2021-74. Les apparitions de Notre-Dame de Miséricorde à Pellevoisin, en 1876.

Paroles de ND de Pellevoisin concernant la France

Au cours de l’année 1876, du 14 février au 8 décembre, la Très Sainte Mère de Dieu est apparue à quinze reprises à une pieuse femme : Estelle Faguette (1843-1929), dans sa chambre au rez-de-chaussée d’une maison située au chevet de l’église du village de Pellevoisin, en Berry, (dans l’actuel département de l’Indre).
Outre les éléments personnels qui jalonnent ces apparitions, le message qu’elles véhiculent a essentiellement trait à la prière et à la demande d’une plus insistante dévotion au Sacré-Cœur, en particulier par le port d’un scapulaire du Sacré-Cœur dont la Mère de Dieu va montrer le modèle.

Son Excellence Monseigneur Charles-Amable de La Tour d’Auvergne-Lauraguais (1826-1879), archevêque de Bourges, autorisa dès cette année-là que la chambre d’Estelle fût transformée en oratoire où l’on puisse célébrer la Sainte Messe et que l’on y plaçât une statue de la Très Sainte Vierge conforme à l’une des apparitions.
Le prélat autorisa aussi l’invocation « Notre-Dame de Pellevoisin, priez pour l’Eglise, priez pour la France » ; toutefois, et bien que cela consistât dans les faits à une reconnaissance des apparitions, il n’y eût pas de décret officiel de l’archevêché de Bourges pour les déclarer authentiques avec toute la solennité qu’y avaient mise les évêques de Grenoble pour La Salette, et de Tarbes pour Lourdes.

En outre, au printemps 1877, le Bienheureux pape Pie IX (1846–1878) approuva le projet d’une confrérie en l’honneur de Notre-Dame de Pellevoisin.
En 1893, les dominicaines construisirent un couvent attenant à la maison des apparitions pour animer le sanctuaire.
Le 4 avril 1900, la Sacrée Congrégation des Rites publia un décret approuvant le scapulaire du Sacré-Cœur ; puis le 22 décembre 1922, elle autorisa la célébration d’une messe votive de Notre-Dame de Miséricorde chaque 9 septembre dans l’église du village et à la chapelle des apparitions.
Tous ces faits, montrent que, malgré l’absence de décret épiscopal reconnaissant l’authenticité des apparitions, la Sainte Eglise catholique, au plus haut niveau, croit que c’est véritablement la Sainte Mère de Dieu qui s’est manifestée à Pellevoisin et qu’il faut accorder de l’importance au message qu’elle est venue y délivrer.

En 1983, Mgr Paul Vignancour, archevêque de Bourges, reconnut le caractère miraculeux de la guérison d’Estelle, à la suite d’une enquête médicale et théologique.
En 1998, les dominicaines ont quitté le sanctuaire qui est confié depuis aux sœurs contemplatives de la Communauté Saint-Jean.

Pellevoisin - Maison des apparitions en 1876

Pellevoisin : la maison où eurent lieu les apparitions telle qu’elle se présentait en 1876,
et ci-dessous avec le couvent des dominicaines qui y fut adjoint en 1893.

Pellevoisin - maison des apparitions et couvent

Estelle Faguette est née le 12 septembre 1843 à Saint-Memmie, en Champagne (dans l’actuel département de la Marne) dans une famille extrêmement pauvre.
Très attirée par le service des pauvres et des malades, elle entre à 17 ans (en 1860) au noviciat des Augustines hospitalières de l’Hôtel-Dieu de Paris.
Mais en 1863, une grave chute dans un escalier lui laisse des séquelles physiques qui ne lui permettent plus d’assurer normalement cette vocation d’hospitalière et la contraignent à renoncer à la vie religieuse. En 1865, elle entre au service de la comtesse Arthur de La Rochefoucauld. Dès lors, elle suit les allées et venues de sa maîtresse, entre Paris et le château de Poiriers (appelé aussi château de Montbel), à moins d’une lieue du village de Pellevoisin.

