Archive pour la catégorie 'Commentaires d’actualité & humeurs'

2026-104. Visite royale à Aix-en-Provence.

Vendredi 29 mai 2026,
Vendredi des Quatre-Temps d’été ;
Mémoire de Sainte Marie-Madeleine de’Pazzi, vierge.

       Ce vendredi 29 mai en fin de journée, Monseigneur le Prince Louis de Bourbon, duc d’Anjou, de jure Sa Majesté le Roi Louis XX, a rendu public sur les réseaux sociaux le rapide compte-rendu d’une visite qu’Il vient d’accomplir à Aix-en-Provence, dans les termes suivants :

Aix en Pce 29 mai 2 - blogue

   « J’ai eu la joie de découvrir la superbe ville d’Aix-en-Provence et ses environs, avec un accueil très chaleureux de Sophie Joissans, maire de la ville, avec qui j’ai pu m’entretenir longuement pour connaître et comprendre les enjeux auxquels est confrontée sa commune.

   En compagnie d’une de ses adjointes, Perrine Meggiato et une équipe municipale, j’ai vécu une visite passionnante de la vieille ville, de l’hôtel de ville, de la cathédrale Saint-Sauveur, guidé par le le directeur de l’office de tourisme d’Aix, Michel Fraisset (Pro).

   Enfin, nous avons été reçus à l’Académie d’Aix-en-Provence où ses membres m’ont présenté un certain nombre de souvenirs liés au passage de mes ancêtres Louis XIII et Louis XIV dans cette belle ville. Un grand merci pour la qualité proverbiale de votre accueil tout provençal, et pour la hauteur de nos échanges ! »

Aix en Pce 29 mai 1 - blogue

2026-102. « Ceux qui défendent ce que les catholiques ont toujours cru sont qualifiés de rigides. Ceux qui adaptent la foi à la culture moderne sont loués comme prophétiques. »

Jeudi dans l’octave de la Pentecôte, 28 mai 2026.

       Ce mercredi soir 27 mai 2026, sur le site d’actualités de la FSSPX (cf. > ici) nous avons été très heureux de trouver la traduction française d’une lettre publique que Son Excellence Monseigneur Joseph Strickland, évêque émérite de Tyler (dans l’Etat du Texas aux Etats-Unis), a publiée à l’occasion de la fête de la Pentecôte.
Ce que cet évêque courageux – injustement « démissionné » par force par le pape Bergoglio de sinistre mémoire – exprime dans ce texte, nous le pensons de façon nous aussi et n’aurions pas su l’écrire avec autant de justesse et autant de force. Voilà pourquoi il nous a semblé fondamental de le reproduire intégralement ci-dessous, invitant nos lecteurs, nos amis, à le lire avec la grande attention, et même à le relire plusieurs fois pour s’en bien pénétrer.

Mgr Joseph Strickland

Son Excellence Monseigneur Joseph Strickland,
évêque de Tyler (Texas), démissionné par force par feu le pape Bergoglio.

       Il y a une vieille chanson de Simon et Garfunkel intitulée The Sound of Silence. Beaucoup d’entre vous la connaissent. Une phrase dit : « Des gens qui parlent sans parler, des gens qui entendent sans écouter ». Ces paroles résonnent dans mon esprit à l’approche de la Pentecôte.

   Car nous vivons à une époque remplie de bruit. De paroles sans fin. De commentaires sans fin. De déclarations sans fin. De réunions sans fin. De documents sans fin. De discussions sans fin. Et pourtant, sous tout ce vacarme, un terrible silence grandit dans le monde, et même dans certaines parties de l’Église.

   Non pas le saint silence de la prière. Non pas le silence d’une âme agenouillée devant le Très Saint Sacrement. Non pas le silence des moines ou des religieux cloîtrés à l’écoute du murmure de Dieu. Mais le silence qui s’installe lorsque les hommes cessent d’écouter le Saint-Esprit.

   Ce dimanche, nous célébrons la Pentecôte, lorsque le Saint-Esprit descendit sur les Apôtres sous forme de langues de feu. Les hommes effrayés, cachés derrière des portes verrouillées, devinrent alors des témoins intrépides de Jésus-Christ. Ils ne sortirent pas du Cénacle dans l’incertitude. Ils ne sortirent pas en parlant avec ambiguïté. Ils ne sortirent pas en cherchant à s’accommoder de l’esprit du siècle. Ils sortirent en proclamant la vérité avec audace, même si cela devait leur coûter la vie.

   Voilà ce qu’accomplit la Pentecôte.

   Le Saint-Esprit n’est pas l’esprit de confusion. Il est l’Esprit de Vérité.

   Notre-Seigneur dit dans l’Evangile selon saint Jean : « Mais quand sera venu l’Esprit de vérité, Il vous enseignera toute vérité… » (Jean 16, 13).

   Le Saint-Esprit ne contredit pas Jésus-Christ. Le Saint-Esprit ne renverse pas la Révélation divine. Le Saint-Esprit n’efface pas la Sainte Ecriture. Le Saint-Esprit ne bénit pas ce que Dieu a appelé péché. Le Saint-Esprit n’enseigne pas une chose pendant deux mille ans à travers l’Eglise pour ensuite inspirer soudainement le contraire à l’époque moderne.

   Et pourtant, nous traversons aujourd’hui dans l’Eglise un moment où la confusion se répand à partir même des lieux chargés de garder le dépôt de la foi.

   Nous voyons désormais apparaître au Vatican des discussions et des groupes d’étude qui parlent de l’homosexualité d’une manière provoquant une grave confusion parmi les fidèles. Mgr Athanasius Schneider a récemment qualifié certaines de ces propositions d’hérétiques. Ce mot devrait nous ébranler. L’hérésie n’est pas un simple désaccord. L’hérésie est la corruption de la vérité révélée.

   Et les fidèles sont en droit de demander : comment de telles choses peuvent-elles même être discutées au sein de l’Eglise fondée par Jésus-Christ ? Comment la confusion concernant le péché grave peut-elle devenir normale ? Comment l’ambiguïté peut-elle remplacer la clarté ? Comment des pasteurs peuvent-ils parler sans cesse d’inclusion tout en demeurant étrangement silencieux sur la repentance, la conversion, la sainteté, le jugement et le salut ?

