2026-112. A la louange et à la gloire de Saint Antoine de Padoue – bis.

13 juin,
Fête de Saint Antoine de Padoue, confesseur de l’Ordre séraphique et docteur de l’Eglise (cf. > ici) ;
Anniversaire de la publication de l’Edit de Milan (13 juin 313 – cf. > ici).

Tolbiac et Saint Antoine

Chers Amis du Mesnil-Marie,

       Feu mon prédécesseur en cette Principauté monastique – je veux parler, vous l’aurez compris, du regretté Maître-Chat Lully – avait, en 2014, signé une chronique intitulée « A la louange et à la gloire de Saint Antoine de Padoue » (cf. > ici) pour raconter à nos amis un fait parfaitement authentique montrant comment Frère Maximilien-Marie avait bénéficié de l’aimable secours du célèbre et très populaire fils de Saint François d’Assise.
Je m’autorise aujourd’hui à reprendre le même titre pour vous relater une autre intervention de Saint Antoine en faveur de mon papa-moine.

   Bien sûr, ce n’est pas l’unique qui se soit produite dans l’intervalle qui s’est écoulé depuis celle qu’avait narrée le cher Lully : Frère Maximilien-Marie aime à dire qu’il a souscrit depuis fort longtemps un abonnement premium assorti d’une carte de fidélité aux généreux services du bon Saint Antoine, lequel ne déçoit jamais la confiance que l’on place en lui, même si parfois – pour des raisons qui n’appartiennent qu’à lui et qui sont indubitablement plus solides que celles nées des impatiences humaines – il arrive que notre cher thaumaturge travaille aussi à mettre à l’épreuve la patience de notre Frère !

20260613_131254 - Copie

   Dans la chronique de 2014 sus-citée, il était question de la statue de Saint Antoine de Padoue en terre-cuite placée à l’entrée de notre Oratoire. Depuis cette époque, notre Oratoire a bénéficié de nouveaux aménagements, d’améliorations et d’embellissements : entre autres, les statues de saints que nous vénérons plus spécialement s’y trouvent en plus grand nombre, et elle sont été « harmonisées ». Elles sont toutes de même taille (40 cm), et chacune est placée sur un petit socle en bois à dosseret ; cela confère à notre Oratoire un caractère d’unité et d’équilibre.
Ainsi, Saint Antoine de Padoue a-t-il eu une nouvelle statue (photo ci-dessus), et la statue en terre-cuite précédemment citée (une grande statue provenant d’une église, mais dont elle avait été chassée par l’iconoclasme moderniste des années 60/70 du précédent siècle) s’est-elle retrouvée à la sacristie.

   Ceux qui nous connaissent bien et qui sont déjà venus au Mesnil-Marie le savent, notre plus proche voisine – souvent absente – loue sa grande maison en gîte ; certains de nos amis en profitent parfois.
Frère Maximilien-Marie a un double de la clef, parce qu’il arrive qu’il fasse l’accueil des personnes qui vont y séjourner ; ou bien il va mettre la chaudière et les chauffe-eau en route la veille de l’arrivée des hôtes… etc.

   Or, à l’automne 2025, avant les vacances de la Toussaint, après avoir justement été mettre le chauffage en route, et après avoir refermé la porte à clef, Frère Maximilien-Marie a égaré la dite clef.
Il s’est rendu compte presque aussitôt qu’il ne l’avait plus en mains : il a refait le trajet plusieurs fois, pour le cas où elle aurait chu au sol entre les deux maisons ; il a passé au peigne fin la grande pièce – chez nous – en laquelle il se trouvait, venant d’arriver de chez notre voisine, lorsqu’il s’est rendu compte qu’il ne l’avait plus (puisqu’il est normalement inutile de chercher là où on n’est pas allé !!!) ; il a vidé et retourné toutes ses poches : Rien !

   Nous avons recommencé les recherches les jours suivants : Rien ! Toujours rien ! 

