendie de Notre-Dame de Paris qui nous a tous profondément bouleversés. 

Dieu merci, la cathédrale a survécu à ce déluge de feu et d’eau. 
Et ses principaux trésors ont été miraculeusement épargnés, en particulier la couronne d’épines, la tunique de Saint Louis, le maître-autel de Louis XIV, les rosaces… et bien d’autres encore.
Et si la charpente et la flèche se sont effondrées sous l’assaut violent des flammes, les murs, eux, ont tenu.

Au-delà des signes et des symboles que nous pouvons y voir, c’est vraiment toute la France qui a tremblé saisie d’émotion pour ce joyau qui fait partie de notre Histoire, de notre patrimoine.

Souhaitons que cette unité d’une nuit, restaurée quelques instantsautour de ce qui constitue le départ de toutes les routes de France, de ce qui en est le cœur spirituel et culturel, puisse régner durablement, plus forte que les divisions qui nous minent trop souvent.

Témoignons notre reconnaissance aux héroïques Sapeurs-Pompiers de Paris, et pensons tout particulièrement à leur frère d’armes blessé dans cette bataille contre le feu. Prions pour son rétablissement complet et rapide.

Que le peuple de France, conduit par les architectes des Bâtiments de France et des Monuments historiques, s’appuyant sur le professionnalisme exceptionnel de nos corps de métiers restaure à présent patiemment Notre Dame, en prenant le temps comme meilleur allié, pour lui rendre sa splendeur, dans l’esprit de Foi et de sacrifice qui était celui de ses bâtisseurs, nos ancêtres. 

Et que ce brutal événement nous soit une incitation à convertir nos cœurs, à les dépouiller du superficiel, à les ramener à l’essentiel.

Que le Christ règne sur nos cœurs apaisés et que Notre-Dame qui est la Reine de France, protège le peuple de France qu’Elle affectionne tant !

Le Christ est ressuscité !
Joyeuse fête de Pâques à vous tous!

Louis
Duc d’Anjou

grandes armes de France

2019-35. Après l’incendie de Notre-Dame de Paris…

Mardi Saint 16 avril 2019.

Incendie Notre-Dame de Paris 15 avril 2019

Un brasier en forme de croix au cœur de la France, au cœur de tous les fidèles….

Très chers Amis,

En ces premières heures du jour du mardi saint, il est évidemment bien tôt – bien trop tôt – pour se livrer à des considérations présentant tout le recul indispensable, échappant à l’émotion de l’instant : comme des millions de personnes à travers la France et à travers le monde, je pense que vous avez été douloureusement saisis par les images diffusées à la télévision, sur Internet et sur les réseaux sociaux hier soir à partir de 19 heures.
En notre vallée retirée et loin de tout, c’est environ une demi-heure après le déclenchement de l’incendie que nous avons été prévenus par une amie, et tout au long de la soirée nous sommes restés, jusqu’à une heure avancée de la nuit, à prier et à espérer pour ce bâtiment prestigieux qui était la proie des flammes et qui, selon l’expression d’un auteur dont j’ai oublié le nom, a toujours été et demeure en quelque manière la « paroisse de l’histoire de France ».

L’enquête sur les causes de l’incendie ne fait évidemment que commencer et, peut-être, faudra-t-il du temps pour qu’elle établisse la vérité des faits : contrairement aux affirmations rapides sur l’origine du sinistre, et au risque de passer pour « parano », il me semble non seulement prématuré, mais aussi téméraire, d’exclure a priori la cause criminelle pour des motifs idéologiques ou fanatiques…

Mais là n’est pas l’essentiel de mon propos.
Bien sûr nous sommes consolés par le fait qu’un grand nombre d’œuvres d’art se trouvant dans la cathédrale aient pu être sauvées ou protégées au maximum. 
Nous nous réjouissons surtout, au plus haut point du fait que le Très Saint-Sacrement et les précieuses reliques de la cathédrale aient pu être soustraits aux flammes.

Au-delà de l’émotionnel et des réactions, naturelles certes, je vous invite à réfléchir, prier et méditer sur les leçons providentielles que nous pouvons tirer de cet horrible événement : un bâtiment quelque prestigieux et sacré qu’il soit, reste un bâtiment. Nous avons d’ores et déjà l’assurance que la basilique-cathédrale Notre-Dame de Paris sera restaurée, reconstruite. Mais au-delà de la reconstruction matérielle, il nous faut réfléchir à la restauration spirituelle.
Le feu d’un incendie physique n’est RIEN en comparaison du feu de l’enfer qui menace les âmes par millions en raison de la perte de la foi et du refus de l’obéissance à Dieu.
Le feu de cet incendie n’est RIEN en comparaison de la dévastation spirituelle qui navre gravement la Sainte Eglise à cause du modernisme qui la ravage, à cause des mauvais exemples et de la tiédeur des catholiques , et tout particulièrement à cause des scandales de ceux qui devraient, au plus haut point, avoir des comportements exemplaires et donner le témoignage de la sainteté : je parle des clercs et des religieux qui ont trahi leurs engagements sacrés pour ce qui concerne la foi et les mœurs !

