2018-62. Chronique du Mesnil-Marie pour les mois de juin et juillet 2018.

Vendredi 3 août 2018,
Fête de l’invention du corps de Saint Etienne protomartyr ;
1er vendredi du mois dédié à la réparation envers le divin Coeur de Jésus (cf. > ici).

Le Mesnil-Marie - 3 août 2018

Le Mesnil-Marie en ce matin du 3 août 2018

Chat gif en marche

Chers Amis du Refuge Notre-Dame de Compassion,

Ainsi que je vous l’écrivais hier (cf. > ici), nous ne sommes actuellement pas en mesure  de vous envoyer une « infolettre » – forme française infiniment préférable à l’expression anglaise « niouzelaiteur » - comme naguère pour vous adresser les chroniques de la vie au Mesnil-Marie.
Tandis donc qu’en ce début d’après-midi la plus grande partie du Royaume est accablée par de fortes chaleurs qualifiées de caniculaires, dans la quiétude de notre hameau qui s’assoupit, bercé par l’ostinato furioso d’une cigale que l’on entend aujourd’hui pour la première fois, je me remets au clavier pour vous donner un rapide compte-rendu des événements les plus marquants des mois de juin et juillet touchant la vie en notre thébaïde.

Le premier dimanche du mois de juin (3 juin), fut celui de la solennité de la Fête-Dieu (cf. > ici).
Comme il n’est pas possible d’accomplir une procession, même minime, dans notre quasi-paroisse habituelle au Puy-en-Velay, notre Frère Maximilien-Marie s’est rendu à Valence, à l’église Notre-Dame, où Monsieur l’abbé Dufour lui avait d’ailleurs demandé d’aider à la réalisation du reposoir.
Même lorsqu’elle ne peut pas être très importante en decorum et en longueur, la procession du Très Saint-Sacrement est toujours une cérémonie qui est source de grandes grâces et qui occasionne une croissance de ferveur dans les âmes des fidèles. Aussi lorsque l’on constate, dans la très grande majorité des paroisses (en dehors de celles où est célébrée la Sainte Messe latine traditionnelle), une ignorance obstinée – quand il ne s’agit pas d’une opposition ouverte voire véhémente – à l’accomplissement de ce rite, on ne peut que se demander si ces prêtres et « laïcs engagés » ont la foi catholique…
Mais poser la question, peut-être est-ce déjà y répondre en quelque manière ?

Fête-Dieu - Valence 3 juin 2018

Le reposoir dans le jardin de l’église Notre-Dame, à Valence,
le dimanche de la solennité de la Fête-Dieu 3 juin 2018

Au cours de l’hiver passé, le « couvent » de nos sœurs les poules s’était vraiment retrouvé réduit à presque rien : deux survivantes seulement (et ce sont les poules les plus anciennes). Frère Maximilien-Marie s’est employé à recruter de nouvelles « novices ». C’est ainsi que nous avons vu arriver une poule rousse, dite « fermière », une « cou nu », deux jeunes « Wyandottes » – particulièrement belles – et enfin trois « Lohmann », lesquelles se montrent particulièrement familières et affectueuses (tellement familières qu’elles ont même essayé de picorer les orteils de notre Frère !).
Nos sœurs les poules sont donc maintenant au nombre de neuf.

Poule Wyandotte

L’une des nouvelles « novices » au « couvent » de nos sœurs les poules :
jeune poule de race Wyandotte.

Vous le savez, Frère Maximilien-Marie a été élu président d’une association dénommée la « Ronde des Sucs », qui promeut la randonnée et la découverte du patrimoine naturel et humain des trois plus hautes communes des hautes Boutières : Borée, La Rochette et Saint-Martial.
S’il n’avait pas accepté cette charge, l’association aurait été pour le moins mise en sommeil, sinon dissoute : notre Frère a su redonner de l’élan aux bénévoles et en recruter d’autres, ce qui fait que l’association a pu redémarrer en organisant « la Ronde des Sucs au printemps », dans le cadre du « Printemps de la randonnée », ensemble de manifestations étalées d’avril à juin sur la totalité du territoire des Boutières. Cette « Ronde des Sucs au printemps » fut d’ailleurs la dernière de toutes les manifestations de ce « Printemps de la Randonnée » et elle a eu lieu le samedi 16 juin.
Le samedi précédent, Frère Maximilien-Marie s’était rendu dans les studios de la Radio des Boutières (RDB) – radio locale très écoutée – pour l’y présenter.

