2019-6. Où, à la suite de la fête de Saint Antoine le Grand, le Maître-Chat vous fait part de quelques réflexions sur la place des animaux dans le mystère de la Rédemption.

Vendredi 18 janvier 2019,
Fête de la Chaire de Saint Pierre à Rome (cf. > ici).

Lully et Saint Antoine le Grand

Le Maître-Chat Lully avec la statuette de Saint Antoine le Grand

Chers Amis du Refuge Notre-Dame de Compassion,

Nous fêtions hier Saint Antoine le Grand, abbé, pour lequel – ainsi que j’ai déjà eu l’occasion de vous le dire – nous avons une grande dévotion au Mesnil-Marie.

J’ai instamment encouragé Frère Maximilien-Marie à marquer une pause dans ses innombrables activités, et à se rendre en pèlerinage auprès des précieuses reliques du « Père de tous les moines d’Orient et d’Occident », à l’abbaye de Saint-Antoine en Dauphiné.
C’est une sainte escapade qu’il accomplit habituellement une fois par an, parce qu’il y a toujours de très nombreuses intentions à recommander au pouvoir thaumaturgique particulier de Saint Antoine, et parce qu’il puise toujours pour lui-même de grandes grâces et forces spirituelles dans ce sanctuaire où le corps du saint anachorète a été ramené il y a presque mille ans.

Ce 17 janvier 2019 donc, les chaussées étant praticables – ce qui n’est pas toujours le cas en cette saison en nos contrées -, notre Frère a pris la route un peu après 6 h du matin, de manière à bénéficier de la Sainte Messe de la fête du saint à l’église Notre-Dame de Valence, où Monsieur l’abbé Dufour la célébrait à 8 h 30.

Je n’ai pas pris part moi-même à ce pèlerinage : j’ai vénéré affectueusement la petite statue du grand Saint Antoine que nous gardons au Mesnil-Marie, puis je me suis consciencieusement adonné à un véritable repos pendant l’absence de Frère Maximilien-Marie : je l’avais confié à la garde des saints anges, et ils ont bien fait « leur boulot ».
En son absence, je pouvais bénéficier d’un peu de quiétude bien méritée car je dois vous dire que, en effet, lorsqu’il est ici, je ne puis jamais être vraiment en repos avec mon papa-moine ; je ne peux jamais dormir que d’un œil… Je vous l’assure en toute connaissance de cause : ce n’est pas exactement une sinécure que de vivre avec un moine aux multiples responsabilités. S’il n’était pas aussi un authentique contemplatif, je serais parfois tenté de dire qu’il est un hyperactif !!!

Bref ! J’ajoute que toutefois, ainsi que je vous l’avais raconté in illo tempore (cf. ici), j’ai déjà eu moi-même l’occasion de me rendre dans l’abbatiale de Saint-Antoine en Dauphiné, en octobre 2016 au retour d’un petit séjour à La Salette, et de m’approcher au plus près des reliques de Saint Antoine du désert, saint auquel dans Son immense sollicitude pour Ses créatures le Bon Dieu a confié le ministère d’une particulière protection de nous autres animaux, protection sanctionnée par une bénédiction de notre Mère la Sainte Eglise (cf. > ici).

Et ce n’est que justice !
Laissez-moi, je vous prie, vous faire part aujourd’hui de quelques réflexions que j’ai mûries hier à propos de la place des animaux dans le mystère de la Rédemption.

En effet, nous autres animaux, ainsi que le rappelle Saint Paul de manière non équivoque, sans que nous en fussions en quelque manière responsables, mais par la seule faute de l’homme, nous avons été entraînés dans les conséquences de sa chute et nous en subissons les contrecoups, répercussions, résultats, fruits, prolongements et autres catastrophiques enchaînements alors que nous ne l’avons pas mérité :
« Aussi la créature attend d’une vive attente la manifestation des enfants de Dieu, car elle est assujettie à la vanité, non point volontairement, mais à cause de celui qui l’y a assujettie, dans l’espérance qu’elle-même, créature, sera aussi affranchie de la servitude de la corruption pour passer à la liberté de la gloire des enfants de Dieu, car nous savons que toutes les créatures gémissent et sont dans le travail de l’enfantement jusqu’à cette heure. Et non seulement elles, mais aussi nous-mêmes qui avons les prémices de l’Esprit. Oui, nous-mêmes nous gémissons au-dedans de nous, attendant l’adoption des enfants de Dieu, la rédemption de notre corps ! » (Rom. VIII, 19-23).

Je sais bien que Saint Paul n’est pas toujours facile à comprendre (Saint Pierre lui-même en faisait la réflexion aux destinataires de sa seconde épître – cf. 2 Petr. III, 16), mais il ne faut tout de même pas être sorti de Saint-Cyr pour voir que dans la citation de l’épître aux Romains reproduite ci-dessus l’Apôtre, lorsqu’il emploie le terme « créature » (au singulier ou au pluriel) veut désigner ce qui n’est pas humain, ce qui n’est pas appelé à l’adoption divine, à l’inhabitation du Saint-Esprit et à la vie surnaturelle, mais qui est néanmoins appelé – c’est écrit en toutes lettres – à participer selon son ordre propre au mystère du relèvement et à être un jour « affranchi de la corruption » dans le sillage de la rédemption des hommes.
Car – j’insiste – nous autres, pauvres animaux, nous subissons les suites de la faute de l’homme alors que nous n’avons pris aucune part à sa révolte, puisque nous ne sommes pas en mesure de commettre des péchés, comme vous autres hommes en accomplissez et nous en faites subir les conséquences…

Notre divin Créateur est juste et Il n’a de mépris pour aucune de Ses créatures : il est donc parfaitement conforme à Sa justice miséricordieuse que nous ayons nous aussi quelque part au mystère de la Restauration de toutes choses dans le Christ, vers lequel nous gémissons avec vous dans le travail de l’enfantement !

pattes de chat Lully.

PS : Je publierai d’ici peu quelques nouvelles photos de l’abbaye de Saint-Antoine en Dauphiné en sus de celles que j’avais déjà mises en ligne > ici.

Saint Antoine le Grand

Vous pouvez laisser une réponse.

4 Commentaires Commenter.

  1. le 19 janvier 2019 à 16 h 25 min Michaël écrit:

    Très intéressantes réflexions.
    Merci, Frère (ou plutôt merci au Maître-Chat bien inspiré).

  2. le 18 janvier 2019 à 18 h 02 min de la Forest écrit:

    Merci pour ces beaux textes qui montrent la bonté de certains animaux pour leur maître.
    Il est évident que beaucoup seront remerciés au paradis pour leur fidélité indéfectible.
    Bonne et heureuse année à frère Maximilien et à son beau chat bicolore.
    A.C.

  3. le 18 janvier 2019 à 16 h 38 min Marie-Christine C. écrit:

    Cher Frère Max,
    je vais faire suivre cet article à un prêtre de campagne dont le chat a été volontairement empoisonné et en est mort. Ce prêtre en souffrait énormément et se demandait s’il était chrétien de réagir ainsi…
    Merci, cher Frère Max.

  4. le 18 janvier 2019 à 11 h 24 min SB écrit:

    Je souscris complètement aux propos de notre Maître-Chat, car si Saint François d’Assise prêchait aux créatures du ciel, c’est que celles-ci étaient appelées aussi à la Restauration générale de La Création…
    D’ailleurs il n’est que de voir tous les services rendus par certains représentants des animaux à Notre Seigneur Lui-même, et à La Très Sainte Vierge Marie, puis à un nombre incalculable de saints pour en être persuadé.

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