2019-43. « Dominus dedit, Dominus abstulit… Sit Nomen Domini benedictum. »

Le Seigneur me l’avait donné, le Seigneur me l’a repris…
Que le Nom du Seigneur soit béni !
(cf. Job I, 21 b)

Lully chat augustinien

Le Maître-Chat Lully aux pieds de notre Bienheureux Père Saint Augustin

Vendredi 24 mai 2019,
Fête de Marie Auxiliatrice (explication de cette fête > ici) ;
Anniversaire du début du massacre des ecclésiastiques otages de la Commune (cf. > ici).

Chers Amis du Refuge Notre-Dame de Compassion,

Les lecteurs de ma page Facebook l’ont déjà appris en milieu de journée, hier, jeudi 23 mai, et je dois bien me résoudre à vous en faire part dans les pages de ce blogue – son blogue – alors que les heures de la nuit avancent, impitoyablement, sans me permettre de trouver le sommeil : Monseigneur le Maître-Chat Lully a rendu à son divin Créateur sa belle âme de petit félin
Je n’ai aucune honte à écrire ici que mon âme et mon cœur sont dans une incommensurable tristesse, quand bien même pourraient s’en scandaliser ceux qui penseraient que ce n’était « qu’un animal » et qu’il y a ici-bas tant d’autres motifs d’affliction bien « plus sérieux et plus graves »… 

Je n’ai pas le cœur ni la force à écrire beaucoup de choses en ce milieu de nuit, même si les pensées et les souvenirs se bousculent en moi : sans m’égarer en aucune manière dans quelque forme d’antropomorphisme, je me contenterai de dire que Lully, affectueusement surnommé « le Maître-Chat » (en référence à la nouvelle de Charles Perrault intitulée « Le Maître-Chat ou le conte du Chat botté » cf. > ici), était pour moi un compagnon tout-à-fait exceptionnel avec lequel, dès son plus jeune âge, s’était établi une relation très particulière dont bien peu de personnes peuvent soupçonner toute la profondeur et la richesse.
Je pourrais écrire de très nombreuses choses : récits, anecdotes, facéties, leçons de sagesse et de vies apprises à son école. Il était véritablement un don de Dieu à mes côtés, et je ne peux que redire avec le saint homme Job : « Le Seigneur me l’avait donné, le Seigneur me l’a repris : comme il a plu au Seigneur ainsi a-t-il été fait : que le Nom du Seigneur soit béni ! » (cf. Job I, 21 b).

En ce jeudi 23 mai où la « Principauté » du Mesnil-Marie était inondée de lumière radieuse, vers la neuvième heure – selon l’usage antique de marquer les moments du jour -, alors que le soleil entamait son lent déclin qui nous conduirait jusqu’à la nuit, dans un endroit où, vivant, Son Altesse Sérénissime Monseigneur le Maître-Chat aimait s’allonger pour contempler et méditer tout en s’offrant voluptueusement aux rayons bienfaisants du soleil, j’ai déposé en terre ce qui n’était déjà plus qu’une enveloppe vide, saisie par la rigor mortis…

Depuis que j’ai commencé à en publier l’annonce sur Facebook, j’ai déjà reçu des dizaines et des dizaines de messages d’amitié, de soutien, de condoléances, de compassion, et de témoignages qui me touchent au plus haut point : je les reçois avec une émotion profonde, avec gratitude, avec action de grâces…
En raison de ce modeste blogue, le Maître-Chat Lully comptait beaucoup dans le cœur de très nombreux amis, jamais rencontrés physiquement, mais avec lesquels se sont tissés les liens d’une grande et pure authenticité.

A moi-même, nul doute qu’il me faudra du temps, beaucoup de temps, pour réaliser qu’il ne surgira pas à tout moment, silencieux et si affectueusement despotique, pour me rappeler à ma condition d’humble serviteur, pour se pelotonner en ronronnant sur mes genoux pendant mon oraison ou ma lectio divina, pour venir joyeux à ma rencontre lorsque je rentrerai au Mesnil-Marie, pour me piquer ma chaise lorsque je me lèverai et pour me rappeler à l’observance de tous les innombrables rituels qu’il avait instaurés dans notre vie de « vieux couple » heureux !
Aussi, bien que je m’y fusse peu à peu préparé dans les derniers jours de sa maladie et surtout dans les longues heures de cette dernière nuit avant son trépas où, blottis l’un contre l’autre et les yeux dans les yeux nous nous sommes dit tant de choses en silence, accordez-moi, je vous prie, le temps nécessaire des larmes et de l’émotion…

Chers Amis du Maître-Chat Lully, je vous en remercie.