Pour un redémarrage après une période dificile, cette journée du 16 juin fut une réussite.
Il faut dire que le ciel y avait mis du sien : une journée radieuse, mais pas trop chaude, avec une brise légère. Les randonneurs, venus nombreux et parfois de fort loin (région stéphanoise, région lyonnaise, Dauphiné, basse vallée du Rhône…), ont apprécié la splendeur des paysages à travers lesquels nos bénévoles avaient balisé deux itinéraires : l’un de 13 km, et l’autre de 27 km (celui-ci avec un dénivelé de 1100 m !). Il y eut 102 participants sur le petit parcours, et 105 sur le grand (sur ce dernier, le plus jeune était âgé de 12 ans seulement). Et le casse-croute offert aux randonneurs à leur retour a remporté tous les suffrages et a suscité de nombreux éloges.

Cette journée a donc été très bénéfique et, le soir du samedi suivant, qui était le 23 juin, Frère Maximilien-Marie avait invité tous les bénévoles à venir au Mesnil-Marie pour un repas amical, afin de les remercier pour leur investissement.
Ce fut une belle et joyeuse soirée. C’était aussi le jour du feu de la Saint-Jean, mais un vent très fort soufflait ce soir-là et il ne pouvait être question d’allumer un feu, sauf un petit feu très symbolique, dans une grosse cuvette de métal, afin d’éviter tout risque d’embrasement de l’herbe sèche et, à partir de là, de toute la montagne !

Saint-Martial : le village en balcon au-dessus de son lac

Le village de Saint-Martial, en balcon au-dessus de son lac.
C’est de là que partaient les circuits de randonnée organisés par la « Ronde des Sucs ».

Toujours dans le cadre des activités associatives, le 30 juin, à l’occasion de l’assemblée générale de l’APPEM (Association de Protection des Paysages Exceptionnels du Mézenc), Frère Maximilien-Marie a été réélu au conseil d’administration : à la vérité, il avait demandé à ne plus faire partie du conseil, arguant de trop de travail et de responsabilités, et craignant de ne pouvoir être un administrateur assez assidu aux réunions et séances de travail… Mais le président de l’association ne lui a pas laissé le choix (de manière très amicale évidemment) et a fait mine de se fâcher tout rouge en protestant qu’il était absolument hors de question que notre Frère ne fût plus membre du conseil !
C’est donc ainsi qu’il a été réélu… 

Evénement beaucoup moins plaisant et qui eût pu tourner à la tragédie, le soir même de l’anniversaire de Frère Maximilien-Marie (3 juillet), sa maman a fait une chute sur les pavés inégaux d’un village médiéval où elle était en visite avec quelques amis et Monsieur l’Archiprêtre de Privas : double fracture du crâne et gros œdème cérébral (mais cela on ne l’a pas su tout de suite, en revanche les témoins ont été impressionés – pour ne pas dire traumatisés – par la quantité de sang qu’elle perdait). 
Intervention des pompiers, transport aux urgences de l’hôpital local, puis dans la soirée transfert au centre hospitalier de Valence où elle est restée presque deux semaines, et enfin séjour en maison de convalescence dont elle va bientôt sortir, la maman de Frère Maximilien-Marie s’en tire finalement très bien, au-delà de toutes les inquiétudes que ce gros traumatisme a occasionnées.

Nous remercions très chaleureusement ceux qui, ayant appris cet accident, ont prié à son intention.

Messe de Requiem du 14 juillet

Messe de Requiem du 14 juillet 2018

C’est maintenant une tradition bien établie, tous les 14 juillet, chez nous jour anniversaire du massacre de neuf prêtres réfractaires au serment schismatiques (14 juillet 1792 – cf. > ici, > ici et > ici), les membres et amis du Cercle Légitimiste du Vivarais se retrouvent pour une journée de mémoire contre-révolutionnaire.
Ils étaient plus d’une vingtaine cette année (certains ayant fait 3 h de route pour venir) à se retrouver sur le plateau vivarois, qui fut un lieu d’intense et durable résistance à l’esprit et aux forces armées de la révolution.

Après une Sainte Messe de Requiem chantée à la mémoire des victimes de la révolution, Frère Maximilien-Marie a conduit nos pèlerins (car c’en étaient) jusqu’aux ruines de la Chartreuse de Bonnefoy (cf. > ici et > ici).
Fondée au milieu du XIIème siècle, elle fut le plus haut monastère d’Europe (à 1310 m d’altitude) et, malgré le pillage perpétré par les grandes compagnies puis le massacre des religieux par les sectateurs de Calvin, elle perdura jusqu’à la révolution. Les Chartreux refusèrent les lois iniques et les serments imposés par cette dernière et, contraint d’abandonner leur monastère, s’exilèrent en Suisse… dont ils ne revinrent jamais.

