2023-117. « Ce sont les grandes épreuves qui façonnent les grandes âmes et les rendent propres aux grandes choses que le Bon Maître veut faire par elles ».

26 septembre,
Fête de Sainte Thérèse Couderc (cf. > ici) ;
Mémoire des Saints Cyprien et Justine, martyrs.

       En ce mois marqué par les fêtes de l’Exaltation de la Sainte Croix et de Notre-Dame des Sept-Douleurs, la fête de Sainte Thérèse Couderc, cette sainte vivaroise particulièrement chère à notre dévotion, vient encore nous rappeler les grandes lois de la vie chrétienne et de la vie spirituelle, qui ne sont véritables que lorsqu’elles sont marquées du sceau de la croix du Christ Notre-Seigneur.
Cette page, extraite d’un ouvrage consacré à Sainte Thérèse Couderc, nous offre, à partir de citations des lettres de cette grande mystique méconnue, de splendides et fortes leçons.

Croix à Sablières, village natal de Sainte Thérèse Couderc

Grande croix de mission au centre du village de Sablières (Vivarais),
village natal de Sainte Thérèse Couderc

nika

« Ce sont les grandes épreuves qui façonnent les grandes âmes
et les rendent propres aux grandes choses
que le Bon Maître veut faire par elles ».

       « Très tôt, Mère Thérèse a su d’expérience que la volonté divine n’est pas nécessairement d’accord avec nos désirs spontanés, et elle en prend acte avec humour : « … Le Bon Dieu se plaît à nous contrarier en faisant surgir des obstacles pour nous empêcher de faire notre volonté ; je ne m’en plains pas cependant, car j’espère que je ferai la sienne toutes les fois que je renonce à la mienne de bon cœur… » (lettre du 27 décembre 1857 à son frère l’Abbé Jean Couderc). Elle a appris aussi que cette volonté nous atteint souvent sous la forme de la croix, « sceau » que Dieu met sur ses œuvres. Aucune épreuve ne peut ébranler sa conviction profonde : en tout et toujours, Dieu est bon, « et si nous ne pouvons souffrir avec joie, souffrons du moins avec une parfaite soumission à tous ses desseins qui ne sont que des desseins de miséricorde et d’amour, quelque rigoureux qu’ils nous paraissent » (lettre du 12 janvier 1867 à son neveu l’Abbé Adrien Rouvier).

   Elle sait encore reconnaître cette Bonté dans la croix : « La croix, ce pain des forts, n’est pas toujours de notre goût » (lettre du 27 mai 1867 à la Rde Mère de Larochenégly) mais elle est toujours « l’arbre de vie » (lettre du 20 décembre 1867 à la Rde Mère Dambuent). Mère Thérèse n’hésite pas à nous dire que la croix doit être « embrassée » comme toute autre volonté de Dieu, « puisqu’elle sanctifie tout ce qu’elle touche, depuis qu’elle a été sanctifiée elle-même par celui qui est la source de toute sainteté ; aimons-la, s’il est possible, car plus nous l’aimerons et plus elle nous sera profitable » (lettre du 29 mai 1862 à la Rde Mère Lysie Adam). « S’il est possible… » cette incise témoigne de la compréhension et compassion de Mère thérèse pour ceux qui souffrent : elle les aborde avec respect et ce n’est pas le stoïcisme qu’elle leur propose, mais l’union d’amour avec celui qui est la source de toute sainteté.

   Son adhésion à la croix, Thérèse Couderc l’exprime volontiers, surtout dans les vingt dernières années de sa vie, par le mot fiat qui doit évoquer pour elle tout à la fois le « oui » de Marie et celui du Christ à l’Agonie.

   Devant la croix, l’esprit de foi de Mère Thérèse semble être avant tout une confiance filiale, participation à la confiance du Fils Bien-Aimé qui embrasse le dessein du Père jusqu’à la mort de la croix pour le salut du monde [...].
Contemplant la croix, en portant sa propre part ou aidant les autres à la porter, le regard de Mère Thérèse s’oriente au-delà des souffrances immédiates, vers les fruits de vie et de gloire : la croix étant « l’arbre de vie, l’espoir que la foi nous donne d’y cueillir des fruits de vie ranime le courage pour l’accepter avec toutes ses rigueurs de la main de Notre-Seigneur qui a lui-même choisi celle qui devait le plus efficacement servir à notre sanctification » (lettre du 20 décembre 1867 à la Rde Mère Dambuent). Un peu plus tôt, dans une perspective nettement apostolique, elle avait écrit à Mère Lautier alors Maîtresse des Novices : « ce sont les grandes épreuves qui façonnent les grandes âmes et les rendent propres aux grandes choses que le Bon Maître veut faire par elles » (lettre du 23 octobre 1867).

   Tant que notre volonté ne s’est pas fondue avec celle de Dieu, pour n’en faire plus qu’une l’accomplissement de celle de Dieu demandera souvent le renoncement à la nôtre. Mère Thérèse le sait bien et elle met aussi sur ce renoncement l’accent de son amour : « de bon cœur » (lettre du 27 décembre 1857 à son frère l’Abbé Jean Couderc) et celui de sa foi : « que ma volonté ne se fasse pas, mais la vôtre, ô mon Dieu ! » (expression qui revient en de très nombreuses lettres) ».

Mère Paule de Lassus Saint-Geniès, religieuse du Cénacle
in « Thérèse Couderc 1805-1885 la femme – la sainte », 1985, pp. 75-77

Voir aussi :
- « Se livrer » > ici

Sainte Thérèse Couderc au lapin

Sainte Thérèse Couderc (1805-1885)
photographie dite « au lapin », qui est particulièrement populaire

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