Frère Maximilien-Marie du Sacré-Cœur.

Jean-Féry Rebel : « Tombeau pour Monsieur de Lully »
(faire un clic droit sur l’image ci-dessous, puis « ouvrir dans un nouvel onglet »)

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40 Commentaires Commenter.

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  1. le 24 mai 2019 à 12 h 45 min Dominique J. écrit:

    Cher frère,
    Je partage votre peine, entourée d’animaux, je sais le réconfort qu’ils apportent, la joie de les voir vivre, heureux, confiants, sans détours. Ils sont un hymne à la Vie.
    Le Seigneur prend soin de toutes ses créatures, Il ne vous laissera pas sans consolation, Lui qui connait le prix de la souffrance.
    Et merci à Lully d’avoir partagé un pan de notre vie, d’avoir su nous faire rire, réfléchir, il a rempli sa mission et peut maintenant se reposer.
    Je suis de tout coeur avec vous,
    Dominique

  2. le 24 mai 2019 à 12 h 36 min Marie-Claude M. écrit:

    Frère Maximilien,

    On pleure la mort d’un compagnon à quatre pattes, ce compagnon de longs jours sombres ou clairs et il reste dans le coeur quoiqu’il arrive .

    Sans oublier votre cher Lully, un jour, un autre minou viendra accompagner votre quotidien, il sera le même, mais il sera tout autre, il voudra se faire aimer et vous l’aimerez .

    Un joli poème trouve sur le web, pour vous, frère Maximilien, en l’honneur du Maitre-Chat .

    « Au paradis des chats te voilà jeune et fier,
    Oubliant ton grand âge et tes plaintes d’hier…
    Tu m’as accompagnée un morceau de ma vie,
    Mais je t’ai dit adieu, en cet après-midi…

    Je ne t’entendrai plus miauler en ma maison,
    Mais en mon cœur tu es, et pour tant de saisons.
    Mon beau chat mystérieux, referme tes yeux verts
    Sur tout ce qui fut ton bonheur, ton univers.

    Merci pour tes caresses et tes pattes de velours,
    Toutes ces années où tu m’offris tout ton amour.
    J’aimais ta fourrure sombre, ta présence apaisante,
    Et il me manque ce soir ta douceur bienfaisante.

    Repose en ma mémoire, je ne t’oublierai pas…
    Je devine dans mon verre le feu de tes prunelles…
    Puisse quelque ange félin t’offrir un bout de ciel,
    Moi je te donne mes larmes sur l’empreinte de tes pas…

    Loukristie

  3. le 24 mai 2019 à 10 h 56 min Pierre écrit:

    Pourquoi la vie s’en va et nous fait tant pleurer
    En arrachant des ceps abondants de raisins,
    Laissant notre affection orpheline et prostrée
    Devant cette disette qui s’installe soudain.

    Seul un cri de douleur déchire le silence
    Où tu nous a laissés ternissant ce printemps
    Dont les fleurs ont bien peine à combler ton absence.
    Leurs pétales sont tristes, mais j’espère pourtant,

    Car tu n’es pas parti, je le sais je le sens,
    Et à côté de nous, dans la pièce voisine,
    Ta présence rayonne et ton cœur en sourdine
    Nous miaule quelques mots que l’on voudrait présents.

    Doucement, plus un bruit, tous tes proches t’écoutent
    Et se tenant la main, entendent le ronron
    De Maître-Chat là-haut qui éclaire leur route
    Et restera toujours leur matou très fripon.

  4. le 24 mai 2019 à 9 h 25 min Christine C. écrit:

    Cher Frère , je viens d’apprendre le départ de Maître Chat Lully et je viens partager votre peine…
    Cette merveille mise à vos côtés pour vous donner de la joie… Pour avoir connu une histoire d’amitié avec un petit chien pendant 12 ans, je sais quel vide immense le départ de nos compagnons laisse… Mais nous pouvons remercier de ce cadeau déposé Par le Créateur dans nos vies ! Nul doute que Maître Chat Lully laissera le parfum de son existence dans votre cœur !
    Rendons grâce pour cette vie et pour tout ce qui a été vécu.