Je vais être absent du Mesnil-Marie à partir de ce matin-même, et ne reviendrai vers vous que pendant l’octave de la Résurrection de Notre-Seigneur.
Il n’y a maintenant plus qu’une seule chose à dire : prions avec davantage de ferveur, faisons pénitence avec générosité, tenons compagnie au divin Cœur de Jésus dans Son agonie, cramponons-nous à la main maternelle de Notre-Dame de Compassion, confions-nous en l’intercession des Saints de France, et, au-delà de tous les motifs de découragement, ne cessons jamais de croire en la sainte et glorieuse Résurrection, car notre Dieu est le Tout-Puissant et le « Maître de l’impossible ».

Vôtre in Corde Iesu & Mariae.

Frère Maximilien-Marie du Sacré-Cœur. 

P1080750 France, Paris, «le voeu de Louis XIII» dans le fond du choeur de la cathédrale Notre-Dame; Louis XIII et Louis XIV entourent la Vierge de pitié «Pieta»

Publié dans:Chronique de Lully, Commentaires d'actualité & humeurs |on 16 avril, 2019 |Commentaires fermés

2019-34. Message de Sa Majesté le Roi sur les réseaux sociaux ce lundi saint vers 20 h alors que la basilique-cathédrale Notre-Dame de Paris est la proie des flammes.

Message du Roi au moment de l'incendie de Notre-Dame de Paris

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2019-29. Louis XX soutien du retour au réel des familles pour le bien commun de toute l’humanité.

Au mois de septembre dernier, Monseigneur le Prince Louis de Bourbon, de jure Sa Majesté le Roi Louis XX, invité à prendre la parole devant le douzième congrès mondial des familles (cf. > ici), s’était montré le ferme défenseur de la famille traditionnelle.
Le samedi 30 mars 2019, lors de l’ouverture de la treizième édition de ce congrés mondial des familles, qui s’est tenu à Vérone, notre Souverain légitime s’est montré encore plus ferme et courageux dans la dénonciation des attaques contre la famille et dans la défense des valeurs pérennes, conformes au droit naturel et à la doctrine chrétienne, qui sont les seules à garantir la dignité de la personne humaine et la stabilité de la société, par l’institution familiale.
C’est une fois encore un discours d’une très grande force qu’il convient de lire attentivement, de méditer et d’approfondir.

Louis XX à Vérone 30 mars 2019

Discours
de
Monseigneur le Prince Louis de Bourbon,
duc d’Anjou,
de jure SMTC le Roi Louis XX,
prononcé le samedi 30 mars 2019
à Vérone (Italie)
à l’occasion du
13ème congrès mondial de la famille

Fleur de lys bleu

Monsieur le Président,
Cher Brian Brown,
Mesdames et Messieurs
Chers Amis,

Merci de me laisser un temps de parole pour exprimer, une nouvelle fois, l’importance que je j’accorde à la Famille et à sa défense. Actuellement un combat se joue entre deux modèles : celui d’un monde déshumanisé et celui d’une société -il faudrait dire d’une civilisation- qui donne à l’homme toute sa place.

Entre l’homme objet, soumis, esclave d’une globalisation excessive et celui que les institutions aident à s’élever, à se construire, c’est-à-dire sujet de droit, il ne s’agit pas d’un choix à faire entre deux conceptions qui se valent, mais il s’agit d’en rejeter une pour promouvoir l’autre. Tel est le but des  rencontres du Congrès mondial des Familles –WCF), et donc de leur importance. Il faut, en effet, sortir de l’équivoque dans laquelle les sociétés occidentales ont trop longtemps vécu, reposant sur un certain scepticisme et sur le relativisme. Les deux ont conduit à des impasses.
L’enseignement chrétien, socle de nos sociétés, est pourtant là pour nous rappeler qu’il n’y a pas place pour deux vérités.
Mais qu’a-t-on fait de ce message durant les deux derniers siècles ?
 Il a été battu en brèche en permanence, la religion étant présentée souvent comme source d’oppression voire « opium » du peuple. Mais qui sont ceux qui ont proféré ces idées ? Ceux qui ont menée aux Terreurs et aux totalitarismes. Maintenant que les historiens ont retrouvé une certaine liberté de pensée, Marx longtemps exalté, n’est plus que l’homme des cent millions de victimes accumulées dans le monde. Triste bilan. Les idéologies peuvent tuer !

