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2011-66. Sociétés multiculturelles : leurres, échecs et catastrophes imminentes…

Mercredi 31 août 2011

Nous trouvons ce matin, dans notre boite aux lettres électronique, le bulletin n°239 de « Correspondance européenne« , organe de liaison du « Centro Lepanto ». Comme à l’accoutumée, cette livraison contient de nombreux éléments de réflexion et d’analyse d’un très grand intérêt. Forts de l’autorisation qui nous a été donnée par Monsieur le Professeur Roberto de Mattei (qu’il en soit remercié une fois de plus), nous reproduisons ici un article signé des seules initiales C.B.C. consacré au leurre du multiculturalisme à l’occasion des récents et dramatiques évènements qui ont agité la Grande-Bretagne.

Grande-Bretagne : incendie consécutif aux émeutes été 2011

Grande-Bretagne : premiers soubresauts.

Les récentes émeutes qui ont éclaté à Londres et dans quelques autres villes d’Angleterre ont démontré un fois de plus que le multiculturalisme est une utopie qui risque de coûter très cher un jour aux pays européens.

Les reportages n’ont pas pu passer à côté du fait que c’est dans les quartiers multiethniques qu’elles ont pris naissance, mais cette constatation n’a pas suffi à en identifier la cause.
Le décodage officiel persiste à présenter les faits comme la face visible d’un profond malaise social. On parle d’ “exclusion sociale”, comme si la responsabilité était du côté des Anglais qui n’ont pas fait assez pour accueillir cette masse humaine et l’intégrer à leur société.
Tant qu’on s’attachera à cette fausse lecture, les Etats européens seront dans l’impossibilité d’apporter un remède efficace aux troubles qui se multiplient à la suite de l’immigration de masse.

Le premier mythe à tuer est celui de la société multiculturelle ou multiethnique.
Il n’existe pas de société multiculturelle ou multiethnique. On peut avoir le multiculturalisme ou la multiethnicité, mais alors on n’a pas de société. Et si l’on veut une société, il faut nécessairement qu’elle soit “uniculturelle” ou “monoethnique”, ou que tout au moins les minorités culturelles ou ethniques soient absorbées ou contenues dans un seul modèle dominant et suffisamment fort.

En Europe, c’est l’inverse qui se produit : le modèle est faible et ne s’impose pas à des minorités toujours plus envahissantes et conquérantes.
Dans ces conditions, on assistera immanquablement à un morcellement de la société en sous-groupes rivaux et agressifs, tandis que la masse majoritaire des natifs adoptera un profil bas et sera paralysée par la peur.

Ce qui s’est passé à Londres est la conséquence inévitable de l’immigration de masse quasiment incontrôlée que pratiquent les Etats européens depuis plusieurs décennies.
Du souci d’intégrer les immigrants, on est passé à “l’acceptation de leurs différences” réputées “enrichissantes”, pour aboutir aujourd’hui à la désintégration du corps social et du système juridique.
Vu la faible réaction du pouvoir politique et son incapacité – ou sa mauvaise volonté – à comprendre ce qui se passe, ces émeutes vont devenir endémiques dans les grandes villes européennes, et de plus en plus destructives.
Aux vitrines brisées et magasins pillés vont succéder les morts d’homme. Aux groupes difficiles à identifier et se rassemblant apparemment spontanément vont succéder les gangs organisés, armés et jouissant de l’impunité de ghettos et de zones de non-droit.

Chaque année qui passe voit rentrer, avec le consentement criminel des pouvoirs politiques, des centaines de milliers d’immigrés et se constituer un foyer incontrôlable de violence et de guerre interne.
Les pays européens ont encore la capacité de faire face. Il est faux de dire que rien n’arrêtera la marée humaine en provenance du sud. Il est encore possible de fermer les frontières et de renvoyer les immigrés illégaux. Il est possible de renvoyer les étrangers criminels et dépendants. C’est le vœu languissant de la majorité de la population en Europe. Chaque sondage confirme que les Européens veulent stopper l’immigration de masse. Encore récemment, une enquête détaillée par le quotidien norvégien “Aftenposten” montre que 53,7 % des Norvégiens sont favorables à un arrêt de l’immigration (7 juillet 2011). Il ne reste à cette majorité que d’arriver au pouvoir, ce qui, en démocratie, est particulièrement difficile. (C. B. C.)

Gif bombe

2011-65. Chronique du mois d’août 2011 au Mesnil-Marie.

Mardi 30 août 2011, fête de Saint Julien de Brioude.

Chers Amis du « Refuge Notre-Dame de Compassion« ,

Le mois d’août s’achevant, je vais donc – conformément à mes habitudes – vous relater les évènements les plus marquants de ces dernières semaines en notre « Mesnil-Marie« .

D’une manière générale, et comme je vous l’écrivais dans ma précédente chronique en juillet (cf. > www), ce mois a encore été illustré par de nombreux passages (voire petits séjours) d’amis.

C’est pour nous une joie d’autant plus grande lorsqu’il s’agit d’amis prêtres puisque alors, fort logiquement, cela signifie que nous bénéficions de la célébration de leur « messe privée » dans notre oratoire : les prêtres dont l’amitié nous honorent n’appartiennent pas en effet à la catégorie de ceux qui considèrent que la célébration de la messe quotidienne est facultative, et ne sont pas davantage de ceux qui, lorsqu’ils peuvent prendre quelques jours de repos, estiment aussi devoir mettre la messe en vacances!

Sainte Eucharistie

A ce propos, et pour commencer par une anecdote tristement significative, un ancien évêque de Viviers, Monseigneur Jean Hermil – celui-là même dont feu Monsieur l’Abbé Bryan Houghton disait qu’il n’était pas un mauvais homme mais n’avait pas beaucoup de religion (cf > www), avait lui-même raconté à ses séminaristes (au temps, maintenant révolu, où il y en avait encore dans ce diocèse) que, lors de vacances qu’il avait prises pendant l’été, il avait décidé, un dimanche, de se rendre à la messe paroissiale de son lieu de villégiature.
Tout laisse supposer qu’en semaine Son Excellence ne célébrait pas ou bien se concoctait une liturgie sur mesure dans sa chambre d’hôtel…

Quoi qu’il en soit, ce dimanche là, l’évêque s’en fut à la paroisse ; il y alla – précisait-il lui même – en se rappelant que lorsqu’il était curé de paroisse il n’aimait pas que les fidèles arrivassent en retard, et qu’il convenait donc qu’il fût présent dans l’église avant le début de la cérémonie.
Monseigneur – qui était en civil (il l’était de manière habituelle!) – arriva donc avec un peu d’avance et s’assit sur un banc de la nef.

Or le curé du lieu, voyant ce monsieur qui était entré dans l’église avec un peu d’avance, s’approcha et lui demanda… de faire la lecture!
Monseigneur Hermil racontait alors en riant à ses séminaristes que la situation lui avait posé un « cas de conscience » : il ne voulait pas opposer un refus au prêtre, mais il pensait intérieurement que, si des diocésains de Viviers se trouvaient en vacances en ce même lieu et assistaient à cette messe, ils seraient peut-être choqués de voir leur évêque en pékin faire la première lecture, et il se disait en même temps en son for intérieur qu’il ne voulait pas scandaliser ce brave homme de curé (sic) en lui avouant qu’il était lui aussi prêtre, et non seulement prêtre mais évêque, parce que le dit curé n’aurait sans doute pas compris que Son Excellence ne se fût point présentée à la sacristie pour présider la concélébration!
Monseigneur, qui trouvait la situation spécialement comique, se garda bien de se nommer, courut le risque d’étonner ceux qui pourraient le reconnaître et s’en fut donc bravement lire la première lecture…

En introduction de cette anecdote, absolument véridique, je vous disais qu’elle était tristement significative.
Significative des étranges égarement d’esprit auxquels conduit le modernisme
, et aussi profondément attristante à plus d’un titre : il est déjà triste de penser qu’un évêque arrive à une telle perte de compréhension de son propre sacerdoce, et il est tout aussi affligeant qu’il veuille en faire état, comme l’occasion d’une bonne tranche de rigolade, devant des séminaristes alors qu’il eût au contraire fallu leur donner une haute idée de la prêtrise et de ses exigences!
Je tenais toutefois, malgré la douleur et le scandale que ce genre de récits peut susciter (et malgré les risques que j’encours à le faire), vous le rapporter : cela semble totalement surréaliste, mais si je ne le fais pas cela risque d’être enfoui dans les oubliettes de l’histoire jusqu’au jour du jugement dernier, et ceux qui, dans quelques années, auront à faire le bilan de cette période pourraient manquer d’éléments concrets pour comprendre pourquoi certains diocèses se sont ainsi effondrés. Le poisson (Ichtus) pourrit toujours par la tête!

