Prière de louange en l’honneur de la Sainte Mère de Dieu

prononcée par
Saint Cyrille d’Alexandrie
au
Concile d’Ephèse

11 octobre,
Fête de la Maternité divine de la Bienheureuse Vierge Marie.

« En l’an 1931, aux applaudissements de tout l’univers catholique, on célébrait le quinzième centenaire du concile d’Éphèse, au cours duquel la bienheureuse Vierge Marie, de qui est né Jésus, fut proclamée, contre l’hérésie de Nestorius, Mère de Dieu par les Pères en union avec le Pape Célestin ; le Souverain Pontife Pie XI voulut que le souvenir de cet heureux événement fut perpétué par un témoignage constant de sa piété. Il existait à Rome un monument glorieux de la proclamation d’Éphèse, l’arc triomphal de la basilique de Sainte-Marie-Majeure, sur l’Esquilin, orné par son prédécesseur Sixte III d’admirables mosaïques, mais détérioré par l’injure du temps ; il le fit heureusement restaurer à ses frais, ainsi que l’aile transversale de la basilique. Il décrivit dans une lettre encyclique la vraie physionomie du concile œcuménique d’Éphèse et exposa abondamment et avec piété le privilège ineffable de la Maternité divine de la bienheureuse Vierge Marie, afin que la connaissance d’un mystère si sublime se gravât plus profondément dans les âmes des fidèles. En même temps il proposa Marie Mère de Dieu, bénie entre toutes les femmes, et la famille de Nazareth, comme un modèle à imiter, illustre entre tous, tant pour la dignité et la sainteté d’un chaste mariage que pour la pieuse éducation de la jeunesse. Enfin, pour que subsistât aussi un monument liturgique, il décréta que la fête de la Maternité divine de la bienheureuse Vierge Marie serait célébrée chaque année le 11 octobre par l’Église universelle, sous le rite double de deuxième classe, avec une Messe et un office propres ».

(sixième leçon des matines de cette fête).

Mosaïque de la cathédrale grecque Sainte Sophie à Washington

Mosaïque de la cathédrale grecque de Washington

Salut, Marie, Mère de Dieu, Vierge et Mère, vous qui portez la Lumière, vase incorruptible.

Salut, Vierge Marie, Mère et servante ; Vierge à cause de Celui qui est né de votre virginité, Mère à cause de Celui que vous avez porté dans vos bras et nourri de votre lait, servante à cause de Celui qui a pris la forme d’un serviteur. Car le Roi est entré dans Sa cité, ou plutôt dans votre sein, et Il en est sorti comme Il l’a voulu, et votre porte est demeurée scellée. Vous L’avez conçu sans la volonté d’un homme et vous L’avez enfanté d’une manière divine.

Salut, Marie, temple où Dieu descend, temple sacré comme le prophète David l’avait proclamé : votre temple est saint, admirable en justice.

Salut, Marie, trésor de tout l’univers ; salut, Marie, colombe sans tache ; salut, Marie, flambeau qui ne peut s’éteindre : c’est de vous qu’est né le Soleil de justice.

Salut, Marie, lieu de Celui qui n’a pas de lieu, vous qui avez tenu enfermé dans votre sein le Fils unique, Dieu le Verbe, vous qui avez produit sans charrue et sans semence l’épi incorruptible.

Salut, Marie : à cause de vous les prophètes chantent et les bergers entonnent avec les anges l’hymne redoutable : « Gloire à Dieu dans les hauteurs, et sur la terre paix aux hommes de bonne volonté ».

Salut, Marie, Mère de Dieu : à cause de vous les anges se réjouissent et les archanges éclatent en chants retentissants.

Salut, Marie, Mère de Dieu : à cause de vous les mages viennent adorer, conduits par une étoile étincellante.

Salut, Marie, Mère de Dieu : à cause de vous les douze Apôtres furent choisis.

Salut, Marie, Mère de Dieu : à cause de vous Jean bondit dans le sein de sa mère et le flambeau adora la Lumière éternelle.

Salut, Marie, Mère de Dieu, par qui est venue la grâce ineffable, dont l’Apôtre disait : « La grâce de Dieu est apparue aux hommes pour leur salut ».

Salut, Marie, Mère de Dieu : c’est de vous qu’est venue la Lumière véritable, Notre-Seigneur Jésus-Christ, qui dit dans l’Evangile : « Je suis la Lumière du monde ».

Salut, Marie, Mère de Dieu, c’est de vous que S’est levée la Lumière pour ceux qui étaient assis dans les ténèbres et à l’ombre de la mort ; car le peuple qui gisait dans les ténèbres a vu une grande lumière. Quelle est cette Lumière, sinon Notre-Seigneur Jésus-Christ, la Lumière véritable qui éclaire tout homme venant en ce monde ?

Salut, Marie, Mère de Dieu : c’est par vous qu’est annoncé dans l’Evangile : « Béni soit Celui qui vient au Nom du Seigneur ! » ; c’est par vous que les villages, dans les îles, les Eglises des justes sont fondées.

Salut, Marie, Mère de Dieu : par vous est venu le vainqueur de la mort et le destructeur de l’enfer.

Salut, Marie, Mère de Dieu : par vous est venu le Créateur qui a racheté Sa créature de la faute et l’a conduite au Royaume du ciel.

Salut, Marie, Mère de Dieu : par vous a brillé la lumière de la Résurrection.

Salut, Marie, Mère de Dieu : par vous a jailli le baptême redoutable de la sanctification dans le Jourdain.
Salut, Marie, Mère de Dieu : par vous Jean et le Jourdain ont été sanctifiés et le démon a été écrasé.

Salut, Marie, Mère de Dieu : par vous tout esprit qui croit est protégé.

Trois lys blancs

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