2012-22. « Jésus, ton ineffable image… »

Mardi dans la Quinquagésime,
Fête réparatrice de la Sainte Face de Notre-Seigneur Jésus-Christ (cf. > ici).

Chers Amis du Refuge Notre-Dame de Compassion,

En cette fête de la Sainte Face de Notre-Seigneur Jésus-Christ, méditons avec l’un des poèmes – ou plus exactement cantique, puisque Sainte Thérèse indique elle-même l’air sur lequel elle a composé ces vers (en l’occurrence une mélodie profane : « les regrets de Mignon », une romance de Frédéric Boissière) – de la carmélite de Lisieux par lequel elle a laissé transparaître sa dévotion envers le mystère de la Face adorable de Notre-Seigneur.
La dévotion à la Sainte Face était déjà très forte dans la famille Martin, bien avant que quatre de ses filles n’entrassent au Carmel où cette dévotion s’intensifia : en effet, Louis et Zélie Martin étaient inscrits à l’archiconfrérie de la Sainte Face, de Tours (cf. > ici) et leurs filles y furent inscrites elles aussi dans le cours de leur enfance ou adolescence.
Vous trouverez dans ce blogue (cf. > ici) la reproduction du tableau intitulé « Le rêve de l’Enfant Jésus » peint par Sainte Thérèse pour illustrer cette dévotion à la Sainte Face, unie à sa dévotion à la Sainte Enfance de Notre-Seigneur et la prolongeant en quelque manière.
La maladie de Monsieur Martin fut pour Sainte Thérèse l’occasion d’approfondir et intensifier sa contemplation de la Face douloureuse de l’Epoux divin. Le cantique qui suit condense les thèmes spirituels chers à la sainte carmélite et, sous ses dehors littéraires faciles et d’apparence « sucrée », il renferme une théologie spirituelle d’une rare profondeur.

Sainte Thérèse de l'Enfant Jésus de la Sainte Face

Sur cette photo où elle a pris la pose, Sainte Thérèse porte les représentations des deux grandes dévotions
fortement ancrées en son âme depuis son plus jeune âge : l’Enfant Jésus et la Sainte Face.
La Sainte Face ici représentée est une reproduction de celle qui est vénérée dans l’oratoire de Monsieur Dupont, à Tours.

frise

Cantique à la Sainte Face

Jésus ton ineffable image
Est l’astre qui conduit mes pas ;
Tu le sais bien, ton doux Visage
Est pour moi le ciel ici-bas !
Mon amour découvre les charmes
De tes yeux embellis de pleurs.
Je souris à travers mes larmes,
Quand je contemple tes douleurs.

Oh ! je veux pour te consoler
Vivre ignorée et solitaire ;
Ta beauté que tu sais voiler
Me découvre tout son mystère,
Et vers toi je voudrais voler !

Ta Face est ma seule patrie,
Elle est mon royaume d’amour ;
Elle est ma riante prairie,
Mon doux soleil de chaque jour ;
Elle est le lis de la vallée
Dont le parfum mystérieux
Console mon âme exilée,
Lui fait goûter la paix des cieux.

Elle est mon repos, ma douceur,
Et ma mélodieuse lyre…
Ton Visage, ô mon doux Sauveur,
Est le divin bouquet de myrrhe
Que je veux garder sur mon coeur !

Ta Face est ma seule richesse ;
Je ne demande rien de plus.
En elle, me cachant sans cesse,
Je te ressemblerai, Jésus !
Laisse en moi la divine empreinte
De tes traits remplis de douceurs,
Et bientôt je deviendrai sainte,
Vers toi j’attirerai les coeurs !

Afin que je puisse amasser
Une belle moisson dorée,
De tes feux daigne m’embraser !
Bientôt, de ta bouche adorée,
Donne-moi l’éternel baiser !

                 12 août 1895.

La gravure de la Sainte Face diffusée après le miracle et vénérée par Monsieur Dupont

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1 Commentaire Commenter.

  1. le 5 mars 2019 à 17 h 40 min Le Forez écrit:

    C’est trop beau !
    Je l’apprends par cœur !

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