Sainte Eucharistie

Mais j’en reviens à ma chronique. J’avais donc commencé à vous parler du passage d’amis prêtres en notre « Mesnil-Marie » et je voulais vous raconter comment la divine Providence a entendu un souhait de Frère Maximilien-Marie.

Lully devant l'autel de Sainte Philomène

(cliquer sur la photo pour la voir en plus grand format)

Vous le savez, c’est une habitude que j’ai prise lorsque j’étais un chaton (cf. > www), j’aime à accompagner mon papa-moine à l’oratoire quand il y fait ses oraisons.
Dans notre oratoire provisoire, j’ai une chaise qui m’est spécialement attribuée, à côté de son prie-Dieu, juste devant l’autel provisoire de Sainte Philomène (photo ci-dessus).

Le mercredi 3 août, Frère Maximilien-Marie, à la fin de son oraison, se disait que ce serait vraiment bien si un prêtre pouvait venir chez nous le 11 août, afin d’y célébrer la messe de Sainte Philomène.
Il ne voyait toutefois pas qui pourrait être disponible. Alors il s’est tourné vers la statue de Sainte Philomène et il a dit : « Après tout, c’est vous que ça concerne le plus! Donc si vous voulez que cela se fasse, débrouillez-vous! »

Il faut croire que Sainte Philomène n’a pas été mécontente du procédé puisque le lendemain même, à midi et demi en rentrant du marché, Frère Maximilien-Marie découvrait sur notre répondeur téléphonique un message laissé par un prêtre ami demandant à venir trois jours au « Mesnil-Marie » : vous surprendrai-je si je vous dis que la date de la fête de Sainte Philomène était incluse dans ces trois jours?

Le 11 août donc, date à laquelle, et quoi qu’on en ait dit, il est toujours permis de célébrer la fête de Sainte Philomène, nous avons chanté la messe en présence de quelques amis (dont une fillette prénommée Philomène).
A l’issue de la célébration, nous nous sommes tous mis à genoux devant son autel pour la récitation des litanies de Sainte Philomène et, comme vous pouvez le constater, j’étais moi aussi très attentif à cette supplication…

Récitation des litanies de Sainte Philomène

(Cliquer sur la photo pour la voir en plus grand format)

Parmi les autres faits religieux marquants de ce dernier mois d’août, il y a eu, bien sûr, la grande et belle fête de l’Assomption de Notre-Dame.
Elle fut célébrée avec une très grande ferveur dans notre « paroisse rituelle » et j’étais très fier que Frère Maximilien-Marie puisse concourir à la beauté de la cérémonie en y apportant les plus beaux de nos ornements et le reliquaire contenant une parcelle du Voile de Notre-Dame que les fidèles furent heureux de vénérer après la Procession du Voeu de Louis XIII.

15 août 2011 : retour de la procession dans l'église

Le lendemain de l’Assomption, c’est la fête de Saint Roch : un saint qui est traditionnellement très aimé et vénéré en nos contrées qu’il protégea à maintes reprises des épidémies.
Tous les 16 août, donc, Frère Maximilien-Marie, aime se rendre au pèlerinage qui a lieu en son honneur à Antraïgues-sur-Volane et dont je vous avais déjà parlé en 2009 (cf. > www) en publiant quelques clichés de la chapelle.
En ce qui me concerne, vous savez que je n’aime pas du tout les chiens, par lesquels j’ai été coursé à plusieurs reprises et qui m’inspirent une véritable terreur. Il n’y a que celui de Saint Roch dont je supporte la « présence » en notre « Mesnil-Marie » : parce que la grande sainteté de son maître a déteint sur lui et qu’il reste bien sage, toujours immobile et silencieux à ses pieds!

Reliquaire de Saint Roch au Mesnil-Marie

Reliquaire de Saint Roch exposé dans l’oratoire du Mesnil-Marie

Pour ce qui est des activités qui tout en n’étant pas étrangères au domaine religieux présentent en même temps un aspect culturel, Frère Maximilien-Marie, au cours de ce mois d’août, a assuré deux visites-promenades « Sur les pas du Grand Chanéac« .
Il a aussi animé dernièrement un modeste « concert spirituel », présentant le chant grégorien à travers quelques pièces simples et variées couvrant toute l’année liturgique, qu’il a expliquées et interprétées.

Dans le même registre, je dois mentionner que notre Frère a eu les honneurs de la presse non seulement pour les activités que j’ai mentionnées au paragraphe précédent, mais aussi parce que l’association des « Amis du Mézenc » a publié dans son 23ème cahier (publication annuelle qui est très attendue par les régionalistes) le « Conte du Mézenc farceur et des nuages chatouilleux » que Frère Maximilien-Marie a composé à partir de la remarque d’un petit enfant…

2011-65. Chronique du mois d'août 2011 au Mesnil-Marie. dans Chronique de Lully prsentationcahierdumzencn23001copie

(Cliquer sur la photo ci-dessus pour la voir en plus grand format)

Quelques autres nouvelles rapides pour terminer : dans la nuit du 2 au 3 août nous avons ressenti les effets d’un tremblement de terre d’une magnitude de 3,7 dont l’épicentre se trouvait dans le sud de notre Vivarais, mais il n’y a fort heureusement eu aucun dégâts à déplorer ; dans les derniers jours de la lune décroissante d’août – période favorable recommandée par les savoir-faire ancestraux – tous les hommes de notre hameau ont procédé au grand nettoyage de notre béalière (ce petit canal très ancien auquel nous devons notre alimentation en eau), mais de cela je compte bien vous reparler très bientôt ; et puis nous avons eu la semaine dernière des orages particulièrement violents, dont l’un des effets a été la mise à mort de nos appareils téléphoniques

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Savez vous ce qu’est une pipistrelle?
Pour le chat théologien que je suis, il avait d’abord semblé que c’était (analogiquement) aux souris ce que les anges sont aux hommes.

Mais Frère Maximilien-Marie m’a fait tout un cours sur elles : il m’a expliqué combien ces mammifères très sympathiques (dont les dames ont absolument tort d’avoir peur) sont utiles et nécessaires.
Tout ceci parce que, à plusieurs reprises ces dernières nuits, il est arrivé que certaines d’entre elles entrent chez nous et que j’ai alors fait un raffut considérable à leur courir après et en sautant pour les attraper.
Cela a réveillé mon papa-moine qui a dû se lever et m’a enlevé celle dont j’avais réussi à me saisir au vol ; il l’a remise en liberté après s’être assuré qu’elle n’était pas blessée et il m’a sévèrement défendu de leur faire le moindre mal !

Pipistrelle commune

Et voilà, j’ai achevé le tour d’horizon de ce mois d’août 2011. Mais je ne veux pas vous quitter sans vous recommander d’abord très vivement de vous unir à la neuvaine préparatoire à la fête de Notre-Dame de Compassion, Notre-Dame des Sept Douleurs, du 6 au 14 septembre > www.

En toute amitié,

                                                     pattes de chatLully.

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Appel à l’aide :
Aidez-nous à finaliser les travaux de la Crypte Sainte Philomène et à régler les factures des artisans auxquels il nous est nécessaire d’avoir recours

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2011-62. Leçon d’économie appliquée.

ou « un joli tour de passe-passe ».

Une fois n’est pas coutume, je vais aujourd’hui vous entretenir… d’économie!

Je ne sais plus qui, il y a déjà longtemps, avait envoyé cette histoire par courrier électronique à Frère Maximilien-Marie : au delà de son aspect anecdotique et un tantinet humoristique, elle porte en elle une vérité profonde, qui est tout à fait dramatique et dont on ne peut pas faire autrement que d’y voir l’un des aspects réels de la plus qu’inquiétante situation actuelle de l’économie mondiale, qui repose en très grande partie sur la virtualité et le bluff.

Je vous y laisse réfléchir…

pattes de chat   Lully.

Billet cent euros

Cela se passe dans un village humide et froid au fin fond d’une campagne sinistrée par la crise économique.
Les temps se font de plus en plus durs pour les gagne-petit : tout le monde est endetté, tout le monde vit à crédit

Dans un jour maussade entre les jours maussades, arrive un voyageur allemand… Riche!
Il arrête sa grosse et belle voiture devant l’unique petit hôtel de la bourgade, où il entre.