Pellevoisin - château de Poiriers

Le château de Poiriers, ou château de Montbel
(ce 8 décembre 2021)

En 1875, Estelle Faguette, qui a 32 ans, est atteinte d’une péritonite chronique devenue tuberculeuse qui a atteint l’estomac et les poumons.
Le 29 août 1875, le professeur Bucquoy, de la faculté de médecine de Paris, la déclare irrémédiablement perdue.
Quelques jours plus tard, Estelle écrit à la Très Sainte Vierge pour lui demander sa guérison, en invoquant surtout l’état d’extrême dénuement dans lequel se trouveront ses parents si elle vient à mourir ; puis elle demande à une amie de déposer cette lettre à l’intérieur de la petite réplique de la grotte de Notre-Dame de Lourdes que la famille de La Rochefoucauld a fait construire dans le parc du château de Montbel.
L’état de santé d’Estelle devenant extrême, elle est transportée auprès de ses parents, dans une maison construite au chevet de l’église de Pellevoisin.
Dans la journée du 14 février 1876, le médecin déclare qu’Estelle n’en a plus que pour quelques heures.

Estelle Faguette à l'époque des apparitions

Estelle Faguette après sa guérison
vers l’époque des apparitions

Première apparition :
Le lundi 14 février 1876
, Estelle est dans un état proche de la mort.
A une heure avancée de la soirée, alors qu’elle ne dort pas, elle aperçoit tout à coup au pied de son lit la face grimaçante du diable, mais immédiatement la Très Sainte Vierge Marie apparaît de l’autre côté du lit et dit au diable : « Que fais-tu là ? Ne vois-tu pas qu’elle porte ma livrée et celle de mon Fils ? »
Le diable disparaît et la Vierge se tourne vers Estelle en disant : « Ne crains rien, tu sais bien que tu es ma fille. Courage, prends patience, mon Fils va se laisser toucher. Tu souffriras encore cinq jours en l’honneur des cinq plaies de mon Fils. Samedi, tu seras morte ou guérie. Si mon Fils te rend la vie, je veux que tu publies ma gloire ».

Estelle demande comment faire et aussitôt, une plaque de marbre, comme un ex-voto, se dresse entre la Très Sainte Vierge et elle.
Estelle interroge à nouveau : « Mais ma bonne Mère, où faudra-t-il le faire poser ? Est-ce à Notre-Dame des Victoires, à Paris ou à Pellevoi.. ? » La Madone ne lui laisse même pas le temps d’achever le mot Pellevoisin : « A Notre-Dame des Victoires, ils ont bien assez de marques de ma puissance, alors qu’à Pellevoisin, il n’y a rien. Ils ont besoin de stimulant ».
Estelle promet de faire ce qu’elle peut pour la gloire de la Vierge Marie, qui dit encore : « Courage, mais je veux que tu tiennes ta promesse »

Deuxième apparition :
Le mardi 15 février,
 toujours de nuit, le diable se manifeste à nouveau, mais la Sainte Mère de Dieu apparaît presque en même temps que lui et dit à Estelle : « N’aie donc pas peur, je suis là. Cette fois, mon Fils s’est laissé attendrir, Il te laisse la vie. Tu seras guérie samedi ».
Estelle répond : « Mais ma Bonne Mère, si j’avais le choix, j’aimerais mieux mourir pendant que je suis bien préparée ».
Alors la Sainte Vierge dit en souriant : « Ingrate, si mon Fils te rend la vie, c’est que tu en as besoin. Qu’a-t-il donné à l’homme sur la terre de plus précieux que la vie ? En te rendant la vie, ne crois pas que tu seras exempte de souffrances ; non, tu souffriras et tu ne seras pas exempte de peines. C’est ce qui fait le mérite de la vie. Si mon fils s’est laissé toucher, c’est par ta grande résignation et ta patience. N’en perds pas le fruit par ton choix. Ne t’ai-je pas dit : S’il te rend la vie, tu publieras ma gloire ? Maintenant regardons le passé ».
En disant cela son visage devient un peu plus triste, mais toujours doux, puis elle disparaît sans rien ajouter.

