2018-37. La Messe des Présanctifiés, au Vendredi de la Parascève.

10ème partie du récit du Maître-Chat Lully
relatant
la Semaine Sainte à La Garde-Freinet :

la Messe des Présanctifiés le Vendredi « in Parasceve »

Jeudi 3 mai 2018,
Fête de l’Invention de la Sainte Croix (cf. > ici)
Anniversaire du massacre des prêtres de Lamastre par les huguenots le 3 mai 1587 (cf. > ici et > ici)

Chers Amis du Refuge Notre-Dame de Compassion,

Je vais continuer aujourd’hui mes « reportages » photographiques sur les célébrations du Triduum Sacré selon les véritables et vénérables rites tels qu’ils figurent dans le missel tridentin, auxquelles Frère Maximilien-Marie et ses amis ont assisté lors de la dernière Semaine Sainte, auprès du monastère Saint-Benoît de La Garde-Freinet.
Ainsi donc, après mon compte-rendu de la Sainte Messe « in Cœna Domini » (cf. > ici), nous allons, très opportunément en cette fête de l’Invention de la Sainte Croix, revoir la cérémonie du Vendredi Saint, traditionnellement nommé Vendredi « in Parasceve ».

Encore une fois, nous renvoyons aux études publiées par Henri Adam de Villiers sur le blogue de la Schola Sainte-Cécile concernant la réforme de 1955, et en particulier > ici pour ce qui concerne la liturgie du Vendredi-Saint puisque les modifications « apportées au Vendredi Saint sont à la fois plus nombreuses et parfois plus complexes à analyser » et parce que « leur portée est aussi bien plus lourde de conséquences ».

La première modification subie par le missel tridentin lors de la réforme de 1955 est une modification de nom : depuis la plus haute antiquité (et parce que le terme est utilisé par les Saints Evangélistes eux-mêmes), la célébration liturgique du Vendredi-Saint porte le nom de « Feria sexta in Parasceve » c’est-à-dire : vendredi de la Parascève. Ce mot est passé directement du grec au latin et du latin au français sans être traduit : s’il signifie « préparation », son acception va toutefois bien au-delà de la simple évocation des préparatifs tels qu’on les conçoit dans la vie courante.
La Parascève des Juifs portait en elle toute la préparation sacrée du grand sabbat de la Pâque, et comprenait donc en particulier l’immolation de l’agneau pascal et tous les préparatifs rituels, conformes aux prescriptions de Moïse, pour le mémorial de cette nuit d’Egypte au cours de laquelle les maisons marquées par le sang de l’agneau avaient été préservées du passage de l’ange exterminateur, avant que le peuple Hébreu ne passe de l’esclavage à la liberté et ne franchisse la Mer Rouge. La Parascève chrétienne est celle de l’immolation de l’Agneau de Dieu véritable, qui prélude au passage de l’esclavage du péché à la liberté spirituelle des rachetés, communiquée par le saint baptême. L
e changement de dénomination survenu en 1955, sous le sempiternel prétexte bidon d’adopter un langage « plus adapté à la compréhension des hommes de ce temps » (sans doute devenus beaucoup moins intelligents que leurs ancêtres du VIIème, du XIIIème ou du XVIIème siècles !) abandonne un terme précis, lourd d’une évocation mystique séculaire, et c’est une grande perte.
Et dans le même temps, à l’intérieur de la Sainte Eglise de la même manière que dans la société civile, ceux qui prônent l’abandon de ces termes précis prétendûment mal compris ne se privent pas d’user et d’abuser de mots ou de formulations nouveaux, de néologismes, de sigles et d’abréviations, dont on se demande s’ils sont vraiment compréhensibles par les « hommes de ce temps » !