Il sort un billet de 100 € et le pose sur le comptoir, en demandant à voir les chambres disponibles afin d’en choisir une pour la nuit.

L’hôtelier lui donne les clefs, lui montre l’escalier et lui dit de choisir celle qu’il veut à l’un des deux étages : elles sont toutes libres!

Dès que l’Allemand s’est engagé dans l’escalier, l’hôtelier se saisit du billet de 100 € et se précipite chez le boucher voisin pour régler sa dette envers lui, qui est justement de 100 €.
Le boucher, qui doit lui aussi de l’argent, mais à un éleveur de porcs, se rend immédiatement chez lui et lui donne le  billet de 100 €.
L’éleveur à son tour règle 100 € sur ses dettes envers la coopérative agricole, où il achète ses fournitures, et, dès qu’il a tourné les talons, le directeur de la coopérative court au bistrot pour régler sa note de consommations.
Le barman glisse tout aussitôt le billet à un ami qui lui fournit ses entrées au casino à crédit déjà depuis des semaines, et ce dernier enfin, qui utilise l’hôtel professionnellement, court régler son compte avec l’hôtelier.

L’hôtelier dépose le billet sur le comptoir, là où le touriste l’avait posé auparavant.

Or justement, le voyageur allemand redescend l’escalier et déclare qu’il ne trouve pas les chambres à son goût : il reprend son billet et il s’en va.

Personne n’a rien produit, personne n’a rien gagné, mais personne n’est plus endetté…

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2011-58. Du zèle pour le salut des âmes.

Premier vendredi du mois 5 août 2011.

Il n’y a pas de véritable amour pour Dieu et pour le prochain sans un zèle ardent pour le salut éternel des âmes.
Le salut des âmes fut la grande « obsession » des saints car – même si, dans le principe, Notre-Seigneur Jésus-Christ a offert à Son Père, sur le Calvaire, un sacrifice rédempteur d’une valeur infinie, et donc capable de sauver des milliards de mondes – le salut n’est pas automatique.
Notre bienheureux Père Saint Augustin disait : « Celui qui t’a créé sans toi, ne te sauvera pas sans toi… »

Dieu qui a fait aux hommes le don du libre-arbitre et d’une vraie responsabilité, est respectueux de ces dons et ne contraint personne à se soumettre à Ses desseins d’amour.
Nul ne peut être sauvé sans une adhésion profonde de la volonté et du coeur au salut surabondant proposé par le Christ Rédempteur.
Nul ne va au Ciel sans en avoir le désir et sans manifester un minimum de cohérence avec ce désir, c’est-à-dire sans s’efforcer (malgré sa faiblesse et ses chutes, lesquelles peuvent toujours être pardonnées) de mettre en pratique, dans ses actes et dans sa vie, les préceptes et les lois de la vie nouvelle que Jésus-Christ lui a méritée.
Nul ne bénéficie malgré lui de la Rédemption : il y avait des « Malgré-nous » dans les armées du troisième Reich, mais il n’y en aura pas au Ciel!

Retable d'Isenheim

« Combien donc pensez-vous que mérite de plus affreux supplices celui qui aura foulé aux pieds le Fils de Dieu, tenu pour profane le Sang de l’Alliance par lequel il a été sanctifié, et fait outrage à l’esprit de la grâce? » (Heb. X, 29)

Voilà pourquoi tous ceux qui ont vraiment compris ce qu’est l’Amour du Père Eternel qui a envoyé sur la terre Son Verbe pour qu’Il assumât notre chair et notre condition terrestre (mystère de l’Incarnation), et pour qu’Il offrît cette chair en sacrifice de rachat (mystère de la Rédemption) ; tous ceux qui ont compris ce qu’éprouve en vérité le divin Coeur de Jésus et qui veulent correspondre aux appels de ce Sacré-Coeur ; tous ceux qui ont compris ce qu’est la mission du Saint-Esprit et la raison de l’institution de l’Eglise ainsi que des sacrements par lesquels elle dispense la grâce ; tous ceux là ne peuvent pas regarder le salut des âmes « à la légère », mais ils en portent dans leur âme un souci qui confine à l’obsession et ne les laisse pas en repos.

Le chrétien véritable n’est pas indifférent au sort éternel de ses frères : si son coeur est vraiment habité par une foi et une charité vivantes, il voit en tout homme quelqu’un qui est appelé à bénéficier de la Rédemption, quelqu’un pour lequel le Christ Sauveur a répandu Son Sang Précieux, quelqu’un qu’il faut entraîner à mieux connaître et aimer Notre-Seigneur, quelqu’un qu’il faut aider à mieux correspondre aux divines volontés, quelqu’un pour lequel Dieu lui demande de travailler au salut à la suite de Jésus-Christ.
Un chrétien ne peut bien évidemment pas « zapper » les oeuvres de miséricorde (
cf. Matth. XXV, 31-46), mais il doit plus encore penser et travailler au salut éternel de ses frères.

Tout chrétien véritable devrait pouvoir dire avec la même intensité que Saint Paul : « Je dis la vérité dans le Christ, je ne mens pas, ma conscience me rendant témoignage par l’Esprit-saint, qu’il y a une grande tristesse et une douleur continuelle dans mon coeur (…) pour mes frères qui sont mes proches selon la chair » (Rom. IX, 1-3).

Tout chrétien authentique doit avoir conscience et garder à l’esprit 1) qu’il a une responsabilité dans le salut de ses frères, et qu’il lui sera un jour demandé comme à Caïn : « Qu’as tu fait de ton frère? » ; 2) qu’il est appelé à être co-rédempteur avec le Christ : « Ce qui manque à la passion du Christ, je l’accomplis dans ma propre chair pour Son corps qui est l’Eglise » (cf. Col. I, 24) ; et 3) que de sa cohérence avec sa foi, de son témoignage rendu à la Vérité et à la Charité divines – en actes plus encore qu’en paroles -, de son zèle missionnaire et de sa propre sanctification peut dépendre le salut d’autres âmes, car « toute âme qui s’élève élève le monde » (Elisabeth Leseur).

Allez, enseignez toutes les nations...

« Allez donc, enseignez toutes les nations les baptisant au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit, leur apprenant à garder mes commandements… » (Matth. XXVIII, 19)

Ces vérités, qui ont suscité des vocations, alimenté la ferveur et nourrit le zèle missionnaire de générations de fidèles et de saints pendant des siècles, sont aujourd’hui, à l’intérieur même de l’Eglise, minimisées, tues, voire combattues.
En écrivant ceci je pense, de manière très précise, à de véritables hérésies entendues dans la bouche de certains professeurs de séminaires, curés de paroisse et même… évêques – hélas!

Ces ecclésiastiques qui manquent de zèle dans l’administration des sacrements, qui réduisent sans cesse le nombre des messes et souhaitent même que les fidèles s’habituent à ne plus avoir la messe chaque dimanche, qui peuvent envisager sans la moindre inquiétude spirituelle que sur le territoire de leurs paroisses ou de leurs évêchés d’innombrables chrétiens meurent sans recevoir ni la sainte absolution ni l’extrême onction ni le saint viatique, qui ne sont quasi jamais au confessionnal à attendre la brebis égarée… etc., sont peut-être encore des « hommes d’Eglise » mais ils ne sont pas des hommes de Dieu!

Ils devraient être rongés par l’insomnie, dévorés par l’angoisse du salut de ces âmes dont ils ont reçu la responsabilité et desquelles ils devront rendre des comptes devant le Souverain Juge.

L’Eglise n’a pas besoin d’ « administrateurs », ni d’espèces de fonctionnaires ecclésiastiques que l’on ne peut joindre qu’aux heures de bureaux et qui se contentent de « gérer » des structures par le biais de réunions interminables (et souvent aussi inter-minables).
Elle est tristement révélatrice cette appellation de « modérateurs » qui est attribuée aux prêtres dans les diocèses où l’on répugne à nommer de véritables curés (*) de paroisse : un « modérateur », n’est-ce pas quelqu’un qui fait retomber les enthousiasmes, qui calme les ardeurs et qui veille à ce que rien ne sorte d’une ronronnante moyenne?
Dieu, qui vomit la tiédeur (
cf. Apoc. III, 15-16), n’a pas besoin de « modérateurs » mais bien au contraire de prêtres, de religieux, de missionnaires, de fidèles qui soient des catalyseurs de ferveur, des « incendiaires » de la charité surnaturelle, des amplificateurs du zèle apostolique, des multiplicateurs du salut et de la sainteté!