Grotte de Lourdes du château de Montbel

Le site de la petite « grotte de Lourdes » du parc du château de Poiriers
dans laquelle Estelle avait fait déposer sa lettre de septembre 1875 à l’adresse de la Madone
(photo prise le 8 décembre 2021)

Troisième apparition :
Le mercredi matin 16 février
, Estelle toujours malade, raconte à l’abbé Salmon, curé de Pellevoisin, qu’elle a reçu la visite de la Vierge et affirme qu’elle sera guérie le samedi suivant. Le curé ne la croit et pense que c’est la fièvre qui la trouble.
Nouvelle visite de la Sainte Vierge pendant la nuit suivante : « Allons, du courage mon enfant. Tout ceci est passé ; tu as, par ta résignation, racheté ces fautes ». Et elle ajoute : « Je suis toute miséricordieuse et maîtresse de mon Fils. Ces quelques bonnes actions et quelques prières ferventes que tu m’as adressées ont touché mon cœur de mère, entre autres, cette petite lettre que tu m’as écrite, au mois de septembre. Ce qui m’a le plus touchée, c’est cette phrase : ‘Voyez la douleur de mes parents, si je venais à leur manquer. Ils sont à la veille de mendier leur pain. Rappelez vous donc ce que vous avez souffert, quand Jésus votre fils fut étendu sur la Croix’. J’ai montré cette lettre à mon Fils ; tes parents ont besoin de toi. A l’avenir, tâche d’être fidèle. Ne perds pas les grâces qui te sont données, et publie ma gloire ».

Grotte de Lourdes dans le parc du château de Poiriers

La « grotte de Lourdes » du parc du château de Montbel
(photo prise le 8 décembre 2021)

Quatrième apparition :
Le vendredi 18 février 1876
, l’apparition reste silencieuse, Estelle se remémore les visions antérieures.
C’est seulement avant de disparaître que la Vierge Marie lui dit : « Tu publieras ma gloire. Fais tous tes efforts ».

Ex-voto d'Estelle dans l'église de Pellevoisin

L’ex-voto d’Estelle dans l’église de Pellevoisin
réalisé selon ce que la Très Sainte Vierge lui a montré

Cinquième apparition :
Le samedi 19 février
, la Vierge ne reste pas au pied du lit mais s’approche jusqu’au milieu de ses rideaux. La plaque de marbre est là, mais elle n’est plus tout blanche ; aux quatre coins se trouvent des boutons de roses d’or et en haut, un cœur d’or enflammé, avec une couronne de roses, transpercé d’un glaive, selon la représentation classique du Cœur immaculé de Marie avec les mots : « J’ai invoqué Marie au plus fort de ma misère. Elle m’a obtenu de son Fils ma guérison entière ».
Estelle réaffirme sa volonté de publier la gloire de la Très Sainte Vierge qui lui répond : « Si tu veux me servir, sois simple et que tes actions répondent à tes paroles ». Estelle demande si elle doit changer de position (c’est-à-dire d’état de vie, pour retourner à la vie religieuse) pour la servir.
La Madone lui répond : « On peut se sauver dans toutes les conditions. Où tu es, tu peux faire beaucoup de bien et tu peux publier ma gloire ».
Jusqu’alors les apparitions étaient en lien avec la guérison d’Estelle et sa vie personnelle, mais cette nuit-là s’opère un tournant : la Sainte Mère de Dieu va commencer à évoquer d’autres réalités en lien avec l’état de l’Eglise, puisque avec un visage triste elle déclare : « Ce qui m’afflige le plus, c’est le manque de respect qu’on a pour mon Fils dans la sainte communion, et l’attitude de prière que l’on prend, quand l’esprit est occupé d’autres choses. Je dis ceci pour les personnes qui prétendent être pieuses », puis reprenant son sourire : « Publie ma gloire. Mais avant d’en parler, tu attendras l’avis de ton confesseur et directeur. Tu auras des embûches. On te traitera de visionnaire, d’exaltée, de folle. Ne fais pas attention à tout cela. Sois moi fidèle, je t’aiderai ».
Dès que la vision est parti, Estelle souffre terriblement en particulier au cœur et au ventre, puis après un moment, tout se termine et se sent guérie, sauf du bras droit qui reste paralysé.
Le lendemain matin, dimanche 20 février, le curé arrive dès l’aube craignant de la trouver morte… Mais Estelle est vivante et guérie !
Sur son ordre, elle fait le signe de croix avec l’ancien bras paralysé. Elle annonce sa guérison aux religieuses qui entrent dans sa chambre, puis elle demande à manger.