L’autre modification, bien mise en évidente par l’article du blogue de la Schola sainte-Cécile (cf. > ici), consiste, à travers de très nombreuses suppressions, en une atténuation des caractères antiques et traditionnels d’une Messe des Présanctifés, au point que la partie « eucharistique » de la liturgie du Vendredi-Saint dans le rite réformé en 1955 n’est plus à proprement parler une Messe des Présanctifiés mais se trouve réduite à une espèce de rite de communion en dehors de la Messe.
Je ne peux tout développer ici, aussi insisté-je vraiment pour que mes lecteurs se plongent avec la plus grande attention dans cette excellente étude rédigée par Henri Adam de Villiers.

Lully.

nika

Au début de la cérémonie, l’autel est nu, avec la croix voilée de violet et ses cierges éteints :

Vendredi Saint 1

Vendredi Saint 2

Le clergé entre en procession : il n’y a pas d’encens ni cierges pour les acolytes. Le célébrant est revêtu de la chasuble ; le diacre et le sous-diacre portent des chasubles pliés. Ces ornements sont de couleur noire comme à une messe des morts, puisqu’on célèbre la mort du Christ.
Le célébrant et ses ministres se prosternent de tout leur long au bas de l’autel, tandis que les autres clercs sont à genoux à leurs places respectives. Pendant ce temps, les acolytes disposent une seule nappe sur l’autel.

Vendredi Saint 3

Quand ils se relèvent, le célébrant et ses ministres génuflectent et montent à l’autel.
Après avoir baisé l’autel, le prêtre va au missel – du côté de l’épître – et commence à voix basse la lecture de la prophétie d’Osée. Le diacre et le sous-diacre sont en ligne derrière lui.

Vendredi Saint 4

Pendant ce temps, un lecteur fait à haute-voix la lecture de la prophétie d’Osée…

Vendredi Saint 5

… prophétie à la fin de laquelle le choeur chante le trait extrait du prophète Habacuc.
Lorsque le célébrant a terminé la lecture du trait au missel, il va à son siège, accompagné de ses ministres.

Vendredi Saint 6

A la fin du trait, le célébrant et ses ministres reviennent à l’autel. Le prêtre chante « Oremus », puis le diacre « Flectamus genua »

Vendredi Saint 7

Après un temps de prière silencieuse à genoux, le sous-diacre chante « Levate ! »
Tous se lèvent alors et le prêtre chante la collecte qui est la même qu’à la Messe « in Cœna Domini » : « Cette oraison commune aux deux Messes du Jeudi et du Vendredi Saint affirme magnifiquement l’unité théologique du Mystère pascal » (cf. article référencé ci-dessus).

Vendredi Saint 8

Le sous-diacre ayant déposé la chasuble pliée et reçu le lectionnaire des mains du cérémoniaire chante sur le ton commun la lecture du passage du livre de l’Exode relatif à l’agneau pascal.
Cette lecture est suivie d’un trait.

Vendredi Saint 9

Puis trois diacres chantent la Passion selon Saint Jean, de la même manière que l’on a chanté la Passion selon Saint Matthieu le dimanche des Rameaux (cf. > ici) et les Passions selon Saint Marc et selon Saint Luc les mardi et mercredi saints (cf. > ici).

Vendredi Saint 10

Génuflexion et temps de recueillement silencieux au moment où a été chantée la mort du Christ Notre-Seigneur :

Vendredi Saint 11

Lorsque les trois diacres ont achevé le chant de la Passion, le diacre ministre du célébrant dépose la chasuble pliée, revêt le stolon, reçoit l’évangéliaire mais  – comme aux Messes de Requiem – il ne reçoit pas la bénédiction du célébrant, et accompagné des acolytes qui – là encore comme aux Messes de Requiem – ne portent pas de cierges, il accomplit la procession de l’Evangile.

Vendredi Saint 12

Il chante la suite de la suite de la Passion selon Saint Jean qui raconte l’ensevelissement de Notre-Seigneur Jésus-Christ.
L’évangéliaire n’est pas porté par le sous-diacre à baiser au prêtre, lequel n’est pas non plus encensé par le diacre.