« Devant ces églises, ça et là, à demi désertes, à demi écroulées, je me surprends à méditer la grande vérité, le mot décisif : les églises de France ont besoin de saints! » (Maurice Barrès, in « La grande pitié des églises de France »).

Lully.

(*) le mot « curé » vient du latin « cura » qui signifie tout à la fois la sollicitude et le soin (qu’on pense au mot français cure qui désigne une période de soins).

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Prière enseignée à Soeur Joséfa Ménendez le 3 juin 1921
par Notre Seigneur Jésus-Christ Lui-même
qui lui demandait de la réciter tous les jours :

O Jésus, par Votre Cœur très aimant, je Vous supplie d’enflammer du zèle de Votre Amour et de Votre Gloire tous les prêtres du monde, tous les missionnaires, tous ceux qui sont chargés d’annoncer Votre divine Parole, afin qu’incendiés d’un saint zèle, ils arrachent les âmes à Satan et les conduisent dans l’asile de Votre Cœur où elles puissent Vous glorifier sans cesse!

Ainsi soit-il!

2011-56. Chronique du mois de juillet 2011 au Mesnil-Marie.

Lundi 1er août 2011, fête de Saint Pierre aux Liens.

Je reviens vers vous, chers Amis du « Refuge Notre-Dame de Compassion« , pour une petite chronique des évènements du mois de juillet en notre « Mesnil-Marie« , comme je l’avais fait pour les mois précédents (cf.> www).

Je noterai en tout premier lieu que cette période estivale est riche en contacts et en visites : profitant de la (en principe) belle saison et de leurs vacances, des amis font halte au « Mesnil-Marie« .
Certains y passent pour la première fois, d’autres y reviennent, mais de toute façon pour le plus grand nombre cela représente souvent un détour car, comme le dit plaisamment Frère Maximilien-Marie : « Compte-tenu de notre situation géographique, il est bien certain que l’on ne passe pas chez nous par hasard!« .
Cependant, de manière unanime, et même s’il reste encore beaucoup de travaux ou d’aménagements à réaliser, tous apprécient le lieu de notre implantation et le choix de cette vieille bâtisse, les travaux qui ont déjà pu être menés à bien et, par dessus tout, l’atmosphère de simplicité, de joie, de paix, de recueillement et de spiritualité qui imprègne jusqu’à nos murs…

Le Mesnil-Marie, le 1er août 2011

Notre « Mesnil-Marie » ce 1er août 2011.

Lorsqu’il n’est pas pris par nos amis de passage, Frère Maximilien-Marie – outre les tâches ordinaires de la maison – s’active à confectionner de succulentes préparations avec les fruits et légumes de saison.
Il n’est pas rare que la divine Providence inspire à quelque voisin de nous apporter des légumes de son jardin : blettes, haricots, pommes de terre ou courgettes… Notre Frère trie, lave, apprête et fait cuire, puis il remplit le congélateur de portions individuelles qu’il pourra consommer tout au long de l’hiver.
C’est aussi la saison des abricots, des nectarines, des pêches et des melons avec lesquels il prépare des confitures dont les pots, soigneusement étiquetés, vont s’aligner sur les étagères et faire saliver les gourmets de passage!
Enfin, selon les anciennes recettes locales, il ne manque pas de réaliser quelques apéritifs traditionnels : vins de noix, de gentiane ou de sariette qui sont aussi bien appréciés par nos amis.

La provision de bois de chauffage en prévision de l’hiver nous a été livrée. Les stères de bûches ont été déversés sur notre aire de stationnement en bord de route, puisque les véhicules ne peuvent pas s’approcher du « Mesnil-Marie » : il reste donc à les monter, brouette après brouette, et à les bien ranger.
Lorsque des amis de passage aident Frère Maximilien-Marie, ne serait-ce que par une brassée transportée en montant jusqu’à notre porte, je leur en suis toujours profondément reconnaissant car, n’étant qu’un tout petit chat, je suis dans l’incapacité de le faire moi-même et je suis toujours impressionné par la façon dont mon papa-moine sue à grosses gouttes en poussant les brouettes de bois dans la montée!

Parmi les activités extérieures, je vous ai déjà parlé des « promenades contées sur les Pas du Grand Chanéac » qu’organise Frère Maximilien-Marie, à raison d’une après-midi par mois pendant l’été : après celle du 25 juin, il y en a donc eu une autre, le 23 juillet.
Les participants sont généralement enchantés de leur après-midi et de tout ce qu’ils découvrent de l’histoire de notre petite province et de nos paroisses des Hautes Boutières au cours de la sinistre révolution.

L'oratoire du Mesnil-Marie le 16 juillet 2011

L’oratoire du « Mesnil-Marie » le jour de la fête de Notre-Dame du Mont Carmel.

La photographie ci-dessus vous montre une nouvelle étape de l’aménagement de notre oratoire provisoire (toujours dans l’attente de l’achèvement de la Crypte Sainte Philomène) : ce cliché a été pris le 16 juillet.
Si vous comparez avec celui que j’avais publié lors de ma précédente chronique (ici > www) vous pourrez y voir d’évidentes améliorations puisque l’autel qui était en place jusqu’à présent a été mis sur le côté droit de l’oratoire pour y servir d’autel d’exposition des saintes reliques, et que Frère Maximilien-Marie a entièrement nettoyé, restauré et remonté un ancien autel en noyer, cadeau d’une Mère Abbesse amie, pour qu’il soit l’autel principal de l’oratoire.

Ce 16 juillet, donc, fête de Notre-Dame du Mont Carmel, se tint chez nous la journée paroissiale d’amitié.
Lorsque je parle de paroisse, je ne parle évidemment pas de notre paroisse territoriale, mais de notre paroisse d’élection, qui n’est pas une paroisse territoriale puisque c’est une paroisse établie en fonction du rite, comme cela est prévu par le droit canonique, par le motu proprio Summorum Pontificum et l’instruction Ecclesiae universae.
Notre « paroisse rituelle » regroupe des fidèles qui viennent du Velay, du Gévaudan et du Vivarais et ils étaient une trentaine à se retrouver en notre « Mesnil-Marie » : ce fut vraiment une très belle journée, spirituelle et amicale tout à la fois.

le Maître-Chat Lully (1er août 2011)

Et maintenant nous voici entrés dans le mois d’août. Comme vous pouvez vous en rendre compte sur cette photo, j’y suis entré d’un pas décidé : il le faut bien, pour tenir le rythme et seconder mon papa-moine car, hier soir, j’ai jeté un oeil dans son agenda et j’ai été impressionné – presque affolé – parce que je n’y ai compté, pour la totalité de ce mois, que cinq jours pour lesquels il n’avait pas noté de rendez-vous ou d’activités!

Pour terminer, je voudrais d’ailleurs vous faire observer que, selon la tradition spirituelle qui a marqué chaque mois de l’année par une dévotion particulière, le mois d’août est chez nous le mois du Coeur immaculé de Marie… et non le mois du ramadan!

Les médias nous ont abondamment rebattu les oreilles de cette pratique mahométane, au point que l’on pourrait se demander si l’islam est devenu religion d’Etat ou si les journalistes ne sont pas devenus les zélés missionnaires des prescriptions coraniques.
La France compte plus de 50% de baptisés et elle est essentiellement de « racines » et de tradition chrétiennes, pourtant je ne me souviens pas que les journaux télévisés ou radiophoniques aient fait tout ce « ramdam » pour annoncer l’entrée en Carême le 9 mars dernier!
Faut-il s’en étonner? Dans notre pays, nous le savons bien et depuis longtemps, les faiseurs d’opinion et la classe politique
, par pure idéologie ou bien pour appliquer les consignes de certaines loges, s’accordent pour contrer de toutes manières l’influence du christianisme et jouent la carte suicidaire de l’islamisation…

Puisse le Coeur douloureux et immaculé de Marie nous venir en aide, à chacun, et intercéder pour notre France dont Notre-Dame de l’Assomption ne cesse pas d’être la céleste Souveraine et la protectrice : offrons à cette intention la prière si puissante du chapelet des Sept Douleurs!

Lully.

Coeur douloureux et immaculé de Marie

Pour aider aux travaux du “Mesnil-Marie” et en particulier pour l’achèvement de la Crypte Sainte Philomène > www.

2011-54. Viviers : un diocèse sinistré en pleine mutation ecclésiologique.

Nous venons de recevoir ce matin la lettre n°292 de « Paix Liturgique » et, avec l’autorisation de cette association dont nous apprécions grandement le combat intelligent et tenace en faveur de la liturgie latine traditionnelle (et que nous remercions chaleureusement), nous en reproduisons ci-dessous l’intégralité.