   Frères et sœurs, ces choses ne pourraient pas arriver si les hommes écoutaient réellement le Saint-Esprit.

   La tragédie de notre époque n’est pas que le Saint-Esprit ait cessé de parler. La tragédie est que beaucoup ne veulent plus l’entendre.

   Saint Paul nous avertit clairement : « N’éteignez pas l’Esprit » (1 Thessaloniciens 5, 19).

   Mais depuis des décennies, nous éteignons l’Esprit d’innombrables manières. Nous éteignons l’Esprit lorsque la vérité est adoucie pour ne pas offenser le monde. Nous éteignons l’Esprit lorsque les pasteurs craignent davantage les gros titres que Dieu. Nous éteignons l’Esprit lorsque le péché est rebaptisé “accompagnement”. Nous éteignons l’Esprit lorsque l’identité catholique est sacrifiée à l’approbation du monde. Nous éteignons l’Esprit lorsque le silence tombe là où un avertissement devrait retentir.

   Et ce silence a des conséquences.

   Car lorsque les hommes résistent continuellement à la voix de Dieu, leur conscience s’engourdit. Les cœurs se durcissent. Les âmes deviennent sourdes. Le monde célèbre cette surdité sous les noms de tolérance ou de progrès, mais spirituellement, c’est une catastrophe.

   Le silence auquel nous faisons face aujourd’hui n’est pas un silence paisible. C’est le silence d’une conscience compromise. C’est le silence de pasteurs qui ont peur de parler clairement. C’est le silence qui tombe lorsque l’esprit du monde devient plus fort que l’Esprit de Dieu.

   Et nulle part ce conflit n’est plus visible que dans les attaques contre la Tradition catholique elle-même.

   Nous entendons désormais des menaces et des pressions croissantes visant la Fraternité Sacerdotale Saint-Pie X ainsi que la Messe traditionnelle. Réfléchissez bien à ce que cela signifie. Des catholiques attachés à la liturgie ancienne, à la révérence, à la doctrine et à la continuité avec le passé sont traités comme dangereux ou offensants, tandis que des voix contestant ouvertement l’enseignement moral établi sont accueillies dans le dialogue et promues à des postes d’influence.

   Quelle inversion est-ce là ?

   Les fidèles regardent cela avec confusion et tristesse. Ceux qui sont attachés à la Tradition sont surveillés. Ceux qui créent la confusion doctrinale sont célébrés comme “pastoraux”. Ceux qui défendent ce que les catholiques ont toujours cru sont qualifiés de rigides. Ceux qui adaptent la foi à la culture moderne sont loués comme prophétiques.

   Cela ressemble-t-il à la Pentecôte ? Cela ressemble-t-il aux Apôtres remplis du feu du Saint-Esprit ? Ou bien à une Eglise qui a de plus en plus peur de proclamer les vérités difficiles ?

   A la première Pentecôte, Saint Pierre se leva devant la foule et appela les pécheurs à la repentance. Il ne s’excusa pas de la vérité. Il n’adoucit pas la Révélation divine. Il ne chercha pas à harmoniser le christianisme avec la culture païenne. Rempli du Saint-Esprit, il prêcha le Christ crucifié et ressuscité.

   Et quel fut le résultat ?

   Trois mille âmes se convertirent.

   Le monde moderne nous dit que la clarté éloigne les gens. La Pentecôte prouve le contraire. La vérité proclamée dans le Saint-Esprit transperce les cœurs.

   L’Eglise n’a pas besoin de moins de vérité aujourd’hui. Elle a besoin de davantage de saints prêts à la proclamer avec courage et charité.

   Il existe aujourd’hui une autre forme de silence qui grandit. C’est le silence des catholiques qui savent que quelque chose va terriblement mal, mais qui ont peur de le dire. Beaucoup de prêtres fidèles gardent le silence par peur des sanctions. Beaucoup d’évêques gardent le silence par peur de l’isolement. Beaucoup de laïcs gardent le silence par peur du ridicule. Des parents gardent le silence tandis que leurs enfants sont catéchisés par le monde. Des hommes de bien gardent le silence tandis que les loups rôdent librement parmi le troupeau.

   Mais le silence face à la confusion n’est pas la charité. Il existe des moments dans l’histoire où le silence devient une coopération. Et nous vivons un de ces moments.

   Sainte Catherine de Sienne ne demeura pas silencieuse lorsque la corruption se répandait dans l’Eglise. Saint Athanase ne demeura pas silencieux lorsqu’une grande partie de la hiérarchie embrassa l’erreur.

   Saint Pie X avertit contre le modernisme parce qu’il le reconnaissait comme un poison attaquant la foi de l’intérieur. Et nous vivons précisément à cette époque — une époque où la clarté est exigée des catholiques fidèles. Non pas la haine. Non pas l’amertume. Non pas le désespoir. Mais la clarté.

   Le Saint-Esprit n’est pas ambigu concernant la vérité. Le Saint-Esprit n’est pas moderniste. Le Saint-Esprit n’est pas confus au sujet du mariage, de la sexualité, du sacerdoce ou de l’unicité de Jésus-Christ.

   Le Saint-Esprit n’inspire pas une confusion interreligieuse qui traiterait toutes les religions comme également agréables à Dieu. Jésus-Christ n’est pas un chemin parmi d’autres. Il est le Fils éternel de Dieu, l’unique Sauveur du monde. L’Eglise a toujours enseigné cela clairement.

   Pourtant, nous entendons de plus en plus souvent dire que la certitude doctrinale elle-même serait dangereuse. On nous dit qu’insister sur la clarté serait source de division. On nous dit que préserver la Tradition serait de la rigidité. On nous dit que remettre en question la confusion serait de la désobéissance. Mais l’obéissance authentique ne peut jamais exiger le silence face à l’erreur.

   Les saints l’avaient compris.