  5. le 24 mai 2019 à 9 h 23 min Bertrand T. écrit:

    Cher Frère, Cher Ami,
    Si vous saviez comme cette nouvelle me rend triste.
    Je sais ce que vous pouvez ressentir et je voudrais prendre une part de votre peine.
    N’écoutez pas les pisses-vinaigre qui pourraient proférer leurs conn….. habituelles du style « ce n’est qu’un animal », etc…
    C’est comme un membre de la famille qui s’en est allé et c’est vraiment cruel.
    Ce petit bonhomme que je n’avais jamais rencontré, était si beau, si gentil, si attachant, que cette séparation est déchirante et me touche infiniment.
    La petite consolation et c’en est une, bien sûr, est de savoir et de se répéter qu’il a été heureux avec vous. Très heureux tout au long de sa vie.
    Cher Frère, Cher Ami, je n’ai plus de mots, tant cette nouvelle me bouleverse.
    Je suis proche de vous par l’amitié et la prière.
    Je vous embrasse.
    Bertrand T.

  6. le 24 mai 2019 à 9 h 20 min Le Forez écrit:

    Cher frère,
    permettez moi de partager avec vous cette tristesse de la perte de cet animal, qui remplit bien nos vies. Laissez ceux qui pourraient se moquer de cette situation, c’est à dire de s’affliger du décès d’une petite « bébête », ils ne comprennent pas tout ce qu ils peuvent nous apporter, hélas, parfois plus que nombre d’humains enfermés dans le matérialisme sans coeur (pardon pour ce pléonasme).
    Il y a quelques années, j’ai été ainsi, indifférent aux malheurs des animaux, mais j’ai bien évolué sur ce rapport homme-animal, que Dieu en soit loué. Prions pour que Notre Seigneur vous mette sur le chemin d’un autre petit animal domestique sans oublier pour autant notre petit ami Lully ; je dis  » notre » car il était aussi devenu l’ami virtuel de toutes les personnes qui lisent ce blog.

  7. le 24 mai 2019 à 8 h 45 min Bérengère G. écrit:

    Cher frère
    je partage vos larmes à la lecture de ces quelques mots et dans mes insomnies chroniques, cette nuit chaque fois que j’ai ouvert les yeux et vu Chat-Pitre j’ai pensé à vous qui passiez votre première nuit sans Lully…. et je me trouvais incroyablement chanceuse avec ma petite tigresse parfois aussi très exigeante et pourtant si câline ….

    encore une fois toutes mes pensées les plus affectueuses et mes prières vous accompagnent dans ces jours de deuil.

  8. le 24 mai 2019 à 8 h 09 min Berwick écrit:

    Cher Frère,

    Je partage votre tristesse. J’avais comme vous un chat : Joséphine. Recueillie chaton blessé dans la résidence du » Roi d’Espagne »… à Marseille ( Ça ne s’invente pas).

    Je l’ai gardée 15 ans. Elle est morte dans mes bras. Quelle détresse chaque fois que j’y pense…

    Avec mon respect, mon amitié et ma prière même si elle est sans aucun doute bien en dessous de la vôtre.

    Berwick

  9. le 24 mai 2019 à 7 h 51 min Corinne R. écrit:

    Comme je comprends votre peine … Que le Seigneur vous soit en Aide et vous donne Sa Paix.

  10. le 24 mai 2019 à 7 h 51 min Yannick B.D. écrit:

    Très cher Frère,
    vos larmes appellent les nôtres. J’ai vécu comme vous une telle séparation : la perte sur terre, de cette amitié cause une peine profonde, un vrai deuil.
    Le Dieu Tout amour ne créant que par providence, il sait, Lui, et Lui seul, la complicité que nous avons avec nos amis animaux particulièrement les félins. Ces amitiés n’enlèvent rien à celle humaines, elles sont différentes, ô combien, et parfois, aident à mieux vivre les difficultés avec les précédentes!
    De tout coeur en prière fraternelle pour vous
    Yannick-Valentin

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