Cette lettre – qui n’est qu’une première partie – est en effet consacrée à la situation du diocèse de Viviers, diocèse dans lequel est sis notre « Mesnil-Marie« , et vous, nos amis, vous savez bien quels longs kilomètres nous devons parcourir afin de pouvoir assister à la Sainte Messe latine traditionnelle.
Pour nous, qui sommes au quotidien les témoins attristés d’une réalité véritablement effrayante, l’adjectif  « sinistré » choisi pour qualifier ce diocèse ne nous semble pas exagéré mais même bien en deçà de la vérité… 

Viviers cathédrale Saint-Vincent vue d'avion

Viviers : la cathédrale Saint-Vincent vue d’avion.

Viviers : un diocèse sinistré en pleine mutation ecclésiologique.
(Lettre le « Paix Liturgique » n°292)

Après Angoulême et Mende, notre tour d’horizon des diocèses n’appliquant pas du tout le motu proprio Summorum Pontificum s’arrête sur le diocèse de Viviers. Dans ce diocèse, comme dans celui de Mende, il n’y a aucune messe traditionnelle. Pas même la Fraternité Saint-Pie-X. Pourtant, la demande existe et Mgr Blondel, évêque de Viviers, la connaît. Le diocèse correspond à l’actuel département de l’Ardèche, dont les villes les plus connues sont Annonay, Privas et Aubenas. En dehors de la partie bordant le Rhône, c’est un diocèse rural et montagneux, où les distances sont longues à couvrir.

I – Un diocèse bientôt sans prêtres

Mgr Blondel a été nommé évêque de Viviers, le 15 novembre 1999. Né à Limoges en 1940 (prêtre de ce diocèse, il en a été vicaire général pendant 20 ans), il est représentatif de la moyenne de l’épiscopat actuellement en place. Il a pris dans le diocèse la succession de Mgr Bonfils, appelé à Nice (où celui-ci a été ensuite remplacé par Mgr Sankalé).

Mgr Blondel n’est ni un intellectuel s’ennuyant dans son diocèse, comme Mgr Dagens d’Angoulême, ni un brave homme incapable d’autorité, comme Mgr Jacolin de Mende. C’est un idéologue, avec toute la charge négative que peut recouvrir ce terme : volontiers obtus, souvent cassant et parfois même méprisant. Golias le considère “endormi” dans son dernier trombinoscope. Pour une fois, Golias nous paraît mal renseigné : Mgr Blondel est un évêque très actif dans son genre.

Le diocèse dont il a la charge rassemble, selon les statistiques de début d’année, 139 prêtres, dont 72 théoriquement en activité (1). En réalité, il n’y a plus qu’une vingtaine de prêtres en activité. La pyramide des âges est dramatique puisque seulement 6 de ces prêtres ont moins de 50 ans ! Sept désormais si l’on rajoute l’abbé Jean-Yves Bertier, ordonné en juin dernier. Comme pour d’autres diocèses (Digne, Nevers, Auch, Saint-Claude, Gap, Digne, Verdun, Pamiers, Langres, etc.), dans 10 ans, le nombre des prêtres en exercice sera une poignée, ce qui veut dire qu’on n’y trouvera plus qu’un prêtre tous les 25, 30, voire 50 kms.

L’évêque se refuse de faire appel aux communautés nouvelles. Il est vrai qu’un essai non concluant avec une communauté du Sénégal avait été tenté. Mgr Blondel dispose cependant de l’Institut de la Famille Missionnaire de Notre-Dame, fondé par un prêtre du diocèse de Viviers, le Père Lucien-Marie Dorne, qu’il ignore superbement.

Seul point positif : une bonne gestion financière fait que ce diocèse qui meurt conserve de bonnes réserves. Mais pour quelle mission ?

Bref, comme dans tant d’autres diocèses de France, c’est un désert sacerdotal qui est en train de se constituer en Ardèche.

Mais le pire c’est la façon dont Mgr Blondel entend y pallier : par une véritable mutation ecclésiologique. En 2008, Mgr Blondel, dans la ligne de Mgr Rouet, avait publié une lettre pastorale intitulée « Notre route en Église. Invités et Serviteurs à l’horizon 2015 ». Il y parlait de l’orientation et de la vie du diocèse de Viviers pour les années à venir à partir du projet pastoral « Invités et Serviteurs », censé guider le diocèse depuis 2002, et d’un document de travail réalisé lors d’une assemblée diocésaine, le 5 avril 2008.

Dans ce document, l’évêque constatait le sinistre : « peu de prêtres sont actuellement en âge de recevoir la charge pastorale d’une paroisse ». Mais l’évêque a une solution : celle de Mgr Rouet. Comme le prévoit le Code de Droit canonique de 1983, certaines paroisses seront confiées dans un très proche avenir « à une équipe, tandis qu’un prêtre ne résidant pas habituellement dans la Paroisse aura la fonction de « Modérateur de la charge pastorale » (c’est-à-dire qu’il viendra régulièrement faire le point, vérifier les décisions avec l’équipe…) ». C’est d’ailleurs déjà le cas pour 2 paroisses sur 24, le regroupement des paroisses par groupes de villages ayant eu lieu en 2002.

Mgr Blondel envisage déjà la célébration de l’Eucharistie tous les deux dimanches pour certaines communautés locales, le plus souvent par un prêtre retraité, tout en souhaitant que l’écart ne devienne pas plus grand. Beaucoup de fidèles n’auront donc plus de messe dominicale non seulement dans leur église mais même dans leur proche voisinage. Chaque paroisse devra se doter d’un « projet missionnaire paroissial » piloté par une Équipe d’Animation Paroissiale (EAP). Ses membres sont des « diacres, laïcs en mission ecclésiale, autres laïcs ou religieuses – sans pour autant confondre le sacerdoce baptismal et le sacerdoce ministériel ». Ils « sont associés à la responsabilité du curé, ou même participent à l’exercice de sa charge pastorale quand il n’y a pas de curé résidant. Ils le peuvent, dans notre situation ils le doivent même, et c’est une richesse. Il doit s’agir d’une équipe, ce qui suppose un nombre restreint de personnes (six est un bon chiffre) et la volonté effective de partage en esprit et en vérité. C’est ensemble que les membres de l’Equipe d’Animation Paroissiale portent le souci de toute la Paroisse ».

Il est précisé plus avant qu’une « mission nouvelle se dessine pour l’avenir de nos Paroisses : celle de l’Animateur Laïc en Pastorale Paroissiale (ALPP) » Il s’agit d’un laïc en mission ecclésiale, membre de l’EAP, envoyé par l’évêque pour contribuer à « l’unité paroissiale, au service du travail commun ». Il sera l’auxiliaire du curé d’une grande paroisse et pour l’EAP quand il n’y aura pas de curé résident. Il sera donc une pièce maîtresse du nouveau dispositif, avec d’autres laïcs, deux ou trois membres de l’EAP. Il est aussi prévu de doubler l’EAP par un « délégué pastoral », non membre de l’AEP. Son rôle est d’animer les « équipes-relais » des communautés locales.

Bref, plutôt que de relancer les vocations sacerdotales, à Viviers, c’est le choix de la construction, sur les ruines du diocèse, d’une « Église autre » reposant sur une poignée de fonctionnaires laïcs, qui prévaut.

II – La forme extraordinaire n’existe plus dans le diocèse de Viviers

Il faut remonter loin dans le temps pour trouver trace de la célébration, hebdomadaire et publique, de la messe traditionnelle dans le diocèse.

Très précisément à la fin des années 70 quand l’abbé Maurice André était curé de Planzolles, village du sud-ouest du diocèse. Historien confirmé, longtemps directeur de la “Revue du Vivarais”, l’abbé André était suffisamment loin du siège épiscopal comme des principales villes du département pour ne pas freiner le souffle du concile en terre ardéchoise.

Il faut dire que, de 1965 à 1992, le diocèse a été dirigé par le même prélat, Mgr Jean Hermil. Père conciliaire en tant qu’évêque auxiliaire d’Autun, nommé à Viviers à son retour de Rome, Mgr Hermil était plus intéressé par le combat social, voire socialiste, que par le combat spirituel. Il imposa ainsi l’égalité des traitements entre les prêtres, quelles que soient leurs fonctions, et celle des budgets des paroisses. C’était surtout un précurseur en matière de responsabilités partagées entre prêtres et laïcs, prompt notamment à expérimenter l’ADAP (la désolante Assemblée Dominicale en Absence de Prêtre”).

