2026-106. Du temps après la Pentecôte.

Dimanche de la Très Sainte Trinité.

cycle liturgique

       Le Temps après la Pentecôte couvre environ la moitié de l’année liturgique : 23 à 28 semaines, en fonction de la date de Pâques. Lorque la fête de Pâques arrive tôt, les dimanches après l’Epiphanie sont moins nombreux et les dimanches après la Pentecôte s’augmentent d’autant.

   Les dimanches du Temps après la Pentecôte se succèdent d’une manière quasi uniforme, avec une importance égale : ils sont tous de rite semi-double.
Les vêpres sont également toujours les mêmes chaque dimanche ; seules varient l’antienne du Magnificat, prise à l’Evangile, et l’oraison, qui est celle de la Messe.
Les ornements sont verts.

   Toutes les fêtes, à l’exception de celles de Notre-Seigneur et des fêtes de première ou de deuxième classe, cèdent le pas au dimanche, fussent-elles d’un rite supérieur au rite semi-double du dimanche lui-même (les fêtes de rite double ou double majeur donc) : on se contente d’en faire mémoire. Ainsi l’a voulu le pape Saint Pie X.

   Lorsque la Messe d’un dimanche après la Pentecôte est empêchée en raison de la coïncidence d’une grande fête, on doit toujours en faire la mémoire à la Messe de la fête et en lire l’Evangile à la fin (au lieu de la lecture du commencement de l’Evangile selon Saint Jean). De plus, lorsque la chose est possible, cette Messe du dimanche devra être reprise en semaine.
Ces dispositions permettent au sanctoral, particulièrement fourni au Temps après la Pentecôte, de se développer sans nuire au temporal.

   Introduite tardivement dans le cycle liturgique et étendue à l’Eglise universelle au XIVème siècle seulement, la fête de la Très Sainte Trinité supplante le premier dimanche après la Pentecôte, et, dans la liturgie traditionnelle, on fait donc mémoire de celui-ci selon la règle précisée ci-dessus (nota bene : en revanche dans la liturgie déjà-un-peu-réformée de 1960 [missel de Jean XXIII], cette commémoraison du dimanche a disparu et la Messe de ce dimanche ne peut plus être célébrée qu’en semaine).

   Pendant le Temps après la Pentecôte, dans tous les pays où toutes les fêtes de précepte (explications > ici) impérées par l’Eglise qui arrivent en semaine ne sont pas chômées, elles doivent être solennisées au dimanche suivant : elles le sont alors au détriment du « dimanche vert » dont on fait la mémoire conformément à ce qui a été dit ci-dessus : en France, par exemple, c’est le cas pour la Fête du Très Saint Sacrement, qui est donc solennisée au deuxième dimanche après la Pentecôte, et c’est la même chose pour la Fête des Saints Apôtres Pierre et Paul, qui prime sur le dimanche tantôt parce qu’il coïncide avec la date du 29 juin, tantôt parce qu’il coïncide avec le 30 juin ou les jours qui vont du 1er au 6 juillet.
Si par malheur il arrivait que l’impiété républicaine supprimât le caractère chômé du 15 août ou du 1er novembre, il faudrait, semblablement, solenniser ces fêtes le dimanche suivant en observant les mêmes règles.
Cela vaut également pour toutes les fêtes d’obligation particulières ou locales (qui ont été énumérées > ici) qui arrivent pendant cette période de l’année liturgique.

   Quoiqu’elle ne soit pas une fête d’obligation, la fête du Sacré-Cœur de Jésus, qui est célébrée – selon la demande de Notre-Seigneur Jésus-Christ Lui-même – le vendredi qui suit l’octave de la Fête du Très Saint Sacrement, peut, elle aussi, être solennisée au dimanche suivant, c’est-à-dire au troisième dimanche après la Pentecôte.

Frère Maximilien-Marie du Sacré-Cœur.

Messe solennelle ornements verts

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