Vendredi Saint 13

Après l’Evangile, le prêtre se place devant le missel, du côté de l’épître, avec le diacre et le sous-diacre en ligne derrière lui, et commence le chant des oraisons solennelles : chaque oraison est précédée d’une monition chantée par le prêtre les mains jointes sur le ton de la préface fériale, espèce d’invitatoire dans lequel est présentée l’intention ; cette monition est suivie d’un « Oremus », puis – sauf pour la huitième – d’un « Flectamus genua » du diacre et d’un « Levate » du sous-diacre. Puis vient l’oraison proprement dite, que le prêtre chante sur le ton férial les mains étendues.

Vendredi Saint 14

Vendredi Saint 15

 « Après les oraisons, le célébrant et ses deux ministres vont à la banquette, retirent leurs manipules. Le célébrant dépose sa chasuble noire, le sous-diacre sa chasuble pliée noire. Le diacre avait déjà déposé sa chasuble pliée noire pour le chant de l’Evangile de la Messe, pour lequel il avait pris le stolon ou étole large (originalement, une chasuble roulée en travers sur ses épaules), qu’il conserve.
Le diacre va alors chercher la croix voilée du maître-autel et l’apporte au prêtre. On procède au dévoilement de la croix en trois étapes :
1 – Le célébrant, qui s’est placé au coin postérieur de l’autel, côté épître (en ligne avec les chandeliers), reçoit la croix du diacre. Le célébrant découvre la partie haute de la croix, jusqu’à la traverse, de sorte qu’on ne puisse voir la tête du Christ. Il l’élève des deux mains, tournée vers le peuple, le diacre et le sous-diacre à ses côtés, à demi tournés vers la croix. Le célébrant chante une première fois Ecce lignum Crucis & ses ministres continuent avec lui pour chanter la suite : In quo salus mundi pependit. Le chœur répond Venite, adoremus. Tous s’agenouillent alors pour adorer le Christ, sauf le célébrant qui tient la croix » (citation de l’article référencé ci-dessus).

Vendredi Saint 16

« 2 – La même cérémonie se reproduit une seconde fois, cette fois au coin antérieur de l’autel, côté épître. Le prêtre dévoile cette fois le bras droit & la tête du Christ, et entonne un ton plus haut Ecce lignum Crucis qui est poursuivi par les ministres et auquel on répond comme précédemment » (ibid.).

Vendredi Saint 17

Vendredi Saint 18

« 3 – La même cérémonie est effectuée une troisième fois devant le milieu de l’autel, le célébrant découvre complètement le crucifix cette fois et entonne l’Ecce lignum Crucis un ton plus haut. Après le 3ème Venite, adoremus, tous demeurent à genoux cette fois (…) » (ibid.).

Vendredi Saint 19

Vendredi Saint 20

Puis la croix dévoilée est déposée sur un coussin posé au sol au lieu où se déroulera la cérémonie de l’adoration. Le célébrant et ses ministres vont à leurs places pour y retirer leurs chaussures, ce que font aussi tous les clercs présents, en signe de pénitence.
Pendant que le chœur interprête les chants prévus (les impropères, l’antienne « Crucem tuam » et l’hymne de Saint Venance Fortunat « Crux fidelis »), le célébrant, ses ministres, le clergé présent et les servants, vont adorer la croix, deux par deux, après avoir fait trois genuflections. 

Vendredi Saint 21

Vendredi Saint 22

Vendredi Saint 23

Lorsque les fidèles ont adoré la croix à la suite du clergé, celle-ci est est placée sur l’autel dont les cierges ont été allumés.
Puis, comme à une Messe, le diacre porte à l’autel la bourse contenant le corporal, qu’il déploie, ainsi qu’un purificatoire qu’il pose à côté.