“Ce n’est pas un mauvais homme mais il n’a pas beaucoup de religion…”, disait de lui l’abbé Houghton, que Mgr Hermil avait autorisé à célébrer en semaine sa messe privée au maître-autel de la cathédrale Saint-Vincent. Anglican converti, devenu prêtre catholique, l’abbé Bryan Houghton s’était retiré à Viviers au début des années 70, refusant de mettre en œuvre le nouvel Ordo dans sa paroisse du Suffolk (2). Il fut tout au long des années 70 et, surtout, 80 – notamment à la suite de la publication de son livre La paix de Monseigneur Forester dans lequel il mettait en scène un évêque organisant la paix liturgique dans son diocèse -, le point de ralliement des fidèles ardéchois attachés à la liturgie traditionnelle.

Privé de cathédrale Saint-Vincent le dimanche, l’abbé Houghton prit l’habitude de célébrer dans des chapelles privées jusqu’à ce qu’il puisse officier de façon régulière de l’autre côté du Rhône, dans la Drôme, à la chapelle Notre-Dame de la Rose, à Montélimar. Aujourd’hui encore, plusieurs familles ardéchoises continuent de se rendre à Montélimar pour y assister à la messe selon la forme extraordinaire du rite romain, désormais desservie par les prêtres de la Fraternité Saint-Pierre de Lyon.

Après le rappel à Dieu de l’abbé Houghton, en 1992, la Providence a voulu que les fidèles attachés au missel de 1962 ne demeurent pas tout à fait sans messe. Arrivé fin 1992 à Viviers pour prendre la succession de Mgr Hermil, Mgr Jean Bonfils – prélat plutôt classique quoique signataire, en 1996, d’une fort libérale lettre pastorale sur les questions morales – avait en effet assez rapidement accordé une application partielle du motu proprio de 1988. Cette célébration mensuelle, le 1er samedi du mois, dans un endroit pittoresque mais coupé du monde – l’ancienne cité ouvrière Lafarge, entre Viviers et Le Teil –, s’est arrêtée au départ de Mgr Bonfils, Mgr Blondel prenant prétexte du grand âge de l’abbé Chapus pour la suspendre.

Depuis la fin de cette application limitée du motu proprio de 1988, les catholiques du diocèse de Viviers sont donc totalement privés de la liturgie traditionnelle.

III – Mgr Blondel contre le Motu Proprio

Inutile de dire que le motu proprio est le dernier des soucis de l’évêque de Viviers. Le 7 juillet 2007, jour de la publication de Summorum Pontificum, Mgr Blondel a publié le communiqué suivant :

Le pape Benoît XVI vient de publier un document rendant plus libre la célébration de la messe selon le missel de Saint Pie V. Je l’accueille avec attention et respect. Je donnerai en septembre les indications concernant son application dans le diocèse.

Nous devons prendre la juste mesure de ce dont il est question. Il n’y a aucune remise en cause sur la façon de célébrer la messe et les sacrements dans nos paroisses, ni sur nos orientations pastorales. Le document du pape Benoît XVI est clair. Il fait taire à l’avance toute interprétation qui semblerait dire le contraire et laisserait planer un doute sur la valeur du concile Vatican II, et son application toujours à poursuivre.

Son but est tout autre. C’est de permettre à certains groupes de catholiques de garder leur place dans l’Église. C’est aussi notre but.

L’unité de l’Église est un bien premier. Une séparation qui durerait longtemps serait un dommage irréparable. Nous essaierons de vivre cet accueil avec simplicité et esprit fraternel.

Ce serait je crois faux de regarder cela comme un événement de très grande importance, ni comme un retour en arrière. L’unité de tous les catholiques, dans leur diversité, est indispensable pour témoigner à la société d’aujourd’hui de l’amour de Jésus Christ Sauveur du monde et de la vérité de son message. C’est là l’unique nécessaire, le plus important.

Selon nos informations, les indications annoncées par Mgr Blondel ont bien été données à la rentrée 2007, sous la forme d’un courrier aux prêtres. Le sens de ces indications est simple : référer systématiquement à l’évêché en cas de demande de célébration selon la forme extraordinaire du rite romain. Et, à en juger par deux anecdotes qui nous ont été rapportées, on ne peut pas dire que la générosité soit de mise en la matière : ainsi, à l’occasion d’une demande d’obsèques selon la liturgie traditionnelle, c’est vers une chapelle désaffectée qu’une famille de Privas a été orientée ; et, en juillet 2008, lors d’un pèlerinage à Lalouvesc, village de saint Jean-François Régis et de sainte Thérèse Couderc, c’est dans un oratoire isolé qu’un groupe de fidèles emmené par un prêtre de l’Institut du Bon Pasteur s’est retrouvé confiné en dépit de la demande préalable du jeune prêtre de pouvoir célébrer dans la basilique (note de Lully : voir ici > www).

Nous verrons, à la rentrée prochaine, comment, pour faire face à cette hostilité latente, les demandeurs du diocèse se sont regroupés pour une demande unique et comment Mgr Blondel leur a répondu en novembre 2010.

*   *   *

1) Le site internet du diocèse indique, pour sa part, 124 prêtres, dont 66 en activité.

2) Dans son livre Prêtre rejeté, aux éditions DMM, dont nous avons publié un extrait dans notre lettre 291, voici comment l’abbé Houghton stigmatisait le nouvel Ordo : “Une des caractéristiques extraordinaires du bricolage de la messe, c’est que le prêtre jouit d’une liberté que les laïcs ont perdue. Dans l’ancienne messe, le prêtre était soumis à une stricte observance des rubriques et les laïcs pouvaient faire à peu près ce qu’ils voulaient : suivre la messe dans leur missel ; lire le Manuel du Chrétien ; dire leur chapelet ; s’endormir… Maintenant le prêtre est libre d’inventer ce qu’il veut, mais malheur aux laïcs qui ne participent pas. Ce n’est pas la seule conséquence. Les laïcs sont toujours obligés d’assister à la messe le dimanche. Mais « la messe » n’existe plus dans le rite latin. Il y a à peu près autant de messes qu’il y a de prêtres. Est-ce que les laïcs sont obligés de se plier aux caprices du célébrant ? Il serait carrément injuste que la réponse soit oui.”

La suite de cette étude de « Paix liturgique » est à lire > ici

*   *   *

Addenda de Lully : voir ici www, ce que j’ai publié concernant l’abbé Bryan Houghton à l’occasion du centenaire de sa naissance, ou – de manière plus anecdotique – le nouvel autel de la cathédrale Saint-Vincent, ici > www.

2011-53. Où le Maître-Chat s’interroge sur les mensonges cléricaux.

Vendredi 8 juillet 2011.

Chers Amis du “Refuge Notre-Dame de Compassion“,

Hier, 7 juillet, c’était le quatrième anniversaire de la publication du motu proprio “Summorum Pontificum” et (même si je n’étais encore qu’un tout petit chat à ce moment là) je me souviens parfaitement de la joie de mon papa-moine et de ses amis lorsque – dès l’instant où il fut en ligne sur Internet – ils prirent connaissance de ce texte, attendu et espéré depuis longtemps.

J’ai déjà eu l’occasion à plusieurs reprises (ici > www, ici > www, ici > www, encore ici > www et ici > www, puis ici > www et ici > www, et enfin ici > www) de revenir sur les divers problèmes soulevés (en France spécialement) par la réception, ou plus exactement la non réception  de ce document si important.

J’ai aussi publié l’intégralité de l’instruction “Universae Ecclesiae” donnant enfin (au bout de trois ans et demi) les normes d’application du motu proprio.

J’espère que dorénavant les volontés du Saint-Père, devenues loi pour toute l’Eglise, seront appliquées dans les diocèses et les paroisses où elles ne le sont pas encore, et que le clergé récalcitrant viendra à résipiscence…

élévation

Profitant de ce quatrième anniversaire, j’ai demandé à mon papa-moine s’il avait des souvenirs personnels – même s’il n’était alors qu’un tout petit garçon – de ce temps où ce que l’on appelle aujourd’hui “la forme extraordinaire du rite romain” était la manière normale et habituelle de célébrer dans toutes les paroisses catholiques. Il m’a répondu que oui et m’a fait part de quelques souvenirs qu’il a gardé des messes dominicales de son enfance.