   La véritable obéissance est l’obéissance à Jésus-Christ et à la foi pérenne transmise par les Apôtres. Et cette foi n’a pas été inventée hier par des comités, des synodes ou des groupes d’étude ; elle a été scellée par le sang des martyrs. Voilà pourquoi la Pentecôte est si importante aujourd’hui.

   Car la Pentecôte nous rappelle à quoi ressemble réellement l’Eglise lorsqu’elle écoute le Saint-Esprit.

   Elle est intrépide. Elle est claire. Elle est sainte. Elle proclame la vérité même lorsque le monde s’élève contre elle.

   Les Apôtres après la Pentecôte ne cherchaient pas l’acceptation de l’Empire romain. Ils cherchaient la fidélité à Jésus-Christ. Et à cause de cette fidélité, ils furent haïs du monde. Presque tous moururent martyrs.

   Aujourd’hui, beaucoup au sein de l’Eglise semblent désespérément vouloir éviter la haine du monde. Pourtant, Notre-Seigneur ne nous a jamais promis l’approbation du monde. Bien au contraire, Il nous a avertis : « Si le monde vous hait, sachez qu’il M’a haï avant vous » (Jean XV, 18).

   Peut-être qu’une partie du silence que nous entendons aujourd’hui vient de la peur. Peur d’être qualifié d’intolérant. Peur de perdre son statut. Peur des critiques. Peur des sanctions. Peur de l’isolement.

   Mais la Pentecôte fut précisément la mort de la peur !

   Le Saint-Esprit n’est pas descendu sur les Apôtres pour les rendre plus acceptables aux yeux du monde. Il est descendu pour faire d’eux des témoins. Et l’Eglise a désespérément besoin à nouveau de témoins. Non pas de célébrités. Non pas de gestionnaires. Non pas d’experts en relations publiques. Des témoins.

   Des prêtres prêts à prêcher les vérités difficiles. Des évêques prêts à défendre la foi quel qu’en soit le prix. Des parents prêts à protéger leurs enfants du poison spirituel. Des religieux prêts à vivre une sainteté visible. Des jeunes prêts à rejeter le vide de la culture moderne. Des catholiques fidèles prêts à demeurer avec le Christ, même lorsque cela devient coûteux.

   Le bruit du silence devient de plus en plus fort dans notre monde.

   Mais la Pentecôte est la réponse du Ciel à ce silence !

   La Pentecôte est le feu de la vérité divine qui pénètre les ténèbres. La Pentecôte est le Saint-Esprit réveillant les âmes endormies. La Pentecôte est le courage triomphant de la peur. La Pentecôte est la clarté triomphant de la confusion. La Pentecôte est la vérité triomphant du compromis.

Jean Restout (1692-1768) : la Pentecôte.

Jean II Restout (1692-1768) : la Pentecôte (1732)
[réalisé pour le réfectoire de l’abbaye de Saint-Denis, mais spoliée à la révolution,
l’œuvre se trouve aujourd’hui au Musée du Louvre].

2026-100. D’utiles rappels au sujet de Saint Michel Archange, Sainte Jeanne d’Arc et Notre-Dame du Puy.

   Note préliminaire :
Le texte qui suit est celui d’un sermon qui fut prononcé le jour de l’Ascension 29 mai 2025 à l’occasion de l’une des Saintes Messes célébrées au cours du pèlerinage annuel de la Confrérie Royale au Puy. Il nous a semblé que les rappels qui s’y trouvent méritaient d’être en « possession » de tous les membres et amis de la Confrérie Royale, et, bien plus largement, de tous les Légitimistes, de tous les catholiques, de tous les Français auxquels on tente de faire perdre la mémoire de leur « histoire sainte », voilà pourquoi nous publions ce texte en guise de lettre mensuelle pour ce 25 mai 2026.

Angers - tapisserie de l'Apocalypse - Saint Michel

Angers, « Tapisserie de l’Apocalypse » (2ème moitié du XIVème siècle) :
le combat de Saint Michel et de ses anges contre les anges rebelles.

« Quis ut Deus ? Qui est comme Dieu ? »
dit Saint Michel à Lucifer révolté.

       Que pouvait désirer Saint Michel, le grand archange et stratège de Dieu, le deuxième des Séraphins avant d’en devenir le premier lors de la chute de Lucifer dans l’enfer ? Dans son humilité, dont il avait fait preuve en acceptant d’adorer la sainte Humanité assumée par la Divinité du Sauveur, il ne désirait qu’une chose : servir Dieu (le contraire de l’orgueil de Lucifer), tant il est vrai que le devoir de chacun est de servir.

   Mais Dieu avait Ses vues sur lui. Sans parler de ses nombreuses actions dans l’Ancien et le Nouveau Testament, le Seigneur fit de lui l’ange gardien d’Israël: le prophète Saint Daniel (Dan. X) le dit « prince d’Israël », Saint Denys l’Aréopagite l’appelle « guide sacré des Juifs », et Saint Daniel de nouveau (Dan. XII) dit qu’il « se tient en faveur des Fils du peuple d’Israël ».

   Il devint lors de l’Incarnation l’Ange gardien du Sauveur « afin de Le garder en toutes ses voies », dit le Psaume (Ps. XC).

   Après la promulgation du Nouveau Testament, il fut l’Ange gardien de la Sainte Eglise, le nouvel Israël, comme le dit Saint Chrysostome, et ce fut lui qui montra le Labarum à l’Empereur Saint Constantin.
Il prit possession du mont Gargan le 8 mai 490 et en consacra lui-même la grotte le 29 septembre 493.

Statue de Saint Michel dans la grotte du Mont Gargan

La statue de marbre de Saint Michel
vénérée dans la grotte-sanctuaire du mont Gargan.

   Mais Dieu voulait qu’il devint aussi l’Ange gardien du saint Royaume de France, la nouvelle tribu de Juda du nouvel Israël, comme le dit le Pape Grégoire IX.

   Lorsqu’à la bataille de Tolbiac en 496 le saint Roi Clovis invoqua le Dieu de Clothilde, l’Archange apparut au Roi pour lui prédire la victoire en vertu de la Croix et assista victorieusement le Roi dans la bataille. Après celle-ci le Roi, reconnaissant, lui consacra sa personne et son Royaume. Il est chronologiquement le plus ancien des patrons du Royaume.