Au cours des XIXème et XXème siècles, la Chartreuse – encore intacte en 1820 – servit de carrière de pierres, jusqu’à ne plus être aujourd’hui qu’à l’état de ruines : des ruines qui expriment finalement de manière très éloquente et bien plus que de longs discours ce que la révolution et la république font de la France…
L’après-midi fut consacrée à évoquer, in situ la figure et l’épopée de notre Grand Chanéac, notre chef chouan local de prédilection (cf. > ici et > ici). 

Vitrail Lys - oratoire du Mesnil-Marie

Petit vitrail dans l’oratoire du Mesnil-Marie

Le dimanche 15 juillet, jour anniversaire de son baptême, alors qu’il avait déjà servi une première Sainte Messe à la chapelle Notre-Dame de la Rose, à Montélimar, pendant la Grand’Messe à l’église Notre-Dame, à Valence, Frère Maximilien-Marie a ressenti une très vive douleur dans le genou gauche, dont il n’a pas voulu tenir compte d’abord. Mais à l’agenouillement de l’ « Et incarnatus est » pendant le chant du Credo, cette douleur s’est manifestée de manière tellement vive qu’il en est devenu blême et qu’il s’est mordu les lèvres pour ne pas hurler. Après s’être péniblement relevé, il est parti clopin-clopan vers la sacristie.
Un médecin qui se trouvait dans l’assistance lui a immobilisé la jambe, enveloppant le genou dans une serviette imbibée d’eau très froide, et lui a administré des anti-douleurs. Ce médecin, puis le « kiné » qui suit de manière très régulière notre Frère, pensaient qu’il s’agissait d’un problème de ménisque.
Frère Maximilien-Marie a gardé pendant plusieurs jours une attelle, a dû pendant un temps s’appuyer sur une canne et, bien sûr, a consulté un médecin qui lui a prescrit radio et IRM. 
Grâces en soient à Dieu, il n’a pas eu à attendre trop longtemps pour la radio et pour l’IRM. Ces dernières n’ont pas confirmé les soupçons qui se portaient sur une lésion du ménisque (une opération ne sera donc pas nécessaire), mais ont révélé d’une part un « pincement du compartiment médial » et d’autre part un « épanchement articulaire avec une petite chondropathie rotulienne et condylienne fémorale », ainsi qu’un « œdème en avant du tendon rotulien ».

D’emblée, il est apparu que Frère Maximilien-Marie devrait « faire une croix » sur les randonnées auxquelles il avait prévu – et se réjouissait – de participer au cours de cet été.
Pour ne pas risquer d’affaiblir le quadriceps, son « kiné » lui a conseillé de ne plus porter d’attelle que lorsqu’il doit marcher sur un « terrain inégal » (sic) : nous en avons bien ri, car il est bien connu que nous habitons… un rez-de-chaussée au milieu de la plaine de Beauce !!!
Et moi, j’ai découvert une gravure du XVIIIème siècle que je me suis empressé d’offrir à mon papa-moine, puisqu’elle représente un ermite de Saint Augustin avec une grande canne et – dirait-on – un problème à la jambe :

Ermite de Saint-Augustin

Toutefois, n’allez pas imaginer que Frère Maximilien-Marie reste assis ou allongé sur une chaise-longue tout le jour, la jambe immobilisée ; ni non plus qu’il commette des imprudences. Je veille à ce qu’il reste raisonnable dans ses activités, lesquelles sont bien nécessaires.

Il y a en particulier en cette période de nombreux événements culturels et associatifs, et une vie villageoise plus intense dont il s’efforce de rendre compte en sa qualité de correspondant local de presse : dernières activités de l’année scolaire pour la classe unique de l’école du village (je vous reparlerai de cette dernière) ; colonies de vacances présentes à Saint-Martial pendant l’été ; activités organisées par les diverses associations ou les commerçants ; réussites scolaires ou estudiantines des jeunes du village ; petit festival qui a eu lieu sur les bords du lac au cours duquel des comédiens, chanteurs, conteurs… etc, ont enchanté leur public ; faits marquants de la vie locale…

Cette période est aussi riche en visites : des personnes (individus ou petits groupes) demandent à rencontrer Frère Maximilien-Marie, soit pour parler d’histoire ou de patrimoine, soit pour lui confier des intentions de prière ou lui exposer certains problèmes personnels et solliciter ses avis ou conseils.

coquelicots du Mesnil-Marie juin-juillet 2018

Coquelicots du Mesnil-Marie en juin et juillet

Enfin je voudrais signaler que nous sommes entrés en carême…
En lisant ces mots je suis sûr que certains d’entre vous ont sursauté : carême ? qu’est-ce qu’est donc que cette histoire de carême au plein milieu de l’été ?

