2025-182. Leçons historiques des matines de la fête de Sainte Cécile.
22 novembre,
Fête de Sainte Cécile, vierge martyre (cf. en bas de page) ;
Mémoire de Saint Calmin, duc d’Aquitaine puis ermite, fondateur de monastères.
Orazio Gentileschi (1563-1639) :
Sainte Cécile jouant de la musique avec un ange (1618-1621)
[Galerie nationale d'Art, Washington]
Leçons historiques
du deuxième nocturne des matines de la fête de
Sainte Cécile
(Bréviaire romain traditionnel)
Quatrième leçon :
La vierge Cécile, née à Rome de parents illustres, et élevée dès son enfance dans les principes de la foi chrétienne, consacra à Dieu sa virginité. Mais dans la suite, ayant été contrainte d’épouser Valérien, elle lui tint ce discours, le soir de ses noces : « Valérien, je suis placée sous la garde d’un Ange qui protège ma virginité : c’est pourquoi ne teniez rien à mon égard, de peur d’attirer sur vous la colère de Dieu ». Vivement ému de ces paroles, Valérien n’osa point s’approcher d’elle, il ajouta même qu’il croirait en Jésus-Christ, s’il voyait cet Ange. Cécile lui ayant répondu que cela n’était pas possible à moins qu’il n’eût reçu le baptême, il déclara, dans son ardent désir de voir l’Ange, qu’il voulait être baptisé.
C’est pourquoi, d’après le conseil de la jeune vierge, il se rendit auprès du Pape Urbain qui, à cause de la persécution, se tenait caché parmi les tombeaux des Martyrs, sur la voie Appia, et il reçut le baptême de ses mains.
Orazio Gentileschi (1563-1639) :
Sainte Cécile, Saint Valérien et Saint Tiburce bénéficiant de la vison de l’ange (1606-1607)
[Pinacothèque de Brera, Milan]
Cinquième leçon :
De retour auprès de Cécile, Valérien la trouva en prière, ayant à ses côtés un Ange resplendissant d’une clarté toute divine. Cette vue le frappa d’étonnement ; mais dès qu’il fut revenu de sa frayeur, il manda auprès de lui son frère Tiburce qui, ayant été instruit par Cécile dans la foi de Jésus-Christ, et baptisé par le même Pape Urbain, mérita aussi de voir cet Ange que son frère avait vu.
Peu de temps après, tous les deux souffrirent courageusement le martyre, sous le préfet Almachius. Celui-ci n’ayant pas tardé à donner l’ordre de s’emparer de Cécile, lui demanda tout d’abord où se trouvaient les richesses de Tiburce et de Valérien.
Luis de Madrazo (1825-1897) :
L’enterrement de Sainte Cécile par le pape Urbain (1852)
[Musée des Beaux-Arts de Grenade, dépôt du Musée du Prado]
Sixième leçon :
La vierge lui ayant répondu que toutes ses richesses avaient été distribuées aux pauvres, le préfet entra dans une si grande fureur, qu’il ordonna de la ramener chez elle, pour être brûlée dans la salle des bains.
Elle y passa un jour et une nuit, sans ressentir aucunement les atteintes de la flamme. On envoya donc le bourreau qui, l’ayant frappée de trois coups de hache, et n’ayant pu lui trancher la tête, la laissa à moitié morte. Trois jours après, le dixième jour des calendes de décembre, sous l’empire d’Alexandre, son âme s’envola dans le ciel, parée de la double couronne du martyre et de la virginité.
Le Pape Urbain inhuma lui-même son corps dans le cimetière de Calixte. On a fait de sa demeure une église consacrée sous son vocable. Son corps et ceux des Papes Urbain et Lucius, de Tiburce, de Valérien et de Maxime ont été transférés dans la Ville, par le souverain Pontife Pascal Ier, et déposés dans cette même église de Sainte-Cécile.

Tombe de Sainte Cécile
(Basilique de Sainte Cécile au Transtévère, Rome).
Voir aussi :
- Litanies de Sainte Cécile > ici
- L’hymne médiévale « O felix Caecilia » > ici & > ici
- « L’extase de Sainte Cécile » par Raphaël > ici
- « Cantantibus organis » d’Henry du Mont > ici
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