2019-32. Message du Prieur de la Confrérie Royale à l’occasion de la Semaine Sainte et des célébrations pascales :

On ne restaurera pas le Royaume des Lys par d’autres moyens que ceux que Dieu a utilisés pour son établissement ! 

armoiries confrérie royale

 Message du Prieur de la Confrérie Royale

à l’occasion de 
la Semaine Sainte et des célébrations pascales

Vendredi de la Passion 12 avril 2019,
Commémoraison solennelle de la Compassion de Bienheureuse Vierge Marie.

Messieurs les Chanoines,
Mes Révérends Pères,
Messieurs les Abbés,
Chers Fidèles,
Membres et Amis de la Confrérie Royale,

« La foi nous apprend, mes frères, et nous sommes fortement convaincus qu’un jour le Christ est mort pour nous : le Juste pour les pécheurs, le Maître pour des esclaves, le Libre pour des prisonniers, le Médecin pour ses malades, le Bienheureux pour les infortunés, le Riche pour les pauvres, pour les égarés Celui qui courait à leur recherche, le Rédempteur pour ceux qui s’étaient vendus, le Pasteur pour son troupeau, et, ce qui est plus admirable encore, le Créateur pour sa créature, ne perdant rien toutefois de ce qu’Il est éternellement, tout en donnant ce qu’Il S’est fait dans le temps ; invisible comme Dieu et visible comme homme, donnant la vie à cause de Sa puissance et acceptant la mort à cause de Sa faiblesse, immuable dans Sa divinité et passible dans Son humanité. Mais, comme s’exprime l’Apôtre : « S’Il a été livré pour nos péchés, Il est ressuscité pour notre justification » (Rom. IV, 25). Vous savez parfaitement que cela ne s’est accompli qu’une fois. Or, quoique toutes les voix de l’Écriture publient que cet événement ne s’est accompli qu’une fois, cette solennité le ramène, à des temps révolus, comme s’il avait lieu souvent. Toutefois il n’y a pas opposition entre la réalité et la solennité ; l’une ne dit pas vrai pour faire mentir l’autre, mais ce que l’une représente comme n’étant arrivé qu’une fois effectivement, l’autre le rappelle aux cœurs pieux pour le leur faire célébrer plusieurs fois » (Saint Augustin – sermon CCXX pour la veillée de Pâques au §1).

Nous allons une fois encore entrer dans la « grande Semaine », ainsi que l’appelaient nos pères dans la foi.
Nous voici aux portes de l’événement majeur de toute l’histoire de l’humanité.
Nous voici arrivés au point culminant de notre année liturgique.

Tant de choses ont été dites et écrites depuis près de deux-mille ans à ce sujet, que je n’ai nulle prétention à faire œuvre d’originalité en m’adressant à vous ce jour d’hui.

Mais s’il est une chose que je dois dire et redire inlassablement, c’est que c’est l’amour de notre divin Rédempteur que nous devons considérer en ces jours, auquel nous devons nous attacher, à travers lequel nous devons regarder toutes les réalités d’ici-bas, et au moyen duquel il nous faut juger de toutes choses : un amour pleinement surnaturel qui ne s’attache en rien à répondre aux prétentions et préventions de la nature, un amour pleinement surnaturel qui est ordonné aux seules réalités éternelles, un amour pleinement surnaturel qui ne se satisfait pas de demi-mesures, un amour pleinement surnaturel qui va jusqu’au bout de ses excès de compassion et de générosité, un amour pleinement surnaturel qui ne s’économise en rien, un amour pleinement surnaturel dont la Croix est à jamais le signe !

Que la générosité de Notre-Seigneur se donnant tout entier « usque ad mortem, mortem autem Crucis : jusqu’à la mort, et la mort de la Croix« , soit l’unique point de référence – le modèle et la norme – de notre engagement dans cette Confrérie Royale

Car « [Le Christ] n’a pas annoncé pour la société future le règne d’une félicité idéale, d’où la souffrance serait bannie ; mais par Ses leçons et par Ses exemples, Il a tracé le chemin du bonheur possible sur terre et du bonheur parfait au ciel : la voie royale de la croix. Ce sont là des enseignements qu’on aurait tort d’appliquer seulement à la vie individuelle en vue du salut éternel ; ce sont des enseignements éminemment sociaux et ils nous montrent en Notre-Seigneur Jésus-Christ autre chose qu’un humanitarisme sans consistance et sans autorité » (Saint Pie X, encyclique « Notre charge apostolique » du 25 août 1910).
La restauration d’un ordre temporel accordé aux desseins providentiels de Dieu sur ce Royaume de France, accordé à la volonté divine qui a si merveilleusement œuvré à l’établissement de notre royauté chrétienne traditionnelle – cette royauté qui demeure malgré tout le modèle inégalé de toutes les royautés chrétiennes dans le monde entier -, nécessite toujours plus de générosité.

En effet, je ne cesse de le dire et vous me l’entendrez dire encore de nombreuses fois,on ne restaurera pas le Royaume des Lys par d’autres moyens que ceux que Dieu a utilisés pour son établissement, c’est-à-dire la conversion profonde des esprits, des mentalités, des cœurs et des mœurs, et par la collaboration active et généreuse de nombreux saints à la geste de Dieu.

Cette humble Confrérie est au service de cette restauration ; elle est au service du Règne de Dieu sur la terre ; elle œuvre autant qu’elle peut à la sanctification de ses membres pour qu’ils deviennent de fidèles instruments de la grâce divine pour le rétablissement d’un ordre social conforme à la Sainte Loi de Dieu, et cette sanctification ne peut se faire sans une union de plus en plus grande au divin Cœur de Notre-Seigneur, qui a été ouvert et révélé sur la Croix. 

Puisse donc la générosité de Jésus-Christ en Sa bienheureuse Passion, être l’exemple amoureusement suivi par tous les membres de cette Confrérie !
La joie de la Résurrection ne peut être qu’à ce prix, et la joie de la résurrection de la France catholique et royale pour laquelle nous sommes engagés dans un combat spirituel sans merci ne peut être elle-aussi qu’à ce prix.

A vous tous, mes très chers Amis -  « ma joie et ma couronne » (Phil. IV, 1) -,
je souhaite une bonne, belle, fervente et très généreuse Semaine Sainte
et de très joyeuses fêtes pascales !

 Frère Maximilien-Marie du Sacré-Cœur,
Prieur.
Blason Frère Maximilien-Marie

 

 

Important :
Si vous n’êtes pas encore inscrit au Pèlerinage de la Confrérie Royale au Puy-en-Velay,
il est important de le faire sans retard !
Voir > ici

 

Publié dans : De liturgia, Textes spirituels, Vexilla Regis |le 13 avril, 2019 |1 Commentaire »

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1 Commentaire Commenter.

  1. le 13 avril 2019 à 9 h 55 min SB écrit:

    Sit Voluntas Tua sicut in Caelo et in Terra …
    Merci Frère Maximilien Marie pour ces paroles fortes, vigoureuses et pleines de La Vérité .
    A vous aussi très fervente semaine sainte !

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