   Tout don à Dieu est définitif, et Dieu est fidèle. Aussi, lors du sacre de ce Roi à Rheims à la Noël suivante, il fut l’instrument du Saint-Esprit pour apporter la sainte Ampoule, selon une antienne du sacre.

   Pour manifester à perpétuité son patronnage et sa garde, il apparut le 16 octobre 708 à Saint Aubert, évêque d’Avranches,  pendant son sommeil, lui notifiant sa volonté que l’on bâtit une église sous son patronnage au sommet du mnt Tombe. Saint Aubert se crut l’objet d’une illusion. A la troisième apparition, l’Archange lui pressa le front avec son doigt et y laissa une empreinte que l’on voit encore sur le côté gauche de son crâne en l’église Saint-Gervais d’Avranches, qui est l’église principale de la ville depuis la destruction de la cathédrale par la révolution.

Chef de Saint Aubert vue de l'arrière avec le trou laissé par le doigt de l'archange

Relique du Chef de Saint Aubert.

   Malgré la difficulté du lieu due à la montagne et à la mer, l’église fut construite et des reliques furent apportées du mont Gargan. Et le jour prévu pour la dédicace le 16 octobre 709, ce fut Notre-Seigneur Lui-même qui en fit la cérémonie.
Cette petite église sert aujourd’hui de crypte à l’actuelle abbatiale.

   Ayant appris l’apparition de Saint Michel, le Roi Childebert III le juste voulut s’y rendre en pèlerinage. Au moins dix-sept Rois y vinrent prier l’Archange.

   Comme le dit une hymne, « à ce sanctuaire le Français aime à venir chercher le secours dans le danger ; il y accourt dans l’allégresse pour accomplir ses vœux et rendre grâces à Dieu ».
Ce fut l’un des pèlerinages les plus fréquentés de la Chrétienté.
Plusieurs Rois, comme Saint Charlemagne ou Charles VII, placèrent Saint Michel sur leur étendard. Et l’ancienne chapelledu palais royal de la Cité à Paris était dédiée à Saint Michel, de là la fontaine de la rive gauche avec la grande statue de l’Archange au-delà du pont du même nom.

Saint Michel - Paris fontaine Saint-Michel

Statue en bronze de Saint Michel
dominant la Fontaine Saint-Michel, à Paris.

   Au Puy même, le chanoine Truan édifia sur le mont Aiguilhe et fit consacrer le 18 juillet 961 une église à Saint Michel, avec trois ou quatre moines résidant à côté sur la cime, et dont l’abbé était membre du chapitre cathédral.

   Saint Michel répondit à la dévotion des Français. Alors que les moines, les habitants et les soldats du Mont-Saint-Michel résistaient à un siège de près de quarante ans, alors que le Roi Charles VII venait supplier humblement Notre-Dame du Puy à plusieurs reprises, Notre-Dame du Puy envoya Saint Michel à une petite bergère de douze ans, pour l’envoyer sauver la France, en l’année 1424.
Bien formée par l’Archange, Sainte Jeanne d’Arc partit à 17 ans à l’approche du jubilé du Puy trouver le roi à Chinon en 1429. Ce fut Saint Michel qui, en compagnie de Sainte Jeanne, apporta une couronne au Roi. La sainte plaça Saint Michel et Saint Gabriel sur son étendard, et l’Annonciation de Notre-Dame du Puy sur son pennon ; et, assistée de Saint Michel, elle délivra Orléans le 8 mai 1429 en la fête de l’Archange, puis mena sacrer le Roi à Rheims le 17 juillet 1429, pendant l’octave de Notre-Dame du Puy.
Sa mission achevée, elle périt en martyre et Saint Michel vint prendre sa belle âme.

   Ce fut en reconnaissance que le Roi Louis XI fonda le 1er août 1469 « l’Ordre et aimable Compagnie de Monsieur Saint Michel » en « commémoration et honneur de Monsieur Saint Michel Archange, premier Chevalier », dont, par la grâce de nos Rois, il reste encore quelques membres.

Louis XI préside le chapitre de l'Ordre de Saint Michel

Jean Fouquet (vers 1420 – vers 1480) :
Louis XI présidant le chapitre de l’Ordre de Saint Michel
(manuscrit des statuts de l’Ordre de Saint Michel – Bibliothèque nationale de France).

   En 1594, lors de l’entrée d’Henri IV à Paris, il apparut en petit enfant éclatant de blancheur aux côtés du Roi pendant la Messe à la cathédrale.

   En 1758 les évêques de Bretagne instituèrent à la date du 5 janvier, veille de l’Epiphanie, une fête en « l’honneur des Saints Anges gardiens du Roi et du Royaume », ce dernier étant Saint Michel.

   Après les reniements révolutionnaires (et l’expulsion des moines du Mont), Saint Michel n’abandonna pas son cher Royaume.
Les évêques de France essayèrent de compenser l’absence du Roi en consacrant leurs diocèses à Saint Michel le 19 mai 1912 (Nota bene : on trouve le texte de cette consécration > ici).
A la première guerre mondiale l’archevêque de Paris fit le vœu de construire une église en l’honneur de Saint Michel si la guerre épargnait la capitale. L’église fut construite aux Batignolles dans les villages de Paris.

Statue de Saint Michel sur le pignon de Saint-Michel-des-Batignolles

Sur le pignon de la façade de l’église Saint-Michel-des-Batignolles,
la statue dorée de l’Archange s’inspire de celle qui se trouve
au sommet de la flèche de l’abbatiale du Mont-Saint-Michel.

   Et ce fut encore le grand Archange qui arrêta la seconde guerre moniale le 8 mai 1945, en sa fête. Sans doute interviendra-t-il pour la future délivrance de notre pays.

   Il serait trop long de citer ses nombreuses interventions bénéfiques jusqu’au 15 août 1900 à Pékin ou en 1916 à Fatima, sans compter sa protection au moment du Jugment divin lors de la mort de chacun de nous.

