2018-25. Où le Maître-Chat Lully commence le récit de son séjour en Provence à l’occasion de la Semaine Sainte.

1ère partie :
Notre voyage et l’arrivée à La Garde-Freinet.

Mercredi de Pâques 4 avril 2018,
Mémoire de Saint Isidore de Séville.

Chers Amis du Refuge Notre-Dame de Compassion,

Chose promise, chose due : à l’occasion de mes voeux de Pâques (> ici), je vous ai dit que je rédigerai un compte-rendu de notre séjour en Provence à l’occasion de la Semaine Sainte. Je le ferai par épisodes thématiques au cours des jours qui viennent, et je commencerai donc par vous raconter notre voyage et notre arrivée à La Garde-Freinet, dans la journée du samedi 24 mars.

Depuis bientôt dix ans que nous résidons au Mesnil-Marie, c’était la plus longue absence de mon papa-moine : 10 jours entiers !
Sa précédente « plus longue absence » datait du mois d’avril 2010 : elle avait duré neuf jours, à l’occasion d’un pèlerinage à Rome et dans le territoire des Etats pontificaux. Je vous en avais alors fait le compte-rendu (cf. > ici).
Mais en avril 2010 je n’avais pas accompagné Frère Maximilien-Marie, qui avait demandé à des amis de venir s’occuper de moi pendant son absence, tandis que cette année je faisais partie de l’expédition.

Autant dire que mon humain de compagnie avait minutieusement préparé ce déplacement, et tout particulièrement mes bagages puisque je lui avais demandé d’emporter mon couffin préféré et tout ce qui est nécessaire pour qu’un chat de ma qualité ne manque de rien et se sente comme chez lui lors même qu’il n’est pas chez lui…
Comme le voyage jusqu’à La Garde-Freinet dure entre quatre et cinq heures, il avait aussi été décidé que je ne resterais pas tout le temps enfermé dans ma caisse de voyage. Frère Maximilien-Marie m’avait donc acheté un joli harnais noir auquel peut se fixer une laisse à enrouleur. Lorsque j’en ai fait l’essayage, j’en étais satisfait parce qu’il ne me gênait pas : j’ai donc ronronné bien fort pour exprimer mon contentement.
En revanche j’ai trouvé beaucoup moins drôle le calembour qu’il fît en m’appelant « Lully de Beau-harnais » !

1 - Lully de Beau-harnais

Nous nous mîmes donc en route samedi matin 24 mars. Le ciel était couvert.
Ainsi que convenu, au bout de quelques dizaines de kilomètres, j’ai pu sortir de ma caisse de voyage et rester harnaché sur le siège du passager.
Frère Maximilien-Marie m’a félicité pour ma très grande quiétude et sagesse.
Pourtant, je suis toujours un peu inquiet en voiture : les vibrations du moteur, les virages (et Dieu sait s’ils sont nombreux sur les routes vivaroises avant que l’on atteigne la vallée du Rhône et l’autoroute !), ce défilement rapide du paysage que l’on aperçoit par les vitres… tout ceci explique la mine craintive que l’on me voit sur la photo suivante.

2 - Lully en voiture

A 15 h précises, nous franchîmes l’entrée de la propriété où nous allions séjourner pendant toute cette Semaine Sainte.
A moins de trois quarts de lieue du village de La Garde-Freinet, au bout d’un chemin de terre, au milieu des chênes verts, chênes lièges, cyprès et oliviers, grands aloès et figuiers de barbarie (quel contraste avec la végétation de nos hautes Boutières !), une bâtisse traditionnelle, rustique et calme, aménagée en gîte pouvant accueillir jusqu’à huit ou neuf personnes.

3 - arrivée au mas

Le petit mas où nous logions, vu à l’arrivée (façade nord-est)

Nous étions les premiers du groupe à arriver sur place et nous avons eu le temps de reconnaître les lieux et d’en prendre possession avant l’arrivée des autres personnes.
Ici même logeront jusqu’à six personnes, en sus de Frère Maximilien-Marie et de moi-même.
Dans une maison du village, proche du monastère, seront hébergés nos deux chers amis les chanoines fondateurs du chapître séculier de Saint-Remi, voué à la prière pour la France, et un jeune lévite.
Tous trois viendront souvent au mas pour prendre des repas ou bien, pendant le Triduum Sacré, pour donner quelques instructions spirituelles aux fidèles.

4 - arrivée au mas

Le petit mas où nous logions, façade orientée au sud

S’il y avait quelque contrainte à devoir prendre la voiture pour se rendre aux offices, je crois toutefois que c’était une vraie bénédiction que de se trouver dans ce lieu retiré et paisible, propice à la réflexion et au silence intérieur.
La vie de notre petite communauté éphémère a été tout imprégnée de cordialité respectueuse et de simplicité joyeuse…
Je dois aussi signaler que chacun a eu pour moi de grands égards !!!

