2026-120. Des bienfaits de l’ortie.

26 juin,
Fête de la Bienheureuse Marie-Madeleine Fontaine et de ses compagnes, vierges et martyres (cf. > ici) ;
Mémoire de Sainte Théodechilde, Fille de France, vierge (cf. > ici) ;
Mémoire des Saints Jean et Paul, martyrs ;
Mémoire du 3ème jour dans l’octave de Saint Jean-Baptiste ;
10ème jour du Jeûne des Apôtres (cf. > ici).

       Une de nos fidèles lectrices dans un commentaire nous a écrit son désarroi parce que son terrain voit se développer en abondance des orties, et qu’elle ne sait qu’en faire ! Mon papa-moine lui a répondu que je lui communiquerai quelques délicieuses recettes à réaliser avec cette plante. Je le ferai, c’est promis : mais au préalable il faut que je vous résume tous les bienfaits qu’elle peut dispenser pour votre santé, chers humains.

Ortie - Urtica dioica

    Faut-il vraiment vous la décrire ? L’ortie – en latin : urtica dioica – est probablement la plus connue des plantes sauvages. Même les petits enfants apprennent très tôt à la reconnaître… pour s’en tenir éloignés, dès qu’ils ont eu – et ne serait-ce qu’une unique fois – contact avec elle !

   Cette plante originaire d’Eurasie, de la famille des urticacées – le nom est suffisemment explicite – s’est répandue dans presque toutes les régions tempérées du globe. Elle affectionne particulièrement les friches, les décombres, les prairies humides et les abords des habitations. C’est une plante bio-indicatrice des sols riches en azote, phosphore et potassium.

   Depuis l’Antiquité, elle a été connue et utilisée en phytothérapie ; il faut même savoir que de nos jours, en raison de ses usages médicinaux, alimentaires ou textiles, elle est cultivée en Europe, notamment en Pologne, en Allemagne et en France.

Comment récolter l’ortie ?

   Comme pour toutes les autres plantes sauvages, on ne cueillera pas les orties à proximité des axes routiers ou des parcelles cultivées (en raison des possibles traitements).
On doit aussi respecter deux règles essentielles :
1) ne cueillez les orties que si vous êtes sûrs de les avoir indubitablement identifiées ;
2) ne cueillez que les quantités dont vous avez besoin : ayez soin d’en laisser toujours suffisamment pour d’autres éventuels cueilleurs, et aussi pour que l’espèce puisse se renouveler.

   L’ortie « pique » ! Oui, donc de banales précautions – qui ne sont que du bon sens – vous mettront très facilement à l’abri de ses « arguments dissuasifs » : si vous voulez la cueillir, chaussez-vous donc de bottes, portez des vêtements à manches et jambes longues, et prenez des gants !

   Et puis, si d’aventure, malgré cela, vous êtes « piqués » (terme impropre en vérité), sachez premièrement qu’il faut absolument éviter de passer la zone irritée sous l’eau, et deuxièmement qu’il vous suffira de froisser des feuilles de plantain ou de lierre terrestre et d’en frotter la partie irritée pour soulager la démangeaison.

Tolbiac et les orties

Bienfaits de l’ortie pour la santé :

   Pour ne citer que quelques-uns de ses minéraux, l’ortie est riche en calcium, en fer, en magnésium, en phosphore, en potassium et en silice. Elle est un trésor de bienfaits pour le corps auquel elle apporte des nutriments essentiels.
Je ne vais pas écrire ici un traité de phytothérapie : une recherche dans une bibliothèque ou sur le « ouèbe » vous apportera de très nombreux éléments à ce sujet, et il n’est donc point besoin que je les plagie.

   Pour résumer à l’extrême j’énoncerai simplement l’aide qu’elle apporte pour favoriser une bonne circulation sanguine, pour soulager les douleurs articulaires, pour renforcer le système immunitaire, pour accompagner les périodes de fatigue passagère, pour soutenir la santé de la peau et des cheveux, pour aider à l’élimination (effet diurétique), pour équilibrer la glycémie… etc.

Comment consommer l’ortie ?

   Chacun peut la cueillir : on utilise, de préférence, les feuilles sommitales, cueillies avant la période de floraison. On peut les utiliser fraîches, ou les faire sécher (si on dispose d’un local bien sec et aéré dédié à cet usage).

   Nos anciens s’en servaient :
- Pour des infusions : on utilisera 2 à 4 grammes de feuilles séchées par tasse, et on peut en boire tout au long de la journée par périodes de maximum 4 semaines (pour les articulations) ou de 2 à 4 semaines (pour le confort urinaire).
- En cataplasme : on prend des feuilles fraîches, écrasées, pour faire une application locale (stimulation circulatoire).

   La phytothérapie contemporaine prépare aussi des « extraits liquides » (à prendre sous forme de gouttes) ou des « extraits secs », que l’on trouve en pharmacie ou magasins spécialisés : il convient alors de demander conseil au pharmacien ou phytothérapeute.

   Mais en outre l’ortie se cuisine :
- salades de jeunes pousses crues (pour leur faire perdre leur pouvoir urticant on les hache ou les broie), avec lesquelles on peut aussi réaliser des « smoothies » ou des sauces de type « pesto ».
- ou plats cuisinés : soupes, quiches, cakes salés… etc. Cuite, l’ortie a une texture et un goût s’approchant de celui de l’épinard.

   Avant de la cuisiner, on prend toujours soin de nettoyer l’ortie pour en déloger toutes les petites bêtes et les morceaux de terre (car les chenilles et les pucerons en raffolent particulièrement) : on commencera par un premier bain d’eau et de vinaigre blanc (qui décolle les insectes), puis on rince par un bain d’eau claire.

Tolbiac.

ortie - blogue

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