Mais l’histoire nous apprend que l’excès mène toujours à la saine réactionNe la voit-on pas venir actuellement ? Elle passe par les familles qui, partout, commencent à réagir de multiples manières. 

  • Là c’est en reprenant ses droits naturels sur l’éducation et l’instruction ; 
  • là en recréant des structures pour la petite enfance, pour les personnes âgées ou handicapées ;
  • là en s’affirmant, comme en France actuellement, pour retrouver un niveau de vie décent et ne pas être accablées de taxes et règlements multiples n’ayant de sens que pour ceux qui les élaborent. 

Ce retour au réel est mené par les familles. Ce sont elles qu’il faut encourager en leur redonnant un cadre d’action précis. Celui-ci passe par trois points : 

  • la reconnaissance de la famille comme cellule de base de la société, celle dont découleront les autres, la commune, les communautés de travail qu’il soit manuel ou intellectuel et cela jusqu’à l’Etat qui peut ou non encourager les familles ; 
  • ce cadre doit ensuite exalter la vie dans toutes ses expressions c’est-à-dire rejeter ce qui la détruit avant la naissance comme au moment des dernières années. Nous devons donner à nos enfants comme à ceux qui nous ont précédés l’assurance d’une existence la plus paisible
  • Enfin le troisième pilier d’une société équilibrée est celui de la justice qu’il faut entretenir pour garantir à la société un équilibre entre ceux qui la composent

Nous savons qu’il y aura toujours des forts et des faibles, mais le bon gouvernement est celui qui permet au fort d’exercer ses talents et au faible de n’être pas opprimé.
Chacun à sa juste place, tel est le secret d’une société équilibrée
.
La France d’Ancien Régime l’avait compris et 
les Rois, mes ancêtres, génération après génération,  ont toujours eu à cœur de faire respecter cette justice qui était leur premier devoir dont le sacre était le garant.
Rompre cet équilibre en donnant la priorité non plus à la loi éternelle mais à la loi contingente que des majorités de hasard et de circonstance peuvent changer, est ce qui a entraîné nos sociétés dans l’impasse.

Il est temps qu’elles en sortent. Une réunion comme celle-ci y contribuera puisqu’elle permet aux uns et aux autres de mieux se connaître, de s’entraider dans leurs pratiques mutuelles, et surtout de reprendre espoir en demainCette espérance là aussi inscrite dans les gènes de la société chrétienne est ce qui nous aide tous. 

Que Saint Louis, mon aïeul, inspire nos dirigeants et que la Sainte-Famille demeure l’icône qui nous guide. 

Prince Louis de Bourbon,
Duc d’Anjou.

LouisXX à Vérone le 30 mars 2019

2019-27. « Etes-vous en communion avec l’Eglise ? »

Mercredi 13 mars 2019,
Mercredi des Quatre-Temps de printemps.

Triomphe de la foi Vincenzo Meucci - détail)

Le triomphe de la Foi 
( fresque de Vincenzo Meucci au palais Corsini, à Rome – 1747 - détail)

Chers Amis du Refuge Notre-Dame de Compassion,

J’ai décidé de porter à votre connaissance, précisément en ce jour – car je ne choisis pas mes dates au hasard -, des extraits d’une correspondance échangée, il y a déjà quatre ou cinq ans, entre Frère Maximilien-Marie et un prêtre dont je ne veux pas révéler l’identité, et dont je me garderai bien de publier quoi que ce soit qui permettrait de l’identifier.
Qu’il suffise de dire que quelques personnes résidant sur le territoire de sa paroisse avaient demandé à Frère Maximilien-Marie s’il pouvait de temps en temps les aider à lire et approfondir des passages du Saint Evangile.
Je laisse parler ces textes qui, à mon sens, se passent de gloses supplémentaires, mais dont j’ai pensé qu’ils pourraient être utiles à plusieurs de mes lecteurs, prêtres ou laïcs, car il en est qui se trouvent eux aussi exposés à des suspicions concernant leur communion réelle avec la Sainte Eglise…

Lully. 