5 - découverte des lieux

A la porte-fenêtre du salon…

6 - vue vers le sud-est

… pour contempler, à l’horizon (vers le sud-est), la Méditerranée dans le golf de Saint-Tropez.

Après les longues heures passées dans l’église (glaciale !) de La Garde-Freinet, le caractère chaleureux et vraiment familial du mas faisait du bien, et les langues allaient bon train, le soir au dîner où au moment de la tisane qui le suivait.

8 - la salle à manger

La salle à manger vue depuis le salon

Certains soirs où le mistral s’est déchaîné, une bonne flambée fut allumée dans la cheminée. Cheminée que, vous pouvez le voir, j’ai très méticuleusement inspectée…

9 - exploration de la cheminée

Inspection de la cheminée

Quasi tous les soirs, nous eûmes la visite d’un paon bleu, vers lequel les humains se hâtaient dans l’espoir de lui voir faire la roue : mais l’oiseau favori de Héra n’a jamais daigné leur montrer les yeux d’Argos Panoptès disséminés sur les plumes de sa queue.

Quant à moi, je dois bien le dire, ses cris si caractéristiques et disgracieux m’ont terrorisé : d’ailleurs on les appelle braillement ou criaillement ce qui n’est pas particulièrement élogieux !

7 - Léon

Voilà, une partie du décor est maintenant mise en place.
Dans une deuxième partie je vous parlerai du village de La Garde-Freinet et du monastère Saint-Benoît.

pattes de chat Lully.

(à suivre – 2ème partie : le village de La Garde-Freinet et le monastère Saint-Benoît > ici)

10 - Lully au mas dans son couffin

« Sympa les veillées au mas quand le mistral mugit et se déchaîne à l’extérieur et qu’un bon feu flambe dans l’âtre ! »

Publié dans : Chronique de Lully |le 4 avril, 2018 |9 Commentaires »

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9 Commentaires Commenter.

  1. le 6 avril 2018 à 6 h 43 min Claude L. écrit:

    c’est très mignon, que Dieu donne une longue vie à ce Maître Chat.

  2. le 5 avril 2018 à 20 h 47 min Hervé N. écrit:

    Bonsoir
    Comme Ulysse maître-chat Lully a fait un long voyage.
    Un récit digne d’un grand conteur !
    Soyez bénis
    Hervé

  3. le 5 avril 2018 à 14 h 46 min Rachel écrit:

    Cher Lully,
    merci pour ce premier récit de cette sainte escapade en Provence pour Pâques avec ton papa-moine, Frère Maximilien-Marie.
    On attend la suite de ce beau pèlerinage.

  4. le 5 avril 2018 à 12 h 36 min Béa Kimcat écrit:

    J’ai aimé ton récit Lully !!!

  5. le 5 avril 2018 à 12 h 03 min Daniel C. écrit:

    Merveilleux!

  6. le 5 avril 2018 à 5 h 35 min Jean P. écrit:

    Humour, culture, nature…et quoi encore pour une belle et inoubliable fête de Pâques!

  7. le 5 avril 2018 à 0 h 37 min Reine Claude écrit:

    Ah ! j’oubliais :
    Lully tu as de belles bottines blanches qu’on voit très bien quand tu
    inspectes la cheminée.
    Tu es bien un « Gwenn ha Du » ! (ça veut dire blanc et noir en Breton).
    C’est d’ailleurs ainsi que s’appelle le Drapeau Breton, depuis les années
    vingt du siècle dernier.
    Douces caresses.
    Reine Claude

  8. le 5 avril 2018 à 0 h 28 min Reine Claude écrit:

    Une pure merveille ce récit de voyage et d’installation dans votre joli petit mas bien coquet !
    Ton papa-moine sait que tu es très sage, sinon il ne t’aurait pas installé
    sur le siège passager car c’est dangereux. Mais tu étais bien attaché et
    tout près de ton panier de voyage.
    Toutes les photos sont très belles, surtout « Votre Majesté » le Chat Lully.
    Ton papa a décidément tous les dons…
    Et je constate que tu ne fais pas pitié (c’est pourtant la Semaine Sainte)
    on voit que tu es bien soigné avec une magnifique fourrure qui pourrait
    faire croire que tu es grassouillet.
    Je me réjouis des bons moments que vous avez tous passés dans votre Mas
    et j’imagine que les messes et offices divers étaient d’une grande ferveur.
    J’ai bien prié pour vous étant toujours près de vous par la pensée surtout
    que je connais assez bien votre parcours et très bien la Provence.
    A bientôt pour la suite…
    Je t’embrasse sur les moustaches.
    Respectueusement vôtre, Très Cher Frère Maximilien-Marie.
    Reine Claude

  9. le 4 avril 2018 à 23 h 14 min Bertrand T. écrit:

    Lully est un conteur talentueux et si mignon !

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