   A la cathédrale angélique du Puy une fresque du XIème siècle le représente sur 5 mètres 55 de haut dans la tribune du transept septentrional, car il était à la tête des Anges apparus deux fois avec la Sainte Vierge, et à la tête des Anges qui consacrèrent la cathédrale le 11 juillet 225.

   Prions donc l’Archistratège de Dieu pour la Sainte Eglise, pour le saint Royaume, pour le Roi, pour nous-mêmes, et pour notre pèlerinage.
Comme le dit une antienne, « Archange Michel, venez au secours du peuple de Dieu ». Ainsi soit-il.

+ Abbé G.E.

Fresque de Saint Michel cathédrale du Puy

Basilique-cathédrale Notre-Dame de l’Annonciation, au Puy-en-Velay :
fresque de Saint Michel (XIème siècle) à la tribune du transept nord.

2026-92. Réflexions philo-félines à l’occasion de l’anniversaire de l’arrivée du Prince Tolbiac en son Mesnil-Marie.

Tolbiac le 16 mai 2026 bis - blogue

       Il peut arriver que des personnes assez peu intéressantes et aux idées peu recommandables disent cependant, à quelque moment, de fulgurantes vérités.
On le sait, Caïphe, tout félon et ignoble qu’il fût, pleinement adonné à l’exécution de ses plans de jalousie et de haine à l’encontre du Fils de Dieu incarné, a cependant bien proféré une prophétie parfaitement exacte !

   Considérons donc qu’il y a quelque chose d’analogue lorsque – si l’attribution est bien exacte – Monsieur Hippolyte Taine déclare : « J’ai beaucoup étudié les philosophes et les chats. La sagesse des chats est infiniment supérieure ».

   Il y a en effet tant de leçons à tirer de l’exemple des chats !
Tant de richesses à acquérir en s’imprégnant des enseignements silencieux de leur manière d’agir !
Tant de conseils judicieux à retirer de l’observation attentive de leur conduite tout-à-la fois détachée et passionnée, indifférente et très impliquée, réfléchie et spontanée, impassible et curieuse à l’extrême, stoïque et vif-argent, voluptueuse et ascétique, patiente et fougueuse, empressée autant qu’indolente, si familière quoique jamais totalement domestique, gardant toujours quelque chose d’un fascinant caractère fauve dans leur irrésistible besoin de faire succomber l’homme à leurs charmes…
L’on pourrait presque à l’infini décliner les qualités et leurs indissociables contraires par lesquels nos maîtres les chats nous éduquent et nous façonnent, tantôt à notre insu et comme par osmose, tantôt en qualité de victimes consentantes, empressées à répondre aux exigences de leur captivante séduction.

   Oui, la sagesse des chats est infiniment supérieure à celle des philosophes, et même parfois à la somme de la sagesse de plusieurs philosophes. Cela ne se discute pas !
Et si les hommes – tout particulièrement les hommes politiques et les hommes d’Eglise – avaient la sagesse de se comporter un peu plus souvent comme des chats, et de régler les problèmes des Etats et de la Sainte Eglise selon la sage manière dont Dieu a voulu que les chats résolussent les leurs, je crois que l’on constaterait de très notables progrès dans le monde des hommes ! 

   Que de vibrantes et profondes actions de grâces soient rendues à Dieu qui aux contemplatifs a donné des chats pour compagnons d’oraison, et aux ermites de ravissants et néanmoins impitoyables petits prédateurs pour protéger des nuisibles leurs sacristies et leurs celliers !

   Et longue et heureuse vie au Prince-chat Tolbiac en ce Mesnil-Marie, où il a fait sa joyeuse entrée le 16 mai 2022 !

Articles « reportages » concernant l’arrivée de Tolbiac :

1) L’annonce de son arrivée > ici
2) La première semaine de Tolbiac au Mesnil-Marie > ici
3) Tolbiac a trois mois > ici
4) Premier anniversaire de l’arrivée de Tolbiac > ici
5) Deuxième anniversaire de l’arrivée de Tolbiac > ici

Tolbiac le 16 mai 2026 - blogue

2026-85. « Il n’est pas de liberté sans exigence ».

12 mai 2026,
Chez les Ermites de Saint Augustin, fête de Saint Jean Stone et du Bienheureux Guillaume Tirry (cf. > ici & > ici) ;
Mémoire des Saints Nérée, Achille, Pancrace et de Sainte Domitille, martyrs.

Tolbiac écrivant - blogue

   Depuis plusieurs semaines déjà, dans la presse et sur les réseaux sociaux, on trouve le texte ci-dessous, reproduit, copié, partagé, né sous la plume de Monsieur Christophe Clavé, dont nous ne savons que le peu que l’on trouve à son sujet sur l’Internet.
A la limite, sa biographie et les opinions de ce monsieur sur une foule d’autres choses ont peu d’importance : ce texte et vrai et juste.
Et c’est ce texte que nous reproduisons à notre tour dans les pages de ce blogue, parce qu’il nous semble tout-à-fait idoine à provoquer une réflexion et à susciter des réactions salutaires, là où il n’est pas encore trop tard.

Tolbiac.

Frise - putti avec des livres

       « La disparition progressive des temps (subjonctif, passé simple, imparfait, formes composées du futur, participe passé…) donne lieu à une pensée au présent, limitée à l’instant, incapable de projections dans le temps.

   La généralisation du tutoiement, la disparition des majuscules et de la ponctuation sont autant de coups mortels portés à la subtilité de l’expression. Supprimer le mot «mademoiselle» est non seulement renoncer à l’esthétique d’un mot, mais également promouvoir l’idée qu’entre une petite fille et une femme il n’y a rien.

   Moins de mots et moins de verbes conjugués c’est moins de capacités à exprimer les émotions et moins de possibilité d’élaborer une pensée. Des études ont montré qu’une partie de la violence dans la sphère publique et privée provient directement de l’incapacité à mettre des mots sur les émotions.
Sans mot pour construire un raisonnement, la pensée complexe chère à Edgar Morin est entravée, rendue impossible.
Plus le langage est pauvre, moins la pensée existe.