Vendredi Saint 24

Le prêtre a repris la chasuble après l’adoration de la croix. Le sous-diacre a repris sa chasuble pliée.
Derrière la croix de procession, porté par un sous-diacre, accompagné des acolytes portant leurs cierges allumés, tout le clergé se rend au reposoir par le plus court chemin, suivi par les fidèles…

Vendredi Saint 25

Après un temps de recueillement silencieux, le diacre ouvre le tabernacle dans lequel se trouvent le calice et la patène contenant la grande Hostie consacrée la veille. Le célébrant se lève, impose l’encens dans deux encensoirs, se remet à genoux et encense le Saint-Sacrement.

Vendredi Saint 26

Puis ayant reçu le voile huméral, il prend le Saint-Sacrement que lui présente le diacre. Tous le clergé tient des cierges allumés et l’on retourne vers le sanctuaire en formant une procession solennelle qui est l’exacte réplique de celle qui, la veille, a amené le Saint-Sacrement au reposoir. On chante l’hymne « Vexilla Regis prodeunt ».

Vendredi Saint 27

Lorsque la procession arrive à l’autel, le diacre reçoit le Saint Sacrement des mains du prêtre, pose le calice sur le corporal au centre de l’autel, et défait le ruban qui retient le voile au calice : ce voile est alors disposé de la même manière qu’un voile de calice à une messe ordinaire.
Le Saint-Sacrement est alors à nouveau encensé par le célébrant agenouillé. C’est alors que commence le rite original de la Messe des Présanctifié tel qu’il a été fixé à l’époque de Saint Grégoire le Grand.

Vendredi Saint 28

« Le célébrant et ses ministres montent à l’autel et génuflectent. Le diacre retire le voile du calice, la patène et la pale, puis tient des deux mains la patène au dessus du corporal. Le prêtre prend alors le calice et fais glisser la grande hostie qu’il contient sur la patène, puis pose le calice sur le corporal. Il reçoit du diacre la patène et dépose l’hostie consacrée sur le corporal. Le diacre verse ensuite le vin dans le calice, et le sous-diacre un peu d’eau, comme à l’offertoire d’une messe. Le diacre donne le calice au prêtre, qui le replace sur le corporal et le couvre de la pale. Toutes les prières habituelles de l’offertoire – offrande du pain et du vin en vue du sacrifice, invocation de l’Esprit Saint sur les offrandes – sont ici totalement omises. Cette omission est intéressante car significative : on n’offre pas le pain, puisqu’il est déjà le Corps du Christ, on n’offre pas le vin, car il ne deviendra pas le Sang du Christ »  (article cité).

Vendredi Saint 29

« Cependant, le célébrant procède à l’encensement des oblats, de la croix et de l’autel, comme à l’offertoire ordinaire, avec les prières usuelles, mais il n’est pas encensé et on n’encense personne. Il génuflecte avec ses ministres à chaque fois qu’il passe devant le Corps du Seigneur. Il se lave les mains à l’ordinaire côté épître, mais sans accompagner ce lavabo du psaume habituel. Il revient au centre de l’autel pour dire la prière d’offertoire habituelle In spiritu humilitatis, laquelle indique bien qu’on accomplit un sacrifice (& sic fiat sacrificium nostrum in conspectu tuo hodie). Puis il baise l’autel et il se tourne à moitié, côté évangile, afin de ne pas tourner le dos au Saint Sacrement et dit : Orate fratres, invitation qui indique bien la réalisation d’un sacrifice : ut meum ac vestrum sacrificium acceptabile fiat apud Deum Patrem omnipotentem » (ibid.).

Vendredi Saint 30

Vendredi Saint 31

« La réponse habituelle Suscipiat n’est pas faite par les ministres, mais le célébrant passe directement au Pater, en omettant tout le canon de la messe (puisque l’hostie est déjà présanctifiée). Le Pater noster est chanté comme à l’ordinaire par le célébrant, sur le ton férial. A la suite du Pater, le célébrant chante les mains étendues le Libera nos, quæsumus Domine sur le ton férial des oraisons (là où d’ordinaire, il le récite en secret), en omettant du coup tous les gestes de la fraction de l’hostie qu’il accomplit à cet endroit en temps normal » (ibid).

