2026-58. D’un Crucifix miraculeux qui a été utilisé au Mesnil-Marie dans la liturgie de ce Vendredi Saint 2026.
Vendredi Saint 2 avril 2026.
Après son dévoilement en trois étapes,
le Crucifix est déposé sur un coussin violet recouvert d’un linge de lin blanc
et va recevoir l’adoration du clergé et des fidèles.
En notre Mesnil-Marie, ce vendredi Saint 2 avril 2026, lors de la liturgie de l’adoration de la Croix suivie par la Messe des Présanctifiés, nous avons eu l’immense grâce d’accueillir un Crucifix miraculeux : c’est du moins ce qu’affirme un document manuscrit, qui bien qu’en assez mauvais état reste néanmoins globalement lisible, plié de manière à ne pas dépasser la largeur de la branche verticale de la Croix au verso de laquelle il est collé.
C’est ce saint Crucifix, qui a été dévoilé solennellement dans la liturgie et qui a été le support de nos adorations pendant le chant des impropères.
Une partie du document explicatif
collé au verso de la branche verticale du Crucifix miraculeux.
Ce Crucifix ne nous appartient pas : il nous a été prêté par une famille amie à l’occasion de ce Triduum Sacré, et nous lui en sommes infiniment reconnaissants !
Cette famille l’a elle-même reçu d’un monastère de contemplatives contraint de fermer, faute de vocations.
Qu’il nous soit permis – vous comprenez facilement pourquoi – de ne pas révéler de quel monastère il s’agissait ni même de dévoiler la famille monastique à laquelle il appartenait.
Le Crucifix miraculeux pour l’adoration de la Croix
ce Vendredi Saint 2 avril 2026.
Le document collé au verso de la Croix nous apprend donc que cette Croix se trouvait, avant la grande révolution, dans la cellule d’une moniale favorisée de grâces mystiques : « Elle lui parlait familièrement avec foi et simplicité comme font les saints » dit le manuscrit ; « Et ce [mot illisible en raison d'une déchirure du papier] Crucifix daignait lui répondre soit en hochant la tête soit même en lui parlant » .
Un jour où cette sainte religieuse était en prière et venait de demander à Notre-Seigneur une réponse - « sur quelque chose d’important », précise le document -, « le saint Crucifix ouvrit la bouche pour lui parler, mais une religieuse étant entrée dans ce moment dans la cellule, la langue du Crucifix s’arrêta au bord des lèvres, et la bouche resta entrouverte comme on le voit maintenant » .

La suite du document manuscrit raconte comment, au moment de la révolution, deux religieuses de ce monastère, dont elles furent chassées, l’ont soustrait aux profanations et l’ont conservé caché pendant la Terreur, à laquelle elles échappèrent.
Leur monastère ne se releva pas après la tourmente révolutionnaire.
Aussi ces deux religieuses – qui avaient pour noms Mère Colombe et Mère Séraphine – rejoignirent-elles une autre maison de leur Ordre, restaurée dans une autre ville du Royaume, où « pendant plusieurs années elles édifièrent cette communauté par leurs vertus » .
Enfin, le manuscrit précise qu’en 1872, en raison du fait que ce Crucifix, à l’origine blanc , était dans un état de grande saleté, à cause de son ancienneté et de son histoire (caché pendant la Terreur, déplacé… etc., et peut-être aussi en raison de la vénération dont il a été entouré, vénération qui a sans nul doute été manifestée par des gestes de dévotion et des baisers) a dû être nettoyé : c’est alors qu’il a été colorisé comme on le voit aujourd’hui.
C’est une immense grâce pour nous d’avoir accueilli ce saint Crucifix : la vénération dont nous l’avons aujourd’hui entouré nous relie d’une manière extrêmement concrète à la foi et à l’amour d’une fervente communauté monastique de l’Ancien Régime, à la fidélité et à l’espérance de religieuses courageuses qui – malgré la persécution – ont persévéré dans leur vocation, se sont sanctifiées, et ont édifié leurs contemporains par leurs vertus, et nous relie également à des générations d’âmes saintes contemplatives qui ont prié devant le Crucifix miraculeux, et qui, grâce à la dévotion qu’il suscite, se sont totalement dévouées à Notre-Seigneur Jésus-Christ, dans la prière et le sacrifice…
Puissions-nous, entraînés par de tels exemples, grandir dans l’amour du divin Crucifié et nous laisser toujours enseigner par Lui.
Ainsi soit-il !
Frère Maximilien-Marie du Sacré-Cœur.

Vous pouvez laisser une réponse.




C’est une grâce que de pouvoir prier devant un crucifix miraculeux !
Joyeuse Pâque !
Que de signes ce Dieu d’Amour nous donne pour nourrir notre foi et faire grandir notre amour pour Lui.
Merci, cher Frère, pour ce témoignage.
Magnifique !