2025-109. De la Bienheureuse Lucie Bufalari qu’on invoque pour la délivrance des possédés.
27 juillet,
Fête de Saint Pantaléon, médecin anargyre et mégalomartyr ;
Chez les Ermites de Saint Augustin, mémoire de la Bienheureuse Lucie Bufalari, vierge ;
Anniversaire de la victoire de Bouvines (cf. > ici & > ici) ;
Anniversaire de la mort de Turenne (cf. > ici) ;
Anniversaire de l’arrestation de Robespierre et de ses complices terroristes.
La Bienheureuse Lucie Bufalari, d’Amelia, délivre un enfant possédé
[tableau de la seconde moitié du XVIIIème siècle, conservé à Rome,
attribué à Domenico Corvi (1721-1803) ]
Martyrologe romain au 27 juillet :
« A Amélie (Amelia), en Ombrie, la bienheureuse Lucie Bufalari, vierge, sœur du bienheureux Jean de Rieti, des Oblats de l’Ordre de Saint Augustin, distinguée par son esprit de pénitence et son zèle pour les âmes. »
Martyrologe propre des Ermites de Saint Augustin au 27 juillet :
« A Amélie, dans l’Ombrie, la Bienheureuse Lucie de Bufalare, vierge, prieure des religieuses de notre Ordre, dont le corps est honoré très-pieusement dans cette ville, et qui est invoquée spécialement pour la délivrance des possédés. »
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On ne connaît pas la date exacte de la naissance de la Bienheureuse Lucie Bufalari, ou parfois dite de Bufalare (Lucia Bufalari), que la tradition locale fait naître à Porchiano del Monte (autrefois commune autonome mais devenue un hameau d’Amelia), dans les dernières années du XIIIème siècle ou au début du XIVème, dans une famille de la petite noblesse, riche d’une profonde piété.
Elle avait un frère, Jean (Giovanni), qui fut lui aussi membre de l’Ordre augustinien, au couvent de Rieti, et qui est lui aussi béatifié (le Bienheureux Jean Bufalari, appelé aussi Bienheureux Jean de Rieti).
Il semblerait, parce que les sources certaines manquent, que son frère et elle avaient obtenu de leurs parents de s’installer à Amelia afin de se rapprocher du couvent des Ermites de Saint Augustin qui s’y était installé dans la seconde moitié du XIIIème siècle, parce qu’ils étaient attirés par cette spiritualité.
Alors que Jean, envoyé au couvent de Rieti, y mourut très jeune (17 ans), Lucie, elle, avec d’autres femmes ou jeunes femmes, se retira dans une maison proche du couvent Saint-Augustin, pour y mener une vie d’austérités, de prière et de service charitable : une sorte de communauté d’oblates ou tertiaires régulières, dont elle fut élue prieure.
Dans sa mission de supérieure, elle s’attacha à guider ses consœurs dans une vie de foi et de grande ferveur : des récits tardifs, qui semblent davantage procéder de pieux stéréotypes que de faits avérés, mentionnent ses pénitences et la puissance de sa prière pour lutter contre les influences diaboliques, jusqu’à la délivrance de possessions ou d’infestations.
Elle rendit pieusement son âme à Dieu le 27 juillet 1350, et fut immédiatement invoquée comme intercessrice contre les maladies infantiles et les attaques démoniaques diverses : sorcellerie, mauvais œil, sortilèges, infestations et possessions…
Elle avait été inhumée dans la sacristie du couvent des moines augustins : en 1614, un document officiel des notables d’Amelia certifie que selon le témoignage des anciens de la petite ville, son corps ne serait pas corrompu.
On l’exhuma de son tombeau de la sacristie, l’enferma dans une châsse en bois doré, sur la façade de laquelle on peignit son effigie, et le plaça sur un autel de l’église. Son culte fut confirmé le 3 août 1832 par le pape Grégoire XVI, avec le titre de Bienheureuse, et sa fête fixée au 27 juillet.
Particulièrement invoquée comme une protectrice des enfants et des familles, à la suite de la fermeture du monastère des Augustines en mai 2011, son corps fut translaté sous l’autel de l’une des chapelles de la basilique-cathédrale Sainte-Firmine.
Sa fête est toujours célébrée à Amelia avec une solennité particulière.
Frère Maximilien-Marie du Sacré-Cœur.
Châsse de la Bienheureuse Lucie Bufalari d’Amelia
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Merci de nous avoir fait connaître la Bienheureuse Lucie Bufalari!