Il m’a raconté en particulier que, tout petit, bien avant de savoir lire et de pouvoir suivre la Messe, il passait le temps de celle-ci à feuilleter le missel de sa maman, fasciné par les images ou les illustrations, dont il demandait le sens.
Il m’a aussi parlé du grand Christ en Croix, de taille naturelle, faisant face à la chaire, recouvert d’un voile violet pour le temps de la Passion : il avait à peine trois ans lorsqu’il avait demandé à sa maman de lui en expliquer la signification.
Il m’a également expliqué comment il était tout entier parcouru par une espèce de frisson sacré qui le transportait lorsque l’église comble se levait pour chanter à pleine voix le Credo de la Messe Royale.
Il m’a décrit la procession des Rameaux, qui était alors une vraie procession faisant tout le tour du village, et pas seulement une bénédiction sur le parvis… etc.

Mais surtout, il a de très nets souvenirs de ces années folles où, sous prétexte de mettre en oeuvre le second concile du Vatican, il a été le témoin du saccage des églises et de la liturgie : la disparition des grands maître-autels de marbre et de leurs chandeliers, l’installation de prétendus “autels face au peuple” – qui n’étaient d’abord que de vulgaires tables un peu améliorées -, la destruction des tables de communion, la mise à l’écart des tabernacles enlevés du point de convergence des yeux et des coeurs, les calices précieux et les ciboires remplacés par des mazagrans en grès et des corbeilles à pain,  le démontage des chaires de vérité, la suppression des statues du Sacré-Coeur, de la Vierge ou des Saints, la relégation des ornements sacrés remplacés par des aubes informes et des étoles multicolores faisant penser aux molles écharpes des babas cools, l’abandon de la soutane par des prêtres qui, du jour au lendemain, apparaissaient comme des vieux garçons mal fagotés et parfois même à peine propres…

2011-53. Où le Maître-Chat s'interroge sur les mensonges cléricaux. dans Chronique de Lully 63015477

En entendant tout cela, je ne pouvais m’empêcher de me dire intérieurement que l’énoncé délibéré d’un fait contraire à la vérité ou que la dissimulation de la vérité visant à faire croire à l’autre ou à lui faire faire des choses qu’il n’aurait pas crues ou pas faites s’il avait connu la vérité porte un nom très précis : c’est le mensonge!

Même les gens qui n’ont pas de religion apprennent aux enfants, dès leur plus jeune âge, que le mensonge est quelque chose de détestable.
Le mensonge est très explicitement défendu par le huitième commandement de Dieu : celui qui s’y adonne librement et en toute responsabilité commet un péché grave
On se demande donc très légitimement comment ceux qui sont, en principe, des serviteurs de Dieu, Ses ministres, et qui devraient donc aussi être les témoins particulièrement exacts d’une vie en accord avec Ses préceptes, ont pu pratiquer le mensonge dans une telle mesure.

Pendant près de quarante ans, des prêtres et des évêques en très grand nombre ont affirmé péremptoirement que la célébration de la Messe dite tridentine était interdite et que ceux qui y assistaient – ou même seulement qui auraient désiré y assister – étaient dans une attitude de coupable désobéissance… Mensonge!
En effet, notre Saint-Père le Pape Benoît XVI a écrit à tous les évêques du monde que le missel antérieur aux réformes liturgiques consécutives au second concile du Vatican “n’a jamais été abrogé, et que par conséquent, en principe, il est toujours resté autorisé.”

Depuis le milieu des années soixante, “on” a dit aux prêtres et aux religieux qu’ils devaient abandonner la soutane ou leur habit religieux (et “on” a fait subir de véritables harcèlements moraux à ceux qui voulaient les garder) et se mettre en civil, parce que c’était ainsi que l’Eglise souhaitait qu’ils aillent “à la rencontre du monde”Mensonge!
En effet, le code de droit canonique – c’est à dire la loi de l’Eglise – promulgué à la suite du second concile du Vatican affirme de manière claire l’obligation d’un “habit ecclésiastique convenable” (si le mot habit a bien le sens que lui donne le plus usuel des dictionnaires, il me semble qu’une petite croix, suspendue à une chaîne, à un lacet, ou épinglée sur un col, ne peut en aucun cas constituer un “habit”!).

Depuis la période conciliaire, “on” a affirmé de manière catégorique que le latin devait être abandonné… Mensonge!
Les textes de ce fameux concile et de plusieurs interventions des Papes par la suite ont affirmé la nécessité de garder l’usage du latin (et du chant grégorien) dans la liturgie même s’il est permis de faire les lectures en langue vernaculaire et de recourir à certains cantiques populaires… et cela en parlant du “missel de Paul VI”.

Dans le même temps, “on” a présenté comme une obligation découlant des normes conciliaires, de célébrer la messe “face au peuple”Mensonge!
Le missel réformé publié par Paul VI précise à plusieurs endroits que pour tel ou tel geste le prêtre doit se retourner vers les fidèles, ce qui montre de toute évidence que le prêtre n’est habituellement pas “face au peuple”.

Depuis le début des années soixante-dix, “on” a rabâché aux fidèles que désormais la sainte communion devait se recevoir sur la main et debout (au point que j’ai encore très récemment entendu parler d’un prêtre – pas très loin d’ici – qui lance des coups de pied en direction des fidèles qui génuflectent avant de communier)… Mensonge!
La manière normale et universelle de communier, même dans la liturgie réformée du “missel de Paul VI”, reste à genoux et sur la langue ; la réception de la communion dans la main est seulement une permission, elle n’est absolument pas universelle et ne constitue en aucune manière une norme.

Depuis des décennies, des prêtres et parfois même des évêques ont semé dans leurs paroisses et leurs diocèses des manières de penser, d’agir et de célébrer contraires à quelque deux mille ans de tradition et d’enseignements, pourtant réaffirmés de façon très claire après le second concile du Vatican par les Pontifes Romains qui se sont succédés…
Mensonges sur l’Eglise! Mensonges sur l’oecuménisme! Mensonges sur les commandements de Dieu et la discipline de l’Eglise! Mensonges sur les sacrements! Mensonges sur le Saint Sacrifice de la Messe et la Présence réelle de Notre-Seigneur dans l’Eucharistie! Mensonges sur le sacerdoce! Mensonges sur les fins dernières! Mensonges sur le culte de la Très Sainte Vierge, des anges et des saints!… etc.

Cette liste n’est malheureusement pas exhaustive!

Cha m'énerve!

Mais ce qui est pis encore et qui aurait tendance à me faire sortir de mes gonds, c’est que ces mensonges, pour une bonne part, continuent à être répandus et imposés comme une unique manière de penser dans une partie non négligeable des paroisses françaises.
Si nous vivions dix siècles en arrière, en un temps où la précarité des moyens de communication et les troubles dus aux guerres des féodaux, aux invasions normandes ou aux raids sarrasins rendaient difficiles l’acheminement des documents pontificaux vers la France, cela pourrait se comprendre ; mais en un siècle où le téléphone, Internet, le fax, le scanner, la photocopie et l’automobile sont couramment utilisés par le clergé, il me semble qu’il n’y a aucune excuse à ne pas connaître et à ne pas mettre en pratique les normes disciplinaires et liturgiques rappelées par le Saint-Siège.

Alors j’en viens à me poser quelques questions :
Ces diocèses et ces paroisses dans lesquels les directives du Saint-Siège sont, dans la pratique, complètement ignorées peuvent-ils vraiment être considérés comme des diocèses ou des paroisses catholiques?
Ces diocèses et ces paroisses où les pasteurs – même légitimement nommés – se refusent d’obéir au Pasteur Universel et le critiquent plus ou moins ouvertement, ne sont-ils pas en réalité dans une situation de schisme larvé?
Ces diocèses et ces paroisses dans lesquels la discipline et la foi de l’Eglise universelle ont fait place à une infinité de bidouillages et de relectures, de réinterprétations et d’adaptations, ne sont-ils pas devenus, de fait, de véritables « sectes » dont les prêtres, voire les évêques, se comportent comme des gourous manipulateurs qui ne voient plus l’Eglise que comme un microcosme tournant autour d’eux et soumis à l’arbitraire de leur pensée personnelle?

Je n’ai pas le pouvoir de répondre à ces questions, seul le Juge éternel qui sonde les reins et les coeurs peut le faire en toute justice… et il le fera un jour!

En attendant, je souhaite à ceux qui souffrent de ces mensonges cléricaux de savoir faire des épreuves et souffrances profondes, dont ils sont la source pour tout coeur vraiment catholique, un moyen de grandir dans la foi, l’espérance et la charité en méditant sur les sublimes paroles de l’épître aux Romains que nous entendrons dimanche prochain : « Frères, j’estime que les souffrances du temps présent sont sans proportion avec la gloire future qui sera révélée en nous… » (Rom. VIII, 18 et sv. – épître du 4ème dimanche après la Pentecôte).

pattes de chatLully.