L’histoire est riche d’exemples et les écrits sont nombreux de Georges Orwell dans « 1984 » à Ray Bradbury dans « Fahrenheit 451 » qui ont relaté comment les dictatures de toutes obédiences entravaient la pensée en réduisant et tordant le nombre et le sens des mots.

   Il n’y a pas de pensée critique sans pensée. Et il n’y a pas de pensée sans mots.
Comment construire une pensée hypothético-déductive sans maîtrise du conditionnel ?
Comment envisager l’avenir sans conjugaison au futur ?
Comment appréhender une temporalité, une succession d’éléments dans le temps, qu’ils soient passés ou à venir, ainsi que leur durée relative, sans une langue qui fait la différence entre ce qui aurait pu être, ce qui a été, ce qui est, ce qui pourrait advenir, et ce qui sera après que ce qui pourrait advenir soit advenu ?

   Si un cri de ralliement devait se faire entendre aujourd’hui, ce serait celui, adressé aux parents et aux enseignants : faites parler, lire et écrire vos enfants, vos élèves, vos étudiants.
Enseignez et pratiquez la langue dans ses formes les plus variées, même si elle semble compliquée, surtout si elle est compliquée.
Parce que dans cet effort se trouve la liberté.

   Ceux qui expliquent à longueur de temps qu’il faut simplifier l’orthographe, purger la langue de ses «défauts», abolir les genres, les temps, les nuances, tout ce qui crée de la complexité sont les fossoyeurs de l’esprit humain.
Il n’est pas de liberté sans exigences.
Il n’est pas de beauté sans la pensée de la beauté. »

Christophe Clavé

Frise - putti avec des livres

2026-77. « Avec Louis XVIII, et plus que jamais dans l’histoire de France, le roi a alors parfaitement incarné sa fonction de père pour nombre de Français qui aspiraient à la stabilité et à la prospérité.»

2 mai,
Fête de Saint Athanase d’Alexandrie :
Anniversaire de la déclaration de Saint-Ouen (2 mai 1814 – cf. > ici).

Monogramme de louis XX - blogue

   Au mois de mars 2026 est paru, aux éditions Via Romana, un ouvrage collectif publié sous la direction de Monsieur Jean-Michel Leniaud, directeur d’études à l’Ecole pratique des hautes études et dircteur honoraire de l’Ecole des Chartes, intitulé « Le Règne de Louis XVIII – Restauration & Modernité ».

   Ce livre est préfacé par Monseigneur le Prince Louis de Bourbon, duc d’Anjou, de jure Sa Majesté le Roi Louis XX.
Il y a un réel intérêt à lire avec attention cette préface royale qui manifeste une intelligence poussée de ce pragmatisme capétien qui a caractérisé la royauté française traditionnelle et lui a permis d’affronter de nombreux périls, de s’adapter à des situations complexes multiples, sans trahir son essence. Ainsi, au-delà de l’aspect circonstancié de sa rédaction, est-elle le témoin d’un véritable programme politique de notre Souverain légitime…

le règne de Louis XVIII - Restauration et Modernité

       L’Institut de la Maison de Bourbon a eu l’heureuse initiative de vouloir commémorer, à l’occasion du bicentenaire de sa mort, le roi Louis XVIII et, plus particulièrement, son règne effectif de 1814 à 1824. Initiative d’autant plus importante que ce souverain est très méconnu. Souvent, en effet, il est décrit à travers quelques clichés ou d’autres éléments anecdotiques, de peu d’intérêt pour ce qu’est un souverain.

   Pourtant, quel règne fécond ! D’autant plus qu’il devait faire face à la vague révolutionnaire loin d’être éteinte quand il est arrivé au pouvoir en 1814. Ce fut un règne charnière. Les années 1814-1824 font partie de celles qui ont compté pour la France qui devait reprendre le chemin de la tradition dans un monde totalement nouveau.
Le titre de votre ouvrage collectif est bien choisi puisque pour Louis XVIII il fallait concilier restauration et modernité. Plusieurs rois, avant lui, avaient eu à faire face à de tels enjeux, pensons à François Ier ou encore à Henri IV. Des souverains qui ont compté parce qu’ils surent adapter la France aux mutations de leur époque. Louis XVIII s’inscrit dans cette démarche.

   Vingt-cinq ans d’errements avaient mis la France à genoux, saignée à blanc par des guerres intérieures et extérieures continues. Lorsque Louis XVIII accéda à la réalité du pouvoir, il put reprendre consciencieusement le travail multiséculaire des Capétiens et des Bourbons : redonner à la France une place dans le concert européen grâce à une diplomatie audacieuse, œuvrer au maintien de la paix sur le continent tout en ramenant la prospérité, la concorde et l’unité dans un pays déchiré. Ainsi la figure royale allait de nouveau s’imposer comme un vecteur de paix sociale, d’harmonie européenne, en adaptant la monarchie aux exigences du temps, comme cela se fit depuis les origines capétiennes. Avec Louis XVIII, et plus que jamais dans l’histoire de France, le roi a alors parfaitement incarné sa fonction de père pour nombre de Français qui aspiraient à la stabilité et à la prospérité.

   Tous les travaux des historiens réunis dans ce volume permettent de comprendre la richesse de ce règne et ce qui fait son originalité. Il marque véritablement un temps de l’histoire qui, sur bien des points, a été positif. Au-delà des institutions elles-mêmes et des relations internationales, pensons à la technologie comme aux Beaux-Arts. Louis XVIII, comme ses prédécesseurs, avait une vision globale de la fonction royale.

   Ce bicentenaire et les études menées par les chercheurs et historiens depuis plusieurs décennies doivent nous encourager à être humbles devant l’histoire et savoir nous rappeler que le passé peut-être un flambeau qui éclaire notre marche du temps présent, résolument tournée vers l’avenir.

   Je remercie tous les auteurs qui ont cntribué à cet ouvrage. Il donnera bien du plaisir à ses lecteurs qui connaîtront ainsi mieux l’œuvre du roi Louis XVIII.

Louis de Bourbon
Duc d’Anjou

Trois lys blancs

2026-76. Nous avons lu et nous recommandons chaleureusement : « L’Evangélisation des Gaules au Ier siècle », d’Arnaud Boüan du Chef du Bos.