Eh bien oui, vous avez bien lu ; et non, je ne me suis pas trompé.
La tradition des Eglises d’Orient comporte plusieurs carêmes dans l’année, temps de jeûne préparatoires à la célébration de certaines très grandes fêtes. C’est ainsi que, en prélude à la fête de la Dormition de Notre-Dame, les chrétiens d’Orient observent le « Carême de la Mère de Dieu ».

En Grèce, les orthodoxes le pratiquent à partir du 1er et jusqu’au 14 août.
Nous, nous avons décidé de le commencer le 31 juillet, de manière à avoir 15 jours complets de jeûne, afin d’honorer les 15 années que Notre-Dame a passées sur la terre après l’Ascension de son divin Fils avant d’être elle-même élevée dans la gloire.
En outre, c’est aussi exactement le temps que le saint patron de Frère Maximilien-Marie, Saint Maximilien-Marie Kolbe, a passé dans le bunker de la faim à Auschwitz, du 31 juillet au 14 août 1941 (cf. > ici et > ici).

Il me reste à vous souhaiter à tous et à chacun une sainte période de préparation à cette grande fête du 15 août qui, en outre, est la seule véritable « fête nationale » du Royaume de France (cf. > ici, > ici et > ici).
Ce pourquoi, en sus de la neuvaine préparatoire à la fête de Sainte Philomène commencée hier (cf. > ici), je vous encourage également à préparer la fête de l’Assomption de Notre-Dame par une autre neuvaine, du 6 au 14 août (par exemple > ici).

Sursum corda, mes bien chers Amis !

Patte de chat  Lully.

Oratoire du Mesnil-Marie

L’oratoire du Mesnil-Marie en cette fin du mois de juillet 2018

Et pour soutenir le Refuge Notre-Dame de Compassion > ici

Publié dans : Chronique de Lully |le 3 août, 2018 |7 Commentaires »

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7 Commentaires Commenter.

  1. le 15 août 2018 à 11 h 04 min Marguerite de L. M. R. écrit:

    J’aime votre blog même si je ne suis jamais venue au Refuge!
    Bonne continuation!

  2. le 6 août 2018 à 6 h 47 min Abbé Jean-Louis D. écrit:

    Merci, cher Maître-Chat Lully, pour la diffusion de toutes ces nouvelles estivales qui nous fait pénétrer dans la vie du Mesnil, et nous étonner des activités si intenses de votre papa-moine.
    Apprenant la chute de sa maman et heureusement son rétablissement, nous partageons l’émotion suscitée par cet événement.

  3. le 5 août 2018 à 9 h 44 min Béa Kimcat écrit:

    Merci pour les nouvelles cher Lully
    Frère Maximilien-Marie, prenez soin de vous et bon rétablissement à votre maman.
    Bien chat(t)micalement.
    PS : jolie cette nouvelle poulette…

  4. le 4 août 2018 à 18 h 34 min Reine Claude écrit:

    Merci mon petit Lully.
    Rentrant moi-même de l’hôpital, je connais la souffrance (surtout si on ne peut pas grand-chose pour vous).
    J’espère que ton papa-moine sera bien soigné, mais il faut qu’il soit très sérieux avec tous ses problèmes qui risquent de dégénérer en arthrose.
    Quant à sa maman, je suis contente qu’elle aille de mieux en mieux après son accident.
    Veille bien sur eux comme tu sais le faire.
    Mes prières les accompagnent.
    Grosses caresses à toi.
    Reine Claude

  5. le 4 août 2018 à 17 h 05 min Nicole et André A. écrit:

    Frère Maximilien-Marie, nous pensons bien à vous, prudence, reposez vous, marchez sans faire de folie, nous nous verrons au Chambon,
    partager un moment privilégié de joie en votre compagnie et de Gérard et Marie-Hélène.
    Le temps passe vite, si vite : je tiendrai ma promesse que j’ai faite il y a quelques mois.
    Pensons à vous et à votre maman dans nos prières.
    Amitiés,
    Nicole et André.

  6. le 4 août 2018 à 7 h 24 min Jean P. écrit:

    Tant de dévotion de notre Frère en Christ ne peut rester sans écho. La santé reviendra pour la maman et le fils, c’est la demande que nous formulons de tout cœur.

    Grand merci pour toutes les riches informations de la vie de Saint Maximilien-Marie KOLBE et de la vie au Refuge N-D de Compassion.

  7. le 3 août 2018 à 21 h 59 min Marie-Agnès L. écrit:

    Bonsoir Lully,
    Tous ces faits racontés de façon si alerte et pleins d’entrain sont vraiment jouissifs, sauf bien sûr l’accident de la Maman de votre papa-moine et ses douleurs, auxquelles nous compatissons bien volontiers. Merci, cher Lully, pour ce temps passé avec nous grâce à vos oeuvres, et que cela continue de longues années encore.
    Moult caresses.

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