2020-18. Notre vocation chrétienne.

Jeudi 30 janvier 2020,
Fête de Sainte Bathilde, Reine des Francs et veuve (cf. > ici) ;
Mémoire de Sainte Martine, vierge et martyre ;

Anniversaire du rappel à Dieu de SM le Roi Alphonse II (cf. > ici).

Crucifix naïf du XVIIe siècle

Crucifix naïf du XVIIe siècle (oratoire du Mesnil-Marie)

Je dédie tout spécialement ces quelques lignes :

A mes filleuls, que j’ai pris en charge spirituellement lors de leur baptême ;
A ceux qui m’ouvrent leur âme et me demandent de les accompagner spirituellement ;
A mes véritables amis…

Le signe chrétien par excellence est le signe de la Croix.

Tracée sur nous dès avant notre baptême, la Croix nous a permis d’entrer dans l’église où nous fûmes ondoyés, et d’entrer dans l’Eglise : la Sainte Eglise catholique.
A moins de reniements particuliers, elle figurera sur notre cercueil et sera plantée sur notre tombe, dans l’attente de la résurrection finale.
La Croix accompagne le chrétien depuis sa naissance jusqu’au-delà de sa mort ; et tout au long de sa vie, selon la tradition multiséculaire des familles ferventes, le fidèle attache une grande importance à placer le Crucifix dans chacune des pièces principales de sa maison, et à l’avoir près de son lit afin de porter sur lui ses regards dès qu’il ouvre les yeux et à le regarder une dernière fois avant de s’endormir.

Nos anciens ont planté la Croix aux carrefours et aux faîtes de leurs demeures ; ils nous ont appris à nous signer respectueusement en passant devant les Croix des chemins.

Cette présence visible de la Croix, contre laquelle s’acharnent particulièrement les ennemis du Christ, est le signe et le symbole de l’ancrage spirituel du mystère de la Sainte Croix dans le cœur et dans la vie de tout authentique disciple de Notre-Seigneur Jésus-Christ : « Il disait en effet à tous : Si quelqu’un veut venir après Moi, qu’il renonce à lui-même, et qu’il porte sa croix chaque jour, et qu’il Me suive – Dicebat autem ad omnes : Si quis vult post Me venire, abneget semetipsum, et tollat crucem suam quotidie, et sequatur Me ! » (Luc IX, 23).
Il ne s’agit pas de porter la Croix de temps en temps, occasionnellement, en des circonstances exceptionnelles, mais bien chaque jour, quotidiennement, jour après jour, tous les jours.

Etre chrétien, c’est porter sa Croix à la suite de Notre-Seigneur.
Aujourd’hui et chaque jour. Jour après jour, jusqu’au dernier de nos jours.
Il n’est pas un seul jour de notre vie chrétienne qui doive y faire exception.
Pas un seul !

Dès lors que tu te dis chrétien, tu dois avoir conscience que tu affirmes par là que tu es voué à la Croix.

Pour qu’une vocation chrétienne soit véritable, il faut qu’elle représente un vrai sacrifice, qu’elle soit un réel et généreux embrassement de la Croix, qu’elle corresponde à un réel renoncement à soi et à un don complet et sans retour à Notre-Seigneur Jésus-Christ pour marcher à Sa suite dans la Voie douloureuse – mais voie où abondent des joies spirituelles infinies – qui monte vers le Calvaire.
Cela est évidemment vrai des vocations consacrées : sacerdoce et vie religieuse ; mais cela est aussi le cas de la « vocation commune » au mariage.

Un consacré, un moine, une religieuse, un prêtre qui met en première ligne de sa vocation son « épanouissement personnel » – comme je l’ai souvent entendu dire par des conseillers spirituels à deux balles – , fait fausse route.

Ce qui doit être mis au premier plan, ce qui doit être envisagé comme l’absolue priorité, ce à quoi il faut se livrer sans arrière-pensée, c’est l’accomplissement de la sainte Volonté de Dieu, quoi qu’il en coûte à la nature, c’est l’embrassement de la Croix.

« Si quelqu’un veut venir après Moi, qu’il renonce à lui-même, et qu’il porte sa croix chaque jour, et qu’il Me suive » : suivre Notre-Seigneur et prendre sa Croix chaque jour, c’est consentir de tout son cœur, de toute son âme, de tout son esprit, de toute sa volonté, à l’immolation du « moi » pour l’œuvre du salut et de la sanctification des âmes.
L’épanouissement – SURnaturel et non pas seulement humain – lui sera donné par surcroît, dans la mesure exacte de son oubli de soi.

De la même manière, les laïcs qui prennent leur vie chrétienne au sérieux et veulent résolument marcher dans les voies de la sainteté, et donc aussi les époux qui prennent le sacrement du mariage au sérieux dans toute sa profondeur surnaturelle, doivent impérativement chaque jour embrasser la Croix et la voie du renoncement et du sacrifice pour marcher, dans la conformité aux obligations de leur devoir d’état, avec Notre-Seigneur Jésus-Christ et Sa Croix douloureuse, comme des Simon de Cyrène.

Toute autre forme de spiritualité qui ne développe pas cela est illusion, stérilité spirituelle, égoïsme déguisé… et conduit à l’échec.

nika

Voir aussi :
- BD « Si la Croix vous fait peur » > ici

Vous pouvez laisser une réponse.

4 Commentaires Commenter.

  1. le 3 février 2020 à 21 h 20 min Abbé Jean-Louis D. écrit:

    Ah! si tous les baptisés se marquaient du signe de la Croix chaque matin, le monde changerait…

  2. le 30 janvier 2020 à 19 h 03 min Peccator écrit:

    Si les homélies étaient de cette valeur, …

  3. le 30 janvier 2020 à 15 h 13 min Kimcat écrit:

    Merci pour ce bel article, frère Maximilien-Marie.
    Notre Seigneur Jésus-Christ est notre Sauveur…

  4. le 30 janvier 2020 à 12 h 16 min SB écrit:

    Il y a des paroles directes, (dirons-nous rudes ?) qui, remettant tout à la bonne place font le bien nécessaire pour un progrès spirituel…
     » Ô Marie, conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à Vous »
    car seuls, nous n’y arriveront pas !
    Merci infiniment .

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