2026-127. De Sainte Olga de Kiev, qui reçut au saint baptême le nom d’Hélène, « égale aux Apôtres », et fut pour la Russie comme l’aurore annonçant la lumière.

11 juillet,
Dans l’Ordre de Saint Augustin, la fête de Sainte Véronique Giuliani, vierge (cf. > ici) ;
Fête de Sainte Hélène (née Olga) de Kiev ;
Mémoire de Saint Pie 1er, pape et martyr ;
Au diocèse du Puy, la dédicace de la cathédrale Notre-Dame de l’Annonciation (11 juillet 225 – cf. > ici).

Sainte Hélène de Kiev - Olga

 Source > ici     

       Née païenne dans la région de Pskov, Olga – dont le nom d’origine scandinave est le féminin d’Oleg et dérive du vieux norrois Helge (« saint ») – épousa le souverain varègue Igor Ier, second grand prince de Kiev en 913.
Grande princesse de Kiev, elle dut assurer la régence de l’état russe en 945 à la mort de son époux. Elle inaugure sa régence avec quatre célèbres vengeances d’une rare cruauté, envers la tribu voisine des Drevlyans qui avaient assassiné son mari, ce qui témoigne de la fermeté de son caractère.
En 955, poursuivant la politique entamée par son défunt mari, elle décide de se rendre à Constantinople afin de nouer des échanges politiques avec l’Empire romain d’Orient, que les Varègues de Kiev avaient précédemment affronté au cours de plusieurs raids.

   A Byzance, Olga est accueillie avec faste par l’empereur Constantin VII Porphyrogénète qui lui demande de l’épouser.
Celle-ci souligne qu’un empereur se doit d’épouser une souveraine chrétienne et demande alors le baptême. Elle prend l’empereur pour parrain et reçoit en 957 le saint baptême des mains du patriarche Polyeucte, prenant alors son nom chrétien d’Hélène en l’honneur de la sainte mère de saint Constantin Ier.
Lorsque l’empereur renouvelle sa demande, elle argue alors de sa désormais parenté spirituelle avec lui, qui interdit canoniquement leur mariage. L’empereur accepte gracieusement sa défaite et laisse repartir Olga avec des présents et la bénédiction du patriarche.
Une fois revenue à Kiev, aux demandes de Constantin de respecter leur promesse d’un échange d’esclaves, de cire, de fourrures et d’assistance militaire, elle répond qu’il faudra que l’empereur vienne lui-même à Kiev et attende autant de temps qu’elle avait dû attendre dans le port de Constantinople !

   En 959, Olga fait appel à des missionnaires latins venus d’Allemagne pour l’aider à implanter le christianisme dans ses états, mais le premier évêque des Russes, Saint Adalbert (futur premier archevêque de Magdebourg), se décourage devant les difficultés de la mission et les massacres de ses assistants, et finit par quitter à grand peine la Russie en 962.
De cette période datent les toutes premières églises de Russie qu’Olga fait construire en bois [...].

   En 964, son fils majeur Sviatoslav monte sur le trône de Kiev, mais laisse sa mère continuer à gouverner de fait, préférant se consacrer à des campagnes militaires aux frontières de son état.
Olga fut une souveraine sage et efficace mais demeura impuissante à arracher son fils Sviatoslav des griffes du paganisme ; c’est son petit-fils Saint Vladimir le Grand qui deviendra le premier prince chrétien de Kiev par son baptême en 988 et assurera l’implantation définitive de la foi chrétienne chez les peuples de Russie.

   En 969, elle tombe malade et tente une dernière fois de convertir le grand prince Sviatoslav son fils, mais elle se heurte à son refus obstiné.
La sainte prédit la prochaine conversion de la Russie au Christianisme, ainsi que la triste fin de son fils, qui fut assassiné trois ans après par les Petchénègues.
Elle remet son âme à Dieu le 11 juillet 969, non sans avoir exigé de son fils et des ses petits fils qu’aucun rite païen ne soit accompli pour ses funérailles, qui furent conduites de façon chrétienne par le prêtre Grégoire qui l’accompagnait depuis son retour de Constantinople.

   Ses reliques furent ultérieurement déposées sur ordre de son petit-fils Saint Vladimir le Grand dans l’église de la Dormition de la Mère de Dieu (église de la Dîme) de Kiev puis cachées lors des fréquents pillages de la ville, et l’on ignore où elles se trouvent.

   Canonisée peu après sa mort, Sainte Olga est la première sainte russe ; les livres liturgiques la déclarent égale-aux-Apôtres, puisqu’elle est la première à avoir apporté la lumière de l’Evangile sur ces terres.
Elle reçut très tôt les honneurs liturgiques non seulement en Orient chez les Russes, mais très vite aussi chez les Bulgares et chez les Serbes, et même en Occident latin dans le royaume de Bohème.

Ste Olga-Hélène de Kiev

Vous pouvez laisser une réponse.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>

A tempo di Blog |
Cehl Meeah |
le monde selon Darwicha |
Unblog.fr | Annuaire | Signaler un abus | mythologie
| jamaa
| iletaitunefoi