2025-208. Du carême de l’Epiphanie.

27 décembre,
Fête de Saint Jean, apôtre et évangéliste ;
Troisième jour de l’octave de la Nativité de NSJC ;
Après les complies, commencement du « Carême de l’Epiphanie ».

Les Mages découvrent l'étoile miraculeuse

       Concomitamment à la neuvaine en l’honneur des Saints Rois Mages (cf. > ici) en préparation de la fête de l’Epiphanie, en notre Mesnil-Marie, nous célébrons un « petit carême » de neuf jours : il commence le 27 décembre après l’office de complies et s’achève au moment où entonnons les premières vêpres de la fête de l’Epiphanie.

   Cette sublime fête de l’Epiphanie est à Noël ce que la Pentecôte est à Pâques : une plénitude, un épanouissement suprême, une absolue maturation. Si Noël est le bouton, l’Epiphanie en est la fleur. Si Noël est une aurore, l’Epiphanie est le resplendissement du grand jour. Si Noël est une graine jetée dans un petit trou creusé en terre, l’Epiphanie est la plante vigoureuse et rayonnante dans le déploiement de sa splendeur.

   A la neuvaine qui la précède nécessairement, cette fête majeure de l’année chrétienne requiert forcément l’association d’une préparation ascétique, en laquelle, le corps s’unit à l’effort de l’esprit, pour, en quelque manière, avancer avec les Saints Rois traversant les contrées arides de l’Orient en direction du berceau du « Roi qui vient de naître » (cf. Matth. II, 2).

   Ce « carême » de l’Epiphanie, comme tout véritable carême, est fait de jeûne et d’abstinence, mais comme nous l’expliquions déjà > ici, l’abstinence y est allégée : seule la viande en est absolument prohibée ; les œufs, les laitages et le poisson y sont autorisés (mais on ne mange pas dans la même journée du poisson et des œufs : c’est l’un ou l’autre). Tous les jours, sauf la Vigile de l’Epiphanie où s’impose le « grand jeûne », sont jours de jeûne ordinaire, et pour la fête de la Circoncision de NSJC (au jour octave de Sa Nativité) le jeûne est suspendu (mais l’abstinence simple demeure).
Cet engagement concret du jeûne et de l’abstinence (même s’ils sont allégés) est une forme de transposition de la démarche des Saints Balthasar, Gaspard et Melchior, qui ont quitté le confort de leurs demeures princières, se sont détachés d’une partie de leurs biens et ont dû se contenter de bagages réduits, pour partir en quête du divin Sauveur et de Sa Très Sainte Mère.

La caravane en marche vers Jésus et Marie

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