Pellevoisin - chambre d'Estelle au temps des apparitions

Dessin représentant la disposition de la chambre d’Estelle
au moment des apparitions 

Sixième apparition :
Le samedi 
1er juillet, Estelle est en prière dans sa chambre mais, contrairement aux précédentes visions, elle n’est pas dans son lit et, de ce fait, elle peut voir la Vierge en entier, de la tête aux pieds.
L’apparition est habillée de blanc avec la robe serrée à la taille par un cordon, elle a les bras tendus vers le bas et de ses mains tombe comme de la pluie. Elle reste un moment silencieuse en souriant avant de dire : « Du calme, mon enfant, patience, tu auras des peines, mais je suis là », puis après un autre moment : « Courage, je reviendrai », avant de disparaître.

Septième apparition :
Le dimanche 
2 juilletEstelle est à genoux dans sa chambre et commence à réciter le Je vous salue Marie, elle n’a pas le temps d’achever sa prière que la Sainte Vierge est devant elle. Comme la veille, elle a une sorte de pluie qui tombe des mains, mais dans le fond qui l’environne se trouve une guirlande de roses qui forme comme une mandorle. Elle reste un moment comme cela puis croise les mains sur sa poitrine : « Tu as déjà publié ma gloire. Continue. Mon fils a aussi quelques âmes plus attachées. Son Cœur a tant d’amour pour le mien qu’Il ne peut refuser mes demandes. Par moi Il touchera les cœurs les plus endurcis ».
Estelle se rappelle alors que, dans la vision du 16 février, elle avait aperçu du papier et elle demande ce qu’il faut en faire.
Elle reçoit comme réponse qu’ « il servira à publier ces récits comme l’ont jugé plusieurs de mes serviteurs. Il y aura bien des contradictions, ne crains rien, sois calme ». Ensuite la voyante veut lui demander une marque de sa puissance et celle-ci répond : « Est-ce que ta guérison n’est pas une des plus grandes preuves de ma puissance ? Je suis venue particulièrement pour la conversion des pécheurs ».
Pendant que la Vierge parlait, Estelle réfléchissait à différentes manières de faire éclater sa puissance et l’apparition répondit : « On verra plus tard ». Elle reste encore un moment puis disparaît, la guirlande de roses reste après elle, et la clarté s’éteint doucement.

Huitième apparition :
Le lundi 
3 juillet, la nuit tombée, Estelle revoit la Sainte Mère de Dieu qui lui dit : « Je voudrais que tu sois encore plus calme. Je ne t’ai pas fixé l’heure à laquelle je devais revenir, ni le jour. Tu as besoin de te reposer, je ne resterai que quelques minutes. Je suis venue pour terminer la fête ».
Estelle ne comprend pas de quelle fête il s’agit. Le lendemain elle demande au curé qui lui répond que, ce 3 juillet, à Lourdes, a eu lieu le couronnement de la statue de Notre-Dame de Lourdes.

Pellevoisin - chambre des apparitions transformée en chapelle état ancien

La chambre des apparitions transformée en chapelle
ci-dessus état antérieur à la révolution liturgique du XXe siècle
ci-dessous dans son état actuel (photo prise le 8 décembre 2021)

Chapelle des apparitions

Après le 8 juillet, Estelle cesse d’habiter dans la chambre des apparitions et reprend son service de domestique au château de Poiriers.
Elle revient régulièrement prier dans la chambre où elle a eu les visites de la Madone.

Révélation du scapulaire du Sacré-Cœur

« J’aime cette dévotion » : 
Notre-Dame dévoile le scapulaire du Sacré-Cœur le 9 septembre 1876
(détail d’un vitrail de l’église paroissiale de Pellevoisin)

Neuvième apparition :
Le samedi 
9 septembre, Estelle finit de réciter son chapelet dans la chambre quand la Vierge apparaît et lui dit : « Tu t’es privée de ma visite le 15 août ; tu n’avais pas assez de calmeTu as bien le caractère du Français. Il veut tout savoir avant d’apprendre, et tout comprendre avant de savoir. Hier encore je serais venue ; tu en as été privée. J’attendais de toi cet acte de soumission et d’obéissance ».
Elle s’arrête de parler puis reprend : « Depuis longtemps les trésors de mon Fils sont ouverts. Qu’ils prient ».
En disant ces mots, elle soulève une petite pièce de laine qu’elle porte sur la poitrine : Estelle aperçoit le Sacré-Cœur représenté dessus et elle comprend qu’il s’agit d’un scapulaire.
En le soulevant la Mère de Dieu dit : « J’aime cette dévotion ».
Elle marque une pause puis reprend : « C’est ici que je serai honorée ».
A compter de ce moment, la Vierge portera toujours ce scapulaire lors de ses apparitions.

