2026-42. 10 mars 2026 : quatrième anniversairee de Son Altesse Félinissime le Prince Tolbiac.
Mardi 10 mars 2026.
Cela fait aujourd’hui quatre ans que je suis né, dans la belle ville du Puy-en-Velay.
Vous pouvez retrouver dans les pages de ce blogue l’histoire de mon arrivée au Mesnil-Marie (cf. > ici) et de véritables « reportages » sur les premiers jours (cf. > ici et > ici) que j’y ai passés.
Vous pouvez également relire les publications annuelles lors de mes anniversaires : le premier (cf. > ici), le deuxième avec la belle histoire du chevalier de Mérancourt qui eut la vie sauve grâce aux chats du cardinal de Richelieu (cf. > ici), et les vœux de mon papa-moine pour mon troisième (cf. > ici).
Pour ce quatrième anniversaire, Frère Maximilien-Marie a ressorti une sélection de photos qu’il aime très spécialement, qui racontent un peu de ma vie en cette thébaïde des Boutières, et qui ont été prises par lui depuis mon troisième anniversaire
Voici donc une photo datée du 20 mars 2025.
Tous les connaisseurs des chats savent à quel point nous aimons les cartons. Ce n’est pas parce que je suis un chat monastique que j’échappe à la règle. Chaque fois que nous recevons un paquet donc, je « m’éclaaaaaaaate » !
Il y a un autre lieu que j’affectionne particulièrement : c’est la planche à repasser. Enfin, c’est le nom que les bipèdes donnent à ce que moi j’appelle : « perchoir à se prélasser ».
Lorsque mon papa-moine veut s’adonner au repassage de ses chemises ou bien du linge de la sacristie, il me demande fort civilement la permission de s’en servir ; comme je suis magnanime, je la lui accorde.
Toutefois, je dois bien avouer que, à l’occasion d’une journée de services au Mesnil-Marie, j’ai vraiment manifesté du mécontentement et j’ai jeté des regards furibonds à notre amie C., qui repassait une nappe d’autel sans qu’elle m’eût demandé l’autorisation d’utiliser ma table de prélassement !

Vous vous souvenez sans doute qu’au cours de l’année 2025, nous avons été terriblement affligés par des attaques de renards au poulailler, malgré les grillages, les pointes acérées dressées au sommet de la porte, le filet de protection tendu au-dessus de tout l’enclos de nos sœurs les poules… etc.
Nous avions neuf poules le 1er janvier 2025 : trois furent tuées le 4 janvier, deux autres le 16 janvier et les deux dernières à la mi-mai. Lors de l’attaque du 4 janvier, la neuvième fut grièvement blessée mais fit montre d’une volonté de vivre extraordinaire. Mon papa-moine l’a soignée, dorlottée et choyée, après l’avoir installée… dans notre salle-à-manger, où elle reprit peu à peu « du poil de la bête », si j’ose dire.
Elle a survécu pendant six mois, devenue familière, et, au printemps, Frère Maximilien-Marie la déposait dans l’herbe lorsqu’il travaillait dehors, et je veillais sur elle pour qu’il ne lui arrivât pas malheur.

En mai et juin, quand il y avait de belles journées ensoleillées – sans que toutefois les températures ne montassent trop haut -, j’ai beaucoup apprécié le transat sur la terrasse de notre voisine.

Comme tous les chats, je suis évidemment très propre et je passe donc d’indispensables longs moments à ma toilette.
Vous n’êtes d’ailleurs pas sans savoir que nos toilettages sont une mesure indispensable à nos chasses.
Or je chasse beaucoup : rats taupiers, mulots, souris, rats, musaraignes, lézards, papillons, oiseaux, libellules… Si mon moine de compagnie me félicite chaleureusement lorsque j’occis des rongeurs, il me faut cependant reconnaître qu’il est beaucoup moins enthousiaste lorsque je capture des oiseaux, des lézards des libellules et des papillons : souvent, il essaie de me les reprendre et de leur rendre la liberté avant que je ne les dépèce, et lorsqu’il parvient à les sauver, je boude pendant un moment.

En revanche, je puis attester qu’il est très fier de moi, et sans réserve, quand il me voit étudier et approfondir – avec une vraie passion – mes connaissances liturgiques et théologiques.