30 avril,
fête de Sainte Hildegarde de Vintzgau, Reine des Francs (cf. ici) ;
Mémoire de Saint Eutrope, premier évêque de Saintes, martyr (cf. > ici) ;
Mémoire de la Vigile des Saints Apôtres Philippe et Jacques.

angelot baroque - vignette blogue

   Nous profitons de la fête de Saint Eutrope (voir ci-dessus) pour recommander avec chaleur un petit ouvrage, très facile de lecture et très agréablement illustré, de Monsieur Arnaud Boüan du Chef du Bos, qui vient très opportunément jeter un pavé dans la mare des prétendus historiens contemporains lesquels, à la manière de stupides perroquets, répètent les poncifs anti-catholiques forgés – à l’encontre de siècles et de siècles de tradition – depuis le XVIIIème siècle.
Ce livre, intitulé « L’Evangélisation des Gaules au Ier siècle », est paru à l’automne 2025 : on le trouve à la vente sur internet, en faisant une petite recherche.
Son auteur nous avait précédemment « régalés » avec deux ouvrages dont on peut dire qu’ils sont complémentaires : 1) « Saint Martial, l’Apôtre des Gaules », et 2) « L’Evangélisation de la Bretagne au premier siècle ».

   « Si la France est née en 496, elle fut conçue dès le premier siècle, dans la bonne terre de Gaule, évangélisée par des témoins du Christ en Galilée et des disciples des Apôtres ! Il est temps aujourd’hui de retrouver cette histoire oubliée pour rendre aux Français la vérité de notre histoire, et de gonfler notre espérance ! Tant de bénédictions originelles ne peuvent s’achever dans notre triste actualité : il nous faut retrouver nos racines, prier ces saints fondateurs, et restaurer l’union de tous ceux qui ne veulent pas voir périr notre si belle Patrie ! »

Présentation de l’ouvrage sur « Le Salon Beige » en octobre 2025.

L'évangelisation des Gaules au 1er siecle -Arnaud Boüan du Chef du Bos

Quatrième de couverture :

   « Découvrez plus de soixante témoins directs des faits et miracles de Jésus-Christ parmi lesquels ses plus proches amis, missionnés pour l’évangélisation des Gaules :

• Marie-Madeleine, la pénitente de Magdala ;
• Lazare de Marseille, le ressuscité de Béthanie ;
• Marthe de Tarascon, sœur de Marie-Madeleine et Lazare ;
• Martial de Limoges, l’enfant de la multiplication des pains ;
• Amadour, Zachée de Jéricho, l’ermite de Rocamadour ;
• Véronique de Soulac, l’héroïne du calvaire ;
• Ursin de Bourges, Nathanaël de Cana ;
• Denys de Paris, l’Aréopagite d’Athènes…

   Relégués par les historiens « rationalistes » au IIIème siècle, ils sont pourtant bien attestés par la Tradition de l’Eglise catholique et confirmés par la science archéologique la plus sûre.
Ce court livret démontre la prédilection de Dieu pour la France qui a reçu plus de 150 disciples dès le premier siècle et fait s’interroger : comment expliquer une telle concentration des personnages clés de l’Evangile dans ce tout petit bout de coin du monde qui deviendra la France ? »

   L’ouvrage bénéficie d’une préface de Monseigneur Dominique Le Tourneau, chapelain de Sa Sainteté, membre de nombreuses associations ou sociétés des plus recommendables, telle l’Association Universelle des Amis de Jeanne d’Arc, la Société des Gens de Lettre, l’Association des Ecrivains catholiques, la Societas Internationalis Iuris Canonici Promovendo… etc. C’est avant tout un canoniste, professeur de Droit canonique et juge au tribunal ecclésiastique de Lille, qui est en outre vice-postulateur de la cause de doctorat de Saint Césaire d’Arles.

angelot baroque - vignette blogue

2026-73. Lettre mensuelle de la Confrérie Royale : 25 avril 2026.

armoiries confrérie royale

Samedi 25 avril 2026.

Très Chers Membres et Amis de la Confrérie Royale,

   Dimanche dernier, 19 avril 2026, votre Prieur a été la victime d’un « stupide accident » (il a glissé dans l’herbe trempée de rosée alors qu’il se dirigeait vers son véhicule pour se rendre à la Sainte Messe et la manière dont s’est déroulée sa chute – et surtout la manière dont il a retrouvé le sol – a entraîné la rupture des ligaments croisés du genou droit et, en toute logique, l’intervention du SAMU et des pompiers, une hospitalisation et une opération programmée en urgence… etc.).
Bref ! Frère Maximilien-Marie, la jambe immobilisée dans une attelle contraignante, a fini par être ramené dans son ermitage vivarois, où il peut, avec l’aide ponctuelle d’amis généreux de leur temps et de leurs personnes, avec le passage quotidien de l’infirmière, avec un certain nombre d’aménagements, avec l’acceptation de nombreux contretemps, et avec de longues stations allongé – pour un rythme d’activité très allégé et ralenti -, continuer néanmoins sa vie de vieil ermite…
Et c’est lui-même qui vous écrit ce 25 avril au soir.

   J’espère que vous avez passé cette journée du 25 avril dans une ferveur particulière, pour l’anniversaire de la naissance de notre Roi bien-aimé, que nous servons dans le combat spirituel, la prière et les sacrifices, au jour le jour.