Fr.Max.M. retourne ses poches à la recherche d'une clef

      Et pourtant nous avons invoqué, invoqué, invoqué notre cher Saint Antoine, sans douter un seul instant du fait qu’il nous viendrait immanquablement en aide.
Néanmoins, les jours, les semaines et les mois se sont écoulés…

   Des amis, qui devaient venir passer avec nous la Semaine Sainte 2026, ont vu leur départ retardé de plusieurs heures parce que, après avoir chargé leur véhicule, qu’ils ont évidemment fermé, ils en ont égaré la clef.
Toutes les recherches étant vaines, malgré les invocations répétées à Saint Antoine et malgré les « neuvaines expresses » qu’enchaînait mon papa-moine (nota bene : il appelle « neuvaine expresse » neuf minutes de prières intenses au saint thaumaturge), la clef du véhicule demeura introuvable.
Nos amis durent donc faire appel à un serrurier pour qu’il vînt ouvrir l’automobile avec ses outils. Ensuite, ils purent transvaser leurs bagages dans une autre – plus grande – qu’on leur prêtait…

   Pendant les conversations postérieures à leur arrivée, Frère Maximilien-Marie les a exhortés à ne pas se lasser de recourir à Saint Antoine et à garder confiance dans l’efficacité de son intercession, en étant convaincus qu’il y avait certainement de sa part une action – incompréhensible pour nous à ce moment-là – qui prendrait tout son sens plus tard.
Comme ces amis sont en train d’aménager une chapelle, notre Frère leur a alors proposé de leur offrir la statue de Saint Antoine de Padoue, remisée dans notre sacristie, pour qu’il l’y placent, afin d’anticiper en quelque manière l’action de grâces pour la recouvrance de leur clef de voiture.
Cette proposition fut acceptée.

Recouvrance de la clef de notre voisine

   Le lendemain, qui était le mercredi saint, Frère Maximilien-Marie se trouvait à la sacristie et commençait la préparation du reposoir à l’autel latéral de l’Oratoire, lorsque l’un de nos amis venant lui proposer son aide, il lui a déclaré : « Puisque vous êtes là et que votre véhicule, plus grand que prévu, vous permettra d’emporter la statue de Saint Antoine de Padoue, commençons par l’emballer et, ainsi, vous pourrez la charger dans la foulée… »

   Sitôt dit, sitôt fait : Saint Antoine, dûment enveloppé de « papier bulle », fut bientôt empaqueté dans un grand carton, avec lequel notre ami quitta l’Oratoire.

   Mon papa-moine se trouvait à ce moment-là devant l’autel de la Sainte Vierge, et il a entendu le cliquetis d’un objet métallique qui tombait à ses pieds : tellement à ses pieds qu’il dû relever un peu le bas de sa bure pour apercevoir, sur le tapis, juste devant ses sandales – « Je vous le donne en quatre, je vous le donne en dix, je vous le donne en cent » [Marquise de Sévigné, lettre du 15 décembre 1670 à M. de Coulanges] -, la clef de la maison de notre voisine ; celle-là même qui était introuvable depuis six mois !

   Nous savions bien, nous, que cette clef avait été égarée entre le moment où notre Frère Maximilien-Marie avait fermé la porte la maison de notre voisine et, quelques minutes plus tard, le moment où il avait réalisé qu’il ne l’avait plus en main, dans notre salle de séjour, c’est-à-dire à l’étage en-dessous de la sacristie et de l’oratoire : il était donc naturellement impossible que cette clef se trouvât à ce niveau-ci !
Nous savions bien, nous, que Frère Maximilien-Marie avait tourné et retourné ses poches pour essayer de la retrouver… et, depuis six mois, il avait maintes fois changé de vêtements, lesquels avaient été lavés et repassés : il était donc impossible que la clef y fût cachée !

   La seule explication possible pour nous, c’est que Saint Antoine avait répondu à notre confiance et qu’il nous rapportait la clef égarée de la manière la plus improbable qui puisse être, de telle sorte que nous ne puissions douter que c’était lui, et nul autre, qui était intervenu. Et cela, « pile-poil » au moment où, donnant sa statue, celle-ci quittait la sacristie du Mesnil-Marie où elle se trouvait en situation d’attente, pour aller être honorée dans une nouvelle chapelle !

   Evidemment, quand ils sont rentrés chez eux, nos amis ont retrouvé la clef de leur véhicule… dans un endroit hautement improbable, eux aussi.
Alors, vive Saint Antoine de Padoue, qui, même s’il met parfois à l’épreuve notre confiance et notre patience, répond toujours à nos prières !

pattes de chatTolbiac.

La clef retrouvée grâce à Saint Antoine - blogue

Vous pouvez laisser une réponse.

2 Commentaires Commenter.

  1. le 14 juin 2026 à 7 h 32 min Abbé Jean-Louis D. écrit:

    Je me joins au cortège de tous ceux qui comptent sur Saint Antoine de Padoue pour qu’il intercéde en leur faveur, afin de mieux aimer le Seigneur et réaliser ce qu’Il attend d’eux.

  2. le 13 juin 2026 à 21 h 13 min Louis écrit:

    Vive saint Antoine !

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