Dixième apparition :
Le lendemain est le dimanche 10 septembre, fête du Saint Nom de Marie, qui, à cette époque, est fixée au dimanche pendant l’octave de la Nativité de Marie. L’apparition ne dure que quelques instants. Dès qu’elle se montre, la Mère de Dieu dit en joignant les mains : « Qu’ils prient, je leur en montre l’exemple », puis elle disparaît. 

statue de la chapelle des apparitions

Onzième apparition :
Le vendredi 
15 septembre, Notre-Dame se montre à nouveau avec les bras tendus vers le bas et les gouttes de pluie qui ruissellent de ses mains. Elle reste longtemps sans rien dire. Enfin, elle tourne les yeux de tout les côtés puis s’adresse à la voyante : « Je te tiendrai compte des efforts que tu as faits pour avoir le calme. Ce n’est pas seulement pour toi que je le demande, mais aussi pour l’Église et pour la France. Dans l’Église, il n’y a pas ce calme que je désire ».
Elle soupire et remue la tête, en disant : « Il y a quelque chose ». Elle s’arrête sans dire ce qu’est ce « quelque chose », mais Estelle eut tout de suite l’intuition intérieure qu’il s’agissait de quelque discorde.
Puis la Madone reprit lentement : « Qu’ils prient et qu’ils aient confiance en moi ».
Ensuite la Vierge dit tristement : « Et la France ! Que n’ai-je pas fait pour elle ! Que d’avertissements, et pourtant, encore, elle refuse d’entendre ! Je ne peux plus retenir mon fils. La France souffrira ».
Elle s’arrête un instant et reprend : « Courage et confiance », puis comme Estelle pense intérieurement qu’on ne la croira pas, l’apparition répond : « J’ai payé d’avance ; tant pis pour ceux qui ne voudront pas te croire, ils reconnaîtront plus tard la vérité de mes paroles »

Mains de ND de Pellevoisin - gouttes d'eau

Douzième apparition :
Le mercredi 
1er novembre, fête de la Toussaint, pour la première fois l’apparition reste totalement silencieuse, regarde de tous côtés puis fixe la voyante avec beaucoup de bonté et s’en va.
Le curé se demande si c’est un signe de la fin des apparitions.

Treizième apparition :
Le dimanche 
5 novembre, Estelle se rend dans la chambre vers deux heures et demie de l’après-midi pour dire son chapelet, lorsqu’elle a fini, la Vierge Marie apparaît ; et comme Estelle pense qu’elle est indigne et que d’autres mériteraient davantage qu’elle de telles faveurs, l’Apparition la regarde et sourit en disant : « Je t’ai choisie ».
Elle s’arrête un moment et reprend : « Je choisis les petits et les faibles pour ma gloire ». Puis, après un nouveau temps d’arrêt : « Courage, le temps de tes épreuves va commencer ».
Après ses mots, elle croise les mains sur sa poitrine et disparaît.

Quatorzième apparition :
Le samedi 
11 novembre, Estelle est dans la chapelle vers quatre heures de l’après-midi, elle récite son chapelet puis finit par un Souvenez-vous.
La Très Sainte Vierge apparaît alors.
Elle demeure un long moment silencieuse, puis dit : « Tu n’as pas perdu ton temps aujourd’hui. Tu as travaillé pour moi », car Estelle avait confectionné un scapulaire. La Vierge sourit et ajoute : « Il faut en faire beaucoup d’autres ».
Elle s’arrête, reste assez longtemps silencieuse, puis devient un peu triste en disant : « Courage », et elle disparaît après avoir croisé les mains sur sa poitrine.

La Vierge au scapulaire

Quinzième apparition :
Le vendredi 
8 décembre, Estelle se rend à la chapelle après la messe de la fête de l’Immaculée Conception.
La Vierge apparaît avec sa guirlande de roses, comme au mois de juillet, et reste d’abord un moment sans rien dire. Lorsqu’elle prend la parole elle prononce ces mots : « Ma fille, rappelle toi mes paroles ».
Estelle repasse dans son esprit tout ce qu’elle a entendu depuis février, et l’Apparition continue : « Répète les souvent ; qu’elles te fortifient et te consolent dans tes épreuves. Tu ne me reverras plus ».

