2024-39. « Prier, le plus souvent, c’est crier ! »
Samedi après les Cendres,
Evangile lu à la Sainte Messe de ce jour : Marc VI, 47-56
[la barque des apôtres ballotée sur les flots - Jésus marche sur la mer]
Voici un très bref extrait de l’une des conférences données à l’occasion d’une récollection de Carême par l’abbé Henri Huvelin (1830-1910), qui est particulièrement connu pour le rôle qu’il a joué dans la conversion du vicomte Charles de Foucauld, futur Saint Charles de Jésus (1858-1916).
Dans ces sept courtes phrases que nous publions ci-dessous, l’abbé Huvelin évoque les agitations qui peuvent secouer notre âme, alors comparable à la barque des apôtres – ballotée sur la mer agitée par le vent – qui nous est décrite dans la péricope évangélique lue en ce samedi après les Cendres.
L’abbé Henri Huvelin
Notre âme est comme la barque des Apôtres
secouée par les flots :
« Jadis, une école de philosophie voulait comparer l’âme à un rocher inébranlable au pied duquel toutes les vagues se brisent… Voilà bien de la poésie, ou plutôt de l’orgueil !
L’âme ressemble davantage à la petite barque de l’Evangile.
Nous sommes bien souvent comme les Apôtres, dans cette barque secouée par les flots, et tentés de crier désespérément : « Sauvez-nous, Seigneur, nous périssons ! »
Jésus est toujours là pour commander à la tempête qui nous agite.
Crions vers Lui pour ne pas périr ; car prier, le plus souvent, c’est crier ! »
(Récollection prêchée à la paroisse Saint-Eugène, à Paris, le 11 mars 1885)
Amédée Varin (1818-1883) : le Christ marchant sur la mer (1850)
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L’Eglise, et donc chacun de nous, sommes bien ballotés dans les temps actuels, et nous crions « Seigneur, sauvez-nous, nous périssons ».
Si notre carême est suivi en vérité, dans cet appel « au secours » le Seigneur rétablira la paix dans notre coeur et donc en son Eglise.