2023-176. « Là Il vit dans un état de plus parfaite sainteté que dans tout autre mystère de Sa vie mortelle…»

18 décembre,
Fête de l’Expectation de l’enfantement de la Bienheureuse Vierge Marie,
(dont on fait ensuite la mémoire tous les jours suivants, jusqu’au 24 décembre inclus) ;
Mémoire de la férie de l’Avent ;
« O Adonaï » ;
Anniversaire du rappel à Dieu du Rd Père Joseph de Paris, né François Leclerc du Tremblay (+ 18 décembre 1638).

Monogramme Marie 2

       La fête de l’Expectation (c’est-à-dire de l’Attente) de l’enfantement de la Bienheureuse Vierge Marie, dont les origines se trouvent au dixième concile de Tolède en 654, est rapidement passée des Espagnes à de très nombreux diocèses du monde entier ainsi que dans les fêtes propres de très nombreuses congrégations religieuses.
Au Mesnil-Marie, nous l’avons non seulement gardée, mais, conformément aux usages traditionnels des Ermites de Saint-Augustin, nous conservons aussi l’usage d’en faire la commémoraison tous les jours suivants, jusqu’à la Nativité de NSJC.

   C’est une fête qui est d’une richesse spirituelle extraordinaire et inépuisable : elle nous entraîne à contempler les sentiments de la Très Sainte Vierge Marie pendant les jours de sa grossesse : elle qui est déjà instruite de l’identité réelle de cet Enfant qui est formé en elle et de Sa mission ici-bas ; elle qui est devenue le sanctuaire vivant où est formé, pour le Verbe Eternel et incréé, le Corps et le Sang qu’Il offrira en sacrifice de rédemption puis qui seront ensuite, jusqu’à la consommation des siècles, présents et offerts dans la Sainte Eucharistie ; elle qui, dans ses méditations et prières tout au long du jour, ne peut qu’avoir les échanges les plus sublimes avec le Verbe divin ; elle qui est la nouvelle Arche d’Alliance en laquelle Dieu réside d’une manière telle qu’il n’en a jamais existé auparavant et telle qu’il n’y en aura jamais plus… etc.
Sur tout cela, j’aurais beaucoup de choses à dire : peut-être, le développerai-je au fil des années, si Dieu me me donne vie et force.

   C’est aussi une fête qui nous invite à méditer sur les sentiments de Notre-Seigneur Jésus-Christ, vivant en Marie, dont le Corps adorable est en train de se parachever et de croître dans le sein de cette Très Sainte Mère, jusqu’au moment de Sa naissance. Pour aujourd’hui, je vous livrerai, ci-dessous, les éléments qu’en a exposés Monsieur Olier, qui établissent d’ores et déjà de précieuses indications d’approfondissement et de méditation.  

Vierge de l'Attente 2 - Blogue

« Là Il vit dans un état de plus parfaite sainteté
que dans tout autre mystère de Sa vie mortelle…»

       « Le Verbe, venant au monde, a trouvé, dans le sein de la bienheureuse Vierge, un séjour de sainteté, semblable, autant qu’il pouvait l’être par l’opération du Saint-Esprit, à celui de Son Père.

   Là Il vit dans un état de plus parfaite sainteté que dans tout autre mystère de Sa vie mortelle.
Tandis que sur la terre Il vivra au milieu des créatures maudites à cause du péché, au milieu des pécheurs, dont les vices Lui causeront des peines intolérables ; dans Marie, qui est, après Dieu, ce qu’il y a de plus saint, Il est comme dans un monde de sainteté.
Cette demeure tient le milieu entre Son séjour dans la gloire, dans la sainteté du ciel, et le séjour qu’Il fera sur la terre, couverte des horreurs abominables du péché.

   Sa demeure au sein de Marie tempère cette immense opposition, Il y vit séparé de tout usage des créatures, ou plutôt Il n’use d’aucune d’elles que par Marie.
Par elle, Il use de la lumière ; par elle, Il use des aliments : en un mot, tout se convertit en Marie pour Jésus : Elle Lui est toutes choses : elle est Sa lumière, Sa force, Sa nourriture, Sa demeure, Son temple.

   Là Il bénit et loue la Majesté divine ; là Il sanctifie Sa Mère et la remercie de Lui aider à servir Dieu, et de Lui être un moyen de Le glorifier.

   Aussi y demeure-t-Il tout le temps qu’Il peut y faire Sa résidence sans en perdre un seul moment ; et, pour en partir, attend-Il jusqu’au dernier instant marqué par Son Père… »

Abbé Jean-Jacques Olier de Verneuil, dit « Monsieur Olier »
in « Vie intérieure de la Très Sainte Vierge », chap. VIII

Guirlande de sapin - gif

Vous pouvez laisser une réponse.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>

A tempo di Blog |
Cehl Meeah |
le monde selon Darwicha |
Unblog.fr | Annuaire | Signaler un abus | mythologie
| jamaa
| iletaitunefoi