2025-161. De Sainte Aurélie, Fille de France, vierge et recluse à Ratisbonne.
15 octobre,
Fête de Sainte Thérèse de Jésus, vierge, réformatrice du Carmel (cf. > ici) ;
Mémoire de Sainte Aurélie, Fille de France, vierge et solitaire.

Selon la tradition, Sainte Aurélie de France, mais plus couramment appelée Sainte Aurélie de Ratisbonne, était fille du Roi Hugues 1er le Grand, dit Capet, et de la Reine Adélaïde d’Aquitaine ; sa naissance serait survenue environ trois ans après celle de son frère Robert (972), futur Roi Robert II dit le Pieux.
La jeune princesse était dotée d’une grande beauté, mais surtout riche d’une très profonde piété. Désireuse d’être entièrement à Dieu et à Lui seul, lorsque, vers l’âge de quinze ans, elle apprit que son père avait le dessein de la marier à un jeune prince du nom d’Elwien, elle résolut de s’enfuir de la cour sous un déguisement et dirigea ses pas vers la Bavière.
A Ratisbonne (Regensburg), Saint Wolfgang, évêque de cette cité depuis 972, qui avait reçu le don de prophétie, fut instruit par Dieu de l’identité de celle qui, sous des apparences de pèlerine mendiant sa subsistance, lui avait demandé l’aumône : il s’entretint avec elle, admira sa vertu, fut édifié par son mépris des honneurs et des richesses, vit la solidité de son amour du Christ crucifié et de Sa Croix, et la voyant disposée à passer toute sa vie dans la retraite et la contemplation, lui fit bâtir un ermitage dans lequel il l’enferma.
Saint Wolfgang de Ratisbonne reconnaît Sainte Aurélie
malgré son déguisement de mendiante
Sainte Aurélie demeura de nombreuses années dans son ermitage : les cinquante-deux années dont parlent certaines relations, si l’on veut conserver l’année 1027 donnée par la tradition comme étant celle de sa mort, doivent donc vraisemblablement être comprises comme l’âge qu’elle avait atteint lorsqu’elle rendit son âme à Dieu et non comme cinquante-deux années dans son ermitage, ce qui retardait sa bienheureuse mort à l’année 1042.
Mais, à la limite, ces calculs sont de peu d’importance en regard de la réalité spirituelle, qui est celle d’une vie uniquement consacrée à la prière et à l’humilité : ignorée des hommes, mais chérie de Dieu, Aurélie fut semble-t-il gratifiée de grandes grâces mystiques, et opéra de son vivant plusieurs miracles en faveur de personnes qui venaient à la grille de son réclusoir se recommander à ses prières.
Ce fut le 15 octobre 1027 que l’Epoux céleste vint la chercher. Sa dépouille fut solennellement transportée à l’abbaye de Saint-Emmeran (Kloster Sankt Emmeram) de Ratisbonne, où les bénédictins honorèrent presque aussitôt sa tombe comme celle d’une sainte, en y faisant graver cette inscripion : « Hic pia florescit Aurelia virgo sepulta : quae pœnas nescit, cœli dulcedine fulta » dont Monseigneur Paul Guérin donne la traduction dans cette forme versifiée :
« Sous ce marbre est le corps de la vierge Aurélie,
que le ciel favorisa de mille bienfaits ;
elle goûte sans fin la véritable vie,
pour l’éclat des faux biens que son cœur sut mépriser ».
Au XIVème siècle, on plaça au-dessus de sa tombe un gisant tel qu’on en réalisait à l’époque et qui est parvenu jusqu’à nous :

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Merveilles que Dieu accomplit dans les âmes dont Il a préparé la sainteté par des grâces quasi innées épanouies grâce à la foi de leurs parents!
Je connaissais ce beau prénom sans connaître la vie de Sainte Aurélie.
Nous sommes tous prédestinés à la sainteté! Certains en reçoivent la grâce dès leur berceau. D’autres l’attendent toute une vie… L’essentiel est d’arriver au bon Port.