La photographie qui suit, j’ai vu que Frère Maximilien-Marie l’a choisie comme fond d’écran de son téléphone portable.
Il dit avec fierté à ceux qui l’aperçoivent, que, sur ce cliché, sont réunis les trois grands veilleurs qui protègent l’ermitage : Jésus, Marie et moi-même !

A la mi-juillet, après qu’un poulailler « fortifié » a été aménagé à l’intérieur d’un enclos dont la sécurité a été renforcée, nous avons reçu quatre nouvelles poules augustiniennes.
Sitôt installées, je suis allé leur souhaiter la bienvenue et leur expliquer les règles fondamentales de notre Principauté monastique.

Frère Maximilien-Marie a choisi la photo suivante pour que vous puissiez comprendre l’un des usages que j’ai imposés au Mesnil-Marie : lorsque je désire sortir, je demande à me faire ouvrir l’une des portes ; mais quand il s’agit de rentrer, j’ai choisi de passer par la fenêtre du bureau.
Ce que l’on voit ici, c’est le moment où je m’approche de cette fenêtre, à laquelle je cogne de la patte pour me faire ouvrir, ou bien, en été, qu’il me suffit simplement de pousser (à charge à l’humain de compagnie de la refermer).

Après les belles journées estivales, l’automne revient : je reste moins longtemps dehors, et j’apprécie la quiétude de ces longues soirées silencieuses si propices à la méditation…

Le 5 novembre 2025, en défendant le territoire de notre Principauté monastique contre un chat errant, en sus des habituelles et ordinaires griffures et morsures que semblables bagarres occasionnent, j’ai été blessé à l’œil gauche, qui était tout injecté de sang lorsque je suis rentré.
Mon papa-moine, ainsi que tous nos amis, qui attendaient mes bulletins de santé – voire qui les réclamaient s’il leur semblait qu’ils tardaient à être publiés -, ont vraiment craint que je perdisse cet œil.

La cicatrisation de mes plaies et la résorbtion de l’hémorragie oculaire (sur cette photo ci-dessous on voit encore une tache rouge sur le globe oculaire gauche) ont pris plusieurs semaines, mais mon œil a été sauvé.
Je garde, depuis cet épisode guerrier, le bord de mon oreille gauche « dentellé », ce qui fait dire à Frère Maximilien-Marie, lorsque je retourne au combat (car je reste viscéralement un guerrier), que désormais, comme aux XVIIème et XVIIIème siècles, je fais « la guerre en dentelles ».

La prise de vue suivante, réalisée alors que, pendant l’hiver, je profite voluptueusement de la chaleur du poêle et de la douceur du tapis, nous amuse beaucoup : elle illustre parfaitement cette faculté des êtres vivants à se confondre avec leur environnement dont le nom exact est le cryptisme, n’est-ce pas ?

Conseil à tous les bipèdes qui sont au service de chats chez lesquels ils habitent : faites comme mon moine de compagnie et offrez à mes congénères des bâtonnets de matatabi (actinidia polygama). Nous en raffolons ! C’est le bâtonnet que je mordille avec délectation sur la photo ci-dessous.

Quant au cliché qui suit, il a été réalisé dans la sacristie. Frère Maximilien-Marie n’était pas très content en voyant que j’avais choisi de m’installer, pour ma sieste, sur le conopée rouge, en soie, qu’il avait bien repassé. Il m’a fait remarquer que c’était un ornement réservé au saint tabernacle pour signaler la Présence divine, mais je lui ai objecté que, comme en chacune de Ses créatures, Dieu avait placé en moi quelque chose qui manifestait Ses perfections divines…

Et voilà ! La sélection rétrospective des photographies qui montrent ma vie au Mesnil-Marie entre le 10 mars 2025 et ce 10 mars 2026, s’achève ici : nous allons arriver à la mi-Carême et, très vite, arrivera le temps de la Passion : si vous voulez me faire plaisir, mes chers Amis, prenez le maximum de temps qu’il vous est loisible de réserver pour méditer et approfondir la Passion de Notre-Seigneur, notre divin Rédempteur, et la compassion de Sa Très Sainte Mère, Marie corédemptrice !
Recevez mes ronronnements les plus amicaux.

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Joyeux anniversaire !
Cordialement.
Bon 4e anniversaire au beau Tolbiac !
Bon mardi à vous.
Pour l’oeil injecté de sang, je conseille à Tolbiac les lunettes « For sure »… Ca aurait de l’effet ! Joyeux anniversaire.