2011-52. Les vraies vacances du chrétien.

C'est quand les vacances?

Mardi 5 juillet 2011.

Chers Amis du « Refuge Notre-Dame de Compassion« ,

Alors que, ces jours-ci, les bulletins d’information quotidiens (le matin j’écoute un peu la radio avec Frère Maximilien-Marie pour me tenir au courant de l’actualité) font revenir le mot « vacances » comme un refrain, en l’associant à un tas d’activités toutes plus superficielles et étourdissantes les unes que les autres, je suis allé rechercher des paroles prononcées par notre Saint-Père le Pape Benoît XVI relatives à cette période estivale.
J’ai pensé que ce que j’ai trouvé pourrait peut-être vous intéresser vous aussi et je l’ai donc recopié à votre intention :

« Dans le monde où nous vivons, cela devient presque une nécessité de pouvoir se régénérer dans le corps et dans l’esprit, en particulier pour ceux qui habitent en ville, où les conditions de vie, souvent frénétiques, laissent peu de place au silence, à la réflexion et au contact reposant avec la nature.
Les vacances sont, en outre, des jours pendant lesquels on peut se consacrer plus longuement à la prière, à la lecture et à la méditation sur les significations profondes de la vie, dans le cadre serein de sa famille et de ses proches.
Le temps des vacances offre des opportunités uniques de s’arrêter devant les spectacles suggestifs de la nature, merveilleux « livre » à la portée de tous, grands et petits.
Au contact de la nature, la personne retrouve sa juste dimension, elle redécouvre qu’elle est une créature, petite mais dans le même temps unique, en mesure « d’accueillir Dieu » car intérieurement ouverte à l’infini. Poussée par la demande de sens, qui est pressante dans son coeur, celle-ci perçoit dans le monde environnant l’empreinte de la bonté, de la beauté et de la Providence divine et elle s’ouvre presque naturellement à la louange et à la prière.
« 
(paroles de Benoît XVI avant l’Angélus du dimanche 17 juillet 2005).

C’est moi qui ai tenu à mettre certains passages en caractères gras. Intérieurement, je me disais que, dans notre « Mesnil-Marie« , niché dans un écrin de splendeurs naturelles hautement suggestives de la beauté, de la grandeur et de la bonté de Dieu, nous n’avions pas besoin de nous précipiter ailleurs pour trouver le calme et le recueillement qui nous ouvrent intérieurement à l’Infini…

Chers Amis, je ne sais si vous faites partie des privilégiés qui pourront, au cours de l’été, partir de chez vous et rompre avec les conditions de la vie ordinaire, pour profiter d’un temps de repos et de vraie détente.
Si c’est le cas, je m’en réjouis pour vous… Mais de toute façon, je souhaite à tous et à chacun – chez soi ou en villégiature – de savoir prendre les indispensables moments de régénération spirituelle au contact de Dieu, principalement par la prière.

C’est ce que notre Frère Maximilien-Marie avait déjà exprimé à travers l’une de ses petites bandes dessinées (celle-ci réalisée il y a déjà une vingtaine d’années), et c’est en la publiant ci-dessous que je vous souhaite de bonnes vraies vacances chrétiennes

pattes de chat Lully. 

Gif soleil

(cliquer sur les images pour les voir en plus grand format)

2011-52. Les vraies vacances du chrétien. dans Bandes dessinées bdvacances1copie

bdvacances2copie dans Chronique de Lully

Gif soleil

Autres bandes dessinées de Frère Maximilien-Marie publiées dans ce blogue : « Saint Joseph et le placage » (> www); “Une lettre pour toi” (> www); “La préférée de Dieu” (> www); “Concurrence” (> www); “J’enrage!” (> www); “Pas meilleur que les autres” (> www); “Grindsel le séraphin se pose quelques bonnes questions” (> www); “Comment se forment les perles” ( > www),  « Au jour le jour » (> www), et « A l’école de Saint Louis de Gonzague : la Garde des sens » (> www).

2011-49. De Saint Louis de Gonzague et de la garde des sens.

2011-49. De Saint Louis de Gonzague et de la garde des sens. dans Bandes dessinées stanze59copie

St Louis de Gonzague
retable de l’autel dans la chambre qu’il occupa au « Collège Romain »

Le 21 juin, l’Eglise célèbre la fête de Saint Louis de Gonzague, céleste protecteur de la jeunesse chrétienne.

Je n’ai pas pour dessein aujourd’hui de vous raconter ici la vie de cet admirable modèle de ferveur, de vertu, d’amour de Dieu et du prochain, mais je voudrais seulement et brièvement vous soumettre quelques réflexions que je me suis faites alors que je méditais, couché à l’ombre d’un arbuste, tandis que le soleil dardait d’implacables rayons.

Frère Maximilien-Marie m’a raconté que lorsqu’il était au collège et au lycée, il avait entendu certains de ses professeurs, qui étaient des religieux, et aussi des prêtres, se moquer de la manière dont Saint Louis de Gonzague s’était appliqué à préserver la pureté de son âme en s’appliquant au contrôle de ses sens : c’était l’ « après soixante-huit », et les « chers frères » s’imaginaient peut-être que toute l’ascèse enseignée par les Saintes Ecritures elles-mêmes et par vingt siècles de tradition spirituelle n’avait plus lieu d’être… Tout était permis!

Je ne m’étendrai pas sur tous les naufrages spirituels, sur tous les échecs, sur toutes les expériences douloureuses dont les adolescents de ce temps ont été les victimes, parce que les prétendus « éducateurs chrétiens » de ces années folles avaient trahi les grands principes de la prudence et de la sagesse, hérités de la pédagogie des saints des âges précédents.

L’expression « garde des sens » – qui désigne l’exercice ascétique par lequel une personne contrôle ses sens afin de ne pas être à leur remorque, afin de ne pas laisser son esprit devenir l’esclave des sensations, des sentiments et des impressions – semble avoir disparu du langage chrétien. Si vous tapez dans un moteur de recherche sur internet les expressions « garde des sens » ou « contrôle de ses sens », les résultats que vous obtiendrez sont éloquents : on a l’impression qu’il n’y a plus que les « pratiques spirituelles » de l’Extrême-Orient qui en parlent! Peut-être est-ce là une des raisons qui font que beaucoup d’occidentaux en quête de renouveau spirituel et de purification vont les chercher dans le bouddhisme tibétain, dans l’hindouisme ou dans certaines sectes qui promettent un affranchissement de la tyrannie des passions?

Je n’en dirai pas davantage : je vous laisse réfléchir à cela par le moyen d’une petite bande dessinée de notre Frère Maximilien-Marie dont j’ai fait ci-dessous la copie à votre intention.

Lully.

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alcoledestlouisdegonzague1 dans Commentaires d'actualité & humeurs

alcoledestlouisdegonzague2 dans De liturgia

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Prière pour se confier à la protection particulière de Saint Louis de Gonzague :

O très glorieux et très aimable Saint Louis de Gonzague, je m’adresse à vous avec grande confiance et je vous choisis pour mon modèle et spécial protecteur!

Tournez vers moi vos regards pleins de bonté et, par vos prières, obtenez-moi, s’il vous plait, les bonnes inspirations pour me conduire en cette vie : éclairez mon cœur et rendez-le fort contre toutes les tentations de l’orgueil, de l’égoïsme et de la sensualité ; enseignez-moi à déjouer les pièges de l’ennemi et à marcher dans les voies de la fidélité ; intercédez sans cesse en ma faveur auprès de Jésus et de Marie, afin qu’après avoir imité vos vertus sur cette terre, je parvienne avec vous dans le Royaume céleste.

Ainsi soit-il.

(prière composée par Frère Maximilien-Marie)

Voir aussi  :
- la vision de Sainte Marie-Madeleine de’ Pazzi > ici
- la prière de consécration à la Sainte Vierge « O Domina mea »,
attribuée à Saint Louis de Gonzague > ici

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Autres bandes dessinées de Frère Maximilien-Marie publiées dans ce blogue : « Saint Joseph et le placage » (> ici); “Une lettre pour toi” (> ici); “La préférée de Dieu” (> ici); “Concurrence” (> ici); “J’enrage!” (> ici); “Pas meilleur que les autres” (> ici); “Grindsel le séraphin se pose quelques bonnes questions” (> ici); “Comment se forment les perles” ( > ici), et « Au jour le jour » (> ici).

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