1 ) Extrait de la lettre de Monsieur l’abbé X. :

« Il m’a semblé deviner, il y a quelques temps, comme une sorte de malaise dans votre relation avec notre Pape François, ou avec son enseignement… Mais sans doute suis-je dans l’erreur…
Je vous pose simplement et sans arrière pensée cette question, car  (…) vous comprendrez sans peine que (…) la communion avec l’Eglise, en la personne de l’Evêque du diocèse et du Saint Père doit être effective. Merci donc, Frère, de me la confirmer. Et ne voyez pas une quelconque curiosité malveillante dans ma demande : je vous reste bien uni dans la prière et le souvenir, bien cordial. A bientôt de nous rencontrer (…). »

2) Réponse de frère Maximilien-Marie :

« Cher Monsieur l’Abbé,
en ce qui concerne la question précise que vous me posez, je n’ai qu’une réponse à vous faire et elle est très simple : (…) »

Ici, Frère Maximilien-Marie a recopié entièrement le texte de la profession de foi tridentine et le serment anti-moderniste : par commodité et pour ne pas trop allonger cette page, je ne les retranscris pas, puisque vous en trouverez déjà les textes – textes qu’il est toujours bon de relire souvent et de d’approfondir ! – dans les pages de ce blogue > ici et > ici. Puis il a ajouté :

« En conséquence de quoi, si le pape François et Monseigneur l’Evêque professent ces mêmes choses essentielles, contenues dans le serment ci-dessus, nous sommes donc en parfaite communion.
J’ajoute que pour ce qui concerne l’émission d’opinions qui ne seraient que personnelles, quelle que soit la place occupée dans l’Eglise par les personnes qui les émettent, parce qu’elles ne sont justement que des opinions personnelles chargées d’aucun poids magistériel et n’appartenant pas au dépôt de la foi authentique transmise de manière ininterrompue depuis Notre-Seigneur et Ses Saints Apôtres, et contenue dans tous les actes du Magistère authentique, ni vous, ni moi, ni aucun fidèle ne sont tenus par la loi divine ou par la loi ecclésiastique d’y adhérer. Les choses ne sont pas plus compliquées que cela, et il n’est nul besoin d’aller chercher midi à quatorze heures.
Je ne vois point de « curiosité malveillante » dans votre question : pasteur légitime (…), une sourcilleuse vigilance pour ce qui concerne une stricte fidélité à l’enseignement authentique de la foi de l’Eglise notre Mère dans toutes les prédications, cours de catéchisme et réunions de formation proposées aux fidèles dans le cadre de la paroisse, découle de votre « munus docendi » et appartient en propre à votre charge (…) : j’espère seulement que je ne suis pas le seul (…) à être l’objet d’une telle vigilance et que vous l’exercez aussi auprès de tous vos collaborateurs pastoraux (…). »

3) Réponse de Monsieur l’Abbé X. :

« (…) Merci de votre message. Je sais bien votre Foi, et je ne la mets pas en doute (…)».

4) Réponse de Frère Maximilien-Marie :

« (…) En ce qui concerne le pape François, de plus en plus, dans le monde entier, des voix s’élèvent parmi des prélats, des religieux, des universitaires, des fidèles du rang, pour lui demander qu’il veuille bien cesser d’émettre des opinions personnelles faisant hiatus avec la doctrine traditionnelle et en contradiction avec l’analogie de la foi, qui n’ont pas d’autre valeur que d’être ses opinions personnelles, et que de toute manière il ne présente pas comme « actes de magistère » ni même d’enseignement commun, mais que sa position porte fatalement à être prises dans l’opinion publique et grâce au retentissement que leur donne la caisse de résonance médiatique, pour une parole d’Eglise faisant autorité.
A ce sujet, n’est-il pas extraordinairement significatif de constater que la moindre réserve émise sur ces « paroles non magistérielles » se voit aussitôt taxée – ou du moins suspectée – d’être un acte grave de désobéissance et de rupture de la « communion ecclésiale », souvent par ceux-là même qui ne se gênaient pas pour émettre des réticences (euphémisme), lorsque ce n’étaient pas de virulentes critiques, sur l’enseignement – et là, pour le coup, en tant que Pontife Suprême et Docteur – du pape Benoît XVI ? (…) »

Et pour approfondir :
- Et maintenant, en quoi notre effroi se changera-t-il ? > ici
- Elles ne prévaudront pas, mais cela ne signifie pas qu’elles ne feront pas tout pour l’emporter et qu’elles ne remporteront pas certaines batailles > ici
- Dix conseils pour survivre à un pape calamiteux et continuer à être catholique > ici
- Un pape peut-il tomber dans l’hérésie ? > ici

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