Vendredi Saint 32

« A ce moment-là, le célébrant procède à l’élévation de l’hostie, qui est faite comme à une messe ordinaire et qui symbolise plus particulièrement en ce jour l’élévation du Corps du Christ sur la Croix, qui offre son sacrifice parfait au Père éternel : le diacre et le sous-diacre s’agenouillent un peu derrière le célébrant pour soulever sa chasuble. On utilise les crécelles à la place des clochettes, mais on n’encense pas » (ibid.).

Vendredi Saint 33

« Les ministres s’étant levés, le diacre découvre le calice. Le célébrant fait ensuite en silence la fraction de l’hostie, il la rompt en trois parts de la manière habituelle et laisse tomber la petite parcelle dans le calice comme à l’ordinaire. Puis il omet tout (Pax Domini, baiser de paix, Agnus Dei, etc…) jusqu’à la troisième oraison secrète avant la communion du célébrant (Perceptio Corporis tui). Notons que la seconde de ces oraisons secrètes – Domine Jesu Christe -, ici omise, fait référence au Corps et au Sang du Seigneur, ce qui n’est pas le cas de Perceptio Corporis tui qui elle ne parle que du Corps.
Le célébrant communie au Corps du Christ de la manière habituelle avec les oraisons communes. Puis il communie à la parcelle dans le calice et consomme le vin de celui-ci, mais en silence, sans les prières habituelles pour la communion au Sang du Christ.
Le célébrant est seul à communier en ce jour, selon un usage fort ancien » (ibid).

Vendredi Saint 34

« Le célébrant purifie ses doigts et le calice comme à l’ordinaire, et dit incliné à voix basse devant l’autel l’oraison habituelle Quod ore sumpsimus, mais omet la seconde, Corpus tuum, Domine, quod sumpsi, & Sanguis quem potavi, pour la même raison que précédemment : il communie bien au Corps du Christ mais pas au Sang du Christ. Le sous-diacre redispose le calice avec son voile comme à une messe puis le porte à la crédence, le diacre dépose son stolon pour reprendre sa chasuble pliée, comme à une messe de Carême. Tout le reste de la messe (antienne de communion, Postcommunion, Benedicamus Domino, Placeat, bénédiction, dernier évangile) est omis…

Vendredi Saint 35

Vendredi Saint 36

Vendredi Saint 37

« Comme l’autel du reposoir a été ôté, et que tous les tabernacles sont vides et laissés ouverts, l’église – où domine la croix du Seigneur – semble alors comme vide de la présence divine, sentiment qui marque puissamment la mort du Christ et représente symboliquement ce moment si particulier du Samedi Saint qui commence dès les vêpres : la mise au tombeau et la descente de Notre-Seigneur aux Enfers » (ibid.).

Vendredi Saint 38

A suivre :
La Vigile Pascale > ici.

Publié dans : Chronique de Lully, De liturgia, Memento |le 2 mai, 2018 |2 Commentaires »

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2 Commentaires Commenter.

  1. le 3 mai 2018 à 17 h 57 min Reine Claude écrit:

    Images impressionnantes d’une beauté criante !
    Un des plus beaux reportages de Frère Maximilien-Marie qui a vécu toute
    la semaine Sainte avec une piété exemplaire (notre Lully a tout vu bien
    caché et silencieux dans son petit coin).
    Merci, Cher Frère.
    Avec mon profond respect.
    Reine Claude

  2. le 3 mai 2018 à 8 h 45 min Jean-Martin S. écrit:

    Très cher Frère, c’est de la beauté, de la dignité, de la piété que vous nous faites parvenir à chacun de vos magnifiques reportages.
    Vous êtes un vrai journaliste qui sait nous communiquer la piété et la grandeur des cérémonies que vous avez aussi vécues pour nous.
    Une fois de plus merci!

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