   A seule fin de vous « alimenter » de paroles fortes et tonifiantes, je mets, au-dessous de ces modestes lignes, la copie du message complet que Sa Majesté le Roi nous avait fait parvenir, au Puy-en-Velay, au début juin 2016 – cela fera bientôt 10 ans ! – à l’occasion du pèlerinage conjoint de l’UCLF (alors présidée par feu Monsieur Pierre Bodin) et de la toute jeune Confrérie Royale (dont nous avions publié la fondation le 25 août 2015 : 8 mois auparavant), dans la sainte cité de Notre-Dame du Puy, à l’occasion du jubilé qui ne se produit habituellement que deux fois par siècle (chaque fois que le Vendredi Saint coïncide avec le 25 mars) ; pèlerinage conjoint de l’UCLF et de la Confrérie Royale qui avait été source de grandes grâces…

   En relisant les lignes que notre Roi nous adressait alors (nous, c’est-à-dire aux deux mouvements [qui sont distincts, redisons-le, même s'ils sont très fraternellement unis] ), transmis au Président Pierre Bodin par le Secrétariat de Sa Majesté ; en relisant donc ces lignes royales en faisant abstraction des circonstances précises du jubilé de 2016, vous retrouvez, chers Amis, bien précisée par notre Souverain légitime, la nature de votre engagement…
A la limite, il serait quasi nécessaire que chacun d’entre nous apprenions par cœur ces lignes fermes et claires :

   « Vous prierez pour qu’un monde renaissant aux valeurs de la tradition de nos pères puisse redonner à la France et le sens de sa grandeur, et l’esprit de sa mission civilisatrice pour l’ensemble des nations et la puissance des grâces de son baptême… Que la ferveur de vos prières contribue à protéger la France » !

    Ayons à cœur de méditer souvent sur ces lignes inspirées !

   Et puisque, justement, ce message royal nous avait été adressé à l’occasion du premier pèlerinage annuel au Puy-en-Velay, « pour la France et le Roi », j’en viens au fait que, en raison de ce « stupide accident », en raison des conseils « énergiques » de plusieurs de mes conseillers personnels (auxquels j’objectais que le pèlerinage du Puy de cette année pouvait se dérouler sans moi – contraint à beaucoup de repos et à beaucoup d’immobilité -, mais qui n’en étaient pas d’accord), en raison d’autres facteurs aussi que je ne détaillerai pas, nous devons repenser l’organisation du pélerinage du « pont » de l’Ascension et lui donner, cette année, une nouvelle physionomie : d’ici quelques jours, vous recevrez une nouvelle circulaire exposant de quelle manière cette réorganisation va se faire, avec

1) d’un côté, pour les personnes dans un rayon relativement proche du Puy, une journée de pèlerinage (avec Sainte Messe, et prières dans les sanctuaires de la ville sainte), et
2) pour tous ceux qui le désirent, et dans tout le Royaume, de petits pèlerinages locaux (même avec seulement 2 ou 3 personnes : « Lorsque deux ou trois sont réunis en Mon Nom, Je suis au milieu d’eux »), ou – a minima – un temps de prière communautaire, accomplis en union avec ceux qui se trouveront au Puy… ou avec le Prieur qui se trouvera contraint de rester allongé en son ermitage !!!

   Que, dès à présent, ceux qui liront ces lignes, à Paris, à Versailles, en Anjou ou en Bretagne, en Auvergne ou en Franche-Comté, en Touraine ou en Alsace, en Provence ou en Picardie, en Guyenne ou en Lorraine, en Artois ou en Saintonge, en Limousin ou en Flandres, en Dauphiné ou en Poitou, en Bourgogne ou en Languedoc… etc… et ailleurs aussi, membres ou simplement sympathisants de la Confrérie Royale, nous contactent sans retard sur cette adresse électronique : pelerinage.confrerie@gmail.com

   Et que Dieu vous bénisse tous et vous protège à tout moment !
Merci pour votre attention. 

Lettre du Roy au pèlerinage du Puy 2016 - blogue

Le Puy-en-Velay

2026-69. Sa Majesté le Roi entend insister sur l’importance du quatrième centenaire de « la Royale » dans une vision d’avenir.

Jeudi 16 avril 2026,
Fête de Saint Benoît-Joseph Labre, pèlerin, confesseur (cf. > ici) ;
Anniversaire de la mort de Sainte Marie-Bernard Soubirous, vierge (cf. > ici).

Richelieu à l'origine de la Royale

Octobre 1626 : les mesures prises par le Cardinal de Richelieu
sont aujourd’hui considérées par la Marine Nationale
comme la date de naissance d’une marine d’Etat, unifiée et permanente.  

       Dans la soirée du Mercredi Saint 1er avril 2026, Monseigneur le Prince Louis de Bourbon, duc d’Anjou, de jure Sa Majesté le Roi Louis XX de France, a annoncé, sur ses réseaux sociaux, la publication d’un article de sa plume qui venait de paraître dans la revue trimestrielle Marine & Océans (mars 2026), en ces termes :

   « En cette année 2026 où nous célébrons les 400 ans de la Marine française, il m’a semblé de mon devoir de prendre la parole sur un sujet aussi important de notre histoire mais aussi de notre avenir.

   En tant qu’hériter des Rois qui ont donné naissance à cette arme, j’ai eu à cœur de délivrer ma vision de la Marine tant dans sa profondeur historique que dans ses enjeux contemporains et à venir.

   Comme je le dis dans les colonnes de la revue Marine et Océans, « l’histoire nous apprend que la montée en puissance de flottes de haute mer est un effort long et coûteux.
Une Marine de guerre nécessite une vision à long terme et une volonté étatique constante tant pour former un personnel compétent que pour acquérir les bâtiments nécessaires.
Nos victoires dans la guerre d’indépendance américaine entre 1778 et 1783 n’auraient pu être rendues possibles sans une politique de redressement impulsée dès la fin des années 1760 par Louis XV puis maintenue par Louis XVI.
Il nous faut donc œuvrer dès maintenant à faire de notre Marine le bras armé de notre politique maritime et donc mondiale. »

   Retrouvez mon article entier dans la revue Marine & Océans magazine

armes de France et Navarre dessinées pour le Sacre de Charles X

   Notre Souverain légitime, dans sa communication du 20 janvier de cette année (cf. > ici) à l’occasion des célébrations anniversaires de la mort de Sa Majesté le Roi Louis XVI, avait déjà abordé ce sujet. L’article dont nous reproduisons ci-dessous l’intégralité développe une vision globale particulièreent lucide qui, en se fondant sur l’héritage de l’histoire et les expériences du passé, donne une vision à long terme sur la politique qui convient aujourd’hui à notre pays.

Article de Louis XX Marine & Océans 1

Article de Louis XX Marine & Océans 2

Article de Louis XX Marine & Océans 3

Article de Louis XX Marine & Océans 4

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