2023-145. « Vie où les âmes se nourrissent de la vérité éternelle… »
13 novembre,
Toussaint de l’Ordre de Saint Augustin (cf. aussi > ici) ;
Mémoire de Saint Stanislas Kotska ;
Anniversaire de la promulgation de la profession de foi tridentine (cf. > ici).
Nous profitons de ce qu’en ce 13 novembre nous fêtons la fête de tous les saints de l’Ordre de Saint Augustin, pour publier encore une fois quelques lignes pleines de ferveur extraites du « Manuel de Saint Augustin » (nous avons expliqué > ici ce qu’est ce « Manuel »), qui constituent une aspiration embrasée à l’éternelle béatitude à laquelle Dieu nous appelle.

Tous les saints de la famille augustinienne (anonyme début XVIIème siècle)
De la joie du Paradis
« O vie vivifiante, ô vie éternelle, ô vie éternellement bienheureuse ! où la joie est sans tristesse, le repos est sans travail, la gloire sans appréhension, la force sans langueur, les richesses sans vicissitude, la félicité sans défaut, la vie sans corruption, la durée sans fin, et la prospérité sans disgrâce : vie où tous les biens se trouvent dans la plénitude et dans la puissance de la charité, où l’on voit à découvert la vérité de la sagesse éternelle, et dans elles toutes les créatures qui en sont les ouvrages : vie où les Saints admirent et louent les sentiments intérieurs, et les magnificences extérieures de la bonté infinie de Dieu : vie où les Saints ont pour spectacle continuel les splendeurs de la présence de cette majesté suprême qu’ils adorent : vie où les âmes se nourrissent de la vérité éternelle, où leurs yeux intérieurs ont pour lumière et pour soleil la divinité même qu’ils contemplent sans interruption, sans lassitude, sans dégoût, et toujours avec de nouveaux désirs, mais avec des désirs que la jouissance rend tranquilles et bienheureux : vie où Dieu qui est le soleil véritable et invisible de la sagesse et de la justice, réjouit de la beauté de Ses rayons tous les habitants du ciel, dans l’esprit desquels Il les répand, pour les faire eux-mêmes des astres lumineux qui soient sous son empire et sous l’influence de Sa lumière, comme les étoiles sont sous l’influence et sous l’empire du soleil : lumière des esprits bienheureux, qui êtes infiniment au-dessous de celles de Dieu d’où elle dérive, mais aussi qui êtes incomparablement plus noble, plus vive et plus éclatante que la lumière du soleil et des étoiles que nous voyons ; ces esprits saints, en contemplant le soleil invisible et immortel de la sagesse, et en s’y attachant par les flammes de leur amour, deviennent brillants, sages et immortels avec Lui, selon cette promesse que Jésus-Christ leur en a faite dans ces paroles : « Mon Père, je souhaite que les Elus que Vous M’avez donnés soient où Je suis, qu’ils voient en Moi les splendeurs de Votre sagesse, et qu’ils en participent la lumière et l’immortalité ; Je désire que cette lumière soit le lien de leurs cœurs, et que par elle ils ne soient qu’un entre eux et avec Nous, ainsi que Vous êtes avec Moi, ô Mon Père ! par la communication de Votre lumière et de Votre sagesse, et que Je suis en Vous, en la recevant de Vous, en qualité de Votre Fils » (note : le « Manuel » résume ici certains passages du « discours après la Cène ») ».
« Manuel de Saint Augustin », chapitre VII.

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Nous aimerions avoir beaucoup de Saints comme lui.