Estelle est attristée en entendant ces derniers mots, et demande : « Qu’est ce que je vais devenir sans vous, ma bonne mère ? ».
Elle reçoit alors comme réponse : « Je serai invisiblement près de toi ».
Estelle a alors une vision où des gens la menacent. En souriant la Vierge dit : « Tu n’as rien à craindre de ceux-ci. Je t’ai choisie pour publier ma gloire et répandre cette dévotion ». En disant cela, elle tient son scapulaire des deux mains.
Estelle lui demande alors : « Ma bonne Mère, si vous vouliez me donner ce scapulaire ? » L’apparition lui dit en souriant : « Lève toi et baise-le », ce que la voyante s’empresse de faire. La Vierge parle ensuite du scapulaire : « Tu iras toi-même trouver le prélat, et lui présenteras le modèle que tu as fait. Dis-lui qu’il t’aide de tout son pouvoir, et que rien ne me sera plus agréable que de voir cette livrée sur chacun de mes enfants, et qu’ils s’appliqueront tous à réparer les outrages que mon fils reçoit dans le sacrement de son amour. Vois les grâces que je répands sur ceux qui le porteront avec confiance et qui t’aideront à le propager ».
En disant cela, la Vierge étend les mains d’où il tombe une pluie abondante et, dans chaque goutte, Estelle semble voir des mots comme piété, salut, confiance, conversion, santé. La vierge ajoute : « Ces grâces sont de mon Fils. Je les prends dans son Cœur. Il ne peut me refuser ». Alors Estelle lui dit : « Ma bonne Mère, que faudra-t-il mettre de l’autre côté de ce scapulaire ? » La sainte Vierge répond : « Je le réserve pour moi ; tu soumettras ma pensée, et l’Église décidera »,  et elle ajoute : « CourageSi le prélat ne pouvait t’accorder tes demandes et qu’il s’offre des difficultés, tu irais plus loin. Ne crains rien, je t’aiderai ». Puis la Madone disparaît.

Invocation à ND de Pellevoisin

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4 Commentaires Commenter.

  1. le 12 décembre 2021 à 20 h 21 min Maître-Chat Lully écrit:

    Les prétendues « prophéties » de Marie-Julie Jahenny ne sauraient en aucune manière être prises au sérieux par un catholique qui fait une démarche intellectuelle et spirituelle honnête.
    Nous ne remettons en cause ni la bonne foi ni la sincérité de la « piété » (pourtant peu remarquable) de cette brave femme, mais les autorités ecclésiastiques – dont le jugement a fluctué – ne se sont absolument pas prononcées sur le caractère authentique des phénomènes pseudo-mystiques de Mademoiselle Jahenny, et encore moins sur celui de ses prétendues prophéties.
    Et ce d’autant que le faux marquis « de La Franquerie », expert en manipulations et mensonges, a pas mal intrigué dans le milieu des sectateurs de la dite demoiselle, de son vivant et après sa mort.
    On ne saurait donc rien fonder sur ces publications incertaines.
    N’en parlons plus !

  2. le 12 décembre 2021 à 14 h 02 min Abbé Jean-Louis D. écrit:

    Merci de nous faire connaître les apparitions de Pellevoisin. Je n’en connaissais que le nom et vénérais les images de Notre-Dame de Pellevoisin sans connaître son histoire. Merci!

  3. le 12 décembre 2021 à 10 h 10 min Hervé J. VOLTO écrit:

    Les prophéties de Marie Julie Jahenny parlent du Grand Monarque Henri V de La Croix comme Roi du Sacré-Cœur car portant un scapulaire visible par beaucoup. le Prince caché serait-il dévot à Notre-Dame de Pellevoisin ?

    -Notre-Dame de Miséricorde de Pellevoisin, priez pour l’Eglise, priez pour la France !

    Le Sacré-Cœur : Cœur de l’Amour surmonté de la Croix du Sacrifice, espoir et salut de la France.

  4. le 11 décembre 2021 à 11 h 15 min Roger L. écrit:

    En plus des paroles, que de temps de silence et que de regards !
    Et que de fois n’ai-je pas dû être privé des visites invisibles de Marie par mon manque de calme !
    Merci de ce rappel.
    Priez pour moi, pauvre pécheur.

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